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Le valencien parlé


par Ma'moun ALSHTAIWI
Université Lumière Lyon 2 - Licence 3 Science du Langage
Traductions: Original: fr Source:

Disponible en mode multipage

Université Lumière Lyon 2

Faculté des Lettres, sciences du langage et arts

ETUDE LINGUISTIQUE

DU VALENCIEN

Par

ALSHTAIWI Ma'moun

Sous la direction de

BERT Michel

2006 -2007

Partie I

Etude sociolinguistique du valencien

Introduction

Le catalan est une langue qui appartient à la branche romane de la famille des langues indo-européennes. Il compte neuf millions de locuteurs en Catalogne, dans la Communauté autonome de Valence (notre objet d'étude), dans les Îles Baléares, dans une petite partie de l' Aragon ,en Andorre où il est la seule langue officielle, mais où l'on parle aussi l' espagnol et le français , en Roussillon, et à Alghero ( Sardaigne).

Le catalan a été introduit dans la région par le roi Jacques I d'Aragon et de Catalogne, lors de la conquête de ces territoires sur les musulmans (XIIIe siècle). Le territoire fut très lentement repeuplé à l'aide de colons catalans (sur la côte) et aragonais (dans l'arrière-pays). Malgré leur conversion au christianisme au début du XVIe siècle, la population d'origine musulmane (plus de 170.000 personnes) fut expulsée, ce qui entraîna une catalanisation complète des localités du littoral.

La perte de l'usage culte du catalan à Valence n'a été renversée que très partiellement, vu la faiblesse locale du mouvement littéraire et culturel de la Renaixença (surgi en Catalogne vers 1840). Néanmoins, la région a produit d'importants écrivains en langue catalane au cours du XIXe siècle. Cependant, suite à la Restauration monarchique du XIXe siècle et jusqu'aux années cinquante, les mouvements culturels de défense du catalan furent assez faibles et eurent peu d'influence sur la société.

Au cours des années soixante, différents groupes sociaux (culturels, associations civiques en tout genre, etc.) commencent à revendiquer l'usage du catalan en fonctions d'exposés politiques concrets. Ils revendiquent une langue qui ne serve pas seulement pour la littérature, mais aussi dans la vie quotidienne. Parallèlement, il existe certains groupes d'opposition à la langue catalane, très actifs, qui organisent régulièrement des campagnes visant à empêcher l'usage du catalan et qui contestent l'unité de la langue.

D'un point de vue linguistique et scientifique le valencien, qui est l'une des variantes dialectales qui constituent le catalan, appartient au groupe dialectal occidental. Le code ISO 6391(*) est donc commun (cat), mais la dénomination diffère selon le territoire. Les sous-dialectes du valencien : (catalan : nom scientifique regroupe tous les parlers)

Le parler valencien de transition ou tortosin, le parler valencien septentrional, castellonenc ou de Castelló (notre objet d'étude) le parler valencien central ou apitxat , le parler valencien méridional et le parler valencien d'Alicante

la carte (cf. annex) permet de classer les cinq sous-dialectes du valencien où le parler étudié se trouve dans la zone « valancià castellonenc : la plana ».Le sous-dialecte étudié, Il a plusieurs appelations : Valencien septentrional, valencien castellonenc, valencien de Castelló ou levalencien de la Plana (cf. annex).

Le Castelló de la Plana : est une commune d' Espagne, de 167 455 habitants, capitale de la province de Castelló, dans la Communauté de Valence. Castelló de la Plana est le nom officiel en valencien, en castillan, son nom est Castellón de la Plana. Les limites sont au nord la province de Tarragone, à l'est la Mer Méditerranée, à l'ouest la province de Teruel et au sud la province de Valence. Code postale : 12100. Superficie : 107,5 km², Site internet : www.ayuncas.es

Enquête 

Le principal objectif de ce volet sociolinguistique est de faire le point sur la situation du dialecte de Castelló « valencien septentrional » en présence du castillan dans la commune de la Plana. En mars et en avril 2007, trois enquêtes ont été effectuées dans le cadre de ce projet : la première auprès du fils, la deuxième auprès du père et la troisième auprès le grand-père2(*) Pour mieux faire comprendre les contenus des enquêtes, il convient mieux de les faire mentionner.

Identification de l'enquête :

Cette partie vise à recueillir toutes les informations utiles à la compréhension des déclarations ultérieures de l'enquête par nos témoins : elle comprend des renseignements d'ordre général tel que le lieu de résidence, âge, sexe, scolarité, etc.

La première enquête s'est déroulée avec le témoin 1 à Lyon 5ème arrondissment sur plusieurs séances pendant le mois de mars 2007. Le témoin 2 a été interrogé deux fois dans sa ville natale à Castelló de la Plana en Espagne au cours des vacances des Pâques en avril 2007.Le premier témoin a été interrogé en français, en revanche, la rencontre du témoin 1 et témoin 2 s'est deroulée, par la première fois en valencien (car ils communiquent toujours en castillan entre eux).

Témoin 1 :3(*)

Il est né le 6 avril 1980 à Castelló de la Plana. Cette ville se trouve sur la mer Méditerranée. Elle a comme zones limitrophes Tarraganone (sud de la Catalogne) au nord, Teruel (sud d'Aragon) à l'ouest, la mer Méditerranée à l'est et Valence au sud.

Il a vécu toute son enfance entre deux villes dans la même province : Castelló de la Plana donc qui est la capitale de la province de Castelló en hiver et à Benicàssim, une petite ville à une distance d'environ 13 km de Castelló en été. Il a décidé de venir en France, plus précisément à Lyon, pour poursuivre ses études supérieures en Master 2 Professionnel en Didactique des Langues Étrangères et TICE, et également pour travailler comme enseignant d'espagnol. Depuis trois ans, notre témoin travaille éventuellement comme traducteur ; il est professeur d'espagnol au Centre des Langues de l'Université Lyon 2 où il poursuit sa formation en Master 2.

Témoin 2 :4(*)

Il est né le 1er novembre 1949 à Castelló. Il a vécu toute son enfance dans la même province de Castelló, où il faisait ses études de primaire et de seconde. Il a été scolarisé en castillan, et il n'a jamais appris le valencien normatif. Le valencien «comme dialecte » est sa langue maternelle qu'il communique avec les autres sans avoir pu l'écrire. Il commence à travailler à l'âge de 16 ans dans différentes usines industrielles. À l'âge de 23 ans, il travaille dans une entreprise de voitures jusqu'à l'âge de sa retraite. Nous pouvons dire que ce témoin est comme usager à temps plein, pour lui le castillan n'est qu'un moyen de relations extra-familiales.

