pubAchetez de l'or en Suisse en ligne avec Bullion Vault


Home | Publier un mémoire | Une page au hasard

Problématique de la gestion des déchets d'élevage et ménagers biodégradables: Cas de la cité de Lubero


par Alain KAKULE MANZEKELE
Université de conservation de la nature et de développement de Kasugho - Grade 2008
Dans la categorie: Géographie
   
Télécharger le fichier original

Disponible en mode multipage

REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO

UNIVERSITE DE CONSERVATION DE LA NATURE ET DE

DEVELOPPEMENT A KASUGHO

FACULTE DES SCIENCES

PROBLEMATIQUE DE LA GESTION DES DECHETS D'ELEVAGE ET MENAGERS BIODEGRADABLES

« CAS DE LA CITE DE LUBERO »

OPTION : BIOLOGIE

Par :

Alain KAKULE MANZEKELE

Travail de Fin de Cycle présenté et défendu en vue de l'obtention du diplôme de Gradué en Sciences,

Orientation: Ecologie et Gestion des Ressources Animales

Directeur : C.T Désiré KHASIRIKANI MBAKWIRAVYO

ANNEE ACADEMIQUE 2007 - 2008

DEDICACE

- A Dieu, Eternel TOUT-PUISSANT pour nous avoir donné le souffle de vie jusqu'à présent ;

- A notre Mère Yvonne KATSUVA KYENGU ;

- A tous mes frères et soeurs ;

- A la famille Franck IYEMANKEY KEBUMEY ;

- A tous ceux qui ont porté avec nous le poids et la joie de ce travail ;

- A tous, épris de bien faire aujourd'hui qu'hier et demain mieux que maintenant.

Je dédie ce travail

IN MEMORIAM

A notre regretté Père Jacob KAMBALE LUSENGE ;

A nos regrettés camarades : MUMBERE KIKUKU, Véronique NGOLILIMA, ZAWADI, ...

REMERCIEMENTS.

Au terme du premier cycle en Sciences qui sanctionne notre formation à l'Université de Conservation de la Nature et de Développement à Kasugho (UCNDK) n'est pas le fruit de nos seules capacités. Il est le couronnement des efforts de plusieurs personnes auxquels nous voulons ici réitérer l'expression de notre gratitude.

Nous remercions plus particulièrement le C.T Désiré KHASIRIKANI MBAKWIRAVYO qui, malgré les multiples tâches, a consenti de diriger et de mener à bout ce travail.

Notre gratitude va en outre à l'endroit de tout le corps académique, scientifique et professoral de l'Université de Conservation de la nature et de Développement à Kasugho (UCNDK) qui se sont donnés corps et âmes à notre formation.

De façon générale nos sincères remerciements s'adressent au Conservateur en Chef Pierre KAKULE VWIRASIHIKYA, initiateur du TCCB-UCNDK et a qui nous serons toujours reconnaissant de cette oeuvre gigantesque.

Nos congratulations sont adressées à tous ceux-là qui ont contribué moralement et matériellement à notre formation et à la réalisation de ce travail, entre autres Roger MUMBERE KASINDA et son épouse Jeannine PENDEZA, Assistant Gabriel MBUSA MUVUGHE, la famille Jérôme KAMBALE MANZEKELE, Marie-Jeanne KAHINDO MANZEKELE, Riziki KATUNGU MANZEKELE, BIBIYANA DUNIA et son époux Bosco PALUKU THASIVIWE, Marie-Jeanne KATSYAVA, Anita KAVIRA BAHATI, Dr Germaine MBAMBU VALYANANZIGHU, Zouzou KAVIRA SIKWAYA...

Nous ne pouvons pas oublier ensuite les combattants camarades de lutte avec qui nous avons enduré et parcouru le cycle, à savoir KAMBALE VWAMINIVANDU, MAPOLI, MATHOLI, NDEKESIRI, KAKO, KAVUGHO KASAYI, Lea MARASI, Aimée KITENDYA, Noëlla KITUNDA, Patience KAHINDO LUKOGHO, ...

Enfin, à tous ceux qui, de loin ou de près, consciemment et inconsciemment, ont apporté leur pierre à la mise au point de ce travail ;

Renouvelons notre sincère gratitude!

Alain KAKULE MANZEKELE

SIGLES ETABREVEATIONS

- O.M.S : Organisation Mondiale de la Santé

- D.I.S : Déchets industriels spéciaux

- RE.CO.R.D : REseau COopératif de Recherche sur les Déchets

- P.N.U.E : Programme des Nations Unies pour l'Environnement

- T.B.M : Traitement biologique et mécanique

- T.M.B : Traitement mécanique et biologique

- R.D.C : République Démocratique du Congo

- MINO.KI : Minoterie du Nord-Kivu

- E.P : Ecole Primaire

- B.C.Z.S : Bureau Central de la Zone de Santé

- O.N.G : Organisation Non Gouvernementale

- C.B.C.A : Communauté Baptiste au Centre de l'Afrique

- C.E.PA.C : Communauté des Eglises Pantecotiste au Congo

- U.C.N.D.K : Université de Conservation de la nature et de Développement à Kasugho

- U.C.G : Université Catholique du Graben

- C.A.U.B : Consortium de l'Agriculture Urbaine de Butembo

- W.C : Water Close

- I.S.S.C.M : Institut Supérieurs Sainte-Croix Mulo

- C.I.DE.P : Centre Inrtir-Disciplinaire pour le Développement Permanent

- C.T : Chef de Travaux

- T.C.C.B: Tayna Center for Conservation Biology

- T.F.C: Travail de Fin de Cycle

- Q : Quantité

- Eff. : Effectifs

- % : Pourcentage

- Km : Kilomètre

RESUME

L'étude porte sur la problématique de la gestion des déchets d'élevage et ménagers biodégradables dans la cité de Lubero et ses environs. La méthodologie d'enquête et l'interview nous a permis d'obtenir les résultats sur un échantillon de 379 personnes repartis en strates (axes) et pris au hasard dans ce milieu.

La collecte et l'élimination sécuritaire des déchets urbains solides constituent une préoccupation quotidienne des centres urbains. La situation est plus alarmante dans les pays du Tiers-Monde. Les principaux résultats obtenus nous montrent clairement que les biodéchets sont gaspillés inutilement alors que ce milieu est à vocation agricole. En effet, au lieu de développer les procédés de valorisation c'est-à-dire la production du compost et son application sur le sol cultivable, la population locale se contente de jeter les déchets organiques, soit dans la rivière (14,25%), soit les laisse traîner au coin de la parcelle (15,83%), soit les jette dans les champs ou jardins (22,43%), soit les incinérer (30,34%), soit à la poubelle (8,707%). Pour contourner le problème, la valorisation des déchets passera donc obligatoirement par le recyclage sous forme de compost afin de les réutiliser comme engrain organique pour soutenir la fertilité du sol.

Il est donc impérieux que les équipes de conscientisation et de sensibilisation soient constituées pour apprendre à la population de base la manière d'utilisation responsable de ces déchets. De telles entreprises contribueront à la salubrité du milieu et l'augmentation des productions agricoles. Il est important de redynamiser les services de l'hygiène publique et de l'environnement pour résoudre ces genres de problèmes dans ce milieu.

SUMMARY

Our study is about biodegradable wastes management problematic from breeding and household in Lubero and in surrounding area. Survey and interview method have allowed us to obtain results about a sample of 379 persons selected at random and classified.

The collection and safety elimination of urban and solid waste constitute a daily preoccupation of urban centers. The situation is most alarming in poor countries. The main found results show us clearly that biodegradable wastes are spent while this area is devoted to agriculture. In stead of developing the procedure of transforming wastes like fertilizers, local community throws them in river (14,24%) or leave them on the land (15,83%), throws them in gardens (22,43%) or burns them (30,34%) or throws on trashcan (8,707%).

For escaping the problem, wastes will compulsorily be recycled for other uses like organic fertilizers.

It is then, important to constitute teams for sensibilization, mobilization of local community about treatment of wastes and their rational use.

Those initiatives will allow increasing agricultural production and put waste out of the city.

It is important to encourage hygienic public services and environment for solving such problems in that area.

0. INTRODUCTION

0.1. PROBLEMATIQUE

L`homme est dans certaine mesure maître de son destin. De part son comportement il peut se rendre heureux ou malheureux ou même anéantir sa vie.

Depuis un demi-siècle surtout, l`activité humaine entraîne des modifications à grande échelle de l`environnement. Il y va de l`urbanisation, de l`industrialisation et de l`agriculture moderne. Cet équilibre a profondément changé avec la première révolution agricole, au néolithique, qui a favorisé l`érosion du sol et la régression de la végétation naturelle.

La montée puissante et rapide du volume des déchets biodégradables qui prolifère dans les pays du tiers monde est l`un des problèmes de l`environnement parmi les plus alarmants du monde actuel ; citons : la pollution de l`eau, de l`atmosphère, du sol... (Encyclopédie Encarta, 2006).

Les déchets biodégradables, lorsqu'ils sont déversés dans des décharges, ils se décomposent dans des conditions anaérobies non contrôlées. S'ils ne sont pas exploités, du gaz d'enfouissement se dégage et s'échappe dans l'atmosphère. Le gaz d'enfouissement contient du méthane, un gaz à effet de serre plus dangereux que le dioxyde de carbone (http://fr.wikipedia.org/wiki/D%A9chet_biod%C3%A9gradable).

Selon Paul ERHLICH, (1968) la population mondiale s`accroît rapidement d`une façon quasi exponentielle de 6,5 milliards d`hommes sur la terre et certaines régions sont surpeuplées. Les besoins en terre cultivables, en matières premières et en sources d`énergie croissent constamment et les moyens techniques permettant de modifier ou même de détruire le milieu ont une puissance considérable (Encyclopédie Encarta, 2006).

Aujourd'hui, sur la Terre, la moitié des adultes ne savent ni lire ni écrire ; un homme sur cinq est mal nourri ; un homme sur six ne possède pas d'habitation correcte ; un homme sur quatre ne dispose pas d'eau potable (Encyclopédie Encarta, 2006).

La dégradation de la biosphère qui en résulte a déjà, et aura des conséquences de plus en plus préoccupantes. L`explosion démographique inquiète les scientifiques d`une telle menace que fait peser sur l`humanité et les fragiles écosystèmes alors que les infrastructures de traitement des déchets ne croissent pas.

Les villes de l`Afrique s`accroissent, le problème urbain de gestion des déchets (en particulier de l`assainissement, de collecte et de stockage) est appelé à se développer (SPENTELLIGENT, 2002).

L`insalubrité de l`environnement explique tout un tas des maladies évitables dans le monde. Les problèmes de pollution tels que la contamination de l`eau et du sol ; l`élevage dans des maisons d`habitation, la pullulation des moustiques et d`autres vecteurs des maladies demeurent une préoccupation d`une mauvaise santé liés à l`environnement (O.M.S., 1995).

Pour Brigitte BROZIO (2003), la réglementation est la méthode à choisir pour tous les cas de pollution environnementale grave et pour toutes les compromissions de la santé du consommateur. Le principe de précaution est à prendre en considération. « Il vaut mieux prévenir, que guérir » est une maxime de la santé environnementale, une discipline qui doit avoir son mot à dire dans ce domaine (www.sante.gouv.fr/htm/dossiers/pollution.htm).

A en croire, l`observation de SANE (1999), est que la collecte et l`élimination des déchets solides dans les villes du Tiers-monde constituent à notre avis la plus grande difficulté. Le problème que l`on connaît est technique, et cela a donné les résultats que l`on connaît : collecte partielle des déchets, l`augmentation de décharges sauvages, odeurs nauséabondes, prolifération des mouches et des rongeurs...

Les événements de ces deux décennies ont mis en évidence que le problème de l`environnement est le problème numéro un de l`humanité et qu`une stratégie de la survie à un niveau global est nécessaire. Il convient donc de jeter un coup d`oeil à la situation écologique et humaine mondiale enfin d`inciter à affronter et préparer une meilleure gestion de l`avenir à notre planète terre.

Mais l`on s`aperçoit rapidement d`une part que soustraire des sites intéressant à tout influence humaine ne suffisait pas dans certains cas et qu`il fallait au contraire le gérer, d`autres part l`homme étant l`un de composant de la création, il convenait de l`intégrer dans cette démarche et donc de ne plus protéger la nature contre lui mais de la protéger avec lui (RIBAUT., 1993).

