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Prise en charge de personne vivant avec le VIH/sida en ville de Butembo

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par Alphonse MAKANO TUNGALI WA MWATI
Université officielle de Ruwenzori - Licence en genre et développement 2007
Dans la categorie: Arts, Philosophie et Sociologie > Sociologie
  

Disponible en mode multipage

REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO

MINISTERE DE L'ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET UNIVSERSITAIRE

«E.S.U»

UNIVERSITE OFFICIELLE DE RUWENZORI

«U.O.R»

B. 560 BUTEMBO/NORD-KIVU

*******************************

FACULTE DES SCIENCES SOCIALES, POLITIQUES ET

ADMINISTRATIVES

LA PRISE EN CHARGE DES PERSONNES VIVANT

AVEC LE VIH/SIDA EN VILLE DE BUTEMBO

Par

MAKANO TUNGALI WA MWATI Alphonse

Mémoire présenté et défendu en vue de l'obtention du grade de LICENCIE en GENRE et DEVELOPPEMENT

Directeur : KATSUVA MUHINDO Alphonse,

Professeur Associé.

Encadreur : PALUKU POLEPOLE, Assistant.

Année Académique 2007-2008

maktungali@gmail.com, DEDICACE

A ma mère MUKUNINWA WAMUNZILA Berthe pour tous les sacrifices consentis en faveur de ma formation, la mort de ton mari n'a pas entaché ton courage et ta détermination en faveur de cet acte noble.

Ton amour, ta tendresse et ton affection animeront ma pensée et mes actions.

A notre grand frère, Père MBUSA WILONDJA Prospère qui ne cesse de me soutenir ; merci pour le soutien constant.

Au grand frère, MAKANO MUYANGHA Roger et sa femme SOKI KATALIKO et famille,

A notre soeur ATUNA WAKUSOMBA Sylvie, nos frères MBISE WA MWATI Didier et KASUMBA MUKUNINWA Alain.

A notre fille Cynthia SIFA MWATI et notre nièce Vanessa ATUNA WA MWATI

A mes frères et soeurs, cousins et cousines, neveux et nièces, oncles et tantes, beaux-frères et belles soeurs, amis et amies.

A toute les personnes vivant avec le VIH/SIDA.

A toute ma progéniture,

Je dédie ce travail.

REMERCIEMENTS

Au terme de ce 1e cycle de formation universitaire, couronné par l'élaboration d'un travail de fin cycle, qui est l'aboutissement d'un effort collectif, qu'il nous soit loisible d'exprimer notre reconnaissance à l'endroit des personnes qui nous ont assisté durant le dur labeur.

Avant tout, nous rendons grâce à Dieu pour les merveilles qu'il n'a cessé d'opérer dans notre vie quotidienne.

Nos remerciements vont particulièrement :

A Monsieur l'Assistant Valentin TAMBWE, directeur de ce travail, qui malgré ses occupations et responsabilités a bien voulu nous diriger. Vos conseils et votre rigueur méthodologique ont été précieux et déterminants pour la réalisation de ce travail. Trouvez ici l'expression de notre profonde gratitude ;

- A l'Assistant PALUKU POLEPOLE, l'encadreur de ce mémoire, pour vos conseils et orientations tout au long de la réalisation de ce travail ;

- A toutes les autorités académiques de l'U. O. R et celles de la Faculté des Sciences Sociales, Politiques et Administratives qui par leur initiative, l'option Genre et Développement a été ouverte et reconnue officiellement au même diapason que les autres filières d'études ;

- A tout le corps professoral de la même Faculté, pour la qualité des enseignements reçus.

Ces remerciements s'adresser aussi à :

- tous nos frères et soeurs, cousins et cousines : Amos, Jack MUSAMBYA, Solange

TSHOMBA, Sylvie BAZUNGU, Rehema BWIRA, Gisèle BAZUNGU, Odette

MUKUNINWA, Sylvie MUKUNINWA, Junior MUKUNINWA, Blaise BWIRA, Safi KALUNGERO ;

- tous nos beaux-frères et belles-soeurs, neveux et nièces : Gerlas KAMBALE, David BUKASA, Noëlla KATALIKO, Grâce KATALIKO, Elvis MBWEKI, Divine MAKANO, Daniela MAKANO, J.P. NTABOBA,

- tous nos amis et amies : KAKULE Murefu, J.P. CIZA, Chance, SOKI, FAZILA

Karonde, Jems KATALIKO, KAMBALE Merusyahwa ;

- tous les camarades de deuxième licence Genre et Développement, avec qui nous avons partagé joie et souffrance pendant deux ans à l'Université Officielle de Ruwenzori ;

- tous les membres de l'Association NEEMA, plus particulièrement à : DEPI SIMO, Charles KIRUMBA, KAVIRA Ngamuhavyaki, KAMBALE Kasengi et KASERAKA Kighoma.

A tous ceux qui nous ont témoigné leur serviabilité durant ce dur labeur.

Alphonse MAKANO TUNGALI WA MWATI

RESUME

Les personnes vivant avec le VIH/SIDA sont confrontées à des problèmes divers et variés liés pour la plupart à l'évolution chronique de l'infection à VIH. Certains de ces problèmes peuvent être liés à la survenue des infections opportunistes et d'autres problèmes d'ordres psychologique, social, nutritionnel, économique,... Tous ces problèmes nécessitent une attention soutenue de la communauté internationale, les ONG internationales, nationales, locales et même de la communauté dans laquelle vive ces personnes.

Notre étude « la prise en charge des personnes vivant avec le VIH/SIDA en ville de Butembo », avait pour objectif de contribuer à l'amélioration de la prise en charge des ces personnes en ville de Butembo en :

- Expliquant et comprenant la situation des PVVIH en milieu de Butembo ;

- Evaluant la situation de la prise en charge des PVVIH en ville de Butembo ;

- Appréciant les conditions de vie des personnes vivant avec le VIH/SIDA en ville de Butembo ;

- Identifiant les besoins des personnes vivant avec le VIH/SIDA en ville Butembo.

La méthode dialectique et les techniques documentaires et d'interview dirigée et non dirigée nous ont permis d'atteindre les objectifs que nous nous sommes assigné.

Ce travail de recherche a abouti aux résultats suivants :

- 100 % des PVVIH enquêtés ont déjà reçu une quelconque assistance en provenance des agences humanitaires à 100 %, de l'Etat Congolais 89,3 %. Le soutien médical est en grande partie reçu par nos enquêtés 95,1 %. 74 % des nos enquêtés disent ne pas être satisfaites de ces assistances fournies et les raisons soulevées sont : l'inadaptation, l'insuffisance et l'irrégularité des assistances octroyées ;

- 72,6 % des nos enquêtés vivent sous dépendance totale des bienfaitaires, membres des familles, parents et amis ; 75,7 % n'ont pas d'emplois ; 85,4 % sont responsable de 1 à plus de 5 enfants ; 59,2 % sont locataires ; 81,5 % prennent un repas par jours et 76,7 % n'ont pas accès facile aux soins de santé ;

- Nos enquêtés avaient exprimées plusieurs besoins liés à leur prise en charge, notamment : l'appui financier 95,1 % ; l'accès facile aux soins de santé 77,7 % ; le soutien psychologique 24,3 % ; la lutte contre la discrimination/stigmatisation 19,4 % et le besoin de manger 16,5 %.

SUMMARY

HIV/AIDS positives are confronted to various problems related in most cases to the chronicle evolution of the infection of HIV/AIDS. Some of those problems can be related to the appearance of opportunist infections and other problems of the psychological, social, nutritional and economic order.

All these problems needs a sustained attention of the international community, national, local NGO's and even the community in which live these people.

Our study "The sponsorship of HIV/AIDS positives in Butembo city" had as objective of contributing to the improvement of sponsorship of these people in Butembo city in :

- Explaining and understanding the HIV/AIDS positives situation in the Butembo milieu.

- Evaluating the sponsorship situation of HIV/AIDS positives in Butembo city.

- Identifying HIV/AIDS positives needs in Butembo city.

The dialectic method and documentary techniques of directed and non directed interview allowed us to reach the assigned objectives.

This research paper came to the following results:

- 100 % of HIV/AIDS positives informants have already receive at 100 % humanitarian agency assistance, 89 % of the Congolese state. The medical support is greatly received by our informants 95,1 %. 74 % of our informants said that they are not satisfied by provided support and the raison raised are : maladjustment, insufficiency and the irregularity of granted supports.

- 72,6 % of our informants live under total dependence of benefactors, members of families, parents and friends; 75,7 % are unemployed ; 85,4 % have under their care 1 to more that 5 children ; 59,2 % are lease holders ; 81,5 % take one meal per day and 76,7 % don not have easy accessibility to medical care.

- Our informants expressed many needs related to their sponsorship notably: financial support 95,1 %, easy accessibility to medical care 77.7 % , psychological support 24,3 % prevention against discrimination/ stigmatization 19,4 % and the need of food 16,5 %.

INTRODUCTION

0. 1. PROBLEMATIQUE

Le SIDA reste une maladie complexe et incurable qui anéantit des individus, des communautés et des nations. Depuis le début de l'épidémie, on estime que 60 millions de personnes ont été infectées par le VIH, dont quelque 20 millions sont décédées (1(*)).

Selon l'OMS et l'ONUSIDA, 33,2 millions de personnes vivent désormais avec le VIH dans le monde (dont 15,4 millions de femmes et 2,5 millions d'enfants de moins de 15 ans). Parmi elles, 2,5 millions ont contracté la maladie durant l'année 2007 (dont 2,1 millions adultes et 420.000 enfants) et près de 2,1 millions en sont mortes (1,7 millions adultes et 330000 enfants de moins de 15 ans).

Les caraïbes restent la sous région où l'on observe la prévalence la plus élevée hors d'Afrique (1%). Dans la plupart de cas, la contamination se fait par voie sexuelle. On estime à 230.000 le nombre de PVVIH, à 17.000 le cas de nouvelle infection chez les adultes et enfants et à 11.000 les nombres des décès dus au SIDA dans la région en 2007 et le SIDA y reste une des principales causes de décès chez les personnes de 25 à 44 ans (2(*)).

En Amérique latine, les épidémies de VIH restent en général stables et la transmission du VIH se poursuit parmi les populations exposées à un risque de transmission accru. Celles-ci comprennent les professionnels (les) du sexe et les hommes qui ont des rapports sexuels avec leurs homologues hommes. On estime à 1.600.000 le nombre de PVVIH, les nouvelles infections chez les adultes et enfants sont estimés à 100.000 personnes et le cas de décès dus au SIDA était de 58.000. Les pays le plus touchés sont le Brésil, l'Argentine, le Mexique et la Colombie (3(*)).

En Amérique du Nord, Europe Occidentale et Europe Centrale, le nombre total de Personnes Vivant avec le VIH est en augmentation.

Cette hausse est principalement imputable à l'allongement de la survie apporté par la thérapie Antirétrovirale et à une augmentation du nombre de nouveaux diagnostics de VIH en stable de nouvelles infections à VIH relevées chaque année. Globalement, quelque 2,1 millions de Personnes Vivant avec le VIH en Amérique du Nord et en Europe Occidentale et Centrale en 2007, y compris les 78 000 qui ont contracté une infection à VIH au cours de l'année écoulée. Etant donné l'accès généralisé à des traitements antirétroviraux efficace, l'accompagnement et le soutien, un nombre relativement limité de personnes, soit 32 000, sont décédées du SIDA en 2007 (4(*)).

Au Moyen Orient et en Afrique du Nord, on estime que 35 000 personnes ont contracté le VIH en 2007, ce qui porte à 380 000 le nombre total de Personnes Vivant avec le VIH dans la région. Quelque 25 000 personnes sont décédées de maladies liées au SIDA en 2007 (5(*))

En Océanie, on estime à 75.000 le nombre de PVVIH, moins de 1.500 en sont morte en 2007 et quelques 14.000 pourrait l'avoir contracté (6(*)).

En Asie, bien que la proportion des personnes vivant avec le VIH en Inde soit plus faible qu'on ne le pense jusqu'ici, l'épidémie continue de frapper un nombre important de personnes vivant avec le VIH en 2007, y compris les 440 000 personnes qui ont été nouvellement infectées au cours de l'année 2007. Environ 300 000 personnes sont décédées de la maladie liées au SIDA en 2007 (7(*)).

En Europe Orientale et Asie Centrale, le nombre de PVVIH (8(*)) a atteint 1.600.000 en 2007 ; parmi elles 150.000 environ ont été infectées par le VIH au cours de l'année écoulée et à 55.000 le nombre de décès (9(*)).

L'Afrique subsaharienne reste la région du monde la plus touchées par l'épidémie de SIDA. Plus de deux tiers (68%) de toutes les personnes infectées par le VIH vivent dans cette région où se sont produit plus de trois quarts (76%) de tous les décès dus au SIDA en 2007, et elle est une partie de l'Afrique où il y a manque efficace de la prise en charge globale des personne vivant avec le VIH/SIDA, et où les inégalités du genre sont classés parmi les facteurs qui déterminent la propagation du VIH (10(*)).

Contrairement à ce qui se passe dans d'autres régions du monde,  la majorité des PVVIH en Afrique subsaharienne (61%) sont des femmes (11(*)).

En Afrique Australe, l'ampleur et les tendances des épidémies de cette région sont très variables et elle est la plus gravement touchée. Cette sous région compte 35% de toutes les PVVIH et presque un tiers 32% de toutes les nouvelles infections à VIH et de tous les décès du SIDA à l'échelle mondiale en 2007(12(*)).

En Afrique de l'Est, dans la plupart des pays, la prévalence du VIH chez les adultes est stable ou a commencé à baisser. C'est au Kenya, où l'épidémie de VIH est en déclin et s'accompagne de preuves de modification des comportements, que cette dernière tendance est la plus évidente (13(*)).

Outre les changements de comportements, le renforcement des systèmes de prise en charge globale des PVVIH il y a quelques années avait contribue aussi aux baisses de la propagation du VIH/SIDA (14(*)).

En Afrique de l'Ouest et Centrale, dans la plupart des épidémies comparativement moins graves, la prévalence du VIH chez les adultes est restée globalement stable. Toutefois, des signes d'une baisse de la prévalence du VIH sont apparents dans un nombre croissant de pays, notamment en Côte d'Ivoire, au Mali et dans les zones urbaines du Burkina Faso. Dans ces pays, tout comme au Bénin, certains indices (diminution de la prévalence, amélioration des conditions de vie de PVVIH) évoquent une évolution vers des comportements plus sûrs (15(*)).

En République Démocratique du Congo, le Programme National de Lutte contre le SIDA (PNLS), a aussi décrit l'épidémie du HIV/SIDA comme « un défi majeur en soi, qui aggrave les nombreux autres défis auxquels le pays doit faire face. L'épidémie pose un sérieux problème de santé publique et constitue une menace pour le redressement économique et le développement. » (16(*)).

En effet, avec une population globale estimée à 54. 417.000 habitants, les données révisées et publiées par l'ONUSIDA sur la base de ses nouvelles méthodes se présentent de la manière suivante en RD Congo, en ce qui concerne les personnes vivant avec l'infection VIH au 31 décembre 2003, et ayant développé ou non le SIDA : depuis plus de deux décennies, notre pays, la République Démocratique du Congo se voit être de plus en plus affecté par la pandémie du VIH/SIDA. A l'instar d'autres pays de l'Afrique subsaharienne, les statistiques les plus récentes démontrent que L'épidémie du VIH /SIDA en RDC est en nette progression avec un taux de prévalence estimée à 4,5 % (PNLS, 2007). (17(*)). 

Le nombre de Personnes infectées en 2007 était de 1.439.089, 168.520 personnes l'auraient contracté. Le nombre de décès (enfants et adultes) avoisine 104.200, soit en moyenne 285 décès par jour. Il en découle que les orphelins dus au SIDA sont estimés aux environs de 700 000 actuellement dans le pays (18(*)).

En ville de Butembo, à ce jours aucune enquête systématique n'a été menées sur la prévalence de l'infection du VIH suite aux contraintes techniques et logistiques, néanmoins selon les données des Zones de Santé Urbaines de Butembo et de Katwa, la prévalence du VIH serait de 6 % (19(*)).

Comme nous venons de le voir, la proportion de PVVIH ne cesse d'augmenter à un rythme alarmant au niveau mondial, mais en particulier en Afrique sub-saharienne où plus de deux tiers des personnes infectées y vivent, soit environs 22 millions (femmes, hommes et enfants). L'infection à VIH est l'une des épidémies mondiales aux conséquences les plus dévastatrices pour l'humanité. Le VIH/SIDA freine le développement socio-économique par ses retombées négatives dans les secteurs de production.

Les personnes qui en sont déjà victime sont confrontées à des problèmes divers et variés liés pour la plupart à l'évolution chronique de l'infection à VIH. Certains de ces problèmes peuvent être liés à la survenue des infections opportunistes et d'autres aux problèmes d'ordres psychologique, social, nutritionnel, économique,...Tous ces problèmes nécessitent une attention soutenue de la communauté internationale, les ONG internationales, nationales, locales et même de la communauté dans laquelle vive ces personnes vivant avec le VIH/SIDA.

Mais malheureusement, la communauté internationale n'a commencé que récemment à reconnaître et analyser le problème de la prise en charge globale des personnes vivant avec le VIH/SIDA (20(*)). Alors que, de quelques enquêtes effectués dans certains pays du monde, il a été constaté que l'existence de programme de prévention, l'accès au traitement ARV et la prise en charge globale des PVVIH et P.A ont contribué à diminuer le taux d'infection du VIH, à l'augmentation de la durée et de la qualité de vie de Personnes Vivant avec le VIH/SIDA dans ces pays (21(*)).