Témoin 1 :

Il a été scolarisé A Castelló dans les établissements primaires. Les élèves ont le choix d'être scolarisés soit en castillan soit en valencien. Dans le cas de notre témoin, la scolarité était en castillan avec quelques cours de langue valencienne qui se déroulent bien évidement en valencien. Dans la plupart d'établissements scolaires, on commence à apprendre le valencien à l'âge de 5 ans environ, à raison de 4 heures par semaine. Plus tard, ces cours augmentent de 6 heures par semaine.

Nous constatons que notre témoin change d'établissement scolaire où il poursuit ses études de niveau secondaire. Nous remarquons également que la liberté d'enseignement (libertad de cátedra) dans une langue ou l'autre, modifie beaucoup sur son répertoire linguistique.

Il les réalise dans la même ville, où se trouve l'Universitat Jaume I. Il y suit sa formation de 4 ans en Traduction et Interprétariat (anglais, français, catalan, castillan) ainsi il se développe sa carrière linguistique au niveau du valencien et castillan.

Au niveau de l'université, malgré la présence du castillan au détriment du valencien, ce dernier est assez vivant en ce qui concerne les documents administratifs, les affiches, les brochures, les panneaux, etc. qui sont écrits dans les deux langues. Ce témoin parle le castillant mais aussi le valencien avec ses collègues qui sont de sa même région. Cela le permet d'avoir un assez de compétence linguistique au niveau du valencien. Nous avons été informés également que les dossiers et les devoirs, dans le contexte de l'université, sont rédiges quelque temps en valencien dans la Communauté de Valence.

Répertoire linguistique

Témoin 1 :

Cette partie permet de connaître les langues qui sont parlées dans son entourage : les langues du père, de la mère, et du grand-père ; des langues jouant un rôle important dans ses compétences. Cela nous donne aussi une idée sur la transmission des langues aux enfants à Castelló.

Notre témoin reflète un cas particulier car il ne communique pas en valencien avant l'âge de 14 ans mais il l'entendait en conversations entre ses parents ainsi que dans son entourage. En effet, il dit « c'était mélangé, pour moi, ce qu'ils parlaient par moments en castillan et par moments en valencien ». En conséquence, notre témoin ne le pratiquait que par l'écoute. Cette situation se passait pareillement avec son grand-père, avec son arrière-grand-mère, des oncles, des tentes et des cousins. Quant à la compréhension, il cernait le contexte dont on parlait mais avec une certaine difficulté par rapport au castillan. A l'âge de 14 ans, il commence à parler le valencien mais seulement avec son grand-père, trouvant pourtant des difficultés, surtout pour trouver les mots adéquats.

Il peut être considéré comme bilingue, comme la plupart des gens à Castelló. Cependant, il faudrait préciser que ce bilinguisme existe par rapport à la compréhension orale et écrite, mais dans la pratique, on constate que un pourcentage assez élevé de la population a des difficultés importantes pour le parler ou pour s'exprimer couramment. Notre témoin donc peut maintenir une conversation dans les deux langues sans difficulté, mais selon l'enquête « je parle mieux en castillan qu'en valencien ». Parler mieux se traduit par lui « d'être à l'aise en castillan au niveau du vocabulaire, les compétences linguistiques, la syntaxe de la langue et ses sciences ».

Les langues étrangères apprises par le premier locuteur ce sont l'anglais, laquelle il a commencé à l'apprendre à l'âge de 11 ans, comme tous les jeunes à cette âge dans la Communauté de Valence. Par la suite, il a commencé à apprendre le français à l'âge de 18 ans.

Finalement, on remarque que le castillan gagne son prestige dans la plupart de foyers dans la Communauté de Valence. D'autre part, on observe que le témoin a plus de compétences linguistiques en espagnol, et ce, concernant des mots techniques ainsi que de la terminologie spécifique dans différents domaines, restant donc le castillan la langue dans laquelle il sent plus à l'aise pour communiquer et employer ce type de mots.

Témoin 2 :

Sa langue maternelle est le valencien qu'il pratique depuis toujours avec ses parents, ses grands-parents, ses soeurs, ses frères, et avec tout son entourage. D'après lui, Le valencien est la langue propre de la Communauté valencienne qu'u' il souffre en son sein avec le castillan.

Selon une enquête réalisée en 20055(*). La politique de valorisation du valencien entreprise depuis la fin du franquisme, où le valencien était interdit à enseigner, explique ce relativement fort taux d'alphabétisation en valencien, particulièrement chez les jeunes. La chaîne de télévision de la Communauté Valencienne (canal nou6(*)) a également fortement contribué à la familiarisation d'une grande partie des habitants de la communauté avec le valencien, y compris dans les zones castillanophones.

Les locuteurs des dialectes valenciens se concentrent notamment dans la plaine de la Province de Castellón de la Plana (Castelló), où nos témoins résident, la côte méditerranéenne de Valence (València) et le nord d' Alicante (Alacant).

Compétences:

Témoin 1 :

Pour évaluer la compétence au niveau du valencien, objet principal de notre mémoire, nous nous intéressons à la mode d'acquisition de la langue, ses utilisateurs, la compétence à l'oral et l'écrit, les habitudes d'écrire et de lire.

Au niveau de la mode d'acquisition, selon l'enquête, l'apprentissage guidé où le premier témoin acquis le valencien par l'école, l'apprentissage à l'écoute, cas n'est généralisé, par les parents et particulièrement par le grand père qui jouait un rôle important, et l'université au niveau de son concours en traduction. La transmission par le grand père, qui use le valencien avec le témoin, jouait un rôle important au niveau de sa compétence, le témoin ne s'intéressait qu'à communiquer mais aussi à apprendre des proverbes, des chansonnettes, et des dictons etc.

Quant à la compétence de l'écriture ou de la lecture, le premier témoin a été soumit à un apprentissage guidé pendant sa scolarité partir de l'âge de 5 ans et ses études en traduction. Au niveau de syntaxe, il a un niveau assez élevé au castillant par rapport au valencien suite à une politique d'enseignement imposée par le castillan.

Notre témoin a, également, un certificat en valencien du gouvernement autonome de Valence qui montre qu'il a un bon niveau à l'écrit. Mais, selon son point de vue personnel, Il a également une difficulté à l'écrit dans certaines situation par rapport au castillan parce qu'il constate que l'autographe valencienne est considéré `difficile' par rapport au castillan à l'exemple de pronom faible et l'accentuation.

Ces formations en valencien ont été met en pratique depuis environ 15 ans, par conséquence, beaucoup de locuteurs qui ont plus d'enivrons 30 ans, il apparaît qu'ils n'ont pas suit une formation en Valencien.

Le témoin 1 est considéré plus compétent que son père à l'écrit, suite à ne pas suivre des cours du valencien par le père, où le valencien était une langue interdite à apprendre ni à l'école ni à l'université. Le valencien a été enseigné depuis 1982-1983.