En France, la production annuelle des déchets est de l`ordre de 600 millions de tonnes (environ 10 t/habitant/an) dont la provenance est globalement repartie en résidus urbains (34 millions de tonnes dont 21 d`ordures ménagères), déchets industriels (150 millions de tonnes dont 100 d`inertes et 7 des spéciaux), déchets de l`agriculture (400 millions de tonnes dont 280 d`élevages et 45 d`industries agro-alimentaires) (DESACHY, 1996, cité par RIACHI, 1998).

D`après nos pré enquêtes, la cité de Lubero n'échappe pas à cette dure réalité des quantités élevées des déchets. Ainsi donc notre préoccupation majeure sera centrée sur la problématique de la gestion des déchets d`élevage et ménagers biodégradables dans la cité de Lubero pour la seule raison prépondérante sur la santé publique.

0.2. HYPOTHESES

Au cours de notre recherche, nous nous sommes posé les questions suivantes :

1. L`ignorance de la gestion des déchets biodégradables ne serait-elle pas un des facteurs qui porterait atteinte à la santé publique à Lubero ?

2. La quasi absence des connaissances en matière de gestion des déchets serait-elle due au manque de programme de sensibilisation, de diffusion et de l`éducation sur l`assainissement du milieu ?

3. La pratique du compostage des ordures ménagères comme moyen de recyclage des déchets biodégradables serait-elle faible dans la cité de Lubero et ses environs ?

0.3. OBJECTIFS ET INTERETS DU SUJET

0.3.1. Objectifs

Pour vérifier ces hypothèses, nous nous fixons les objectifs suivants :

1. De quantifier les déchets produits par ménage et par jour.

2. D`estimer le degré de perception de la population de Lubero sur le recyclage des déchets biodégradables.

3. De démontrer s`il y a prise de conscience de la population du danger qui résulterait de la salubrité publique.

0.3.2. Intérêts

Le choix de ce sujet peut susciter d`interrogations dans la mesure où certaines personnes considèrent que les ordures ménagères et les déjections des animaux contiennent beaucoup d`impuretés. Ce travail est un outil de référence, le premier à notre ample avis dans le milieu de Lubero sur la gestion des déchets biodégradables. Au fond, il pourrait aider tout acteur de développement à se pencher au problème d`assainissement dans le milieu ; en préconisant le recyclage des déchets afin de mettre au point une stratégie qui pourrait contribuer à la conservation des sols, car la dégradation des terres est un problème dans toute l`Afrique. Elle menace la survie économique des paysans.

Le présent travail s`inscrit dans le contexte selon lequel «l`homme noir se trouve enfermé dans le cercle infernal d`une agriculture sous productive, réalisée par des hommes sous-alimentés, sur une terre non fertile» (Réné DUMONT., 1962).

C`est ainsi qu`au lieu de commander des engrais chimiques de synthèse, notre tâche sera d`initier la population locale à la production des engrais organiques ainsi qu`à l`application des méthodes culturales propres à protéger l`environnement (REINHOLF MEYER., 1989).

0.4. DELIMITATION DU SUJET

Pour plus de précision, il est important de délimiter notre projet de recherche dans le temps et dans l`espace. En effet, ce travail se circonscrit dans les limites de la cité de Lubero et porte sur la problématique de la gestion des déchets d`élevage et ménagers biodégradables ; et s`étend sur tout l`espace géographique de cette cité. Notre recherche s`est étendue dans la période allant du mois d`Octobre 2007 au mois Avril 2008.

0.5. TRAVAUX ANTERIEURS

De façon générale, la cité de Lubero reste encore peu connue sur le plan des études environnementales. A notre ample connaissance, peu des travaux ont été réalisés dans ce milieu sur les problèmes de la gestion des ordures ménagères et des déchets d`élevages. Ce travail s`inscrit donc parmi les premiers dans ce domaine en matière de gestion des déchets d`élevage et ménagers dans notre milieu.

0.6. DIFFICULTES RENCONTREES

La réalisation du présent travail a été confrontée à un certain nombre des problèmes dont :

1. La non disponibilité de certaines personnes à pouvoir répondre à notre questionnaire ;

2. Le manque de la documentation nécessaire et des données préexistantes dans notre milieu d`étude ;

3. Des longues distances à parcourir à pieds pour une zone à relief accidenté (plateau, collines, etc.) ;

4. L`indifférence de certains enquêtés qui nous traitaient de policiers sanitaires, ou agents de l`hygiène ;

5. D`autres, par contre nous prenaient pour des humanitaires pouvant distribuer éventuellement de l`aide (vivres, non vivres...) ;

6. Les frais d'abonnement aux bibliothèques d`autres Universités de la région très élevés.

0.7. SUBDIVISION DU TRAVAIL

La charpente du présent travail s`articule autour de quatre chapitres précédés d`une introduction et se termine par une conclusion. Le premier chapitre porte sur le cadre théorique de l`étude. Le deuxième chapitre est axé sur la présentation du milieu de notre recherche. Le troisième chapitre porte sur la présentation des résultats et leur analyse. Le quatrième se rapporte à la discussion des résultats obtenus.

CHAPITRE PREMIER : CADRE THEORIQUE DE L`ETUDE.

Depuis les dernières années, le monde prend à nouveau conscience de l`importance de la question des déchets : les pays développés ne sont plus les seuls à se sentir concernés ; la situation reste alarmante dans certaines villes des pays en voie de développement et surtout en Afrique.

La mauvaise gestion des déchets urbains créent beaucoup de problèmes dans l`environnement notamment la pollution de l`air, de l`eau, du sol, les érosions du sol, la nuisance, les odeurs nauséabondes...entraînant ainsi diverses maladies dont le plus important sont les cancers, les maladies respiratoires chroniques, les allergies, les manifestations inflammatoires et bien d`autres.

I.1.DEFINITION DES CONCEPTS

Il nous semble important qu`avant d`entrer dans le vif de notre sujet de définir quelques mots-clés qui sont à la base de sa compréhension.

Gestion des déchets

Selon GOUHIER ( 2005 et 2000), la gestion des déchets (Rudologie) est la collecte, le transport, le traitement (le traitement de rebut), la réutilisation ou l'élimination des déchets, habituellement ceux produits par l'activité humaine, afin de réduire leurs effets sur la santé humaine, l'environnement, l'esthétique ou l'agrément local ( http://fr.wikipedia.org/wiki/Rudologie).

A. Déchet

Le vocable déchet vient du verbe ½déchoir ½qui traduit la diminution de valeur d`une matière ou d`un objet jusqu`au point où il devient inutilisable en un lieu et en un moment donné. C`est ainsi qu`un « déchet biodégradable» est défini comme étant «tout déchet pouvant subir une décomposition anaérobie ou aérobie, comme les déchets alimentaires et les déchets de jardins, ainsi que le papier et le carton» (PICHAT, 1995).

B. Ménage

Le ménage est défini, comme un ensemble de personnes à l`intérieur d`une maison. Paul ROBERT (1986), le définit comme « une unité de la population des personnes constituants une communauté domestique ».

C. Compostage

Le compostage est un processus par lequel des matériaux biodégradables sont mis ensemble pour être convertis en un amendement humifère stabilisé, grâce au travail d`organismes biologiques vivants sous conditions contrôlées. Ainsi le compostage consiste en un processus de biodégradation aérobie de la matière organique sous l`action d`une très grande diversité de micro-organismes qui préexistent dans les substrats concernés (www. Compostage. Info). Pour Raviv (2000), le compostage est la méthode de traitement préférentielle pour beaucoup de déchets organiques, autant du point de vue écologique qu'économique.

D. Compost

Le compost est le produit final du compostage, c'est de la « matière humique stable, assainie, riche en matière organique et non nauséabonde, qui résulte du compostage de bio déchets...» (C.E. document de travail, 2001). Il est composé pour l`essentiel d`une fraction organique stabilisée et des composés minéraux. L`action de composter est donc de produire de la matière organique de type humique stable (MUSTIN, 1987)

E. Incinération

L`incinération est une technique de destruction par le feu. Il est une action d`incinérer (réduire en cendre) dans un incinérateur (LAROUSSE, 1959).

F. Minéralisation

On parle de la minéralisation si la biodégradation d`un substrat organique est total, c`est à dire formation uniquement des produits inorganiques tels H2O, CO2, CH4, H2 (PELMONT, 1993 ; Atlas, 1988).

G. Biodégradation

Le terme biodégradation généralement retenu dans la littérature scientifique correspond à une action de dégradation d`un composé organique par des agents biologiques (généralement microbiens) (RECORD, 2002).

H. Biodégradabilité

L`appellation biodégradabilité regroupe les qualités nécessaires a une substance pour subir un processus d`altération microbienne (RECORD, 2002).

I. Bioaltération

L`altération microbienne concerne non seulement les substances organiques mais aussi les substances inorganiques et résulte d`attaques enzymatiques (action directe des microorganismes), soit des modifications chimiques de l`environnement tels que le pH, sous produit du métabolisme... qui ont pour conséquence l`altération physique et/ou chimique (action directe) (BAYARD, 1993).

J. Détérioration

La détérioration est une action de détériorer ou son résultat, désigne une réduction de qualité ou de valeur du système (GOURDON et Al, 1996).Ce terme est souvent utilisé pour les matériaux solides telle les plastiques, les pierres, les pièces métalliques etc. (BAYARD, 1993). La biodéterioration se définit alors comme la réduction de qualité, de valeur ou de fonctionnalité du système considéré sous l`action directe ou indirecte et/ou partielle d`agents biologiques. Cette notion implique donc une appréciation du système en terme de «valeur» ou de «qualité» à partir des fonctions attribuées au système (RECORD, 2002).

K. Biotransformation

Le terme biotransformation implique la notion de transformation d`un substrat organique métabolisé qui n`aboutit donc pas forcément à son assimilation totale (PELMONT, 1993).

L. Méthanisation

La méthanisation permet le traitement anaérobie de tous les déchets organiques, y compris les déchets très humides, et produit un biogaz énergétiquement valorisable (production de chaleur ou d'électricité) et un résidu dont les caractéristiques sont proches de celles d'un compost. Cette technique autorise le traitement de déchets riches en eau et très fermentescibles, difficiles à composter (RECORD, 2002).

1.2. GENERALITES SUR LA GESTION ET LE RECYCLAGE DES DECHETS

1.2.1. PROBLEMATIQUE DES DECHETS

Toute activité humaine, matérielle consomme des matières premières et produit à plus au moins à long terme des déchets. Les grandes villes, les sociétés rurales sont confrontées à ce problème s`il n`y a pas un système de collecte systématique. Tout déchet, produit dans un pays ou exporté et importé, doit être géré de façon écologique pour protéger la santé et l`environnement (Encyclopédie  Encarta, 2006).

Aussitôt que les hommes se sont sédentarisés, ils ont vite été confrontés au problème de leurs déchets : matières fécales, urines, restes alimentaires, cadavres, etc. Le plus souvent, ils les ont abandonnés à la nature, parfois brûlés, rarement enfouis ou jetés à l'eau.
Très rapidement, le problème des déchets est vite devenu une préoccupation, particulièrement au regard des problèmes d'hygiène que cela posait, même si à ces époques anciennes ces notions restaient parfois assez floues (www.sante.gouv.fr/htm/dossiers/pollution.htm).

Les déchets peuvent être toxiques de plusieurs manières : soit directement, soit à la suite d'une réaction physique ou chimique avec d'autres substances avec lesquelles ils sont en contact à un moment ou à un autre de leur élimination, traitement ou stockage, soit par leurs métabolites ou les produits de leur dégradation, par exemple, au cours des fermentations (méthane, phosphures), ou de leur combustion (dioxines).

Les déchets peuvent donner lieu soit à des intoxications qui seront le plus souvent, au moins dans nos pays évolués, des maladies professionnelles, soit à des problèmes d'écotoxicologie ( www.environnement.gouv.fr).

Le rythme de développement des villes engendre des besoins tels, dans tous les domaines, que la gestion des déchets à toutes de passer après d`autres priorités comme l`eau, la santé, l`éducation, l`éclairage, le transport...

En effet, les déchets sont jetés dans les rues et les rivières traversant les grandes villes qui deviennent d`immenses cloaques d`immondices (SANE, 1999 ; BOTKIN, 1995).

