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L'influence des facteurs structurels sur le choix de mode de présence

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par Moujib Errahmen Ismaili
FSEG-MAHDIA (Tunisie) - Maitrise en management 2004
Dans la categorie: Economie et Finance
  

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Section 2:

Avantages et conséquences de l'internationalisation

1-Les avantages 

La conjugaison des avantages de la firme, des avantages du pays et des avantages stratégiques joue un rôle moteur dans la délocalisation.

1.1-Avantages compétitifs des firmes et avantages comparatifs des pays 

Les avantages spécifiques des firmes sont à rapprocher de la notion plus générale d'avantages compétitifs ou concurrentiels.

D'après Mucchielli (1992)10(*), ces avantages peuvent être de deux sources : celles qui réduisent les coûts de production et celles qui permettent la différenciation des produits.

Selon Mucchielli (1985-1987) et Porter (1990)11(*), les avantages concurrentiels des firmes sont générés généralement par des avantages initiaux du pays d'origine concernant son niveau technologique global, les qualifications de sa main-d'oeuvre, la structure concurrentielle de son économie et l'importance de sa demande intérieure.

Les avantages de la localisation, pour leur part, doivent être englobés dans les avantages comparatifs des pays, élargis pour prendre en compte non seulement les coûts comparés, mais également les avantages relatifs des tailles et des dynamiques des demandes nationale et étrangère.

D'un côté, la firme offre des produits et demande des facteurs de production pour les fabriquer; ceux-ci doivent pouvoir être acquis aux coûts les plus faibles pour qu'elle reste compétitive. De l'autre côté, le pays offre des facteurs de production au travers de ses dotations de facteurs et de leur productivité (quantité et qualité des facteurs), il demande également des produits par l'intermédiaire des consommateurs (quantité et qualité des biens).

1.2-Avantages stratégiques

L'analyse synthétique met, dans un premier temps, en relation les pays et firme mais le secteur et la nature de son marché jouent un rôle important. Dans la mesure où le secteur met en relation les firmes entre elles, ses caractéristiques structurelles vont influencer l'implantation et en premier lieu le mode d'implantation.

Après Jacquemin (1989) 12(*), les coopérations ou alliances stratégiques entre firmes doivent être analysées en réintégrant une dimension de stratégie industrielle dans la théorie de la firme multinationale.

Les stratégies de coopération/concurrence dans un environnement où les frontières des secteurs, des groupes et des firmes, sont mouvantes, prennent la forme de courses entre les différents concurrents. Cette course stratégique peut être observée pour la R&D, la production, le marketing et l'adoption des normes techniques tout le long du processus de production.13(*)

Parmi les différentes stratégies, les firmes peuvent établir des accords pour les étapes de départ de la recherche et ensuite se concurrencer sans coopération dans les phases de développement de la recherche qui doit engendrer le produit lui-même. La raison de ce comportement tient au fait que l'étape de recherche fondamentale est plutôt de type bien public, alors que les étapes suivantes concernant l'acquisition d'un avantage spécifique.14(*)

2-Les conséquences

La multinationalisation présente des conséquences généralement positives.

2.1-Sur le pays d'origine

L'investissement à l'étranger peut être bénéfique puisqu'il assure des sources d'approvisionnement à moindre coût ce qui permet de restaurer la compétitivité du produit final ou d'assurer la survie de certains segments de production. Il entraîne plutôt une concurrence étrangère plus forte qui utilise les mêmes technologies de production mais bénéficie de coûts salariaux plus faibles. Les industries basées sur la main-d'oeuvre sont alors condamnées dans les pays industrialisés à cause de leur développement social.

Le transfert des activités permet à chaque nation de se concentrer sur les activités dans lesquelles elle dispose d'un avantage relatif ce qui entraîne une élévation du niveau de revenu réel de la population.

En ce qui concerne l'emploi et la rémunération des facteurs de production, l'investissement à l'étranger tend généralement à réduire la demande de travail peu qualifiée mais augmente la demande de travail plus qualifiée.

2.2-Sur le pays d'accueil

Les firmes apportent de nouvelles technologies dans le pays récepteur ce qui fait augmenter sa productivité et lui fait des dépenses de recherche.

Les apports de travail très qualifié peuvent aussi permettre un transfert de connaissance par l'apprentissage et la formation de la main-d'oeuvre ce qui fait que l'efficacité économique générale devrait augmenter.

En effet, l'implantation d'une nouvelle firme étrangère permet au pays d'accueil de voir croître ses recettes fiscales.

Cependant, il faut noter que la filiale étrangère bénéficie d'un accès direct aux connaissances de la firme mère, à son épargne ainsi qu'aux marchés financiers local et international.

Certes, on ne peut pas négliger les effets négatifs de la multinationalisation sur le pays d'origine ou sur le pays d'accueil et qui peuvent être résumés en trois risques :

- La divergence entre les intérêts de la firme implantée et ceux de la nation.

- L'élargissement des inégalités sociales.

- Les entreprises ne s'implantent que pour détourner les barrières douanières ce qui remet en cause l'avantage de transfert technologique.15(*)

* 10 Mucchielli J L (1992) Op-cit

* 11 Mucchielli J L (1985) : « Les firmes multinationales, mutations et nouvelles perspectives », Paris, Edition Economica

- Mucchielli J L (1987) : « Multinational enterprises, International investments and transfers of technology : the elements of an integrated approach » Paris, Edition Economica

-Porter M (1990): « The competitive advantage of nation», Londres, Macmillan

* 12 Jacquemin A (1989) : « International and multinational strategic behavior », Kyklos, 4

* 13 Mucchielli J L (1992) Op-cit

* 14 idem

* 15 Zmerli K(1998) : « Déterminants du choix du mode de présence à l'étranger : cas de présence par l'investissement en Tunisie », Mémoire de DEA, Institut Supérieur de Gestion, université de Tunis III

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