En juin 2001, lors de la clôture d'une session Extra-Ordinaire de l'Assemblée Générale des Nations Unies sur le VIH/SIDA, les gouvernements de 189 Etats membres dont la R. D. Congo avait adoptés à l'unanimité une déclaration d'engagement sur le VIH/SIDA. Ce faisant, ces Etats se sont engagés à respecter et à appliquer un programme complet d'action au niveau national et international en vue de lutter contre la pandémie du SIDA. L'adhésion à cette déclaration d'engagement avait traduit la volonté de chacun des Etats signataires d'atteindre l'objectif de Développement pour le Millénaire qui est de stopper et de commencer à inverser le cours de l'épidémie de VIH et de SIDA d'ici 2015 (22(*)).

Dans cette même perspective, la communauté internationale s'était engagée à mobiliser les ressources financières pour la prise en charge globale des personnes vivant avec le VIH/SIDA et notamment l'accès aux traitements (23(*)).

De ce fait, le but ultime fixé par l'OMS et l'ONUSIDA était désormais l'accès universel à la prévention, au traitement, à la prise en charge et à l'atténuation de l'impact du VIH. L'ONUSIDA avait demandé alors aux pays membres de Nations Unies à accélérer la mise en place et l'exécution, d'une manière simultanée et non séquentielle de programmes permettant d'atteindre cet objectif (24(*)).

Au niveau de l'Afrique, les réactions des gouvernements africains face à la prise en charge globale des personnes vivant avec le VIH/SIDA ont été aussi tardives. La problématique de personnes vivant avec le VIH/SIDA prend de l'ampleur du fait des effets conjugués de l'infection à VIH et de la pauvreté.

En République Démocratique du Congo, dans l'optique d'apporter une réponse à ce problème, le gouvernement avait fait un choix en adoptant un cadre stratégique de prise en charge et de lutte contre le VIH/SIDA en mettant sur pied respectivement le Programme National de Lutte Contre le VIH/SIDA, en sigle (PNLS) en 1995 et en 2004 par un décret présidentiel, le Programme National Multisectoriel de Lutte Contre le VIH/SIDA (25(*)).

Ces deux structure se sont fixée comme priorité d'exploiter deux domaines à savoir : la prise en charge globale des PVVIH et P.A et la prévention.

Dans ce même cadre et par l'intermédiaire de ces structures, l'Etat assure gratuitement l'accès aux soins de prévention, aux traitements et à la prise en charge des PVVIH dans les établissements sanitaires publics et privés intégrés dans la stratégie de soins de santé primaires(26(*)).

A cet effet, il met en place, et encourage ce qui existe et organise les structures nécessaires à la prise en charge et à l'accompagnement psychologique, social, économique, juridique et spirituel des personnes vivant avec le VIH/SIDA et les personnes affectées.

Donc, à coté de l'aspect purement médical qui d'une manière est fonctionnel, les véritables problèmes qui se posent chez les personnes vivant avec le VIH/SIDA sont d'ordre psychologique, social, économique,... Comme nous l'avons dit plus haut c'est-à-dire le besoin de prise en charge globale visant à aider les personnes vivant avec le VIH/SIDA est d'une importance capitale.

C'est pourquoi, ce travail intitulé «La prise en charge des personnes Vivant avec le VIH/SIDA en ville de Butembo» cherchera à répondre aux questions suivantes :

- La prise en charge des PVVIH est-elle globale (psychologique, social, nutritionnel, économique, juridique) en ville de Butembo ?

- Quelles sont les conditions de vie des Personnes Vivant avec le VIH/SIDA en ville de Butembo ?

- Quels sont les besoins des Personnes Vivant avec le VIH/SIDA en ville de Butembo en matière de la prise en charge ?

O. 2. HYPOTHESE DU TRAVAIL

Aux questions évoquées dans les lignes précédentes, nous avons dégagé les hypothèses ci-dessous :

- La prise en charge des PVVIH en ville de Butembo serait partielle et embryonnaire ;

- Les conditions de vie des Personnes Vivant avec le VIH/SIDA en ville de Butembo seraient défavorables ;

- Les PVVIH en ville de Butembo exprimeraient plusieurs besoins dont la satisfaction ne serait pas encore prise en compte dans la stratégie de prise en charge envisagée.

0. 3. OBJECTIF DU TRAVAIL

0. 3. 1. Objectif global

Ce travail a pour objectif de contribuer à l'amélioration de la prise en charge des Personnes Vivant avec le VIH/SIDA en ville de Butembo.

0. 3. 2. Objectifs Spécifiques

A cet objectif global, nous avons accolé les objectifs spécifiques ci-dessous :

- Expliquer et comprendre la situation des Personnes Vivant avec le VIH/SIDA en milieu de Butembo ;

- Evaluer la situation de la prise en charge des Personnes Vivant avec le

VIH/SIDA en ville de Butembo ;

- Apprécier les conditions de vie des Personnes Vivant avec le VIH/SIDA en ville de Butembo ;

- Identifier les besoins des Personnes Vivant avec le VIH/SIDA en ville de

Butembo.

0. 4. JUSTIFICATION OU INTERET DE L'ETUDE

Le choix de cette étude se justifie par le fait que le nombre de personnes vivant avec le virus poursuit sa progression et l'épidémie de SIDA les frappes de plein fouet sous diverses formes en les rendant vulnérables.

En plus, il se justifie aussi par le fait que cette infection peut directement se généraliser à toute la population si aucune action efficace n'est mise en place.

Ce travail :

- Sera une banque des données pour toute personne, l'Etat congolais, les ONG internationales, nationales et locales, les associations et autres groupes qui aurons le souci de venir en aide aux personnes vivant avec le VIH/SIDA en ville de Butembo ;

- Pourra être bénéfique aux personnes vivant avec le VIH/SIDA en ville de Butembo car elles pourront recevoir un jour une ou des assistances que pourraient leur apportés les groupes ci-haut mentionnés en nous lisant.

0. 5. DELIMITATION DU SUJET

En vue de la faisabilité de notre étude, notre champ d'investigation s'étend sur toute la ville de Butembo.

Quant à la circonscription temporelle, notre étude couvre une période allant de 2003-2007. Donc depuis la création de la première association des PVVIH en ville de Butembo.

0. 6. METHODOLOGIE DU TRAVAIL

La méthodologie est l'ensemble des méthodes et des techniques utilisées dans une recherche en vue d'atteindre le résultat escompté. En ce sens, la rédaction d'un travail scientifique implique inévitablement une perspective méthodologique pour l'analyse de la réalité sociale observée.

6. 1. Des méthodes

Par définition, la méthode est l'ordre à imposer aux différentes démarches intellectuelles pour arriver à une fin donnée (27(*)).

Pour M. GRAWITZ, la méthode est un ensemble concerté d'opérations mises en oeuvre pour atteindre un ou plusieurs objectifs, un ensemble des normes qui permettent de faire la sélection des données (28(*)).

Pour nous et au regard de ce qui précède, la méthode peut se définir comme un ensemble de procédés nécessaires qui permettent au chercheur de saisir une réalité sociale donnée.

La méthode dépend grandement du but poursuivi par la recherche, mais aussi dans une certaine mesure des préférences du chercheur.

Dans le cadre de ce travail, nous avons fait recours à la méthode dialectique qui est une attitude vis-à-vis de l'objet d'étude ou d'une recherche empirique et déductive qui implique une certaine façon de recueillir les données. Elle est aussi une tentative d'explications des faits sociaux directement liée à la totalité.

La prise en charge des PVVIH pour leurs permettre de mener une bonne qualité de vie dans la communauté mérite d'être appréhendée dans sa globalité dialectique.

Ainsi, nous avons utilisé la méthode dialectique suivant ses quatre lois à savoir :

- « La loi de la totalité ou "tout se tient", tout influe sur l'autre. Elle regarde la nature comme un tout uni, cohérent ou les objets, les phénomènes sont liés organiquement entre eux, dépendent les uns des autres et se conditionnent réciproquement. C'est pourquoi elle ne considère aucun phénomène environnant.

- La loi du changement ou du mouvement perpétuel où "tout change", "toujours quelque chose se dégrade et disparaît". Dans cette perspective elle considère les phénomènes, non seulement du point de vue de leur relation et de leur conditionnement réciproque mais aussi du point de vue de leur apparition et leur disparition.

- La loi de la connexion universelle qui exige que les phénomènes soient considérés du point de vue de leur relation, de leur conditionnement réciproque de leur mouvement de leur disparition.

- La loi de la contradiction considère que le processus de développement de l'inférieur au supérieur ne s'effectue pas sur le plan d'une évolution harmonieuse des phénomènes ; mais sur celui de la mise à jour des contradictions inhérentes aux objets, aux phénomènes sur le plan d'une lutte des tendances contraires qui agissent sur la base de ces contradiction » (29(*)).

Cette méthode dialectique nous a permis de constater les contradictions et les changements qui affectent les personnes vivant avec le VIH/SIDA du fait de la présence de l'infection et de la maladie.

Les contradictions qui, suivant ce travail, résident dans les non applications :

- Des engagements prises par les chefs d'Etats, les Représentants d'Etats et de Gouvernements, membres des Nations Unies du 25 au 27 juin 2001 à Genève sur le VIH/SIDA (Cfr. Annexe 1) ;

- De la déclaration politique sur le VIH/SIDA en 2006 (Cfr. Annexe 1) ;

- Des objectifs et stratégies du PNMLS (Cfr. Annexe 2) ;

- Et aux objectifs que ses sont fixés quelques Associations et ONG de lutte contre le VIH/SIDA dans la ville de Butembo (Cfr. Annexe 2).

6. 2. Des techniques

La technique s'entend fondamentalement comme « un outil de la recherche qui implique une certaine manipulation matérielle des procédées de collecte des données adaptée à l'objet sur lequel porte la recherche, sur l'objectif de la recherche, sur la méthode de recherche ... » (30(*)).

Pour collecter les données de notre étude, nous avons recouru aux techniques suivantes :

§ L'interview dirigée : qui nous a facilité de recueillir par les entretiens, les opinions de notre population d'étude en ayant une attitude de poser les questions précises, libellées d'avance suivant un ordre prévu.

§ Le questionnaire écrit : Selon Paul ALBOU, cité par Jonathan NDANGALA MUGHENI-WA-NGOWIRA, le questionnaire est un instrument composé d'un nombre plus ou moins élevé des questions présentées par écrit au sujet de l'objet d'étude et partant sur ses opinions, ses goûts, son comportement, dans les circonstances, ses sentiments et ses intérêts (31(*)). Cette technique nous a facilité d'atteindre un grand nombre d'enquêtés et de recueillir d'eux des informations utiles pour la réalisation de notre projet scientifique.

§ Technique documentaire: Grâce à celle-ci, nous avons consulté les documents relatifs à notre objet d'étude, notamment les ouvrages, les mémoires et les travaux de fin de cycle.

0. 7. SUBDIVISIOIN DU TRAVAIL

Outre l'introduction générale et la conclusion générale, le présent travail porte sur trois chapitres à savoir :

- Le premier est axé sur les considérations conceptuelles et théoriques,

- Le deuxième porte sur la présentation du milieu d'étude et la démarche méthodologique,

- Enfin le dernier chapitre est consacré à la présentation, l'analyse et l'interprétation des résultats.

0.8. DIFFICULTES RENCONTREES

Au cours de notre recherche nous sommes heurté aux difficultés suivantes :

- insuffisance de la documentation sur la prise en charge des PVVIH ;

- changement tardif du directeur suite à l'indisponibilité du premier.

CHAPITRE PREMIER

CONSIDERATIONS CONCEPTUELLES ET THEORIQUES

I. 1. DEFINITION ET EXPLICATIONS DES CONCEPTS

Dans ce point nous tenons à opérationnaliser les expressions de base que comporte notre recherche.

En effet, les mots revêtent des particularités qui se poseraient en obstacle, si tout au départ, il n'y a pas de connivence entre l'auteur et le lecteur à ce propos. Cette étape est indispensable à la compréhension d'une recherche car les mots n'ont de sens que dans un contexte bien déterminé. Les concepts ou mots clés que nous allons expliqués ici sont : Prise en charge, Personne Vivant avec le VIH/SIDA, VIH, SIDA.

I. 1. 1. Prise en charge

C'est une intervention visant à s'occuper d'une partie importante ou de toute la problématique d'une personne ayant des incapacités (32(*)).

I. 1. 2. Prise en charge globale

On parle de prise en charge globale lorsqu'elle permet de répondre à l'ensemble des besoins des personnes vivant avec le VIH/SIDA, besoins qui sont d'ordre médicaux, psychologique, socio-économique et juridique (33(*)).

I. 1. 3. Personne Vivant avec le VIH/SIDA

D'une manière générale, une personne vivant avec le virus du SIDA, est une personne infectée par le VIH. Cette personne peut être séropositive asymptomatique, c'est-à-dire, sans aucun signe de la maladie ou présentant les signes de la maladie (34(*)).

I. 1. 4. VIH

Le VIH est le seul microbe ou virus responsable du SIDA chez l'être humain.

V = Virus (microbe), I = Immunodéficience (affaiblissement des défenses de l'organisme), et H = Humaine (Homme).

Donc, le VIH c'est le Virus de l'Immunodéficience Humaine (35(*)).

I. 1. 5. SIDA

Le SIDA est le stade avancé de l'infection à VIH lorsque la personne infectée présente des infections opportunistes et un bilan biologique perturber. Ou encore, l'ensemble des maladies qui découlent de la défaillance du système de défense de l'organisme humain (36(*)).

S = Syndromes ou ensembles de symptômes et signes caractérisant une maladie, I = Immuno qui vient de l'Immunité ou capacité de l'organisme à se défendre contre une agression (microbe, cancer,...), D = Déficitaire qui vient de déficience ou carence ou encore diminution de la défense immunitaire,

et A = Acquise c à d contractée au cours de la vie, parce que cette déficience n'est ni innée ni héréditaire.

Donc, SIDA signifie : Syndrome d'Immunodéficience Acquise.

I. 2. LES VOIES DE CONTAMINATION ET MESURE DE

PREVENTION DU VIH

1. 2. 1. Les modes de transmission du VIH

Il existe 3 modes de transmission du VIH :

- La transmission sexuelle ;

- La transmission sanguine ;

- La transmission de la mère infectée à son enfant.

a. La transmission sexuelle

C'est la voie prépondérante en République Démocratique du Congo et dans le monde. On estime que 80 à 85% de la transmission se fait lors de rapports sexuels non protégés, d'une personne infectée à son/sa partenaire sexuel(le). Ces rapports sexuels peuvent être homosexuels ou hétérosexuels. Les relations sexuelles peuvent être la pénétration vaginales, anales et orale entre deux individus. Toutes les pratiques sexuelles qui favorisent les lésions et les irritations augmentent les risques de transmission du VIH (37(*)).

b. La transmission sanguine

La transmission sanguine est évaluée à environ 5 à 10%. Elle se fait par l'intermédiaire des transfusions de sang ou dérivés sanguins infectés, d'injections avec du matériels souillé, d'échanges ou de réutilisation d'aiguilles, seringues souillées et d'actes opératoires avec du matériel préalablement utilisés chez des sujets infectées et qui n'a pas été stérilisé.

Les transplantations d'organes de sujets infectés transmettent le VIH. Il peut être également lors de contacts directs en cas d'accident avec du matériel souillé par du sang infecté, et aussi lors d'activités rituels ou coutumiers tels que la circoncision, le tatouage, etc. (38(*)).

c. La transmission de la mère à l'enfant

Le risque de transmission de l'infection à VIH de la mère à l'enfant varie d'un pays à un autre et est généralement estimé entre 15 à 40%.

La transmission de l'infection à VIH d'une mère infectée à son enfant peut se faire :

- au cours de la grossesse ;

- au cours du travail de l'accouchement ;

- au cours de l'allaitement (39(*)).

I. 2. 2. Les moyens de prévention

On peut prévenir l'infection par le VIH. La prévention de toutes formes de transmission peut être réalisée au moyen de diverses stratégies adoptées aux situations nationales et aux spécificités culturelles. La prévention peut être renforcée par le changement des comportements, par la création d'un environnement non discriminatoire.

a. Prévention de la transmission par voie sexuelle

Pour les personnes sexuellement actives :

- Abstinence,

- Fidélité mutuelle mono-partenaire,

- Préservatif,

- Dépistage volontaire. Et pour les jeunes enfants et les adolescents : Education sexuelle, abstinence, préservatif et dépistage volontaire.

b. Prévention de la transmission par voie sanguine

- Toute unité de sang à transfuser doit être testée au préalable ;

- Indication de la transfusion réduite au strict nécessaire ;

- Ne jamais partager les seringues et les aiguilles entre plusieurs personnes ;

- Que les instruments de toilette tranchants (ciseaux, tondeuses, coupe-ongle,...) soient désinfectés à la chaleur ou avec un antiseptique avant de servir à une autre personne.

c. Prévention de la transmission mère-enfant

- Proposer le service CDV au cours des CPN ;

- Donner l'anti-rétroviraux comme prophylaxie ;

- Eviter les pratiques à risques et les actes invasifs durant le travail d'accouchement ;

- Faciliter la prise en charge des mères et des familles vivant avec le VIH en

assurant les liaisons entre le traitement, les soins et le soutien ;

- Donner des conseils sur l'alimentation des nourrissons.

