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Impact de transferts de fonds dans le développement socio-économique de la ville de Kalémie "cas de la Soficom/ Kalemie"

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par Amisi Ngoy Damas
Univertité Ouverte  - Diplôme de Gradué en économie et gestion 2010
Dans la categorie: Economie et Finance
  

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SIGLES ET ABREVIATIONS

BAD : Banque Africaine de Développement

BCC : Banque Centrale du Congo

BCE : Banque Centrale Européenne

CDF  : Francs Congolais

CEA : Commission Economique pour l'Afrique

FAO  : Organisation des Nations Unies pour l'Alimentation et l'Agriculture

FMI : Fonds Monétaire International

HCR  : Haut Commissariat des Nations Unies pour les Refugiés

IMF  : Institution de micro finance

IRC : International Rescue Committee

MDM : Médecin du monde

OCHA  : Bureau de Nations Unies pour la Coordination des Affaires

Humanitaires

OMS  : Organisation Mondiale de la Santé

ONG : Organisation Non Gouvernementale

PAM  : Programme Alimentaire Mondial

PME : Petites et Moyennes Entreprises

PNUD  : Programme des Nations Unies pour le Développement

PSF : Prestataires de Services Financiers

RDC  : République Démocratique du Congo

SOFICOM  : Société de Finances et des Communications

UNICEF : Fonds des Nations Unies pour l'Enfance

USD  : Dollars Américains

I. INTRODUCTION

Les observateurs de la situation économique en République Démocratique du Congo, auront sans doute déjà constaté combien les problèmes monétaire et financier ont pris le pas. Le système bancaire congolais est totalement sinistré faisant de la RDC, un des pays le plus sous bancarisé au monde avec un taux de couverture par les institutions bancaires estimé à un guichet pour deux millions d'habitants. La majorité de la population constituée des pauvres entrepreneurs (près des 80%)1(*) ne peut pas accéder aux services financiers faute d'institutions de proximité fiable. Les filières traditionnelles de transfert des fonds que sont les Banques et les postes sont quasi inexistantes. Les ajustements et les mesures de stabilisation macro-économiques adoptés dans les années 1980 sous l'instigation des institutions financières internationales (FMI et Banque Mondiale)2(*) n'ont fait qu'aggraver la situation économique et sociale en plongeant une portion de plus en plus importante de la population dans le chômage et en l'excluant de l'accès aux soins de santé primaires et à l'éducation de base.

Les besoins de la RDC en services financiers se justifient par l'immensité de son territoire national et sa population, mais aussi par la pauvreté de cette population et la sélectivité du système bancaire classique.

La solution passe donc par le développement d'un système financier souple et facilement accessible à la population. Un système financier dit de proximité visant à assurer l'autopromotion économique et sociale à faible revenu.

C'est dans ce sens que se développe aujourd'hui à travers l'ensemble du pays et en particulier dans la ville de Kalemie, une institution financière de transfert de fonds dénommée Société de finances et de communication « SOFICOM » offrant des services de transfert de fonds à faible coûts que ceux imposés dans le système classique. Cette société contribue à l'essor de l'économie de la ville de Kalemie en particulier et de tout le district du Tanganyika en général.

I. 1. PROBLEMATIQUE

Le système bancaire congolais à l'origine peu développé et moins diversifié s'est fortement dégradé avec la persistance des crises politiques et économiques, l'instabilité monétaire et les effets pervers de la guerre. Ce dysfonctionnement du circuit bancaire a conduit une grande partie des institutions financières en faillite. Celles-ci assuraient efficacement l'intermédiation financière et le transfert des fonds. Difficile de voir se développer dans un tel pays un système bancaire classique, la population ne disposant pas des revenus nécessaires pour accéder aux services bancaires généralement très coûteux.

Le pays demeure sous bancarisé et le nombre insuffisant, à peine 173(*) banques seulement existant pour tout le pays dont la quasi-totalité est installée dans les grandes agglomérations. Ce phénomène de sous bancarisation a induit l'émergence d'une catégorie d'intermédiaire financière spécialisée dans le transfert de fonds dénommée Messageries Financières auxquelles la population fait confiance et qui sont de plus en plus fréquentées par les personnes considérées les plus pauvres.

Au regard de tout ce qui précède, il nous semble impérieux de poser quelques questions autour desquelles tournera toute notre analyse :

· Comment sont organisées et fonctionnent les Messageries Financières en République Démocratique du Congo et à Kalemie ?

· Quel est l'impact de volume des transferts entrant dans l'économie de la ville de Kalemie ?

* (1) Nadine Muteta, Transferts financiers des migrants de la Belgique vers la RDC, p14

* (2) Coalition Congolaise pour l'Annulation de la Dette et le Développement global (CCADD), manuel de présentation du CCADD, p2

* (3) Albert MACHOZI SESETE, Estimation des dépenses des soins de santé dans les différents transferts de fonds (ville de Kinshasa). D.E.S, Université de Kinshasa, p4

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