WOW !! MUCH LOVE ! SO WORLD PEACE !
Fond bitcoin pour l'amélioration du site: 1memzGeKS7CB3ECNkzSn2qHwxU6NZoJ8o
  Dogecoin (tips/pourboires): DCLoo9Dd4qECqpMLurdgGnaoqbftj16Nvp


Home | Publier un mémoire | Une page au hasard

 > 

Impact de la qualité de service perçue sur l'engagement à  la boutique de quartier: application aux produits de petit dejeuner

( Télécharger le fichier original )
par Bassirou DABO
Université Cheikh Anta Diop de Dakar - DEA 2009
  

précédent sommaire suivant

Bitcoin is a swarm of cyber hornets serving the goddess of wisdom, feeding on the fire of truth, exponentially growing ever smarter, faster, and stronger behind a wall of encrypted energy

Introduction première partie

Les notions de qualité et d'engagement sont devenues déterminantes dans la stratégie des entreprises notamment celles de la distribution. En effet, dans un environnement changeant avec des marchés très concurrentiels où le client est devenu versatile et exigeant, les entreprises sont à la recherche d'avantages concurrentiels pour satisfaire et engager leurs clients afin de créer des sources de profit durable.

La qualité comme l'engagement sont des concepts pluridisciplinaires, la qualité est étudiée en contrôle de gestion, en gestion des ressources humaines (GRH), en marketing etc. De même que l'engagement étudié en psychologie sociale, en GRH et en marketing.

Le premier chapitre de ce travail est consacré à la synthèse des connaissances développées sur la qualité perçue et l'engagement. Dans un second chapitre, nous étudierons notre contexte de recherche.

14

Chapitre 1 : Revue générale de la littérature

L'objet de ce chapitre est de passer en revue la littérature sur les concepts de qualité de service perçue et engagement. La première section sera ainsi consacrée au concept de qualité de service perçue. La seconde section traitera de l'engagement qui constitue la variable centrale de notre travail de recherche.

15

Section 1 : la qualité de service perçue

La qualité est un concept évolutif. Elle est dépendante des évolutions industrielles, des mouvements économiques et de l'histoire des sociétés. En ce sens, elle est polysémique, arbitraire, relative, mouvante en fonction des périodes et des institutions et non exempte de subjectivité3. Elle est passée de l'approche technicienne4: le client doit être satisfait par un produit ou service répondant à certaines normes techniques, à une nouvelle approche : les besoins des clients doivent maintenant et dans le futur être satisfaits par une amélioration permanente de la qualité.

Dans la littérature marketing, la qualité a fait l'objet d'une très grande discussion. Pour certains elle doit être définie en terme d'écarts entre attentes du client et son évaluation des performances du service. Tandis que pour d'autres la qualité tient à la seule évaluation des performances du service par le client.

C'est ainsi que la qualité perçue représente : « le jugement du consommateur concernant le degré d'excellence ou de supériorité attribué à une entité », d'après Zeithaml5. Alors que pour Grönroos6 « la qualité de service perçue est le résultat d'une comparaison entre les attentes du client et ses expériences réelles d'un service ». Parasuraman et al7 quant à eux soulignent qu'elle résulte « d'une différence entre attentes et perceptions du consommateur ».

La qualité intéresse donc aussi bien les chercheurs que les professionnels. En effet, les consommateurs deviennent de plus en plus exigeants, ils demandent plus et mieux en face d'une importante offre. Les entreprises pour résister à cette forte concurrence n'ont

3 Nicolas F. et Valceschini E. (1993). Agro-alimentaire et qualité. Questions aux sciences sociales, Economie Rurale.

4 Charron G. (2005), la gestion de la qualité

5 Zeithaml V. (1981), « How consumer evaluation processes differ between goods and services », in Marketing of Services, Chicago.

6 Grönroos, C. (1984), A service quality model and its marketing implications, European Journal of Marketing,

7 Parasuraman A., Zeithaml V.A. et Berry L.L. (1985), A conceptual model of service quality and its implications for future research, Journal of Marketing.

16

qu'à offrir des produits et services de qualité supérieure à un prix acceptable. La qualité est aujourd'hui un avantage concurrentiel d'où la pertinence de cette recherche.

Pour appréhender davantage la notion de qualité perçue nous allons d'abord essayer de la cerner, pour ensuite exposer ses dimensions.

I. La qualité de service, un concept difficile à cerner

Cette section a pour objet de cerner la qualité, cette dernière étant un concept évolutif qui a beaucoup changé au cours du temps. Il nous a semblé opportun d'emblé d'essayer de retracer son historique (I). Pour ensuite faire la distinction entre les deux formes de qualité à savoir la qualité perçue et la qualité objective (II). Cette distinction une fois faite nous nous attèlerons au processus de perception de la qualité (III).

1. Historique de la qualité perçue

Même si certains auteurs attribuent le terme qualité à Platon au Ive siècle, elle est très attachée à l'époque industrielle. Elle revêtait à cette époque un caractère trop singulier.

Le véritable développement de la qualité est intervenu au XXe siècle avec l'avènement de l'ère industrielle et de la production de masse8. Durant cette période la qualité était définie par le producteur, c'était donc une affaire d'ingénieur qui ne prenait nullement en considération les attentes du consommateur et leurs diversités de goûts et d'opinions. C'est ainsi que Traylor9 considère la qualité comme une gestion scientifique qui ne s'exerce que dans l'entreprise.