Quant à la lecture, le deuxième témoin peux arriver à lire mais avec des fautes de lecture. Quant aux lexiques, le deuxième témoin a un bon traitement du valencien de souches parlé dans la rue et dans les villages, expressions, proverbes, chansonnette etc. enfin, coté Spontanée et idiomatique est traité de la part du père.

Quant aux niveaux de parlers du valencien, il manque une manière de parler le valencien quand il s'agit de parler de façon soutenue, elle langage technique suite à l'influence du castillant, qui se parle surtout dans les villes, la langue soutenue ne se dit que dans peu de situations et même si on le dit, ça apparait de ne pas sentir à l'aise en valencien standard Par conséquence, le passage au castillan.

La compétence reste relative aux personnes ainsi qu'un autre membre de la même famille de notre témoin, son frère qui avait l'habitude de parler à certaines personnes en valencien en même entourage à l'exemple de ses amis voisins, donc, il a commencé à parler le valencien par un bon niveau, cela était avant notre témoin commence, en effet, pratiquer le valencien sur le terrain.

Savoir parler le valencien, pour notre témoin1,il s'agit de bien communiquer sans problème d'articulation avec une certain fluidité, en revanche, pour le témoin 2, il s'agit de prononcer les mots à l'exemple de sa région natale et sa génération.

Témoin 2 :

La différence entre les deux témoins, le père et le fils, au niveau de cette partie, que le père n'a pas étudié le valencien mais le castillan et qui n'étais jamais autorisé à le parler pendant les cours, par contre, que le fils a étudié le valencien, au long de toute sa scolarité, avec le castillant. Quant à la mère, elle commence l'entendre et le parler quand elle est venue dans la Communauté de Valence A l'âge de 9 ans, elle est arrivée de Castille-la-Manche, qui, se trouve vers le centre, qui n'est pas très loin de la région de Madrid. Suite à une pratique avec les autres, la mère, elle devient avoir une compétence au niveau de ce nouvelle langue.

Usage :

Nous sommes intéressés à l'utilisation de la langue dans différentes milieux, comme la famille, le marché, le transport, entre amis et dans le cadre de loisir, nous cherchons comment la langue utilisée par différentes génération (deux témoins de deux génération différentes d'une même famille). On observe d'une baisse utilisation de l'utilisation du valencien passant par la grand-mère de père (témoin 2) qui ne se parle que en valencien, puis le grand père qui sait un peu parler le castillan, ensuite le père (témoin 2) qui parle les deux langue on arrive au fils (témoin 1) qui parle le valencien appris.

L'usage du valencien se varie d'une personne à l'autre selon sa compétence en langue, Le témoin 1 devise le valencien en plusieurs parties : le valencien parlé avec son professeur dit standard, le valencien parlé avec des amis dit familier, et le valencien parlé avec son grand père. Nous constatons aussi que la manière de prononcer le familier est subie au système du castillan à l'exemple de franca et francia.

L'usage de cette langue se restreint dans la communauté de valence, où cette langue est co-officielle. Environs la moitié parle valencien en certains niveaux différents, mettons en compte la manque de pratique par certains, et l'autre moitié parle castillant. tous ce qui est officiel, au niveau de l'usage par l'administration, est bilingue.

Les personnes ne parlent que valencien se trouvent dans les villages et ce sont des personnes très âgées qui ont plus de 80 ans, ce phénomène est rare. Par contre, les personnes qui ne comprennent pas le castillant, ce cas est impossible à trouver dans la ville étudiée.

Le valencien est pratiqué dans tous les entourages de nos témoins sans limitation. Ainsi que où nos témoins passent l'été, y parlent valencien donc, la pluparts des habitants de Benicàssim viennent de Castelló en été.

Nous avons abordé la notion du code switching (alternance codique) dans notre contexte langagier, c'est en fait utilisé de la part de notre témoin dans beaucoup de contextes, surtout à valence, à l'exemple de dire des choses `marrantes' dans certains rencontres avec des amis, il s'agit aussi d'introduire des phrases valencienne typiques à l'exemple d'un proverbe valencien ou bien d'un dicton. Ce phénomène, le code switching, est moins utilisé en catalogne, ou dans les iles Baléares où est le castillan moins influencé.

Finalement, le valencien est en position d'infériorité par rapport au castillan, et cela est dû en grande partie au manque de soutien politique, qui a contrarié de manière générale le regain d'intérêt qu'il a connu après la période franquiste. Plus précisément, le fait que Valence ne soit plus depuis de nombreuses années un foyer actif de rayonnement du valencien contribue à la fragmentation de celui-ci.

Aujourd'hui, dans la plus grande partie du territoire, Le valencien perd son prestige devant le castillan, particulièrement dans les grandes villes.il ne fait plus partie d'une des langues de l'ethnie et bien de la fierté nationale. Dés les parlers valencien se mettent dans un contexte formel, à l'administration, à l'hôpital etc., ils ont l'intendance de parler en castillan, donc, la fierté national, qui se trouve encore en catalogne, est disparue dans la communauté de Valence surtout dans les villes.

PARTIE II

Morphologie du valencien parlé

LES ARTICLES :6(*)

Le corpus de morphologie du valencien parlé enregistré auprès de deux témoins nous permet de recenser trois principaux types d'articles : l'article défini, l'article indéfini et l'article personnel.

L'ARTICLE DÉFINI :

L'article défini est en particulier atone. Il change suite à une variation du genre et du nombre : au masculin, les formes [el] [elt?ekoìteðelafamilija] et [l] [laliìba] (L'aube) s'appliquent au singulier, et [els] [elsalteìto] (Les saucissons) au pluriel, et au féminin, les formes [la] [laobabruìta] (La lessive) et [ l] [lantikreìzol ] (L'ancienne) s'utilisent au singulier, et au pluriel c'est « las » [ lase?wamiìga] (les amies).

Plus particulièrement, l'article masculin singulier présente la forme syllabique [el] devant les mots commençant par une consonne à l'exemple de [elt?ik]. Il adopte également la forme non syllabique « l' » devant les mots commençant par un phonème vocal (y compris le h muet). Ce phénomène se trouve auprès du premier témoin à l'exemple de « l'home ». En revanche, auprès du deuxième témoin, ce phénomène ne se présente pas sous la forme précédente à l'exemple de « el home » et de  « L'herba creix».

