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Influence des mouvements saisonniers sur la consommation des produits industriels: cas de la Bralima/Bukavu


par Luc Lusungu
Université officielle de Bukavu - Licence 2008
Dans la categorie: Commerce et Marketing
   
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Disponible en mode multipage

REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO

ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET UNIVERSITAIRE

UNIVERSITE OFFICIELLE DE BUKAVU

B.P 570 BUKAVU

FACULTE DES SCIENCES

ECONOMIQUES ET DE GESTION

ANALYSE EXPLICATIVE DES MOUVEMENTS SAISONNIERS SUR LA VARIATION DE LA CONSOMMATION DES PRODUITS INDUSTRIELS : CAS DE LA BRALIMA/BUKAVU

Par LUKA LUSUNGU

Mémoire présenté pour l'obtention du diplôme de Licence en Sciences Economiques et de Gestion.

Option : gestion financière.

Directeur : Prof. P. Apollinaire CHISHUGI

Encadreur : Ass. José NYANGILOLO

Année académique : 2008-2009/Deuxième session

I

DEDICACE

A nos parents ;

A nos grand parents ;

A nos frères et soeurs,

A nos amis et connaissances.

Nous dédions ce travail.

LUKA LUSUNGU

REMERCIEMENTS

Nos remerciements s'adressent particulièrement :

Aux parents à qui nous devons notre réussite et notre succès,

Du personnel de l'Université Officielle de Bukavu et au Secrétaire Général Académique Professeur DUMBO Lucien,

Aux professeurs pour leur disponibilité et la qualité d'enseignement dispensé.

Nous remercions principalement l'assistant José NYANGILOLO, notre encadreur, pour sa disponibilité et surtout pour sa promptitude.

Nous remercions singulièrement le Professeur Père Apollinaire CHISHUGI pour sa promptitude et sa magnanimité, qui nous ont permis d'avoir un tel résultat.

Nous remercions également l'Assistant de Département du Personnel de la BRALIMA/Bukavu, Monsieur Jean-Claude PETEMOYA, qui nous a accepté dans cette entreprise durant toute notre période de stage.

Nos remerciements s'adressent également à tous nos frères et soeurs, nos amis proches ou lointains et tous ceux ou celles qui, de près ou de loin, nous ont porté en prière.

LUKA Lusungu

SIGLES ET ABREVIATIONS

U.O.B. : Université Officielle de Bukavu

Dr : Docteur

Ass. : Assistant

R.D.C. : République Démocratique du Congo

BRALIMA : Brasserie Limonaderie et Malterie

Bkv : Bukavu

CT : coût total

CM : coût moyen

Cm : coût marginal

INSS : Institut National de Sécurité sociale

G.E.A.C. : Gestion, Ethique, Audit et Contrôle

SONAS : Société Nationale d'Assurances

T° : Température

Pmm : Précipitation en millimètres

B.G. : Boissons Gazeuses

B.A. : Boissons Alcoolisées

Hl : Hectolitres

OFIDA : Office de Douanes et Accises

CVS : Série Corrigée des variations saisonnières

HRA   : Human Resources Assistance

TPM  : Total Producty Management

GAP : Gestion Administrative du Personnel

DPT : Département

DS : Directeur de siège

MBP  : Magasin Bière Plein

MBV  : Magasin Bière Vide

MBGV  : Magasin Boissons Gazeuses Vide

MBGP  : Magasin Boissons Gazeuses Plein

FDV  : Force de Ventes

INTRODUCTION GENERALE

0.1 PROBLEMATIQUE

Le phénomène nature, les mouvements saisonniers, constamment changeant, toujours perturbé, rend presque inefficace le management de l'entreprise, ce qui suscite plus de questionnements dans les milieux des affaires sur de stratégies managériales à mettre sur pied en vue de s'assurer de la compétitivité sur le marché. C'est ainsi que nous pouvons classer les mouvements saisonniers dans l'analyse de l'environnement de l'entreprise car ils constituent les opportunités ou les menaces pour cette dernière. Ils peuvent être toute fois une force ou une faiblesse dans le diagnostic interne de l'entreprise sur les différentes fonctions (production, approvisionnement, logistique, commerciale, ressources humaines, recherche et développement, ...) qui les constituent.

Il est bien évident que le chef d'entreprise ne désire pas minimiser les seuls frais de production, mais l'ensemble des dépenses en maximisant le profit.

La Bralima est confrontée à une situation où les mouvements saisonniers peuvent déstabiliser les consommations journalière, mensuelle ou annuelle des boissons alcoolisées et/ou  gazeuses.

Non seulement les mouvements saisonniers qui se présentent comme influences de la baisse de la consommation des produits industriels, mais aussi la concurrence sur le marché peut suggérer la part importante sur l'ensemble des quantités consommées des produits Bralima.

La question que tout observateur peut se poser est celle de savoir (1) si la Bralima peut uniformiser sa quantité produite sur une période (jour, semaine, mois, trimestre, année,...) bien déterminée et gagnée la part importante sur le marché ? (2) Quelles sont les stratégies possibles qui peuvent aider la Bralima à être compétitive sur le marché de produits brassicoles ?

0.2 HYPOTHESES DU TRAVAIL

Pour bien cerner cette question, nous formulons les hypothèses suivantes :

· Sur le marché, nous pouvons remarquer une forte, moyenne ou faible consommation de boissons alcoolisées et/ou sucrées suite à des mouvements saisonniers (absence des pluies, faible ou forte pluie, températures,...) Ces mouvements saisonniers pourraient même engendrer la surproduction qui peut être une menace pour cette société. D'où la Bralima serait obligée de comparer les évolutions annuelles, trimestrielles, mensuelles,... de ses ventes.

· Pour faire face à la concurrence, la Bralima serait obligée de comparer quantités prévisibles aux quantités qui devraient être vendues pour s'évaluer sur le marché compétitif.

0.3 INTERET ET CHOIX DU SUJET

Le présent travail présente pour nous un triple intérêt, qui par ailleurs justifie son choix.

D'abord, l'intérêt scientifique, de voir des étudiants, décideurs, et autres passionnés des sciences économiques s'en inspirer. Aussi nous pensons qu'il permettra à nos lecteurs de s'imprégner de quelques notions sur l'analyse explicative des mouvements saisonniers sur la consommation de produits industriels.

Ensuite, un intérêt pratique. En effet est de nature à placer la Bralima en particulier et d'autres entreprises industrielles en général à se choisir les comportements à appliquer face aux mouvements saisonniers.

0.4 METHODES ET TECHNIQUES

Les chercheurs adoptent des démarches dans méthodologie de la recherche et s'appuient sur des instruments définis et déterminés afin de mener une analyse des faits observés et des résultats ou conclusions scientifiques vérifiables : ce sont les méthodes et les techniques de recherche.

La spécificité de notre sujet nous a recommandé les méthodes comparative, analytique et systémique et les techniques documentaires et l'observation participative et interview.

· La méthode comparative nous a permis de comparer les activités de production mensuelles, annuelles pour analyser l'évolution des produits consommés.

· La méthode analytique nous a servi pour les traitements et interprétations des données chiffrées.

· En considérant les interactions entre la Bralima et sa saisonnalité sur la consommation, la méthode systémique nous a permis d'analyser l'influence de l'environnement saisonnier sur la Bralima et les stratégies à adopter par cette société aux éléments concurrents.

· Le technique documentaire nous a permis à consulter les ouvrages ayant trait à notre analyse, ainsi que des périodiques et mémoires.

· Les techniques d'observation et d'interview nous ont conduit à obtenir les informations lors de notre stage passé au sein cette entreprise.

0.5 DELIMITATION DU TRAVAIL

Globalement, nous allons, comme l'indique le sujet du présent travail nous orienter sur les mouvements saisonniers sur la consommation des boissons dans la ville de Bukavu en particulier et à l'Est de la République Démocratique du Congo en général. Il s'agit de boissons alcoolisées et de boissons sucrées produites par la Bralima siège de Bukavu.

Par ailleurs, dans le souci de constituer des séries statistiques, nous allons nous intéresser sur une période de douze trimestres c'est-à-dire de 2006 au mois de Juin 2009.

0.6. ETAT DE LA QUESTION

Nous ne sommes pas pionnier dans cette étude. Des travaux antérieurs existent en la matière.

Depuis 1997, Jeannette MBAYO et Emmanuel SALIKE dans ses études sur l'appréciation des effets de la conjoncture économique de la Bralima1(*) essayent d'analyser les conséquences de la conjoncture subvenues pendant la dite Guerre de la libération sur les activités de la Bralima et d'évaluer l'efficacité de mesures économico financières prises par cette société pour tenir le coût.

Ils concluent en proposant l'intégration verticale pour la Bralima : essentiellement résumée dans la participation au capital des exploitations existantes (Rizièrie de Kiringye, sucrerie de Kiliba) en vue de réduire ses coûts et ses dépenses à l'importation pour des produits de qualité brassicole.

De son coté James WATANGA dans son mémoire intitulé flexibilité de l'entreprise comme stratégie de la gestion : cas de la Bralima2(*) stipule que les dirigeants de la Bralima peuvent adopter les décisions prises dans un environnement mouvant afin de continuer à réaliser son objectif.

Il conclut aussi en disant qu'une partie du marché de la Bralima est sous exploitée et est d'être requise pour les boissons étrangères.

0.7. SUBDIVISION DU TRAVAIL

Hormis l'introduction et la conclusion générale, notre travail comporte trois chapitres.

Le premier chapitre, qui est d'ordre théorique, est intitulé les concepts de base et présente brièvement la Maison Bralima/ Bukavu ;

Le deuxième chapitre présente les impacts des mouvements saisonniers sur la variation de la consommation des produits de la Bralima/ Bukavu ;

Le troisième chapitre présente la politique commerciale sur le protectionnisme.

0.8. DIFFICULTES RECONTREES

Pour élaborer notre travail, nous nous sommes heurté à plusieurs difficultés :

- Long parcourt pour la récolte des données,

- Le manque de la totalité des données,

- Etc.

CHAPITRE PREMIER : LES CONCEPTS DE BASE ET LA PRESENTATION DE LA BRALIMA/ BUKAVU

I. La production

La notion de la production notifie au sens du terme, un processus de transformation organisé par les hommes dans lequel certains biens perdent leur forme primitive  et en acquièrent une nouvelle supérieure.3(*)

Selon Yves MORVAN, la notion de la production a double sens :

· La production peut designer le processus général par le quel, à partir de la combinaison du travail, du capital et de ressources diverses, sont élaborés des biens et des services. Ce processus correspond à l'activité habituelle de produire : fabriquer des voitures, préparer un ouvrage,... cette activité de « production » recouvre un ensemble « d'opérations » réalisées par un ensemble « d'agents » variés.

· La « production » peut aussi désigner l'ensemble même des biens et des services auquel l'activité des hommes aboutit. Elle correspond donc cette fois au résultat de cette activité et peut être mesurée par la valeur de ces biens et services.

De ce point de vue, la « production » peut être entendue de diverses façons.

1. la production de « biens » et la production de « services ».

· Par « bien », on entend des produits matériels, à la consistance physique bien précise : un bateau, une maison, une guitare, ...

· Par « services », on entend des produits immatériels, un pilote de ligne satisfait le besoin de transporter.

2. « Production  marchande » et « production non marchande ».

· La production est « marchande » lorsqu'elle s'échange ou d'être échangée sur un marché à un certain prix : la production des véhicules d'une fabrique d'automobile est destinée à être vendue, ...

· La production « non marchande » est fournie gratuitement, ou du moins sans contre partie directe. C'est le cas de plupart des services offerts par l'administration, tels que les services de la police qui organisent la circulation, ou les services de l'éducation Nationale qui participe à la formation des citoyens. On y ajoute des services produits par les ménages à titre d'employeurs de personnels domestiques.