I. 3. LE VIH/SIDA ET LE DEVELOPPEMENT

Trois décennies après son émergence, la pandémie du VIH/SIDA n'est plus qu'un simple défi de santé : elle constitue désormais une grave menace au développement durable. Le VIH/SIDA affecte principalement des personnes d'âge productif; il érode les capacités humaines et institutionnelles et menace la productivité de sociétés entières, laissant à eux-mêmes les enfants et les aînés. Plusieurs pays en développement dont les indicateurs étaient positifs, avant l'épidémie, affichent aujourd'hui une espérance de vie dramatiquement faible - moins de 40 ans, dans les régions les plus durement frappées.

Le VIH/SIDA est à la fois une cause et une conséquence de la pauvreté; ce cycle complexe requiert des stratégies multisectorielles à court et à long terme. L'impact du VIH/SDA sur les capacités humaines et institutionnelles se répercute sur l'économie, la main-d'oeuvre, les filets de sécurité sociale formels et informels, les systèmes de santé, l'éducation et la sécurité alimentaire, au palier national et jusque dans les ménages.

Vu son vaste impact, le VIH/SIDA est le plus important obstacle à l'atteinte (d'ici 2015) des Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD), qui visent à éliminer la pauvreté extrême et la faim, à assurer l'éducation, à promouvoir l'égalité des sexes, à améliorer la santé et réduire le fardeau de la maladie, à protéger l'environnement et à renforcer le partenariat mondial.

I. 3. 1. Impact démographiques et sanitaires du VIH/SIDA

Les pays les plus durement frappés par l'épidémie du SIDA ont enregistré une augmentation de leur taux de mortalité et une réduction de leur espérance de vie au cours des dix dernières années. Toutefois, dans la mesure où les pays les plus fortement affectés en Afrique subsaharienne enregistrent également des taux de fécondité élevés (nombre moyen de naissances par femme) et où la plupart ont en outre des populations relativement modestes, l'épidémie n'a pas provoqué de déclin démographique dans la région. Dans quelques pays, notamment le Botswana, le Lesotho et l'Afrique du Sud, la croissance démographique s'est nettement ralentie, voire a cessé en raison du SIDA, mais la croissance globale pour l'ensemble de la région dépasse celle des autres régions du monde.

Même en prenant en considération la mortalité due au SIDA, la population de l'Afrique subsaharienne va, si on en croit les projections, passer de 767 millions en 2006 à 1,7 milliard en 2050 (40(*)).

Cependant, le SIDA a eu un effet dévastateur sur les sociétés. Il se place au 4ème rang des principales causes de mortalité à l'échelle mondiale, et au 1er rang en Afrique subsaharienne.

I. 3. 2. Impact sur la mortalité et l'espérance de vie

Les personnes vivant avec le VIH et le SIDA sont susceptibles de contracter diverses maladies et infections en raison de l'affaiblissement de leur système immunitaire ; donc, l'épidémie du SIDA est responsable d'une explosion des cas de pneumonie et de tuberculose dans de nombreuses régions du monde. En Afrique subsaharienne, les taux de mortalité chez les enfants de moins de 5 ans sont nettement supérieurs à ce qu'ils seraient en l'absence du VIH. Sans les médicaments essentiels, un tiers des enfants nés séropositifs (par transmission maternelle) meurent avant leur premier anniversaire, et environ 60 % avant l'âge de 5 ans (41(*)).

Par ailleurs, l'augmentation brutale du nombre de décès attribuables au SIDA a interrompu, voire effacé, les gains en matière d'espérance de vie dans bien des pays africains. Au Lesotho, par exemple, où, selon les estimations en 2005, un quart des adultes vivaient avec le VIH/SIDA, l'espérance de vie qui avait atteint près de 60 ans en 1990-1995, s'est effondrée à 34 ans pour 2005-2010, essentiellement en raison de la mortalité attribuable au SIDA. Selon les projections des Nations Unies, l'espérance de vie au Lesotho aurait dû atteindre 69 ans d'ici 2015-2020 si ce n'était la mortalité excessive causée par le SIDA(42(*)).

En dehors de l'Afrique, les pays s'attendant à une réduction de leur espérance de vie incluent notamment les Bahamas, le Cambodge, la République dominicaine, Haïti et le Myanmar (43(*)).

I. 3. 3. Impact sur la structure d'âge et des sexes

Les décès dus au SIDA ont un impact sur la structure d'âge des populations des pays lourdement frappés. Dans les pays en développement ayant des taux peu élevés de VIH et de SIDA, la majeure partie des décès sont enregistrés au sein des groupes les plus jeunes et les plus âgés.

En raison de l'augmentation de la mortalité due au SIDA en Afrique australe, par exemple, les 20 à 49 ans représentaient près des trois cinquièmes de tous les décès de la région entre 2000 et 2005, contre à peine un cinquième entre 1985 et 1990 (44(*)).

Les décès dus au SIDA frappant avant tout les 25 à 45 ans, les communautés enregistrant des taux élevés de VIH perdent un nombre disproportionné de parents et de travailleurs qualifiés, ce qui crée des lacunes que la société a du mal à combler.

Dans certaines régions, les femmes sont plus vulnérables que les hommes et leur décès prive leur famille de leur principal soutien. En Afrique subsaharienne et aux Caraïbes, où le virus se répand essentiellement par des contacts hétérosexuels, les taux d'infection au VIH sont plus élevés chez les femmes que chez les hommes.

I. 3. 4. Impact sur les sociétés et les économies

Dans les pays durement frappés par l'épidémie du SIDA, la disparition tragique et prématurée de parents et de citoyens à l'âge le plus productif a non seulement affecté les familles, mais aussi les exploitations agricoles et d'autres lieux de travail, les écoles, les systèmes de santé et les gouvernements. L'épidémie affecte pratiquement tous les volets de l'existence.

· Les ménages ressentent l'impact le plus immédiat du VIH/SIDA, dans la mesure où ce sont les familles qui s'occupent avant tout des malades et en assument le fardeau financier. Pendant les longues périodes de maladie causées par le SIDA, la perte de revenus et le coût du traitement d'un membre mourant de la famille peuvent faire sombrer les ménages dans la pauvreté.

Lorsqu'un parent meurt, le ménage risque de se dissoudre et les enfants d'être envoyés vivre chez d'autres membres de la famille ou livrés à eux mêmes.

· Les systèmes de santé subissent également des demandes considérables au fur et à mesure de l'expansion de l'épidémie du VIH/SIDA. L'épidémie paralyse les systèmes de santé déjà faibles en Afrique. Les coûts associés au traitement du SIDA et des infections « opportunistes» continuent à augmenter. L'affectation de ressources déjà limitées au VIH/SIDA détourne l'attention d'autres préoccupations de santé, et avec la raréfaction des fonds publics pour les dépenses de santé, les coûts sont transférés en proportion sans cesse croissante au secteur privé, aux ménages et aux particuliers.

· Les secteurs du commerce et de l'agriculture sont eux aussi gravement affectés par le VIH/SIDA. Les employeurs sont durement frappés par la perte de travailleurs, l'absentéisme, l'augmentation des coûts des prestations des services de santé (y compris les médicaments pour le traitement du SIDA) et le paiement des indemnités de décès. La viabilité économique des petites exploitations agricoles et de l'agriculture commerciale est également compromise par la perte des travailleurs agricoles. Une étude de la FAO (Food and Agriculture Organization) a découvert que dans les 10 pays africains les plus durement touchés par le VIH/SIDA, la population active du secteur agricole va diminuer de 10 à 26 % d'ici 2020. Selon une autre étude, dans les pays tels que le Kenya, le Malawi, la Tanzanie et la Zambie, la faible croissance de la production agricole pourrait se traduire par une augmentation de l'insécurité alimentaire d'ici 2010 (45(*)).

· La stabilité économique se trouve donc menacée par les préjudices subis par les entreprises et le secteur agricole. Dans bien des pays touchés, les études ont révélé des pertes de produit intérieur brut de 1 à 2 points de pourcentage par rapport à une situation hypothétique d'absence du SIDA. Mais l'impact à plus long terme risque d'être encore plus sérieux que ne le suggèrent les analyses. Il est difficile de comptabiliser de manière précise les pertes en capital humain dans la mesure où l'éducation, la nutrition et la santé des enfants souffrent directement et indirectement en raison du SIDA.

L'impact de la réduction des investissements dans la jeune génération est susceptible d'affecter les performances économiques des prochaines décennies.

I. 3. 5. L'impact du VIH et du SIDA sur les femmes

L'impact du VIH et du SIDA sur l'existence des femmes est l'un des problèmes de santé reproductive les plus préoccupants de notre époque. En Afrique subsaharienne, où l'épidémie s'est répandue au sein de la population générale essentiellement par le biais de contacts sexuels, les femmes représentent 59 % des adultes qui vivent avec le VIH. Les jeunes femmes âgées de 15 à 24 ans dans cette région sont deux à six fois plus susceptibles d'être infectées que les jeunes hommes du même groupe d'âge.

Les femmes courent plus de risque de contracter le VIH en raison des interactions entre les facteurs biologiques, économiques et culturels. Certaines différences physiques font que les femmes sont plus susceptibles de contracter le virus d'un homme que le contraire. L'impuissance, la dépendance et la pauvreté sont des facteurs peut-être plus importants qui réduisent la capacité des femmes à se protéger contre les rapports sexuels à risque. Les choix offerts aux femmes sont souvent limités par leur incapacité à négocier quand et avec qui elles ont des rapports sexuels ou quand employer un préservatif, par le fait que la société accepte que les hommes aient des rapports sexuels avant le mariage ou en dehors des liens du mariage et par le fait qu'elles ont besoin du soutien économique des hommes.

Qui plus est, dans la mesure où la plupart des femmes séropositives sont en âge d'avoir des enfants, elles sont susceptibles d'infecter ces derniers et doivent donc faire des choix extrêmement difficiles. Et, en tant que principale responsable des soins pour les membres de leur famille immédiate et élargie, les femmes doivent généralement s'occuper des membres mourants de leurs familles ou des enfants rendus orphelins par la maladie. C'est en raison de tous ces facteurs que l'autonomisation des femmes est un élément critique des programmes cherchant à endiguer l'épidémie et à en atténuer les conséquences (46(*)).

I. 4. VIH/SIDA ET GENRE (47(*)).

Le genre est différent du sexe, cet ensemble de caractéristiques fixes, déterminées par la biologie, qui définissent la femme et l'homme. Il se distingue aussi de la sexualité, la « construction sociale d'une pulsion biologique » qui définit comment, pourquoi et avec qui l'on a des relations sexuelles bien qu'il y soit étroitement lié.

Le genre touche :

- la masculinité et la féminité ;

- les rôles, le statut, les normes et les valeurs ;

- les responsabilités et les attentes ;

- la sexualité ;

- la division du travail, du pouvoir et des responsabilités ; et

- la répartition des ressources et des récompenses.

Les rôles de genre dictent la différence entre ces facteurs chez l'homme et la femme. Etant donné que le genre sexuel est un construit social, les différences entre les hommes et les femmes peuvent varier d'une région à l'autre ; mais elles sont presque toujours présentes et ont un impact considérable sur la vulnérabilité au VIH/SIDA. Créées et renforcées par les rôles de genre, les inégalités entre les hommes et les femmes rendent ces dernières particulièrement vulnérables à l'infection par le VIH et à son impact, mais il est important de reconnaître qu'elles influencent aussi la vulnérabilité des hommes.

I. 4. 2. LA VULNERABILITE DES FEMMES

I. 4. 2. 1. Vulnérabilité Biologique et inégalité biologiques inhérentes au genre

Les hommes et femmes ont une anatomie différente, ce qui fait que leur corps répond souvent de manière différente aux mêmes maladies ou infections. Par exemple, pendant des relations sexuelles vaginale, toute chose étant égale par ailleurs une femme peut avoir un degré de risque plus élevé de contracter le VIH.

Le taux de transmission du VIH des hommes aux femmes est de 2 à 4 fois plus grand que le taux de transmission des femmes aux hommes parce que :

· La mince membrane du vagin et du col du l'utérus, appelé muqueuse vaginale, offre une plus grande surface pour l'entrée du VIH. Chez les hommes, la surface équivalente (l'entrée de l'urètre ou la délicate peau sous prépuce) est plus petite ;

· le sperme contient une plus grande concentration du VIH que les sécrétions vaginales ;

· le sperme reste dans le vagin, contrairement aux hommes, les femmes ne peuvent éliminer les liquides organiques après la relation sexuelle.

Les jeunes femmes ont moins des secrétions vaginales que les femmes âgées. Cela rend la relation sexuelle « plus sèche » et provoque plus facilement une déchirure de la délicate membrane. Le VIH peut ainsi facilement entrer dans le corps par ces petites lésions.

Les modifications corporels qui viennent avec l'âge (en particulier chez les femmes après la ménopausée) comme une diminution de la lubrification vaginale et l'amincissement de la paroi interne du vagin, augmente les risques de contracter le VIH puisque la relation sexuelle se produit dans un vagin plus sec, où la muqueuse est plus successible de se déchirer ou se fissurer (48(*)).

I. 4. 2. 2. Vulnérabilité Culturelle

Sur la base de la déclaration de Mexico en1982, l'Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO) entend « la culture » dans une large définition incluant les modes de vie, les traditions et les croyances, les représentations de la santé et de la maladie, les perceptions de la vie et de la mort, les normes et pratiques sexuelles, les relations de pouvoir et les relations entre les sexes, les structures familiales, les langues et les moyens de communication, ainsi que les arts et la créativité.

D'après cette définition, il apparaît clairement que la culture influence les attitudes et les comportements liés à l'épidémie de VIH/SIDA : le fait de prendre ou ne pas prendre de risque de contracter le VIH, le fait d'accéder au traitement et aux soins, la façon dont sont définies les relations entre les sexes et les rôles qui mettent femmes et hommes en situation de risque, le fait d'apporter de l'aide ou au contraire de discriminer les personnes vivant avec le SIDA.

La vulnérabilité culturelle s'explique par le fait que :

a. Beaucoup des filles ont moins accès à l'éducation ;

b. Beaucoup des filles sont ignorantes en ce qui concerne le VIH et la sexualité

Dans beaucoup de pays, les normes sociales imposent une ignorance dangereuse aux filles et aux jeunes femmes pour ce qui concerne les questions sexuelles. Ce manque de connaissance amplifie le risque qu'elles soient infectées par le VIH.

Une enquête de l'OMS a montré que dans des pays comme le Cameroun, le Lesotho, le Mali, le Sénégal et le Vietnam, deux tiers où davantage de jeunes femmes (de 15 à 24 ans) ne pouvaient pas citer trois méthodes de prévention du VIH au cours d'une enquête. En Moldavie, en Ukraine et en Ouzbékistan, plus de 80% des jeunes femmes ne disposaient pas non plus de cette information (49(*)).

La même étude a révélé que beaucoup moins de filles que de garçons âgés de 15 à 19 ans possèdent des informations de base sur le VIH. La moitié des adolescentes interrogées en Afrique sub-saharienne, par exemple, ne savent pas qu'une personne qui a l'air bien portante peut avoir le VIH/SIDA (50(*)).

c. Les filles font l'objet de pratiques culturelles dangereuses

Les mutilations sexuelles infligées aux femmes favorisent la propagation du virus lorsque des instruments non stérilisés sont utilisés. De plus, les séquelles engendrées par ces pratiques rendent souvent les victimes plus réticentes aux relations sexuelles, ce qui peut provoquer des réactions de violence de la part de leur partenaire et également les amener à adopter des pratiques pouvant favoriser la transmission du VIH telles que le coït anal non protégé (51(*))

Dans certaines régions d'Afrique, un mythe dangereux veut qu'un rapport sexuel avec une femme vierge guérisse du SIDA.

Dans les cultures où il est vital que les filles soient vierges au moment du mariage, elles s'adonnent parfois à des pratiques sexuelles dangereuses.

Au sein de certaines ethnies d'Afrique, lors du décès de leur mari, les femmes se voient imposer des pratiques sexuelles à risques. Il s'agit par exemple de « l'héritage de la veuve » ou « héritage de l'épouse » et des rites sexuels de purification. Dans le cas de « l'héritage de la veuve », un proche du mari prend sa veuve pour épouse, parfois dans un cadre de polygamie. Le rite de purification consiste, quant à lui, à organiser une relation sexuelle avec un étranger payé par la famille du mari décédé dans le but de la nettoyer des mauvais esprits du défunt. Ces rites ont souvent lieu dans un contexte de violence et sont bien sûr rarement protégés. Ces femmes subissent ces pratiques avec le risque d'être infectées par le VIH car les refuser conduirait à l'exclusion sociale ou au viol (52(*)).

d. Les femmes sont souvent victimes de violences

La violence au sein de la famille qui comprend les sévices infligés par le partenaire intime, les violences sexuelles contre les fillettes, les mutilations génitales.

La violence dans le milieu social qui s'exprime par le viol, les violences sexuelles, le harcèlement sexuel et les agressions sur le lieu de travail, dans les foyers, les écoles. Entrent également dans cette catégorie la traite des femmes, la prostitution forcée, le viol et les sévices commis par des groupes armés.

I. 4. 2. 3. Vulnérabilité Sociale

a. Les femmes ont encore un statut social défavorable

Les images véhiculées par les médias (publicité, magazines...) continuent d'assigner la femme à des tâches domestiques ou la représentent en objet de possession, de séduction, d'acquisition, et a obligatoirement des répercussions tant dans la sphère publique que dans la sphère privée, surtout au niveau de la relation sexuelle dans le couple.

