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Les procédés de modalisation dans l'oeuvre romanesque de jules verne: le cas de Michel Strogoff

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par Bauvarie Mounga
Université Yaoundé I - DEA 2007
  

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I.2- L'interrogation

L'interrogation se rencontre dans une situation d'interlocution. Elle renvoie à un acte de langage déterminé : questionner, et se caractérise parfois par un point d'interrogation. Culioli (1990 :171) fait observer qu'interroger, c'est parcourir, de façon abstraite, les valeurs imaginables sans pouvoir en distinguer une qui soit valide. Le recours (réel ou fictif) à autrui fournit la représentation d'une issue à ce parcours. 

L'interrogation suppose donc une incertitude qui nécessite un appel d'information. C'est la réponse de l'interlocuteur qui permet de déterminer la portée de la question posée.

I.2.1- Sa portée

L'interrogation peut être totale ou partielle.

I.2.1.1- L'interrogation totale

L'interrogation est totale quand elle porte sur l'ensemble de l'énoncé. Dans cette perspective, Tomassone (1996 :126) déclare que  l'information que le locuteur veut obtenir est un fait dont il ignore s'il est vrai ou faux, une réalité dont il veut savoir si elle peut être affirmée ou niée.

Dans ce cas, la réponse attendue ne peut être que oui, non, peut-être ou si dans le cas de l'interronégation, voici du reste quelques exemples :

(24) Connais-tu cet homme qui a pris mes chevaux ? (p.135)

(25) Tu n'as reçu aucune nouvelle de ta mère depuis le début de l'invasion ? lui demanda-t-elle. (p.138)

(26) Dors-tu soeur ? lui demanda-t-il. (p.105)

La réponse à toutes ces questions ne nécessite que l'emploi des mots-phrases puisqu'elles ne portent pas sur un constituant de l'énoncé.

Pour ce qui est de l'ordre des mots, l'interrogation totale se distingue souvent de l'assertion par le point d'interrogation, l'ordre des mots de la phrase restant inchangé. Par ailleurs, cet ordre des mots est susceptible de varier selon la nature du sujet. Si le sujet est un pronom, on a une postposition simple du sujet. Sinon, l'on peut avoir recours à la locution est-ce que si l'on veut éviter la postposition du sujet. Lorsque le sujet est un nom, Mercier-Leca (1998 :179) soutient qu'il  demeure avant le verbe mais il est repris après par un pronom anaphorique sujet (il, ils, elle, elles). On parle ici de postposition complexe. Il y a postposition complexe parce que le pronom qui vient après le verbe reprend en fait le sujet nominal. Soit les énoncés suivants :

(27) Féofar-khan se trouvait-il de sa personne dans le gouvernement de l'Yeniseisk ? (p.164)

(28) L'heure approche-t-elle où tu forceras la vieille femme à parler ? (p.200)

(29) Ce renégat pensait-il donc à exploiter cette circonstance ? (p.326)

On observe que dans toutes ces questions, il y a postposition complexe des pronoms qui anaphorisent ainsi les sujets nominaux.

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