Aujourd'hui, la comptabilité Nationale considère tous les « biens » comme « marchands » en revanche les « services » sont répartis en deux catégories : certains sont toujours « marchands » (la réparation automobile, la publicité,...), d'autres ne le sont jamais (la police, la justice), certains le sont parfois (santé, enseignement). Seule l'administration produisent des activités non marchandes.4(*)

Le mot « transformation » qui explicite celui de « production » n'implique pas nécessairement un changement intrinsèque des choses en question. Il suffit, pour qu'il ait production du point de vue de l'économiste, qu'un objet soit déplacé dans l'espace (transport d'une marchandise) ou dans le temps (conservation de vin). Ces deux dernières activités sont productives au même titre que la fabrication d'un article : elles augmentent l'utilité du consommateur et deviennent, de ce fait, une marchandise, objet d'un prix.

La plupart de processus de production utilisent les énergies humaines telles que le travail et les connaissances techniques et un capital réel comme les installations, les machines, les outils,... Le capital physique qui est inséré dans le processus de production est appelé « inputs » ou ressources, ou encore facteurs de production, et l'on peut les considérer soit comme un stock (facteur productif) soit comme un flux dans le temps (services de facteurs). Les « inputs » résultent d'un investissement, c'est-à-dire d'un sacrifice d'une consommation immédiate en vue d'un gain futur en biens consommables.

Quant aux biens et services qui découlent de la production, on appelle des « outputs » ou produits. Ils se présentent également selon les circonstances comme des stocks ou des flux, et la décision de les produire comporte toujours un risque en une incertitude en égard à leur acceptation par le consommateur.5(*)

I.1. Aspects techniques de la production

I.1.1. La production simple

Dans tout processus de production interviennent deux sortes de facteurs: des facteurs variables et des facteurs fixes. Un facteur est fixe si sa quantité ne varie pas avec le volume produit ; tels sont les installations de base, les équipements, etc. Ils occasionnent des coûts, même en l'absence de toute activité productive. Le facteur est variable s'il dépend de la quantité produite et se modifie avec elle ; ainsi en va-t- il des matières premières et du travail. Son coût varie avec le volume de produit.6(*)

I.1.2. La fonction de production

En microéconomie, une fonction de production exprime la relation entre les entrants d'une entreprise et sa production. Elle indique, sous forme d'équation ou de graphique, ce que la firme peut produire à partir de différentes quantités et combinaisons d'entrants. En particulier, elle indique la production maximale possible par unité de temps à partir de n'importe quelle technologie disponible. On peut construire des fonctions de production de différentes manières pour chaque technologie de production.

On peut également définir une fonction de production comme la spécification du maximum d'entrants nécessaires à fabriquer une quantité donnée de production, étant donnée la technologie disponible.7(*)

A cette notion, nous pouvons ajouter :

La productivité marginale d'un intrant est la production supplémentaire ou le produit ajouté par unité supplémentaire de cet intrant-là, alors que les autres facteurs sont maintenus constants.

Une production efficace demande aussi bien du temps que les intrants conventionnels comme le travail : c'est pourquoi nous distinguons, dans l'analyse de la production et des coûts, trois périodes de temps différentes. Pour résumer nos définitions :

· La très courte période est la période de temps si court qu'il ne peut y avoir aucun changement de production.

· Le court terme est la période de temps pendant laquelle les facteurs variables, tels que les matières premières et le travail peuvent être ajoutés, mais il n'y a pas assez de temps pour que les intrants puissent varier. En courte période, les facteurs fixes, tels que les matériels et l'équipement ne peuvent être pleinement modifiés ou adaptés.

· Le long terme est la période pendant la quelle peuvent varier tous les facteurs fixes et variables y compris le travail, les matières premières et le capital.8(*)

La fonction de production a pour objet de mettre à la disposition des services commerciaux les produits susceptibles d'être vendus. Cela doit être fait au moindre coût et dans le respect de contraintes de délai et de qualité.

L'organisation de la production, par conséquent, les problèmes qui en découlent, peuvent être très différents d'une entreprise à l'autre. Il existe essentiellement trois organisations de la production :

1. La fabrication à la commande : Elle est entreprise à la demande du client et conformément aux spécifications fournies par lui.

2. La fabrication par lots (ou petites séries) : Elle est intermittente et sert à alimenter un stock qui joue le rôle de « tampon » entre la demande et la production.

3. la fabrication en séries : Elle est continue et peut porter soit par un « produit unique » (tous les exemplaires sont rigoureusement identiques), soit sur un « produit multiple » (les différents exemplaires peuvent ne pas être rigoureusement identiques : cas de la fabrication des voitures)

Les problèmes de production, habituellement rencontrés, sont les suivants :

· Adaptation à court terme de la production aux fluctuations de la demande. Dans le cas de fabrication en série ou par lots, la production est régulière, tan disque les ventes peuvent varier sensiblement d'un mois à l'autre. L'ajustement se fait par l'intermédiaire du stock, mais il faut éviter la surproduction tout comme la rupture du stock.

· Goulots d'étranglement dans une chaîne de production. Les ateliers ou les machines composant une chaîne de production n'ont pas tous le même « débit » ; l'élément le moins performant freine l'activité des autres éléments qui, si on ne peut les utiliser à d'autres fabrications, sont sous-produits. La production de certains biens s'accompagne de la production de sous-produits dont il faut assurer la vente dans les bonnes conditions sous peine d'en produire, d'emprunter la rentabilité de la production principale.

· Recherche de la combinaison optimale des facteurs de production. Toute production est le résultat d'une « combinaison » de facteurs de production.

Par facteurs de production, on entend d'une manière générale, l'ensemble des biens et services utilisés dans la fabrication : travail, machines, énergies,... Les facteurs de production se caractérisent par deux propriétés fondamentales : la divisibilité (quand on peut les utiliser en quantités aussi petit qu'on le souhaite : engrais, énergie,...) et la substituabilité (deux facteurs sont substituables quand l'un peut remplacer l'autre).

La notion de substituabilité montre qu'il peut exister plusieurs combinaisons de facteurs permettant d'obtenir une même production. L'entreprise doit donc déterminer la combinaison optimale, c'est-à-dire celle qui est moins onéreuse.9(*)

La fonction de production peut s'exprimer algébriquement en écrivant la quantité de produit comme fonction des diverses unités des services variables. Supposons que la firme utilise deux facteurs (X,Y), pour réaliser un produit, on aura écrire que Q=f(X,Y),avec Q la quantité à produire, f la fonction de combiner les facteurs X et Y.

Dans le réel, les facteurs sont nombreux, et la fonction plus générale sera donc : Q=f(X1, X2,...Xn), mais pour les étudier, on se contente d'en considérer deux à la fois. L'analyse ne perd pas pour autant de sa généralité d'application, les relations de production étant les mêmes quel que soit le nombre des facteurs.

Géométriquement, la fonction de production est représentée par une surface de production à trois combinaisons comprenant deux inputs, par exemple le travail et le capital et un output dont on retient que les valeurs positives, les valeurs négatives n'intéressent pas l'économie.10(*)

I.1.3. La production liée

Jusqu'ici, l'analyse a été restreinte au cas de la firme qui ne fabrique qu'un produit unique et homogène. Ce modèle simplifié trouve application lorsque la firme ne produit qu'un seul bien, et lorsqu'elle produit qu'un seul bien principal et un bien secondaire, ce dernier en qualité relativement trop faible pour contribuer de façon significative à la réalisation du profit global.

Cependant, la firme typique de l'économie moderne effectue de nombreux produits d'importance égale, et la théorie de la production simple en vue de le rendre aptes à résoudre le cas de la production liée.

Pour simplifier l'exposé, on s'en tiendra compte il est d'usage, à une firme ne produisant que deux biens. On distingue généralement la production indépendante et commune et liée.

· La production est indépendante ou parallèle lorsque deux ou plusieurs produits sont fabriqués grâce à des processus techniquement indépendants. Ce cas ne pose pas de problèmes nouveaux.

· La production est commune lorsque deux ou plusieurs produits différents, mais utilisent un ou plusieurs facteurs en commun.11(*)

I.2. Aspects économiques de la production : les coûts

L'étude précédente se bornait à des éléments d'ordre technique : elle portait sur des quantités de facteurs de production et sur des quantités de produits. Il s'agit maintenant d'entreprendre l'étude de ces éléments d'un point de vue économique, c'est-à-dire d'introduire les notions de prix des facteurs et des produits.

Les facteurs de production sont achetés par l'entrepreneur et représentent par lui un coût ; quant à la vente des produits, elle lui rapporte des recettes, et l'on verra que son but est de maximiser la différence entre les recettes et les coûts, son profit.12(*)

I.2.1 Notion de coût

Les classiques définissent le coût de production en termes d'efforts réels à la charge de producteur, qui sacrifie certains biens et services en vue d'en tirer d'autres. Ce coût étant réel, ne change pas avec une modification des goûts du consommateur.

Dans la conception néo-classique, généralement retenue aujourd'hui, le coût dépend au contraire, de la demande du marché et de préférence de l'acheteur : si un produit n'est pas désiré, il n'a pas de valeur, quels que soient les efforts et les coûts réels encourus par le producteur. Il s'agit là d'un coût d'opportunité ou d'usage alternatif dû au fait que des ressources (travail, capital,...) utilisées pour produire une chose ne peuvent être employées.13(*)

I.2.2. La fonction de coût

On a vu qu'il existe de nombreuses possibilités de combiner les facteurs pour obtenir une certaine production ; mais l'entreprise choisit normalement celle qui s'effectue au moindre coût, c'est-à-dire avec une efficacité économique maximum. La fonction de coût a précisément pour rôle de montrer, en prenant la fonction de production précédemment décrite comme une contrainte, quel est le coût minimum exigé pour divers taux de production. Pour simplifier l'exposé des relations entre production et coûts, on suppose généralement que l'offre des facteurs est infiniment élastique, c'est-à-dire qu'il y a concurrence parfaite sur le marché constant.

En outre, on pose d'emblée, ce qui vaut surtout pour les processus longs, que la quantité de production est donnée, et l'on cherche quelle est la combinaison optimale des facteurs, à savoir la moins coûteuse.

La combinaison au moindre coût pour l'obtention d'un certain niveau de production résulte des possibilités techniques et du prix des facteurs. Les premières sont indiquées par la fonction de production qui relève que la combinaison promettant un maximum de produit se situe sur l'isoquant le plus élevé. Mais la sélection entre deux techniques étant subordonnée aux conditions économiques du moindre coût, il s'agit de concilier les deux points de vue.14(*)

I.2.3. Sortes de coûts

1. Coût global et coût unitaire

· Le coût global ou total (CT) d'une production comprend la totalité des charges relatives à l'ensemble de cette production.

· Le coût unitaire d'une production est le coût d'une unité produite lorsque la production est divisible en unités.

2. Coût moyen (CM) et coût marginal (Cm)

· Le coût moyen représente le coût de production d'une unité par volume de production donné ; il diminue d'abord au fur et à mesure que le volume de production augmente ; il devient croissant.

· Le coût marginal représente l'accroissement du coût total engendré par la production d'une unité supplémentaire.

La notion de coût supplémentaire intervient en matière de choix du volume de production. Si le coût marginal est inférieur au prix de vente, il est intéressant de produire ; par contre, lorsque le Cm devient supérieur au prix de vente, l'entreprise n'a plus d'intérêt à développer sa production.15(*)

I.2.4. Plan de production

Le plan de production consiste à définir dans le temps les quantités à produire. On doit distinguer le plan à moyen ou long terme (entre 1 à 5 ans) et le plan à court terme (inférieur ou égal à 1an).

Les plans de production sont généralement déduits des provisions de ventes. A moyen et long terme ces provisions résultent de la prise en compte des possibilités, du marché, des forces et faiblesses de l'entreprise et aboutissent à la fixation du taux de croissance. Le plan de production à moyen et long terme est qualifié de « global » en ce sens qu'il n'entre pas les détails de son application. Son rôle est de permettre :

· L'établissement du programme des investissements qui devront être utilisés pour que la capacité de production soit cohérent avec les objectifs du marketing (prévision de vente à long terme).

· La définition des besoins en main d'oeuvre (plan d'embauche, plan de formation,...) et en capitaux (modalités de financement des investissements). Le plan moyen et long terme sont détaillés dans une séquence de plans à court (1 an maximum). Le plan de production à court terme doit prendre en considération :

- Les contraintes de structure (temps et capacités machines disponibles, volume et qualification de la main d'oeuvre,...