Après la seconde guerre mondiale survint une nouvelle ère ou la production de masse est associée à la consommation de masse. La solution apportée à cette forte demande consiste pour les entreprises à proposer des produits standards pour limiter le

8Rolland S. (2003), Impact de l'utilisation de l'Internet sur la qualité de service perçue et la satisfaction du consommateur

9 Traylor M.B. (1981) Product involvement and brand commitment. Journal of Advertising Research

17

choix des consommateurs. C'est pour cette raison que Ford estimait que « chaque client peut choisir la couleur de sa voiture, à condition qu'elle soit noire ».

Avec l'acuité de la concurrence les consommateurs deviennent de plus en plus exigeants, les responsables d'entreprises sont tenus de prendre en considération leur pouvoir, engendré par la liberté de consommation. Dans une telle situation les entreprises cherchent à identifier les besoins des consommateurs afin de les satisfaire, l'activité économique est ainsi orientée vers les consommateurs.

Les années 1970 marquées par la crise économique (crise de la demande) apportent un changement : la consommation de masse cède la place à la consommation sélective. La qualité devient ainsi un ensemble de principes et de méthodes organisés en stratégie globale, visant à mobiliser toute l'entreprise afin d'obtenir une meilleure satisfaction du client au moindre coût. Cette vision de la qualité consiste à faire de sorte que tous les éléments de l'entreprise participent à la détermination de la qualité. Elle suppose que chaque salarié devient client et fournisseur de ses propres collègues. Une telle vision semble être floue, ce que Gomez10 estime d'après qui « le problème est que la qualité sans fondement scientifique devient sa propre justification : la qualité totale devient un credo du management ». La qualité totale apparaît davantage comme une mode alors que l'assurance de la qualité poursuit son développement dans l'industrie.

Apparue davantage comme une démarche scientifique, l'assurance qualité s'impose dans la période de mondialisation des années 1990.

Les années 1990 : cette période est marquée par une intensification de la mondialisation caractérisée par de vastes réseaux de firmes internationales de production et de distribution des produits. Avec ces firmes la maîtrise de la qualité va se faire à un

10 Gomez P.-Y. (1994), Qualité et théorie des conventions, Economica, Paris.

18

niveau mondial, ce qui la rend difficile et coûteuse. Pour répondre à ce besoin de fixer un niveau standard de qualité à l'échelon international, la série de base des normes ISO 9000 est publiée en 1987 par ISO (international organisation for standardisation) et adoptée par tous les pays industrialisés. Ces normes qui sont un système de référence universel indépendant du pays et du secteur considéré connaissent un développement fulgurant.

2. Distinction entre qualité perçue et qualité objective

La distinction entre la qualité perçue et la qualité objective est très évocatrice dans la littérature marketing. En effet la qualité perçue fondée sur l'utilisateur serait l'ensemble des attributs contribuant à la perception de la qualité d'un produit ou d'un service dont le niveau est donné par le consommateur. Tandis que la qualité objective fondée sur le produit (versus service) et sur la production (versus servuction) serait l'ensemble des attributs contribuant à la qualité d'un produit et service et dont le niveau a été préalablement fixé par l'entreprise indépendamment de la perception que peut avoir l'acheteur.

Le schéma suivant permet de saisir davantage la distinction de la qualité perçue et de la qualité objective

19

Figure1.1 : distinction entre qualité perçue et qualité objective

Evaluation externe de la qualité

La qualité perçue

Le client

Qualité attendue

Qualité perçue

Qualité voulue

Qualité réalisée

La qualité objective

Le producteur

Evaluation interne de la qualité

Source : Zeithaml, Berry et Parasuraman (1990) cité par Rolland (2003)

La distinction entre qualité perçue et qualité objective étant faite nous allons maintenant exposer le processus de perception de la qualité par le consommateur.

3. Le processus de perception

La plupart des comportements humains sont basés sur des informations perçues dans l'environnement, interprétées et stockées. A ce niveau deux processus doivent être distingués dans l'analyse de l'utilisation de l'information par le consommateur : un processus de perception qui gouverne la prise de conscience par l'individu de son environnement (acquisition de l'information) et le processus de stockage de cette information en vue de son utilisation ultérieure, qui exigera d'ailleurs la mise en oeuvre de mécanismes de « récupération » de l'information stockée antérieurement. Pour comprendre les spécificités de la qualité de service perçue, il est nécessaire de rappeler le processus perceptuel du consommateur.

20

La perception est définie comme « le processus par lequel un individu choisit, organise et interprète des éléments d'information externes pour construire une image cohérente du monde qui l'entoure», Kotler et Dubois11. Cette activité perceptive a plusieurs caractéristiques :

> La perception est sélective : L'individu opère un choix parmi les stimuli qui lui parviennent. La sélectivité de la perception répond à un premier objectif qui est la recherche d'une information pertinente par rapport aux besoins du consommateur.

> La perception est déformante : Les stimuli reçus sont intégrés dans les structures mentales, le message reçu est alors modifié pour être en conformité avec les structures cognitives de l'individu. Ces structures sont elles mêmes le résultat de l'apprentissage et des expériences de chaque individu

> La perception est subjective : Chaque individu pourra avoir une perception différente à partir de stimuli identiques, en outre comme l'individu a tendance la plupart du temps à oublier la plus grande part de ce qu'il apprend. Il a tendance à mieux mémoriser l'information qui supporte ses convictions, Kotler et Dubois12.

Après avoir fourni ces éclaircissements, nous allons dans la section suivante

aborder la qualité perçue en présentant sa mesure et les principaux courants de recherche.

précédent sommaire suivant






Bitcoin is a swarm of cyber hornets serving the goddess of wisdom, feeding on the fire of truth, exponentially growing ever smarter, faster, and stronger behind a wall of encrypted energy








"Aux âmes bien nées, la valeur n'attend point le nombre des années"   Corneille