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Gestion des opérations d'importation du riz aux Comores par l'ONICOR (Office National pour l'Importation et la Commercialisation de riz )

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par Mouridi SOULE
Ecole supérieure de commerce et de gestion Dakar - Master 2 commerce international 2012
  

Disponible en mode multipage

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REPUBLIQUE DU SENEGAL

UN PEUPLE UN BUT UNE FOI

MINISTERE DE L'ENSEIGNEMENT SUPERIEUR

Sacré coeur 3 Villa n°9256
Tel : 338670790 ; Fax : 338670791
Site :
www.esupdakar.sn

MEMOIRE DE FIN D'ETUDES

En vue de l'obtention du Diplôme de MASTER II
OPTION : Commerce international

SUJET :

GESTION DES OPERATIONS D'IMPORTATIONS

DO DOD DOD HOOODOO :

Présenté par

M. SOULE MOURIDI

Président de jury : Dr El Hadj Tamsir MBOJI expert et Professeur à l'Esup de stratégie gouvernemental d'entreprise

Directeur de mémoire : M. Ibrahima TOUNKARA expert et Professeur à l'Esup de Commerce International et de transport logistiqu e Membre de jury : M. Mamadou Birane MBODJI Professeur à l'Esup de Supply Chain management

Année Académique 2011/2012

DEDICACE

Je dédie ce modeste travail à :

· Mes deux chers parents Mr MOURIDI IBOUNOU et Mme CHANDO SAID MCHANGAMA tendre mère, qui depuis mon enfance n'a cessé de me soutenir, de m'encourager, de me conseiller, de m'accompagner dans les pires et meilleurs moments, pour me donner goût à la vie et pour que je puisse devenir la personne qui je suis à présent ;

· Toute ma famille qui durant ma vie estudiantine n'a cessé de me donner les meilleurs des conseils, de me faire persévérer de m'orienter vers le droit chemin me disant réussir, c'est mon devoir ;

REMERCIEMENT

Je ne saurais aborder ce mémoire sans pour autant essayer d'exprimer et témoigner ma gratitude à tous ceux qui de près ou de loin m'ont apporté moralement, financièrement, et matériellement leur soutien.

Mes remerciement vont plus précisément à :

- Allah l'éternel tout puissant, clément, miséricorde des miséricordieux qui m'a procuré force et courage dans la réalisation de ce travail ;

- Mes parents plus particulièrement à mère qui grâce à Dieu et ses efforts, son amour, sa tendresse, son sens d'éducatrice et tutrice, sa richesse et son affection m'a permis de frayer ce chemin menant vers ma réussite je lui doit reconnaissance et honneur ;

Mes amples remerciements vont également à la place de :

- Mes professeurs qui ont assuré ma formation universitaire depuis les Comores jusqu'au Sénégal : Mr LIHAKY DJAMILY, Mr HOUSSAMOU MADI, Mr BEN HALIDI FAISSOIL, Dr ALIOUNE BADARA KANDJI, Dr YANKUBA SEYDI, Mr KHADIM SENE.

- Mes amis et collègues : Ahmed Nakid, Aliou THIAM, Ahamada Oumouri, Ali Mmadi Ali, Assaendi FAHAD, Issa Siradjidine, Dr Mohamed Kassim, Mr Soulé Said, Said Mbechezi Chouma, et Mohamed Zainoudine ;

- En fin mon encadreur Mr IBRAHIMA TOUKARA qui n'a ménagé aucun effort pour le succès et la réussite de ce travail.

SIGLES ET ABREVIATIONS

AIF : Agence International de Francophonie

ALE : Accord de Libre Echange

AND : Armée National pour le Développent

AOI : Appel d'Offre International

AON : Appel d'Offre National

AOO : Appel d'Offre Ouvert

AOR : Appel d'Offre Restreint

BIC : Banque d'Industrie et de Commerce

BNP : Banque National de Paris

CA : conseil d'administration

CAF/CIF: Coût, Assurance et Fret/Cost, Insurance and Freight

CCG : Conseil de Coopération du Golfe

CCI: Chambre de Commerce International

CEE : Communauté Economique Européenne

CF/ CFR: Coût et Fret/ Cost and Freight

CNUCED : Conférence des Nations-Unis pour le Commerce et le Développement

CNUCEDCI : conférence de Nation Unis pour le Commerce et le Développement du Commerce International

COI : Commission de l'Océan Indien

COMACO/GOLF COM : Compagnie de Manutention des Comores

COMESA: Common Market of Eastern and Southern Africa (Marché commun d'Afrique de l'Est et Australe).

CREDOC : Crédit Documentaire

ENAC : Ecole Nationale d'Administration et de Commerce

EXIM BANQUE : Banque Tanzanienne auprès de l'Union des Comores.

FOB: Free On Board (Franco à bord)

GATT/ AGTAC : General Agreement on Tarif and Trade/ « Accord Général sur les Tarifs

Douaniers et le Commerce ».

IBD : Impôts sur les Bénéfices Divers

IDE : Investissement/Installation/Implantation Direct Etrangère. LA : la Ligue Arabe

MAMWE : Madji na Mwendje (société national de l'eau et de l'électricité) OCI : l'Organisation de la Conférence Islamique

ONICOR : Office National pour l'Importation et la Commercialisation de riz PDEM : pays développés à l'Economie de Marché

PED : pays en développement

PMA : pays moins avancé

PVD : Pays en voie de Développement

R.U.U: Règle d'Usance Uniforme

SNPT : Société National des Postes et Télécommunication

TUI : Taxe Unique d'Importation

UCCIA : Union des Chambres de Commerce, d'Industrie et d'Agriculture des Comores WTO/OMC : World Trade Organisation/ Organisation Mondial du Commerce

INTRODUCTION

Le développement des échanges internationaux évoluent d'une manière plus remarquable pendant un demi-siècle et à un rythme deux fois plus supérieur à celui du développement économiques. Pour cela, le commerce mondial est quatorze fois (14fois) plus important qu'il ne le fut à la fin de la seconde guerre mondiale et cela à une vitesse qui commence même à inquiéter les acteurs du commerce international à ces jours.

Les efforts sur la libéralisation du commerce mondial lors des rounds de négociations mis en oeuvre dans par la GATT (General Agreement on Tarif and Trade), basé sur les principes de la diminution des barrières tarifaires (droits des douanes) sur les principaux flux d'échanges des marchandises entre pays exportateurs et importateurs ont permis aux PVDs et aux PMAs de s'ouvrir dans les nouvelles économies. Et, pour une résolution efficace des irrégularités intervenant dans les échanges internationaux, comme les conflits mettant en péril la promotion des échanges mondiaux, la compatibilité de la souveraineté des Etats et l`interdépendance des économies, l'avènement d'une nouvelle institution connue sous l'Organisation Mondial Commerce (l'OMC) s'avère indispensable. Celle-ci a permis le désamorcement des conflits bi et multilatéraux, l'accélération de la mondialisation pour une bonne maitrise des conséquences sur la gestion des opérations import-export et la préservation d'un certain équilibre entre nations et opérateurs dans les échanges des biens. Grace à cette institution, le commerce international occupe dès lors une place stratégique dans le développement économique des pays de par le monde. Les importations et les exportations en sont dans ce sens les facteurs fondamentaux de développement. Même si certains pays ne parviennent pas à dresser un équilibre efficace d'import-export et se trouvent confronté à une balance commerciale déficitaire, ceci n'empêche ces derniers de prospérer. L'union des Comores reste l'un des pays confrontés à cette situation de précarité dépendant beaucoup plus des importations que des exportations. Face à cette situation, les Comores ont fait de l'ouverture de marchés et de la libéralisation du commerce, un élément majeur de son programme économique. Depuis 1982, ils multiplient leurs efforts en matière d'intégration économique régionale et mondiale avec ses partenaires d'Afrique de l'Est et d'Afrique Australe, de l'Océan Indien, du monde arabe, d'Europe et d'Asie.

L'Etat pour subvenir aux besoins de la population, s'en charge de l'importation du riz, qui constitue la consommation de base des Comoriens. Et pour s'assurer une bonne gestion de ces importations, la création d'une institution étatique autonome s'avère nécessaire. C'est ce qui aboutit à la création de l'Office National d'importation et de commercialisation de riz aux

Comores(ONICOR). Cette institution pour éviter les ruptures de stocks, la pénurie, pour assurer le stock d'abondance, reste l'unique société ayant été accrédité, reconnue et autorisé par l'Etat de gérer les importations, la distribution à un prix abordable de ce produit dans le pays. C'est ce qui nous a principalement poussé à faire le choix sur ce thème dont l'unique but est de montrer la place qu'occupe ce produit dans le marché interne et de montrer la manière dont sa gestion s'effectue depuis l'importation jusqu'à sa commercialisation. Pour mener à bien ses opérations, dont leurs mécanismes restent plus complexes à effectuer, un engagement ferme d'une institution financière reste à faire valoir. C'est pour cela que la BIC, pour assurer et faciliter ces mécanismes, s'apprête à couvrir l'ONICOR des risques commerciaux, en s'engageant à financer à 100% les opérations moyennant un taux d'intérêt considérable. La Société occupe une place déterminante dans le commerce international, surtout dans l'approvisionnement de ce produit dans le marché national. Il participe à la production de la valeur ajouté se plaçant parmi les établissements publiques générateurs de ressources et il est également à noter que l'Etat ne laisse en aucun cas les moyens à la Société d'assurer son autofinancement à l'import, dans la mesure où une grande partie de son chiffre d'affaire entre dans ses caisses sous forme de taxe unique d'impôt (Tui).

Pour ce faire, dans le cadre de notre rédaction, nous avons choisi de la repartir en deux parties. Dans un premier temps, nous parlerons du cadre théorique et méthodologique. Dans un deuxième temps, nous évoquerons la gestion d'opérations d'importation du riz aux Comores. Nous nous pencherons enfin vers une conclusion en guise de clôture du travail ainsi réalisé.

PREMIERE PARTIE : APPROCHE THEORIQUE ET
METHODOLOGIQUE

 

CHAPITREI : APPROCHE THEORIQUE

Avant de mettre en exergue l'approche méthodologique de notre étude, il est important de passer en revue les critiques de la littérature, la problématique, l'hypothèse les objectifs et la définition des concepts.

I. La revue critique de la littérature

La littérature théorique sur le commerce international se présente aujourd'hui encore trop souvent comme une annexe à la littérature sur la gestion des opérations Import-export (du commerce) et la régulation des investisseurs, il existe une abondante documentation à l'intention des négociateurs commerciaux qui met en évidence les réalités théoriques aux pratiques dans le cadre des activités socio professionnels. C'est dans cette perspective que l'on peut évoquer Stéphane CHATILLON dans son ouvrage, « Droit des affaires internationales », Vuibert, 2005, 4ème édition : cet ouvrage présente un exposé complet, systématique et précis des règles indispensables à la culture juridique de quiconque intervenant comme opérateur dans le monde des affaires internationales. Cette 4ème édition oriente son exposé autour du contrat, pièce essentielle de la vie des affaires, mais elle prend également en compte tous les nouveaux changements intervenus ces dernières années dans le domaine, liés au développement de la politique européenne, ainsi qu`à celui des marchés financiers et du commerce international.

Dans ce méme ordre d'idée, Arlette COMBE- LEBOURG, dans son livre de Commerce international intitulé« Gestion des opérations import-export »,Eska,1èreédition du 05/07/2005, comme dans sa 3èmeédition du 20/10/2005 et dans son édition de 2010, stipule que l'élargissement de l'Union Européenne, l'accélération de la délocalisation et la mondialisation des échanges incitent les entreprises à se tourner vers les marchés extérieurs et à développer leur structure export et/ou import. Elle évoque également que la réussite d'une négociation avec un partenaire étranger dépend de la bonne maîtrise des techniques du commerce international. Sa vision se développe sur la manière de parfaire non seulement dans les opérations d'import mais également ceux de l'export.

Cet ouvrage développe d'une part ces techniques à l'aide de 90 cas pratiques après en avoir rappelé les aspects théoriques. D'autre part, ils tiennent compte des grandes évolutions intervenues en matière de commerce international : Incoterms 2000, par les incoterms 2010, mise en place de l'euro, réformes douanières, RUU 600 relatives aux crédits documentaires,

réforme des procédures douanières, sécurisation du fret, Transports internationaux, les opérations douanières - Modes et sécurités de paiement, Le risque de change, Le financement des exportations, Les opérations import, La chaîne documentaire, les nouvelles polices COFACE (cf. bibliographie...)

L'ouvrage de Didier-Pierre Monod, Commerce international, Eska, 31-10-2007 (4e édition), tourne autour de l'impayé qui est devenu l'une des principales préoccupations de l'entreprise exportatrice. Recevoir ses marchandises dans la qualité et dans les délais convenus est devenu un impératif majeur pour l'importateur. Cet ouvrage est un véritable guide pratique des principaux moyens et techniques de paiement du commerce international, il explique l'utilisation rationnelle des différentes possibilités : virement, chèque, carte bancaire, lettre de change. Le crédit documentaire, outil le plus utilisé des moyens de paiement internationaux, tient une large place dans cet ouvrage. Ils expliquent également le fonctionnement des crédits spéciaux : transférables ; back to back, stand-by, etc. Les Règles & Usances 600de l'ICC, cadre légal du crédit documentaire, applicables depuis le 1er juillet 2007, sont largement commentées, notamment les nouvelles dispositions concernant le transport, les assurances et les normes de conformité des documents.

Ghislaine Legrand Hubert Martini, Dunod, Paris, 2008, dans son livre de Commerce International qui s'intitule « Gestion des opérations Import- Export » souligne la montée des tensions financières et géopolitiques dans un contexte de ralentissement économique plus ou moins marqué selon les zones géographiques. Il souligne que la continuité de soutien aux entreprises à l'international peut être source de développement si on modernise et assouplisse les dispositifs actuels : l'assurance prospection ou assurance-crédit et de garantie des investissements à l'étranger.

Cet ouvrage propose des projets à l'étude afin de garantir les grands projets stratégiques à l'étranger destinés à la sécurisation des approvisionnements. C'est ainsi pour répondre aux besoins des clients, on a pour cela montré les perspectives de la COFACE, qui a également proposé deux nouveaux produits: Globalliance Finance et une nouvelle notation : «environnement des affaires». Cette offre évolue en permanence et reflète les mutations économiques des entreprises. La mondialisation conduit de plus en plus d'entreprises à opérer sur les marchés internationaux, qu'il s'agisse d'exportations, d'importations, de sous-traitance ou d'investissements. La gestion des opérations de commerce international nécessite de plus

en plus de rigueur et de technicité. La sécurisation financière et la bonne réalisation des contrats reposent sur la connaissance de ces techniques (cf. bibliographie)

Dans son livre, « Mesurer la performance de la fonction commercial », Manuel Lange Jean-Michel Moutot, Editions d'Organisation Groupe Eyrolles, 2008, développe un exposé basé sur la fonction commerciale. Cet ouvrage a été initié en réponse à de nombreuses questions concernant les entreprises quant à la performance de leurs différentes fonctions telles que le système d'information, les ressources humaines, le commercial, le contrôle de gestion ou la comptabilité. La recherche d'outils d'évaluation porte en effet sur les différentes fonctions de l'entreprise, mais également sur des dispositifs transverses dont la performance est difficile à formaliser. Ces dispositifs peuvent concerner la qualité, la gestion de la connaissance, la responsabilité sociale des entreprises, la gestion du changement. Perçues comme des centres de coüts qu'il faut chercher à minimiser, leur appréhension peut parfois faire l'objet d'interrogations, comme le montre ce livre dans la commercialisation des produits de grande consommation.