Partout dans le monde, les femmes ne sont pas traitées de manière égale aux hommes et n'ont pas la même influence sur les aspects qui touchent leur vie.

Dans les pays en développement, il existe un écart considérable entre les hommes et les femmes dans l'éducation, le revenu, les possibilités d'emploi, la santé, l'accès au pouvoir et aux prises de décisions. Ces disparités conduisent au fait que les femmes ont moins accès aux traitements. En effet, il est difficile pour les femmes dans de nombreuses régions du monde d'avoir accès aux soins de santé, d'obtenir un soutien lorsqu'elles sont enceintes ou pour savoir si elles sont porteuses du VIH. Il y a de nombreuses raisons à ce problème : l'éloignement des centres de soins, le coût d'un examen médical, les responsabilités professionnelles ou familiales, la crainte de représailles de la part de leur mari ou de leur collectivité (International 2005 [42]).

b. L'épidémie de SIDA a un impact disproportionné sur les femmes

La définition sociale de leur rôle de soignantes, d'épouses, de mères et de grands-mères fait que les femmes assument la plus grande part du fardeau du SIDA. Quand la maladie ou la mort entraîne l'appauvrissement de la famille, les femmes et les filles, inférieures sur les plans économique et social, sont les plus gravement atteintes.

En dispensant des soins aux membres de leur famille ou à d'autres personnes atteintes de maladies liées au VIH/SIDA, les femmes et les filles perdent ainsi des occasions d'améliorer leur sort car elles n'ont plus le temps de mener des activités génératrices de revenus, d'améliorer leur éducation ou de transmettre un savoir-faire.

Le SIDA contribue donc à la féminisation de la pauvreté et à la marginalisation des femmes, notamment dans les régions qu'il touche le plus durement.

I. 4. 2. 4. Vulnérabilité Economique Et Juridique

a. Les femmes sont soumises à des discriminations croisées : origine ethnique, orientation sexuelle et âge.

· Les facteurs de classe et de race viennent s'ajouter à la différence sexuelle pour renforcer la complexité des relations de pouvoir entre hommes et femmes : Aux Etats-Unis, les femmes pauvres et appartenant aux minorités raciales sont davantage touchées par le SIDA. Human Rights Watch dénonce dans son dernier rapport les violences physiques et sexuelles, la privation de nourriture et la séquestration sur leur lieu de travail dont sont victimes des femmes immigrées employées comme domestiques à Singapour (53(*)).

De même pour les femmes lesbiennes, l'expression de la sexualité féminine étant fortement limitée dans de nombreuses cultures, celles-ci ne peuvent pas exprimer librement leur orientation sexuelle et sont souvent contraintes de se marier et d'avoir des relations sexuelles avec des hommes. Les femmes refusant le mariage sont en effet souvent marginalisées et peuvent devenir la cible de violences et de viols, augmentant ainsi les risques de contamination par le VIH (54(*)).

· L'âge peut également être un facteur de vulnérabilité : Les jeunes femmes sont souvent victimes de violences sexuelles en tant que femmes et du fait de leur jeunesse et donc de leur vulnérabilité. En Afrique sub-saharienne, les jeunes filles de 15-19 ans ont six fois plus de risques d'être séropositives que les garçons de la même classe d'âge, essentiellement à cause des viols, des rapports sexuels contraints et de leur incapacité à obtenir des pratiques sexuelles sûres.

Mais l'âge ne protège pas les femmes de la violence. Si certaines sociétés respectent la sagesse des femmes âgées, leur accordent une certaine considération et leur offrent une plus grande autonomie, d'autres maltraitent les femmes fragiles et isolées, particulièrement les veuves, qui au Zimbabwe par exemple sont victimes d'agressions car considérées comme des sorcières et rendues responsables de la propagation du VIH.

b. Les femmes sont tributaires des hommes sur les plans économique et financier

Le pouvoir économique qui permettrait aux femmes de négocier la fidélité ou l'usage du préservatif leur fait défaut et elles sont exposées, dans le domaine de la sexualité, au pouvoir prédominant des hommes, voire à leur violence.

Dans les pays en voie de développement, au cours de la dernière décennie, le fossé a continué de s'accroître entre les femmes et les hommes. C'est ce qu'on a appelé la « Féminisation de la pauvreté. »

c. Les femmes pauvres font souvent recours à la prostitution

L'impact disproportionné de la pauvreté sur les femmes et les jeunes filles les pousse au commerce sexuel comme mode de survie. Ces rapports sexuels transactionnels sont le reflet d'une part de la situation économique supérieure des hommes et d'autre part des difficultés des femmes à satisfaire leurs besoins fondamentaux. Vient s'ajouter la valeur culturelle que les hommes attribuent à la possession de partenaires sexuelles multiples.

d. Les femmes sont souvent l'objet de lois discriminatoires

Partout dans le monde, les filles et les femmes courent davantage le risque d'être pauvres et démunies, moins instruites, d'avoir un accès plus limité à la terre, au crédit ou à des liquidités, ainsi qu'aux services sociaux.

Dans bon nombre de pays, le droit de la femme au divorce, à la propriété et à l'héritage n'est pas reconnu ; dans d'autres pays, il est mal appliqué. Souvent les femmes acquièrent le droit de posséder des terres et des biens en se mariant. Lorsqu'elles sont victimes de répudiation ou de divorce, les droits qu'elles avaient acquis sur ces biens deviennent caducs.

Beaucoup des femmes perdent leurs maisons, leurs terres et d'autres biens à cause de lois et coutumes discriminatoires, a déclaré Human Rights Watch. L'association affirme que les atteintes au droit à la propriété en Afrique sub-saharienne entretiennent les inégalités dont sont victimes les femmes, condamnent à l'échec les efforts de développement et entravent la lutte contre le VIH/SIDA. Ces facteurs font que les femmes n'ont pas les moyens de survivre de manière indépendante sur le plan économique quand tout est normal et qu'elles sombrent dans la débâcle économique dès que les circonstances empirent.

I. 4. 3. LA VULNERABILITE DES HOMMES

Les attentes sociales à l'égard des hommes et des garçons influencent leur vulnérabilité au VIH. Les normes sociales liées à la masculinité supposent souvent que les hommes sont renseignés et expérimentés en matière de sexualité.

Cela peut avoir pour effet néfaste d'empêcher les hommes de se procurer de l'information sur la santé sexuelle ou d'admettre leur manque de connaissance, notamment sur la réduction du risque de VIH. De telles normes contribuent à perpétuer des mythes sur le VIH/SIDA (p. ex., certaines langues soutiennent que l'on peut guérir du VIH/SIDA en ayant une relation sexuelle avec une femme vierge ou une pygmée). Les normes sur la masculinité peuvent aussi inciter des hommes à avoir de multiples partenaires sexuelles, ce qui va à l'encontre des messages de prévention du VIH sur la fidélité, le report des premières relations sexuelles chez les jeunes, et la réduction du nombre de partenaires sexuels.

L'archétype de l'homme fort, viril et agressif contribue à l'homophobie répandue, ce qui fait en sorte que des hommes qui ont des rapports sexuels avec des hommes se heurtent à la peur et au stigmate. Cela peut les inciter à cacher leurs comportements sexuels et à éviter d'accéder à de l'information ou à des services qui pourraient les aider à se protéger ainsi que leurs partenaires sexuels (masculins ou féminins) contre l'infection par le VIH. Dans les régions où l'homosexualité est criminalisée, la vulnérabilité des hommes qui ont des rapports sexuels avec des hommes, et celle de leurs partenaires sexuels, est encore plus grande (55(*)).

I. 5. LA DISCRIMINATION ET LA STIGMATISATION LIES AU VIH/SIDA

La stigmatisation et/ou la discrimination est le fait de manquer de considération pour l'autre pour une raison bien donnée : la couleur de la peau, l'apparence ethnique, la maladie etc. La stigmatisation est un acte tan disque la discrimination est une attitude. Pour le cas des personnes vivants avec le VIH/SIDA, victimes de la stigmatisation et de discrimination, elles sont jugées comme ayant eu des mauvaises moeurs (56(*)).

Selon l'ONUSIDA, la stigmatisation est définie comme étant « une caractéristique qui pousse à manquer de considération pour l'autre » tan disque la discrimination est définie comme « une distinction faite entre les gens, lorsqu'ils sont traités de façon inégale et injuste parce qu'ils appartiennent ou parce qu'on les croit appartenir à un groupe particulier » (57(*)).

La stigmatisation et la discrimination sont deux fléaux surajoutés auxquels la lutte contre le VIH/SIDA est confrontée aujourd'hui.

Ces phénomènes aggravent le vécu des personnes déjà infectées.

Or parmi les mesures mises en oeuvre par le PNLS pour juguler la pandémie, les questions relatives à l'éthique et aux droits de l'homme ont très peu été prises en compte au départ. On peut clairement observer que de nombreux préjugés accompagnent les PVVS. D'aucuns ont vite associé la maladie à diverses déviance comportementales et sociales. Au départ, le SIDA a été perçu comme une infection touchant les toxicomanes, les prostitués et les homosexuels, en somme, des personnes à la moralités et aux comportements sexuels douteux.

A ce jour une personne atteinte du VIH est taxée d'irresponsabilité comportementale. Ce qui correspond à la stigmatisation qui consiste à désigner puis à blâmer une personne pour un acte répréhensible dont elle porte la marque.

La stigmatisation qui prend parfois des allures hystériques ne s'explique pas seulement par la méconnaissance de la maladie et de ses modes de transmission. Elle rend compte de la complexité des rapports entre soi et une maladie dont on peut être porteur sans (vouloir) le savoir. La stigmatisation a lieu partout et à tous les niveaux en dehors de toute règle et de toute déontologie.

Sur le lieu de travail, il arrive que, en toute illégalité, le test VIH/SIDA soit exigé à l'embauche ou au moment de la signature du contrat. Parfois, le dossier médical est transmis à l'employeur sans que l'intéressé soit au courant ou ait donné son accord. Les travailleurs séropositifs reçoivent des pressions de la part des employeurs qui leur demandent de démissionner du fait de leurs absences répétées.

L'isolement, l'ostracisme ou la quarantaine involontaire ou sournoisement organisée dont ils sont victimes s'ajoutent à leur désarroi. La violation de leurs droits professionnels s'accompagne d'attitudes et de comportements visant à révéler leur statut à tous. Ce qui a pour effet attendu de les discréditer et de les empêcher d'entreprendre la moindre démarche de revendication légitime.

Au niveau administratif, les PVVS se voient parfois refuser des actes auxquels ils ont droits. Les banques, les assurances et certaines représentations diplomatiques demandent de plus en plus à leur client de se soumettre au test VIH/SIDA. Faute de quoi ils n'obtiennent ni prêt bancaire, ni visa et ne peuvent signer le moindre contrat.

Les PVVS ne sont pas plus en sécurité dans les hôpitaux et formations sanitaires. La violation du secret médicale est devenue chose courante.

Certains professionnels de la santé n'hésitent plus à désigner les patients porteurs du virus, à leur insu. Ils les font parfois observer comme des animaux en captivité.

Cette attitude est loin de s'apparenter à une démarche pédagogique ou de sensibilisation. Elle ne tient plus d'un voyeurisme stigmatisant qui ne parvient pas à refuser le contact avec les malades, les privent ainsi de soins dont ils ont besoin. Une autre pratique consiste à dépister systématiquement tous les malades à leur insu. Bien plus, les informations sur le diagnostic et sur les thérapies ne leurs sont pas toujours données.

En milieu familial, le membre vivant avec le VIH est souvent désigné comme la cause de tous les malheurs et de tous les fléaux de la généalogie. Les mentalités rétrogrades font de lui la peste du groupe qu'il faut écarter et éloigner à tout prix.

Cette attitude de rejet vise non seulement le malade ou les PVVS mais aussi la famille et son entourage. Pour éviter la stigmatisation par elles mêmes certaines familles se séparent de leurs membres malades. D'autres ne se gênent pas pour révéler la séropositivité des leurs afin de mieux les isoler.

Dans les villages et les villes, les veuves et les orphelins vivent parfois un véritable calvaire dès lors qu'ils sont soupçonnés d'être infectés. Il s'ensuit de mesures discriminatoire concrètes qui parachèvent leur isolément. Comme des intouchables, leurs couverts et leurs linges sont systématiquement séparés de ceux des autres membres de la famille. La veuve peut être expulsée et voir ses biens confisqués ou spoliés par la famille du défunt. Ses enfants lui sont enlevés. Elle est très souvent accusée d'avoir infecté son mari, sans preuve bien entendu!

De manière parfois inattendue, la stigmatisation et la discrimination sont présentes dans les lieux de culte et dans certaines pratiques religieuses. « Si la plupart de grandes religions (christianisme, l'islam) s'organisent pour porter assistance spirituelle voire matérielle aux PVVS certains autres groupes religieux refusent assistances spirituelles et le confort moral aux PVVS par ce que ces derniers sont réputés avoir péché. Leur maladie est alors considérée comme un châtiment divin. Ce discours est courant dans certains groupes religieux qui soutiennent et proclament que le VIH/SIDA est une calamité envoyée par DIEU afin que les hommes se convertissent. La culpabilité à outrance des PVVS réduit non seulement leur espoir de vivre mais surtout leur espérance, lorsqu'ils sont croyants. Bien plus, livrés à leur solitude, ils se font berner et ruiner par des sectes guérisseuses qui prétendent leur offrir une guérison miraculeuse » ( 58(*)).

On comprend alors que la stigmatisation et la discrimination finissent par être plus pernicieuses que la maladie elle-même. Elles rendent la prévention de la prise en charge difficile en repoussant les malades et les PVVS dans l'obscurité et la clandestinité. Ce que dénonçait le directeur de l'ONUSIDA quand il prévenait  que : « la stigmatisation et la discrimination liés au VIH/SIDA sont provoquées par un mélange détonant de honte et de peur... honte par ce que la sexualité ou la toxicomanie qui transmettent le VIH est voilée de tabous et de jugements moraux... peur parce que le SIDA par la condamnation ou par des insultes à l'égard des PVVS n'est que de pousser l'épidémie dans la clandestinité créatrice des conditions plus idéale à la propagation... Pourtant, il faut remplacer la honte par la solidarité et la peur par l'espoir. »(59(*)).

De ce qui précède, nous disons que la stigmatisation et de discrimination produisent une série d'effets : (60(*))

- Elles ont des conséquences psychologiques importantes sur la manière dont les personnes infectées se considèrent, entraînant dans certains cas les dépressions, la perte de l'estime de soi et le désespoir ;

- Elles entravent les efforts de prévention car les individus ont peur de découvrir s'ils sont ou non infecté par crainte de réactions des autres ;

- Elles poussent ceux qui sont exposés au risque d'infection et certains de ceux qui sont affectés à continuer à pratiquer une sexualité sans protection parce qu'il pense qu'en changeant des comportement ils susciteront des doutes sur leur statut sérologique ;

- Elles font en sorte que les PVVS soient considérées à tort comme une sorte de « problème » plutôt que comme composante de la solution visant à contenir et à gérer l'épidémie.

I. 6. LE COMPOSANTES DE LA PRISE EN CHARGE DES

PVVIH (61(*))

La prise en charge des personnes vivant avec le VIH (PVVIH) est considérée comme globale lorsqu'elle permet de répondre à l'ensemble des besoins des personnes vivant avec le VIH et de leurs familles.

Les besoins des personnes vivant avec le VIH et de leurs familles sont de quatre ordres :

1. Les besoins médicaux :

Les personnes vivant avec le VIH ont besoin de soins médicaux et infirmiers de qualité, pouvant contribuer à améliorer leur qualité de vie. En effet, en détruisant progressivement le système de défense de l'organisme, le VIH rend celui-ci vulnérable à plusieurs autres infections dites opportunistes. Les principales infections opportunistes du SIDA sont connues et peuvent être prévenues et prises en charge précocement. Le VIH peut aussi favoriser le développement de certains cancers et de certaines manifestations comme les atteintes neurologiques et l'amaigrissement.

Il existe actuellement des médicaments appelés antirétroviraux qui empêchent la multiplication du VIH dans l'organisme.

La prise en charge médicale comprend donc :


· La prévention et le traitement des infections et autres maladies opportunistes;


· Le traitement par les antirétroviraux.

2. Les besoins psychologiques :

L'infection à VIH retentit sur le fonctionnement psychique des personnes infectées et affectées. Ce qui engendre des besoins en matière de soutien psychologique.

Le soutien psychologique intègre l'ensemble des interventions destinées à aider les personnes vivant avec le VIH et leur entourage immédiat à gérer l'angoisse suscitée par leur état et de vivre positivement avec le VIH/SIDA. Le vécu de l'infection à VIH peut provoquer dans certains cas des réactions disproportionnées nécessitant l'intervention d'un spécialiste en santé mentale (psychologues, psychiatre, psychothérapeute). Dans ce cas, la personne doit être référé ou orienter vers le spécialiste.

3. Les besoins socio-économiques :

La plupart des personnes vivant avec le VIH et leurs familles sont confrontées à des problèmes sociaux et économiques majeurs. Le retentissement socio-économique est la conséquence de :


· L'augmentation des dépenses pour les soins de santé : les familles dont l'un ou plusieurs des membres sont atteints par le VIH/SIDA allouent une grande part de leurs revenus aux frais de santé. Dans certains cas, les familles refusent de payer et c'est à la personne infectée d'essayer de trouver de quoi payer ses soins.