- Les fluctuations de la demande

- Les stocks existants et la politique de stockage.

Il doit normalement aboutir à une programmation de la production assurant le plein emploi des hommes et des machines. Toutefois, il se peut que la capacité de production disponible soit insuffisante pour faire face à la production envisagée. Le plan devra prévoir alors des solutions d'ajustement : heures supplémentaires, embauche provisoire ou impartition (sous-traitance) par exemple. Le recours à la sous-traitance peut être dû à des variations saisonnières ou conjoncturelles d'une volonté délibérée de l'entreprise qui, pour des raisons stratégiques, ne souhaite pas  développer sa capacité de production.

Dans ce qui précède, nous avons admis que le plan de production découlait du plan de ventes.

Cependant, il existe aussi des entreprises qui optimisent leurs moyens de production (notamment dans le cas de fabrications continues pour le stock) à charge pour le marketing découler au mieux les produits. Il s'agit là d'une politique rigide qui suppose une certaine stabilité du marché.16(*)

II. La commercialisation et ses fonctions

II. 1 Définitions de la commercialisation

Une des définitions de la commercialisation couramment rencontrée est la suivante :

« La commercialisation est le processus social et de gestion par lequel les particuliers et les groupes ont accès à ce qu'ils cherchent et dont ils ont besoin en créant et en échangeant des produits de valeurs avec d'autres ». (Kotler et Armstrong 1987).

La vocation de la commercialisation est de satisfaire les besoins des consommateurs. Elle prend place dans un contexte social. Dans les sociétés développées, la commercialisation est une nécessité qui permet de répondre aux besoins de membres de la société.

La définition la plus stricte consiste à avoir la commercialisation comme une fonction de l'entreprise commerciale entre la production et les marchés, qui veille à un transfert fluide de la production vers les consommateurs.17(*)

II. 2. Les fonctions de la commercialisation

II.2.1 La fonction sociétale de la commercialisation

Production et consommation sont dissociées dans les sociétés modernes. La commercialisation les met en relation l'une avec l'autre. Du point de vue sociétal, la commercialisation est une philosophie qui enseigne le moyen de mettre au point des systèmes efficaces de production dans un but de prospérité économique.

Goodpaster et Mattews (1982) analysent les trois schémas de pensée qu'on peut identifier dans la possibilité sociale d'une entreprise : la main invisible, la main de l'Etat et la main de gestion.

L'idée de la main invisible : pose le constat que les seules responsabilités des entreprises commerciales sont le profit et le respect des lois. Une activité économique libre et compétitive suffit à garantir un comportement moral de la part de celle-ci. L'intérêt commun est d'autant mieux assuré que les particuliers et personnes morales recherchent la compétitivité.

Le concept de la main de l'Etat : veut que les entreprises s'imposent des objectifs rationnels et purement économiques. Les règlements juridiques et les mécanismes politiques conduisent ces objectifs vers l'intérêt commun.

Le concept de main de la gestion : attribue la responsabilité des actions des entreprises aux entreprises elles-mêmes. La conclusion en est que les responsabilités morales d'une personne physique peuvent s'expliquer de manière suivante aux personnes morales et que les concepts de la responsabilité de l'entreprise sont dans un large mesure parallèles. Les personnes morales ne devraient être par conséquent plus ou moins responsables que les personnes physiques.18(*)

La commercialisation est généralement considérée comme un lieu entre la production et les consommateurs. La situation serait mieux cernée si on adoptait plutôt le terme « vente ». La vente est associée à ce qu'on appelle «  les périodes de production et de la commercialisation ».

Les slogans « fabriquez ce que vous savez fabriquer »et « écoulez ce que vous avez produit » résument bien la conception traditionnelle de la commercialisation ou de la vente respectivement.

Le schéma suivant met en lumière le rôle de la commercialisation du type traditionnel dans la gestion.

Figure 1 : La fonction traditionnelle de commercialisation

GESTION TRADITIONNELLE

Client

Marketing -vente

Production

Matières premières

Source : www.fao.org

La commercialisation est née de la nécessité de prendre d'avantage en considération les facteurs liés à la demande dans la planification de la production.

La fonction de la commercialisation est de canaliser l'information sur les besoins des consommateurs vers la production et l'information sous la satisfaction des besoins des consommateurs. La puissance de la commercialisation réside principalement dans l'aspiration à produire et à vendre uniquement les types de produits qui font l'objet d'une demande. La commercialisation s'intéresse à l'entreprise tout entière pour répondre à cette demande. Elle aspire à des systèmes de production rentable où l'information est convenablement véhiculée entre la production et la consommation.

Figure 2 : la figure intégrative de la commercialisation

GESTION ORIENTEE VERS LE MARKETING

Matières premières

Client

Distribution physique

Production

Source : www.fao.org

Les biens ne sont pas commercialisés de n'importe quelle façon, à n'importe quel moment et à n'importe quel lieu, les lieux de distribution, les temps et la désignation des partenaires font l'objet de l'étude de marché.19(*)

II.2.2 La notion de marché

a. Définition

Le marché est lieu de rencontre entre l'offre et la demande. Il peut être défini :

Selon le lieu d'écoulement des produits : local, régional, national, international,...

Selon le type de produit ou de service : le marché de vin, de travail,...

Selon le type de producteur.

Consommateur final : le marché final est constitué par les ménages, les entreprises ou collectivités achetant des biens et services (B/S) par leur consommation.

Utilisation professionnelle et distributeur : le marché intermédiaire est constitué par les entreprises et les distributeurs (grossistes, détaillants,...) achetant des biens et services, soit pour les vendre tels quels au consommateur final.20(*)

b. La demande

Selon A. JACQUEMIN et H. TUCKENS, la demande est la quantité d'un bien qu'un acheteur soit prêt à acquérir au cours d'une période déterminée. Elle dépend du prix du bien, des prix des biens (spécialement les compléments), du revenu du consommateur et ses goûts,...

Ils ajoutent en disant que la demande collective ou demande sur le marché est « la totalité des quantités alternatives d'un bien que l'ensemble des acheteurs sur le marché soit désireux d'acquérir en temps donné, aux divers prix possible ».21(*)

c. L'offre

Contrairement à la demande, l'offre ne s'analyse pas comme l'expression du comportement de l'individu désirant satisfaire un besoin. Elle est une notion plus complexe que la demande.

L'offre d'un bien représente la quantité de ce bien que son producteur ou son détenteur est prêt à vendre au cours d'une période déterminée.22(*)

D'une manière générale, le marché est considéré comme un lieu effectif de négociation des contrats et de réalisation des transactions.

III. La présentation de la Bralima

Ce point nous permettra de donner un bref aperçu sur la Bralima. Il comprend :

· Localisation

· Historique de la Bralima

· Raison de la création

· Capital social

· Objet social

· Départements

1. localisation

La Brasserie limonaderie et malterie (Bralima) est située à quatre kilomètres du centre ville de Bukavu, route de Goma dans la commune de Bagira.

2. Historique de la Bralima

La Bralima a été créée le 23 Octobre 1923 à Léopoldville (Kinshasa). Au départ, elle regroupait, sous la direction de Monsieur Du MOULIN, cinq expatriés : deux belges, un français, un russe, un suisse, ainsi qu'une trentaine d'employés nationaux.

Le 27 Décembre 1926, l'usine, sous le nom de la « Brasserie de Léopoldville » et avec une capacité de production de 35.000 bouteilles par mois, fera sortir sa première bouteille (la bière Primus). Ce fut le jour de son inauguration. Quelques années plus tard, la Bralima connaîtra les difficultés suivantes :

· La bière Primus n'était pas pasteurisée. De ce fait, elle ne pouvait être commercialisée qu'à l'intérieur de Léopoldville, ce qui réduit le nombre de consommateurs éventuels.

· Le marché de la bière était aux mains des Allemands et des Hollandais qui importaient la bière de l'extérieur du pays en quantité supérieure et en qualité meilleure que celle de la Primus, et la revendait en un prix inférieur à celui de la Primus.

· La Primus dont on redoutait encore la qualité ne pouvait s'imposer sur le marché, etc.

Pour faire face à ces difficultés, la Brasserie ; sous la conduite d'un 2ème Directeur, Monsieur VISEZ redressera la qualité de la bière, augmentera les salaires des ouvriers et afin, elle mettra au point une pasteurisation de la bière pour ainsi étendre sa commercialisation. Ainsi, la quantité produite de la bière qui était de 3.500 hectolitres par mois en 1936 passera à 10.800 hectolitres par mois en 1945.

Après la deuxième guerre mondiale, Monsieur VISEZ suscitera l'intérêt de nouveaux investisseurs Belges qui amorcèrent de grands investisseurs. La firme connaîtra alors un accroissement considérable de 1947 à 1958. De nouveaux sièges d'exploitation s'érigèrent à travers le pays :

· En 1951 le siège de Bukavu ;

· En 1957 le siège de Kisangani ;

· En 1958 le siège de Boma ;

· En 1972 le siège de Mbandaka ;

· En 2008 le siège de Lubumbashi.

3. Raison de la création

Après la guerre de 1914-1918, l'alcool indigène, produit dans de mauvaises conditions et dont les effets étaient néfastes dans l'organisme humain, envahissait tous les pays. Ainsi pour lutter contre ce fléau, quelques industriels belges avec l'aide de la banque de Bruxelles ont installé une brasserie au Congo, à Léopoldville. Le jour de son inauguration, le 17 Décembre 1926, la brasserie de Léopoldville fera sortir sa première bière, la Primus, avec une capacité de production de 35.000 bouteilles par mois.

4. Capital social

La Bralima est une S.A.R.L. A sa constitution son capital social était de quatorze mille cent cinquante millions de francs belges. Il a été porté successivement à deux cent cinquante millions de francs belges par la décision de l'Assemblée Générale du 23 Octobre 1923 et quatre cent vingt millions de francs belges en 1972.

Ce capital social est représenté par 600.000 parts sociales sans désignation de valeur nominale représentant 1/600.000 de l'avoir social. Dans le souci d'accroître les activités de la Bralima sur le territoire national, la société mère HEINEKEN autorisera les actionnaires à s'engager à faire l'augmentation de capital par prélèvement de leurs dividendes. Cette décision (du 26 Février 1972) conduira aussi à la création de différents sièges d'exploitation au Congo (ex Zaïre), au Burundi et au Rwanda.

5. Objectif social de la Bralima

La Bralima vise principalement à atteindre le plus grand nombre de consommateurs de ses produits. Elle concilie l'homme à la machine dans une politique de travail qui permettra à la société d'atteindre ses objectifs. La Bralima contribue à la formation professionnelle de ses agents en leurs faisant participer à des séminaires de formation afin d'actualiser leurs connaissances intellectuelles aux rythmes de la modernisation.

6. Structure organisationnelle de la Bralima

Selon la structure organisationnelle que se donne une entreprise, qu'elle soit petite, moyenne ou grande, elle divise les activités et assigne les rôles en services et en postes et en délègue l'autorité et la responsabilité.

CHAPITRE II : IMPACTS DES MOUVEMENTS SAISONNIERS SUR LA CONSOMMATION DES PRODUITS BRALIMA

Nous allons porter notre analyse sur les séries chronologiques obtenues à la Bralima. Nous travaillerons sur une période allant de janvier 2006 à juin 2009, soit quarante deux mois. Ainsi nos investigations porteront sur trois points ; à savoir :

1. Les mouvements saisonniers de l'Est de la RDC.

2. Evolution de la production et des ventes des produits Bralima

3. Variation périodique de consommation des produits Bralima et les prévisions

II.1. LES MOUVEMENTS SAISONNIERS DE L'EST DE LA RDC

Ce point va se consacrer à la détermination des mois secs et humides. Nous allons adopter deux procéder, à savoir : l'indice de Gaussen et les procédés de H. Schmidt.

Gaussen utilise la formule P/2T, avec P la précipitation et T la température. Il indique qu'un mois est sec lorsqu'il est inférieur à 1, à contrario il est humide.