Ce modèle est valable pour toutes les fonctions de l'entreprise, comme pour ses dispositifs de gestion transversaux. Il permet d'apprécier leur niveau de performance en termes de prestations, de compétences, d'organisation et de satisfaction client...

La liste des ouvrages cités dans ce travail se révèle également utile pour mieux approfondir sur les questions touchant la gestion des opérations du commerce international.

II. La problématique

L'ouverture des frontières, l'accélération de la délocalisation et la mondialisation des échanges incitent les entreprises à se tourner vers les marchés extérieurs et à développer leur structure export et/ou import. Beaucoup de pays voient l'expansion du commerce international comme un outil de croissance, de développement et de reconstruction. La précision dans les procédures développées, fait de la Gestion des opérations de commerce international (gestion d'opérations Import-export) un atout majeur qui suscite d'une façon rigoureuse et concise un ensemble des problématiques et interrogations que se pose dans tout opérateur du commerce international, qu'il soit logisticien, financier, juriste ou commercial. C'est pour cela que dans le cadre de l'Onicor, une Société étatique ayant pour mission l'importation et la distribution du riz aux Comores, l'on doit tenir compte de ces aspects pour une bonne réalisation et gestions de ses opérations d'importations. Pour cela, il s'avère nécessaire de chercher à savoir si, la société arrive t- elle à assumer la gestion des

importations du riz pour assurer la satisfaction effective des Comoriens. Compte tenu de la place qu'il occupe dans la vie socio-économique, parvient-elle à conserver le monopole de ce produit selon la demande accrue et les besoins des consommateurs ?

Comment peut-on appréhender le déroulement du processus allant de la commande jusqu'à la distribution, le contrôle des mouvements des entrées et sorties, la rupture de stocks et de faire face aux aléas des commandes futures ?

III. Hypothèses de travail

Il est tout d'abord à noter qu'une hypothèse peut être définie comme une proposition de réponses à la question ou aux questions que l'on se pose à propos de l'objet de la recherche, formulée en des termes tels que l'observation et l'analyse puissent fournir la réponse .l'hypothèse de travail est une idée directrice, une tendance destinée à guider l'investigation et être abandonnée ou maintenue d'après les résultats de l'observation.

C'est ainsi que nul ne peut supposer effectuer un travail sans pour autant essayer d'apporter en amont une proposition de résultats. Au cours de ce travail nous nous sommes posé un certain nombre de questions surgissant a priori quelques idées. Pour cela notre préoccupation, est de mettre en relief l'importance d'une politique de gestion sur l'approvisionnement du riz et de définir le rôle que joue l'ONICOR allant de la commande jusqu'à la distribution du dit produit. Ainsi il convient de noter les performances que réalise la Société dans l'organisation du commerce extérieur notamment dans la gestion des importations comme élément constitutif de l'hypothèse et point de départ de notre cadre d'étude.

Nous allons tout au long du travail essayer d'apporter une tentative de réponses qui essayeront de mettre en lumière l'idée que l'ONICOR dans la réalisation de ses activités liées au développement de commerce international, parvient à assurer :

· Une bonne maitrise de la gestion à l'import du riz détenant lui-même un monopole exclusif de ce produit de base aux Comores ;

· Comme il se doit sa mission de service public, malgré les difficultés qu'il peut rencontrer ;

· Dans le cadre de ses activités, l'Etat assure un suivi remarquable en assurant le financement de la société par le biais de la BIC ;

· De la valeur ajoutée par la contribution de son chiffre d'affaire pour accroitre les caisses de l'Etat.

· L'évaluation de la consommation locale pour essayer d'adapter l'approvisionnement du riz à l'attente de la population.

IV. Les objectifs

Pour décliner la finalité de ce travail, il est important de bien montrer les objectifs, objet de motivation réel et conduisant à l'intérêt de ce sujet. C'est pour cette raison que nous tenons à repartir le travail en objectif général et en objectifs spécifiques.

1. Objectif général

Le projet pour lequel la présente étude est effectuée vise a montrer la place qu'occupe le riz dans sa commercialisation aux Comores et contribuer a l'amélioration de la productivité et a la compétitivité de la filière riz. L'objectif visé est d'évaluer la rentabilité et la compétitivité de la filière riz pour en ressortir les régions et les systèmes compétitifs et de proposer des recommandations de politiques en vue d'aider a la prise de décision en faveur de la gestion des importations cette denrée, de sa commercialisation et sa production locale.

2. Objectifs spécifiques

Pour atteindre les objectifs globaux cités ci-dessus, dans le cadre de l`ONICOR, l'on peut citer les objectifs spécifiques qui sont les suivants :

· Comprendre la réduction d'obstacles liés au commerce du riz dans le pays ;

· Comprendre la politique mise en place par la société dans l'importation du riz aux Comores ;

· Faire Connaitre la complexité d'une opération d'importation depuis la passation de la commande à la distribution ;

· Comprendre la contribution de la société dans l'assiette de l'Etat.

V. Définition des concepts Les Importations :

Le terme "importation" désigne communément l'introduction de marchandises dans un
territoire douanier. Ils désignent en économie l'ensemble des achats de marchandises à

l'extérieur d'un pays, qu'il s'agisse de biens destinés à la consommation (biens de consommation) ou de biens destinés à servir pour l'investissement (biens de capitaux).

Les Exportations :

L'exportation consiste à expédier hors du territoire douanier des marchandises d'origine communautaire ou des marchandises originaires du pays. Elles représentent également les biens et les services dont un pays doit se priver pour financer ses importations. Les exportations consistent à expédier hors du territoire douanier des marchandises originaires du pays. C'est en d'autre terme l'opération par laquelle un produit issue du marché national est expédié à l'étranger quel qu'il soit d'une manière définitive, dans le cas d'exportations simple sotie ou non définitif dans le cas des exportations temporaires.

La Balance commerciale

Appelée balance des biens et services, la balance commerciale d'un État est l'élément de comptabilité nationale qui répertorie et résume ses exportations et importations de biens, et de services marchands. Elle est la différence, en termes de valeur monétaire, entre les importations et les exportations de biens ou de biens et services dans une économie sur une période donnée.

Le PIB

Le produit intérieur brut mesure la valeur totale de la production d'un pays. Cela implique l'ensemble des activités économiques d'un pays sans tenir compte de la nationalité de production de ces activités. Il mesure la richesse créée dans un pays donné et correspond aussi à l'ensemble des revenus des salariés, des entreprises et de l'Etat.

La Macro-économie

Partie de l'économie dont les analyses sont fondées sur la prise en compte des données globales et des agrégats. Introduit en 1933 par Ragnar Frisch l'économiste norvégien, elle est l'approche théorique qui étudie l'économie à travers les relations existant entre les grands agrégats économiques(le revenu, l'investissement, la consommation, le taux de chômage, l'inflation, etc.). Il est définit en quelque sorte comme l'économie ouverte, qui s'efforce d'expliquer le fonctionnement global et de mieux faire comprendre les événements économiques.

La Micro-économie

Partie de l'économie qui étudie les comportements à l'échelle individuelle. Elle est la branche de l'économie qui a comme objet d'études les comportements des agents économiques individuels (consommateur-entreprise) et de leurs relations sur les différents marchés où s'échangent les produits et les facteurs de production. Elle englobe les facteurs économiques qui affectent l'échange de produits ou de services entre individus ou entreprises dans le marché national.

L'IBD

Définit comme les impôts sur les bénéfices divers. C'est une sorte d'imposition honoré par les Entreprises dont le chiffre d'affaires est compris entre 20 millions de FC et 500 millions de FC : 35 % des bénéfices réalisés; Entreprises dont le chiffre d'affaires est supérieur à 500 millions de FO : 50 % des bénéfices réalisés.

Le TUI

Taxe unique d'importation accordée aux entreprises et aux personnes opérant dans le domaine des importations. C'est un Taux qui peut varier de 0 %, 5 % ou 20 % selon les produits importés (CAF). A cette taxe s'ajoute une redevance administrative de 1 % des droits de douane (ou 3 % de la valeur OAF pour les importations exonérées).

La Libéralisation du commerce mondial

Un système basé sur la libéralisation illimitée des échanges commerciaux faisant aujourd'hui figure de modèle de développement. Grace à ce système les entreprises prospèrent en adoptant la mondialisation des échanges qui est source d'élargissement du commerce international, un système dit global. Cela se définit en d'autre terme comme étant l'épanouissement des échanges internationaux. La libéralisation du commerce reste dans ce sens la levée de mesures protectionnistes pour permettre au développement des pays du sud(les PMAs) qu'ils puissent échanger à l'international sans barrières aucune.

CCI

La Chambre de commerce internationale (CCI) est l'organisation mondiale des entreprises. C'est le seul organisme reconnu comme porte-parole des sociétés de tous les secteurs dans toutes les parties du monde. Elle regroupe des milliers de membres, d'entreprises et d'associations de 130 pays. La CCI favorise un système ouvert de commerce et d'investissement international et l'économie de marché dans le cadre d'un développement et d'une croissance durables. Elle établit des règles qui régissent la conduite des affaires au-delà des frontières. Au cours de la première année d'existence des Nations Unies, le Conseil

économique et social lui a accordé un statut consultatif du plus haut niveau (catégorie A), maintenant appelé statut consultatif général.

AGETAC ou G.A.T.T.

Abréviation d'"Accord Général sur les Tarifs Douaniers et le Commerce".

(Anglais: G.A.T.T.ou General Agreement on Tariffs and Trade).

Cet accord a été conclu en 1947 par 23 pays occidentaux, en vue de réduire les tarifs douaniers, ainsi que les autres entraves aux échanges et d'éliminer les discriminations en matière de commerce international par le jeu de la clause de la nation la plus favorisée.

Le nombre actuel des parties contractantes est de 90.Par extension, ce sigle désigne également l'organisation de fait, née de cet accord, qui siège à Genève et qui a pour mission de veiller au respect des droits et obligations des pays signataires, de régler les différends commerciaux entre ces pays et d'organiser périodiquement des conférences de négociation en vue d'élargir la libéralisation du commerce international.

OMC

L'Organisation mondiale du commerce (O.M.C.) naît le 1er janvier 1995 des dispositions de l'accord de Marrakech signé le 15 avril 1994, au terme d'un cycle de négociations (Uruguay Round) ayant duré près de huit ans. Elle succède au G.A.T.T. conclu près de cinquante ans plus tôt, avec le même objectif : favoriser le développement du commerce international en organisant une ouverture progressive et négociée des marchés nationaux via la réduction des droits de douane et autres obstacles liés à la circulation des biens et services. L'O.M.C. marque une nouvelle étape dans la régulation du commerce international qui fait désormais l'objet

CHAPITRE II : APPROCHE METHODOLOGIQUE

Avant de se focaliser sur l'analyse scientifique de notre sujet, il nous serait très utile de présenter brièvement le cadre de notre étude (l`ONICOR dans son historique, sa description), les techniques de recherche, la délimitation du champ de l`étude, les difficultés rencontrées.

I. Cadre de l'étude

Nous avons jugé nécessaire de cadrer notre étude au niveau de l'union des Comores et plus spécialement à la grande Comore où se situe l'Office Nationale pour les Importations et la distribution du riz aux Comores. C'est pour cela que nous allons dans le cadre de notre étude procéder à la présentation de l'Onicor qui consiste à l'identifier dans son environnement ensuite procéder à son historique, et en fin passer en revue son organisation et son fonctionnement.

1. Environnement

L'environnement peut se définir comme étant l'ensemble des facteurs externes ou le milieu où évolue une structure. Pour cela, présenter l'environnement nous permet tout d'abord de faire une présentation géographique des Comores, pour ensuite faire une aperçue générale dans le secteur de la Macro et Micro-économie en se basant d'une façon global de l'évolution des importations, des exportions, la balance commercial et également faire dans sa situation micro-économique la présentation des sociétés évoluant dans le même domaine mais qui évolue dans des proportions différents sur les produits à importer.

1.1. La géographie des Comores

Les Comores sont situées dans l'Océan Indien en plein centre de l'entrée septentrionale du Canal de Mozambique, à égale distance de la côte Est africaine de la Tanzanie et de Mozambique, et de la pointe Nord de Madagascar.

L'archipel des Comores comptant environ 600 000(sondage de 2001) ,660.000 (estimation BM 2010), est composé de quatre îles : trois d'entre elles, la Grande Comore, Anjouan et Mohéli ont acquis leur indépendance en 1975 et Mayotte qui est restée sous administration française, conserve un statut spécial de collectivité territoriale à caractère départemental adopté par le Parlement français en 1976. Les Comores qui sont séparées entre elles par des profondeurs allant de 200 à plus de 300 mètres sont distantes de moins de 75 Km l'une de l'autre. Leur position stratégique dans le Sud- Ouest de l'Océan Indien est remarquable car la

zone maritime dont bénéficient ces îles est un passage obligé pour les pétroliers en provenance du Golfe Arabique.

L'archipel des Comores avec ses 2 034 Km2 ne constitue qu'un peu plus de la 1287ème partie de Madagascar. Le territoire national est aussi en étendue inférieur à celui de la Réunion (2 512 Km2) et à celui de Maurice et Rodrigues (2 200 Km2), mais presque cinq fois plus grand que celui des Seychelles (444 Km2). Le pays possède un fort potentiel économique non encore exploité pour pouvoir soutenir une croissance durable. L'agriculture demeurera un secteur important de croissance avec des potentialités de diversification vers des nouvelles cultures d'exportation et à lui seul, il représente 41% du PIB, emploie près de 80 % de la population active et contribue à hauteur de 98 % aux recettes d'exportation. Le tourisme ainsi que la péche représentent probablement d'autres sources précieuses pour le développement du pays.

1.2. L'environnement Macro-économique

Dans sa politique commerciale, s'agissant des importations le pays n'a pas de partenaires privilégiés en dehors des produits qualifiés de stratégiques comme les produits des hydrocarbures et le riz qui proviennent de marchés de niche, bien déterminés, comme les pays du golfe pour les hydrocarbures et les pays d'Asie pour le riz. Pour les autres produits de consommation les opérateurs se fournissent là où ils peuvent aller facilement sans chercher à bénéficier des possibilités offertes par les préférences dans le cadre d'accords commerciaux bilatéraux ou multilatéraux.

Pour mieux éclaircir sur la situation commerciale des Comores, nous procédons à la présentation de l'évolution des importations et des exportations ainsi que la balance commerciale.

1.2.1. Les importations

En définition Les importations de biens et services regroupent la valeur de l'ensemble de biens et services destinés à l'étranger. Les principaux imports sont le riz, la farine (le pain est l'aliment le plus consommé aujourd'hui), et autres denrées alimentaires (l'alimentaire représente 18 % des imports en 2006), produits pétroliers, ciment, équipement de transport. Les importations sont soutenues à part l'intervention de l'Etat par l'aide financière de la diaspora. Les taxes d'importations récoltées par la douane fournissent presque l'essentiel des recettes fiscales du pays. L'importance de cette ressource pour le gouvernement rend

l'administration douanière stratégiquement cruciale, et la rend donc politiquement importante. Pour son évolution, nous pouvons le présenter par rapport aux produit importés, les Etats, les pays, comme par les zones d'origine, mais nous avons choisi de les situer par le pourcentage du PIB. Car les Comores s'intègre dans les zones tels que la COI, la CCI, l'AIF, le COMESA, ALE, l'UE, OCI, LA, CCG, OMC...; comme pays et Etats partenaires pour faciliter les échanges entre produits. Dans cette perspective, l'on constate dans l'évolution pour l'ensemble des importations de la période 1980-2009 (cf. annexe tableau n°1 des importations), une moyenne annuelle de 41,7 et on enregistre une Chute de 7% en 29 ans. C'est en 1984 qu'on enregistre le plus haut niveau (55,5) et c'est en 2002 qu'on enregistre le plus bas niveau (30,8). Le changement enregistré entre la première et la dernière année est de 7%. Pour effectuer ce calcul, nous disposons des résultats pour 30 années de la période 1980- 2009. Étant exprimées en pourcentage du PIB, on peut mieux comprendre la part des importations dans l'économie de ce pays. Le commerce électronique n'est toujours pas évolué malgré le développement de l'Internet et de ses implications positives dans le domaine des échanges.