Notre société est confrontée à un véritable problème de manière beaucoup plus aigu qu`anciennement pour multiples raisons dont : l`expansion démographique entraînant l`augmentation des produits de consommation, la diminution de la durée de vie des biens et des produits, l`accroissement des emballages non naturellement destructibles, l`augmentation des informations imprimés (journaux, concentration des populations et type d`habitats...).Ceci pourrait occasionner les maladies parasitaires y compris les helminthiases entraînant une morbidité et une mortalité dans le monde entier (BLUMBERG., 1968 cité par SHABANTHU., 2006).

La santé et la maladie sont des éléments écologiques qui décrivent les relations entre un organisme et la valeur future de son environnement (BREWER, 1988).

1.2.2. CLASSIFICATION DES DECHETS

1.2.2.1. Déchets biodégradables

Ce sont des déchets compostables ( résidus verts, boues d' épuration des eaux, restes alimentaires...), qui s'assimilent en première approche à la biomasse. Ces déchets sont au moins pour une partie détruits naturellement, plus ou moins rapidement, en général par les bactéries, champignons et autres micro-organismes et/ou par des réactions chimiques (oxydation, minéralisation), laissant des produits de dégradation identiques ou proches de ceux qu'on peut trouver dans la nature, parfois néanmoins contaminés par des résidus de pesticides, de métaux, dioxines, etc., selon leur origine. Ils peuvent être revalorisés par différentes filières ( bioénergie, biocarburants, compostage, amendements, engrais...) (RECORD, 2002).

1.2.2.2. Déchets recyclables

Les déchets recyclables (matériaux de construction, métaux, matières plastiques...) : ces matériaux peuvent être réutilisés tels quels (via des recycleries ou ressourceries) dans d'autres domaines ou recyclés : par exemple, les métaux sont refondus et réintégrés dans de nouvelles pièces, les plastiques sont hachés et servent de rembourrage ou de combustible... (RECORD, 2002).

1.2.2.3. Déchets ultimes

Les déchets ultimes qui « ne sont plus susceptibles d'être traités dans les conditions techniques et économiques du moment». Eux seuls devraient encore pouvoir être mis en décharge, après inertage le cas échéant, pour les plus dangereux (RECORD, 2002)

.

1.2.2.4. Déchets spéciaux et déchets industriels spéciaux

Les déchets spéciaux et déchets industriels spéciaux (DIS), à la différence du déchet banal peuvent entrer dans la catégorie des déchets dangereux, dont font partie les déchets toxiques et les déchets radioactifs qui doivent faire l'objet d'un traitement tout à fait particulier en raison de leur nocivité particulière liée à la radioactivité. Parmi les déchets nucléaires, on distingue les déchets radioactifs ultimes qui « ne sont plus susceptibles d'être traités dans les conditions techniques et économiques du moment ». Les déchets radioactifs en raison de leur nocivité particulière liée à la radioactivité. On les classe aussi selon leur durée de vie (d'activité) (RECORD, 2002).

1.2.2.5. Déchets municipaux

Les déchets municipaux regroupent les ordures ménagères définies comme étant le résidus de la vie domestique auxquels s`ajoutent divers types de déchets selon les modes de collecte : déchets de la voie publique, déchets encombrant de ménages, déchets verts, déchets de bureaux, déchets de certaines petites et moyennes entreprises et petites et moyennes industries (RECORD, 2002).

1.2.2.6. Déchets dangereux

Les déchets dangereux englobent les produits chimiques toxiques et les substances inflammables, radioactifs ou biologiques. Ces déchets peuvent se présenter sous la forme de boue, de liquide, de gaz ou de liquide. Les substances radioactives sont dangereuses car une exposition prolongée, leur rayonnement ionisant provoque souvent des lésions chez les organismes vivants et ces substances restent actives très longtemps. La gestion des déchets radioactifs dangereux est soumise à une réglementation ( www.ineris.fr).

1.2.3. EFFETS DES DECHETS

L`abondance et l`épandage incontrôlé des déchets dans la nature pose des effets néfastes dont les plus importants sont :

1.2.3.1. Aspect sanitaire

La présence des germes pathogènes susceptibles d`être propagés par les vecteurs (mouches, moustiques, oiseaux, porcs...) peuvent contaminer l`eau, l`air et le sol.

Les déchets entreposés doivent être compactés et recouverts pour éviter d'attirer les souris et les rats et éviter l'éparpillement (http://fr.wikipedia.org/wiki/gestion_des_d%C3%A9chets#).

Les déchets peuvent aussi présenter une ou plusieurs propriétés suivantes : explosif, comburant, inflammable, irritant, nocif, toxique, cancérogène, corrosif, infectieux, toxique pour la reproduction, mutagène, écotoxique. Selon le PNUE (1999) la pollution de l`air, les ordures ménagères, les déchets dangereux, le bruit et la contamination de l`eau font des zones urbains des «point chaud» environnementaux. Les risques sanitaires inévitables touchent alors surtout les enfants qui sont le plus vulnérables. On estime désormais que 50% environ des maladies respiratoires chroniques sont dues à la pollution de l`air.

1.2.3.2. Atteinte à la faune et la flore

Les influents riches en azote et les eaux de ruissellement transportant des engrais tendent à stimuler la croissance des algues dans les eaux côtières, ce qui peut entraîner une déperdition d`oxygène entraînant la mort des poissons en eau profonde et réduisant la diversité biologique marine par la compétition (PNUE, 1999).

Dans les pays industrialisés la faune ichthyologique est surtout menacée par la pollution industrielle : les engrais azotés et phosphatés avec les phénomènes d`eutrophisation qu`ils provoquent, les déchets ménagers, les influents industriels et nombreux toxiques rejetés quotidiennement dans les milieux aquatiques rendent ces derniers inhabitables par les poissons (KHASIRIKANI, 2008).

1.2.4. GESTION ET RECYCLAGE DES DECHETS

La gestion des déchets concerne tous les types de déchets, qu'ils soient solides, liquides ou gazeux, chacun possédant sa filière spécifique. Les manières de gérer les déchets diffèrent selon qu'on se trouve dans un pays développé ou en voie de développement, dans une ville ou dans une zone rurale, que l'on ait à faire à un particulier, un industriel ou un commerçant. L'accent a été mis, ces dernières décennies, sur la réduction de l'effet des déchets sur la nature et l'environnement et sur leur valorisation ( www.environnement.gouv.fr).

Le recyclage des déchets solides est une pratique ancienne. Les instruments en métal étaient fondus et retravaillés dès le néolithique. Aujourd'hui, les matériaux recyclables sont récupérés à partir des déchets municipaux grâce à plusieurs techniques telles que le déchiquetage, la séparation magnétique des métaux, le classement par soufflage, qui sépare les morceaux légers des morceaux lourds, le filtrage et le lavage. Une autre méthode de récupération est le procédé de réduction en pulpe : les déchets sont mélangés avec de l'eau et concassés en une boue dans le dépulpeur qui ressemble à une grande poubelle de cuisine (Encyclopédie Encarta 2006).

En effet, le recyclage est un procédé par lequel les matériaux qui composent un produit en fin de vie (généralement des déchets industriels ou ménagers) sont réutilisés en tout ou en partie. Pour la plupart des gens dans les pays développés, le recyclage regroupe la récupération et la réutilisation des divers déchets ménagers. Ceux-ci sont collectés et triés en différentes catégories pour que les matières premières qui les composent soient réutilisées (recyclées).

Ainsi on doit procéder à:

- La collecte et le transport,

- Tri et

- Le traitement ( www.environnement.gouv.fr).

1.2.4.1. La collecte et transport des déchets

La collecte des déchets ménagers est un service public respectivement récent, remontant du 19è siècle dans les pays industrialisés. Elle doit se faire fréquemment une ou deux fois par semaines. Elle se fait normalement dans chaque habitation au niveau de ville. Cette collecte concerne aussi l`évacuation des déchets sauvages dans les rues de centres urbains. Elle peut être ouverte ou fermée (KAMBALE, 2003 cité par SHABANTHU, 2006).

La collecte des déchets verts produits par les ménages peut être effectuée soit :

Ø Par apport volontaire en déchetterie. Dans cette hypothèse, un broyage préalable est à effectuer avant transport sur la plate-forme de compostage. En effet, le transport des déchets verts bruts constitue une pratique à éviter, compte tenu des difficultés rencontrées pour une réalisation efficace, notamment pour les branchages (densité faible). Le broyage sur chantier ou sur site de dépôt doit donc être privilégié.

Ø Par collecte séparative en porte à porte avec les collecteurs, par substitution, par addition ou par collecte en bennes bi compartimentées (www.environnement.gouv.fr).

La mise en oeuvre d'une filière de traitement basée sur le compostage de la fraction fermentescible et la réalisation des objectifs relatifs à la valorisation de la matière des déchets recyclables impose la généralisation des collectes séparatives (RECORD, 2002).

Le choix entre le développement des collectes en porte-à-porte ou la multiplication des points d'apport volontaire constitue l'alternative fondamentale.

Cette collecte assure une efficacité plus grande, en terme quantitatif, du tri sélectif à la source.

Le transport des déchets s`effectue de diverses manières : par camion benne de capacité différente ou variable équipés des dispositifs de tassement (stockage) ( www.wikipedia.org)

.

1.2.4.2. Le tri des déchets

Le tri des déchets ou tri sélectif est une méthode de tri qui permet de séparer les déchets en fonction de leur composition. Il est effectué par les particuliers et les industriels, puis affiné dans des centres de tri spécialisés. Le tri conditionne la valorisation des déchets : il permet notamment de séparer les déchets recyclables des autres déchets ( www.environnement.gouv.fr).

1.2.4.3. Le traitement des déchets

Le traitement biologique et mécanique (TBM) est une technique qui combine un tri mécanique et un traitement biologique de la partie organique des déchets municipaux. Le TBM est aussi parfois appelé TMB (Traitement Mécanique et Biologique) cela dépend de l'ordre dans lequel s'effectuent les opérations ( www.amorce.asso.fr/rubrique.php3?id_rubrique=3).
La partie « mécanique » est souvent une étape de tri du vrac. Cela permet de retirer les éléments recyclables du flux de déchets (tels les métaux, plastiques et verre) ou de les traiter de manière à produire un carburant à haute valeur calorifique nommée combustible dérivé des déchets qui peuvent être utilisé dans les fours des cimenteries ou les centrales électriques. La partie « biologique » réfère quant à elle à une fermentation anaérobique ou au compostage. La fermentation anaérobique détruit les éléments biodégradables des déchets pour produire du biogaz et du terreau. Le biogaz peut être utilisé pour créer de l'énergie renouvelable. La partie « biologique » peut aussi faire référence à une étape de compostage. Dans ce cas les composants organiques sont traités par des micro-organismes à l'air libre. Ils détruisent les déchets en les transformant en dioxyde de carbone et en compost. Il n'y a aucune énergie produite par le compostage.

En effet, on utilise trois techniques pour l`élimination des déchets : l`enfouissement, l`incinération et le traitement biologique des déchets biodégradables ( http://www.actuenvironnement.com/ae/news/deee_amorce_eco_organisme_medad_dechet_4627.php4).

1° l`enfouissement

L`enfouissement se pratique en tranchées. Les décharges contrôlées ne sont utilisées que lorsque l`on dispose d`espace suffisant et de moyens mécanisés ( www.novethic.fr/novethic/site/article/index.jsp?id=96992)


a) La décharge brute

La décharge est le moyen d'évacuation le plus satisfaisant et le plus économique, mais uniquement si le terrain approprié n'est pas trop éloigné du lieu de production des déchets; généralement, le ramassage et le transport représentent septante cinq pour cent du coût total de la gestion des déchets solides (Encyclopédie Encarta, 2006).

Certains s'opposent aux décharges quelque soient les conditions ou le lieu, en expliquant qu'au final le stockage en décharge laissera une planète véritablement polluée avec plus aucune fissure ou espace sauvage. Certains futurologues ont déclaré que les décharges seront les « mines du futur » : comme certaines ressources s'appauvrissent, on pourra justifier qu'il est nécessaire de les extraire des décharges où elles avaient été enfouies considérée alors comme non valorisable (www. Ademe.fr/entreprises/dechets/ activites/ docs/ guideplates formes.)

b) La décharge contrôlée

Les déchets bruts sont versés en couche de deux mètres carrés environ. Ils sont compactés et nivelés au moyen d`un engin dont les roues sont équipées de lame. Le risque du milieu environnemental est lié aux paramètres géographiques : le risque de pollution de l`air, de l`eau, du sol et la modification naturelle suite aux dépôts (KAMBALE., 2003 cité par SHABANTU, 2006).

