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Le valencien parle


par Ma'moun ALSHTAIWI
Université Lumière Lyon 2 - Licence 3 Science du Langage
Traductions: Original: fr Source:

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Université Lumière Lyon 2

Faculté des Lettres, sciences du langage et arts

ETUDE LINGUISTIQUE

DU VALENCIEN

Par

ALSHTAIWI Ma'moun

Sous la direction de

BERT Michel

2006 -2007

Partie I

Etude sociolinguistique du valencien

Introduction

Le catalan est une langue qui appartient à la branche romane de la famille des langues indo-européennes. Il compte neuf millions de locuteurs en Catalogne, dans la Communauté autonome de Valence (notre objet d'étude), dans les Îles Baléares, dans une petite partie de l' Aragon ,en Andorre où il est la seule langue officielle, mais où l'on parle aussi l' espagnol et le français , en Roussillon, et à Alghero ( Sardaigne).

Le catalan a été introduit dans la région par le roi Jacques I d'Aragon et de Catalogne, lors de la conquête de ces territoires sur les musulmans (XIIIe siècle). Le territoire fut très lentement repeuplé à l'aide de colons catalans (sur la côte) et aragonais (dans l'arrière-pays). Malgré leur conversion au christianisme au début du XVIe siècle, la population d'origine musulmane (plus de 170.000 personnes) fut expulsée, ce qui entraîna une catalanisation complète des localités du littoral.

La perte de l'usage culte du catalan à Valence n'a été renversée que très partiellement, vu la faiblesse locale du mouvement littéraire et culturel de la Renaixença (surgi en Catalogne vers 1840). Néanmoins, la région a produit d'importants écrivains en langue catalane au cours du XIXe siècle. Cependant, suite à la Restauration monarchique du XIXe siècle et jusqu'aux années cinquante, les mouvements culturels de défense du catalan furent assez faibles et eurent peu d'influence sur la société.

Au cours des années soixante, différents groupes sociaux (culturels, associations civiques en tout genre, etc.) commencent à revendiquer l'usage du catalan en fonctions d'exposés politiques concrets. Ils revendiquent une langue qui ne serve pas seulement pour la littérature, mais aussi dans la vie quotidienne. Parallèlement, il existe certains groupes d'opposition à la langue catalane, très actifs, qui organisent régulièrement des campagnes visant à empêcher l'usage du catalan et qui contestent l'unité de la langue.

D'un point de vue linguistique et scientifique le valencien, qui est l'une des variantes dialectales qui constituent le catalan, appartient au groupe dialectal occidental. Le code ISO 6391(*) est donc commun (cat), mais la dénomination diffère selon le territoire. Les sous-dialectes du valencien : (catalan : nom scientifique regroupe tous les parlers)

Le parler valencien de transition ou tortosin, le parler valencien septentrional, castellonenc ou de Castelló (notre objet d'étude) le parler valencien central ou apitxat , le parler valencien méridional et le parler valencien d'Alicante

la carte (cf. annex) permet de classer les cinq sous-dialectes du valencien où le parler étudié se trouve dans la zone « valancià castellonenc : la plana ».Le sous-dialecte étudié, Il a plusieurs appelations : Valencien septentrional, valencien castellonenc, valencien de Castelló ou levalencien de la Plana (cf. annex).

Le Castelló de la Plana : est une commune d' Espagne, de 167 455 habitants, capitale de la province de Castelló, dans la Communauté de Valence. Castelló de la Plana est le nom officiel en valencien, en castillan, son nom est Castellón de la Plana. Les limites sont au nord la province de Tarragone, à l'est la Mer Méditerranée, à l'ouest la province de Teruel et au sud la province de Valence. Code postale : 12100. Superficie : 107,5 km², Site internet : www.ayuncas.es

Enquête 

Le principal objectif de ce volet sociolinguistique est de faire le point sur la situation du dialecte de Castelló « valencien septentrional » en présence du castillan dans la commune de la Plana. En mars et en avril 2007, trois enquêtes ont été effectuées dans le cadre de ce projet : la première auprès du fils, la deuxième auprès du père et la troisième auprès le grand-père2(*) Pour mieux faire comprendre les contenus des enquêtes, il convient mieux de les faire mentionner.

Identification de l'enquête :

Cette partie vise à recueillir toutes les informations utiles à la compréhension des déclarations ultérieures de l'enquête par nos témoins : elle comprend des renseignements d'ordre général tel que le lieu de résidence, âge, sexe, scolarité, etc.

La première enquête s'est déroulée avec le témoin 1 à Lyon 5ème arrondissment sur plusieurs séances pendant le mois de mars 2007. Le témoin 2 a été interrogé deux fois dans sa ville natale à Castelló de la Plana en Espagne au cours des vacances des Pâques en avril 2007.Le premier témoin a été interrogé en français, en revanche, la rencontre du témoin 1 et témoin 2 s'est deroulée, par la première fois en valencien (car ils communiquent toujours en castillan entre eux).