Graphique des importations des biens et services-1980-2010*

40

70

60

50

30

20

10

0

Impportations (% du PIB)

import(% du PIB)

Perspective monde 1(cf. voir le webliographie/webbographie)

1Sources :

· OMC, Banque Mondiale (derniers données disponibles)

· www.worldbank.org/data/countrydata/csid.htlm

· CIA World Fact book - Version du 11 Mars, 2011

· Perspective monde: outils pédagogique des grandes tendances mondiales depuis 1945

Ce graphique (source : Perspective monde) illustre l'évolution des importations de la période 1980-2009. Il essaie de laisser voir d'une manière claire et générale comment le pays vit dans une dépendance presque absolue de l'extérieur et à quel point ces importations sont plus importantes dans l'économie du pays. (cf. Tableau annexe des importations aux Comores 1980-2009).

1.2.2. Les exportations

Définition Les exportations de biens et services regroupent la valeur de l'ensemble de biens et services destinés à l'étranger. La situation du commerce extérieur demeure marquée par la faiblesse de sa base. Elle repose essentiellement sur trois produits bruts et semi-finis d'origine agricole : vanille, essence d'ylang et girofle Ces trois produits représentent la quasi-totalité des exportations.

Depuis 1999, les exportations des Comores (cf. annexe tableau n°2 des exportations) connaissent une nette amélioration : elles sont passées de 4,2 milliards de Fc en cette même année à 6,3 milliards en 2000 pour s'envoler à 10 milliards en 2002. Beaucoup de facteurs justifient cette évolution, d'une part, la baisse de la production mondiale de vanille et de girofle suite au passage d'un cyclone à Madagascar et au feu en Indonésie et, d'autre part, le bon comportement du dollar américain par rapport au Franc comorien. Les exportations de vanille ont bénéficié, pour la quatrième année consécutive, d'un contexte favorable. Compte tenu de ces situations, l'on constate une évolution globale des exportations qui affiche une Croissance de 69% en 29 ans pour l'ensemble de la période 1980-2009, et on enregistre une moyenne annuelle de 15,57.C'est en 1994 qu'on enregistre le plus haut niveau (20,1) et c'est en 1980 qu'on enregistre le plus bas niveau (8,7). Le changement enregistré entre la première et la dernière année est de 69%. Pour effectuer ce calcul, nous disposons des résultats pour 30 années de la période 1980-2009. Cette donnée inclut la valeur des marchandises, du fret, des assurances, transports, etc. Étant exprimées en pourcentage du PIB, on peut mieux comprendre la part des exportations dans l'économie de ce pays. (cf. annexe tableau des exportations aux Comores 1980-2009).


· Banque Centrale des Comores, Direction Générale des Douanes

NB : l'indice *montre que les donnée respectifs sont des estimatifs effectués à partir des données précédents.

Graphique des exportations depuis 1980-2010*

25

20

15

10

0

5

les exportions en %(du PIB)

%exports(PIB)

Ce graphique (source : Perspective monde) élucidant l'évolution des exportations dès 1980 à 2009 peut être interprété en trois périodes : celle qui va de 1980 à 1997 dans laquelle les Comores exportait beaucoup et la période dont les exportations ont connu une baisse énorme (1998-1999) et la période que va de 2000 jusqu'à 2009, laquelle les exportations connaissaient une amélioration.

1.2.3. La balance commerciale

Par définition La balance commerciale (cf. annexe tableau n°3 de la balance commerciale) des biens et services retrace la différence entre les exportations de biens et services et les importations de biens et services, exprimée en pourcentage du PIB. Une balance positive indique que les exportations dépassent en valeur les importations (excédent commercial). Une balance négative indique au contraire que les importations dépassent en valeur les exportations (déficit commercial). La balance commerciale reste toujours déficitaire dans la mesure où la pression à la hausse des importations se poursuit d'une année à une autre, pendant que les exportations se détériorent. Ce déficit peut s'expliquer par la baisse des prix des produits d'exportation à la bourse de Londres qui contraste avec une hausse des produits d'importation. En effet le pays a besoin d'importer tous les biens alimentaires et d'équipements car les rares entreprises créées aux années 80, produisant surplace un certain nombre de produits tels que les tôles, les matelas, les bonbons, le café et les carreaux pour pouvoir substituer les importations ont fermé, malgré l'adoption d'une loi protégeant la production nationale, fixant une surtaxe de 30% sur les produits similaires importés.

La statistique met en relation ce solde2 avec la taille de l'activité économique (PIB). C'est pour cela qu'on constate une évolution pour l'ensemble de la période 1980-2009 qui s'explique par une Croissance de 23% dans ces 29 ans et une moyenne annuelle de -26. On constate également que c'est en 1980-1984 que le pays présente une balance commerciale plus déficitaire car le plus bas niveau s'enregistre entre (-46,5 et -48) alors qu'une nette amélioration est enregistrée entre l'année 1985-2009. Le changement enregistré entre la première et la dernière année est de 23% en 2006.

Pour la présentation de l'évolution de la balance commerciale, nous disposons des résultats pour les 29 années de la période 1980-2009.

Graphique relative à la balance commerciale depuis 1980-2010*3 (Source : perspective monde)

-10

-20

-30

-40

-50

0

Balance commerciale en %(duPIB)

Le graphique ci-dessus illustre l'évolution de la balance commerciale comorienne allant des 1980 à ce jour d'une manière global en pourcentage du PIB. On constate que depuis la période 1980-2012, les Comores connaissent toujours une balance commerciale négative, ce qui sous-tend le développement accru des importations par rapport aux exportations. (cf. annexe du tableau de la balance commercial)

2 : Somme qui fait la différence entre les exportations et les importations (balance commercial)

3 (*) : Estimations effectuées à partir des données précédentes, selon un modèle de régression linéaire simple.

1.2.4. L'environnement Micro-é1onlmi1le

L'environnement micro-économique représente dans ce sens le milieu où évolue l'entreprise (son secteur d'activité). Dans cet environnement l'on peut rencontrer d'autres sociétés évoluant dans les mémes activités d'importations des mémes produits ou qui diffèrent. Pour l'Onicor il s'impose comme un acteur essentiel de la vie économique et sociale. C'est pour cela que le microenvironnement est pour sa part directement influençable puisqu'il corresponde à l'environnement le plus restreint, constitué des fournisseurs, clients, nouveaux entrants et des produits substituts4(le riz de lux).cela peut en quelque sorte constituer la concurrence parce qu'elle correspond à la lutte entre les entreprises sur un méme marché ou segment d'activité mais la société dans ses activités ne subit aucun influence provenant du marché car lui-même détient le monopole dans le marché du riz ordinaire. Les autres sociétés qui opèrent dans le marché des importations se diversifient s'il s'agit du méme produit, ils se différencient dans la qualité (riz de lux et riz ordinaire) ou encore dans des produits différents restant dans le méme secteur d'activité (les importations). La société évolue en économie industrielle, où le modèle de concurrence pure et parfaite lui permet d'étudier les autres formes de structures de marché (concurrence, monopoles, monopsones5). Pour les sociétés qui opèrent dans les importations, on peut les passer en revue.

1.2.4.1. Les Sociétés d'Etat d'importation des produits autre que le riz Elles se résument ainsi :

· SNPT : Société Nationale des Postes et Télécommunications ;

· Aimpsi : Aéroport Internationale Moroni Prince Saïd Ibrahim ;

· Ma-Mwé : Entreprise Nationale d'eau et électricité ;

· Comores Hydrocarbures (Société Nationale des Hydrocarbures) ;

· l'Office Nationale du Tourisme inauguré par le Chef de l'Etat samedi 7 avril 2012 ;

· Comorienne de l'eau et de l'électricité ;

· Centre National pour la recherche et l'exploitation agricole (CNREA).

1.2.4.2. Autres sociétés non Etatiques d'importation

· Société d'importation entreprise Nkouka ;

· Société comorienne d'importation SARL ;

4Cf. M.E. PORTER, Choix stratégiques et concurrence, 1986, Economica.

5Monopsone : Etat d'un marché où le jeu de la concurrence est faussé au niveau de la demande du fait de la présence d'un seul acheteur.

· Etablissement Ismaël Idarousse ;

· Vidjay import SARL ;

· Société Nel import-export ;

· Centre d'affaires ;

· Etc....

1.2.4.3. Les Sociétés privées d`importation du riz

· Général Négoce ;

· Société VIBACAR ;

· SUPER A ;

· Société SAID HASSANE ELAMINE ;

· Société DOUDOU TAINAMOR ;

· Collectif des importateur Anjouanais du riz(CAR).

NB : toutes ces sociétés n'importent que du riz de luxe. Mais seul l'Onicor importe le riz populaire ou le riz ordinaire.

2. Historique et statut de l'ONICOR

2.1. L'historique

Depuis sa création en 1982, l'ONICOR connaissait un fonctionnement efficace et effectif dans ses activités. Cependant, depuis les années 1990, la société commençait à connaitre des perturbations qui progressivement conduisent ce dernier à des gros problèmes ayant des répercussions sur son développement et son épanouissement. Dans cette période on affichait 60.000.000KMF de créances irrévocables.

A partir de 1997, dans le régime politique du président Mohamed Taki, la société a sombré dans une situation critique de crise causé par la mauvaise gestion de la part des dirigeants en place et de la non solvabilité de sa clientèle. Durant cette période régnait un laisser-aller laissé faire aboutissant à un désordre qui a fini par affecter le chiffre d'affaire et les IBD (Impôt sur les Bénéfices divers) de la société.

Dans cette situation précaire, l'on a constaté que la société avait du mal à assurer : La gestion
de son personnel, le règlement des dettes envers ses fournisseurs divers, le paiement de son

personnel, le règlement des dettes envers la BIC, régularisation des créances, l'évolution de ses activités d'importations.

La période allant de 1990 à 1999, s'est avérée une période difficile pour la société dans la mesure où elle ne possédait même pas un archive comptable témoignant sa situation financière. L'arrivée du colonel Azali Assoumani au pouvoir en 1999, montre l'avènement d'une nouvelle phase de prospérité pour l'Onicor dont l'emplacement d'une nouvelle équipe à la commande de la société en l'an 2000. Cette dernière se fixe comme objectif de sortir la société au bout du gouffre et de tenter un redressement. Elle a commencé par entreprendre les procédures judiciaires de recouvrement tel que la mise en place d'une commission nationale pour le recouvrement et le redressement. Ce dernier s'est avéré donc l'adoption d'une nouvelle politique stratégique aboutissant au : Licenciement d'un certain membre du personnel, le respect des engagements, paiement des dettes, réduction des charges, la mise en place d'un nouveau système comptable, informatisée par l'utilisation d'un prologiciel (CIEL) plus approprié et adapté à la comptabilité, la mise en place d'un manuel de procédure de travail et la mise en place d'une nouvelle statut et règlement intérieur. Sa prospection se justifie par le financement de cette dernière à l'ouverture de l'Université aboutissant à son octroie de « l'International Crown Awards » trophée gagné à Londres en 2003.

2.2. Le statut de l'Onicor

L'Onicor est une société parmi les sociétés d'État qui ont en général un rôle important dans le développement du pays et contribuent à l'édification et au maintien de l'identité nationale. Étant la propriété de l'État, L'Office National d'Importation et de Commercialisation du riz aux Comores(ONICOR) est défini comme un établissement d'ordre publique au méme titre que les autres, à caractère industriel et commercial, doté de la personnalité moral, d'une autonomie financière et administrative. Il est créé sous la loi N°82-01/AF du 13 Aout 1982.

Il se situe à MORONI ITSAMBOUNI en face du stade Baumer, sous tutelle du ministère du commerce extérieur. Son secteur d'activité reste le tertiaire dans la mesure où il réalise les opérations de distribution des biens de consommation(le riz), au même titre que les entreprises commerciales assurant la fonction de grossiste (l'achat en grande quantité directement chez le fabricant et vente en grande quantité au revendeur). Etant régis de la LSE6que les autres sociétés partageant le même statut juridique, l'Onicor est géré par un conseil

6 LSE : La Loi sur les sociétés d'État

d'administration qui assure la bonne gestion des activités de la société. Les membres du conseil se résument comme suit :

o Un représentant de la présidence de l'union des Comores ;

o Un représentant de la primature ;

o Un représentant du ministère de l'économie, du plan et du commerce ; o Un représentant de la finance et du budget ;

o Un représentant de chaque gouvernorat ;

o Un représentant de la chambre de commerce.

Le conseil d'administration se réunit une fois par semestre et cela par convocation du président du conseil pour exécuter les tâches qui sont les suivantes :

· Arréter les le plan d'organisation général si celui-ci s'avère inefficace en fixant les effectifs ;

· Délibérer sur les modalités de recrutement et de rémunération suivant la règlementation en vigueur, approuvé par les statuts ;

· Proposer des mesures promouvant la création de ressources destiné à couvrir les charges de l'établissement ;

· Orienter chaque année la gestion des ressources disponibles, les programmes de fonctionnement et d'équipements ;

· Approuver les comptes définitifs et les soumettre à l'approbation du gouvernement ;

· Prendre les mesures liées aux amortissements et aux remboursements des emprunts que l'ONICOR est autorisé à réaliser ;

· Approuver les marchés, les contrats, les projets d'acquisition et de vente. Il délègue une partie de son pouvoir au directeur général sous l'autorité de son président. La gestion de l'ONICOR est assuré par le directeur Général sous l'autorité et total contrôle du président du conseil d'administration.

3. Organisation et fonctionnement de l'Onicor

3.1. Structure Organisationnelle

L'organigramme (cf. Annexe n° 1) de la société nous permet d'avoir une aperçue de
l'organisation de la société. La société est soumise à une direction générale sous tutelle du

directeur général et d'autres sous directions connues sous des directions régionales et techniques. Les autres services de la société sont sous la direction des chefs assignés ou embauchés.

3.1.1. Le conseil d'Administration

Il a pour missions de définir les objectifs généraux de la société, de contrôler l'atteinte des objectifs fixés par la société, d'adopter le budget de fonctionnement et d'investissement de la société, d'arrêter le bilan et les états financiers établis par le Directeur Général et de les soumettre à l'approbation du Conseil des Ministres, pour les statuer et de donner son accord express au Directeur Général sur toutes les grandes décisions patrimoniales.