2° L`incinération

L'incinération est le processus de destruction d'un matériau en le brûlant. Elle est connue pour être une méthode pratique pour se débarrasser des déchets contaminés, comme les déchets médicaux biologiques (LAROUSSE, 1959).

Elle est une technique éprouvée et répandue, en Europe comme dans les pays en voie de développement, même si elle est soumise à controverse pour plusieurs raisons. Les controverses concernent généralement les problèmes environnementaux et sanitaires liés aux incinérateurs qui ont fonctionné dans le passé, avant l'application des normes actuelles (www. ecologie. gouv.fr/ IMG/ doc/liste_Texte_Dechets.doc).

3° Le traitement biologique (compostage et méthanisation)

Cette partie de l`étude est consacrée à une présentation des domaines de gestion et de traitement des déchets où la biodégradation a une incidence, qu`elle soit recherchée comme dans le cas du compostage ou de la méthanisation.

a. Biomasse et déchets organiques

Les micro-organismes sont le dernier maillon de la chaîne de décomposeurs. A ce sens, leur rôle dans les écosystèmes et les cycles de la matière fondamental. On appelle biomasse l`ensemble des végétaux et des animaux, ainsi que les déchets organiques qui leurs sont associés. Depuis très longtemps l`homme utilise la biomasse pour se nourrir, se loger, se meubler, se vêtir, se chauffer et cuisiner, et comme source de composés chimiques.

La notion de la biodégradation et de la biodégradabilité implique que le matériau ou le déchet solide soit transformable sous l`action des micro-organismes dans des conditions environnementales données, c`est à dire que la matière qui le constitue puisse être utilisé par les micro-organismes pour leurs permettrent de vivre. Le terme biodégradation est généralement réservé aux composés organiques. Par conséquent, seules les déchets contenant de la matière organique sont potentiellement biodégradables. Pour les minéraux susceptibles de subir des agressions microbiennes on parlera plutôt de biodéterioration.

b. Compostage (traitement biologique aérobie)

Le compostage est une technique permettant le retour de la matière organique dans le sol lorsqu`on l`utilise comme amendement organique des sols agricoles ou urbains. Les éléments dégradés, simplifiés, peuvent alors entrer à nouveau dans le cycle de la matière et notamment être réutilisés par les plantes. Il s`agit alors de la réintégration de la matière organique dans les cycles biogéochimiques de notre environnement (RECORD, 2002 et www. Compostage. Info). Comme le montre le schéma suivant, le processus de compostage se décompose en deux grandes étapes une fermentation chaude et une phase de maturation du compost.

Hormis les procèdes de traitements mécanique et/ou physico-chimiques divers qui peuvent précéder et suivre le compostage, le processus de biotransformation de la matière organique au cours du compostage peut se décrire de la façon suivante.

- La première étape biologique dite de fermentation de la chaude permet de réduire la masse du déchet à traiter.

- La seconde étape est la phase de maturation (phase dite froide) (RECORD, 2002).

c. Méthanisation (traitement biologique anaérobie)

La méthanisation est un procédé biologique de la digestion anaérobie. La digestion anaérobie est la transformation de la matière organique en méthane (CH4), eau (H2O) et gaz carbonique (CO2) par un écosystème complexe fonctionnant en absence d`oxygène. Du point de vue industrielle, la méthanisation doit donc s`effectuer en système noyé (fosses, cuves fermés...). Pour favoriser l`anaérobiose ainsi que la syntrophie obligatoire entre les différentes populations microbiennes. La méthanisation s`applique donc préférentiellement à des déchets très humides alors il faut procédé à un ajout d`eau ou d`effluents liquides.

Enfin la méthanisation est un processus de digestion anaérobie pouvant répondre à un double objectif de valorisation énergétique par récupération de méthane et de stabilisation des déchets organiques. Le biogaz est utilisé comme combustible et digestat, produit solide de la digestion anaérobie, est utilisable comme amendement sur les terres agricoles.

d. L`épandage

C`est une opération qui consiste à répandre du fumier, des engrais ou des amendements sur les champs en améliorant les sols ou pour la nutrition des cultures et des plantations (Encyclopédie Encarta, 2006). Les travaux de H.P. RUSCH, (1996) ont confirmé qu`une matière organique ne favorise la croissance des plantes que lorsqu`elle a subi une fermentation aérobie pendant une durée suffisante. Cette durée peut varier de quelques mois à plus de deux ans selon la nature des matières organiques et la forme sous laquelle elles sont apportées (ANONYME, 1972).

La gestion de la fertilité n`est possible qu`avec une étroite association agriculture élevage renforcée par l`utilisation des engrais verts pour une agriculture durable qui permet la conservation des terres cultivées. L'érosion des sols s'accélère sur tous les continents et elle concerne entre un cinquième et un tiers des terres cultivées. Elle représente une menace considérable pour l'approvisionnement en nourriture. (Encyclopédie Encarta, 2006 ; HENIN S et al, 1969)

CHAPITRE DEUXIEME: PRESENTATION DU MILIEU D`ETUDE

Pour mieux assimiler une aire bien déterminée, il s'avère nécessaire de la circonscrire dans le temps ou dans l'espace. Voilant ce qui justifie pertinemment la raison d'être de cette description du milieu rural de la cité de Lubero qui constitue notre champ de recherche.

2.1. SITUATION GEOGRAPHIQUE

La cité de Lubero est une de grandes agglomérations du territoire de Lubero. Elle se situe dans le prolongement de la chaîne du mont MITUMBA, au Nord-Est de la province du Nord-Kivu, à environ 350Km de la ville de Goma et à environ 47Km de la ville de Butembo en République Démocratique du Congo (RDC). Elle s'étend de l'Est à l'Ouest sur environ 4Km et du Nord au Sud sur 10Km dans une cuvette encerclée par une ceinture des montagnes quasiment fermée. De manière générale, le territoire de Lubero se trouve à 0° 40' de latitude Nord et 0° 50' de latitude Sud, mais aussi à 28 et 29°30' de longitude Est (SEKERAVITI, 1996 cité par VAHAMWITI, 2002).

2.2. RELIEF ET HYDROGRAPHIE

Le relief est du type montagneux, caractérisé par la prédominance des plateaux, montagnes et des collines dont le bas se réduisent en vallées (cuvettes), ruisseaux et rivières. Il décroît au fur et mesure qu'on se dirige vers l'Ouest. L'altitude varie entre 1200 et 2500 m (SEKERAVITI, 1996). Une ceinture de montagnes, une cuvette marecagieuse, une seule ouverture des eaux,... sont de témoignages qui poussent à croire que ce milieu abriterait un lac intérieur dans le temps.

De nombreux cours d'eaux traversent le milieu mais le plus important sont : les rivières KAKWAGHO, KIBENGE, MAKUKU, MUNOVO, VUKANO, ... dont les potentialités pourront être plus tard exploitées pour la production d'énergie hydroélectrique. Les montagnes autour de la cité de Lubero hébergent des vallées baignées par des rivières et ruisseaux appartenant au bassin du fleuve Congo. C'est une contrée riche en eau. Ce qui a permis la réussite du projet d'adduction d'eau potable réalisé dans le cadre de la coopération Zaïre Canada en 1987.

2.2. SOL, CLIMAT ET VEGETATION

Le sol est argilo-sabloneux avec prédominance d'argile. Sa capacité de rétention d'eau le prédispose aux cultures maraîchères. La brousse récupère certaines étendues couvertes jadis par la forêt détruite par l'homme à la recherche des terres cultivables avec l'agriculture sur brûlis et sur un sol apparemment productif situé aux versants des montagnes. Ces flancs sont érodés et restent moins productifs. Toutefois, ils sont favorables à l'agroforesterie et au reboisement pour pallier aux problèmes de l'érosion, de l'énergie, ... Les flancs et les sommets des montagnes, collines et plateaux sont constitués des roches et des graviers (carrières des pierres) pour la construction des maisons d'habitations. Par contre la cuvette est marecagieuse en certains endroits, une végétale et le limon moins fertiles provenant des montagnes, d'une part. Cette pauvreté du sol explique la faible productivité en produits vivriers dans le milieu. D'autre part, la cuvette regorge à d'autres endroits de l'argile servant de matière première dans la construction et l'industrie artisanale (tuilerie, poterie).

La configuration géographique de la cité de Lubero, c'est-à-dire l'altitude et l'orientation de principaux ensembles topographiques jouent un rôle prépondérant et fait de lui un climat équatorial de montagne qui lui confère un caractère tempéré. Les précipitations sont abondantes, les pluies sont reparties sur toute l'année de façon que les périodes sèches sont difficilement remarquables. Toutefois la pluviométrie mensuelle varie respectivement entre 1200 à 1400 mm d'eau par an. La température varie entre 18 et 24°C. De toutes les façons en dépit des perturbations observées ces dernières années dues à la déforestation, le climat est favorable à la santé humaine.

2.3. DEMOGRAPHIE

Le milieu de Lubero et ses environs est habité par une population d'environ 44000 habitants (2007) ; une population essentiellement de la tribu nande, communément appelé «Yira». La famille régnante est issue du clan des BASWAGHA, tandis que le reste de la population locale est composée des autres clans comme les Bamate et Batangi.

2.4. ACTIVITES ECONOMIQUES

2.4.1. L'agriculture

Naturellement, Lubero est un milieu à vocation agricole : sol abondant, pas très fertile mais poreux et perméable suite au labour régulier ; un drainage pour éliminer l'excès d'eau qui parfois asphyxie les plantes dans le bas fond (vallée).

De type traditionnel et extensif, l'agriculture est la principale activité économique de la population de Lubero. Les cultures de rente étant quasi-absentes, seules les cultures vivrières et maraîchères sont pratiquées avec des méthodes et techniques culturales traditionnelles. L'agriculture pratiquée par la population est surtout du type de subsistance. La culture de quinquina semble actuellement prendre l'ampleur économique dans le milieu. Cette culture a confisqué la place de la culture de café dans le milieu suite au prix bas sur le marché et aux maladies phytopathologiques auxquelles le quinquina résiste grâce à l'humus.

2.4.2. L'élevage

L'élevage est la seconde activité dominante après l`agriculture mais aussi une source de revenu de la population de cette région. La plupart de ménage pratique au moins l`élevage de petit bétail et de la basse cour, notamment les poules, lapins, canards, cobayes, chèvres, porcs et moutons. Le cheptel bovin prend de plus à plus une connotation semi-intensive sur des pâtures améliorées de Trèfle, de Brachiaria sp, de Pennicetum clandestinum avec des soins vétérinaires plus ou moins réguliers. La menace que cause la prolifération des fermes se fait sentir avec comme conséquence la réduction des arables.

2.4.3. Petit commerce et industrie

Cette activité n`est pas fréquente dans le milieu à cause de multiples taxes exorbitantes exigées par les services étatiques, ce qui a fait d`ailleurs que certains commerçants ambulants puissent allé continué l`activité à Butembo. Sur le plan industriel, la cité de Lubero a  la minoterie du Nord-Kivu (MINOKI) à Kihemba qui pour des raisons financières et les conditions conjoncturelles que traverse le pays, l`usine a suspendu ses activités. Actuellement, les établissements DEO PALOS a pris la relève et s`occupe de la mouture des céréales (blé et mais) pendant que les établissements TOUT EN EST lui a choisi la confusserie. La Pharmakina, une entreprise agro-industrielle, cultive et achète le quinquina. Nombre des familles s`occupent de la brasserie et de la vente des boissons locales et les denrées alimentaires.

2.4.4. L`artisanat

L'artisanat occupe une place non négligeable parmi les activités économiques. De petites et moyennes entreprises émergent de part et d'autre. On peut cité à titre d'exemple la menuiserie, la maçonnerie, la cordonnerie, la tannerie, la maroquinerie, la forge, la fromagerie, les maisons de couture, ...

2.5. LES ACTIVITES SOCIO-CULTURELLES

2.5.1. Environnement scolaire

Plusieurs écoles primaires et secondaires sont implantées dans le milieu notamment les écoles primaires : E.P Cangamuka, E.P Kabenge, E.P Kasalala, E.P Lubero, E.P Migheri, E.P Mulo, E.P Ufahamu, E.P Vulingongo ; les écoles secondaires : Institut Biondi, institut Ivatsiro, institut Kabenge, institut Kasalala, institut Mulo/ Lwanga, institut Tuadibishe, institut Ufahamu.