Témoin 1 :3(*)

Il est né le 6 avril 1980 à Castelló de la Plana. Cette ville se trouve sur la mer Méditerranée. Elle a comme zones limitrophes Tarraganone (sud de la Catalogne) au nord, Teruel (sud d'Aragon) à l'ouest, la mer Méditerranée à l'est et Valence au sud.

Il a vécu toute son enfance entre deux villes dans la même province : Castelló de la Plana donc qui est la capitale de la province de Castelló en hiver et à Benicàssim, une petite ville à une distance d'environ 13 km de Castelló en été. Il a décidé de venir en France, plus précisément à Lyon, pour poursuivre ses études supérieures en Master 2 Professionnel en Didactique des Langues Étrangères et TICE, et également pour travailler comme enseignant d'espagnol. Depuis trois ans, notre témoin travaille éventuellement comme traducteur ; il est professeur d'espagnol au Centre des Langues de l'Université Lyon 2 où il poursuit sa formation en Master 2.

Témoin 2 :4(*)

Il est né le 1er novembre 1949 à Castelló. Il a vécu toute son enfance dans la même province de Castelló, où il faisait ses études de primaire et de seconde. Il a été scolarisé en castillan, et il n'a jamais appris le valencien normatif. Le valencien «comme dialecte » est sa langue maternelle qu'il communique avec les autres sans avoir pu l'écrire. Il commence à travailler à l'âge de 16 ans dans différentes usines industrielles. À l'âge de 23 ans, il travaille dans une entreprise de voitures jusqu'à l'âge de sa retraite. Nous pouvons dire que ce témoin est comme usager à temps plein, pour lui le castillan n'est qu'un moyen de relations extra-familiales.

Témoin 1 :

Il a été scolarisé A Castelló dans les établissements primaires. Les élèves ont le choix d'être scolarisés soit en castillan soit en valencien. Dans le cas de notre témoin, la scolarité était en castillan avec quelques cours de langue valencienne qui se déroulent bien évidement en valencien. Dans la plupart d'établissements scolaires, on commence à apprendre le valencien à l'âge de 5 ans environ, à raison de 4 heures par semaine. Plus tard, ces cours augmentent de 6 heures par semaine.

Nous constatons que notre témoin change d'établissement scolaire où il poursuit ses études de niveau secondaire. Nous remarquons également que la liberté d'enseignement (libertad de cátedra) dans une langue ou l'autre, modifie beaucoup sur son répertoire linguistique.

Il les réalise dans la même ville, où se trouve l'Universitat Jaume I. Il y suit sa formation de 4 ans en Traduction et Interprétariat (anglais, français, catalan, castillan) ainsi il se développe sa carrière linguistique au niveau du valencien et castillan.

Au niveau de l'université, malgré la présence du castillan au détriment du valencien, ce dernier est assez vivant en ce qui concerne les documents administratifs, les affiches, les brochures, les panneaux, etc. qui sont écrits dans les deux langues. Ce témoin parle le castillant mais aussi le valencien avec ses collègues qui sont de sa même région. Cela le permet d'avoir un assez de compétence linguistique au niveau du valencien. Nous avons été informés également que les dossiers et les devoirs, dans le contexte de l'université, sont rédiges quelque temps en valencien dans la Communauté de Valence.

Répertoire linguistique

Témoin 1 :

Cette partie permet de connaître les langues qui sont parlées dans son entourage : les langues du père, de la mère, et du grand-père ; des langues jouant un rôle important dans ses compétences. Cela nous donne aussi une idée sur la transmission des langues aux enfants à Castelló.

Notre témoin reflète un cas particulier car il ne communique pas en valencien avant l'âge de 14 ans mais il l'entendait en conversations entre ses parents ainsi que dans son entourage. En effet, il dit « c'était mélangé, pour moi, ce qu'ils parlaient par moments en castillan et par moments en valencien ». En conséquence, notre témoin ne le pratiquait que par l'écoute. Cette situation se passait pareillement avec son grand-père, avec son arrière-grand-mère, des oncles, des tentes et des cousins. Quant à la compréhension, il cernait le contexte dont on parlait mais avec une certaine difficulté par rapport au castillan. A l'âge de 14 ans, il commence à parler le valencien mais seulement avec son grand-père, trouvant pourtant des difficultés, surtout pour trouver les mots adéquats.

Il peut être considéré comme bilingue, comme la plupart des gens à Castelló. Cependant, il faudrait préciser que ce bilinguisme existe par rapport à la compréhension orale et écrite, mais dans la pratique, on constate que un pourcentage assez élevé de la population a des difficultés importantes pour le parler ou pour s'exprimer couramment. Notre témoin donc peut maintenir une conversation dans les deux langues sans difficulté, mais selon l'enquête « je parle mieux en castillan qu'en valencien ». Parler mieux se traduit par lui « d'être à l'aise en castillan au niveau du vocabulaire, les compétences linguistiques, la syntaxe de la langue et ses sciences ».