3.1.2. La direction générale

Elle a pour attributions de définir les orientations stratégiques et managériales de l'entreprise, de concevoir et de négocier avec les directions, les contrats d'objectifs pour atteindre des objectifs globaux, d'entretenir les relations avec les institutions, de coordonner les actions des directions centrales, de définir l'organigramme général de l'entreprise, d'initier les programmes d'investissement, d'approuver, de valider pour rendre exécutoire l'ensemble des procédures de l'entreprise et enfin de représenter la société à l'extérieur. Cette direction est soumise aux commandes d'un Directeur général. Il est celui qui coiffe tout, c'est lui qui occupe le poste stratégique de la société comme étant le chef de l'exécutif sous le total contrôle du président conseil d'administration. Il est nommé par décret présidentiel, après décision prise sous le conseil des ministres. Il est l'interlocuteur garant de la société devant le chef d'Etat. Il supervise également l'ensemble des activités et assure le fonctionnement des services de l'Onicor ainsi que les dossiers et documents à caractères comptable et financier. Il est celui qui représente la société au tribunal ou délègue lui-même son représentant en cas de litige. Il a enfin sous ses ordres le personnel de la société.

3.1.3. La direction technique

Le directeur technique à la charge des contentieux. Il travaille en étroite coopération avec le Directeur Général. Il a comme rôle d'assurer la préparation de la documentation technique liée à la commande et l'étude des contrats pour envoyer sa suggestion. Il est en principe celui qui travaille avec le service de recouvrement instaurer une politique rigoureuse des paiements.

Le directeur technique contrôle le service commercial pour assurer la prospection de la société dans le marché. Etant délégué, il peut remplacer le DG au tribunal et de lui rendre compte de tous les démarches.

3.1.4. Le service commercial

Le service commercial est constitué d'un responsable commercial et d'un assistant administratif pour assurer les activités commerciaux. L'Onicor dans le cadre des activités qu'il réalise, travail avec des clients distributeurs. Chaque client passe son intention d'achat à l'Onicor et la BIC valide après examen du dossier. A partir de là, la BIC détermine la quantité à financer, qui n'est autre que la quantité à demander. Cette méthode permet le fonctionnement efficace pour réaliser les résultats escomptés. La mise en oeuvre de cette méthode est due aux diverses difficultés économiques qui a secoué la société après les années 1990 avec des clients insolvables. Ainsi pour réduire à taux des risques d'insolvabilité pour qu'il soit égal à zéro(0), l'Onicor se réfère de la BIC pour le financement de ses opérations. Depuis 2000, la stabilité de la société et son redressement commence à se faire sentir dès la nomination de la nouvelle équipe dirigeant sous l'autorité de l'ancien DIRECTEUR de la société. La situation socio-financière a commencé à améliorer d'une manière spectaculaire. Le responsable commercial a pour rôle le contrôle de la gestion de stock dans les magasins des clients attributaires et l'enregistrement des commandes suivant la procédure. Il a également un rôle de :

· Suivre l'évolution des cours d'échange à l'international ;

· Evaluer les risques liées à la distribution du riz dans le marché interne ;

· Assurer la gestion des employés temporaires lors d'une opération de déchargement ;

· Assurer le contrôle de la livraison et préparer les attestations de réceptions pour les faire signer au commerçants ;

· Assurer les achats courants.

3.1.5. Le service logistique

Le service est sous la responsabilité d'un responsable logistique, qui doit veiller en permanence sur l'entretien et la maintenance des mobiliers et les biens d'équipement. Il a également la responsabilité de mobiliser les matériels nécessaires à l'engagement d'une opération de déchargement de riz comme d'assurer aussi la pérennité des approvisionnements

(fournitures de bureau, consommables etc.). Sous le service de ses assistants, il procède aux inventaires permanant du patrimoine de la société.

3.1.6. Le service comptable

Sous l'autorité politique en place et par la décision du Directeur général, le comptable est assigné comme responsabilité d'assurer la gestion financière de l'établissement. Il coordonne les opérations liées aux finances, prépare le budget prévisionnel, et tous les documents qu'accorde le conseil d'administration. Il est à la charge des travaux, contrôle comptables, et consigne systématiquement les titres classiques de paiement avec le directeur Général en ce

qui concerne surtout les documents financiers. A sa disposition, le logiciel de comptabilitéCIEL, il veille à la saisie des opérations effectuées pour établir un rapprochement bancaire mensuel.

3.1.7. Le service financier

Le service financier reste le poste nouvellement créé. Pour appuyer la direction dans ses activités, on a décidé en 2004 de créer ce service sous la responsabilité d'un contrôleur financier. Il est chargé de passer les écritures comptables aux différents journaux et d'assurer le classement des archives comptables. Il effectue les opérations financières, suit le portefeuille de créances et les compte des fournisseurs.

3.1.8. Le secrétariat

Il se compose du secrétaire général, d'un (e) secrétaire caissier (e) et de l'assistant de direction. Sous la supervision de l'assistant de direction, le secrétaire se charge de :

· L'agenda du directeur Général, prépare et reçoit son courrier, ainsi que ceux des autres services de l'établissement ;

· Administrer et gérer le mail box de l'office, assurer le dispatching du courrier, au sein de l'établissement, réceptionne le téléphone et transfère les appels aux différents services.

3.2. L'activité et fonctionnement de l'Onicor

3.2.1. L'activité de l'Onicor

« L'Onicor » est une société industrielle et commerciale. Elle a pour principale activité l'achat et la revente du riz ordinaire. Son caractère industriel reste sur les reconditionnements ainsi qu'en collaboration avec le centre national pour la recherche et l'exploitation agricole (Cnrea), á la production et le décorticage du riz local. C'est ainsi que s'en tient seulement à la production et que l'Onicor se réserve l'obligation de payer pour le centre et pour les producteurs une machine qui sert à décortiquer jusqu'à 1000 tonnes, les grains du riz à l'heure.

Initialement spécialisée dans la l'achat et la commercialisation du riz, il a réussi depuis sa création de garder le monopole ses activités, á se faire connaître sur le marché national et international et á tisser des relations d'affaires avec les fournisseurs internationaux de grande notoriété dans la production du riz.

La stratégie commerciale de la société est axée sur « différenciation » commerciale en offrant des services aux clients comme :

· La livraison gratuite pour toutes commandes ;

· Acceptation des commandes par téléphone ou par fax;

3.2.2. Le fonctionnement de l'Onicor

Le fonctionnement de l'Onicor se traduit par l'ensemble des activités qu'il réalise dans son fonctionnement.

3.2.2.1. Les achats courants

Dans son fonctionnement, la société a besoin de s'approvisionner en mobiliers, matériels informatiques, automobiles et autres. Dans cet aspect il doit effectuer les achats suivant une procédure visant la transparence pour faciliter les inventaires qu'il doit établir et rendre à l'Etat en son compte. Pour qu'un achat soit valide, il va de soi que le matériel à acheter répond à la procédure d'achat établie au sein de la société et qui se résume comme suit :

· Manifestation d'un ou des besoin(s) ;

· Définition précise du produit ;

· Contrôle et réception ;

· Stockage ;

· Mise à jour des documents logistiques.

3.2.2.2. Règlement des factures grosses dépenses d'achats

Le statut à l'offre stipule que le règlement des factures fournisseurs doit etre effectué par chèque ou par virement bancaire accompagné des documents suivants :

· Bon de Commande ;

· Facture définitive ;

· Bon de livraison.

3.2.2.3. Règlement des factures petit dépenses d'achats

Une facture dont le montant est inférieur à 15000fc est réglée en espèce en présence des documents suivant :

· Facture définitive ;

· Bon de caisse.

3.2.2.4. Gestion de stock (fournitures et mobiliers)

La gestion de stock est à la charge du service logistique. Par son responsable, le patrimoine de la société est à son chef et doit également assurer la gestion logistique et de stock (matériels mobiliers, et fournitures diverses). Il a la responsabilité d'effectuer les opérations d'achats en grande quantité pour prévenir la rupture de stock pouvant conduire à une pénurie. Ce dernier a pour rôle de superviser, réaliser et d'assurer la livraison et d'effectuer un suivi régulier.

La procédure suivie dans la gestion de stock se caractérise ainsi :

v La réception des marchandises ;

v L'entreposage;

v La conservation ;

v Le mouvement (prélèvement) ;

v La distribution.

3.2.2.5. Stratégie d'organisation du personnel (recrutement)

La société se dispose d'une ressource humaine limitée. Elle bénéficie d'un statut particulier et
voit son budget détaché au budget général de l'Etat. Celui-ci doit suffire pour subvenir au

besoin de la société plus particulièrement au paiement de salaire de ses agents et aux dépenses quotidiennes. Le personnel n'est pas forcement constitué des fonctionnaires. Certes il existe des fonctionnaires de l'Etat mais également des agents qui se place en catégories : les agents permanents bénéficiant d'un statut de cadre et les agents temporaires, non cadre.

3.2.2.6. Recrutement d'agent de catégorie cadre

Quant au recrutement d'agent de catégorie cadre, un stage d'au moins trois mois doit être effectué au sein de l'établissement, pour qu'une décision prise par le Directeur Général en accord avec le conseil d'administration après examen du dossier. Ces agent peuvent occuper un poste de commandement au sein de la société et ils sont contraint d'avoir au minimum un niveau de Bac+2 ou plus et cela dans les domaines administratif, financier et commercial et peuvent bénéficier des indemnités (de responsabilité, de logement, de déplacement).

3.2.2.7. Recrutement des agents de catégorie non cadre

Les agents temporaires sont recrutés au moment d'un déchargement de cargaison ou lorsqu'un membre du personnel est absent (en congé). Ils sont connus sous le nom d'agents d'exécution dans la mesure où ils exercent une tache sous la responsabilité d'un autre agent du cadre hiérarchique d'un des services de l'institution.

II. Méthodes et Techniques de recherche

Notre option méthodologique et technique de recherche est dirigée vers la méthode descriptive et comparative.

L'observation, pour être systématique, doit être conduite par des techniques. C'est ainsi que les techniques de recherche en tant qu'outils de travail nous ont permis en tant qu'étudiant chercheur d'accéder à la réalité que l'on a tenu à découvrir. Ces derniers nous ont été très utiles dans la collecte des données. L'observation directe, la documentation et surtout les interviews (entretiens), toutes ces techniques nous ont facilités la récolte des données relatives à l`ONICOR et la gestion des opérations d'importation et la distribution du riz dans le marché National. Cela revient à dire que les techniques d'investigations utilisées dans la mise en oeuvre de ce cadre d'étude sont :

? Les documents relatifs à ce sujet ;

· Les interviews avec les certains membres de la société et particuliers opérant dans ce domaine via internet et téléphone ;

· Recherches par Internet (webographie)

· Les rapports administratifs et de stage réalisé au sein de la société et

· Le diagnostic SWOT

1. Recherche documentaire

Durant notre recherche, plusieurs techniques sont mises en oeuvre. Parmi elles, on peut citer la recherche documentaire, qui nous a été plus qu'indispensable dans la collecte des données utiles à la réalisation de notre travail. C'est pour cela que le cas illustratif de la technique documentaire nous a permis de recueillir les informations utiles dans les ouvrages dans les bibliothèques, dans les mémoires antérieures, dans les cours de certains professeurs, dans les rapports administratifs établi au sein de la société et les rapports de stage de certains étudiants confrontés à ce sujet.

2. Construction de l'échantillon

La délimitation dans le temps et dans l'espace de tout travail scientifique s'avère indispensable. En sus, lors de notre enquête, des techniques et des outils nous ont permis d'apprécier le rôle que joue l'Onicor dans les importation du riz au Comores afin de pouvoir détecter les anomalies et de proposer des recommandations. Ces outils et techniques sont relatifs à la description et à La gestion des opérations d'importations du riz aux Comores par l'Onicor. Ainsi, la technique d'échantillonnage fait partie des outils d'évaluations des procédures. En effet, notre travail concerne l'office National pour les importations et la Commercialisation du riz (Onicor), mais pour faciliter le recueil des données relatifs à notre enquête, nous avons choisi de le réduire en considérant un échantillon touchant le nombre total de l'Onicor et les clients attributaires. Cependant, notre échantillon a porté sur un total de quatre-vingt (80) questionnaires, composée de clients attributaires et les membres du personnel de l'Onicor dans la réalisation de notre enquête basé sur la satisfaction de la clientèle et des critères de performances des opérations d'import-export.

Tableau N° 4 : Caractéristiques de l'échantillon

Service
assigné

Date d'établissement

Libellé

Nature de l'opération

Qté demandé

Service Commerciale

Novembre 2004

Demande d'approvisionnement

Approvisionnement National (intention
d'achat)

//

Service Commerciale

Septembre 2007

Demande d'approvisionnement

Intention d'achat

//

Service Commerciale

//

Liste des

commerçant attributaires

Distribution

//

Service Commerciale

//

Structure de prix

Distribution

//

Service Commerciale

19 mai 2003

Demande d'approvisionnement

Appel d'offre

9000- 10000 tn

Service Commerciale

Le 09/08/2003

Arrêté ministériel

portant fixation du
prix du riz

Distribution

//

Service Commerciale

Le 14/04/2004

Appel d'offre

international

Approvisionnement du riz

//

Service Commerciale

Le 09/12/2004

Ouverture de crédit documentaire

Approvisionnement du riz

7850tn

Service Commerciale

Décembre 2006

Bulletin de

commande

Approvisionnement du riz

//

Autorité portuaire des
Comores

//

Autorisation d'entrée au port

Réalisation

d'opération de suivi

d'approvisionnement

//

Service Commerciale

Le 20 février

2007

Attestation de

réception

Réception du riz des fournisseurs

//

 

3. Les instruments de l'enquIte

Au cours de notre enquête, il nous était très indispensable d'utiliser quelques instruments de recherches. Comme nous avons choisi la technique, l'observation qualitative par les entretiens guidés, et les instruments qui ne sont autre que les imprimés sur les documents préalables à l'import (la demande d'achat, bon de commande ou letter of intent to order (LOI), bon de livraison ou de réception, facture commerciale, la lettre de transport maritime (LTM), ceux-ci nous ont facilité la récolte des données relatives à notre sujet dans le marché National.

4. La collecte des données

Elle a été réalisée par la recherche documentaire et les entretiens guidés. La recherche documentaire a été faite essentiellement par Internet et sur la base d'une documentation de la société (cf. annexe4 les documents préalables sur les importations du riz). Elle a permis de trouver des informations concernant l'introduction, les objectifs de recherche ainsi que les actions correctives. Quant aux entretiens guidés, ils nous ont permis d'avoir une meilleure connaissance sur l'évolution des importations du riz, allant de la commande jusqu'à sa distribution, la place qu'il détient au sein de la population et les avis sur la monopolisation de l'Onicor sur le riz ordinaire, d'orienter nos recherches, et d'avoir une vision générale sur la gestion d'importation du riz au Comores.

5. Le diagnostic SWOT

Les décisions prises au sein de toute entreprise doivent prendre de nombreux facteurs en considération. Synthétiser la nature de l'entreprise et de son environnement offre une meilleure vision d'où l'on va mais aussi, de fixer des objectifs. La SWOT pour Strength, Weakness, Opportunities, Threats, ou FFOM (Forces, Faiblesses, Opportunités, et Menaces) associe les résultats d'un ensemble d'études réalisées. Idéalement, tout business, commercial ou non, devrait réaliser une analyse SWOT. C'est qui a conduit à inclure cette matrice entant qu'outil de recherche et d'analyse au sein de l'Onicor (cf. diagnostique SWOT pour L'Onicor page 60) pour appréhender les atouts, les handicaps liés à l'entreprise (Onicor) dans son environnement interne et à l'environnement externe (le marché) dans le but d'apporter des recommandations. L'on procèdera tout d'abord à la définition de l'analyse SWOT ou FFOM, pour ensuite mettre en lumière les différents sortes d'analyses dans la matrice SWOT.