Enfin deux institutions d`enseignements supérieures et universitaires se sont récemment installées dans la cité de Lubero, nous citons entre autre l`Institut Supérieurs Sainte-Croix Mulo (ISSCM) et l`Université Ouverte (CIDEP/ Lubero).

2.5.2. Environnement sanitaire

La cité de Lubero héberge le Bureau Central de la Zone de Santé de Lubero (BCZS). Toutes les activités sanitaires sont supervisées par le Médecin chef de Zone. Les institutions sanitaires fonctionnelles dans ce milieu sont : l'hôpital général de référence, le centre de santé de Mulo, le centre de santé Kasalala, un centre nutritionnel aujourd'hui appuyé par l'ONG Solidarités et le centre de santé Lubero. Les tradi-praticiens oeuvrent aussi aux cotés du médecin.

2.5.3. Environnement ecclésiastique

On dénombre plusieurs religions dans le milieu, mais nous nous intéresserons à celles qui interviennent activement dans les activités sociales telles que les oeuvres scolaires et sanitaires. Il s'agira de la religion catholique, la religion protestante (CBCA et CEPAC) la religion adventiste et la religion Kimbanguiste.

CHAPITRE TROISIEME : PRESENTTION ET INTERPRETTION DES RESULTATS

3.1. LA METHODOLOGIE D'ENQUETE

La méthode d'analyse

Le processus méthodologique que nous avons choisi dans l'élaboration de ce travail est la recherche-action. Cette méthode n'est pas un simple avatar méthodologique de sociologie classique, elle exprime au contraire une véritable transformation de la manière de concevoir et de faire de la recherche en développement de l'environnement. Il s'agit là d'une recherche à l'intérieur de la quelle il y a une action délibérée de la transformation de la réalité, mais aussi et surtout de produire des connaissances pour réaliser ces transformations.

La recherche-action peut être définie avec Benoît GAUTHIER comme « une modalité de recherche, qui rend l'acteur chercheur, et qui oriente la recherche vers l'action et qui ramène l'action vers les considérations de recherche ». Par contre, Louis LEWIN définit la recherche action « en se referant à trois composantes, à savoir la recherche, la formation et l'action ». La recherche-action débouche sur une nouvelle inscription du chercheur dans la société, par la reconnaissance d'une compétence à la recherche de praticien du social. Dans cette optique, elle accepte de s'enquérir de la place de l'homme dans la nature et de l'action organisée pour lui donner du sens. Elle se définit alors dans son rapport avec la complexité de la vie humaine prise dans sa totalité dynamique et ne se défend devant la relation d'inconnu que lui découvre la finitude de toute existence.

La recherche-action intègre dans sa logique les spécificités théoriques des sciences anthropo-sociales et les différents systèmes de sensibilités et d'intelligibilité proposés par les cultures du monde. A ce sens, le chercheur ne peut plus se définir simplement comme un sociologue ou un psychosociologue. Dans sa pratique, il est parfois sociologue, psychosociologue, philosophe, historien, économiste, inventeur ou militant. Il découvre les régions de la connaissance d'une pensée galiléenne acceptée dans sa plénitude signifiante. Le chercheur joue un rôle professionnel dans une dialectique qui articule sans cesse l'implication et la distanciation, l'affectivité et la rationalité, le symbolisme et l'imaginaire, la médiation et le défi, la science et l'art, formateur et formé. Le chercheur n'est ni agent d'une institution, ni un acteur d'une organisation, ni moins un individu sans appartenance sociale, par contre il accepte ces différents rôles à certains moments de son action et de sa réflexion. Il est à la fois autonome et un acteur de sa pratique et de son discours.

Cette méthode de recherche-action nous a permis d'envisager de manière claire sans rien laisser au hasard, la problématique de la gestion des déchets d`élevage et ménagers biodégradables dans la cité de Lubero et de ses environs.

3.2. LES INSTRUMENTS DES COLLECTES DES DONNEES

Les instruments d'enquête renvoient aux conditions pratiques de collecte d'informations. Nous avons opté dans l'élaboration de ce travail à trois techniques de recherche à savoir : la recherche documentaire, l'entretien et le questionnaire.

3.2 .1. La recherche documentaire

La recherche documentaire consiste à fouiller dans les ouvrages et dans différentes publications comme les revues ou les journaux qui permettent de cerner et d'apprivoiser l'objet d'une étude. Ce type de recherche est réalisable dans les bibliothèques et dans les centres d'études et de recherches. Nous avons choisi cette technique, parce qu'elle cadre parfaitement avec l'objet de notre étude. Il s'agit simplement pour nous d`estimer le degré de perception de la population de Lubero et ses environs sur le recyclage des déchets biodégradables.

La recherche documentaire s'est déroulée dans les bibliothèques de l'UCNDK, de l'UCG et du CAUB.

3.2.2. L'entretien

Les différents entretiens ont concerné les responsables des ménages, Il s'est généralement agit d'entretiens individuels semi directifs durant en moyenne une heure. Le choix de l'entretien semi directif s'explique par le fait que c'est un mode d'entretien qui n'est ni entièrement ouvert, ni canalisé par un grand nombre de questions précises. Il a permis de laisser venir l'enquêté afin que celui-ci puisse parler ouvertement, dans les mots qu'il souhaite et dans l'ordre qui lui convient. Nous nous efforcions simplement de recentrer l'entretien sur les objectifs de la recherche chaque fois que notre interviewé s'en écartait, afin de lui poser des questions auxquelles il ne parvenait pas à répondre au moment le plus approprié, et de manière aussi naturelle que possible. Il a été parfois nécessaire de retourner voir les personnes interviewées pour un complément d'informations.

3.2.3. Le Questionnaire

Pour mieux enrichir notre recherche, nous avons aussi procédé à l'élaboration d'un questionnaire, qui, a été adressée aux responsables des ménages.

Cette partie du travail va consister maintenant à analyser ces questions et en déduire des résultats.

Pour la récolte des données, nous avons utilisé un questionnaire qui a incorporé des questions de type ouvert et fermé. Ces questions ont été adressées aux responsables des ménages.

3.3. POPULATION

L`exigence scientifique nous oblige de circonscrire d`abord la population sur laquelle portera notre recherche. Celle-ci étant considérée comme l`ensemble d`éléments (habitants, individus) d`unités sur lesquelles portent les observations ou donnant la possibilité de passer à un classement statistique (MAURIN et al, 1991).

Notre population est constituée des tous les habitants de la cité de Lubero et ses environs. Des femmes et des hommes responsables des ménages âgés de 15 à 74 ans ayant un niveau d'étude très minimal.

3.4. ECHANTILLON

L`échantillon est un sous-ensemble d`individus de la population cible. C`est donc un groupe d`individus ou d`objets qui sont supposés représenter l`ensemble de tous les individus ayant les caractéristiques communes concernés par notre étude. C`est à partir de ce groupe d`individus qu`on peut tirer des conclusions qui sont valables pour l`ensemble de la population mère (KISANGANI et KABAYA, 2005). Dans notre recherche nous nous sommes servi de l`échantillonnage stratifié. Elle consiste essentiellement à diviser la population cible en sous ensemble appelés strates et à tirer aléatoirement un sous ensemble dans chacune des strates.

L'échantillon a été de 379 personnes parmi lesquelles on a enquêté 160 hommes soit

42,22% et 219 femmes soit 57,78%.

L'étude faite a été prospective et participative où nous avons interrogé porte à porte dans la quasi totalité de la cité de Lubero et ses environs. Aléatoirement nous avons interrogé les passants résidant dans cette cité. Pour que l'échantillon soit représentatif, nous avons utilisé la formule de calcul de la taille de l'échantillon:

n

=

(1,96)2 x N

(1,96)2 + I2 x (N - 1)

X 100

n = taille de l'échantillon à interrogé

N = taille de la population

I = largeur de la fourchette exprimant la marge d'erreur par exemple 4%, 6%, 8%, 10%, 12%

f

n

x 100

Ainsi donc n = 379.

Nous avons aussi utilisé la formule des pourcentages : % =

% = pourcentage

f = fréquence

n = effectif total de l'échantillon

(MUSUBAO, 2007)

3.5. COLLECTE DES DONNEES

Nous nous sommes servi d'un questionnaire d'enquête qui était soumis aux enquêtés. Comme la plupart de ceux-ci avaient difficile à lire, l'interview nous a été utile pour leur expliquer le contenu.

3.6. DEPOUILLEMENT ET TRAITEMENT DES DONNEES

Au terme de nos récoltes des données sur le terrain, nous nous sommes servi d'un tableau qui nous a aidé dans le dépouillement tout en pointant à partir de questionnaire d'enquête, opération qui nous a beaucoup aidé pour avoir la fréquence des réponses accordées par notre cible (population d'enquête). Particulièrement, pour le traitement de nos données, nous avons utilisé la technique statistique basée sur les rapports statistiques simples enfin de juger et de donner les conclusions de nos investigations.

Les différents résultats de nos enquêtes sont repartis du tableau 1 à 11.

Tableau N°1 : Répartition de l'échantillon par tranche d'âge, par sexe et par axe

AXES


AGE

LUBERO

MULO

ENVIRONS

TOTAL

TOTAL

Masculin

Féminin

Masculin

Féminin

Masculin

Féminin

Masculin

Féminin

Eff

%

Eff

%

Eff

%

Eff

%

Eff

%

Eff

%

Eff

%

Eff

%

Eff

%

15- 24

12

3,166

14

3,694

8

2,111

12

3,166

17

4,521

11

2,902

37

9,763

37

9,763

74

19,53

25- 34

16

4,222

18

4,749

9

2,375

14

3,694

12

3,166

12

3,166

37

9,763

44

11,61

81

21,37

35- 44

6

1,583

17

4,485

4

1,055

10

2,639

10

2,639

12

3,166

20

5,277

39

10,29

59

15,57

45- 54

2

0,528

13

3,43

2

0,528

8

2,111

10

2,639

11

2,902

14

3,694

32

8,443

46

12,14

55- 64

8

2,111

19

5,013

10

2,639

17

4,485

15

3,958

13

3,43

33

8,707

49

12,93

82

21,64

65- 74

10

2,639

12

3,166

6

1,583

4

1,055

3

0,792

2

0,528

19

5,013

18

4,749

37

9,763

TOTAL

54

14,25

93

24,54

39

10,29

65

17,15

67

17,68

61

16,09

160

42,22

219

57,78

379

100

Source : Notre enquête

Il ressort du tableau N°1 que les femmes représentent 57,78% de la population étudiée et les hommes 42,22%. En se référant maintenant à la répartition de la population étudiée par tranche d'âge et par sexe ; on remarque que pour toutes les tranches d`âge, plus des femmes ont répondu à notre questionnaire que d'hommes.

En rapport avec la répartition de la population étudiée par tranche d'âge et sexe; on remarque que les hommes et femmes d'âge compris entre 15- 24 ans, soit 19,53% de l'échantillon pris, ont répondu à notre enquête. Les hommes et les femmes qui ont l'âge compris entre 25- 34 ans, soit 21,37% ont répondu à nos questions. Pour la tranche d'âge de 35- 44 ans, 15,57% de l'échantillon pris, ont répondu à notre enquête, les individus qui ont l'âge compris entre 45- 54 ans ; soit 12,14% font partie de notre échantillon, les femmes et les hommes dont l'âge varie entre 55- 64 ans, soit 21,64% ont répondu aussi à nos questions et enfin les personnes dont l`âge est compris entre 65- 74 ans, soit 9,763 ont répondu à notre questionnaire.

Tableau N° 2 : Répartition de l'échantillon selon les axes et la situation matrimoniale

Axes
Situation matrimoniale

LUBERO

MULO

ENVIRONS

TOTAL

Eff.

%

Eff.

%

Eff.

%

Eff.

%

Marié

92

24,27

80

21,11

60

15,83

232

61,21

Veuf (ve)

10

2,639

6

1,583

30

7,916

46

12,14

Célibataire

40

10,55

12

3,166

30

7,916

82

21,64

Divorcé (e)

5

1,319

6

1,583

8

2,111

19

5,013

TOTAL

147

38,79

104

27,44

128

33,77

379

100

Source : Notre enquête.

Parmi nos enquêtés, 61,21% des enquêtés sont mariés, 12,14% des enquêtés sont des veufs, 26,67% des enquêtés affirment être des célibataires, et 5,013% avoir divorcé.