La forme syllabique de l'article féminin singulier [la] s'utilise devant les mots commençant par les voyelles [i, o, u] atones, et par les consonnes, le [h] muet  y étant compris, à l'exemple de « l'historia » « la universitat ». En revanche, la forme non syllabique[ l ] s'use devant les mots commençant par les voyelles toniques le [ h ] muet y étant inclus à l'exemple des mots « l'ull drett » et « l'herba ».Au pluriel, l'article défini présente les formes «  els » au masculin et « les » au féminin. Cette règle s'applique sur les mots commençant par les consonnes ou par les voyelles. On a par exemple « els plats » «els dos ulls » « les ales de la gallina » et « els ocells »

L'ARTICLE INDÉFINI :

L'article indéfini est en particulier tonique pour introduire des éléments nouveaux. Il présente la variation morphologique « un » au masculin. On dit par exemple « he comprat un cotxe ».Et [una]au féminin, à l'exemple de « buidar una botella ». Au pluriel, « uns » est utilisé au masculin et [unes ] au féminin. Mais, les articles indéfinis ne sont pas tous utilisables dans certains contextes.

L'ARTICLE PERSONNEL :

L'article personnel présente les formes « en » pour le masculin commençant par une consonne et [na] pour le féminin commençant par des voyelles atones [i, o, u]. La forme « n » reste pour les autres cas à l'exemple de l'expression [castellar de n'Hug]. Il arrive souvent, en valencien, de ne pas utiliser l'article personnel pour les noms propres à l `exemple de « Vicenta arribarà tard, parlaré amb Jordi ».

LES POSSESSIFS 

Le corpus de morphologie du valencien parlé enregistré auprès de deux témoins nous permet également de recenser deux principaux types des possessifs : les possessifs atones et les possessifs toniques.

LES POSSESSIFS TONIQUES :

Le corpus nous permet de présenter les possessifs toniques dans ce tableau récapitulatif : 

Singulier

Pluriel

Un seul

Possesseur

Personne

Masculin

féminin

Masculin

Féminin

Première personne

[elmewd?aìrði] (mon jardin)

[lamwafiì?a]

(ma fille)

[elzmewsborgos] (mes moutons)

[lesme?wesfiìjjes]

(mes filles)

Deuxième personne

[eltewaìmic] (Ton ami)

[latewaamiga]

(Ton amie)

[elstwsamics]

(tes amis)

[lestwasmigas]

(tes amies)

Troisième personne

[elsewaìmic] (son ami)

[ lasewamiìga]

(son amie)

[elsewsborgos] (leurs moutons)

[lese?wesfiìjes] (leurs filles)

Plusieurs

Possesseurs

Première personne

[elnostrejarði] (notre jardin)

[lanostrafiìja] (votre fille)

[elsnotresborgos]

(nos moutons)

[elsßostresßorgos] (nos filles)

Deuxième personne

[elßostrejaìrði] (votre jardin)

[lesßotresfiìjes] (vos filles)

[elsßostresßorgos] (vos moutons)

[elsßostresßorgos] (vos filles)

Troisième

Personne

[elsewjarði] (leur jardin)

[lese?wesfiìjes] (leurs filles)

[elsewsborgos] (leurs moutons)

[lese?wesfiìjes] (leurs filles)

LES POSSESSIFS ATONES :

Le corpus nous permet également de montrer cette deuxième partie des possessifs dans ce tableau récapitulatif :

 

singulier

Pluriel

personne

fasculin

féminin

masculin

féminin

première

[m]

[ ma]

[mos]

 [mes]

Deuxième

[ Ton ]

[ Ta ]

 [tos]

 [tes]

Troisième

[Son] 

[Sa]

[sos]

[ ses]

N.B. Ces pronoms ne sont plus utilisés au pluriel dans le valencien actuel.

Ces formes archaïques ne sont pas utilisées qu'avec des mots de parenté, et avec le substantif [kasa] qui signifie maison. Par exemple :[mnpare],[maìmare].

Démonstratifs:

Les démonstratifs, en valencien, se regroupent en trois types principaux classés selon la distance.

Singulier

Pluriel

Masculin

Féminin

Masculin

Féminin

Niveau 17(*)

[estddi]

Ce jardin

[estkasa]

Cette maison

[estosborgos]

Ces moutons

[estescasas]

Ces maisons

Niveau 2

[este]

« este, ixe »

celui-ci ;celui-là

[esta]

« esta, ixa »

celle-ci ;celle-là

[estos]

«estos, ixos »

ceux-ci ; ceux-là

[estes]

« estes, ixes »

celles-ci ;celles-là

Niveau 3 8(*)

« aquell »

« aquella »

«aquellos »

«aquelles »

PRONOMS DÉMONSTRATIFS NEUTRES :9(*)

 

Pronoms neutres

Niveau 1

« açò »

« és açò»  c'est ça

Niveau 2

« això » « no vol això »

il neveux pas cela

Niveau 3

« allò » cela


LES PRONOMS PERSONNELS :

Ils se classent en deux catégories principales : les pronoms forts et les pronoms faibles. Les pronoms forts désignent les sujets parlants ou les émetteurs de l'acte de parole, les récepteurs de l'acte de parole, ou les participants en acte de parole.

 

Singulier

Pluriel

1èrepersonne

(les émetteurs)

« Jo » et « mi »

« mosatros »9(*)

« mosatros cantem»

2ème personne

(les récepteurs)

« Tu » et « vosté »

« vosatros» 10(*) et « vostés »

« vosatros canteu»

3ème personne

(les participants)

Masculin

« Ell »

« ell cante»

Il chante

« Ells »

« ells canten»

Ils chantent

Féminin

« Ella »

«ella cante » 

Elle chante

« Elles »

«elles canten »

Elles chantent

réfléchi

« se »

« se pareix a son pare »

Il ressemble à son père


Nous remarquons que la 1ère personne du singulier possède deux formes qui sont présentées par « jo » et « mi ». La première forme s'utilise comme sujet en début du mot. En revanche, la forme « mi » s'utilise après une proposition.

N.B : Tout comme en castillan, la forme « vosté » et « vostés » s'emploient pour exprimer l'équivalent du " vous de politesse " français. Ce sont des pronoms de la 3ème personne (du singulier et du pluriel respectivement). Donc le verbe qui les accompagne est toujours à la 3ème personne.

Finalement, nous pouvons identifier les différents types de pronoms personnels forts : pronoms sujets, pronoms objets directs et indirects, pronoms réfléchis et pronoms après préposition.

LES PRONOMS FAIBLES11(*)

Les pronoms faibles présentent différentes formes liées aux catégories de personnes, (1ère personne, 2ème personne et 3ème personne), de nombre (singulier, pluriel) de genre (masculin, féminin, neutre), de cas (accusatif, datif, complément d'objet direct et complément d'objet indirect). En revanche, le pronom neutre et les pronoms adverbiaux sont invariables.