5.1. Définition

Connu sous le model L.C.A.G (Learned, Christensen, Guth) ou model de Harvard 1965, il propose une démarche de diagnostic (en termes de d'opportunités et de menace de l'environnement d'une part, des forces et de faiblesses de l'entreprise d'autre part : model SWOT) pour identifier les irrégularités que présente cet environnement d'une manière global afin de reformuler de stratégies selon les objectifs de l'entreprise, pouvant le projeter dans un future maitrisé.

5.2. Différentes analyses dans la matrice SWOT

Elle porte sur les forces et faiblesses, les opportunités et menaces. On l'appelle parfois FFOM, qui n'en est qu'une traduction française. Cette étude est utilisée pour votre gestion et politique stratégiques d'entreprise.

Elle est réalisée dans deux directions : 5.2.1. Le diagnostic externe

L'évolution de l'environnement explique souvent la stratégie (notion de pression concurrentielle exercer par l'environnement). Ainsi, le diagnostic concerne l'ensemble des éléments qui influencent l'entreprise en générale et de l'Onicor en particulier (aspect défensif de la stratégie).

L'environnement, en termes de d'attractivité du secteur (opportunités et menaces) représente tout ce qui est des facteurs externes, on distingue les opportunités et les menaces. Ils ne peuvent être contrôlés par votre entreprise étant donné qu'ils résultent des éléments liés à votre environnement économique, démographique, technique, politique etc. il s'agit d'identifier les facteurs du marché (forces en présence) ou l'environnement concurrentiel qu'il soit le micro-environnement composé de nouveaux entrants et les substituts tel que le riz de lux et le riz trois étoiles et les facteurs hors marché (la règlementation par exemple) constituant le macro-environnement qui est en quelque sorte l'intervention de l'état. Le diagnostic concerne également l'évolution de la demande (facteurs démographiques, démographiques, culturels, économiques constituant le pouvoir d'achat) qui constitue le dynamisme de la consommation.

5.2.2. Le diagnostic interne

Il consiste à définir les facteurs internes de compétitivité par une évaluation des potentiels de
l'entreprise et des moyens d'action (les ressources). En termes de potentialités (forces et

faiblesses, voir schémas de la matrice SWOT ci-après) est basée sur les critères de performance qui sont en d'autres termes les forces et faiblesses, qui vont avoir des effets positifs ou négatifs sur l'entreprise. Ils sont estimés à partir d'une technique d'évaluation interne, qui va déduire les atouts et lacunes et permet de positionner l'entreprise dans son univers concurrentiel (voir monopole du riz aux Comores) et d'en tirer des avantages concurrentiels ou compétitives dans le secteur d'activité.

5.2.3. Schémas de la matrice SWOT

Cette matrice décrit d'une manière générale l'importance di diagnostic SWOT dans l'évolution de l'organisation à dans son environnement évolutif. Elle consiste de faire à la fois faire le bilan (cf. Le diagnostic SWOT de l'Onicor) des facteurs ou critères de performances comme les handicaps, les menaces et les opportunités afin d'établir un portefeuille de stratégies et les exécuter pour assurer un avenir pérenne pour ladite structure et garantir l'équilibre économiques. (cf. les recommandations, 3.16, adoption des nouvelles stratégies de développement durable).

6. Analyse et exploitation des données

L'analyse des données a consisté dans un premier temps à appréhender la démarche appliquée afin qu'on puisse identifier lors de l'évaluation, la gestion des importations du riz par cette société. Pour ce faire, à défaut de disposer des informations le plus adéquatement possibles auprès de la société concernant les procédures appliquées, nous avons essayé de consulter les rapports administratifs, de stages émis les années antérieures par certains étudiants. Ainsi, l'analyse des méthodes utilisées pour évaluer les procédures suivies jusqu'ici dans les opérations d'importations réalisées par cette dernière, a permis de montrer la nécessité d'une analyse spécifique sur la place qu'occupe la consommation de ce produit aux Comores. Dans un second temps ; nous avons essayé d'identifier par les entretiens organisé avec les clients attributaires leur perception sur les conditions, la démarche, la gestion des importations et l'approvisionnement en riz au sein de la population, la mission de la société au service publique, le rôle de l'Etat envers cette dernière et le financement de ces opérations

d'importations, pour pouvoir analyser les déficits et les défaillances de la société et de proposer des recommandations à ceux-ci. Malgré la divergence de vues sur les différents points abordés, cela nous a conduits à une vision effective de la situation des importations sur l'ensemble du pays, pour pouvoir suggérer des points à améliorer.

III. Difficultés rencontrées

Tout travail de recherche ne peut exempt de certaines difficultés. Toutefois, la plus grande difficulté à laquelle on a été confronté, c'est l'indisponibilité des informations car il a fallu beaucoup attendre jusqu'à ce que les informations nous soient livrées. Cela dit que certains informations et documents étaient jugées confidentiels et cela a constitué un obstacle majeur dans la réalisation du travail. Il a fallu attendre 3 mois pour qu'on nous donne les informations adéquates afin qu'on puisse continuer notre étude. Par conséquent, compte tenu du temps qu'il nous a fallu pour disposer des informations et ensuite du délai imparti pour le dépôt du mémoire, nous estimons n'avoir pas été suffisamment prête à conduire une étude beaucoup plus exhaustive au plan de la collecte des données.

DEUXIME PARTIE : GESTION DES OPERATIONS
D'IMPORTATION DE RIZ AUX COMORES

CHAPITRE III : LE MONOPOLE DU RIZ AUX COMORES

Situation de droit ou de fait dans laquelle on est seul à même de fabriquer, d'exploiter ou de vendre (détenteur d'un marché dans lequel l'on est le seul vendeur). Le concept de monopole est associé à l'idée de privilège qui se caractérise par la gestion et le contrôle de l'Etat.

En effet, étant une société d'Etat, l'Onicor détient le monopole sur l'importation du riz populaire (ordinaire) aux Comores ne laissant personne (physique ou morale) le droit de l'importer afin de rester le seul concurrent sur le marché. Le riz est parmi les principaux produits importés aux Comores et est l'aliment de base pour la consommation quotidienne. C'est pour cela que l'Etat a jugé nécessaire d'attribuer à l'Onicor le plein exercice d'activité d `importation de ce produit afin de pouvoir contrôler le stock, d'éviter les pénuries de ce produit, de subvenir aux besoins de la population, et de pouvoir maitriser la structure de prix pour qu'il soit supportable à la consommation. Pour cela, l'idée de pouvoir garder lui seul le contrôle du marché de l'approvisionnement revient à expliquer le fait que l'Etat ne laisse en aucun cas d'autre operateur économiques la commande ce produit au pays, d'où le concept de monopole qu'exerce ce dernier dans le marché du dit produit. Cela revient à affirmer que le riz ordinaire occupe une place plus important dans la vie courante des comoriens et génère des coats permettant l'alimentation des caisses de l'Etat. C'est pour cette raison que dans cette même perspective l'on va jusqu'à mettre en lumière les facteurs (raisons) ou justificatifs du monopole de l'Etat sur l'importation du riz ordinaire, ceux qui l'approvisionne(les partenaires), et les intentions d'achats source de mise en oeuvre des procédures de commande et de fourniture de ce produit dans le marché national.

Section1 1 O111s OEEEAINU OMP SFrAIAiFn

L'union des Comores en tant que pays en développement (du tiers monde) n'a pas les capacités requises pour produire et possède une économie de survie (faible) pour le moindre des meures. Par ailleurs, l'importation du riz ordinaire est considérée comme un moyen de relance économique en ce sens qu'il ne peut pas produire ce produit sur place et assurer les techniques de production ou de fabrication de l'amont en aval. Car le pays ne possède pas l'industrie spécialisé pour réaliser cette tache. Ce manque des moyens nécessaire de production du riz ordinaire directement dans le pays ou d'assurer une implantation d'un industrie rizière pour subvenir aux besoins socio-économiques des citoyens, explique les facteurs d'importation de produit.

1.1. Facteurs économiques

L'union des Comores est parmi les PMAs, dont leurs économies sont en dessous du seuil. Cela signifie que ses activités économiques ne permettent pas à ce dernier de réaliser de la valeur ajouté. C'est qui a abouti en quelque sorte à la création la société avec comme mission principale les importations de ce denrée de premier nécessité générateur richesse qui au long peut lui permettre de décoller son économie. L'Onicor reste dans ce sens une des sociétés étatiques qui contribuent beaucoup dans l'économie nationale dans la mesure où 95% de son chiffre d'affaire entre dans les caisses de l'Etat et que 5% assure le paiement du personnel ainsi que la satisfaction des besoins routiniers. Il arrive que les Comores importe du produit semi-finis (riz cargo) ou de cultiver son propre riz (riz produit dans la région nord dans un étendu de territoire dans la savane de Koua Mitsamiouli, dans les hauts plateaux de la région de Mitsamiouli où ce produit est cultivé) pour le décortiquer et le traiter sur place mais il préfère importer le riz fini car la production locale génère des coûts élevés. Etant une société d'Etat, son objectif reste d'opter vers une activité qui lui revint à moindre coüt et de permettre à l'Etat de gagner en temps et en profit. C'est dans ce sens que l'on voit intervenir les théories du commerce international allant d'ADAM SMITH7 pour les avantages absolus ou la spécialisation est selon lui un facteur permettant de réaliser un avantage sur le coût.

7Adam Smith (5 juin 1723 - 17 juillet 1790) :

Est un philosophe et économiste écossais des Lumières. Il reste dans l'histoire comme le père de la science économique moderne, et son oeuvre principale, les Recherches sur la nature et les causes de la richesse des nations, est un des textes fondateurs du libéralisme économique ( la libre-échanges).

L'avantage absolu est une notion économique désignant :

· pour une personne, l'avantage qu'elle détient sur une autre lorsque, avec la même quantité de facteurs de production, sa production est supérieure ;

· pour un pays, l'avantage qu'il détient sur un autre lorsque, pour un bien, sa production par unité de facteur est supérieure aux autres pays.

Adam Smith a introduit la théorie de l'avantage absolu pour décrire des situations où un pays a intérêt à produire davantage qu'il ne consomme, afin d'exporter le surplus et d'importer des biens que d'autres pays produisent mieux que lui.

Son contemporain DAVID RICARDO8 dans la théorie des avantages comparatifs : « tout pays a intérét de se spécialiser dans l'importation des biens pour lesquels il produirait localement à coût élevé, pour se spécialiser dans la production des biens qui lui reviendrait à moindre coût ». Ceci étant la théorie adopté par l'Onicor dans ses opérations d'importations, pour permettre et contribuer au développement économique du pays. Le monopole de l'Etat sur le riz par le biais de l'Onicor, se caractérise par donc par la promotion du développement économique du pays.

1.2. Les facteurs sociaux

Le riz est le produit le plus consommé par la presque totalité de la population. C'est la raison de son appellation par le terme riz « populaire » s'expliquant par son accessibilité par les comoriens à faible et moyen revenus. Ce qui fait que tout le monde peut l'acquérir ne tenant pas compte de sa situation financière. A la grande Comores (plus grande ile de l'union des Comores) la consommation moyenne par mois est de deux mil (2000) tonnes. Il est le plat principal de chaque comorien (totalité des ménages). Cela montre que sur 38000 ménages grands comoriens, un plat sur deux est exclusivement basé sur le riz ordinaire. Au niveau de chaque ménage, la consommation moyenne est de 827 kg de riz par an.

Dans la société comorienne, les grands mariages et les autre évènements (Hitma, Maouloud, Dalawo) et bien d'autre encore constituent un facteur exclusif de consommation de ce produit car l'on constate une forte consommation à chaque occasion vu leur importance à l'échelle sociale.

8David Ricardo (1772- 1823) :

Est un économiste anglais du XIXème siècle et a également été agent de change et député. Il est considéré comme l'un des économistes les plus influents de l'école classique aux côtés d'Adam Smith et Thomas Malthus. David Ricardo a montré dans sa Théorie de l'avantage comparatif, que tous les pays, même les moins compétitifs, trouvent dans certaines conditions théoriques (concurrence parfaite, sans pressions politiques donc), un intérêt à rentrer dans le jeu du commerce international en se spécialisant dans la production où ils détiennent l'avantage relatif le plus important ou le désavantage relatif le moins lourd de conséquences.

Des études et des enquêtes réalisées dans l'évaluation du niveau de consommation, ont constaté que 34% de ménages connait une insuffisance en ce qui concerne la consommation du riz. Cela est dü pour des raisons économiques et financières de niveau l'Onicor qui s'explique par le fait qu'il n'arrive pas à commander une quantité suffisante et accessible par toute la population d'une manière effective.

1.3. Avantages et inconvénients du monopole de l'Etat sur l'importation du riz

Etant défini par le faite de détenir en lui seul un marché donné, le monopole peut en certains perspectives résulter non seulement des avantage mais également des inconvénients qui peuvent avoir des répercussions sur le consommateur final.

1.3.1. Avantages du monopole

L'Onicor est la seule société d'Etat ayant le droit de contrôle et de gestion du riz dans le marché, elle se réserve également le droit de fixer le prix à la consommation. Cela contribue à la réalisation d'un chiffre d'affaire plus important et lui permet par la suite d'assurer son bon fonctionnement. C'est pour cette raison que chaque fois qu'arrive une cargaison, l'on voit accélérer les activités financières de l'Etat (paiement des fonctionnaires étatiques, personnel de la société etc....). L'Etat par cette occasion, prélève ce que l'on appel taxe unique pour alimenter ses caisses.

Etant le seul dans le marché, l'Etat élimine toute sorte de concurrence, ce qui empéche les clients de s'approvisionner chez d'autres clients. Cela constitue un avantage absolu à l'Etat qui en tire profit étant seul à contrôler le marché pour bien alimenter ses caisses. Même si cette situation favorise d'un côté l'Onicor, cela n'exclus pas le fait que d'un autre il y a ceux qui subissent cette situation. C'est pour cela qu'il importe de montre en d'autre terme les inconvénients de ce monopole.

1.3.2. Les inconvénients du monopole de l'Etat sur les importations du riz Etant le seul détenteur du marché du riz, l'Onicor se réserve le droit de contrôle et de la fixation de prix sans tenir compte quoi qu'il puisse découler. Ce qui fait que les distributeurs aussi bien que les consommateurs ne font que suivre ce que l'Etat décide sur ce dernier.

Tenant compte de telle situation, l'on ne peut pas parler de concurrence dans la mesure où il
n'existe pas d'ouverture du marché pour tout le monde pour laisser le libre exercice
d'activités commerciales liées à ce produit. La concurrence permettrait l'importation dudit

produit et son accessibilité à bon prix. L'existence d'autres importateurs augmenterait l'abondance et l'existence des plusieurs fournisseurs, ce qui aurait un impact sur la réduction des coûts liés à la commande et le prix à la consommation. Cela aurait un avantage à la fois sur les fournisseurs qui pourraient vendre plus à bas prix pour faciliter son accessibilité à moindre coût aux consommateurs.

La concurrence privilégierait le détaillant et permettrait la réduction de pénuries qui sévissent à plusieurs reprises la population, ainsi et surtout en période de vacance où beaucoup d'évènements cérémoniaux sont organisés pour ne citer que les grands mariages.

1.4. Le niveau des importations

Les données qui révèlent l'évolution des importations sont obtenus à partir des informations délivré par l'Onicor pour les tendances d'importations évoluant depuis l'année 2003 jusqu'à l'année 2010.