En rapport avec la répartition de l'échantillon par la situation matrimoniale et par la provenance, nous constatons ce qui suit : les hommes et les femmes mariés de la cité de Lubero représentent 24,27% de notre échantillon, ceux de Mulo 21,11% et enfin ceux des environs 15,83%. Les environs de Lubero ont compté plus de veufs ; soit 7,916% que la cité de Lubero ; soit 2,639% et le village de Mulo ; soit 1,583%.

Quant à la répartition de l`échantillon suivant leur origine on remarque que dans tous les axes plus des femmes ont répondu à notre préoccupation que les hommes. Les hommes et les femmes provenant de l`axe Lubero représentent 38,79% de la population étudiée et ceux provenant de l`axe Mulo représentent 27,44% de notre échantillon et enfin ceux des environs de Lubero 33,77%.

Tableau N°3 : Répartition de l'échantillon selon les axes et le niveau d`étude

Axes
Niveau d'études

LUBERO

MULO

ENVIRONS

TOTAL

Eff.

%

Eff.

%

Eff.

%

Eff.

%

Jamais à l'école primaire

59

15,57

62

16,36

89

23,48

210

55,41

Terminé l'école primaire

73

19,26

21

5,541

20

5,277

114

30,08

N'a pas terminé le secondaire

02

0,528

8

2,111

06

1,583

16

4,222

Terminé le secondaire

09

2,375

12

3,166

08

2,111

29

7,652

Gradué

03

0,792

01

0,264

03

0,792

7

1,847

Licencié

01

0,264

00

0,000

02

0,528

3

0,792

TOTAL

147

38,52

104

27,44

128

33,25

379

100

Source : Notre enquête

Parmi nos enquêtés, 55,41% des enquêtés n'ont jamais été à l'école, 30,08% % des enquêtés affirment avoir terminé l'école primaire, et 4,222% n'avoir pas terminé l'école secondaire. Ont terminé l'école secondaire 7,652%, le gradué représente 1,847% de l'échantillon et le licencié 0,792%. Par rapport à la répartition de l`échantillon suivant leur provenance et origine on remarque que 15,57% n`ont jamais été à l`école primaire à Lubero, 16,36% à Mulo et 23,48% aux environs de la cité de Lubero. Ceux qui ont terminé l`école primaire 19,26% à Lubero, 5,541% à Mulo et 23,48% aux environs. Quant à nos enquêtés qui n`ont pas terminé le secondaire ils représentent 0,528% à Lubero, 2,111% à Mulo et 1,583% aux environs. Par contre ce qui ont terminé le secondaire s`élevé à 2,375% à Lubero, à Mulo 3.166% confirme avoir terminé le secondaire enfin les environs sont représenté par 2,111%. Parmi nos enquêtés, 0,792% sont de gradué à Lubero, à Mulo ils sont évalués à 0,264% et aux environs nous avons 0,792%. Les licenciés sont représentés à Lubero à 0,264% et aux environs par 0,528% de notre échantillon.

Tableau N°4 : Répartition de l'échantillon selon les axes et les activités

Axes
Activités

LUBERO

MULO

ENVIRONS

TOTAL

Eff.

%

Eff.

%

Eff.

%

Eff.

%

Agriculture

131

34,56

85

22,427

100

26,385

316

83,38

Commerce

2

0,528

1

0,264

6

1,583

9

2,375

Agents de l'Etat

7

1,847

1

0,264

0

0

8

2,111

Agent d'une société

5

1,319

10

2,639

5

1,319

20

5,277

Journalier

2

0,528

7

1,847

17

4,486

26

6,860

TOTAL

147

38,79

104

27,44

128

33,77

379

100,00

Source : Notre enquête.

Se référant au tableau ci- haut, nous trouvons que l'agriculture prime sur toutes les autres activités étant donné qu'elle est de l'ordre de 83,38%, suivie des travaux journaliers 6,86%, les agents de l'Etat représentent 2,111% de notre échantillon, le commerce est pratiquée par 2,375% les agents d'une société représentent 5,277%.

Tableau N° 5: Répartition de l'échantillon selon les axes et le type des déchets.

Axes


Type de déchets

LUBERO

MULO

ENVIRONS

TOTAL

Eff.

%

Eff.

%

Eff.

%

Eff.

%

ABDEHIJ

18

4,749

12

3,166

13

3,43

43

11,35

ABDEHIJM

24

6,332

18

4,749

25

6,596

67

17,68

ACDHIJ

12

3,166

8

2,111

15

3,958

35

9,235

ADEGHIJ

14

3,694

10

2,639

14

3,694

38

10,03

ADFHIJ

3

0,792

14

3,694

5

1,319

22

5,805

CDFHIJ

10

2,639

5

1,319

6

1,583

21

5,541

DEFHIJM

10

2,639

7

1,847

9

2,375

26

6,86

DEIJ

5

1,319

8

2,111

12

3,166

25

6,596

DEIN

8

2,111

4

1,055

7

1,847

19

5,013

DFHIJ

15

3,958

4

1,055

10

2,639

29

7,652

FHIJM

3

0,792

1

0,264

4

1,055

8

2,111

KLIM

2

0,528

3

0,792

2

0,528

7

1,847

M

23

6,069

10

2,639

6

1,583

39

10,29

TOTAL

147

38,79

104

27,44

128

33,77

379

100

Source: Notre enquête

A. Fumier de volaille,

B. Fumier des chèvres,

C. Fumier des lapins,

D. Epluchures des tubercules et des fruits,

E. Reste de nourriture,

F. Reste de fourrage (lapins et cobayes),

G. Litière des lapins,

H. Déchets provenant du champs ou jardins,

I. Eaux usées provenant de vaisselle et baignoires,

J. Déchets provenant de sarclage des parcelles,

K. Contenu de l`estomac,

L. Le sang,

M. Autres.

Parmi nos enquêtés 17,68% affirment produire les déchets ci- après : fumier de volaille, fumier des chèvres, épluchures des tubercules et des fruits, reste de nourriture, déchets provenant du champs ou jardins, eaux usées provenant de vaisselle et baignoires, déchets provenant de sarclage des parcelles, autres (ABDEHIJM) ; 11,35% produisent le fumier de volaille, fumier des chèvres, épluchures des tubercules et des fruits, reste de nourriture, déchets provenant du champs ou jardins, eaux usées provenant de vaisselle et baignoires, déchets provenant de sarclage des parcelles (ABDEHIJ) ; 10,29% produisent les déchets autres que ce qui sont cité ci haut tels que le drêche des brasseries de la bière locale, les déchets de la tannerie, les papiers et cartons(M) ; 10,03% confirment produire le fumier de volaille, épluchures des tubercules et des fruits, reste de nourriture, litière des lapins, déchets provenant du champs ou jardins, eaux usées provenant de vaisselle et baignoires, déchets provenant de sarclage des parcelles (ADEGHIJ) ; par contre 9,235% de l'échantillon produisent les déchets comme : le fumier de volaille, fumier de lapin, épluchures des tubercules et des fruits, déchets provenant du champs ou jardins, eaux usées provenant de vaisselle et baignoires, déchets provenant de sarclage des parcelles (ACDHIJ). Dans le même, on constate que 7,652% déversent les déchets tels que les épluchures des tubercules et des fruits, reste de fourrage (lapins et cobayes), déchets provenant du champ ou jardins, eaux usées provenant de vaisselle et baignoires, déchets provenant de sarclage des parcelles (DFHIJ). Il ressort toujours de notre recherche que 6,86% de notre population d'étude produisent les déchets suivants : les épluchures des tubercules et des fruits, reste de nourriture, reste de fourrage (lapins et cobayes), déchets provenant du champs ou jardins, eaux usées provenant de vaisselle et baignoires, déchets provenant de sarclage des parcelles, autres (DEFHIJM). Il vient de notre recherche que 6,596% de nos enquêtés produisent les déchets ci-après : les épluchures des tubercules et des fruits, reste de nourriture, eaux usées provenant de vaisselle et baignoires, déchets provenant de sarclage des parcelles (DEIJ). En rapport avec le tableau ci- haut, decouvrer avec moi que 5,805% de notre échantillon produisent les déchets qui suivent : fumier de volaille, épluchures des tubercules et des fruits, reste de fourrage (lapins et cobayes), déchets provenant du champs ou jardins, eaux usées provenant de vaisselle et baignoires, déchets provenant de sarclage des parcelles (ADFHIJ). 5,541% de nos enquêtés affirment produire les déchets ci- après : fumier de lapin, épluchures des tubercules et des fruits, reste de fourrage (lapins et cobayes), déchets provenant du champs ou jardins, eaux usées provenant de vaisselle et baignoires, déchets provenant de sarclage des parcelles (CDFHIJ). A la lumière du tableau N° 5, on observe que 5,013% de notre échantillon les déchets comme : épluchures des tubercules et des fruits, reste de nourriture, eaux usées provenant de vaisselle et baignoires et les autres (DEIM). 2,111% de nos enquêtés affirment qu'ils produisent les déchets suivants : reste de fourrage (lapins et cobayes), déchets provenant du champs ou jardins, eaux usées provenant de vaisselle et baignoires, déchets provenant de sarclage des parcelles et autres(FHIJM). Nos recherches montrent que 1,847% de nos enquêtés produisent les déchets ci- près : contenu de l'estomac, le sang, eaux usées provenant de vaisselle et baignoires et autres (KLIM).

Tableau N° 6 : Répartition de l'échantillon selon les axes et le lieu de décharge et mode d`élimination des déchets.

Axes

Décharge et élimination

LUBERO

MULO

ENVIRONS

TOTAL

Eff.

%

Eff.

%

Eff.

%

Eff.

%

A la poubelle

20

5,277

8

2,111

5

1,319

33

8,707

Dans la rue (voie Publique)

2

0,528

1

0,264

1

0,264

4

1,055

Au W.C.

4

1,055

3

0,792

6

1,583

13

3,43

Dans les rigoles ou ruisseaux

31

8,179

15

3,958

8

2,111

54

14,25

Laisser traîner au coin de la parcelle

15

3,958

11

2,902

34

8,971

60

15,83

Incinérer

60

15,83

35

9,235

20

5,277

115

30,34

Jeter dans les champs ou jardins

10

2,639

29

7,652

46

12,14

85

22,43

Enfouir

5

1,319

2

0,528

8

2,111

15

3,958

TOTAL

147

38,79

104

27,44

128

33,77

379

100

Source: Notre enquête.

Se référant au tableau ci- haut, nous constatons que l'incinération prime sur tous les autres modes d'élimination des déchets étant donné que ceci est confirmé par 30,34% de la population étudiée, 22,43% de nos enquêtés jettent les déchets dans les champs ou jardins, 15,83% laissent traîner les déchets au coin de la parcelle, 14,25% déversent les déchets dans les rigoles ou ruisseaux, 8,707% gardent les déchets à la poubelle, 3,958% enfuient les déchets dans le sol, 3,43% utilisent le trou de W.C abandonné comme poubelle pour son remplissage et 1,055% affirment qu'ils jettent les déchets sur la voie publique.

Tableau N° 7 : Répartition de l'échantillon selon les axes et la possession d`une poubelle et d`un puit perdu.

Axes
Possession poubelle et puit perdu

LUBERO

MULO

ENVIRONS

TOTAL

Eff.

%

Eff.

%

Eff.

%

Eff.

%

Poubelle

20

5,277

8

2,111

5

1,319

33

8,707

Un puits perdu (pour canaliser l'eau de
vaisselle ou de baignoire)

0

0

0

0

0

0

0

0

Tous les deux

0

0

0

0

0

0

0

0

Aucun de deux

127

33,51

96

25,33

123

32,45

346

91,29

TOTAL

147

38,79

104

27,44

128

33,77

379

100

Source: Notre enquête.

En référence de ce tableau nous constatons que 91,29% de notre population d`étude affirment n`avoir pas ni poubelle ni puit perdu pour l`élimination des déchets solides et liquides (eaux usées) par contre 8,707% de notre échantillon possèdent des poubelles.

Tableau N° 8 : Répartition de l'échantillon selon les axes et les visites sanitaires (par les agents de la santé publique).

Axes
Visites sanitaires

LUBERO

MULO

ENVIRONS

TOTAL

Eff.

%

Eff.

%

Eff.

%

Eff.

%

Oui

29

7,652

20

5,277

12

3,166

61

16,09

Non

118

31,13

84

22,16

116

30,61

318

83,91

TOTAL

147

38,79

104

27,44

128

33,77

379

100

Source: Notre enquête.