Les langues étrangères apprises par le premier locuteur ce sont l'anglais, laquelle il a commencé à l'apprendre à l'âge de 11 ans, comme tous les jeunes à cette âge dans la Communauté de Valence. Par la suite, il a commencé à apprendre le français à l'âge de 18 ans.

Finalement, on remarque que le castillan gagne son prestige dans la plupart de foyers dans la Communauté de Valence. D'autre part, on observe que le témoin a plus de compétences linguistiques en espagnol, et ce, concernant des mots techniques ainsi que de la terminologie spécifique dans différents domaines, restant donc le castillan la langue dans laquelle il sent plus à l'aise pour communiquer et employer ce type de mots.

Témoin 2 :

Sa langue maternelle est le valencien qu'il pratique depuis toujours avec ses parents, ses grands-parents, ses soeurs, ses frères, et avec tout son entourage. D'après lui, Le valencien est la langue propre de la Communauté valencienne qu'u' il souffre en son sein avec le castillan.

Selon une enquête réalisée en 20055(*). La politique de valorisation du valencien entreprise depuis la fin du franquisme, où le valencien était interdit à enseigner, explique ce relativement fort taux d'alphabétisation en valencien, particulièrement chez les jeunes. La chaîne de télévision de la Communauté Valencienne (canal nou6(*)) a également fortement contribué à la familiarisation d'une grande partie des habitants de la communauté avec le valencien, y compris dans les zones castillanophones.

Les locuteurs des dialectes valenciens se concentrent notamment dans la plaine de la Province de Castellón de la Plana (Castelló), où nos témoins résident, la côte méditerranéenne de Valence (València) et le nord d' Alicante (Alacant).

Compétences:

Témoin 1 :

Pour évaluer la compétence au niveau du valencien, objet principal de notre mémoire, nous nous intéressons à la mode d'acquisition de la langue, ses utilisateurs, la compétence à l'oral et l'écrit, les habitudes d'écrire et de lire.

Au niveau de la mode d'acquisition, selon l'enquête, l'apprentissage guidé où le premier témoin acquis le valencien par l'école, l'apprentissage à l'écoute, cas n'est généralisé, par les parents et particulièrement par le grand père qui jouait un rôle important, et l'université au niveau de son concours en traduction. La transmission par le grand père, qui use le valencien avec le témoin, jouait un rôle important au niveau de sa compétence, le témoin ne s'intéressait qu'à communiquer mais aussi à apprendre des proverbes, des chansonnettes, et des dictons etc.

Quant à la compétence de l'écriture ou de la lecture, le premier témoin a été soumit à un apprentissage guidé pendant sa scolarité partir de l'âge de 5 ans et ses études en traduction. Au niveau de syntaxe, il a un niveau assez élevé au castillant par rapport au valencien suite à une politique d'enseignement imposée par le castillan.

Notre témoin a, également, un certificat en valencien du gouvernement autonome de Valence qui montre qu'il a un bon niveau à l'écrit. Mais, selon son point de vue personnel, Il a également une difficulté à l'écrit dans certaines situation par rapport au castillan parce qu'il constate que l'autographe valencienne est considéré `difficile' par rapport au castillan à l'exemple de pronom faible et l'accentuation.

Ces formations en valencien ont été met en pratique depuis environ 15 ans, par conséquence, beaucoup de locuteurs qui ont plus d'enivrons 30 ans, il apparaît qu'ils n'ont pas suit une formation en Valencien.

Le témoin 1 est considéré plus compétent que son père à l'écrit, suite à ne pas suivre des cours du valencien par le père, où le valencien était une langue interdite à apprendre ni à l'école ni à l'université. Le valencien a été enseigné depuis 1982-1983.

Quant à la lecture, le deuxième témoin peux arriver à lire mais avec des fautes de lecture. Quant aux lexiques, le deuxième témoin a un bon traitement du valencien de souches parlé dans la rue et dans les villages, expressions, proverbes, chansonnette etc. enfin, coté Spontanée et idiomatique est traité de la part du père.

Quant aux niveaux de parlers du valencien, il manque une manière de parler le valencien quand il s'agit de parler de façon soutenue, elle langage technique suite à l'influence du castillant, qui se parle surtout dans les villes, la langue soutenue ne se dit que dans peu de situations et même si on le dit, ça apparait de ne pas sentir à l'aise en valencien standard Par conséquence, le passage au castillan.