· La réduction et la perte des revenus de la famille : certaines personnes vivant avec le VIH deviennent trop malades pour travailler la terre ou pour exercer une activité rémunératrice. Elles peuvent aussi perdre leur emploi du fait de leur séropositivité ou suite à la maladie.

La prise en charge socio-économique consiste à aider les personnes vivant avec le VIH et leurs familles à :


· Satisfaire leurs besoins quotidiens : aide alimentaire, aide pour l'accès aux soins, appui à la scolarité des enfants, dotation en vêtements et autres produits d'usage courants (savon, Jouets pour les enfants...)


· Appui à l'augmentation des ressources : appui au développement ou à la

consolidation d'une activité génératrice de revenus.

4. Les besoins juridiques :

Les personnes vivant avec le VIH sont confrontées à la stigmatisation, à la discrimination et à d'autres violations des droits humains (licenciement du fait de la séropositivité, exigence du test à l'embauche...). Les personnes vivant avec le VIH ont donc besoin d'une protection contre les différentes violations de droits humains à leur encontre du simple fait de leur séropositivité au VIH.

CHAPITRE DEUXIEME :

DU MILIEU D'ETUDE ET DES ASPECTS METHODOLOGIQUE

Cette section nous oblige de présenter le cadre de notre étude, ainsi la présentation va servir d'information pour notre lecteur.

II. 1. PRESENTATION DU MILIEU D'ETUDE

II. 1.1. Sur le plan historique

Deux documents ont approuvé l'urbanisation de Butembo :

- l'arrêté n°01/001/BIS/CAB/BP-NK/99 du 23 septembre 1999 du gouvernement de province du Nord-Kivu Bis ;

- le décret n° 2001/038 du 22 décembre 2001 du Président du RCD/KIS, documents ont été renforcé lors de la transition par une ordonnance présidentielle.

Deux raisons principales ont été à la base de l'indentification de la ville de Butembo :

- La concentration démographique : en plus de 120.000 habitants qui peuplaient l'ancienne cité, les village des Katwa, Vutsundo, Vubange, Kirivata, Vulindi, Vulamba, Matambe, Kibwe, Rughenda, Kalemire, Mavono, Bulengera lui ont apporté 300.000 autres. L'appellation de cité de Butembo ne se justifiait plus car les faubourgs qui appartenaient aux chefferies des Baswagha et des Bashu étaient trois fois plus peuplés que la véritable cité.

- l'intense activité commerciale : auparavant, les commerçants de Butembo se déplaçaient vers Kisangani, Bukavu, et les autres villes pour s'approvisionner en marchandises tan disque actuellement, tout est bouleversé car les commerçants en provenance de Goma, Bukavu, Bunia, Kisangani, Buta et Bumba viennent à Butembo pour acheter les marchandises. Ce qui fait de la ville de Butembo non seulement un des grands pôles économiques de l'Est du pays, mais aussi une plaque tournante migratoire.

II. 1. 2. Sur le plan Géographique

La ville de Butembo est située à 18 Km de la ligne de l'Equateur. Elle se localise à 29° 17' longitude Est et 0°8' latitude Nord. Elle jouit d'un climat tempéré suite à son altitude qui varie entre 1630 mètres dans les vallées et 1920 mètres à Matembe ; avec son sein deux saisons : la saison pluvieuse et la saison sèche qui sont actuellement très perturbées dans leur ordre de succession.

Ses limites sont :

- A l'Est : les rivières Luhule, Luvirwa, Lusando et Kamikingi ;

- A l'Ouest : les rivières Lukwaliha, Lukako, Kokolwe ;

- Au Nord : les rivières Mukunge, Kahati et Makamba ;

- Au Sud : les rivières Virendi, Mususa et Mutinga.

II. 1. 2. Sur le plan Administratif

La ville de Butembo comprend quatre communes

- La commune Kimemi occupe le Sud-Est ;

- La commune Vulamba occupe le Sud-Ouest ;

- La commune Bulengera occupe la partie Est ;

- La commune Mususa occupe la partie Sud-Est.

A son tour chaque commune est subdivisée en plusieurs quartiers, ces derniers en cellules et les cellules en entités de dix maisons.

La ville est administrée par un Maire Secondé d'un adjoint, les communes, elles sont dirigées chacune par un bourgmestre secondé à son tour par un adjoint, les quartiers par les chefs de quartiers, les cellules par des chefs de cellules puis de dix maisons.

Sur le plan judiciaire, la ville de Butembo compte un tribunal de grande instance et un tribunal de paix.

Tableau 1. Subdivision administrative de la ville de Butembo.

COMMUNES

NOMBRES DE QUARTIERS

NOMBES DE CELLULES

AVENUES

RUES

Bulengera

9

87

0

0

Kimemi

8

43

26

1

Mususa

5

62

0

1

Vulamba

4

63

8

1

Total

25

225

34

3

Source : Rapport de la mairie de la ville de Butembo.

II. 1. 3. Sur le plan économique

Les activités économiques à Butembo sont regroupées en trois secteurs, à savoir :

- Le secteur primaire.

- Le secteur secondaire.

- Le secteur tertiaire.

a. Le secteur primaire

« Il regroupe l'ensemble des activités agricoles et pastorales, la sylviculture et la pêche » (62(*)).

1. Activités agricoles

Elles fournissent une faible part des produits vivriers (haricots, patates douces, maniocs ...) à la population de Butembo. Ces vivres sont cultivés dans des jardins en ville comme et sa périphérie. Avec l'explosion démographique, les lopins de terre cultivables sont devenus rares. C'est pourquoi actuellement les cultivateurs doivent parcourir de longues distances pour se procurer des champs. D'où Butembo est donc alimenté à partir d'autres milieux constituant son «Hinterland » comme Kalunguta, Kabasha, Mabalako, Kipese, Kirumba, ...

2. Activités pastorales

C'est surtout l'élevage du petit bétail (caprins, porcins, ...) qui se pratique à Butembo et qui ne sert qu'aux soins familiaux.

b. Le secteur secondaire

Le secteur secondaire comprend les activités industrielles et artisanales, l'exploitation des mines et des carrières ainsi que le domaine de la construction (63(*)).

Suite aux différents troubles qu'a connus la ville de Butembo, la seule industrie la COB.KI n'est plus fonctionnelle à cause de la carence en matières premières et à la convenance de propriétaire.

En grande partie, il y a de petites entités artisanales créées par des particuliers. C'est le cas des menuiseries, des boulangeries, des ateliers de couture, la cordonnerie,... Les carrières et les mines sont exploitées dans les milieux périphériques de Butembo. Aussi, l'extraction des pierres, des graviers et du sable constitue une activité visible à Butembo, une ville en pleine construction.

c. Le secteur tertiaire

« Ce secteur recouvre une gamme fort diversifiée de services qui normalement se multiplient selon le degré d'organisation et de complexité d'une société humaine. On y recense l'administration, le Commerce, le secteur des banques et des assurances, le secteur de l'enseignement, le secteur médical et hospitalier ainsi que le transport, l'eau, l'électricité,... »(64(*)).

1. Le Commerce

Nous entendons par Commerce « l'opération qui a pour objet la vente et l'achat des marchandises, des denrées ou d'espèces de celle-ci pour la revendre après l'avoir transformée ou non.65(*) . Le Commerce occupe environ 40% de la population de Butembo. Les activités commerciales y sont pratiquées à différentes échelles :

Le commerce de gros : il s'effectue entre les producteurs ou les importateurs et les grossistes.

Le commerce de demi-gros : l'acheteur paie chez les grossistes une quantité assez importante des biens qu'il revend aux détaillants.

Le commerce de détail : il se déroule entre les Commerçants détaillants et les consommateurs finaux.

Le commerce d'importation qui consiste à importer les biens manufacturés comme des habits, pièces de rechange pour automobiles, vélos,

Le commerce d'exploitation consiste à exporter des produits tels que le café, le Quinquina et le bois, les produits miniers,...

Le commerce informel qui est pratiquée dans les marchés tout au long des rues et dans des kiosques. L'activité commerciale fait de Butembo une véritable plaque tournante ce qui constitue une des causes d'une forte prévalence du VIH/SIDA.

2. Les institutions bancaires, financière et assurances

* La ville de Butembo renferme les agences des banques suivantes :

La Banque Internationale de Crédit (B.I.C), l'Union des Banques Congolaises (U.B.C), Banque Commerciale de Congo (B.C.D.C), la Cruche.

* Les Institutions financières et de micro-finance sont :

- La Caisse générale d'Epargne du Congo (CADECO), Coopérative Financière et Développement Socio- Economique (COODEFI), Baraka Prece, Gala Letu, La Semence, Tulime na tujenge upia, Crédit Congolais Pour la Reconstruction (C.C.R), Golden Money Trust,

* Les institutions de transfert sont :

- SOFICOM, Mister Cash.

A part ces institutions financières, il y a une société d'assurance :

La Société Nationale des Assurances (SONAS), une société de droit public.

3. Le transport

Pour mieux parler de l'activité de transport nous allons passer en revue les différentes voies de communication ainsi que les moyens de déplacement y afférents. Les voies de Communication suivantes sont utilisées à Butembo pour le déploiement des personnes et des biens économiques :

- Les voies routières : les camions, les voitures, les bus, ...

- Les voies aériennes : les avions petits-porteurs.

4. Hôtellerie et tourisme

Il convient de signaler que les hôtels sont exploités par quelques hommes d'affaires. Actuellement, le service du tourisme dénombre quatorze hôtels et dix Centres d'accueil fonctionnant à Butembo.

En ce qui concerne le tourisme, la ville de Butembo n'a pas de site touristique pouvant attirer les touristes et d'autres personnes.

II. 1. 4. Sur le plan culturel

L'ignorance, l'analphabétisme, le manque d'instruction sont à la base de tous les maux pouvant s'abattre sur l'être humain. Le hasard a doté la ville de Butembo du privilège d'avoir les écoles pour un enseignement à tous les niveaux.

Selon la sous-division provinciale de l' E. P. S. P., Butembo comporte :

- 11 Ecoles maternelles ;

- 147 Ecoles Primaires ;

- 104 Ecoles secondaires de formation générale et Technique avec diverses sections de l'enseignement public, conventionné et privé.

La ville comporte aussi plusieurs institutions d'enseignement supérieur et universitaire ci-après :

Tableau N° 2 : Les institutions supérieures et universitaires

Institutions

Sigles

1

Université Catholique du Graben

UCG

2

Université Officielle de Ruwenzori

UOR

3

Université Divina Gloria de Butembo

UDGB

4

Université Libre des Pays du Grands Lacs

ULPGL

5

Université du CEPROMAD

UNIC

6

Institut Supérieur des Arts et Métiers

ISAM

7

Institut Supérieur de Chimie Appliquée

ISCA

8

Institut Supérieur Pédagogique Technique/ Muhangi

ISPT/Muhangi

9

Institut Supérieur Pédagogique de Muhangi

ISP/Muhangi

10

Institut de Bâtiment et des Travaux Publics

IBTP

11

Institut Supérieur Emmanuel D'Alzon de Butembo

ISEAB

12

Instituts Supérieur des Techniques Médicales

ISTM

13

Ecole Nationale du Cadastre et des Titres Immobiliers

ENACTI

SOURCE : Dépliant FOMEKA

Comme la scolarisation ne se fait jamais à crédit, seuls les enfants nantis et ceux ayant une vie moyenne poursuivent les études quelle que soit la multitude des établissements d'enseignement supérieur et universitaire.

· Associations socioculturelles

Les associations socioculturelles sont des troupes qui ont les objectifs d'éveiller la conscience de la population par la musique, des pièces théâtrales, des bandes vidéo, ... et promouvoir l'oeuvre d'art ainsi que l'esthétique.

La ville de Butembo compte plus d'une association contribuant à l'encadrement et formation des jeunes à travers différentes activités dans différents domaines :

Les associations culturelles sont soumises à la loi 004/2001 du 20 juillet 2001 portant dispositions générale applicables aux associations sans but lucratif et les Etablissements d'utilité publique tels que :

- L'Union de Musiciens du Grand-Nord (UMGN).

- L'Association de Cinés Vidéo (ACV).

- L'étoile de la liberté : un groupe théâtral de la radio liberté.

- Le Cercle culturel Gloria.

- Fer à bois.

Par ailleurs d'autres Associations à caractère artisanal et coopératif existe en ville de Butembo :

- L'Association des Menuiseries du Congo : AMECO.

- Coopérative des Tailleurs pour la Promotion Sociale : COOTAPROS.

- L'Association des Couturiers de Butembo : ACBU.

- Ligue de Producteurs du Savon Artisanal au Congo : LIPROSACO.

- Coopérative des Formation des Ajusteurs Métallique : COOFAM.

II. 1. 5. Sur le plan sanitaire

La ville de Butembo est subdivisée en deux Zone de santé dites dont la Zone de santé de Butembo et la Zone de Santé de Katwa. La ville de Butembo compte Six hôpitaux à savoir : Katwa, Matanda, Kitatumba, Mama Musayi, clinique universitaire du Graben et Centre Canadien. Bien que mal équipés aussi en matériels qu'en produits pharmaceutiques comme tous les autres à travers le pays, à ces hôpitaux viennent se greffer les Postes de Santé, Centres de Santé sans omettre les officines pharmaceutiques qui poussent par-ci par-la comme des champignons.

En général les maladies telles que la diarrhée, le diabète, la malaria, le SIDA, fièvre typhoïde, ... sont diagnostiquées dans ces différents hôpitaux.

Il est à noter que la ville de Butembo, compte à ces jours deux centres de Dépistage volontaire du VIH/SIDA, il s'agit du Centre de Dépistage Volontaire de la CBCA d'Ambiance et du centre de la CBCA Katwa (hôpital Général de Katwa). Pour la sensibilisation sur le VIH/SIDA, la ville de Butembo compte 32 associations et plus d'une ONG contribuent dans celle-ci. En plus de cela, il existe trois associations des PVVIH (Association NEEMA, Association NURU et Association FARAJA).

II. 1. 6. Sur le plan démographique

La démographie est entendue comme une étude essentiellement quantitative des populations ou des collectivités humaines

« Une population est l'ensemble des individus vivant sur un territoire donné ». La population de Butembo est hétérogène, elle appartient majoritairement à l'ethnie Yira. Les renseignements relatifs à la répartition de la population de la ville de Butembo sont repris dans le tableau ci-après :

Tableau N° 3 : Effectif d'accroissement de la population de la ville de Butembo

INDICATIF

ANNEE

HOMMES

FEMMES

GARCONS

FILLES

TOTAUX

ACCROISSEMENT

Indices

Effectifs

Taux en %

0

001

14640

22667

0139

97409

424855

-

-

-

1

002

21797

29827

1755

99811

443190

?1

18335

4,31

2

003

35874

44270

02457

109909

492510

?2

49320

11,12

3

004

42328

52285

07927

118693

521233

?3

28723

5,83

4

005

43971

54023

09416

120274

527684

?4

6451

1,23

5

006

46702

57082

12226

123267

539277

?5

11593

2,19

6

007

49485

60299

17231

128588

555603

?6

16326

3,02

7

008

49818

60711

17689

129341

557559

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Total?

130748

27,7

 
 
 
 
 
 
 

?

21791,3

4,6

SOURCE : Service de l'Etat-Civil de la Mairie, Butembo, juin 2008

Moyenne de l'accroissement =

Il s'agit d'un accroissement rapide au delà de la moyenne en République Démocratique du Congo estimé à 3,265(*).

Le mouvement lié à l'exode rural est également fort remarquable dans la ville de Butembo. Avec un taux d'accroissement de 0,046 il y a lieu d'estimer cette population à 635857 habitants en 3 années c'est-à-dire en 2010 selon la formule de la projection géométrique ci-dessous :

Pn = Po (1+ a) n ?P 2010 = P 2007 (1+ a) 3

= 555603 (1+0,046)3

= 555603 (1,046)3

= 555603 x 1, 1444453

= 635857,24

= 635857

Nous référant au tableau n°3, nous nous rendons compte qu'en 2003 il y a eu une augmentation excessive de la population par rapport aux autres années ; l'accroissement s'est élève de 18335 soit 4,31% à 49320 soit 11,12%. Ceci serait peut être dû à l'insécurité grandissante dans les milieux périphériques, entraînant l'exode de la population vers Butembo.

En 2005, nous observons encore une chute de la population qui quitte 28723 soit 5,83% pour descendre à 6451 soit 1,23%. Cette situation serait peut être due à l'exode urbaine suite à une crise excessive qu'avait connue la population après avoir traversé la situation des guerres récurrentes. Il importe de signaler que l'accroissement de l'année 2008 n'est pas calculé car il y a une règle en démographie qui stipule qu'on ne peut pas établir la comparaison d'une année quelconque avant sa fin ; car la population peut augmenter tout comme elle peut diminuer, l'information livrée par le Préposé de l'Etat-Civil.

Globalement, la population de Butembo connaît une évolution rapide. Ceci peut s'expliquer par des raisons suivantes :

· L'exode rural dû au prestige lié à tout centre urbain.

· L'exode rural dû à l'insécurité grandissante dans des milieux périphériques.

· Les naissances indésirables dues soit à la prostitution soit à la débauche et le manque de planning familial de la part des familles de Butembo.

· L'amélioration des services de soins de santé primaires comme des campagnes de vaccination, les activités de PTME, la Santé de la reproduction ou encore des conditions d'hygiène plus ou moins acceptable.

II. 2. Démarche Méthodologique

Dans cette partie, il est question de préciser d'abord le cheminement méthodologique qui nous a permis la récolte et le traitement ces données.