Singulier

Pluriel

Personne

1ère personne

« me » « dona-me'l » donne le moi

« nos »

2ème personne

« te» « ves-te'n alli» 

« vos »

3ème personne

accusatif

Masculin

« lo »

« los »

Féminin

« la »

« les »

datif

« li»

« n li he donat els dinars » je lui ai donné de l'arent

« los »

Réfléchi

« Se »

Neutre

« ho »

Adverbial 

« ne »

« hi » « hi ha algú?» y-a-t-il quelque'un ? 

« no hi ha ningú»

Non, il n'y a personne

La position des pronoms faibles et la variation contextuelle :

Les pronoms faibles ou atones peuvent être avant ou après le verbe tout en constituant une unité prosodique. Au contraire des pronoms personnels forts, ceux-ci seulement peuvent avoir la fonction d'un complément verbal et n'admettent pas de préposition.

Ils sont enclitiques avec les verbes à l'impératif ainsi qu'avec l'infinitif et le gérondif :

donne-le-lui. > dona-li'l

donne-le-moi. > dona-me'l

donne-le-leur. > donna'ls-el

donne-le-nous. > dona-mo'l* > dona'ns-el

Avec le reste des temps verbaux, il est proclitique :

(j'en veux) plus. > no en vull més

LE GENRE ET LE NOMBRE DU NOM

Première partie : la formation du féminin :

On ajoute a au masculin (règle générale).
Exemple :[ at], ataì] (chat, chatte).

Deuxième partie ; la formation du pluriel.

- On ajoute un s au masculin singulier (règle générale).
Exemple : [upaìrar] et [paraìrs] (oiseau, des oiseaux)

- Dans les cas des noms terminés par a atone on remplace ce a par es.
Exemple : [casa], [cases] (maison, maisons).

- Dans le cas des noms terminés par une voyelle accentuée on ajoute ns de liaison.
Exemple : [dermà], [dermans] (frère, frères).

Observation : Il existe des exceptions à cette règle : quelques mots empruntés à d'autres langues comme [cafè, cafès].

Noms invariables- Quelques noms restent invariables.
- Les jours de la semaine à l'exclusion de [disabteì ]et [diomeìnd??e] (samedi et dimanche).

PARTIE III

REMARQUES PHONÉTIQUES SUR LE VALENCIEN PARLÉ

Toute les langues possèdent un model linguistique de référence que est considéré adéquat par tous leurs utilisateurs. Le corpus de lexiques du valencien parlé, enregistré auprès de deux témoins, nous permet d'identifier ce model phonétique et de faire le commentaire.

Pour mieux faire comprendre les contenus des phénomènes phonétiques, il convient mieux de faire un inventaire vocalique et consonantique du corpus.

INVENTAIRE VOCALIQUE

INVENTAIRES DES VOYELLES TONIQUES 

Le valencien parlé possède sept voyelles toniques :

[aì] à l'exemple de [mmare] = ma mére

[eì] à l'exemple de [erurs]= légumes

[ì] à l'exemple de [lasjìsta] =la sieste

[iì] à l'exemple de [unpiì]= un pin

[oì] à l'exemple de [doìna] = femme et [unroìwre] =Un chêne

[ì] à l'exemple [lkaì] La charrette

[uì] à l'exemple de [unamauìja] =des fraises

CRITIQUE GÉNÉRALE DE PRONONCIATION

Dans notre corpus, les sept voyelles sont prononcées dans tous les contextes (initiaux, médiaux et finals) et ils sont différenciables. Par exemple, La distinction entre [doìna] femme et [dìna] une forme du verbe donner, [seìt] le numéro sept et [sìt], [sìn] qui signifie le possessif de 3ème personne et [sonì] la conjugaison du verbe ser « être » etc.

DISTRIBUTION DES VOYELLES TONIQUES

Les voyelles toniques, en valencien, sont distribuées dans tous les contextes (initiaux, médiaux, et finals)

[aì] : [aaìkar], Arracher les pommes de terre, [aìnow] un oeuf, [taìlar] Abattre un arbre, [ufajesegaeìja] Un tas de fagots.

[eì] : [eìlat] le chat, [neìe ] Il neige, [upujaìstre] Un poulet.

[ì] : [laìd?s] Les rayons,[ld?aìss] Les ridelles (de la charrette), [sìk ] sec (pas en position finale)

[iì] : [i?linar] se peigner, [diìt] Doigt, [unpiì]= un pin.

[oì] : [oìme] homme, [lboìlkt] Le tombereau, [foìk ] feu ,[upaìto] Un canard.

[ì] :[lkaì] La charrette, [sì] Aveugle. (pas en position initiale)

[uì] : [uìn] un, [kuìka] véreuse, (pas en position finale)

INVENTAIRE DES VOYELLES ATONES ET SES POSITIONS.

[a]: [abajaìna] des noisettes, [papaì] Papa !, [mamaì]Maman !, [fi ìja] fille.

[e] : [elpiìkpla] La pioche plate, [, [seauìa] La sciure, laìbre] L'arbre.

[] : [ld?aìss] Les ridelles (de la charrette, [un'aìl] Un peuplier( pas en position finale)

[i] : (pas en position initiale) [breìskies] des pêches, [muìnir] Traire, [larmaìri] L'armoire.

[o] :[upaìto] Un canard ,[eìlbok] Le bouc, [untiìto] Un dindon, [ome] homme

[]:[priìes] pourries, [grìvl] Du houx, (pas en position initaile)

[u] : [unabejaìner] Un noisetier, [upujaìstre] Un poulet, (pas en position finale)

LES SEMI- VOYELLES (GLIDES)

Les deux voyelles [i] et [u] sont réalisées comme semi-voyelles[j] et [w] en valencien :

[j] [upujaìstre] Un poulet, [aìnow] Un oeuf, [unaìwka] Une oie,[ kwiìt] [kwitaì ] [kwiìtes ] Cuit ; cuite ; cuites, [lajuìna ] lune etc.

Mode d'articulation

Lieu d'articulation

 

Bilabial

labiodental

Dental

alvéolaire

Palatal

vélaire

 

sourd

sonore

sourd

sonore

sourd

sonore

sourd

sonore

sourd

sonore

Sourd

Sonore

occlusives

p

b

 
 

t

d

 
 
 
 

k

g

Fricatives

 

()

f

v

 

()

s

z

 

()

 

()

Affriquée12(*)

 
 
 
 
 
 

t?s

d?z

t?

d?

 
 

Battu

 
 
 
 
 
 

13(*)

 
 
 
 
 

Roulé

 
 
 
 
 
 
 

r

 
 
 
 

Latéral

 
 
 
 
 
 
 

l

 

?

 
 

Nasal

 

m

 

(?)

 
 
 

n

 

?

 

?

consonnes

N.B: toutes les consonnes entre parantheses qui comportent une vcariation contextuelle d'un autre consonnes : les fricatives ()()() sont des variantes des occlusives [b ][d] [g]. Le fricative [] variante sonore de la fricative sourde [], les nasales [?] [?] sont variantes de [n].