1863

160884

2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010

220611

évolution des importations du riz ordinaire 2003-2010,en quantité et en cout en
KMF

14905 21127

222384

282141

quantité en tonne prix d'achat/tonne prix de vente /tonne

119578

215497

12255 23000

135173 133492

171035

22380

8508

224000

310369

16500

192091 213612

263438 274072

18180

(Source : Onicor). Avant la crise séparatiste (1997-2003) qui a mis le pays dans une instabilité politique, et qui a eu des effets majeurs dans ses activités économiques, l'Onicor avait la capacité d'importer plus de 10000 tonnes pour chaque cargaison et dès l'année 2000 la société n'a connu aucune stabilité. La quantité du riz importé est loin de connaitre une stabilité comme l'était dans la période d'avant crise. La cargaison ne parvenait pas à atteindre les 100000 tonnes entre 2000et 2004. Cette baisse s'explique non seulement par la crise mais aussi par l'entrée dans le marché d'un nouveau concurrent connu sous le riz de luxe provenant de DUBAI dont son prix à la consommation était pratiquement égale à celui de l'Onicor. Dès la pénétration de ce nouveau riz dans le marché, la société ne parvient pas à équilibrer la

quantité de ses importations afin de rétablir sa stabilité d'avant crise mais garde toujours le monopole sur le riz populaire.

NB : 1KMF=1.333 FCFA

Section2 : les partenaires de l'Onicor

La société Onicor est une société ayant des partenaires un peu partout, au niveau national comme à l'international. C'est pour cela que l'on va dans l'international voir les sociétés Etatique paraétatiques, ainsi que les pays fournisseurs, les partenaires internes (clients, grossistes : cf. la distribution du riz ordinaire) au niveau nationale ainsi que les partenaires financières (les banques).

2.1. Les partenaires extérieurs

Les partenaires extérieurs sont en quelque sorte les pays fournisseurs de l'Onicor. La société importe le riz ordinaire dans les pays d'Asie. Il s'agit du VIETNAM, PAKISTAN, THAILANDE, INDE, et en CHINE. Un contrat est établi au nom de l'Etat par le ministère du commerce et de l'économie et adressé aux Etats des pays fournisseurs pour demande d'approvisionnement. Ces derniers s'appretent à exécuter le contrat comme il est prévu dès le jour de la convention comme tel est le cas depuis la création de l'Onicor via leurs sociétés d'Etat paraétatiques.

2.1.1. Les sociétés d'Etat paraétatiques agréés

Les sociétés d'Etat paraétatiques agréés des pays fournisseurs sont :

> KARACHI au Pakistan;

> HOCHIMINH au Vietnam ;

> KANDZA en Inde

> SHANGHAI en Chine

Par ailleurs, ces sociétés doivent en cas d'appel d'offre adresser leurs offres soit par fax, télex, ou par Email à l'Onicor MORONI par l'intermédiaire de leurs ambassades respectifs situées à Paris avant la date d'échéance des offres.

NB : le port de chargement doit ~tre indiqué dans l'offre.

2.2. Les partenaires nationaux de l'Onicor (partenaires internes)

1ls représentent à la fois ceux qui financent l'ONICOR dans ses activités d'importations et ceux á qui il distribue le riz une fois commandé (les commerçants attributaires).

2.2.1. Les partenaires financiers à l'Onicor

2.2.1.1. La Banque pour l'Industrie et le Commerce (BIC)

La banque pour l'industrie et le commerce (BIC) au Comores une filiale de la BNP de Paris, est la seule institution qui depuis la création de la société est engagée á assurer le financement à 100% et garantir les opérations d'importations du riz en partenariat avec les clients attributaires de l'Onicor. La BIC reste depuis 1982 le partenaire financier de la société jusqu' en 2008 dont son engagement se voit menacé par l'ouverture d'une agence d'une banque Tanzanien aux Comores.

2.2.1.2. L'Exim Bank

Une banque tanzanienne, Exim Bank, dont une agence vient d'ouvrir ses portes á Moroni, a donné son accord de principe pour financer une opération exceptionnelle d'importation de riz destiné á assurer la sécurité alimentaire aux Comores.

"Exim Bank a donné son accord pour ouvrir une lettre de crédit en vue de financer l'importation de 25.000 tonnes de riz, soit l'équivalent des besoins du pays pour une période de six mois", sous l'ordre du ministère de l'Economie de l'Union des Comores, en accord avec un fournisseur indien.

C'est la première opération commerciale d'envergure que mène cette banque depuis son ouverture aux Comores. Jusque-là, il n'existait qu'une seule banque commerciale aux Comores: la Banque pour l'industrie et le Commerce (BIC), une filiale de la BNP. "La BIC n'a pas souhaité s'engager dans cette opération bien plus importante que les transactions qu'elle soutient habituellement. Son concurrent s'est positionné aussitôt. Il est clair que la BIC ne peut plus garder sa position de monopole dans le pays depuis qu'elle a perdu cette opération en faveur de son concurrent. Ce nouveau riz est acheté avec l'argent prêté par Exim Bank à l'Office national d'importation et de commercialisation du riz, et a été négocié á des conditions favorables á savoir 600 dollars la tonne, au lieu du prix du marché (1.000 dollars et plus).

2.2.2. Les partenaires non financiers à l'Onicor

L'Onicor traite avec ses clients qui ne sont autres que les commerçants attributaires qui par l'intermédiaire de la BIC paient à cette dernière les quantités de riz commandé. Ce sont des partenaires indirectes à l'Onicor qui ont pour rôle d'assurer la distribution le riz aux détaillants et aux consommateurs. Ils sont constitués des grossistes fidèles aux normes et règlements préétablis par l'Onicor via la BIC qui joue un rôle de médiateur entre les deux entités en ce qui concerne l'approvisionnement mais également le paiement des derniers vers le premier. Une fois que le besoin d'approvisionnement se manifeste au niveau des clients, il est du devoir de l'Onicor d'interpeler ces derniers d'adresser et signer leurs intentions d'achat. SeII III L L: la lettre d'intention ou letter of intent to order (LOI)

La lettre d'intention est l'engagement de faire ou de ne pas faire ayant pour objet le soutien apporté à un débiteur dans l'exécution de son obligation envers son créancier. La lettre d'intention ou lettre de confort est fréquemment employée dans la vie des affaires, notamment de la part de sociétés qui ne souhaitent pas signer un engagement de caution.

La jurisprudence reconnaît deux sortes de lettres d'intention :

- celles qui entraînent une obligation de moyens

- celles qui entraînent une obligation de résultat.

Il se définit pour le cas de l'Onicor comme l'acte de volonté par lequel les commerçants

attributaires manifestent leur besoin de s'approvisionner en riz ordinaire adressé à l'Onicor. Une fois que ces actes soient signés par les commerçants, le service commercial fait la collecte et les transmet à la BIC ou l'EXIM BANK pour examen. Il arrive que la banque

n'accorde pas à des clients la totalité de la quantité demandé. Car c'est à la banque et à elle seule d'approuver ou non selon la solvabilité et la disponibilité financière du client la quantité requise pour ce dernier.

CHAPITRE IV : Gestion de la supply Chain (opération d'achat du riz à l'international)

Ce traitement permet de gérer tous les liens entre l'entreprise et son fournisseur par une gestion complète de l'administration des achats. C'est une technique qui permet à la société de suivre l'évolution d'une opération d'importation depuis l'appel d'offre jusqu'à la distribution du riz ainsi commandé.

Sous cet effet, le service commercial prend la charge d'effectuer toutes les opérations nécessaires permettant le lancement de la commande. Il assure la fonction d'achat dont son objectif est de mettre à la disposition des clients internes l'Onicor la quantité du riz commandé de l'extérieur dans les meilleures conditions de prix, de délais, de qualités et de services requis pour la société. Le processus débute avec la détermination des besoins d'approvisionnement formalisée dans le cahier des charges d'expression des besoins. Cela consiste à évaluer le marché faisant des enquêtes sur l'évolution des stocks dans les magasins de ses clients. Car l'Onicor ne possède pas un magasin de stockage. Faisant ces inventaires extracomptables consistant à savoir le niveau de stock final de chaque magasin et arrivant à la quantité que l'Onicor qualifie de stock de sécurité et qu'il doit envisager un réapprovisionnement. Cette quantité est fixée à 2000 tonnes dans les dépôts des commerçants attributaires. Une fois cette quantité atteint, le service commercial et en particulier son service d'achat entame le processus d'achat (procédure de la commande) en distribuant des imprimés demandant aux clients d'exprimer leur besoin dans la quantité du riz dont ils souhaitent commander. Ces imprimés dûment remplis et signés par ces commerçants expliquent leur intention d'achat. Après la collecte de ces dernières, le service commercial les envoie à la BIC (détenteur du monopole) ou à l'EXIM BANK (nouvelle concurrent), pour examen et c'est à l'une de ceux derniers d'envoyer par la suite une liste à l'Onicor dans laquelle figure le prénom et nom du client, la quantité demandée et attribuée. C'est à l'issue de cela que le responsable commercial rédige une demande d'achat ( appel d'offre) assortie d'un cahier des charges dans lequel il précise :

- la quantité à commander ;

- le type et la qualité et les délais de livraison souhaités ; - l'enveloppe budgétaire prévue.

Section1 : Procédure de la commande

L'Onicor pour réaliser une opération d'achat, suit une procédure qui peut s'avérer à la fois externe et interne.

1.1. La procédure externe

Elle représente les démarches suivies par la société dans la réalisation d'une opération d'importation. Elle est un moyen de prise de contact avec ses clients internes dont les commerçants attributaires et ses fournisseurs extérieurs. Elle se caractérise par l'établissement de bulletin de commande ou d'engagement de ses clients, du contrat commercial, de l'appel d'offre, de l'élaboration du contrat, de l'ouverture du crédit documentaire et le chargement de la marchandise.

1.1.1. Le bulletin de commande irrévocable

La confirmation de la BIC/EXIM BANK des quantités à financer pour chaque client, l'Onicor se permet d'établir les bulletins de commande Irrévocables qui seront par la suite signé par les clients envoyés à la banque qui doit financer l'opération. Ces bulletins serviront d'engagement de la part des commerçants en vers la banque et permettront l'ouverture de la lettre de crédit par cette dernière en faveur de l'Onicor.

1.1.2. Les contrats commerciaux

La quantité lue à partir des bulletins de commande constituera la quantité à commander via la banque. Il est du ressort de l'Onicor de trouver lui seul son fournisseur avec qui, il signe le contrat d'achat en respectant les rouages de la commande. Ce qui explique le fait que l'Onicor dépend financièrement de l'institution compétente à laquelle il soumet le financement et l'ouverture de la lettre de crédit à l'international.

1.1.3. Lancement de l'appel d'offre (AO

La demande d'achat et le cahier des charges rédigé par le responsable du service commercial sont transmis au service achats qui lance ses consultations par appels d'offres auprès des fournisseurs potentiels. Les offres sont analysées et comparées dans un tableau de synthèse qui permet d'optimiser les comparaisons, de mener à bien les négociations et de choisir au final le fournisseur qui propose le produit répondant le mieux aux besoins.

Défini comme une procédure établie pour assurer la transparence sur la passation d'un marché qu'il soit au niveau national qu'au niveau international, l'appel d'offre peut se constituer en deux sortes :

· Procédure d'appel d'offre international ouvert : procédé par lequel la Société publie dans les medias le besoin d'approvisionnement en riz ordinaire laissant le libre choix aux entreprise qui opèrent dans le domaine d'envoyer leur offre sans exception aucune avec comme principe le respect des conditions, règles et normes cités comme référence.

· Procédure d'appel d'offre restreint : par lequel à la base d'une liste des fournisseurs opérant dans le marché du riz, l'Onicor sélectionne certains de ces derniers en leur envoyant un message (par e-mail ou par fax) pour leur demander d'envoyer leurs meilleures offres pour examen tout en tenant compte des exigences préalablement établies.

1.1.3.1. Choix de la procédure de l'appel d'offre

La procédure couramment utilisée par l'Onicor est le restreint car il a toujours usage à procéder à la sélection de ses fournisseur. Une fois l'offre lancée aux soumissionnaires, agrées pour la fourniture du riz à l'union des Comores, l'on doit tenir compte des détails concernant :

· La denrée : la qualité du riz, le pourcentage de brisure, l'année de récolte, et le pays d'origine (Pakistan, Thaïlande, Vietnam, Chine).

· Les spécifications : qui doivent être conforme aux normes officielles du pays producteur. Il s'agit du taux d'humidité ne devant pas dépasser 14%. Celle-ci doit être détaillée dans l'offre.

· La quantité : montre le nombre de tonnes dont la société a besoin.

· Le conditionnement : exige que soit mis dans des sacs simples neufs ou polypropylènes de 50 kg marqué ONIGOR. Pour les sacs en polypropylènes, le poids admis doit être supérieur ou égale à 110 g.

Par ailleurs, le prix doit être exprimé en US dollars ou en EURO par tonne métrique, poids net embarqué, GF&FO (coût et fret, Free Out) Moroni Gomores. Le paiement doit être effectué par lettre de crédit irrévocable, confirmé et non transférable, établie par la BIG.

Le certificat de poids et la garantie bancaire doivent être établis par la Banque National de Paris au nom de la BIG Moroni Gomores.

1.1.3.2. Choix des fournisseurs

Généralement, la recherche d'un ou des fournisseurs est pour l'Onicor une démarche primordiale car cette méthode lui permet de sélectionner, retenir un parmi ces derniers selon la qualité du produit et la disponibilité de celui-ci. Pour cela, la société possède déjà ses propres fournisseurs et toutes informations leur concernant. Cela implique que le choix du fournisseur tient seulement compte des modalités et critères qu'exige la société sur le produit à importer. Il s'agit de la qualité, du prix, du délai de livraison, de la quantité, et les spécifications (riz blanc, pourcentage de brisure etc.). Dans la mesure où les offres adressées à l'Onicor par les fournisseurs ne respectent pas les normes préétablies par ce denier dans lancement de l'offre, celle-ci est jugée de non-conformité et est automatiquement annulé.

1.1.4. Elaboration du contrat

Il précise par écrit les engagements de chacune des parties prenantes à l'échange. Il n'a de valeur juridique que s'il est signé par toutes les parties qu'il implique. Il s'agit de l'Onicor et le fournisseur choisi.

Après ouverture, examen des offres, ainsi qu'à la sélection du fournisseur qui répond au maximum aux critères demandés, l'Onicor rédige un contrat d'achat se basant sur les critères et modalités exigés (la quantité, la qualité, le taux journalier de déchargement, les dates butoirs (embarquement, départ, arrivée du bateau), l'emballage et le prix), qui en d'autres termes expliquent l'efficacité de ce dernier.

1.1.5. L'ouverture de la lettre de crédit (le crédit documentaire) et choix de l'incoterm

1.1.5.1. L'ouverture du crédit documentaire

Le crédit documentaire import est un mode de paiement sécurisé pour les deux parties. Il permet avant tout d'imposer au fournisseur des contraintes (date limite d'expédition, quantités commandées). Il représente l'engagement irrévocable, émis par la Banque émettrice de payer une somme d'argent à une échéance convenue (à vue ou à échéance), à la demande et pour le compte de l'acheteur (l'Onicor), en faveur du fournisseur (Bénéficiaire) dement avisé par une banque de son pays (banque notificatrice), contre présentation de documents strictement

conformes à l'ouverture de crédit. Il est une relation tripartite incluant le vendeur, l'acheteur, et leurs banques respectives (émettrice et notificatrice).