En prenant le versant oriental de la dorsale congolaise, nous avons pris les stations de Goma et Bukavu qui offrent les données continues sur la température et la pluie par la période de 2006 à 2008. C'est pourquoi nous sommes contraints d'utiliser pour cette période les procédés de H. Schmidt selon lesquels les mois secs sont ceux dont la pluviosité est inférieure à 50 millimètres et les mois humides ceux dont la pluviosité varient entre 50 et 125 millimètres.

Le tableau suivant va nous présenter les moyennes des précipitations et les températures des stations de Goma et Bukavu de 2006 à 2008

Tableau n°1 stations météorologiques de Goma et Bukavu

Villes

Mois

Goma

Pmm T°

Bukavu

Pmm T°

Indice d'aridité moyen

Moyenne des précipitations

Janvier

Février

Mars

Avril

Mai

Juin

Juillet

Août

Septembre

Octobre

Novembre

Décembre

150,4 19,6

91,9 17,6

125,6 19,8

118,8 19,6

54 19,6

53 19,3

40,0 19,4

35,4 19,7

129,8 19,9

154,5 19,8

114,6 19,7

126,4 19,5

132,9 19,8

156,7 20,3

158,5 19,9

137,1 19,9

86,9 20

57,7 19,8

13,1 19,7

23,3 20,4

102,4 21,2

138 21,2

179,7 19,8

159,4 20

3,5

3

3,5

3,2

1,7

0,8

0,6

0,7

2,8

3,5

3,7

3,6

141,6

124,3

142

127,9

70,4

35,5

26,5

29,3

116,1

146,2

147,1

142,9

Source : ISP/ Bukavu

De part ce tableau, nous pouvons subdiviser nos stations en deux périodes :

· La saison des pluies : ce sont les mois Janvier à Mai et de Septembre à Décembre.

· La saison sèche : ce sont les mois Juin à fin Août23(*)

II.2. EVOLUTION DE LA PRODUCTION ET DES VENTES DES PRODUITS BRALIMA

Dans ce deuxième point, nous allons examiner l'évolution de la production, l'évolution des ventes et les relations entre les produits et les ventes au sein de la Bralima.

II.2.1. Evolution de la production

Les produits finis de la Bralima sont constitués des boissons alcoolisées (Primus, Mitzig et Turbo-King) et les boissons gazeuses (Fanta orange, Fanta citron, coca-cola, Tonic et Vitalo).

C'est ainsi que nous allons analyser l'évolution de la production des bières et des boissons sucrées à la Bralima.

A. Présentation statistique de la production des bières en hectolitres

Tableau n° 2 : Production mensuelle des bières (Primus, Mitzig et Turbo-King)
en hectolitre (Hl)

Année

Mois

2006

2007

2008

2009

Janvier

Février

Mars

Avril

Mai

Juin

Juillet

Août

Septembre

Octobre

Novembre

Décembre

241383,53

21564,83

25290,09

22515,05

26998,07

26294,23

27533,92

28595,05

264161,32

30011,12

26251,4

28796,14

26934,12

24404,41

27930,74

29854,81

27061,78

30018,72

34398,17

33312,69

31375,19

31283,48

34967,39

40733,22

39546

31703,39

35481,37

37425,88

42787,24

39956,60

37182,72

40918,92

40088

36464,31

43431,08

47038,36

34186,24

30203,48

36568,50

32058,30

33413,43

38857,09

Total

314.447,76

372273,72

474024,08

171873,61

Source : Bralima/Département d'embouteillage

Par rapport au tableau n°2, il se dégage les constats suivants :

· La Bralima a commencé à produire la bière Mutzig au mois d'Avril 2006. A ceci nous pouvons ajouter que la production globale est répartie à raison de 75 % pour la bière Primus, 15 % pour la bière Turbo King et 10 % pour la bière Mutzig.

· La quantité moyenne produite mensuellement en 2006 est de 26.203,98 hectolitres, c'est-à-dire 314.447,76 hectolitres sur les 12 mois ; ce qui fait que pour les mois de janvier, février, mars et avril sont les mois qui sont en dessous de la moyenne. Nous pouvons alors les classés comme les mois de faible production. Les mois de mai, juin, septembre et novembre sont les mois qui connaissent des oscillations autour de la quantité moyenne produite mensuellement. Quant aux mois de juillet, août, octobre et décembre, nous disons que ce sont les mois de forte production puisqu'ils sont loin supérieurs à la quantité moyenne produite mensuellement.

· Pour l'année 2007, nous avons une production moyenne mensuelle de 31023 hectolitres. Cette année nous donne presque les mêmes caractéristiques que l'année 2006, sauf que le mois de mai est inférieur à la quantité moyenne que la Bralima pourrait produire mensuellement et juin oscille autour de cette moyenne. Les mois de septembre et octobre s'intercalent entre la moyenne qu'elle peut produire mensuellement. Pour les mois de juillet, août, novembre et décembre sont les mois supérieurs à la moyenne de la quantité produite.

· En observant l'année 2008, la quantité que la Bralima pourrait produire mensuellement est de 39.502 hectolitres, soit 474024,58 hectolitres sur les douze mois. Nous observons que les mois de février, mars, avril et octobre ont une faible production, tandis que les mois de janvier, juin et juillet ont une moyenne production et les mois de mai, août, septembre, novembre, décembre ont une forte production.

B. Présentation statistique de la production des boissons gazeuses

Tableau n° 3 : Production mensuelle des boissons gazeuses en hectolitre (Hl)

Année

Mois


2006

2007

2008

2009

Janvier

Février

Mars

Avril

Mai

Juin

Juillet

Août

Septembre

Octobre

Novembre

Décembre

8630,36

6494,61

7105,28

8065,95

7957,51

9785,9

10636,31

10955,04

8971,47

10994,47

8805,61

11160,65

10603,93

9374,61

9114,8

10183,31

8524,31

10549,45

11200,26

13079,09

11519,12

10637,98

8821,64

12537,87

12530,77

8933,81

9885,57

11307,61

10998,25

10594,39

10805,86

10603,53

10183,23

9635,38

7380,42

9669,64

10534,27

8852,82

9885,57

9350,80

7631,04

10107,68

Total

109563,13

126146,39

11298,46

56362,18

Source : Bralima/Département d'embouteillage

Nous signalons que les boissons Fanta orange et Coca-cola sont produites à 60 % par la Bralima et les autres sucrés à 40 % (Fanta citron, Tonic, vitalo).

Pour l'année 2006, la quantité moyenne produite mensuellement est de 9130,3 hectolitres ce qui fait les mois de janvier, février, mars, avril et mai sont les mois qui se trouvent au dessous de la moyenne et les mois de juin, juillet, août, octobre et décembre sont les mois d'une forte production.

En 2007, les boissons gazeuses présentent une moyenne mensuelle de 10512,2 hectolitres, qui fait que les mois de février, mars, mai et novembre sont faibles, des mois de janvier, avril et octobre sont autour de la moyenne et les mois de juillet, août, septembre et octobre et décembre sont les mois d'une forte production.

En 2008, la production moyenne est de 10208, 20 hectolitres, qui fait les mois de février, mars, octobre, novembre et décembre sont les mois faibles, mais, juin, juillet, août et septembre sont les mois de moyenne production et les mois de janvier, avril sont les mois de forte production pour les boissons gazeuses à la Bralima.

II.2.2. Evolution des ventes

Après avoir présenté l'évolution sur la production ; nous essayerons maintenant de faire un constant sur l'évolution des ventes de produits Bralima.

A. Présentation statistique de volume des ventes des bières à la Bralima.

Tableau n° 4 : Ventes de boissons alcoolisées en hectolitres

Année

Mois

2006

2007

2008

2009

Janvier

Février

Mars

Avril

Mai

Juin

Juillet

Août

Septembre

Octobre

Novembre

Décembre

24808

21770

25932

22839

27140

26630

26723

28613

26479

30369

26108

30716

27395

24636

28732

30050

27828

30215

35052

33780

31530

31977

34545

40975

40065

32044

36037

39553

42973

39124

39622

41311

40343

40479

29630

41305

34489

30885

35642

33290

32885

37658

Total

318127

376715

462476

204849

Source : Bralima, Département commercial

B. Présentation statistique de volume des ventes de boissons gazeuses à la Bralima

Tableau n° 5 : Ventes de boissons gazeuses en hectolitres

Année

Mois

2006

2007

2008

2009

Janvier

Février

Mars

Avril

Mai

Juin

Juillet

Août

Septembre

Octobre

Novembre

Décembre

8054

6976

7777

7454

8533,94

9737

10893

11411

9174

10818,74

9039,1

11655

10682

9239

9795

10802

8838

9684

11951

13334

11182

11182

9051

12940

12422

9581

9896

11601

11040

10516

11067

11654

10589

8930

7967

10786

10503

7685

8707

9771

8137

9730

Total

111523

128680

126049

54533

Source : Bralima, Département commercial

II.2.3. Les relations des productions et des ventes.

A partir des tableaux 2, 3, 4 et 5, nous pouvons avoir les indices suivantes pour constater l'évolution de la production et des ventes des boissons alcoolises et l'évolution de la production et des ventes des boissons gazeuses.

Tableau n° 6 : Indices d'évolution de la production et de ventes des boissons alcoolisés et boissons gazeuses

 
 

2006

2007

2008

 

Boissons alcoolisées

Production

100

118

150

Vente

100

118

145

Boissons gazeuses

Production

100

15

112

Vente

100

115

113

Source : Nos calculs

A ce tableau, nous nous sommes intéressés à des années complètes pour trouver les indices.

Source : nos calculs

Source : nos calculs

Les deux graphiques ci-haut nous montrent l'évolution des indices des ventes et production de la bière et des boissons gazeuses par rapport à l'année 2006.

Nous constatons que les ventes et la production ont des tendances très rapprochées quant à leur évolution.

Leurs indices évoluent essentiellement dans un sens positif pour les boissons alcoolisées et présentent à partir du milieu de l'année 2007 une baisse par rapport aux années passées.

De même, il se dégage de ces graphiques que parfois les indices des ventes deviennent supérieurs à ceux de la production d'une période donnée. Ceci découle du fait que la Bralima puise dans ses stocks relatifs à la production des périodes précédentes pour faire face à une demande supérieure à son offre de la période. II.3. VARIATION PERIODIQUE DE CONSOMMATION DES
PRODUITS BRALIMA ET LES PREVISIONS

On désigne par le terme de « variations saisonnières », de variations périodiques. L'étude de ces variations est importante dans notre cas car la connaissance des variations d'activités (par exemple de ventes) à caractère saisonnier est utile pour suivre les moments soit d'augmentation, soit de diminutions des ventes (demande des consommateurs) qui influencent le programme des productions.

II.3.1. Calculs des coefficients saisonniers

Pour aboutir à ces coefficients, nous allons poursuivre certaines étapes :

A. Principe des méthodes de décomposition

L'objet des méthodes de décomposition est de faire apparaître chacune des composantes de la série, T(t), S(t) et e(t), puis de les combiner de façon à obtenir la série d'origine Y(t). Pour cela, deux modèles d'agrégation sont généralement utilisés :

a. Modèle additif

Dans ce modèle, la saisonnalité s'ajoute à la tendance. Il s'écrit de la manière suivante :

Y (t) = T (t) + S (t)= + e (t). Avec :

T (t)  : la composante tendancielle au temps t

S (t) : la variation saisonnière

e (t)   : la composante résiduelle ou aléatoire

Y (t) : la série d'origine.

a. Le modèle multiplicatif

Ce modèle s'écrit : Y (t) = T (t).S (t).e (t)

b. Principe de conservation des aires

Introduisons ici une hypothèse, le principe de conservation des aires, que doivent respecter les composantes saisonnières d'une série. Ce principe exprime que les composantes saisonnières de mois forts doivent être compensées par composantes saisonnières des mois faibles. Cela se traduit de façon suivante :

· Dans le cas d'un modèle additif, la somme des coefficients saisonniers successifs sur une période complète est égale à 0. Si les données sont mensuelles, alors

· Dans le cas d'un modèle multiplicatif, la somme des coefficients saisonniers successifs sur une période de p unités de temps est égale à p, soit

Pour le cas de la Bralima, nous allons utiliser la méthode de lissage par moyennes mobiles.

