Conclusion
En dépit de la multiplication des études, la
fonction achats reste relativement méconnue. Pourtant, elle contribue de
façon décisive, via les différentes formes d'organisation,
à l'amélioration du couple rentabilité-risque.
L'expérience et les progrès des sciences de gestion sont, de nos
jours, suffisamment affirmés pour restituer l'état de l'art.
Nous avons vu tout au long de ce mémoire, à quel
point les achats sont devenus une fonction stratégique au sein de
l'entreprise au cours des dernières années. Cette fonction
symbolise la recherche permanente de baisse des coûts des entreprises qui
veulent rester compétitives sur leur marché tout en
préservant un certain niveau de rentabilité.
Le management des achats se démarque des recettes
triviales. Il s'inscrit dans une stratégie globale d'organisation et
d'action qui a intégré les évolutions environnementales,
institutionnelles et technologiques. Qu'il s'agisse de réflexions
stratégiques incluant les avantages liés aux partenariats, du
corps théorique expliquant la coopération inter-firmes, de
coordination de la chaîne de la valeur et autres sujets relatifs aux
pratiques achats, je tire de mon étude de nombreux enseignements.
Aujourd'hui, les achats représentent en moyenne 60% du
Chiffre d'Affaires des entreprises ; la fonction Achats se positionne plus que
jamais en tant que fonction stratégique, synonyme de
productivité, d'innovation et de qualité totale. Son rôle
dans la compétitivité globale de l'entreprise est
déterminant. Face aux bouleversements induits par les nouvelles
technologies et l'internationalisation des échanges, la fonction Achats
connaît un réel essor en matières de management.
Dans un contexte de compétitivité,
productivité et rentabilité, la fonction logistique est cruciale
car elle apporte aux entreprises les outils indispensables pour réaliser
les stratégies d'achats (logistique amont), de gestion de production
(logistique interne) et de distribution (logistique aval).
Les entreprises recherchent des collaborateurs capables de
reconsidérer leurs processus logistiques et leurs rapports avec leurs
partenaires, fournisseurs ou distributeurs, afin de profiter des
opportunités de la mondialisation des échanges.
Cependant, comme dans la majorité des cas les PME ont
eu un délai de réaction un peu plus long que les grands groupes
industriels pour considérer la fonction Achats à sa juste valeur.
De plus, entre le moment où les achats ont été
perçus comme stratégiques dans les grandes entreprises et les
PME, beaucoup d'outils informatiques sont apparus dans l'environnement des
acheteurs. On a ainsi découvert les enchères inversées, le
e-procurement, les places de marché, le e-sourcing...
Malheureusement beaucoup de PME ont voulu rattraper leur
retard dans le domaine des achats en installant ces outils souvent
coûteux et pas toujours appropriés à leurs besoins.
De plus, j'ai délibérément fait le choix
de traiter le thème de la négociation, afin de démontrer
que de bien négocier, permet à l'acheteur de
générer des gains supplémentaires. J'ajoute
également que la négociation n'est plus l'unique pierre angulaire
de la compétitivité d'un acheteur du 21ème siècle,
qui de par son action dans de nombreux domaines : conception,
qualité, production du produit... a la possibilité d'engendrer de
nombreux gains.
En résumé à notre mémoire je vous
conseille de porter un oeil attentif sur les annexes 7 et 8 qui
schématisent lisiblement les grandes idées de mon
mémoire.
Cependant, la question de savoir si, « la
prise en compte des achats dans la politique de management et
d'organisation des entreprises n'engendrera pas des changements profonds de la
structure de l'entreprise », devrait intéresser
dès à présent les théoriciens de l'entreprise.
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