Le fournisseur ayant rapporté l'offre demande également l'engagement de l'Onicor avant d'entamer les opérations d'expédition. Pour cela, l'Onicor comme donneur d'ordre, demande à sa banque émettrices, la BIC, l'ouverture du CREDOC Irrévocable et confirmé en faveur de son Fournisseur. La BIC d'un côté demande à son correspondant, la BNP de paris de notifier et de confirmer la commande chez son fournisseur et de l'autre côté, le fournisseur doit informer l'Onicor (BNP, BIC) du positionnement du navire, du jour où les opérations de chargement du riz se dérouleront et la date d'arrivée du bateau afin que ce dernier avise son service commercial, notamment le service en charge des achats le cas échéant.

1.1.5.1.1. Schéma d'ouverture du crédit documentaire

4. Notification

1. Acceptation du

2. Ouverture du CREDOC

3. Emission du

Crédit documentaire

BANQUE EMETRICE
LA BIC

Contrat

BANQUE
NOTIFICATRICE

BN

BENEFIAIRE -
EXPORTATEUR

FOURNISSEUR

DONNEUR D'ORDRE-
IMPORTATEUR

ONICOR

L'ouverture du CREDOC se fait en quatre étapes qui se résument comme suit :

1. l'acceptation (conclusion) du contrat d'achat entre l'Onicor et son fournisseur ;

2. l'ouverture du crédit documentaire proprement dit (demande à la banque émettrice de la part de l'Onicor d'ouvrir la lettre de crédit en faveur de son fournisseur) ;

3. l'émission du crédit documentaire de la part de la banque émettrice ;

4. la notification par la banque notificatrice (correspondant du fournisseur ou choisi par l'importateur).

1.1.5.2. Le choix de l'incoterm

Le choix de l'incoterm est un élément essentiel dans le cadre d'un contrat international. Ceci étant l'opérateur économique doit titre informé sur les conséquences d'un éventuel choix. C'est avec cet incoterm que l'on pourra déterminer le niveau de responsabilité de chacun des cocontractants.

Au niveau de l'Onicor, le choix de l'incoterm ne porte qu'aux incoterms par lesquels il peut en tirer les plus d'avantages, notamment pour des mesures sécurité. Ces incoterms sont :

- Le FOB « Free on board », la marchandise dédouané à l'export transporte aux risques et péril de l'Onicor. C'est à lui de payer dans ce cas le fret maritime.

- C&F « Cost and freight », en plus de l'incoterm FOB, le vendeur organise et paye le transport maritime aux risques de l'acheteur (l'Onicor). La responsabilité du vendeur s'arrête quand la marchandise est à bord du navire.

- - CIF/CAF « Cost insurance and freight », le fournisseur prend en charge le paiement

du fret et souscrit en plus une police d'assurance pour prémunir la marchandise du risque d'avarie, de perte ou de vol de la marchandise. Ce dernier est le plus utilisé par l'Onicor.

1.1.6. Le chargement de la marchandise

Après avoir chargé la marchandise dans le bateau, l'armateur (transporteur) livre au fournisseur le connaissement montrant qu'il a pris en charge la cargaison. Le fournisseur est appelé à amener le connaissement accompagné des autres documents requis à la banque notificatrice pour son paiement.

1.2. Procédure interne de la commande

La procédure interne de la commande se caractérise par l'établissement de la facture proforma, du bon de commande, du bon de réception, et la réception de la commande.

1.2.1. La facture proforma

La facture pro forma est une facture juste "pour la forme" et qui n'a pas de valeur comptable. Ce document récapitule les termes d'une vente et peut servir à simplifier les relations commerciales avec les fournisseurs. Une facture proforma permet de définir précisément les conditions d'achat d'un produit. Elle fait office de devis.

Par une consultation effectuée sur le marché des biens et services pour des opérations dont le montant est supérieur à 500 000 KMF. Le responsable des achats consulte au moins trois fournisseurs pour sélectionner le prix le plus compétitif. Les demandes de proposition doivent indiquer la quantité requise, la date et le lieu de livraison et doivent parvenir à l'Onicor sous pli fermé et caché. Pour un marché qui se situe entre 150 000 et 500 000 KMF, le responsable des achats applique directement le système de cotation qui consiste à contacter directement le fournisseur pour la facture proforma. La demande pour le proforma se fait au moins sur trois fournisseurs afin de choisir le moins cher avant l'établissement du bon de commande.

1.2.2. Le bon de commande

Le bon de commande est le document écrit par lequel le vendeur et le consommateur marquent leur accord sur l'objet et le prix de la vente, lorsque le bien acheté ne peut être immédiatement emporté. Un accord portant sur ces deux éléments, l'objet et le prix de la vente, est suffisant pour qu'une vente existe au sens juridique. Le fait que le paiement et la livraison interviennent plus tard ne change rien. Dès lors, le bon de commande est une preuve de la vente conclue.

Après avoir choisi le fournisseur, le service d'achats établit le bon de commande des fournitures à acheter. Ce dernier est fait en trois exemplaires, numérotés et signés par le responsable d'achats et contre signé par le Directeur général de l'Onicor pour application.

1.2.3. Le bon de réception ou de livraison

Le bon de livraison est un document établi par le fournisseur et remis au client indiquant la quantité et la nature des marchandises reçue par lui. Il est établi au moins en 2 exemplaires signés des parties: fournisseur ou son transporteur et le client destinataire. C'est un document qui accompagne la livraison des marchandises. Il est émis par le fournisseur. Signé par le client, il atteste la livraison. Il est indispensable de porter des réserves sur ce bon si le défaut est apparent (les réserves doivent être confirmées au transporteur par lettre recommandée avec accusé de réception pour lui être opposables).

A la réception des fournitures commandées, il sera établit un bon de réception (de livraison)
pré numéroté accusant réception de la marchandise. L'original sera joint au bon de commande
et à la facture pour être transmis au service comptable. Une copie reste à l'archive comme

souche. Le bon de réception est signé par le fournisseur et le service d'achats pour qu'il soit valable.

1.2.4. La réception et la livraison de la commande

La réception est l'acte par lequel le destinataire des marchandises prend possession de ces dernières au moment de leur livraison par le fournisseur ou un tiers désigné (transporteur). Elle est faite par un réceptionnaire. La remise de la marchandise par le transporteur est effectuée dans tous les cas contre signature par le client réceptionnaire d'un bon de livraison. En règle générale, elle matérialise le transfert de propriété et déclenche le paiement de la facture commerciale selon la convention d'achat passée avec le fournisseur.

Pour l'Onicor, une fois la cargaison arrivée l'on doit passer au déchargement de cette dernière, la placer en entrepôt pour la distribuer aux clients attributaires. Il peut arriver que des sacs soient déchirés, ces derniers son conduis directement au magasin pour reconditionnement.

1.3. Circuit du déchargement du riz

Le circuit de déchargement commence dès l'arrivée du navire transportant le riz, son déchargement et son admission à l'entrepôt destiné jusqu'à sa distribution aux commerçants attributaires.

1.3.1. Arraisonnement du navire transportant le riz

Une fois que le transporteur communique à l'Onicor la date d'arrivée du bateau, les services concernés procèdent aux préparatifs et planification des activités liés à la réception des marchandises : administratifs (préparation des documents permettant le déchargement des marchandises tels que le connaissement, le certificat de qualité, de poids, d'emballage, phytosanitaire et fumigation, et la facture commerciale), logistique (visite de cales et magasin de dépôts) et humains (recrutement des chargeurs). A l'arrivée du bateau, et dès qu'il accoste au port, l'Onicor convoque tous les partenaires pour une journée de visite dans les cales du bateau pour prendre des échantillons qui seront soumises à des vérifications pour voir si la marchandise répond aux normes et critères mentionnées dans le contrat, pour en fin autoriser le déchargement. Toute fois la marchandise peut arriver avant les documents commerciaux. L'Onicor dans telle situation, demande à la BIC l'établissement d'une lettre de garantie

destinée au commandant du navire et lui demandant l'autorisation du déchargement jusqu'àl'arrivée des documents.

1.3.2. Déchargement du riz

L'Onicor reçoit en moyenne trois (03) cargaisons du riz par an. Ces dernières doivent répondre aux conditions de déchargement favorables sans risque de perte aucune.

Avant l'arrivée du bateau, parmi les préoccupations majeures de la société reste les préparatifs des documents de déchargement. Dès que la date d'arrivée soit confirmée, l'on doit préparer les imprimés concernant le déchargement. Il s'agit pour cela de :

· Rapport journalier ;

· Fiches de distribution;

· Les carnets de pointages.

Pour faciliter le déchargement du riz et sa distribution, l'Onicor mobilise tous ses partenaires pour fixer ensemble un processus de déchargement dès l'arrivée du bateau. Parmi ses partenaires on peut citer :

+ Les commerçants attributaires ;

+ La société de manutention (GOLF COM) en charge du déchargement de bord jusqu'aux camions ;

+ L'agence locale représentant le bateau ;

+ La douane ;

+ L'AND (Armée National de Développement) ;

+ Le cabinet d'expertise maritime ;

+ L'autorité portuaire.

1.3.2.1. Déroulement de la manutention

Par définition, la manutention est l'ensemble des opérations de chargement et de déchargement des navires marchands dans le port de commerce utilisant comme outils manutentionnaires la grue ou le portique. Dans la pratique, la société de manutention peut recruter également pour chaque opération les dockers, intervenant à bord des navires et à quai.

La manutention du riz peut dans ce cas se dérouler soit par : + La manutention en sac ;

+ La manutention en conteneur ; + La manutention en vrac.

1.3.2.1.1. La manutention du riz en sacs

Dans ce cas le riz est déchargé dans des camions en sacs pour être admis au magasin ou entrepôt loué par l'Onicor à la chambre de commerce comorienne.

1.3.2.1.2. Manutention du riz par conteneur

Le déchargement du riz peut également se faire par conteneur utilisant les grues de manutention dans des camions remorques qui le transporte à l'entrepôt désigné.

1.3.2.1.3. La manutention du riz en vrac

La manutention du riz en vrac se fait par les dockers recrutés par la société de manutention et les chargeurs engagés par l'Onicor.

1.3.2.2. Le recrutement

Il s'effectue dans les quinze jours avant l'arrivée du bateau au port. L'Onicor recrute :

· Les pointeurs dont leur rôle est d'effectuer les opérations de pointages des nombres de palettes déchargés. Ces derniers doivent savoir lire et écrire et compter pour qu'ils puissent mener à bien leur mission. Ils sont répartis comme suit :

o Les pointeurs à bord assurant le pointage du riz déchargé à bord du bateau ;

o Les pointeurs chargé du comptage du riz déchargé à bord des boutres (actuellement inexistants) ;

o Les pointeurs camions chargé de compter le riz embarqué sur les camions des commerçants ;

o Les pointeurs camionnettes assurant le pointage du riz qui n'est pas conforme à la livraison immédiate plus précisément les flasques (sacs troués), mouillés, vides etc.

o Les pointeurs au magasin ayant pour rôle de compter la quantité du riz qui entre en magasin.

· Les chargeurs : ils sont engagés mouillé ou en flasque... dans des camionnettes à destination du magasin de dépôt pour reconditionnement.

· Les balayeurs et les surveillants : ce sont des personnes engagées par l'Onicor pour surveiller le riz afin d'éviter les risques de vols ou de détournement et pour ramasser le riz en vrac pour le mette dans d'autres sacs pour reconditionnement. Ils sont repartis en :

- Balayeurs à bord qui ramasse le riz en vrac pour l'amener au magasin le dernier jour du déchargement.

- Balayeurs boutres qui ramassent chaque jour le riz restant dans les boutres après déchargement.

· Les reconditionneur : ils ont pour rôle de reconditionner le riz ayant besoin de reconditionnement (les sacs déchirés, troués, et le riz éparpillé lors du déchargement), pour le peser et le livrer aux commerçants sous ordre du responsable commercial.

1.3.2.3. I entrIEIsaJe (u riL

L'entreposage est le fait d'entreposer (ou de stocker) des marchandises en grande quantité dans un entrepôt grâce à des paletiers parfois mobiles, avec l'aide d'un chariot élévateur. Il représente l'opération logistique effectué par la société outre la gestion des stocks des fournitures, mobiliers et la manutention. Lorsque l'on parle de gestion des stocks pour l'Onicor, il s'agit de la tenue et du suivi proprement dit d'une quantité de marchandises au magasin. C'est une activité à deux branches. Elle est constituée de la gestion des mouvements de marchandises dans le magasin (entrées et sorties) et la gestion des réapprovisionnements (au cas où les stocks aux magasins des clients atteint leur minimum) afin d'éviter la rupture facteur de pénurie. L'Onicor ne possède pas ses propres entrepôts de stockage. La gestion de la marchandise se fait aux entrepôts de la chambre de commerce Comorienne. Cela consiste à surveiller le niveau de stocks du riz au magasin dans la période qu'elle y réside avant d'être distribué aux clients attributaires.

L'entreposage a d'une manière générale un coüt qui augmente au jour le jour, c'est pourquoi les marchandises, souvent sur palette, restent rarement plus d'une semaine dans les "chambres" de stockage.

1.3.2.3.1. La réception qualitative et quantitative (entrées en stock)

Cette opération est un contrôle à la fois des critères de qualité et de quantité. Il donne les
précisions et les dimensions des articles livrés. Elle consiste en une identification et un
comptage des marchandises. Ceci étant le rôle des pointeurs engagés par l'Onicor et ses

partenaires. Le résultat du comptage doit être identique au bon de commande ou au bordereau de livraison. Après livraison, classement (rangement), l'on doit procéder à l'enregistrement des entrés sur les fiches de stock. Celui-ci doit se faire sur les bons de réception. Les fiches de réception permet non seulement l'enregistrement des opérations de réception qualitative et quantitative, mais également du suivi administratif pour permettre de :

· Déclencher les règlements de la commande ;

· Suivre la commande ;

· Effectuer la relance au près du fournisseur ;

· Solder la commande.

1.3.2.3.4. La procédure de dédouanement

Le passage en douane (procédure de dédouanement) représente dans ce cas précis l'ensemble d'activités liés au dédouanement de la marchandise depuis son débarquement du bateau jusqu'à son enlèvement. Dans ce cadre, l'Onicor contribue dans les caisses de l'Etat en payant l'IGR (Impôt Général sur le Revenu) du personnel, la patente, l'IBD (Impôt sur les bénéfices divers) qui s'élève à 95% du chiffre d'affaire paie une taxe unique (droit de douane) pour chaque cargaison de riz à hauteur de 40 000 KMF la tonne. Ces taxes peuvent aller jusqu'à méme 20 millions KMF (franc Comorien). Cela signifie qu'en tant que société d'Etat, l'ensemble des droit et taxes douaniers sont comptabilisés et les paie d'une manière global afin d'éviter que la marchandise soit en retarde ou qu'elle séjourne long temps au port ce qui peut retarder son cycle d'approvisionnement. Il est vrai que la marchandise peut être admise en magasin aire de dédouanement dans la mesure où elle est déposée en entrepôt avant expédition ou distribution aux clients attributaires. Cela arrive sur le fait que les opérations de débarquements au port du riz peuvent durer et que l'on ne peut pas décharger et livrer toute la marchandise le méme jour aux clients. L'Etat ne dispose pas d'un arsenal logistique pouvant assurer à la fois l'opération de déchargement et de livraison. Toute fois toutes les procédures de dédouanement de la marchandise sont respectées (la conduite et la mise en douane, la conduite et l'entente en douane, et l'enlèvement de la marchandise).