B. Méthode des moyennes mobiles

Un lissage de la série d'origine peut permettre d'annuler les variations saisonnières. Pour cela, nous calculons une nouvelle série, appelée moyenne mobile : car il s'agit de calculer au temps t une moyenne des valeurs de la variable étudiée sur toute une période ; mobile car elle est calculée pour chaque temps t de l'historique. Pour une période de 12 mois, la moyenne mobile Z(t) d'ordre 12 est calculée suivant la formule suivante :

Z(t)=[0,5.Y(t-6)+Y(t-5)+Y(t-4)+Y(t-3)+Y(t-2)+Y(t-1+Y(t)+Y(t+1)+Y(t+2)+Y(t+3) +Y(t+4)+Y(t+5)+Y(t+6)]

Cette formule implique que la moyenne mobile ne peut pas être calculée sur les six premiers mois de l'historique et sur les six derniers mois.

Partant de cette méthode, nous allons calculer les coefficients saisonniers par les modèles additif et multiplicatif pour les boissons alcoolisées et pour les boissons gazeuses pour observer la variation de la consommation mensuelle de la Bralima.

1. Pour les boissons alcoolisées

Dans le cas de la Bralima, nous allons calculer la moyenne mobile de juillet 2006 à décembre 2008 pour les quantités vendues des bières (Primus, Mitzig et Turbo King).

Exemple :

Z(juillet 2006) = (0,5.24808+21770+25932+22839+27140+26630+

26723+28613+26479+30369+26108+30716+27395)

= 27760 hectolitres.

L'ensemble des valeurs de la moyenne mobile apparaît dans le tableau ci-après :

Tableau n° 7 : Présentation de moyennes mobiles pour les boissons alcoolisées

Année

Mois

2006

2007

2008

2009

Série brute

Moyenne mobile

Série brute

Moyenne mobile

Série brute

Moyenne mobile

Série brute

Moyenne mobile

Janvier

Février

Mars

Avril

Mai

Juin

Juillet

Août

Septembre

Octobre

Novembre

Décembre

24808

21770

25932

22839

27140

26630

26723

28613

26479

30369

26108

30716

27760

27872

28279

28751

28987

29265

27395

24636

28732

30050

27828

30215

35052

33780

31530

31977

34545

40975

29963

30472

30804

31100

31626

32673

40608

33590

34872

35719

36888

37647

40065

32044

36037

39553

42973

39124

39622

41311

40343

40479

29630

41305

38312

38887

39528

40255

39952

40248

39745

39314

39446

39072

38373

38092

34489

30885

35642

33290

32885

37658

 
 

Y(t)

Z(t)

 
 
 
 
 
 

Source : nos calculs

Après avoir trouvé les moyennes mobiles pour le mois de juillet 2006 au mois de décembre 2008, nous allons maintenant déterminer la composante saisonnière S(t). Pour cela, il nous faut distinguer le modèle de décomposition choisi, soit additif, soit multiplicatif et suivre les étapes décrites ci-dessous :

Modèle additif

· Calcul des différences saisonnières : pour chaque temps t, on calcule : S (t) = Y (t) - Z (t)

· En calculant la moyenne arithmétique des S(t) pour chaque mois j(j=1 à 12), on obtient 12 coefficients saisonniers S(j)

Tableau n° 8. Calcul des coefficients saisonniers : modèle additif

Année

Mois

S (t)

S (j)

2006

2007

2008

Moyenne arithmétique

Janvier

Février

Mars

Avril

Mai

Juin

Juillet

Août

Septembre

Octobre

Novembre

Décembre

-1037

801

-1800

1618

-2879

1451

-2568

-5836

-2072

-1080

-3798

-2458

1461

190

-312

-3742

-2343

3328

1753

6843

3491

-702

3021

-1124

-123

1997

897

1407

-8743

3213

-407,5

-6339,5

-2781,5

-891

-388,5

-1791

100,5

996

-1415

-239

-4655

2664

Total

 
 
 

-15349,5

Source : nos calculs

Comme le principe de conservation des aires n'est pas respecté, on ajuste chacun de 12 coefficients saisonniers S(j) pour obtenir les coefficients saisonniers définitifs S'(j).

Avec S'(j)=S(j) -

A ceci, nous pouvons vérifier que les S'(j) suivent par construction le principe de conservation des aires, soit . Dans le cas de la Bralima, on va retrancher de chacun de S(j)(-15349,5/12), soit -1279,125 hectolitres pour atteindre le coefficient final

Nous avons alors les coefficients définitifs suivants :

a. modèles additifs

Tableau n° 9 : Coefficients saisonniers définitifs

Mois

J

F

M

A

M

J

J

A

S

O

N

D

Coefficient

871,394

-5060,564236

-1502,397569

402,9982639

890,5190972

-511,6475694

1379,706597

2087,428819

-136,4461806

1040,067708

-3376,557292

3915,498264

Source : nos calculs.

Nous pouvons interpréter ce tableau de coefficients saisonniers définitifs et évaluer qu'en moyenne 511,64 hectolitres n'ont pas été vendu au mois de juin et pour le mois de décembre il y a eu surplus de moyenne de 3915,5 hectolitres qui sont vendus.

b. Modèle multiplicatif

De façon similaire, les étapes qui suivent nous permettent d'obtenir les coefficients saisonniers dans le cadre d'un modèle multiplicatif.

Nous calculons S (t)=Y (t)/Z (t)

Tableau n° 10 : Calculs des coefficients saisonniers ; modèle multiplicatif

Année

Mois

S (t)

S (j)

2006

2007

2008

Moyenne arithmétique

Janvier

Février

Mars

Avril

Mai

Juin

Juillet

Août

Septembre

Octobre

Novembre

Décembre

0,96

1,02

0,93

1,06

0,90

1,05

0,91

0,80

0,82

0,97

0,88

0,92

0,86

1,00

0,90

0,90

0,94

1,09

1,05

0,82

0,915

0,975

0,98

0,945

0,94

1,02

0,95

1,01

0,87

1,07

0,98

0,81

0,86

0,97

0,93

0,93

0,92

1,03

0,92

0,99

0,90

1,07

Total

 
 
 

11,31

Source : nos calculs.

Pour notre modèle, le principe de conservation n'est pas respecté, on ajuste chacun de 12 coefficients saisonniers S(j) pour obtenir les coefficients saisonniers définitifs S'(j) avec , qui vérifient par construction le principe de conservation des aires, à savoir .

Tableau n° 11 : Coefficients saisonniers définitifs pour les boissons alcoolisées ; Modèle multiplicatif

Mois

J

F

M

A

M

J

J

A

S

O

N

D

Coefficients

1,04

0,86

0,91

1,03

0,99

0,99

0,98

1,09

0,98

1,054

0,95

1,13

Le coefficient 1,130 du mois de décembre nous signifie que les ventes sont supérieures de 13 % de ventes en moyenne. Au contraire au mois de mars, le niveau des ventes représente 91 % de ventes en moyenne, c'est-à-dire que les ventes ont baissées de 9%.

2. Les boissons gazeuses (B.G)

Pour ce qui concerne les boissons gazeuses, nous allons suivre les mêmes étapes que les bières pour avoir les coefficients saisonniers définitifs.

Tableau n° 12. Les coefficients saisonniers définitifs pour les boissons gazeuses ; Modèle additif

Mois

J

F

M

A

M

J

J

A

S

O

N

D

Coefficients

552,92

-1673,65

-1204,85

24285

-891

-846

1089,35

1722,2

122,5

-254

-132,4

1271,8

Source : nos calculs

Tableau n° 13. Les coefficients saisonniers définitifs pour les boissons gazeuses ; Modèle multiplicatif

Mois

J

F

M

A

M

J

J

A

S

O

N

D

Coefficients

1,06

0,35

0,90

1,04

0,94

0,94

1,1

1,18

1,02

0,99

0,83

1,18

Source : Nos calculs

A partir des tableaux 9 et 11 et 12 et 13, nous allons présenter les graphiques évolutifs des ventes moyennes mensuelles des boissons alcoolisées par le modèle multiplicatif et le modèle additif ainsi que celles des boissons gazeuses au sein de la Bralima.

Pour aboutir à ces représentations, nous allons estimer que les quantités vendues pour les boissons alcoolisées et gazeuses sont de 40000 et 10000 hectolitres mensuellement qui seront additionnées ou multipliées selon le modèle additif ou le modèle multiplicatif aux coefficients.

Graphique 3 : Tendance générale des ventes des bières

Source : nos calculs

Graphique n° 4 : Tendance générale des ventes des boissons gazeuses

Source : Nos calculs

A partir de ces graphiques réunissant tous les mouvements saisonniers de toutes les boissons alcoolisées et gazeuses à partir des modèles additif et multiplicatif, nous pouvons parler de deux grandes périodes :

1. la période d'augmentation des ventes

Les mois de fortes consommations ou les mois où la saisonnalité à augmenter les ventes des boissons alcoolisées sont les mois de :

· Janvier ; un mois caractérisé par une forte pluie, mais son augmentation est due par la vente de plus de 1/3 le jour de nouvel an de boissons alcoolisées ;

· Avril ; un mois de forte pluie, mais à ce mois interviennent la fête de Pacques et des baptêmes pour les différentes religions ;

· Mai ; c'est le mois de la moyenne pluie et d'annonce de la saison sèche, on peut l'appeler le mois qui balance les activités de la Bralima car son coefficient saisonnier pour les boissons alcoolisées est élevé et diminué pour les boissons gazeuses ;

· Juillet et Août sont les mois des vacances dans les quels les grands nombres de mariages se font, les fêtes de divertissement pour les vacanciers,...

· Le mois d'Octobre présente une saisonnalité positive pour les boissons alcoolisées, car il présente une hausse pour chaque année par rapport au mois de Septembre, ce qui sera expliqué pour la saisonnalité de ce mois ;

· Le mois de Décembre est un mois de forte pluie, mais sauvé par les périodes de fêtes de nativité et de veuille de nouvel an, ces dates ont plus ou moins la moitié de la vente mensuelle.

2. La période de faible consommation

· Les mois de Février et de Mars sont les mois humides et de faibles consommations, les consommateurs ont tendance à faire des économies.

· En Juin, c'est la période d'une saison sèche, mais bon nombre d'âge adolescent est en préparation des examens de fin d'année ;

· En Septembre, c'est la rentrée scolaire. On fait des économies pour faire face aux besoins d'étude (frais, papiers, uniformes, stylo,...), c'est aussi la saison de pluie. Il fait froid et par conséquent on consomme moins ;

· En Novembre, en plus de la saison pluie, les gens préparent les fêtes de fin d'année, ce qui fait qu'il y ait une faible consommation.

C. Série corrigée des variations saisonnières

En enlevant à la série d'origine, la composante saisonnière, nous obtenons une série désaisonnalisée ou corrigée des variations saisonnières. Elle est notée CVS(t). Son calcul dépend du modèle choisi, additif ou multiplicatif.

1. Modèle Additif

CVS = Y (t) - S' (j) avec j correspondant au temps t.

Pour les boissons alcoolisées, nous avons le tableau suivant :

Série corrigée des variations saisonnières pour les boissons alcoolisées. Modèle additifs

Tableau n°14 CVS

Année

Mois

2006

2007

2008

2009

Janvier

Février

Mars

Avril

Mai

Juin

Juillet

Août

Septembre

Octobre

Novembre

Décembre

23482,6

26376,6

26980,6

21997,1

25797

26688

27228,6

25884,1

28991,1

29353,1

29030,1

26319,1

26069,6

29242,6

29778,6

29208,1

26483,6

30273,1

35557,6

31051,1

34042,1

30961,1

37467,1

36578,1

38739,6

36650,6

37085,6

38711,1

41628,6

39182,1

40127,6

38582,1

42855,1

39463,1

32542,1

36908,1

33163,6

35491,6

36690,6

32448,1

31540,6

37716,1

Source : nos calculs

Graphique 5 : Série corrigée des variations saisonnières des boissons alcoolisées

Source : nos calculs

Série corrigée des variations saisonnières pour les boissons gazeuses ; Modèle additif

Tableau n°15 CVS des Boissons sucrées

Année

Mois

2006

2007

2008

2009

Janvier

Février

Mars

Avril

Mai

Juin

Juillet

Août

Septembre

Octobre

Novembre

Décembre

7501

8649,6

8981,85

7211,15

9424,94

10583

9803,65

9689

9051,5

11072,74

9171,5

103832

10129

10912,6

10999,85

10559,1

9729

10530

10861,65

11612

11059,5

11436

9183,5

11668,2

11869

9358,6

11100,85

11358,1

11931

11362

9977,65

9932

10466,5

9184

8099,5

9514,2

9950

9358,6

9911,8

9528,15

9028

10576

Source : Nos calculs

Graphique 6 : Série corrigée des variations saisonnières des Boissons

Gazeuses

Source : Nos calculs

a. Modèle multiplicatif

CVS = Y(t)/S'(j) avec j correspondant au temps t.