II. 2. 1. Population d'enquête

Une population d'enquête indique un ensemble d'unités qu'on espère décrire par la généralisation ou l'extrapolation des caractères constatés sur un échantillon (66(*)). Aussi la population d'enquête peut-elle se définir comme l'ensemble des personnes possédant les caractéristiques concernées par une étude.

La détermination de l'univers d'enquête est d'une grande importance dans la mesure où elle permet de saisir non seulement les caractéristiques du sujet qui se disposent à l'étude mais aussi le champ socio-psychologique dans lequel s'observe les faits étudiés.

Notre population d'étude est constituée des personnes vivant avec le VIH/SIDA dans ville de Butembo.

II. 2. 2. Critères d'inclusion

Sont concernées par cette étude, toutes les personnes séropositives et ou malades du SIDA âgée de 18 ans et plus, résidant dans la ville de Butembo. Ces personnes devaient en outre remplir les conditions suivantes : être au courant de leur statut sérologique et appartenir à une association des PVVIH.

II. 2. 3. Critères d'exclusion

Sont exclus par cette étude, toutes les PVVIH qui ont moins de 18 ans et toutes personnes qui n'appartenaient pas à une association de PVVIH.

II. 2. 4. Echantillonnage

L'échantillonnage est l'opération qui consiste à prélever un certain nombre d'éléments dans la population qu'on veut observer. C'est donc la façon de procéder à la sélection des individus pour constituer l'échantillon. Notre échantillon a été pris d'une façon exhaustive donc basé sur la prise de tout le nombre de l'unité à étudier.  Etant données que notre population est minime. Nous avons pris tous les membres se trouvant dans les trois associations des PVVIH et qui se repartissent de la manière suivante :

- Association NEEMA 50 membres (67(*)) ;

- Association NURU 29 membres (68(*)) ;

- Association FARAJA 24 membres (69(*)).

Donc, notre échantillon est composé de 103 personnes.

II. 2. 5. Récolte de données

Pour récolter les données sur terrain, nous nous sommes servi d'un questionnaire d'enquête (en annexe) comportant notamment des questions ouvertes et des questions fermées. Ces questionnaires ont été rédigés en langue française. Cependant comme la plupart de nos enquêtés ne savent ni lire ni écrire, nous leurs avons posé les questions dans une des langues locale qu'ils maîtrisent.

Les fiches d'enquêtes ont été complétées au fur et à mesure qu'on évoluait avec les questions-réponses. Les données récoltées sont regroupées dans différents tableaux. Ceux-ci sont analysés et interprétés au chapitre trois de notre travail.

II. 2. 5. Critère d'acceptabilité des résultats

Pour affirmer nos résultats tout en considérant le calcul de pourcentage, nous nous fixons comme critère d'acceptabilité toute donnée ayant un seuil de plus de 60%.

TROISIEME CHAPITRE

PRESENTATION, ANALYSE ET INTERPRETATION DES DONNEES

Dans ce chapitre, le premier point, sera la présentation des données et le second point est consacré à l'analyse et l'interprétation des résultats.

III. 1. PRESENTATION DES DONNEES

III. 1. 1. La situation générale des nos enquêtés

Tableau 4. Répartition des enquêtés selon le sexe et l'âge

Sexe

Age

Effectif

total

% total

Homme

%

Femme

%

20 à 30 ans

24

23,3 %

10

9,7 %

14

13,3 %

31 à 40 ans

45

43,7 %

18

17,5 %

27

26,2 %

41 à 50 ans

26

25,2 %

9

8,7 %

17

16,5 %

51 et plus

8

7,8 %

3

2,9 %

5

4,9 %

Total

103

100%

40

38,8%

63

61,2%

Source : Nos enquêtes

Commentaire

Il ressort de ce tableau, qu'il existe une prédominance des femmes au niveau des personnes vivant avec le VIH enquêtées 63 soit 61,2% avec une sex-ratio H/F = 0,63.

Aussi sur 43,7% de nos enquêtés ayant un âge compris entre 31 à 40 ans 18 hommes soit 17,5% sont infectés par le VIH/SIDA et 27 femmes soit 26,2% sont aussi atteintes par la même maladie, 26 PVVIH soit 25,2% ont un âge compris entre 41 et 50 ans parmi ceux-ci, nous trouvons 9 hommes soit 8,7% et 17 femmes soit 16,5%. Bien plus, parmi les 103 enquêtés, 24 soit 23,3% on un âge compris entre 20 et 30 ans. De ce dernier, nous trouvons 10 hommes soit 9,7% et 14 femmes soit 13,3%. Enfin, le 8 PVVIH soit 7,8% ont un âge qui se retrouve dans l'intervalle de 51 ans et plus, de ce dernier nous trouvons 3 hommes soit 2,9% et 5 femmes soit 4,9%.

Tableau 5. Répartition des enquêtés selon la situation matrimoniale

La situation matrimoniale

Homme

%

Femme

%

Effectif

total

% total

Célibataire

8

7,8 %

13

12,6 %

21

19,4 %

Marié(e)

16

15,5 %

14

13,6 %

30

28,2 %

Veuf (ve)

12

11,7 %

33

3,2 %

45

43,6 %

Divorcé (e)

4

3,9 %

3

2,9 %

7

6,7 %

Total

40

38,8 %

63

612 %

103

100%

Source : Nos enquêtes

Commentaire

Au regard de ce tableau, nous constatons ce qui suit : 45 PVVIH soit 43,6% sont de veufs/veuves parmi ceux-ci nous trouvons 12 hommes soit 11,7% et 33 femmes soit 32% ; 3O PVVIH soit 28,2% sont mariés (es) ; 16 personnes de celle-ci soit 15,5% sont des hommes et 14 soit 13,6% sont des femmes ; 21 PVVIH soit 19,4% sont célibataires parmi ceux-ci, nous trouvons 8 hommes soit (7,8%) et 13 femmes (12,6%). Enfin, 7 PVVIH soit 6,7% sont divorcés (es) parmi eux, nous trouvons 4 hommes soit 3,8% et 3 femmes soit 2,9%.

Tableau 6. Répartition des enquêtés selon le Niveau d'Etude

Niveau d'Etude

Effectif

%

Néant

23

22,3 %

Primaire

35

33,9 %

Cycle d'Orientation

21

20,3 %

Humanités

13

12,6 %

Supérieur/ Université

03

3,2 %

Autres

8

7,7 %

Total

103

100 %

Source : Nos enquêtes

Commentaire

L'analyse de ce tableau nous voyons que la majorité de nos enquêtés 35 PVVIH soit 33,9 % ont fréquentés l'école primaire ; 23 PVVIH soit 22,3 % n'ont aucun niveau d'étude (analphabète) ; 21 soit 20,3 % ont fréquentés seulement le cycle d'orientation ; 13 soit 12,6 % ont un niveau des humanités c'est-à-dire niveau supérieur à la deuxième secondaire ; 8 soit 7,7% possèdent des brevets de formation dans diverses domaines, enfin, seulement 3 PVVIH soit 2,9 % ont fréquentés les études supérieure et universitaire.

III. 1. 2. De l'état sérologique du répondant

Tableau 7. Répartition des enquêtés selon la date de l'annonce de la

Séropositivité

Année de l'annonce

Effectif

%

0 - 2 ans

23

22,3 %

3 - 4 ans

34

33,0 %

5 - 10 ans

38

36,8 %

Plus de 10 ans

8

10,9 %

Total

103

100 %

Source : nos enquêtes

Commentaire

Au vue de ce tableau, 36,8 % des nos enquêtés ont connues leurs séropositivités dans l'intervalle de 5 - 10 ans ; 33 % entre 3 - 4 ans ; 22,3 % entre

0 - 2 ans et 10,9 % ont connues leur positivités il y a plus de 10 ans.

Tableau 8. Répartition selon les réactions et attitude lors de l'annonce

du statut sérologique

Réaction/ Attitude

Effectif

%

Anxiété

5

4,9 %

Peur de mourir

26

25,4 %

Peur de souffrir

2

1,9 %

Peur de contaminer

1

0,9 %

Inquiétude/Substance

10

9,8 %

Résignation

34

33 %

Dépression réactionnelle

16

15,5 %

Repli sur soi

1

0,9 %

Dénégation

1

0,9 %

Idées de suicide

5

4,9 %

Honte

2

1,9 %

total

103

100 %

Source : nos enquêtes

Commentaire

Le tableau ci-dessus indique que la résignation est l'attitude première d'une personne quand il est informé de son statut sérologique positive cela à était confirmé par 33 % des nos enquêtés ; la deuxième attitude ou réaction c'est la peur de mourir déclaré par 25,4 % ; la troisième attitude c'est la dépression réactionnelle 15,5 % ; l'inquiétude vient en quatrième position 9,8 % ; l'anxiété et l'idées de suicide viennent en cinquième position 4,9 % ; la honte et la peur de souffrir avec un pourcentage de 1,9 % et enfin la dénégation, le repli sur soi et la peur de contaminer viennent en dernière position avec 0,9 %.

Tableau 9. Répartition des enquêtés selon les attitudes de ceux qui savent que le répondant est porteur du VIH

Attitudes

Effectif

%

Soutien psychologique

45

43,6 %

Appui financier

18

17,0 %

Apport matériel/vivres

11

10,6 %

Indifférence

16

15,5 %

Rejet/isolement

13

13,3 %

Total

103

100 %

Source : Nos enquêtés

Commentaire

Au regard de ce tableau, nous constatons que les attitude de ceux qui savent que les enquêtés ont un état sérologique se manifestent de plusieurs manière : 45 soit 43,6 % apportent un soutien psychologique ; 18 soit 17 % apportent un appui financier ; 11 soit 10,6 % apportent un apport matériel/Vivres ; 16 soit 18,5% accusent une indifférence et 13soit 13,3% présente un esprit de rejet ;

III. 3. De la prise en charge

Tableau 10 : Réparation des enquêtés selon la réception des assistances

Réception

d'assistances

Effectifs

%

Oui

103

100%

Non

0

0%

Total

103

100%

Source : nos enquêtes

Commentaire :

De ce tableau, nous remarquons que 100% nos enquêtés PVVS/SIDA avaient déjà reçu une assistances provenant des donateurs.

Tableau 11 : Répartition des enquêtés selon les Types d'assistances reçus

Nature d'assistance

Fréquence absolue

%

Fréquence relative

%

Aide alimentaire

103

100

95

92,2 %

Aide financière

103

100

25

24,3 %

Aide médicale

103

100

98

95,1 %

Psychologique et spirituelle

103

100

13

12,6 %

Soutien matériel

103

100

15

14,6 %

La scolarisation des enfants

103

100

37

35,9 %

Appui juridique

103

100

0

0 %

Source : nos enquêtes

Commentaire :

Comme on peut l'observer dans ce tableau, 98 soit 95,1 % l'aide médicale ; 95 soit 33,5 % ont déjà reçu l'aide alimentaire ; 37 soit 35,9 % la scolarisation des enfants ; 25 soit 24,3 % l'aide financière ; 15 soit 14,6 % le soutien matériel ; 13 soit 12,6 % l'aide psychologique et spirituelle, 0 % n'ont jamais reçu aucun appui juridique.

Tableau 12 : Provenances de ces assistances

Provenance

Fréquence absolue

%

Fréquence relative

%

De l'Etat

103

100

92

89,3 %

Agences Humanitaires

103

100

103

100 %

Membres de famille

103

100

17

16,5 %

Membres des églises

103

100

40

38,8 %

Associations Locales

103

100

16

15,5 %

Autres

103

100

4

3,9 %

Source : Nos enquêtes

Commentaire :

Il ressort de ce tableau que, 103 soit 100 % de nos enquêtés ont réussi l'assistance en provenance des agences humanitaires ; 92 soit 89,3 % de l'Etat ; 40 soit 38,8 % par les membres des églises ; 17 soit 16,5 % des membres de famille ; 16 soit 15,5 % des Associations locales contre 4 soit 3,9 % qui ont déjà reçu d'aides en provenance d'autres part (Volontaires,...).

Tableau 13 : Répartition des enquêtés selon la satisfaction d'assistances

Satisfaction

Effectif

%

Oui

27

26 %

Non

76

74 %

Total

103

100 %

Source : Nos enquêtes

Commentaire :

Dans ce tableau, nous remarquons que 74 % ne sont pas satisfaites des assistances octroyées contre 26 % qui en sont satisfaites.

III. 4. Conformément aux conditions de vie des répondant

Tableau 14 : Répartition des enquêtés selon leurs professions avant et après la connaissance de l'état sérologique.

Profession

Avant l'annonce de l'état sérologique

Après l'annonce de l'état sérologique

Effectif

%

Effectif

%

Néant

9

8,78 %

78

75,73 %

Commerce

35

33,97 %

10

9,72 %

Employé (e)

18

17,47 %

5

4,85 %

Activité champêtre

17

16,53 %

5

4,85 %

Artisan

8

7,70 %

3

2,91 %

Agent de l'Etat

11

10,70 %

0

0 %

Autres

5

4,85 %

2

1, 94 %

Total

103

100 %

103

100 %

Source : Nos enquêtes

Ce tableau montre que 33,9 % faisaient le commerce avant l'annonce de leur état sérologique, actuellement il n'en reste que 9,72 % ; 17,47 % étaient des employés maintenant il n'en reste que 4,85 % ; 16,53 % faisaient des activités champêtres contre seulement 4,85 % qui le font toujours ; 10,7 % étaient des agents de l'Etat, actuellement il n'y a aucun agent de l'Etat parmi nos enquêtés ; 8,78 % n'avaient pas d'emploi contrairement à la situation actuelle qui enregistre 75,73 % de chômeurs des PVVIH ; le nombre des artisans était de 7,7 % avant l'annonce à l'opposé de 2,91 % enregistré actuellement, afin, le nombre de ceux qui exerçaient d'autres professions (enseignants, pasteurs,...) à chuter de 4,85 % à 1,94 %.

Tableau 15 : Répartition des enquêtés selon leur responsabilité dans les

ménages

Responsabilité

Effectif

%

Responsable

88

85,4 %

Sous tutelle

15

14,6 %

Total

103

100 %

Source : Nos enquêtes

Commentaire :

Au vu de ce tableau, nous remarquons que 85,4 % des nos enquêtés PVVIH sont responsables des familles contre seulement 14,6 % qui sont sous tutelle.

Tableau 16 : Répartition des enquêtés selon le nombre d'enfants sous

Leurs responsabilités

Nombre d'enfants

Effectif

%

1 à 2

12

13,6 %

3 à 5

26

29,6 %

5 et plus

50

56,8 %

Total

88

100 %

Source : Nos enquêtes

Commentaire :

A la lumière du tableau ci-dessus, sur 88 enquêtés, 50 soit 56,8 % ont plus de 5 enfants sous leur responsabilité ; 26 soit 29,6 % sont responsable de 3 à 5 enfants et 12 soit 13,6 % sont responsable de 1 à 2 enfants.

Tableau 17 : Répartition des enquêtés selon le logement

Logement

Effectif

%

Propriétaire

42

40,8 %

Locataire

61

59,2 %

Total

103

100 %

Source : Nos enquêtes

Commentaire :

Au vu de ce tableau nous constations que sur 103 enquêtés : 61 soit 59,2 % sont de locataires contre 42 soit 40,8 % qui sont propriétaire d'une maison.

Tableau 18 : Répartition des enquêtés selon le nombre de repas pris par jour

Nombre de Repas

Effectif

%

0 - 1

84

81,5 %

2 - 3

19

18,5 %

Plus de 3

0

0

Total

103

100 %

Source : Nos enquêtes

Commentaire :

Au regard de ce tableau, nous constatons que la majorité des nos enquêtés, 84 soit 81,5 % ne prennent qu'un seul repas par jours à l'opposé de 19 soit 18,5 % qui prennent 2 à 3 repas par jours.

Tableau 19 : Répartition selon les sources de revenus

Sources des revenus

Effectifs

%

amis

15

14,6 %

parents

14

13,5 %

membres de famille

15

14,5 %

Bienfaitaires

34

33,0 %

Mon occupation

25

24,3 %

Total

103

100 %

Source : nos enquêtes

Commentaire :

Ce tableau nous révèle que les sources de revenus de 33 % des nos enquêtés proviennent de bienfaitaires ; 24,3 % des leurs occupations ; 14,6 % des membres de leurs famille ; 13,5 % de leurs parents et afin, 11,6 % des amis.

Tableau 20 : Répartition des enquêtés selon l'accessibilité aux soins de santé

Accès aux soins de santé

Effectif

%

Oui

24

23,3 %

Non

79

76,7 %

Total

103

100 %

Source : nos enquêtes

Commentaire :

De ce tableau, nous trouvons que 76,7 % des nos enquêtés n'ont pas d'accès facile aux soins de santé contre 23,3 % qui accusent une accessibilité facile.

Tableau 21 : Répartition des enquêtés selon les difficultés que rencontre les

PVVIH

Difficultés rencontré

Effectif

%

Manque d'activités génératrices de revenus

35

33,9 %

Sécurité sociale et Paix du coeur

8

7,8 %

Insuffisance alimentaire en famille

23

22,3 %

Discrimination/stigmatisation

15

14,6 %

Habillement

3

2,9 %

Etat asthénique (pour les travaux)

9

8,7 %

Manque de frais de location maison

8

7,8 %

Autres

2

1,9 %

Total

103

100 %

Source : Nos enquêtes

Commentaire :

Ce tableau nous fait savoir que, 33,9 % des nos enquêtés n'ont pas d'activités génératrices de revenus ; 22,3 % ont une insuffisance alimentaire familiale ; 14,6 % déclarent la stigmatisation/discrimination comme difficulté ; 8,7% accusent l'état d'asthénie qui les empêchent d'effectuer un travail physique ; 7,8 % accusent une insécurité sociale et manque du « paix du coeur » de même pour le manque de frais de location maison ; 2,9% accusent l'habillement comme leur difficulté et afin, 1,9 % accusent autres difficultés.

