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Participation des populations au développement local: cas de la commune rurale de Koumban, préfecture de Kankan (Guinée)


par Ahmadou Lamarana DIALLO
Université Julius N'yéréré de Kankan - Master 1- Sociologie 2008
Dans la categorie: Arts, Philosophie et Sociologie > Sociologie
   
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CHAPITRE III

PRESENTATION DE LA ZONE D'ETUDE

Le chapitre III de notre mémoire comprend deux sections : la première section porte sur la présentation de la préfecture de Kankan et la deuxième présente de la commune rurale de Koumban.

Section I : Présentation de la préfecture de Kankan

La préfecture de Kankan est l'une des 5 préfectures de la région administrative de Kankan située en Haute Guinée. Elle est limitée au nord par les préfectures de Siguiri et Mandiana, au sud par Kérouané et Kissidougou, à l'est par la préfecture de Mandiana et la république de Côte d'ivoire et à l'ouest par la préfecture de Kouroussa. La préfecture couvre une superficie de 19.750 Km² et, elle est comprise entre les 8°20'- 8°67 de latitude Nord et les 9°20'- 10°67 de longitude Ouest, pour une population estimée à 262 350 habitants (2001) dont 95. 604 hommes contre 166 746 femmes avec une densité moyenne de 13hbts/Km² l'une des plus faibles du pays.

Cette préfecture à l'image de la région a un relief modéré constitué de plaine et de plateaux. Les plateaux occupent de vaste surface à Kankan, ce sont des sols latéritiques sans assez de valeur agricole. Ils sont surmontés dans certains endroits par des collines comme Koumban-Kourou dans la sous-préfecture de Koumban, le mont Kanson à Tôkounou et la chaîne de Tèdèkoun. Les plateaux se déploient sur de vaste surface à Kankan. Il s'agit des plaines fluviales comme les plaines de Milo. Toutefois on note l'existence de certaines plaines inondées et fertilisées par des rivières. Les plaines de Djènè-Madina à Tintioulen, les plaines de Tôkounou qui sont fertiles et propices à la riziculture (DIAKITE et al, 2010).

Kankan appartient au climat soudanien caractérisé par la division de l'année en 2 saisons de durée à peu près égale : la saison sèche et la saison des pluies. Les températures varient selon les saisons, elles peuvent atteindre 40°C au mois de mars et 23°C aux mois de Décembre et Janvier. La saison sèche est dominée par l'harmattan, vent sec et chaud venant du désert souffle pendant 3 mois. Les précipitations sont irrégulières et mal reparties pendant la saison pluvieuse entrainant la sécheresse prolongée, le retard des cultures et des risques d'inondations qui affectent sévèrement parfois les riverains des fleuves. Le réseau hydrographique de Kankan comprend principalement les fleuves : Sankarani, Niandan et Milo qui divise la préfecture en deux (2) parties inégales ; prenant sa source à Beyla il coule sur 430 km avant de se jeter dans le Niger à Sansadô. Le Milo est navigable de Kankan à Sansadô en saison pluvieuse.

La flore est caractéristique de la savane arbustive et herbeuse. Cette végétation est caractérisée par des arbres à feuilles caduques et tronc rugueux. Les galeries forestières s'étendent le long des cours d'eau. On y rencontre de gros troncs d'arbres utiles à l'homme comme le Kobi, le Néré, le Baobab, le Karité et d'autres espèces végétales..... La faune est très riche et variée ; elle se compose de gros gibiers (lions, panthères, buffles, hyènes, phacochères...) petits gibiers (lièvres, antilopes, rats, singes....) ; l'élevage est extensif et concerne principalement les bovins, les ovins, les caprins et les volailles (DIAKITE et al, 2010).

L'artisanat, de nos jours, se limite à la poterie, la bijouterie, la cordonnerie, la forge et la sculpture ; quant à la pèche elle est artisanale et pratiquée dans les fleuves, les rivières et les mares avec des moyen rudimentaires. La population de Kankan est très cosmopolite, elle est constituée au fil de l'histoire des peuples venus d'horizons divers, attirées par le caractère physique de la terre et plus tard par les acquis des premiers occupants.

Les premiers habitants de Kankan furent successivement des Korogba et les Bamanan animistes dont on a peu d'information. Plus tard les Condé de Gbéredou, de Kouroulaminin et de Toron, les Kourouma de Sabadou et les Peulhs de Wassoulou s'y sont installés. (Batchily et al, 2009).

Selon la tradition, les Condé ont fondé une vaste province englobant le Gbéredou et le Kouroulaminin. Le territoire est limité au Nord-Ouest par le Hamana, à l'Ouest par le Sankaran et au Sud par le Kouranko. Ils sont les premiers occupants de Kankan (Gbérédougou). Il semblerait qu'ils soient venus au même moment que les Keïta de Hamana au XIV siècle. Ils occupaient la région comprise entre le Milo et le Niger. Les Kourouma sont venus de Fourtoumoumba dans le Bafoulé. Ils longèrent le fleuve Niger et fondèrent Norassoba où ils se mêlèrent aux vagues des migrants Keïta avec lesquels ils progressèrent vers le sud dans la région de Kankan, ces derniers entrainent avec eux les tribus Camara et Traoré. Les Camara disséminés au milieu des groupements Kourouma et Condé seraient originaires de Beyla, selon la tradition.

L'arrivée des Maninka-Mori sera un peu tardive. Les Kaba seraient originaire de Tambakara dans le Djanfounou, république du Mali. Les Maninka-Mori (les Kaba) ne sont à proprement parler des Maninka, ce sont des Sarakollé du moyen Niger, très anciennement islamisés. Ils sont commerçants depuis une période reculée. Ainsi, fuyant les Almoravides, ils s'installèrent dans le territoire compris entre Milo et Niger. Cette bande de terre désormais occupée prendra l'appellation de `'Batè'' qui signifie, étymologiquement en la langue Maninka, BA= Fleuve et TE= entre ; donc le mot Batè veut dire entre fleuve (Batchily et al, 2009).

La préfecture de Kankan compte douze sous préfectures érigées en CR qui sont : Boula, Balandou, Batè-Nafadji, Gbéredou-Baranama, Karifamoriah, Mamouroudou, Missamana, Moribaya, Tintioulen, Tokounou, Sabadou-Baranama et Koumban.

L'un des problèmes auxquels la préfecture de Kankan est confrontée, est bien la faiblesse de la participation des populations au développement. En effet, dans les différentes CR, chaque année un plan de développement est conçu, mais tous les acteurs du développement ne sont pas associés à sa formulation, à sa mise en oeuvre, et à son suivi-évaluation. Cette situation serait-elle valable pour la CR de Koumban ? Pour mieux apprendre le cadre de l'étude il est important de présenter la CR de Koumban.

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