Tableau n°15 : Série corrigée des variations saisonnières des boissons alcoolisées par le modèle multiplicatif

Année

Mois

2006

2007

2008

2009

Janvier

Février

Mars

Avril

Mai

Juin

Juillet

Août

Septembre

Octobre

Novembre

Décembre

24250

25916,6

27297

22387

26530

26993

27268

26993

26746,5

28813

29009

27425

26779

29328,5

30244

29461

27202

30520

35767

31868

31848,5

30339

38383

36585

39164

38148

37934

38777

42007

39519

40431

38973

40750

38405

32911

36879

33713

36768

37518

32637

32146

38038

Source : Nos calculs

Graphique 7 : Série corrigée des variations saisonnières des boissons alcoolisées par le modèle multiplicatif

Source : Nos calculs

Tableau n°16 : Série corrigée des variations saisonnières des boissons gazeuses par le modèle multiplicatif

Année

Mois

2006

2007

2008

2009

Janvier

Février

Mars

Avril

Mai

Juin

Juillet

Août

Septembre

Octobre

Novembre

Décembre

7598

8207

8641

7167

9078

10358

9903

9670

8994

10928

10820

9877

10077

10869

10883

10387

9402

10302

10865

11300

10963

11295

10905

10966

11719

11272

10996

11155

11745

11187

10061

9876

10381

9020

9599

9141

9908

9041

9674

9395

8656

10351

Source : Nos calculs

Graphique 8 : Série corrigée des variations saisonnières des boissons alcoolisées par le modèle multiplicatif

Source : Nos calculs

Comparativement aux graphiques qui nous présentent les évolutions des ventes suite à des mouvements saisonniers, les graphiques ci-haut nous suggèrent les quantités que devraient vendre la Bralima sans tenir compte des saisonnalités, donc les mois qui ont les saisonnalités positives baissent de leurs quantités vendues et ceux qui ont les saisonnalités négatives augmentent de leurs quantités vendues.

Bref, pour les modèles additif et multiplicatif, les quantités vendues pour les boissons alcoolisées et gazeuses présentent 100% sans tenir compte de la concurrence, le non concurrence, des fêtes, de fortes ou faibles pluies,...

D. Prévisions

L'ultime étape consiste à prévoir la variable étudiée, le niveau des ventes dans le cas de la Bralima. Quelles prévisions des ventes pouvons nous proposer à partir de juillet 2009 pour les 12 mois à venir ? La série d'origine est constituée de trois composantes, tendancielle T(t), saisonnière S(t) et accidentelle e(t). Par conséquent, la prévision s'y obtient à partir de la prévision de chacune de ces trois composantes. En ce qui concerne la composante accidentelle, généralement, il lui est attribué une valeur nulle à moins de connaître à l'avance l'occurrence d'un évènement exceptionnel (grève programmée par exemple !) les coefficients saisonniers sont les S'(j) calculés précédemment. La composante tendancielle est prévue à partir de la série CVS que l'on ajuste par une courbe dépendante du temps : droite, exponentielle, fonction quadratique... Nous notons (t) l'ajustement ainsi obtenu. Développons le point en distinguant les modèles additif et multiplicatif.

a. Modèle additif

Nous notons (t) les prévisions de la variable étudiée pour la période t. le modèle additif s'écrivant Y(t) = T(t) + S(t) + e(t), on en déduit les prévisions
(t)= (t)+S'(j) avec j correspondant au temps t.

Dans le cas particulier où la série CVS est ajustée par une droite, alors :

(t)= (at+b)+S'ja et b sont estimés par la méthode des moindres carrées ordinaires. Dans le cas de la Bralima, l'équation de la droite de régression liant la série CVS et le temps t est : (t)=342,75t + 25484,75.

La prévision pour juillet 2009 de la tendance est par conséquent : (t)=342,75*43 + 25484,75 soit 40223,01 hectolitres.

En ajustant les coefficients saisonniers associées au mois de juillet à la tendance prévue, nous obtenons la prévision de mois de juillet 2009, soit (juillet 2009)= 40223,01 + (-505,625) soit 39717 ,38 hectolitres.

En appliquant la même procédure, nous pouvons ainsi les prévisions pour les mois qui suivent en produits des boissons alcoolisées et boissons et sucrées.

Tableau n° 17. Les prévisions des ventes obtenues par de modèle additif pour les boissons alcoolisées et les boissons sucrées (Juillet 2009 à juin 2010) en Hectolitres.

Mois

Prévisions en bière

Prévisions en sucrée

Juillet 2009

Août 2009

Septembre 2009

Octobre 2009

Novembre 2009

Décembre 2009

Janvier 2010

Février 2010

Mars 2010

Avril 2010

Mai 2010

Juin 2010

39917

43295

38396

42267

38672

46334

43605

38016

41916

44150

44995

43935

11549

12200

10618

10260

10400

11822

11103

8894

9381

13032

9749

7632

Source : nos calculs

Graphique 9 : Prévision par les modèles additifs

Source : nos calculs

a. Le modèle multiplicatif

Lorsque le modèle est multiplicatif, les prévisions sont calculées grâce à la formule : prévisions (t)= (t).S'(j) où (t) correspond à la prévision de la série corrigée des variations du modèle multiplicatif et S'(j) est le coefficient saisonnier multiplicatif associé au mois t.

Pour ce modèle, (t)= (at+b).S'(j)a et a sont estimés par la méthode des moindres carrés ordinaires. En considérant que la série corrigée des variations saisonnières peut être ajustées par une droite d'équation =345,5.t + 32682,6.

Pour avoir les prévisions de mois de juillet 2009 au mois de juin 2010, nous allons multiplier les séries corrigées de variations saisonnières par les coefficients saisonniers du modèle multiplicatif.

C'est ainsi que nous allons présenter par le modèle multiplicatif les prévisions de douze mois qui suivent :

Tableau n° 18. Les Prévisions de ventes obtenues par le modèle multiplicatif de boissons alcoolisées et sucrées (juillet 2009 à juin 2010)

Mois

Prévisions en bière

Prévisions en sucrée

Juillet 2009

Août 2009

Septembre 2009

Octobre 2009

Novembre 2009

Décembre 2009

Janvier 2010

Février 2010

Mars 2010

Avril 2010

Mai 2010

Juin 2010

39478

43067

40565

43551

37499

47052

43331

35870

40895

44261

47325

43202

11529

12614

10729

10621

8920

12704

11432

9183

9741

11078

10031

10049

Source : nos calculs.

Graphique 9 : Prévision par les modèles additifs

Source : Nos calculs

E. Choix du meilleur modèle : additif ou multiplicatif

Les prévisions obtenues avec les deux modèles différents ; lesquelles choisir par la Bralima ? Cette question revient à déterminer le modèle additif ou multiplicatif, le plus précis, le plus proche de la réalité. La méthode utilisée pour choisir le meilleur modèle ; méthode dite du splid ou hold out sample, consiste à partager l'historique des données en deux parties.

Supposons que les valeurs observées sont approximativement des valeurs prévisionnelles ; les écarts entre les prévisions (t) et les réalisations Y(t) permettent de conclure. Deux indicateurs d'écarts sont le plus souvent calculés sur l'ensemble test :

· La moyenne des écarts carrés (en anglais Mean Square Error, MSE) :

MSE =

· Le pourcentage des erreurs en valeur absolue (MAPE, Mean Absolute Percentage Error) :

MAPE =

Tableau n° 19 : Comparaison des erreurs des modèles additif et multiplicatif (Boissons alcoolisées en Hectolitres).

 
 

Modèle additif

Modèle multiplicatif

 

Valeurs observées

Prévisions

Erreurs

Erreur absolue en %

Prévisions

Erreur

Erreur absolue en %

Juillet 2009

Août 2009

Septembre 09

Octobre 2009

Novembre 2009

Décembre 2009

Janvier 2010

Février 2010

Mars 2010

Avril 2010

Mai 2010

Juin 2010

39800

43300

38350

42700

38400

45400

43800

39000

41700

44600

43200

44000

39917

43295

38396

42267

38672

46334

43605

38016

41916

44150

44995

43935

-117

5

-46

433

-272

-934

195

984

-216

450

-1095

68

0,3

0,011

0,11

1

0,7

2

0,44

0,51

1

2,5

0,1

0,6

39478

43067

40565

43551

37499

47052

43331

35870

40895

44261

47325

43202

322

233

-2215

-851

901

-1652

469

3180

805

339

-3425

798

0,8

0,5

6

2

2,3

3,6

1

8,1

2

0,7

8

2

 
 
 

MSE = 300729

MAPE = 1,6 %

 

MSE = 2739968

MAPE = 3,1 %

Source : Nos calculs

De part ce tableau, nous disons que la Bralima peut choisir le modèle additif pour faire les prévisions de la période de mois de juillet 2009 au mois de juin 2010, car à 98,4 % elle a la chance de réaliser ses prévisions.

Le tableau suivant va nous présenter la comparaison des erreurs sur les capacités prévisionnelles des modèles additif et multiplicatif. Pour les boissons gazeuses au sein de la Bralima.

Tableau n° 20 : Comparaison des erreurs des modèles additif et multiplicatif (boissons gazeuses en hectolitres).

 
 

Modèle additif

Modèle multiplicatif

 

Valeurs observées

Prévisions

Erreurs

Erreur absolue en %

Prévisions

Erreur

Erreur absolue en %

Juillet 2009

Août 2009

Septembre 09

Octobre 2009

Novembre 09

Décembre 09

Janvier 2010

Février 2010

Mars 2010

Avril 2010

Mai 2010

Juin 2010

11000

12500

11000

10000

10888

12000

11500

8000

9000

14000

10000

8000

11549

12200

10618

10260

10400

11822

11103

8894

9382

13032

9749

9632

-549

300

382

-260

488

178

397

-894

119

968

251

-1632

5

2,4

3,47

2,6

4,5

1,5

3,45

11,17

1,25

7

2,51

20,4

11529

12614

10729

10621

8920

12704

11432

9183

9741

11078

10031

10049

-259

-614

271

-350

1968

704

68

-1183

-241

2922

-31

-2049

2,35

5

2,46

3,5

18,07

6

0,6

14,8

2,50

21

0,31

25,6

 
 
 

MSE =

46567864

MAPE = 5,4 %

 

MSE =78908976

MAPE = 8,5 %

Source : Nos calculs

De part ces deux tableaux, nous pouvons conclure que la Bralima peut opter pour le modèle additif pour prévoir en boisson alcoolisées et en boissons gazeuses, car il présente moins d'erreurs que le modèle multiplicatif.

F. Evolution prévisionnelle de la Bralima

Sur ce point, nous allons comparer les valeurs observées à la vente et les prévisions que devraient avoir la Bralima aux mois de janvier à juin 2009. Cette comparaison va nous permettre de faire un constant positif ou négatif sur l'évolution de produits Bralima.

Par le modèle additif, nous allons aborder les ventes prévisibles de boissons alcoolisées et celles de boissons gazeuses en utilisant toujours la formule
(t)= (at+b)+S'(j)a et b sont estimés par la méthode de moindres carrés ordinaires, t exprime le temps, (t) présente les prévisions au temps et S'j présente les coefficients saisonniers appartenant à ce temps.

a. Les boissons alcoolisées

Pour les mois de janvier 2009, les quantités vendues devraient être de :

(t)=342,75x37+25484,76+1325,37

Soit 39492 hectolitres, c'est qui nous donne un écart de 5003 hectolitres ; cet écart est d'environ 14,5 % de la quantité vendue.