III. 5. Besoins exprimés par nos enquêtés

Tableau 22 : Répartition des nos enquêtés selon leurs besoins

Besoins exprimés

Fréquence

%

Besoin financier

98

95,1 %

Accès soins de santé

80

77,7 %

Soutien psychologique

25

24,3 %

Lutter contre la discrimination/stigmatisation

20

19,4 %

Besoin de manger

17

16,5 %

Source : nos enquêtés

Commentaire :

A la lumière de ce tableau nous voyons que les réponses fournies par 103 PVVIH enquêtés, se répète comme suit : appui financier est le premier besoin exprimé par 57 soit 55,3 % ; l'accès facile et même gratuit aux soins de santé vient en deuxième position 54 soit 52,4 % ; le soutien psychologique en troisième position 25 soit 24,3 % ; lutter contre la discrimination/stigmatisation en quatrième position 20 soit 19,4 % et afin à manger 17 soit 16,5 %.

III. 2. INTERPRETATION ET DISCUSSION DES RESULTATS

III. 2. 1. Situation Générale

Dans notre étude, nous retrouvons une prédominance féminine 61,2% avec un sex-ration H/F = 0,63. Ce résultat est conforme à la tendance épidémiologique actuelle de l'infection du VIH. En effet, en décembre 2002 l'ONUSIDA signale 58% de femmes parmi les adultes atteints (70(*)).

Cette prédominance féminine s'explique par le fait que la majorité des hommes vivant avec le VIH/SIDA continuent de vivre dans la clandestinité et ne veulent pas adhérés dans les associations des PVVIH. En plus, cela se justifie suite à plusieurs facteurs de vulnérabilité des femmes et les jeunes filles face au VIH/SIDA.

Dans notre série, 92,2% des PVVIH/SIDA ont un âge compris entre 20 et 50 ans : tranche d'âge où l'on est relativement très actif sexuellement avec des risques de contracter les IST et le VIH/SIDA si aucune mesure de protection n'est pas mise en compte. (Cfr. Tableau 4)

Bien plus, dans notre étude la majorité de nos enquêtés sont de veufs (ves) soit 43,6% suivie de marié(e) soit 28,2%, notons ici que parmi ces marié(e), on y trouve les couples discordants. Cela s'expliquerait par le fait que la majorité de ces personnes ont soit connues leurs séropositivité avec un grand retard et selon le dire de nos enquêtés, la majorité des gens de ce qui sont décédés n'ont pas vraiment respecté les conseils leurs prodiguer par le leurs et les personnels soignants. (Cfr. Tableau 5).

Le tableau 6 quant à lui nous informe que 76,5% de nos enquêtés ont un niveau d'étude bas. Cette situation a été aussi confirmé par Mahamoud Zongo dans son étude effectuée au Bénin sur la Prise en charge Psychosociale des PVVIH/SIDA dans trois centre sociaux de Porto-Novo qui a aussi constaté que plus de la moitié des ses enquêtés avait aussi un bas niveau d'étude (71(*)). Cette situation influencerait la propagation du VIH/SIDA suite à l'ignorance des mesures de prévention du VIH/SIDA au sein des communautés.

III. 2. 2. L'état sérologique, Réactions, attitude des PVVIH et

attitudes de l'entourage.

En nous referant au tableau 7, il est a constaté que 89,1% de nos enquêtés ont connu leur état sérologique dans l'intervalle de 0 à 10 ans, seul 10,9 % l'ont connus il y a plus de 10 ans.

Concernant la réaction et attitudes des PVVIH à l'annonce de la séropositivité, les différentes réactions observées au cours de l'étude sont sous-en tendues par l'idée de mort avec un désespoir de survivre et parfois des attitudes de résignation et d'acceptation fataliste au fur et à mesure que la vie se prolonge. Ainsi, après quelques mois, l'attitude des PVVIH reste la résignation (33%) acceptant malgré elles cette situation face à la quelle elles sont impuissante. Une grande majorité de ces dernières avait des réactions de peur de mourir, d'anxiété, d'idée de suicide, de repli sur soi, de dénégation comme toutes les affections somatiques graves (72(*)). Dans la même logique que ces réactions et attitudes des PVVIH, ceux qui savent qu'une personne est porteuse du VIH/SIDA ont adopté dans la majorité des cas une attitude bienveillante caractérisée par un soutien psychologique 43,6%, financier 17%, matériel/vivres 11%, d'autre par contre avaient affiché une attitude d'indifférence15, 5 % et de rejet/isolement 13,3%. Cette attitude pourra relever la morale des PVVIH tout en diminuant les stress qui occasionnaient une fonte musculaire par une libération de catécholamines.

III. 2. 3. La prise en charge

Concernant ce point, 100% des nos enquêtés affirment avoir déjà reçu une quelconque assistance (aide) voir tableau 10. Les types d'assistances déjà reçus par nos enquêtés sont : une assistance médico-sanitaire ; une aide alimentaire ; la scolarisation des enfants ; une aide financier ; un soutien matériel ; un soutien psychologique et spirituelle et en ce qui concerne l'appui juridique personne parmi nos enquêtes n'en a bénéficié. Il faudrait renforcer ce type de soutien qui constitue un élément capital lors de la prise en charge des PVVIH car nous savons que ces dernières font face régulièrement à des gestes de stigmatisation et discrimination dans la société.

La provenance des ces assistances nous a été révélée par nos enquêtés. 100 % l'ont reçu aux prés des agences humanitaires ; 89,3 % de l'Etat ; mais nos enquêtés nous ont fait savoir que la grande partie de ces assistances sont constituées des médicaments (ARV et Co-trimoxasol) cfr. Tableau 11. Ce n'est pas seulement les médicaments qui doivent constituer l'assistance chez les PVVIH. Elles ont aussi besoins d'une alimentation équilibrée pour renforcée leur système immunitaire, elles ont en plus besoins d'une assistance psychosociale, socioéconomique et juridique.

74 % disent n'est pas être satisfaite par ces assistances. Les raisons poussées sont : inadaptation, insuffisance et l'irrégularité des assistances octroyées. C'est pourquoi, en partant des résultats du tableau 11,12,13 et en nous referant aux informations qui nous ont été fournies par nos enquêtés sur les raisons de la non satisfaction des besoins, nous confirmons notre première hypothèse selon laquelle, La prise en charge des PVVIH en ville de Butembo serait partielle (car tous les soutiens que devaient bénéficier les PVVIH ne sont pas remplis et prise en compte) et embryonnaire (parce que, il n'y a pas deux ans que les PVVIH en ville de Butembo ont commençaient à recevoir quelques assistances en provenance soit de l'Etat, soit des ONG a part l'aide purement médicale qu'elles recevaient avant).

III. 2. 4. Conditions de vie des PVVIH

En ce qui concerne ce point, le tableau 14 nous informe que avant l'annonce de la séropositivité à nos enquêtés, la majorité d'entre eux 91,3% avaient une occupation ou un emploi qui permettrait de répondre tant soit peu à leur propres besoins et ceux de leurs familles. Le même tableau nous informe qu'actuellement la tendance à complètement changer. Le nombre des chômeurs à sensiblement augmenter jusqu'à atteindre 75,73% ; le nombre des commerçants est passé de 33,97% à 9,72% ; le nombre d'employés et de ceux qui s'occupaient des activités champêtres est descendu de 17,47 à 4,85% et de 16,53% à 4,85% ; le nombre d'artisans à chuter de 7,7% à 2,91% et ceux qui exerçaient d'autres professions (enseignants, pasteurs, chauffeurs,...) est passé de 4,85% à 1,94%. Ce qui est encore plus grave, c'est la situation professionnelle des agents de l'Etat qui au départ représenté 10,7% mais actuellement il n'y a aucun agent de l'Etat en fonction parmi nos enquêtés. Cette situation s'explique par : l'état asthénique du PVVIH et aussi la discrimination liés au VIH.

En nous referant au tableau 15 et 16, il se dégage que 85,4% des nos enquêtés sont des responsables de familles ; de ces 85,4%, 56,8% ont plus de cinq enfants dans leurs ménages ; 29,6% sont responsables de 3 à 5 enfants et 13,6% de 1 à 2 enfants. Sur 100% des PVVIH enquêtés, 40,8% sont propriétaires d'une maison et 59,2% sont des locataires (cfr. Tableau 17). Un repas complet et équilibre contribue à la vie des PVVIH, malheureusement, pour le cas de nos enquêtés, seulement 18,5% prennent 2 à 3 repas par jours. En outre, 81,5% ne prennent qu'un seul repas par jours et parfois ils passent toute une journée sans mettre quelque chose sous la dent (Cfr. Tableau 18).

75,7% des nos enquêtés sont trop dépendants de leurs proches tableau 19, surtout en ce qui concerne les sources des revenus ; 33% dépendent des bienfaitaires ; 14,6% des amis (es) ; 14,5% de membres de leur famille ; 13,5% de leurs parents ; contre seulement 24,3% qui se débrouillent pour répondre aux besoins quotidiens. Cette situation de dépendance s'explique par le fait que plusieurs de ces personnes avaient vendues leurs biens et avaient gaspillées beaucoup d'argent à la recherche d'une guérison chez les tradi-praticiens.

Quant à l'accès aux soins de santé, nos enquêtés nous ont fait savoir qu'ils n'y ont pas l'accès facile, seul 23,3% contre 76,7% qui accusent une accessibilité facile. Cette situation est contradictoire à l'engagement des Etats membres de Nations Unies signé en 2001 qui stipule que « la gratuité et l'accessibilité aux soins est un droit des PVVIH » (73(*)).

Le tableau 21 nous renseigne sur les différentes difficultés que les PVVIH rencontre dans leur vie. La première difficulté est le manque d'activités génératrices des revenus (35,9%) ; 22,3% évoquent l'insuffisance alimentaire familiale ; 14,6% déclarent la discrimination/stigmatisation ; puis l'état asthénique fut déclaré par 8,7% ; 7,8% accusent le manque des frais de location maison, sécurité sociale et paix du coeur ; 1,9% signalent l'inaccessibilité aux soins et 0,97% évoquent l'habillement. Afin, 1,9% accusent d'autres difficultés d'ordre juridique. Ces résultats sont superposable à ceux retrouvés au cours des enquêtes réalisé en milieu urbain en Cote d'ivoire et rapportées par Peter Piot de l'ONUSIDA (74(*)).

De ce qui précèdent, en nous référant aux résultats des tableaux 14 à 20 nous confirmons notre deuxième hypothèse selon la quelle les PVVIH en ville de Butembo mèneraient une vie dure et connaîtraient une extrême pauvreté.

III. 2. 5. Besoins exprimés par nos enquêtés

Dans notre étude, nous avons constate que les PVVIH enquêtés ont plusieurs besoins liés à la prise en charge. Les principaux exprimés par ces derniers restent dominé par l'appui financier (95,1%). Cela s'explique par le fait que le taux de chômage ne cesse d'augmenter 75,73% ont connu une modification professionnelle et perte de leur emploi. Leurs revenus mensuels à considérablement chuter avec la survenue de l'infection. 77,7% ont mentionné qu'il faut faciliter l'accès aux soins de santé. 24,3% ont souligné le soutien psychologique qui est un élément indispensable car le sentiment de peur de mourir reste permanent chez les PVVIH ; la lutte contre la discrimination/ stigmatisation à été déclaré par 19,4% des nos enquêtés. Pour terminer, 16,5% de nos enquêtés ont évoqué le besoin alimentaire. Aussi, ces besoins ont été retrouvé dans une étude conduite par l'organisation Ougandaise d'aide aux malades du SIDA où 3/5 des enquêtés ont indiqué qu'ils ont besoin des capitaux pour mettre sur pied des activités génératrices de revenus (75(*)).

Cette situation nous permet de confirmer notre troisième hypothèse selon la quelle Les PVVIH en ville de Butembo exprimeraient plusieurs besoins dont la satisfaction ne serait pas encore prise en compte dans la stratégie de prise en charge.

CONCLUSION

Nous voici au terme de notre travail qui a porté sur la prise en charge des personnes vivant avec le VIH/SIDA en ville de Butembo. L'objectif du travail est de contribuer à l'amélioration de la prise en charge des PVVIH.

Nous sommes partis des hypothèses selon les quelles :

- La prise en charge des PVVIH en ville de Butembo serait partielle et embryonnaire ;

- Les PVVIH en ville de Butembo mèneraient une vie dure et connaîtraient une extrême pauvreté ;

- Les PVVIH en ville de Butembo exprimeraient plusieurs besoins dont la satisfaction ne serait pas encore prise en compte dans la stratégie de prise en charge globale.

Pour arriver à l'explication de notre objet d'étude, et vérifier nos hypothèses, nous nous sommes servies de la méthode dialectique.

Notre recherche a été rendue possible grâce aux techniques : documentaire, l'interviews,...

Ce travail est reparti en trois chapitres à savoir :

- Le chapitre premier est axé sur les considérations conceptuelles et théoriques ;

- Le deuxième porte sur la présentation du milieu d'étude et la démarche méthodologique ;

- Enfin le troisième est consacré à la présentation, l'analyse et l'interprétation des résultats.

En guise des résultats, nous avons trouvé que 100 % des PVVIH enquêtés ont déjà reçu quelconque assistance en grande partie en provenance des agences humanitaires 100 % et de l'Etat 89,3 %. Les types d'assistances reçus sont surtout d'ordre médicale 95,1 %, aide alimentaire 92,2 %, la scolarisation des enfants 35,9 % (tableau 12). Au tableau 13, 74% des nos enquêtés se disent ne pas être satisfaites de ces assistances fournies. Les raisons soulevées sont : l'inadaptation, l'insuffisance et l'irrégularité des assistances octroyées. Ainsi, nous avons confirmé notre première hypothèse.

Conformément à la deuxième hypothèse, nous avons remarqué que la majorité des nos enquêtés 75,73% n'ont pas d'emploi ; 85,4% son responsable de 1 à plus de 5 enfants ; 59,2% sont locataires ; 81,5% prennent un repas par jours et parfois ne mangent pas ; 76,7% n'ont pas accès aux soins de santé ; ont accusées plusieurs difficultés aux quels elles sont confrontées (tableau 21) et 72,6% vivent sous d'une dépendance totale (des bienfaitaires, membres des familles, parents et amis).

Par conséquent, nous avons confirmé notre deuxième hypothèse.

Notre troisième hypothèse a été confirmé par le fait que nos enquêtés avaient exprimés plusieurs besoins liés à leur prise en charge notamment l'appui financier 95,1 %, l'accès facile et même gratuit aux soins de santé 77,7%, le soutien psychologique 24,3%, la lutte contre la discrimination/stigmatisation 19,4% et afin, les besoins alimentaires 16,5%.

Concluons que, les Personnes vivant avec le VIH/SIDA sont une donnée importante dans la lutte contre la propagation du VIH. Les abandonner à elles mêmes sur tous le plans est une démission hautement préjudiciable aux conséquences incalculables. Pour cela, nous suggérons ce qui suit :

· A l'Etat Congolais, aux ONG Internationales, nationales et locales :

- d'accompagner psychologiquement et socialement les PVVIH car se sentent perdus et abandonnées à l'annonce des résultats et ne savent pas comment mener une vie positive avec le VIH ;

- de les soutenir économiquement car la maladie les affectent durement et les rendent dépendantes ;

- Les prendre en compte dans les efforts de lutte contre le SIDA.

· Aux employeurs : de maintenir toujours leurs employés PVVIH avant le stade du SIDA. Halte contre la discrimination.

· Aux PVVIH : Nous leur disons « Vivre et laisser vivre » en changeant des comportement à risque.

Loin de prétendre épuiser tous les aspects de la prise en charge des PVVIH.

Ainsi, la porte reste ouverte à tous chercheur voulant nous emboîtés dans cette étude.