A la lumière du tableau N°8 nous constatons que 83,91% de nos enquêtés n`ont jamais reçu de visite sanitaire par les policiers sanitaires, 16,09% de notre population d`étude ont reçu cette visite.

Tableau N° 9 : Répartition de l'échantillon selon les axes et le mode de traitement biologique (compostage, méthanisation).

Axes

Mode de traitement

LUBERO

MULO

ENVIRONS

TOTAL

Eff.

%

Eff.

%

Eff.

%

Eff.

%

Oui

12

3,166

6

1,583

3

0,792

21

5,541

Non

135

35,62

98

25,86

125

32,98

358

94,46

TOTAL

147

38,79

104

27,44

128

33,77

379

100

Source : Notre enquête.

Par rapport au tableau N°9 nous constatons que 94,46% de notre population de recherche ne pratiquent pas le compostage comme moyen de revalorisation des déchets biodégradables tandis que 5,541% de nos enquêtés affirment pratiquer le compostage.

Tableau N° 10 : Répartition de l'échantillon selon les axes et la connaissance des atteintes à la santé par les déchets non recyclés.

Axes
Atteintes et conséquences

LUBERO

MULO

ENVIRONS

TOTAL

Eff

%

Eff

%

Eff

%

Eff

%

Oui

140

36,94

100

26,39

124

32,72

364

96,04

Non

7

1,847

6

1,583

4

1,055

15

3,958

TOTAL

147

38,79

104

27,44

128

33,77

379

100

Source : Notre enquête.

Il ressort de ce tableau que 96,04% de notre échantillon savent que les déchets non recyclés peuvent porté atteinte à la santé et 3,958% de nos enquêtés ne connaissent aucune atteinte qui peut être causé par les déchets non recyclés.

3.7. QUANTIFICATION DES DECHETS.

Pour la quantification des déchets nous avons utilisé le système de pesé et puis nous avons pris la quantité moyenne par ménage multipliée par le nombre de ménage.

Pour calculer la masse moyenne nous avons utilisé la formule :

= Moyenne xi=Effectif n= Echantillon = Somme N= Population

Tableau N° 11 : La quantification des déchets par axe.

Axes

Type de déchets

LUBERO

MULO

ENVIRONS

TOTAL

Q

%

Q

%

Q

%

Q

%

Fumier de volailles

25,45

0,528

36

0,748

47,65

0,989

109,1

2,265

Fumier de chèvres

156

3,239

86

1,786

256

5,316

498

10,34

Fumier de lapins

70

1,453

125,6

2,607

203

4,215

398,6

8,276

Litière des lapins

15

0,311

24

0,498

50

1,038

89

1,848

Epluchures des tubercules et des fruits

220,5

4,578

156

3,239

192

3,987

568,5

11,8

Reste de nourriture

7,5

0,156

12

0,249

17,5

0,363

37

0,768

Reste de fourrage

25

0,519

35,65

0,74

73,7

1,53

134,4

2,79

Déchets provenant du champs

147

3,052

104

2,159

128

2,658

379

7,87

Déchets provenant de sarclage des parcelles

735

15,26

520

10,8

640

13,29

1895

39,35

Contenu de l`estomac

100

2,076

45

0,934

0

0

145

3,011

Le sang

19,5

0,405

8,6

0,179

0

0

28,1

0,583

Autres

345

7,164

114,6

2,38

75

1,557

534,6

11,1

TOTAL

1866

38,74

1267

26,32

1683

34,94

4816

100

Source : Notre enquête.

Par rapport au tableau N° 11, nous constatons que les déchets provenant de recyclage des parcelles sont plus produits dans les trois secteurs, soit 39,35% du poids total de déchets produits. Les épluchures des tubercules et des fruits représentent 11,8% du poids total de déchets produits. Le fumier de chèvres 10,34%, les autres déchets 11,1%.

CHAPITRE QUATRIEME : DISCUSSION DES RESULTATS.

4.1 LA GESTION DES DECHETS

Comparativement à ce qui est dit par www.environnement.gouv.fr, www.amorce.asso.fr/rubrique.php3?id_rubrique=3 sur la gestion et le recyclage des déchets, nous trouvons que seulement 5,541% de notre échantillon pratiquent le compostage et le reste des méthodes utilisées dans la gestion et le recyclage des déchets ne sont pas utilisées par notre population. Ceci s'explique par le fait que les agents sanitaires les visitent moins ; soit 16,09% de nos enquêtés affirment avoir reçu la visite de ces agents, mais aussi par manque de technicité, des matériels appropriés et par illettrisme de notre population estimé à 55,41%.

Nous référant aux résultats enregistrés dans le tableau N° 9, nous avons constaté que le compostage est plus pratiqué dans la cité de Lubero ; soit 3,166% de notre échantillon, que par les ménagers de Mulo (1,583%) et des environs de Lubero (0,792%). Pour l'application du compostage, SHABANTU (2006) n'a trouvé aucun ménage dans le village de Kasugho qui pratique le compostage. Pour notre cas nous avons remarqué que 5,541% de notre population d'étude pratiquent le compostage mais aussi l'incinération (30,34%) et l'enfouissement (3,958%).

Par contre, le constat de RECORD (2002) est que la technique de compostage s'est développée en France dans les années 1950 et 1960 comme un procédé de traitement global des ordures ménagères entre autres. Cependant, le compostage des matières organiques a ensuite régressé avec la complexité croissante des matières organiques et face à la concurrence de techniques moins coûteuses (mise en décharge) ou radicales (incinération).

Par rapport aux résultats fournis par SHABANTU (2006) relatifs à la gestion des déchets par la population de Kasugho, nous pouvons dire que la population de Lubero et de ses environs serait plus informée sur le mode de gestion des déchets que celle de Kasugho. Ceci s'expliquerait par le fait que le taux d'analphabétisme est plus élevé à Kasugho (82%) que celui de Lubero et ses environs (55,41%).

Les résultats de nos recherches et les résultats de SHABANTU (2006) viennent appuyer l'idée de BOTKIN (1995) qui dit que : « la technique de compostage est populaire en Europe et en Asie. Dans la plupart des pays en voie de développement, l'absence des services adéquats d'évacuation des ordures ménagères est à la base de la non pratique du compostage».

Les résultats relatifs au lieu de décharge obtenus par SHABANTU (2006) nous montrent que 15% de la population de Kasugho utilisent les poubelles pour se débarrasser des ordures et 85% les abandonnent au sol tandis que pour notre population d'étude, les poubelles (8,707%), les champs ou jardins (22,43%), la voie publique (1,055%), laisser traîner au coin de la parcelle (15,83%), dans les rigoles ou ruisseaux (14,25%). Le fait de laisser traîner les ordures au coin de la parcelle, et sur la voie publique s'expliquerait par l'inefficacité du service de l'hygiène de notre milieu d'étude. Ce qu'il a de particularité, notre échantillon utilise les ordures pour la fertilisation de leur champs ou jardins. Pour la gestion des eaux usées, 8,71% de notre échantillon font recours à la poubelle, personne n'a fait mention au puits perdu et 91,29% n'utilisent ni puits perdus ni poubelles.

Nous referant au mode de gestion des déchets par la population de Lubero et de ses environs, nous trouvons que cette population est exposée aux problèmes d'hygiène. Cette population laissant traîner les ordures dans la parcelle, favorise la prolifération des certains agents vecteurs des maladies tels les moustiques, les mouches, les rongeurs... mais aussi les odeurs nauséabondes, la nuisance, l'encombrement, l'esthétique. Ceci rejoint l'idée de l'Organisation Mondiale de la Santé en 1995, qui avait constaté que le problème classique tels la mauvaise hygiène, l'élevage dans les maisons d'habitation, la contamination de l'eau et des moustiques et autres vecteurs des maladies demeurent les principaux facteurs de mauvaise santé liés à notre environnement et estime que cette mauvaise qualité explique 25% des maladies évitables dans le monde. Nous avons aussi trouvé que les mêmes facteurs sont observés dans le milieu de Lubero et ce problème ne trouvera pas de solution durable tant qu'une partie considérable ne prendra conscience de l'importance de trou à ordure mais aussi du système de compostage comme amendement des champs en matière organique. L'étroitesse des parcelles est un facteur qui handicape la pratique du compostage car cette technique exige la disponibilité en espace suffisamment étendu.

LINGO (...), ambrasse les mêmes opinions en disant «la dent pourrie gâtera toute la couche» et que le problème est de plus à plus engravant dans toute l'Afrique à cause de la pauvreté occasionnée par l'instabilité politique des Etats africains.

Nous trouvons que les cours d'eau traversant les villages et les villes sont victimes d'une pollution en recevant toutes les matières organiques (ordures ménagères). Ainsi, en référence du tableau N° 6, dans notre milieu d'étude, 14,25% de nos enquêtés nous ont affirmé jeter régulièrement les déchets ménagers dans les rigoles et ruisseaux. Par rapport aux axes, l'axe Lubero nous semble-t-il avoir un pourcentage élevé de rejet des déchets dans les rigoles soit; 8,179% de notre échantillon, l'axe Mulo reçoit 3,958% et les environs accueillent 2,111% de notre échantillon.

Comparativement aux résultats fournis par SHABANTU (2006) relatifs au rejet des déchets dans la rivière soit 4% par la population de Kasugho sont moins élevés que ceux de la population de Lubero et de ses environs soit ; 14,25% de notre échantillon. Ceci s'expliquerait par le fait que la cité de Lubero et ses environs a une hydrologie qui traverse presque tous les axes y compris les environs que celle du village de Kasugho se trouvant aux extrêmes du village.

Les résultats de nos recherches et les résultats de BREWER (1994) cité par SHABANTU (2006) viennent rejoindre l'idée qui dit que les cours d'eau traversant les villes des pays développés (industrialisés) sont pollués par le déversement et le transport de toute sorte des déchets qui constitue un problème général sur les écosystèmes ichthyologiques par leur toxicité. Le fleuve Rhin est actuellement utilisé comme moyen de transport des déchets industriels ; depuis le milieu des années 1980 le niveau de la pollution du fleuve Jaune a été multiplié par deux suite au déversement des déchets industriels toxiques par les usines de la région industrielle de l'Est et la disparition du Dauphin de Chine ou Dauphin de Yang Tsé et de nombreux décès par le cancer en sont les exemples parlants des accidents dû aux déchets (KHASIRIKANI, 2008).

4.2. LA QUANTIFICATION DES DECHETS

A l'observation du tableau N° 11, nous constatons que les déchets provenant de recyclage des parcelles sont plus produits dans les trois secteurs, soit 39,35% du poids total de déchets produits par notre échantillon. Les épluchures des tubercules et des fruits par contre représentent 11,8% du poids total de déchets produits. Le fumier de chèvres 10,34%, les autres déchets 11,1%. Comparativement aux axes, l'axe Lubero a un pourcentage élevé représenter par 15,26% des déchets provenant de recyclage des parcelles, 10,8% est produit à Mulo par notre échantillon et 13,29% aux environs de la cité de Lubero.

Les investigations de SANE (1999), dans la ville d'Abidjan (Côte d'Ivoire) par rapport à la quantité de déchets générés par la ville a augmenté continuellement. La production annuelle de l'agglomération est passée de 776 178,4 t à 682 220,4 t ce qui équivaut à taux de croissance annuelle de 4%. Le ratio moyen de la quantité de déchets par habitant est de 1,04 kg/hab./jour. Ce ratio est de 0,41 kg/hab. /jour dans les quartiers précaires et de 1,23 kg/hab./jour dans les zones résidentielles.

Par rapport aux résultats de nos recherches nous constatons que la production journalière dans la cité de Lubero et ses environs est de 4816 kg dans l'ensemble. Par contre la production moyenne journalière par habitant est 1,5 kg de notre échantillon.

Selon Michel R. (2004) les tas d'ordures recensés dans la zone métropolitaine représentent "entre 6.000 et 8.000 tonnes tous les jours", la situation d'insalubrité de la capitale haïtienne n'a jamais atteint des proportions aussi alarmantes ( www.haïticulture.ch,2004). En comparant les quantités d'ordures produites par jour et par habitant en Abidjan et en cité de Lubero, la ville d'Abidjan représente la quantité la plus élevée que dans la cité de Lubero. Ceci s'expliquerait par le standing de vie mais aussi aux conditions climatiques (précipitations) qui augmenterait le poids des déchets sous l'influence de humidité du climat tropical humide.