La compétence reste relative aux personnes ainsi qu'un autre membre de la même famille de notre témoin, son frère qui avait l'habitude de parler à certaines personnes en valencien en même entourage à l'exemple de ses amis voisins, donc, il a commencé à parler le valencien par un bon niveau, cela était avant notre témoin commence, en effet, pratiquer le valencien sur le terrain.

Savoir parler le valencien, pour notre témoin1,il s'agit de bien communiquer sans problème d'articulation avec une certain fluidité, en revanche, pour le témoin 2, il s'agit de prononcer les mots à l'exemple de sa région natale et sa génération.

Témoin 2 :

La différence entre les deux témoins, le père et le fils, au niveau de cette partie, que le père n'a pas étudié le valencien mais le castillan et qui n'étais jamais autorisé à le parler pendant les cours, par contre, que le fils a étudié le valencien, au long de toute sa scolarité, avec le castillant. Quant à la mère, elle commence l'entendre et le parler quand elle est venue dans la Communauté de Valence A l'âge de 9 ans, elle est arrivée de Castille-la-Manche, qui, se trouve vers le centre, qui n'est pas très loin de la région de Madrid. Suite à une pratique avec les autres, la mère, elle devient avoir une compétence au niveau de ce nouvelle langue.

Usage :

Nous sommes intéressés à l'utilisation de la langue dans différentes milieux, comme la famille, le marché, le transport, entre amis et dans le cadre de loisir, nous cherchons comment la langue utilisée par différentes génération (deux témoins de deux génération différentes d'une même famille). On observe d'une baisse utilisation de l'utilisation du valencien passant par la grand-mère de père (témoin 2) qui ne se parle que en valencien, puis le grand père qui sait un peu parler le castillan, ensuite le père (témoin 2) qui parle les deux langue on arrive au fils (témoin 1) qui parle le valencien appris.

L'usage du valencien se varie d'une personne à l'autre selon sa compétence en langue, Le témoin 1 devise le valencien en plusieurs parties : le valencien parlé avec son professeur dit standard, le valencien parlé avec des amis dit familier, et le valencien parlé avec son grand père. Nous constatons aussi que la manière de prononcer le familier est subie au système du castillan à l'exemple de franca et francia.

L'usage de cette langue se restreint dans la communauté de valence, où cette langue est co-officielle. Environs la moitié parle valencien en certains niveaux différents, mettons en compte la manque de pratique par certains, et l'autre moitié parle castillant. tous ce qui est officiel, au niveau de l'usage par l'administration, est bilingue.

Les personnes ne parlent que valencien se trouvent dans les villages et ce sont des personnes très âgées qui ont plus de 80 ans, ce phénomène est rare. Par contre, les personnes qui ne comprennent pas le castillant, ce cas est impossible à trouver dans la ville étudiée.

Le valencien est pratiqué dans tous les entourages de nos témoins sans limitation. Ainsi que où nos témoins passent l'été, y parlent valencien donc, la pluparts des habitants de Benicàssim viennent de Castelló en été.

Nous avons abordé la notion du code switching (alternance codique) dans notre contexte langagier, c'est en fait utilisé de la part de notre témoin dans beaucoup de contextes, surtout à valence, à l'exemple de dire des choses `marrantes' dans certains rencontres avec des amis, il s'agit aussi d'introduire des phrases valencienne typiques à l'exemple d'un proverbe valencien ou bien d'un dicton. Ce phénomène, le code switching, est moins utilisé en catalogne, ou dans les iles Baléares où est le castillan moins influencé.

Finalement, le valencien est en position d'infériorité par rapport au castillan, et cela est dû en grande partie au manque de soutien politique, qui a contrarié de manière générale le regain d'intérêt qu'il a connu après la période franquiste. Plus précisément, le fait que Valence ne soit plus depuis de nombreuses années un foyer actif de rayonnement du valencien contribue à la fragmentation de celui-ci.

Aujourd'hui, dans la plus grande partie du territoire, Le valencien perd son prestige devant le castillan, particulièrement dans les grandes villes.il ne fait plus partie d'une des langues de l'ethnie et bien de la fierté nationale. Dés les parlers valencien se mettent dans un contexte formel, à l'administration, à l'hôpital etc., ils ont l'intendance de parler en castillan, donc, la fierté national, qui se trouve encore en catalogne, est disparue dans la communauté de Valence surtout dans les villes.

PARTIE II

* 1 Ce code classé dans le site www.ethnologue.com l'encyclopédie des langues du monde.

* 2 L'enquette sur le grand-père a été realisé en valancien par le temoin 1 à castillo mais cet intertient n'a pas été analysé pour la raison de l'elargement du temps.

* 3 Voir l'entretient dans le CD accompagné.

* 4 cf. le CD accompagné et l'index (tanscription de l'enquette du père)

* 5 Enquête Réalisée par le Service de Recherche et d'Études Sociologiques de la Communauté autonome de Valence

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