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TABLE DES MATIERES

EPIGRAPHE..................................................................................................................i

IN MEMORIUM ii

DEDICACE iii

REMERCIEMENTS iv

RESUME v

SUMMARY..............................................................................................................................vi

SIGLES ET ABREVIATIONS................................................................................................vii

INTRODUCTION.....................................................................................................................1

0. 1. PROBLEMATIQUE 1

0. 2. HYPOTHESE DU TRAVAIL 7

0. 3. OBJECTIF DU TRAVAIL 8

0. 3. 1. Objectif global 8

0. 3. 2. Objectifs Spécifiques 8

0. 4. JUSTIFICATION OU INTERET DE L'ETUDE 8

0. 5. DELIMITATION DU SUJET 9

0. 6. METHODOLOGIE DU TRAVAIL 9

6. 1. Des méthodes 9

6. 2. Des techniques 11

0. 7. SUBDIVISIOIN DU TRAVAIL 12

CHAPITRE PREMIER

CONSIDERATIONS CONCEPTUELLES ET THEORIQUES 13

I. 1. DEFINITION ET EXPLICATIONS DES CONCEPTS 13

I. 1. 1. Prise en charge 13

I. 1. 2. Prise en charge globale 13

I. 1. 3. Personne Vivant avec le VIH/SIDA 13

I. 1. 4. VIH 14

I. 1. 5. SIDA 14

I. 2. LES VOIES DE CONTAMINATION ET MESURE DE PREVENTION DU VIH 14

1. 2. 1. Les modes de transmission du VIH 14

I. 2. 2. Les moyens de prévention 16

I. 3. LE VIH ET LE DEVELOPPEMENT ........................................................17

I. 4. VIH/SIDA ET GENRE ........................................................................22

I. 4. 1. INTRODUCTION ........................................................................22

I. 4. 2. LA VULNERABILITE DES FEMMES 23

I. 4. 2. 1. Vulnérabilité Biologique et inégalité biologiques inhérentes au genre 23

I. 4. 2. 2. Vulnérabilité Culturelle 24

I. 4. 2. 3. Vulnérabilité Sociale 26

I. 4. 2. 4. Vulnérabilité Economique Et Juridique 27

I. 4. 3. LA VULNERABILITE DES HOMMES 29

I. 5. LA DISCRIMINATION ET LA STIGMATISATION LIES AU VIH/SIDA......30

I. 6. LE COMPOSANTES DE LA PRISE EN CHARGE DES PVVIH 34

1. Les besoins médicaux : 34

2. Les besoins psychologiques : 34

3. Les besoins socio-économiques : 35

4. Les besoins juridiques : 35

CHAPITRE DEUXIEME : DU MILIEU D'ETUDE ET DES ASPECTS METHODOLOGIQUE 36

II. 1. PRESENTATION DU MILIEU D'ETUDE 36

II. 1.1. Sur le plan historique 36

II. 1. 2. Sur le plan Géographique 36

II. 1. 3. Sur le plan économique 38

II. 1. 4. Sur le plan culturel 41

II. 1. 5. Sur le plan sanitaire 42

II. 1. 6. Sur le plan démographique 43

II. 2. Démarche Méthodologique 46

II. 2. 1. Population d'enquête 46

II. 2. 2. Critères d'inclusion 46

II. 2. 3. Critères d'exclusion 46

II. 2. 4. Echantillonnage 47

II. 2. 5. Récolte de données 47

II. 2. 6. Critère d'acceptabilité des résultats 47

TROISIEME CHAPITRE

PRESENTATION, ANALYSE ET INTERPRETATION DES DONNEES 48

III. 1. PRESENTATION DES DONNEES 48

III. 1. 1. La situation générale des nos enquêtés 48

III. 1. 2. De l'état sérologique du répondant 48

III. 3. De la prise en charge 51

III. 4. Conformément aux conditions de vie des répondant 56

III. 5. Besoins exprimés par nos enquêtés 57

III. 2. INTERPRETATION ET DISCUSSION DES RESULTATS 58

III. 2. 1. Situation Générale 58

III. 2. 2. L'état sérologique, Réactions, attitude des PVVIH et

attitudes de l'entourage..................................................................................59

III. 2. 3. La prise en charge 59

III. 2. 4. Conditions de vie des PVVIH 60

III. 2. 5. Besoins exprimés par nos enquêtés 62

CONCLUSION 63

BIBLIOGRAPHIE 65

TABLE DE MATIERES 68

ANNEXE ........................ 70

Annexe 1.

DECLARATION D'ENGAGEMENT SUR LE VIH/SIDA

La déclaration d'engagement sur le VIH/SIDA fut approuvée par les Chefs d'Etats et de Représentants d'Etats et de Gouvernements, réunis au siège des Nations Unies du 25 au 27 juin 2001 c'était à l'occasion de la 28ème session Spéciale de l'Assemblée Générale convoquée en vertu de la Résolution 55/14 du 3 novembre 2000. Il s'agissait d'étudier et de traiter le problème du VIH/SIDA sur tous ses aspects et de sécuriser un engagement global pour améliorer la coordination et l'intensification des efforts régionaux et internationaux pour lutter, de façon précise, contre le VIH/SIDA de façon détaillée.

Les chefs d'Etats et Représentants d'Etats et de gouvernements signèrent l'engagement sur le VIH/SIDA. En faisant cela, ils avaient acceptés de faire face à l'ensemble des objectifs dont la plupart sont ceux des années 2003 et 2005. Les buts et objectifs principaux de la déclaration de l'UNGASS peuvent se résumer à ce qui suit :

«Nous, chefs d'Etats et Représentants d'Etats et de Gouvernements, réunis au quartiers Général des Nations Unies, pour étudier et parler du problème du VIH/SIDA, sous tous ses aspects, aussi bien pour sécuriser un engagement global que pour améliorer la coordination et l'intensification des efforts nationaux, régionaux, et internationaux pour le combattre de manière compréhensive, déclarons solennellement que nous nous engageons à rechercher des solutions à la crise du VIH/SIDA,... » Le but ultime de cet engagement été : de parvenir à l'accès universel à des programmes complets de prévention, de traitement, de prise en charge et de soutien aux personnes vivant avec le VIH/SIDA.

En 2006, ces mêmes Chefs d'Etats et Représentants d'Etats et de gouvernements adoptèrent une déclaration politique sur le VIH/SIDA. Voici leur nouveau engagement : « Nous nous engageons à continuer de déployer tous les nécessaires pour intensifier la riposte globale et durable afin de mener toute une gamme d'activités multisectorielles de prévention, de traitement, de soins et d'appui, avec la participation totale et active des personnes vivant avec le VIH/SIDA, des groupes vulnérables, des communautés les plus touchées, de la société civile et du secteurs privé, le but étant de réaliser l'objectif de l'accès universel à la prévention, au traitement et aux services d'appui d'ici à 2010. »

QUELQUES ASSOCIATIONS ET ONG DE LUTTE CONTRE LE VIH/SIDA ET QUI INTERVIENT DANS LA PRISE EN CHARGE DES PVVIH

1. LE PROGRAMME NATIONAL MULTISECTORIEL DE LUTTE

CONTRE LE VIH/SIDA (PNMLS)

a. Mission et Objectifs

Le PNMLS fut créé en date du 17 mars 2004 par le décret loi présidentiel N°4/029. Cette structure est sous la supervision du Président de la République.

b. Buts du PNLMS

- Trouver des solutions à la politique nationale de lutte contre le VIH et les maladies transmissibles ;

- Mobiliser tous les partenaires sociaux (secteurs public et privés et la société civile) pour un engagement efficace dans la lutte contre le VIH et les maladies sexuellement transmissibles ;

- Mobilisation du financement des bailleurs de fonds ;

- Tendance du VIH/SIDA au niveau du Plan National Stratégique.

c. objectif du PNMLS

· Globale :

Contribuer au niveau national à la reconstruction et au développement du pays en réduisant la prolifération du VIH/SIDA et à mitiger son impact sur la productivité des individus, des familles et des communautés à tous les niveaux et à tous les secteurs.

· Spécifique :

- Réduire le niveau de transmission du VIH/SIDA à travers le sang ;

- Réduire la transmission du VIH/SIDA de la mère à l'enfant ;

- Améliorer le statut médical et la qualité de vie des personnes vivant avec le virus ;

- Faciliter l'impact social et économique du VIH/SIDA sur les groupes vulnérables.

d. domaines d'intervention et stratégies

Deux domaines sont exploités, à savoir : le domaine de la prévention et de la prise en charge.

En ce qui concerne la prise en charge, celle qui nous intéresse ; ce domaine recourt aux stratégies suivantes :

- la prise en charge médicale ; - la prise en charge nutritionnelle ;

- la prise en charge psychosociale ;

- et l'atténuation de l'impact par la prise en charge des personnes affectées par le SIDA et la promotion des activités génératrices des revenus.

2. PROGRAMME ELPIS ZOE

Elpis Zoe est une expression grecque qui signifie « espérance en la vie ». Le programme Elpis Zoe est chargé de piloter les activités de lutte contre le VIH/SIDA au sein de l'église CBCA et à commencer ses activités en 2003.

Ce programme à son siège à Goma, sur l'avenue du volcan.

Objectifs du PEZ

Ce programme a deux objectifs :

- Réduire la propagation du VIH/SIDA ;

- Réduire la morbidité et mortalité due au SIDA.

Pour y arriver, le programme a entrepris plusieurs initiatives notamment la réduction de la stigmatisation, la réduction du comportement à risque, l'éducation, l'éveil de conscience et la sensibilisation, le counseling et le dépistage volontaire les activités des soins à domicile et la fourniture du traitement aux antirétroviraux ainsi que le traitement des infections opportunistes.

Activités :

- Centre de dépistage volontaire ;

- La prise en charge médicale gratuite et le traitement aux ARV aux PVVIH ;

- soin et visite à domicile des PVVIH ;

- la prise en charge psychosociale des PVVIH.

3. FEMMES ENGAGEES POUR LA PROMOTION DE LA SANTE INTEGRALE

FEPSI, est une Organisation Non-Gouvernementale (ONG) féminine à vocation socio sanitaire.

Elle a été créée en ville de Butembo en date du 09 juillet 2000 et est opérationnelle sur terrain depuis le 06 janvier 2003 avec l'ouverture d'un centre hospitalier.

Siège social : sur avenue Mikundi, Commune Kimemi, ville de Butembo.

Objectif :

Elle a pour objectif de militer pour que dans notre milieu, l'accès aux soins de santé devienne une réalité en faveur des personnes vulnérables. FEPSI vise à assurer la contribution à la prise en charge des personnes vulnérables, victimes des violences sexuelles, les personnes vivant avec le VIH SIDA.

Activités de FEPSI

- la prise en charge psycho-médicale des victimes des violences sexuelles ;

- la prise en charge psycho-médicale des femmes et orphelins du SIDA séropositifs et sans soutien familial.

ANNEXE

QUESTIOINNAIRE D'ENQUETE

I. IDENTIFICATION DU REPONDANT

a. sexe : M / / F / /

b. age : < 18 ans / / - 18 à 30 ans / / - 31 à 40 ans -

41 à 50 ans / / - 50 ans et plus / /

c. Etat matrimonial

- Célibataire / / - Veuf (ve) / /

- marié (e) / / - divorcé(e) / /

d. niveau d'étude.

- Néant / / - Humanités / /

- Primaire / / - Supérieur ou universitaire / /

- Cycle d'orientation / / - Autres / /

II. INFORMATION RELATIVE A L'ETAT SEROLOGIQUE DU REPONDANT

a. Depuis quand êtes-vous informé de votre état sérologique positif ?

- O à 2 ans / / - 5 à 10 ans / /

- 3 à 4 ans / / - > 10 ans / /

b. Comment avez-vous accueilli cette nouvelle et quelle était votre attitude ?

- Anxiété / / - Dépression réactionnelle / /

- Peur de mourir / / - Repli sur soi / /

- Peur de souffrir / / - Dénégation / /

- Peur de contaminer / / - Idées de suicide / /

- inquiétude (substance) / / - Honte / /

- Résignation / /

c. Quelle est l'attitude à votre égard de ceux qui savent que vous êtes porteur du VIH ?

- soutien psychologique / / - Indifférence / /

- appui financier / / - Rejet / Isolement / /

- soutien matériel / /

III. INFORMATION RELATIVE A LA PRISE EN CHARGE

a. Recevez-vous des assistances ?

- Oui / / - Non / /

b. si Oui, de qui les recevez-vous ?

- de l'Etat / / - des membres de l'église / /

- des agences Humanitaire / / - des Associations locales / /

- de membres de famille / / - Autres / /

c. Quel genre d'assistance recevez-vous ?

- Aide alimentaire / / - Soutien matériel / /

- Aide financier / / - La scolarisation des enfants / /

- Médico-sanitaire / / - Appui juridique / /

- Psychologique et spirituelle / /

e. Etes-vous satisfaites de cette assistance ?

- Oui / / - Non /  / - Partiellement / /

f. si Non pourquoi ?

IV. INFORMATION RELATIVES AUX CONDITIONS DE VIE DU REPONDANT

a. Que faites vous dans la vie ?

*avant votre état sérologique positif ?

- Néant / / - artisan / /

- Petit commerce ou commerçant / / - agent de l'Etat / /

- activités champêtres / / - Autres / /

* actuellement

- Néant / / - artisan / /

- Petit commerce ou commerçant / / - agent de l'Etat / /

- activités champêtres / / - Autres / /

b. Etes-vous responsable ou sous tutelle ?

- responsable / / - sous tutelle / /

c. combien d'enfant avez-vous à votre charge ?

- 1 à 2 / / - plus de 5 / / - 3 à 5 / /

d. Avez-vous une maison ou êtes-vous locataire ?

-propriétaire d'une maison / / - Locataire / /

e. Combien de repas prenez-vous par jour ?

- 0 - 1 repas / / - 2 - 3 repas / / - plus de 3 repas / /

f. Quelles sont les sources de vos revenus ?

- mes amis / / - des bienfaiteurs / /

- mes parents / / - mon occupation / /

- mes membres de famille / / - Autres / /

g. Avez-vous un accès facile aux soins de santé ?

- Oui / / - Non / /

h. Quelles sont les difficultés que vous rencontré dans votre vie entant que PVVIH ?

- Manque d'activité génératrice de revenu / / - Manque des frais de location maison / /

- sécurité sociale et paix du coeur / / -soins médicaux médiocres et inadaptés / /

- insuffisance alimentaire en famille / / - Autres / /

- Discrimination/stigmatisation dans la communauté / /

- Habillement / /

- Etat asthénique pour les travaux / /

V. INFORMATION RELATIVE AUX BESOINS EXPRIMES PAR LE REPONDANT

a. Quels sont les besoins prioritaires que vous éprouvez ?

- Appui financier les AGR / /

- l'accès facile et même gratuit aux soins médicaux / /

- soutien psychologique / /

- Lutter contre la discrimination et la stigmatisation / /

- a manger / /

- la scolarisation des enfants / /

- Appui matériel / /

- Autres / /

* 1 OMS, ONUSIDA., Le point sur l'épidémie de SIDA : décembre 2007, p. 1

* 2 Idem, p. 30

* 3 Ibidem, p. 32

* 4 OMS-ONUSIDA, Op. Cit., p. 34

* 5 Idem, p. 36

* 6 Ibidem, p. 37

* 7 BANQUE MONDIALE, AidsS in South Asia: understanding and responding to a heterogeneous epidemic. Août.

Washington, 2007, p. 12

* 8 PVVIH = Personne Vivant avec le VIH/SIDA

* 9 OMS, Belarus-HIV/AIDS country profile. http : // www.euro.who.int / aids / ctryinfo / overview /2007118_5,

Consulté le 12/07/08 à 14h 25'.

* 10 BINDA DIOP A., Les déterminants de l'infection à VIH chez la femme africaine, UCAD, mémoire de

maîtrise, 2003-2004, p. 12

* 11 VANDERSCHILT S., Femmes et infection à VIH/SIDA, CRIPS NORD-Pas-de-calais, mars 2008, p.12

* 12 OMS et ONUSIDA, Rapport mondial sur l'épidémie du SIDA, novembre 2007, p. 8

* 13 Idem. P. 17

* 14 ONUSIDA, Intensification de la prévention du VIH, Genève, août 2007, p. 24.

* 15 OMS, ONUSIDA, Le point sur l'épidémie de SIDA, Genève, 2007 p. 19

* 16 PNLS/Ministère de la Santé : Projet RDC multisectoriel de lutte contre le VIH/SIDA, 2004, pp. 15-16

* 17 PNLS/Ministère de la Santé, idem, p. 16.

* 18 PNLS/PNMLS, Cadre stratégique national de lutte contre le VIH/SDA, janvier 2008

* 19 ZSUR de Butembo et Katwa, Rapport annuel 2007.

* 20 FHI, Manuel de formation en counseling VIH/SIDA, IST, Kinshasa, août 2001, p. 28

* 21 DJOUDALBAYE B, Analyse de la Prise en Charge des OEV du VIH/SIDA à l'AJPO de

Ouagadougou, mémoire, 2006-2007, p. 15

* 22 ONUSIDA, Déclaration d'engagement sur le VIH/SIDA, session Extra-Ordinaire de l'Assemblée

des Nations Unies sur le VIH/SIDA 25-27 juin 200, p. 5.

* 23 ONUSIDA, Op. Cit, p. 5.

* 24 OMS, Guide de suivi et d'évaluation des soins et du Soutien liées au VIH/SIDA, Genève 2004, p. 35

* 25 ONUSIDA, Rapport sur l'épidémie mondiale du SIDA, 2004, http://www.unaids.org/wad2004/EPIupdate2004_html_fr/Epi04_05_fr.htm#P156_66049. Consulté le 19/06/08

* 26 Idem.

* 27 MUKENDI WA META, Méthode de travail en sciences sociales, Cours inédit de 1èr graduat sociologie

et anthropologie, Université de Kinshasa, 1999-2000.

* 28 GRAWITZ, M., Méthodes des sciences sociales, 10ème édition, Dalloz, Paris, 1996, p. 379.

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* 34 HAMBLIN, J., Personnes vivant avec le VIH : le Droits, l'Ethique et la discrimination, Paris, 2006, p. 7

* 35 AKAM, E, et Alii., Le connaissances, Attitudes, Pratiques et croyances relatives au SIDA dans les

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* 36 Idem. P. 9.

* 37 FHI, Manuel du conseiller en conseil et dépistage volontaire du VIH/SIDA, éd., CRTS/Rwanda, 2002, pp. 8-10

* 38 FHI, Idem, 10.

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* 54 Human Rights Watch, idem, p. 23

* 55 ONUSIDA, Op. Cit. p. 5.

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