N.B : les fricatives () () (), les affriquée [t?s] [d?z] [t?] [d?], [] battu, et les nasale [?] ne se trouvent pas en français

CRITIQUE GENERALES DE PRONONCIATION PAR RAPPORT AU FRANÇAIS

D'une maniere generale, le valencien montre une corresondance entre les voyelles atones et les graphemes qui le represent par exemple agricultor [aricultoìr] sauf s'il y a une assimilation ou dissimilation une autre procès phonétique.

ACCENTUATION

En valancien, Comme dans beaucoup de langues (sauf le français), l'accentuation est très importante et on accentue l'avant-dernière syllabe, sauf s'il y a un accent écrit ailleurs, ou que la dernière syllabe se termine par une consonne.

Les accents toniques n'existent pas en français. En valencien parlé, tout mot de plus d'une syllabe possède une syllabe tonique, prononcée plus vigoureusement que les autres.il est nécessaire de savoir quelle est sa syllabe tonique. Afin de bien comprendre comment fonctionne l'accentuation tonique, nous essayons d'indiquer les règles partir de notre corpus. Nous remarquons que tus les mots finissant par [a, e, i, u, as, es, i s, os, us, en, in] portent l'accent [papaì] [mamaì] [donaì] [d?ermaì] [d??emanaì] [najskuðeìs] etc. bien entendu que cela ne s'applique pas sur tous les mots par exemple une des conjugaisons du verbe donner est [doìna] en plus, cette règle ne s'applique pas sur les mots emprunté d'une autre langue [coloìnia] etc. dans la plupart des verbes surtout qui se terminent par [iar], on trouve l'accent sur l'avant dernière syllabes à l'exemple de [batiì d?ar] [batiìd?at] [batiì d?a] [d??iìta].

L'une des caractéristiques phonétique les plus importantes du valencien, qu'on ne trouve pas en français, réside dans l'emploi de la consonne palatale notée []: [seaìr] (Faucher), [unadaìa] (Une faux), etc.

Nous pouvons noter aussi comme trait caractéristique la désanalisation des voyelles finales. Là où le français, par exemple, termine ses mots en [voyelle + n], le valencien ne garde que la voyelle accentuée : par exemple, Le jardin se prononce [eld?ariì] le vin est le [viì], et bon se dit [boì]. Nous soulignons également la présence de nombreuses diphtongues, [ou], [au] et [eu] à l'exemple de [seauaì] La sciure.

Nous observons aussi que les mots dont la dernière syllabe est accentuée (et se terminant par [í ó à ú] correspondent souvent au français respectivement: la nasalisation en français [i o a æì u] par exemple: [mamà] [papaì] etc. nous remarquons qu'au pluriel ces mots retrouvent leur "n" à l'exemple de [d?ariìnes] etc.

La fricative sonore () qui caractérise le valencien parmi les langues romanes, apparait dans beaucoup de contexte suive de [a i o e].Nous avons été informé par le témoin 1 que la palatalisation es une caractéristique importante des parlers de Castillo exemple le[?] va être [s] [kaj?a] (caixa) prononcé [kajsa]. Nous trouvons également qu'il y a deux types de [r] : le [] battu et [r] roulé le deux se manifestent dans beaucoup de contextes dans le corpus, en revanche le [r] français est considéré comme

Transcription phonétique d'une chansonnette valencienne

[aldapetitk?pa?apa?apa?apa?a? aldapetitkpa?apa?aìamblamaìamlamamaì arabajaapetit]

[aldapetitk?pa?aìpa?apa?apa?a?aldapetitkpa?apa?aììpa?amblditambldiìtdiìtdiìtamblamaììmaìarabajadapetit]

[aldapetitk?pa?aì pa?apa?apa?a? aldapetitk?pa?aì pa?apa?apa?a? pa?aambelbrasamb?lbrabrasbrasam?lditditditamlmaìmaìmaìarabaìjadanpetiìt]

Traduction :

Mon père n'a pas de nez,

Ma mère, elle est camuse et à un petit frère que j'ai,

Et à un petit frère que j'ai, il lui manque le nez.

Al Joan Petit quan balla, balla, balla, balla,

al Joan Petit quan balla, balla amb la mà,

amb la mà, mà, mà, ara balla Joan Petit.

Al Joan Petit quan balla, balla, balla, balla,

al Joan Petit quan balla, balla amb el dit,

amb el dit, dit, dit, amb la mà, mà, mà,

ara balla Joan Petit

CORPUS

TRANSCRIPTION PHONÉTIQUE14(*)

(Police : TITUS Cyberbit Basic, taille : 12)

Abréviation :

m. masculin

f. féminin

T.VAL.... typiquement valencien

Lexiques

(en français)

Témoin 115(*)

Témoin 216(*)

Autographes (standard : valencien)

Remarques

Mon père

[mnpare]

[monpaìre]

MON PARE

(m.)

Ma mère

[maìmare]

[ma maìre]]

MA MARE

(f.)

Papa !

[papaì]

[papaì]

PAPÁ !

(m.)

Maman !

[mamaì]

[mamaì]

MAMÁ !

(f.)

mari

[oìme]

[oìme]

HOME

(m.)

femme

[donaì]

[doìna]

DONA

(f.)

Frère

[d?ermaì]

[d?ermaì]

GERMÀ

(m.)

soeur

[d??emanaì]

[d??ìmana]

GERMANA

(f.)

fils

[fij]

[fij]

FILL

(m.)

fille

[fi ìja]

[fi ìja]

FILLA

(f.)

Le dernier-né de la famille

[el t?ekoìteðelafa `milija]

[el t?ekoìteðelafa `milija]

EL XICOTET DE LA FAMÍLIA

(m.)

enfants

[tikeì t?s]

[tikeì t?s]

XIQUETS

(m.)

Naître

[naìj?er]

[naìjseììr]

NÀIXER

[naìjìskut]

[naj ìskut]

NAIXCUT

f.c. NASCUT

nés

[naìjìskut?s]

[naj ìsku t?s]

NAIXCUTS

f.c . NASCUTS

née

[naj skuðaì]

[naj ìskuða]

NAIXCUDA

f.c . NASCUDA

nées

[najskuðeìs]

[naj ìskuðes]

NAIXCUDES

f.c . NASCUDES

Deux jumeaux

[dosbeìsons]

[dos ìbesons]

DOS BESSONS

(m.)

Il ressemble à (son père).

[separeìsasonpaìre]

[sepa resasonpaìre]

SE PAREIX A SON PARE

(m.)