CONCLUSION ET RECOMMANDATIONS

A la genèse du présent travail, notre préoccupation majeure a porté sur la problématique des déchets d'élevage et ménagers biodégradables dans la cité de Lubero. Quand cela ne tienne, le choix de ce sujet suscitait d`interrogations dans la mesure où certaines personnes considèrent que les ordures ménagères et les déjections des animaux contiennent beaucoup d`impuretés. A la lumière des choses, l'analyse de nos données, nos hypothèses se sont affirmés en ce sens que : l'ignorance de la gestion des déchets biodégradables serait un des facteurs qui peut porter atteinte à la santé publique de Lubero ; la quasi absence des connaissances en matière de gestion des déchets serait dû au manque de programme de sensibilisation, de diffusion et de l'éducation sur l'assainissement du milieu et la pratique du compostage des ordures ménagères comme moyen de recyclage des déchets biodégradables serait faible dans la cité de Lubero et ses environs à cause de la sous information.

La pratique du compostage pourrait contribuer à l`application des méthodes culturales propres à protéger l`environnement, à la conservation du sol, qui garderait sa fertilité et l'augmentation de la production agricole pour lutter contre la sous alimentation.

Une description physique, humaine et socio-économique nous a permis d'appréhender certaines réalités du milieu. Aussi, une certaine approche méthodologique nous a été utile pour vérifier nos hypothèses et les résultats de notre recherche. A l'observation de nos enquêtes, nous remarquons que cette population est exposée aux maladies provenant des déchets non recyclés mais aussi d'un comportement dangereux en santé publique, des ménages sans trou à ordure confirment nos hypothèses.

Pour satisfaire les besoins alimentaires croissants d'une population en évolution, les habitants de la cité devraient produire plus, alors que les terres cultivables se dégradent et diminuent, que l'environnement se fragilise et surtout que la concurrence des produits agricoles importés s'accentue. Il leur faut donc améliorer leurs connaissances professionnelles pour relever le défi de la sous production dans une économie qui se mondialise. Par ailleurs, vu le nombre croissant des bouches à nourrir dans le monde, les structures et les anciennes techniques de gestion de l'environnement ne suffisent plus. L'homme doit retrouver de nouvelles structures sociales et économiques et les nouveaux systèmes agricoles (application du compostage et son épandage) pour faire face aux problèmes actuels et futurs.

La redynamisation des professionnels de santé et la création des équipes écologiques s'avèrent indispensables pour l'éducation à l'hygiène qui aidera de comprendre l'importance de lutter contre les ordures ménagères. La population devrait prendre conscience en assurant une hygiène ménagère sanitaire par la technique de compostage. Nous estimons que la formation et l'information, l'éducation, la sensibilisation, la vulgarisation, la diffusion, la conscientisation et l'initiation sur le mode d'usage du compostage, de l'enfouissement, de l'incinération donnera un résultat positif quand notre cible sera informée.

Cependant, compte tenu de la complexité de la problématique soulevée, nous ne pouvons pas prétendre avoir épuisé tous les éléments y relatifs. Nous espérons néanmoins avoir esquissé une ébauche pour les recherches similaires ultérieures. C'est pour cela que nous lançons un appel pathétique à tous les autres chercheurs qui voudra bien compléter nos recherches par des remarques constructives de pouvoir les parfaire.

Au terme de notre recherche, nous mettons un mot d'ordre, en formulant les suggestions suivantes :

1. Aux animateurs, encadreurs, formateurs, responsables des zones de projets, tous les agents et acteurs développement rural, de conscientiser, de vulgariser l'assainissement du milieu.

2. Aux agriculteurs, éleveurs du gros et petit bétails et aux responsables de ménages, d'apprendre, d'appliquer et de pratiquer le compostage comme moyen de valoriser les biodéchets souvent gaspillés, afin de fertiliser le sol visant l'augmentation de leur productivité agricole.

3. A la population de la cité de Lubero, de prendre conscience de la gestion responsable des déchets, en les utilisant dans les épandages des champs, pour pérenniser la salubrité publique.

4. Aux autorités locales et chefs des différents services, de faire le choix des agents compétents et formés en matière d'assainissement du milieu "l'homme qu'il faut à la place qu'il faut". De faire le plaidoyer auprès des organismes intervenants dans le domaine de l'assainissement du milieu.

5. Tous ceux qui s'intéressent aux problèmes du monde urbano-rural, ce présent travail vous informera utilement sur l'environnement en matière de gestion des déchets d'élevage et ménagers biodégradables.

REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES

I. OUVRAGES

1. ATLAS, R.M., 1988, Principles of microbiology, Ed. Mosby, 163p.

2. ANONYME, 1972, La fertilisation, Fédération national de l'industrie des engrains, Paris, 96p.

3. BLUMBERG L., 1968, War on wastes, Washington DC, 60p.

4. BOTKIN D et alli., 1995, Environmental science Earth as a living planet, 1-627p.

5. COMMISION EUROPEENNE, 2001, Direction générale de l'environnement Traitement biologique de biodéchets-2è version, Document de travail DG ENV.A.2., 12 février 2001, 28p

6. GOURDON, R., BAYARD, R., VALLA, G., 1996, Biodétérioration microbienne des déchets: définitions, principes et méthodes d'évaluation. Déchets, Sciences et Techniques n° 1, 1er trimestre 1996, 13-21p.

7. HENIN S. et alli., 1969, Le profit de cultural, Masson, Paris, 70p.

8. LAROUSSE, 1959, Dictionnaire alphabétique de la langue française, Paris, 1709p.

9. MAURIN M. et all., 1991, Dictionnaire de notre temps, 3è Ed. Hachette, Paris, 1800p.

10. MUSTIN, M., 1987, Le compost, gestion de la matière organique, Ed. François Dubusc Paris, 954p.

11. O.M.S., 1995, Chora 1994, Situation in the African Region O.M.S Harare, 39p.

12. PICHAT, PHILIPPE, 1995, La gestion des déchets, Évreux, Dominos Flammarion, 124p.

13. PELMONT, J., 1993, Bactéries et environnement-Adaptations physiologiques, Presses Universitaire de Grenoble, 899p.

14. PNUE, 1999, L'avenir de l'environnement mondial 2000, éd. De Boeck,XXI-398p

15. Paul Robert, 1986, Dictionnaire alphabétique de la langue française, Paris, 975p.

16. RUSCH (H.P.), 1973, La fécondité du sol, Edition Le courrier du Livre, Paris, 97p.

17. René DUMONT, 1962, L'Afrique noire est mal partie, Edition du Seuil, Paris, 100p.

18. RIBAUT J.B., 1993, Les nouveaux horizons de l'écologie, Ed. Du Centurion, Paris, p46.

19. RECORD, 2002, Aide à la définition des déchets dits biodégradables, fermentescibles, méthanisables, compostables, n° 00-0118/1A, p1-150.

II. WEBOGRAPHIE

1. http://fr.wikipedia.org/wiki/D%A9chet_biod%C3%A9gradable

2. www.sante.gouv.fr/htm/dossiers/pollution.htm

3. http://fr.wikipedia.org/wiki/Rudologie

4. www. Compostage. Info

5. www.environnement.gouv.fr

6. www.ineris.fr

7. http://fr.wikipedia.org/wiki/gestion_des_d%C3%A9chets#.

8. www.wikipedia.org

9. www.amorce.asso.fr/rubrique.php3?id_rubrique=3

10.(http://www.actuenvironnement.com/ae/news/deee_amorce_eco_organisme_medad_dechet_4627.php

11. ww.novethic.fr/novethic/site/article/index.jsp?id=96992

12. www. Ademe.fr/entreprises/dechets/ activites/ docs/ guideplates formes

13. www. ecologie. gouv.fr/ IMG/ doc/liste_Texte_Dechets.doc

14. www.google.com

15. www.haïticulture.ch,2004

16. Encyclopédie Microsft Encarta, 2006

III. TFC, MEMOIRES ET THESES

1. BAYARD R., 1993, Evaluation de la Biodétérioration déchets solidifié. Mémoire de DEA: institut national des sciences appliquées de Lyon, 86p.

2. RIACHI, K., 1998, Compostage d'ordures ménagères et des déchets verts. Flore fongique et risques sanitaires potentiels, Thèse Université Joseph Fourier Grenoble I, 200p.

3. SANÉ, Y., 1999, Une ville face à ses déchets: une problématique géographique de la pollution à Abidjan (Côte d'Ivoire), Thèse de doctorat, Université Laval, Québec, 290p.

4. SHABANTU, La problématique de la gestion des déchets ménagers biodégradables: cas de l'agglomération de Kasugho, T.F.C., UCNDK, 2005-2006, Inédit.

5. VAHAMWITI, Evaluation d'une initiative communautaire pour l'amélioration de l'habitat en milieu urbano-rural. Cas spécifique de la cité de Lubero, 1995-2002, T.F.C., ISDR-Beni, 2001-2002, Inédit.

IV. NOTES DE COURS ET SYLLABUS

1. KHASIRIKANI, Ecologie appliquée, Notes de cours, 3è Graduat, UCNDK, 2007-2008, Inédit.

2. KISANGANI E. & KABAYA A., Initiation à la recherche scientifique, Syllabus, 1er Graduat, UCNDK, 2004-2005, Inédit.

3. MUSUBAO, Statistique descriptive, Notes de cours, 2er Graduat, UCNDK, 2006-2007, Inédit.

V. REVUES

1. Reinhold MEYER, Développement et coopération, Revue bimestriel publié par la Fondation allemande pour le développement International, n° 03/1989.

2. LINGO, (...), Hygiène et santé au village, 1-39p.

TABLE DES MATIERES

DEDICACE I

IN MEMORIAM II

REMERCIEMENTS. III

SIGLES ETABREVEATIONS IV

RESUME V

SUMMARY VI

0. INTRODUCTION 1

0.1. PROBLEMATIQUE 1

0.2. HYPOTHESES 3

0.3. OBJECTIFS ET INTERETS DU SUJET 3

0.3.1. Objectifs 3

0.3.2. Intérêts 3

.0.4. DELIMITATION DU SUJET 4

0.5. TRAVAUX ANTERIEURS 4

0.6. DIFFICULTES RENCONTREES 4

0.7. SUBDIVISION DU TRAVAIL 4

CHAPITRE PREMIER : CADRE THEORIQUE DE L`ETUDE. 6

I.1.DEFINITION DES CONCEPTS 6

A. Gestion des déchets 6

B. Déchet 6

C. Ménage 6

D. Compostage 7

E. Compost 7

F. Incinération 7

H. Biodégradation 7

I. Biodégradabilité 7

J. Bioaltération 8

K. Détérioration 8

L. Biotransformation 8

M. Méthanisation 8

1.2. GENERALITES SUR LA GESTION ET LE RECYCLAGE DES DECHETS 8

I.2.1. PROBLEMATIQUE DES DECHETS 8

1.2.2. CLASSIFICATION DES DECHETS 10

1.2.3. EFFETS DES DECHETS 11

1.2.4. GESTION ET RECYCLAGE DES DECHETS 12

CHAPITRE DEUXIEME: PRESENTATION DU MILIEU D`ETUDE 18

2.2. SOL, CLIMAT ET VEGETATION 18

2.3. DEMOGRAPHIE 19

2.4. ACTIVITES ECONOMIQUES 19

2.4.1. L'agriculture 19

2.4.2. L'élevage 20

2.4.4. L`artisanat 20

2.5. LES ACTIVITES SOCIO-CULTURELLES 20

2.5.2. Environnement sanitaire 21

2.5.3. Environnement ecclésiastique 21

CHAPITRE TROISIEME : PRESENTTION ET INTERPRETTION DES RESULTATS 22

3.1. LA METHODOLOGIE D'ENQUETE 22

3.2. LES INSTRUMENTS DES COLLECTES DES DONNEES 23

3.2 .1. La recherche documentaire 23

3.2.3. Le Questionnaire 23

3.3. POPULATION 24

3.4. ECHANTILLON 24

3.5. COLLECTE DES DONNEES 25

3.6. DEPOUILLEMENT ET TRAITEMENT DES DONNEES 25

3.7. QUANTIFICATION DES DECHETS. 32

CHAPITRE QUATRIEME : DISCUSSION DES RESULTATS. 34

4.1 LA GESTION GESTION DES DECHETS 34

4.2. LA QUANTIFICATION DES DECHETS 36

CONCLUSION ET RECOMMANDATIONS 38

REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES 40

TABLE DES MATIERES 43