En appliquant la même procédure pour les autres mois, nous concluons qu'en moyenne au bout de six mois les quantités vendues ont baissé d'environ 13,4 % des ventes par rapport aux quantités qui devraient être les prévisions de janvier à juin 2009.

Pour le cas réel, les ventes de six premiers mois de l'an 2009 ont baissé de 11% par rapport aux six premier mois de l'an 2008, ce qui donne un écart de 2,4% entre les réels et les prévisions

a. Les boissons gazeuses

A partir de la formule (t)= (at+b)+S'(j) nous avons les valeurs.

(t)= 18t+b+S'j, S'j étant le coefficient saisonnier au temps t.

Examinons alors l'évolution des ventes des boissons gazeuses comparativement aux prévisions que devraient avoir les mois de janvier au juin 2009.

Le mois de janvier 2009 a eu les ventes de 10503 hectolitres, alors que de part notre formule les ventes devraient être de 10904,95 hectolitres, c'est qui nous donne un écart de 3,7 % par rapport aux ventes observées pour ce mois.

Par rapport aux ventes de janvier 2008, les ventes de janvier 2009 ont baissé d'environ 16 % de ventes de janvier 2008.

Avec les autres mois, la Bralima évolue négativement pour les vente de boissons gazeuses, ce qui nous présente en totalité une baisse d'environ 14 % par rapport aux quantités que la Bralima devrait vendre aux six premiers mois de l'année 2009 et d'environ 18 % par rapport aux ventes observées aux six premiers mois de l'année 2008.

Bref, les ventes des boissons alcoolisées ainsi que gazeuses de l'année 2009 vont à la baisse par rapport aux six premiers mois de l'année 2008.

La Bralima doit se proposer de faire le point de l'état relatif face à cette situation malsaine, il ne s'agit pas de dire « nous savons faire cela », « comment le faisons-nous, par rapport aux autres ».

L'objectif étant de déterminer les forces et les faiblesses relatives de la firme et sa ou ses compétence (s) distinctive (s).

Eu égard à ce qui précède, nous allons donner un apport stratégique pour lutter contre la concurrence de produits similaires de la Bralima/Bkv ; ce qui fera l'objet de notre troisième chapitre.

CHAPITRE III : LES POLITIQUES COMMERCIALES : LE PROTECTIONNISME

Ce chapitre consiste à une analyse sur les stratégies qui peuvent canaliser l'avenir de la Bralima. Nous allons d'abord donner les notions sur le protectionnisme et puis l'apport tarifaire pour aider à la Bralima de se maintenir face à la concurrence étrangère.

III.1 NOTIONS SUR LE PROTECTIONNISME

A. Définition.

Le protectionnisme est une doctrine défendue par certains économistes, qui propose de protéger la production nationale de la concurrence des entreprises étrangères. Pour cela, le pouvoir politique entrave l'entrée sur le territoire national des marchandises étrangères par des taxes à l'importation (ex : taxe de 30% sur une marchandise donnée) ou une réglementation spécifique (ex : interdiction d'un type de marchandise).

B. Les instruments de protectionnisme.

1. Les barrières tarifaires.

Les droits de douane sont des taxes prélevées sur les marchandises lors de leur passage aux frontières. Les douaniers surveillent les entrées sur le territoire national essentiellement pour cette raison. La taxe agit sur le prix du produit étranger vendu sur le marché intérieur. Les consommateurs nationaux sont dissuadés d'acheter ces produits étrangers jugés trop coûteux et préfèrent acheter la production locale.

2. Les barrières non tarifaires.

Les prohibitions commerciales sont des interdictions d'importer certains produits. Ces prohibitions reposent parfois sur des raisons sanitaires (ex : interdiction d'importer en France de la viande bovine durant la crise de la « vache folle »), parfois pour des raisons religieuses (interdiction d'importer de l'alcool en Arabie Saoudite), parfois pour des raisons morales (armes, drogues...) ou écologiques (animaux exotiques).

L'embargo est une mesure administrative qui vise à empêcher la libre circulation d'une marchandise (ex : un embargo sur les armes).

3. Les mesures para tarifaires

Ce sont par exemples les subventions à l'exportation, les crédits à l'exportation à taux d'intérêt réduits, les distorsions liées aux différences de régimes fiscaux. La palette des instruments du « protectionnisme financier » est particulièrement riche et évolutive.

4. Les règlements administratifs.

Des règlements très pointilleux peuvent décourager les exportateurs étrangers. Les Japonais utilisent cette forme de protectionnisme déguisé en utilisant des normes de sécurité excessives. La France impose des modes d'emploi en langue française, alors que beaucoup de pays n'utilisent que la langue anglaise.

5. La manipulation du taux de change.

Une politique de change habile permet d'améliorer artificiellement le solde commercial. Lorsqu'un pays possède une monnaie faible, ses exportations sont favorisées. De plus, ses importations lui coûtent plus chères. Ses consommateurs évitent donc, dans la mesure du possible, d'acheter des produits étrangers. Le solde de la balance commerciale s'améliore de cette manière.

6. L'esprit patriotique.

Certains états diffusent un esprit protectionniste dans leur population. C'est le cas du Japon. Le consommateur japonais est réticent à acheter des produits étrangers.24(*)

III.2 LES PRODUITS CONCURRENTS A LA BRALIMA

L'Est de la RDC (Bukavu, Goma, Uvira) importe de l'Amstel bock et beer du Burundi, de la Mutzig et de la Guiness au Rwanda ainsi que d'autres boissons gazeuses en provenance de ces deux pays.

Depuis cinq ans, elle a enrichi sa gamme d'une bière brune dite « Turbo King » apparemment pour accepter la frange de la clientèle qui se serait convertie vers l'Amstel bock en tournant le dos à la Primus. La Bralima vient de mettre depuis trois ans sur le marché la Mutzig qu'elle produit localement. L'unique bière qu'offrait la brasserie a favorisé le trafic des autres bières des pays voisins vers le Congo. Des mesures draconiennes ont été mises en pied pour tenter de protéger l'industrie locale mais sans beaucoup de succès. Des consommateurs de l'Amstel et de la Mutzig ont poussé les acteurs dans la filière d'imaginer des subterfuges pour braver la vigilance des services à la frontière.

2.1 Approvisionnement

Les commerçants dans ce domaine s'approvisionnent auprès des dépôts de revente de bières dans les pays voisins, au Burundi. Ils font recours à des déclarants dits débout. Ceux-ci assurent les opérations d'achat, négocient le transport et exécutent les différentes formalités aux frontières étrangères. Le gros du problème se rencontre au Congo, où ses entrées sont sensées être réglementées pour rationner les quantités jugées par acceptables par les autorités locales. Les nombres des casiers de bières est sous-estimé, des bouteilles sont cachées en dessous des sièges des véhicules ou camouflées dans d'autres marchandises.

Les statistiques de l'OFIDA ne reprennent nulle part les quantités des bières importées ni du Rwanda, ni du Burundi, bien que des débits des boissons sont inondés par les bières étrangères. C'est comme les autres produits du commerce transfrontalier qui ne bénéficient d'aucune pièce justificative légitimant les divers payements effectués aux frontières.

2.2 Le marché et les produits

Il faut rappeler que la Bralima intervient aux recettes de l'OFIDA à concurrence de 15% aux moyens des taxes nommées droits de consommation sur production locale. C'est l'une des rares usines qui a survécu aux différentes crises qu'a connu et continue à connaître la RDC.25(*)

Avec les statistiques de la Division du commerce extérieur, nous avons les quantités totales de casiers des boissons gazeuses et des bières vendues par la Bralima et celles importées par les différents commerçants.

Tableau n° 21 Tableau comparatif des ventes de la Bralima et des importations de B.G et Bières

Année

produits

2006

2007

2008

Ventes locales

- bière

- B.G

3.682.025 casiers

1.548.930 casiers

4.360.127 casiers

1.786.500 casiers

5.352.731 casiers

1.700.500 casiers

Totaux

5.230.955 casiers

6.146.627 casiers

7.083.231 casiers

Importations

- bière

- B.G.

2.098.123 casiers

700.568 casiers

2.600.240 casiers

1.456.000 casiers

3.789.569 casiers

1.500.754 casiers

Totaux

2.798.691 casiers

4.056.240 casiers

5.290.323 casiers

Source : Division du commerce extérieur (Sud Kivu et Nord Kivu) et la Bralima

En comparant les ventes locales de la Bralima et les importations, nous disons que les importations croissent d'une année à une autre, soit de 35% en 2006, de 40% en 2007 et de 43% en 2008 de la part du marché de l'Est de la RDC, pour réduire ces risques, nous allons passer à la détermination des tarifs douaniers en faveur de la Bralima.

III.3. LE TARIF DOUANIER EN FAVEUR DE LA BRALIMA

Conformément au rôle lui assigné, l'Office des Douanes et accises ; OFIDA en sigle poursuit un triple objectif :

· Apporter des ressources à l'Etat (mission fiscale)

· Protéger le commerce et l'industrie nationale (mission économique)

· Et enfin, de permettre l'élaboration des stratégies commerciales26(*) (mission connexe) et celles des services étatiques divers.

Dans la poursuite de réalisation de ce triple objectif, l'OFIDA se doit des mesures administratives autres que douanières servant l'injonction du gouvernement dans l'appréciation de ces mesures douanières et administratives que l'on qualifie un pays de protectionnisme.27(*)

III.3.1. Comparaison des prix moyens des produits concurrents et des produits de la Bralima/Bkv

a. les prix des produits concurrents

Sur ce point, nous allons donner les prix moyens de boissons alcoolisées (Primus, Amstel, Mitzig,...) et les boissons gazeuses (Coca-cola, Fanta, Tonic,...) en provenance de pays frontaliers de l'Est de la RD Congo (Rwanda, Burundi,...).

Tableau n° 22 les prix moyens des produits concurrents de la Bralima/Bkv (Bukavu, Goma et Uvira) en $/ nombre des bouteilles

Produits villes

Bukavu

Goma

Uvira

Primus (Rwanda)

Primus (Burundi)

Mitzig (Rwanda)

guiness

Amstel

beer(Burundi)

Amstel bock(Burundi)

B.G.(Rwanda)

B.G ( Burundi)

-

-

-

20/24

13/12

21/24

-

-

-

-

13/12

21/24

14/12

22/24

8/24

-

-

10,5/12

13/12(Kamanyola)

22 /24

12/12

20/24

-

8/24

Source: entretien avec les commerçants importateurs

A part les produits précités, nous pouvons avoir d'autres produits concurrents, mais vendus en petite quantité, notamment les boissons gazeuses de 500ml en provenance de l'Uganda, Amstel beer et bock en provenance du Rwanda,...

Après avoir donné les prix de produits concurrents étrangers, nous allons les comparer avec les prix de produits locaux.

b. les prix des produits locaux

Le tableau qui suit nous donnera les renseignements sur le prix vendu par la Bralima/Bkv.

Tableau n° 23 les prix moyens des produits locaux de la Bralima/Bkv (Bukavu, Goma et Uvira) en $/nombre de bouteilles

Produits villes

Bukavu

Goma

Uvira

Primus

Mitzig

Turbo-king

B.G.

Gros vitalo

10,5/12

11,8/12

11/12

7,5/24

7,5/12

11,5/12

12,4/12

12/12

8,5/24

8,5/12

10,7/12

12/12

11,2/12

7,8/24

7,8/24

Source: entretien avec les dépôts relais

En examinant ces deux tableaux, nous observons que les prix des boissons alcoolisées (Primus, Mitzig) et boissons se rapprochent à Uvira et à Goma des prix des produits concurrents ; ces derniers peuvent s'expliquer par les faits que :

· La Brarundi se trouve proche d'Uvira, ce qui réduirait le coût de transport pour cette de s'en approvisionner ;

· La Bralirwa (Brasserie Limonadérie du Rwanda) se rapproche aussi de la ville de Goma, ce qui occasionnerait aussi les mêmes inconvénients qu'à Uvira.

Quant à la bière Amstel (Burundi elle présente sa particularité, mais son prix et goût se rapprochent aussi des boissons produites par la Bralima/Bukavu.