Baptiser

[batiì d?ar]

[batiì d?ar]

BATEJAR

 

Baptisé

Baptisée

Baptisées

[batiìd?at]

[batiì d?a]

[batiì d?aes]

[batiì d?at]

[batiìd??a]

[batiì d?aes]

BATEJAT

BATEJÀ*

BATEJAES*

f.c.

BATEJADA

f.c.

BATEJADES

Bercer

[ßolkaìr]

[volkaìr]

VOLCAR

 

Le bébé pleure

[elbebeploìre]

[elbebeploìre]

EL BEBÉ PLORE *

(m.) f.c.

PLORA

Il crie

[kriìde]

[kriìde]

CRIDE*

f.c. CRIDA

Il hurle

[braìme]

[bra'me]

BRAME

f.c. BRAMA

Chatouiller

[frsiìgojetes]

[frsi'gojetes]

FER SIGOLLETES

f.c. FER PESIGOLLES

Sevrer

[d?z jeìtat]

[d?zjetar]

DESLLETAR

 

Il a eu peur

[sìespantat]

[`sspantat]

S'HA ESPANTAT

 

Il est peureux

[esunpuìk]

[ezunpuìk]

ES UN PORUC

 

Elle s'amuse

[sedeìertis]

[ede?vertis]

SE DIVERTIX

 

Je parle nom de la langue avec mon voisin

[parleblansjaeìnelmeubeij]

[yparleblansja'enelmeubeij]

PARLE EL VALENCIÀEN EL MEU VEÍ

 

Elle est malade

[estamataìlta]

[estamataìlta]

ESTÀ MALALTA

 

Vider une bouteille

[buidarunaboìteija]

[buidarlaboìteija]

BUIDAR UNA BOTELLA

 

Se soûler

[emboaìt?so]

[emboaìt?so]

EMBORRATXAR-SE

 

Il titube

[titubéì]

[titubé]

TITUBE*

TITUBA (on ne le connaît pas)

La fièvre

[la?f?bra]

[la?f?bra]

LA FEBRA

 

Il va mourir

[bamuriìrse]

[baìmurirse]

VA A MORIR-SE

 

L'aube

[laliìba]

[laliìba]

L'ALBA

(f.)

Se réveiller

[despertaìrse]

[despertaìrse]

DESPERTAR-SE

 

Se peigner

[pej?naìrse]

[pej?narse]

PENTINAR-SE

 

Le premier repas

[elpre?mermeind?ar]

[elpre?mermeind?ar]

EL PRI MER MENJAR

(m.)

Se peigner

[påntinarså]

[påntinarså]

PENTINAR-SE

 

C'est) midi.

[sonlezdod?z edlmed?z iji]

[sonlezdod?zedlmed?ziji]

SÓN LES DOTZE DEL MIGDIA

 

La sieste

[lasjìsta]

[lasjìsta]

LA SIESTA

(f.)

L'après-midi

[des?prd?zedinar]

[des?prd?zedinar]

DESPRÉS DE DINAR

 

Le souper

[elesoìpar]

[elrresoìpar]

EL SOPAR

(m.)

Ce soir

[estaìrvespra]

[estaìrvespra]

ESTA VESPRA

 

Il commence à faire nuit

[komensafrsedenit]

[komensafrsedenit]

COMENCE* A FER-SE DE NIT

f.c. COMENÇA

J'ai sommeil

[tiksìn]

[tiksìn]

TINC SON

 

Va donc te coucher

[psbesiìtat]

[psbesiìtat]

POS* VES GITAT

f.c. DONCS GITAT > T.VAL

Bâiller

[balaìjar]

[balaìjar]

BADALLAR

 

Couché

[d??itaì]

[d??iìta]

GITAT

T.VAL

couchés

[d??i?ta t?s]

[d??i?ta t?s]

GITATS

 

Couchée

[d??itaì]

[d??iìta]

GITÀ*

f.c. GITADA

couchées

[d??itajeìs]

[d??iìtajes]

GITAES*

f.c. GITADES

C'est minuit

[sonlezdo d?z edelanit]

[sonlezdo d?z edelanit]

SÓN LES DOTZE DE LA NIT

 

Une chemise.

[unakamizaì]

[unakamiìza]

UNA CAMISA

(f.)

Le pantalon

[unptaloì]

[unptaìlo]

UN PANTALÓ

(m.)

Une poche

[but?aka]

[but?aka]

UNA BUTXACA

(f.) (on dit très souvent « bolsillo », un mot castillan)

Chapeau

[mreìrro]

[mreìrro]

SOMBRERO

(m.) f.c. BARRET

Une paire de sabots

[upareldeìsoks]

[upareldeìsoks]

UN PARELL DE SOCS

 

Du chanvre

[kaneìm]

[kaneìm]

CÀNEM

(m.)

Les cheveux.

[elmoì]

[elmìo]

EL MONYO

(m.) T.VAL f.c. CABELLS

L'oeil droit

[lujdreìt]

[lujdreìt]

L'ULL DRET

(m.)

L'oeil gauche

[el?dìd?z]

[el?dìd?z]

L'ULL ESQUERRE

(m.)

La bouche

[labkaì]

[labìka]

LA BOCA

(f.)

Les lèvres

[elzjaìis]

[elzjaìis]

ELS LLAVIS

(m.)

Borgne

[gaìrto]

[gaìrto]

GARXO*

(m.) f.c. GUERXO

Aveugle

[sì]

[sì]

CEGO

(m.)

Entendre

[sentiìr]

[sentiìr]

SENTIR

 

La main droite

[lamaìdreta]

[lamaìdreta]

LA MÀ DRETA

(f.)

Les deux mains

[l?doìsmans]

[l?doìsmans]

LES DOS MANS

(f.)

Le poignet

[lamniìka]

[lamniìka]

LA MONYICA

(f.) T.VAL

Doigt

[diìt]

[diìt]

DIT

(m.)

doigts

[diì t?s]

[diì t?s]

DITS

(m.)

Pied

[pìw]

[pìw]

PEU

(m.)

pieds

[pìws]

[pìws]

PEUS

(m.)

Les poils

[elspìls]

[elspìls]

ELS PÉLS

(m.)

Le foie

[elfìt?e]

[elfìt?e]

EL FETGE

(m.)

Noms de la/des localités

Un pré

deux prés.

[kaìstej]

[unapradeìrija]

[dospraeìrjes]

[kaìstej]

[unapradeìrija]

[dospraeìrjes]

CASTELLÓ

 

L'herbe pousse

[lerakreìjes]

[lerakreìjes]

L'HERBA CREIX

 

Faucher

[seaìr]

[seaìr]

SEGAR

 

Faner

[paìnsir]

[paìnsir]

PANSIR

 

Un faucheur

[unsegadìr]

[unsegadìr]

UN SEGADOR

(m.)

Une faux

[unadaìa]

[unadaìa]

UNA DALLA

(f.)

Aiguiser la faux

 
 

AFILAR LA DALLA

 

Il fauche mal

[segìmalamn]

[segìmalamn]

SEGUE* MALAMENT

f.c. SEGA

Un râteau ; des râteaux

[unaraskljtaì][rasklìtes]

[unaraskljtaì][rasklìtes]

UNA RASCLETA

(f.)

Une dent

[unapìwa]

[unapìwa]

UNA PUA

(f.)

deux dents (de râteau).

[dspììwes]

[dspììwes]

DOS PUES

(f.)

Du froment

[blaìt]

[blaìt]

BLAT

(m.) aussi [das'ka] selon les localités

Le seigle

[sì'g]

[sì'g]

SEGÓ

(m.) [cen'teno] aussi

De beaux blés

[dsbod?spaìnd?sdeplat]

[dsbod?spaìnd?sdeplat]

DOS BONES PANOTXES DE BLAT

(f.)

Semer

[sìmbrar]

[sìmbrar]

SEMBRAR

 

Un épi

[unaespiìga]

[unaespiìga]

UNA ESPIGA

(f.)

des épis

[dsespiìgs]

[dsespiìgs]

DOS ESPIGUES

(f.)

Moissonner

[suìgar]

[suìgar]

SEGAR

 

Moissonneurs

[sugaìdors]

[sugaìdors]

SEGADORS

(m.)

Les moissons

[leseìgs]

[leseìgs]

LES SEGAES

SEGADES stand.

L'avoine

[sivaìda]

[sivaìda]

CIVADA

(f.) mais ils ne le connaissent pas

L'orge

[oìr]

[oìr]

ORDI

(m.) mais ils ne le connaissent pas

Du maïs

[paìnis]

[paìnis]

PANÍS

(m.)

L'épi du maïs

[una espgadepaìnis]

[una espgadepaìnis]

UNA ESPIGA DE PANÍS

UNA ESPIGA DE PANÍS

Un fléau

[baìa]

[baìa]

BARRA

(f.) mais ils ne le connaissent pas

Le manche (du fléau).

[maìnk]

[maìnk]

EL MÀNEC

(m.)

Cribler (le grain).

[gaì?bjar]

[gaì?bjar]

GABERLLAR

T.VAL

Un joug.

[uìnd?]

[uìnd?]

UN JOU

(m.) mais ils ne le connaissent pas

Les courroies du joug

[leskrosduìd?]

[leskrosduìd?]

LES CORRETGES DEL JOU

Idm.

Les muselières

[ìlbs]

[ìlbs]

EL BOÇ

(m.) (on ne le connaît pas)

Atteler.

[d??uìnj?]

[d??uìnj?]

JUNYIR

mais ils ne le connaissent pas

Les vaches étaient dressées par mon père

[ls akslsdomajmìnpar]

[ls akslsdomajmìnpar]

VASQUES LES DOMAE* MON PARE

f.c. DOMAVA

(Cri pour faire avancer les bêtes).

[aì]

[aì]

ARRE

 

(Cri pour faire reculer les bêtes)

[ì]

[ì]

SO

 

(Cri pour faire arrêter les bêtes).

[lacaìrta]

[lacaìrta]

LA CARRETA

(f.)

La charrette (à deux roues).

[lka?ì]

[lka?ì]

EL CARRO

(m.)

Le char (à quatre roues).

 
 

EL CARRO (DE QUATRE RODES)

(m.)

Les ridelles (de la charrette).

[ld??aìss]

[ld??aìss]

EL XASSÍS

 

Une roue ; deux roues

[unaì?a]

[unaì?a]

DOS RODES

(f.)

Les jantes

[lsyaìnts]

[lsyaìnts]

LES LLANTES

(f.)

Les rayons

[l?aìd?s]

[l?aìd?s]

ELS RAJOS

 

Le tombereau

[lboìlkt]

[lboìlkt]

EL BOLQUET

(m.) (on ne le connaît pas)

Faire basculer

[speìntar]

[speìntar]

ESPENTAR

T.VAL.

La brouette

[ka?ìt]

[ka?ìt]

CARRETÓ

(m.) (mais on dit CARRETA)

Labourer

[jaw?aì]

[jaw?aì?]

LLAURAR

 

Labourer avec la charrue

[jawraenalaìre]

[jawraenalaìre]

LLAURAR EN* L'ALADRE

ALADRE

Inconnu

* f.c. AMB

Labourer avec l'araire

[aruìgar]

[aruìgar]

XARUGAR  EN* L'ARADA

f.c. AMB

Un mauvais laboureur

[unjaoroìrwin]

[unjaoroìrwin]

UN LLAURAOR* ROÍN

(m.) T.VAL....

ROÍN

Enlever le chiendent.

[jaarlaìbrsa]

[jaarlaìbrsa]

LLEVAR LA BROSSA

 

La pioche plate

[elpiìkpla]

[elpiìkpla]

EL PIC PLA

(m.)

La pioche à dents

[elpikdepuìwes]

[elpikdepuìwes]

EL PIC DE PÚES

(m.)

La petite pioche de jardinage

 
 

EL PIC ? DE JARDINERIA

(m.)

La bêche pleine

[lapalaplìna]

[lapalaplìna]

LA PALA PLENA

(f.)

La bêche à dents

[lapalandìns]

[lapalandìns]

LA PALA EN* DENTS

(f.)

Les outils (en général).

[lesferameìntes]

[lesferameìntes]

LES FERRAMENTES

(f.)

Un panier

[umbaìsket]

[umbaìsket]

UN BASQUET

(m.) agriculture

des paniers

[umbaìske t?s]

[umbaìske t?s]

BASQUETS

(m.) agriculture

La flore

 
 
 
 

Le jardin

[eld?ariì]

[eld?ariì]

EL JARDÍ

(m.)

Des légumes.

[eruìres]

[eruìres]

VERDURES

(f.)

Ces haricots verts sont filandreux

[estesbd?okeseresonfibroìzes]

[estesbd?okeseresonfibroìzes]

ESTES BAJOQUES VERDES SÓN FIBROSES

(f.) BAJOQUES T.VAL....

Des pois

[psìls]

[psìls]

PÈSSOLS

(m.)

Une courge

[unakaraaìsa]

[unakaraaìsa]

UNA CARABASSA

(f.)

Des carottes

[unakararaaìsa]

[unakararaaìsa]

CARLOTES

(f.) T.VAL

Un chou

[unaìkl]

[unaìkl]

UNA COL

(f.)

des choux

[unaìkls]

[unaìkls]

COLS

(f.)

Une pomme de terre

[unakreìjia]

[unakreìjia]

UNA CREÏLLA

(f.) T.VAL