Avec la présence de ces produits concurrents, disons qu'ils sont une menace pour la Bralima, car le consommateur choisirait alors son goût préférable ou la qualité de produit imposée par sa santé (boisson sans sucre pour un diabétique).

III.3.2. Application des tarifs douaniers pour les boissons en faveur de la Bralima

Pour ce point, nous allons représenter l'application des tarifs douaniers pour surmonter les activités de la Bralima face à la concurrence. Pour ce dernier nous allons dégager deux situations :

1. La légalisation du tarif des produits concurrents

Ces produits concurrents étant déjà sur le marché, l'Etat peut laisser la libre circulation des produits brassicoles en provenance des pays frontaliers pourvu qu'ils remplissent les formalités douanières.

2. Application des tarifs douaniers

Comparativement aux boissons produites par la Bralima, les boissons concurrentes présentent les prix oscillants ceux de la Bralima, ce présente une menace pour la société.

En appliquant un tarif un tarif d'environ 30% sur le prix international de produits concurrents, nous pouvons un prix nouveau prix à partir du tableau suivant :

Tableau n°24 nouveaux prix après tarifs douaniers en $/nombre de bouteilles

Produits villes

Bukavu

Goma

Uvira

Primus (Rwanda)

Primus (Burundi)

Mitzig (Rwanda)

guiness

Amstel beer(Burundi)

Amstel bock(Burundi)

B.G.(Rwanda)

B.G ( Burundi)

-

-

26/24

16,9/12

26,3/24

-

-

-

-

16,9/12

26,3/24

18,2/12

26,6/24

10,6/24

-

-

13,65/12

16,9/12(kamanyola)

26,6/24

15,6/12

26/24

-

10,6/24

Source : nos calculs

Ce tableau nous donne les nouveaux prix pour surmonter les ventes de la Bralima, mais présenteraient les conséquences si elle ne couvre pas l'ensemble de sa nouvelle clientèle ; ce qui poussera à faire un regard sur le diagnostic interne de l'entreprise c'est-à-dire qui consiste à identifier les facteurs internes de compétitivité par une évolution du potentiel de l'entreprise (forces et faiblesses) et de moyens d'achat (ressources). Il permet de positionner l'entreprise dans son univers concurrentiel. Il mobilise des outils d'analyse stratégique.

CONCLUSION GENERALE

Nous venons de réaliser un travail sur l'analyse explicative des mouvements saisonniers sur la variation de la consommation des produits industriels : cas de la Bralima.

Nous avons donné les notions sur la production, la commercialisation et celles de l'offre et de la demande.

Nous avons également présenté la Bralima et son intervention sur le marché des produits brassicoles à l'Est de la RDC.

Face aux problèmes de la Bralima, nous avons posé l'hypothèse que les mouvements engendrent la hausse ou la baisse de consommation de ses produits, c'est ainsi que nous avons constaté que certains mois ont une faible consommation et les autres présentent une hausse. Non seulement un mois de faible consommation, mais un événement quelconque peut influencer une forte consommation.

Malgré l'explication des mouvements saisonniers sur la variation des boissons alcoolisées et gazeuses, la Bralima vend toujours, ce qui nous a poussé à donner une série corrigée des variations saisonnières ou une série de désaisonnalisée.

La Bralima ne doit pas vivre la situation actuelle, mais doit plus se donner une idée sur son avenir, ce qui nous a donné une proposition prévisionnelle d'une année pour l'ensemble de ses produits pour pouvoir se maintenir sur le marché.

Avec l'étude effectuée sur ses prédictions, nous avons remarqué que la Bralima a des déficits sur l'ensemble de ses produits au début de l'année 2009 ; ce qui nous a poussé à trouver la part que les produits concurrents de pays voisins s'accapare sur le marché congolais des produits brassicoles.

Par ses obligations, l'OFIDA se doit la responsabilité de protéger les entreprises nationales contre les importations, c'est ainsi que nous avons proposé une application d'un tarif douanier sur les produits importés similaires aux produits Bralima, à ceci nous avons proposé une augmentation de 30% des taxes douanières sur les prix constatés sur le marché actuel. Ce qui peut nous donner les effets suivants :

· Effet sur la consommation : la consommation domestique va baisser d'une quantité importante ;

· Un effet sur les importations : les importations vont décroître d'un montant très faible par rapport au précédent ;

· Un effet de recette fiscale : le tarif fiscal représente un revenu fiscal pour le gouvernement importateur ;

· Un effet de redistribution du revenu : dans la mesure où le prix a augmenté, il y a une redistribution de consommateurs ; les premiers « subventionnant » en quelque sorte les seconds, est égale à la différence des prix avant et après tarif multiplié par la quantité produite par la Bralima après le tarif.

Nous recommandons ainsi à la Bralima de pouvoir chercher à améliorer leurs conditions de produire et de vendre, pour que la protection émanant de l'OFIDA ne constitue une menace pour elle. Elle doit mesurer ses forces et faiblesses et se doter ses propres moyens d'approvisionnements pour pouvoir minimiser ses coûts et dépenses soit en faisant la sous-traitance de petites entreprises pour lui fournir les matières premières sur place, notamment la production des bouteilles vide.

BIBLIOGRAPHIE

1. OUVRAGES

· BARREAU J. et JIBZRG G., Economie et organisation de l'entreprise, Sirey, Paris, 1978.

· CONGO POCHES TROUEES. Flux et fuites des recettes douanières au Sud Kivu, 2008.

· CONUS H., L'entreprise et sa croissance par l'investissement, éd

Universitaire, Fribourg, 1972.

· DEPREZ-DELL'ORCO M. et PLAS D., Economie d'entreprise : organisation de l'entreprise : structures, fonctions, recherches et développement, Lobor, Bruxelles, 1993.

· JACQUEMIN A. et TUCKENS H., fondement d'économie politique, éd La renaissance de livre, Bruxelles, 1979.

· MORVAN Yves, Fondements d'économie industrielle, 2ème éd. Economica.

· Philip. H., La coordination aux lois de distribution, Londrès, 1894.

· WAUTHY E., BRULAND G. et J. ANDRE, Initiation à la vie économique, La Brocur, Namur.

2. MEMOIRES ET COURS

· MBAYO Jeannette et SALIKE Emmanuel, l'appréciation des effets de la conjoncture économique de la Bralima, UCB_Bukavu, FSEG, mémoire inédit, 1997-1998.

· NGONGO P., la compétitivité internationale des entreprises du Sud Kivu : Analyses stratégiques sur GINKI et BRALIMA, UCB_Bukavu, mémoire inédit, 1996-1997.

· WATANGA James, Flexibilité de l'entreprise comme stratégie de la gestion : cas de la Bralima, UCB_Bukavu, FSEG, mémoire inédit, 2002-2003.

3. WEB SITES

· www.fao/foresty/docrep/wfcxi/publi/V4/T212F/1-3.HTM.

· www.protéctionisme-wikipédia.htm.

TABLE DES MATIERES

I I

DEDICACE I

REMERCIEMENTS II

SIGLES ET ABREVIATIONS III

INTRODUCTION GENERALE 1

0.1 PROBLEMATIQUE 1

0.2 HYPOTHESES DU TRAVAIL 2

0.3 INTERET ET CHOIX DU SUJET 2

0.4 METHODES ET TECHNIQUES 2

0.5 DELIMITATION DU TRAVAIL 3

0.6. ETAT DE LA QUESTION 4

0.7. SUBDIVISION DU TRAVAIL 5

0.8. DIFFICULTES RENCONTREES .............................................................5

CHAPITRE PREMIER : LES CONCEPTS DE BASE ET LA PRESENTATION DE LA BRALIMA/ BUKAVU 6

I.1. Aspects techniques de la production 8

I.1.1. La production simple 8

I.1.2. La fonction de production 8

I.1.3. La production liée 11

I.2. Aspects économiques de la production : les coûts 12

I.2.1 Notion de coût 12

I.2.2. La fonction de coût 13

I.2.3. Sortes de coûts 13

I.2.4. Plan de production 14

II. La commercialisation et ses fonctions 16

II. 1 Définitions de la commercialisation 16

III. La présentation de la Bralima 20

CHAPITRE II : IMPACTS DES MOUVEMENTS SAISONNIERS SUR LA CONSOMMATION DES PRODUITS BRALIMA 23

II.1. LES MOUVEMENTS SAISONNIERS DE L'EST DE LA RDC 23

II.2. EVOLUTION DE LA PRODUCTION ET DES VENTES DES PRODUITS BRALIMA 24

II.2.1. Evolution de la production 25

II.2.2. Evolution des ventes 28

II.2.3. Les relations des productions et des ventes. 29

II.3. VARIATION PERIODIQUE DE CONSOMMATION DES PRODUITS BRALIMA ET LES PREVISIONS 32

II.3.1. Calculs des coefficients saisonniers 32

D. Prévisions 45

CHAPITRE III : LES POLITIQUES COMMERCIALES : LE PROTECTIONNISME 54

III.1 NOTIONS SUR LE PROTECTIONNISME 54

III.2 LES PRODUITS CONCURRENTS A LA BRALIMA 56

2.1 Approvisionnement 56

2.2 Le marché et les produits 57

III.3. LE TARIF DOUANIER EN FAVEUR DE LA BRALIMA 58

III.3.1. Comparaison des prix moyens des produits concurrents et des produits de la Bralima/Bkv 58

III.3.2. Application des tarifs douaniers pour les boissons en faveur de la Bralima 61

CONCLUSION GENERALE 63

BIBLIOGRAPHIE 65

TABLE DES MATIERES 67

* 1 Jeannette MBAYO et Emmanuel SALIKE, l'appréciation des effets de la conjoncture économique de la Bralima, UCB_Bukavu, FSEG, mémoire inédit, 1997-1998.

* 2 James WATANGA, Flexibilité de l'entreprise comme stratégie de la gestion : cas de la Bralima, UCB_Bukavu, FSEG, mémoire inédit, 2002-2003.

* 3 CONUS H., l'Entreprise innovatrice et sa croissance par l'investissement, éd. Universitaire, Fribourg,

1972, p.70

* 4 Yves MORVAN, Fondements d'économie industrielle, 2ème éd.,Economica, p.455-456

* 5 CONUS H., l'Entreprise innovatrice et sa croissance par l'investissement, éd. Universitaire, Fribourg,

1972, p.70

* 6 Idem, p. 71

* 7 Philip H., La coordination aux lois de distribution, Londrès, 1894, p.4

* 8 Philip H, Op. Cité, Page 7

* 9 BARREAU J. et JIBARD G., Economie et Organisation de l'entreprise, SYREY, Paris, 1978, p. 138

* 10 CONUS H., Op.cit., p.72

* 11 Idem, p., 84

* 12 Idem, p., 87

* 13 Idem, p., 88

* 14 Idem, p.,89

* 15 Emile Wauthy-G. Bruland et J. André, initiation à la vie économique, la Brocur, Namur, p., 127

* 16 BARREAU J. et JIBARD G., Economie et Organisation de l'entreprise, SYREY, Paris, 1978, p. 140

* 17 www.fao/foresty/docrep/wfcxi/publi/V4/T212F/1-3.HTM

* 18 Idem

* 19 Idem

* 20 M. DEPREZ - DELL'ORCO et D. PLAS, Economie d'entreprise : Organisation de l'entreprise : structures, fonctions, recherches et développement, Lobor, Bruxelles, 1993, p. 73

* 21 A. JACQUEMIN et H. TUCKENS, Fondement d'économie politique, éd. La renaissance du livre,

Bruxelles, 1979, p. 37

* 22 Idem, p., 41

* 23 S. MWINYIKONDO, Climatologie, G1 Géographie, ISP_Bukavu, 2008-2009, cours inédits.

* 24 www.protectionnisme-wikipédia.htm

* 25 CONGO POCHES TROUEES- Flux et fuites des recettes douanières au Sud Kivu, 2008

* 26 Prince NGONGO, la compétitivité internationale des entreprises du Sud Kivu : Analyses stratégiques sur GINK et la Bralima/Bukavu, U.C.B., 1996-1997

* 27 Idem