Section 2 : La distribution du riz

C'est la mise à disposition aux clients de la quantité commandé. La société effectue une expédition à la clientèle. Tout article à enlever doit avoir préalablement l'accord du service d'achats. Le prélèvement en stock doit être suivi de la signature du demandeur (le client) ou

d'un représentant tout en précisant la destination des fournitures prélevées. C'est pour cette raison que l'on établit le bon de livraison avant de mettre le mécanisme de distribution en cours et les techniques de paiement utilisés.

2.1. L'enregistrement des bons de sortie

A la sortie de la marchandise du magasin : elle est accompagnée d'un document (Le bon de sortie) qui indique les références, les quantités des produits qui vont diminuer le stock. Le BL est l'inverse du BR (Bon de réception), il contient le détail de la marchandise á livrer aux clients. Les clients doivent vous renvoyer une copie de ce document attestant la réception de la marchandise.

2.2. Le mécanisme de distribution

La distribution reste l'ensemble des opérations mises en place pour mettre á la disposition des clients la marchandise demandée. Ces derniers représentent pour l'Onicor l'ensemble des commerçants attributaires. En effet, la distribution du riz dans le marché national consiste en tous les mécanismes mises en oeuvre pour mettre le riz ordinaire dans le marché. C'est toutes les étapes suivis par l'Onicor pour faire parvenir et distribuer le riz ordinaire à ses clients dont il entretient un rapport de partenariat (interne avec les clients attributaires représentants les sociétés de négoces internationaux et les clients spécifiques). Pour ce faire, l'Onicor choisi l'expédition à la clientèle comme type de distribution (cf. les sorties) envers ses deux types de clients : exceptionnels et spécifiques. Chaque fois qu'un client reçoit sa quantité demandé quel que soit par quota hors BIC ou non, l'Onicor émet un bon de livraison lui permettant de suivre l'opération de distribution. A chaque fin d'opération, l'on établisse un rapport synthétique de l'opération. L'attestation de réception signée par le client est envoyée à la BIC pour servir de paiement. Ces deux types de clients représentent les clients internes de la société.

2.2.1. Rapport avec les clients internes (distribution auprès de ses clients)

L'Onicor entretient des relations avec les commerçants attributaires. Ces derniers sont ses propres clients. Ils ont tendance á augmenter ou á diminuer en fonction de la demande et également selon leurs situations bancaires. Les relations avec les commerçants sont très tendus á ce jours suit á la saturation du marché influant sur ces derniers. Malgré cette situation l'Onicor se dispose de deux sortes de clients.

2.2.1.1. Distribution auprès des clients représentant les sociétés de négoces internationaux

Ces clients sont à la fois attributaires et représentants d'autres structures. Ils peuvent commander du riz au niveau de l'Onicor tout en jouant également un rôle médiateur entre l'Onicor et ses fournisseurs. Car généralement ce sont des commerçants qui représentent des sociétés de négoce internationaux. Ils peuvent recevoir leurs cargaisons commandées au même titre que les autres clients attributaires. Ce qui leur distingue des autres clients est le fait qu'en cas d'appel d'offre ils peuvent percevoir des commissions si l'un des sociétés représentatives gagne l'appel d'offre. Ce double rôle leur procure la caractéristique de clients exceptionnels.

Toutefois, il peut se présenter une des rares situations et qu'une société négoce ayant gagné l'appel d'offre jugé non sérieuse pour le moindre des mesures et livrer pour la suite des marchandises non conformes qualitativement. Les commerçants peuvent refuser la réception pour laisser l'Onicor à lui seul le sort de ses marchandises, sans se sentir en aucun cas responsable. C'est le seul inconvénient que représentent les clients à rôle double dans la distribution du riz ordinaire. Et ces derniers peuvent également constituer un risque pour l'Onicor dans la mesure où ils peuvent non seulement livrer du riz en mauvais qualité mais aussi peuvent commander leur propre riz de la part de leurs représentants selon les principes de la libéralisation du marché.

2.2.1.2. Distribution auprès des clients spécifiques (ordinaires)

L'Onicor effectue entre autre ses expéditions pour les clients ordinaires. Ils sont spécifiques en ce sens qu'ils ne représentent pas d'autres sociétés et sont ceux qui répondent aux normes de fidélité requises de l'Onicor. Soumis au quota hors BIC ou non, ces clients ne comptent qu'à l'Onicor dans l'exercice de leurs activités commerciales Car ils sont voué et possèdent les caractéristiques leur permettant de devenir acquéreur pour l'Onicor. Ils sont des commerçant grossiste avec à sa disposition d'au moins un magasin de stockage. En plus de cela ils se sont au préalable engagés à vendre au prix fixé par l'Onicor et sont titulaires d'un compte à la BIC d'une situation favorable. Ces catégories de clients sont élevé au grade de clients spécifique car non seulement ils répondent aux normes imposés par l'Onicor mais aussi et surtout juge en occurrence fidélité envers ce dernier. Toutefois ces derniers peuvent présenter un risque pour l'Onicor au méme titre que les clients exceptionnels car ils peuvent

refuser une cargaison ne répondant pas aux normes de conformité basées surtout dans la qualité du riz commandé.

2.3. Techniques de paiement

Avec la mondialisation des échanges commerciaux, on assiste à un développement exponentiel à tel point que le paiement reste l'opération juridique la plus développé dans le commerce international. Le paiement est un acte juridique qui en découle d'un contrat de vente de marchandises définissant le mode de règlement de cette dernière. A cet effet des mécanismes ont été élaborés pour permettre et facilité le transfert de propriété de la part d'un fournisseur (exportateur) en vers un autre (l'importateur) selon les modalités préétablis dans le contrat. Pour ce faire, le paiement se fait selon le mécanisme choisi dans le contrat et souvent dans les trente jours suivant la livraison. La directive du 29 juin 2000 prévoit la lutte contre le retard de paiement dans les transactions commerciales en instaurant des pénalités applicables sans qu'une mise en demeure soit nécessaire.

C'est pour cette raison que l'on peut assister dans les opérations commerciales quel qu'ils soient internes ou externes à une variété de techniques de paiement à savoir :

· Le crédit documentaire irrévocable et confirmé ;

· La remise documentaire ;

· Le crédit stand-by

· Le contre remboursement ;

· l'encaissement simple.

Notez que les trois premiers sont les plus importants secure et souvent utilisés.

2.3.1. Le paiement de l'Onicor à l'international

Il est nécessaire de montrer dans un premier temps que l'Onicor a un engagement à remplir auprès de ses fournisseurs (recouvrement ou paiement à l'international) comme c'est le cas pour ses clients (bénéficiaire des quotas financé par et hors BIG) à voir dans le recouvrement national. Le règlement à l'international est la régularisation de l'engagement de l'Onicor en vers son fournisseur utilisant comme technique de paie le crédit documentaire. Dès que ce dernier accuse réception des documents correspondant à la marchandise commandée, il procèdera à la vérification desdits documents pour donner à sa banque l'ordre d'effectuer la

régularisation en faveur du vendeur utilisant comme technique de paiement, le crédit documentaire.

En effet, le système de paiement du riz de l'Onicor envers son fournisseur international se déroule entre sa banque (la BIC comme banque émettrice) qui saisira la banque du fournisseur (banque notificatrice et confirmatrice) de procéder à la régularisation de son engagement envers son fournisseur conformément aux dispositions mentionnés sur le Credoc confirmé après levé de réserve et acceptation des documents.

2.3.1.1. Les avantages du crédit documentaire envers l'Onicor

Le crédit documentaire occupe une place beaucoup plus importante dans la sécurité des échanges intermédiaires. Il est un instrument international de paiement qui pour l'Onicor présente une certitude que son fournisseur (exportateur) a à coeur de remplir toutes les conditions du crédit documentaire, car à défaut il perdrait la sécurité de paiement. Le vendeur est garanti de la solvabilité de l'Onicor et celui-ci est assuré du respect des conditions stipulées dans le contrat et constitue le point focal entre les banques intervenantes en ce qui concerne le paiement du riz.

2.3.2. Le recouvrement national

Le recouvrement national est l'acte par laquelle l'Onicor se réserve l'autorité de faire la collecte locale lié à la récupération de tout l'argent qui reste de son droit absolu. Cette méthode peut être effectuée dès la réception des marchandises à la base du contrat signé par virement ou cheque bancaire.la procédure exige tout simplement la présentation des documents justifiant la réalisation de l'opération. Il arrive parfois que l'Onicor s'arrange avec son fournisseur pour une quantité supplémentaire du riz qu'il finance lui-même au service des clients de la sous-région et aux commerçants qui n'ont pas pu bénéficier de la part de la BIC la quantité total commandée. Ce qui montre que le système de recouvrement national constitué de double facettes est d'une part l'engagement des clients attributaires bénéficiaire du quota financé par la BIC envers l'Onicor par l'intermédiaire de la BIC et d'autre part l'engament des clients bénéficiaire du quota hors BIC auprès de ce dernier. On peut à ce niveau distinguer deux sortes de paiements nationaux : le paiement des clients bénéficiaire du quota financé par la BIC et ceux bénéficiant le quota hors BIC. C'est ce qui fait qu'au

moment du déchargement et de la livraison, l'on peut se heurter à deux sortes de débarquements de la marchandise : il s'agit de la marchandise financé par la BIC (quotas financé par la BIC) et la marchandise non financé par la BIC (quota hors BIC).

2.3.2.1. Le quota financé par la BIC

Les commerçants attributaires ayant bénéficié ce genre de quota c'est-à-dire une quantité que la BIC a accepté le financement après son autorisation de ce dernier lors de a signature du contrat envers l'Onicor dans la commande du riz. Cela montre que ces clients ont droit à la livraison intégrale de la quantité qu'ils se sont engagés de payer. Après la signature de l'attestation de réception par ce dernier, le service comptable établit la facture commerciale à déposer auprès de la BIC avec les autres documents (copie du certificat de qualité, et du certificat phytosanitaire) pour lui permettre de débiter le compte client en faveur de l'Onicor conformément à ce qui a été convenu dans son engagement (le contrat).

2.3.2.2. Le quota hors BIC

Il a été intégré après la crise séparatiste qui a secoué les Comores. Ainsi l'Onicor a jugé nécessaire d'intégrer des extra-quantités chaque fois qu'il réalise une commande afin de faciliter la commercialisation du riz dans la sous-région (les iles respectives d'Anjouan et de Mohéli). Pour cela la direction régionale de l'Onicor s'assigne la tâche de collecter une certaine somme d'argent de la part des commerçants attributaires de la sous-région en vue d'acheter au comptant le riz. Ces clients pour payer leur commande doivent le faire utilisant comme parmi les instruments précédemment cités tels que le virement ou chèque bancaire en faveur de l'Onicor.

Il arrive parfois que ces clients majoritairement Mohéliens n'arrivent pas à acheter toute la quantité commandée en extra. Dans ce cas l'Onicor s'arrange de signer un contrat avec certains commerçants attributaires pour l'achat de la quantité restante.

2.3.3. La structure de prix du riz ordinaire

Etant une prévision faite par l'Onicor, elle représente un certain nombre de rubrique (cf. annexe 4.6 de structure de prix) basée sur le prix d'achat jusqu'à la consommation finale qui est de 350 KMF le kilogramme, l'équivalent de 466.55 FCFA.

Dans la mesure où l'Onicor reste le seul à pouvoir fixer le prix à la consommation, il s`efforce de fixer au plus bas possible, un prix d'acquisition accessible aux consommateurs finaux en vue de leur satisfaire étant sa clientèle. Car les Comores sont majoritairement peuplée par une population de la classe moyenne et des pauvres dont leur consommation quotidienne est le riz ordinaire. C'est pour cette raison que ce produit reste le plus accessible à la majorité de la population comorienne.

La structure de prix constitue un outil économique et financier dont l'Etat utilise en occurrence pour élargir son assiette de recette afin de stimuler une politique d'incitation à la production ou à la consommation. Celle du riz mérite d'être traitée avec plus d'attention car son impact sur la population aussi bien que son implication dur l'économie national provoque des retombés très considérable.

Sur le plan économique, elle doit protéger et préserver les intérêts des intervenants de la chaine du riz en particulier les grossistes qui font eux aussi partie des principaux opérateurs économiques du pays et les détaillants constituant des maillons plus importants de la chaine de la grande distribution.

La structure de prix doit pour cela être faite d'un prix officiel accessible à la consommation de la majorité des Comoriens caractérisés par un faible revenu. Elle est constituée de plusieurs rubriques dont la somme aboutit aux différents prix pratiqués.

Ces rubriques se résument ainsi :

+ Prix de revient à quai ;

+ Prix de revient aux grossistes ;

+ Prix de cession aux détaillants ;

+ Prix à la consommation.

Notez que le prix est fixé par le Ministère de l'économie et a toujours affiché une variation selon les prédispositions de l'Etat et les activités économique qu'il met en oeuvre. Ceci étant le cas lorsque ce dernier a su augmenté la taxe sur le riz dont la consommation était à 250fc en l'augmentant de 50 Fc pour la construction de l'université des Comores en 2003.

2.3.3.1. Evolution du prix à la consommation

évolution du prix à
la consommation

2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011

400

les prix a la consommation en KMF

350

300

250

200

150

100

50

0

Le graphique (source : Onicor) se repartît en cinq(05) périodes. Il affiche dans une première période, une stabilité du prix à la consommation pour l'intervalle allant de l'an 2000 à l'an 2003, dans laquelle le prix à la consommation reste 250 kmf le kilogramme. Ceci montre que le riz était plus accessible aux consommateurs à un faible prix. L'augmentation constatée dans la période allant de 2003 à 2005 dont on constate une majoration de 50 kmf le kilogramme sur le prix à la consommation du riz ordinaire pour le vendre à 300kmf le kilogramme prix d'achat chez le consommateur final. Ceci est due à la mise en place d'une nouvelle taxe à la consommation ayant pour but servir à la construction de l'université des Comores. Quant à la période qui va de 2005-2007, une légère régression s'est avérée dans la mesure où l'Etat avait fini les travaux concernant la construction de l'Université et tente d'alléger la situation de précarité qu'ont vécue les consommateurs dans les trois précédentes années. Cette baisse du prix à la consommation s'explique par l'élimination du taux de participation (50kmf), taxe spéciale université.

Cependant, la période qui va de 2008 à ce jours, affiche une augmentation du prix de cession aux consommateurs suite aux différents problèmes économiques qui ne cesse de perturber l'Etat et la concurrence que rencontre ce produit sur le marché par l'avènement des produit de luxe tels que le riz 3 étoiles et le riz de luxe qui ont beaucoup concurrencé le riz ordinaire en termes de prix. C'est ce qui rend en d'autre terme la commande plus complexe au niveau de l'Onicor et un obstacle sur le suivi régulier de l'évolution de la consommation sur le marché national. Pour faire face à cette concurrence et aux problèmes économiques, le prix ne cesse d'augmenter, et c'est ce qui fait que le prix à la consommation atteigne 350kmf le kilogramme à ce jour.

SOULE MOURIDI, Master II de Commerce International/ ESUP DAKAR 66

2.3.3.2. / e diaNQRstic 13: 2 7 Ee lV2 QiERr

Considérant cette matrice on constate qu'elle représente le diagnostic externe et interne de l'entreprise (Onicor).

Forces

n Position de leader par le monopole

n Image forte.

n Marques à forte notoriété.

n Excellent mode de paiement

n Proximité des fournisseurs

Opportunités

n Nouvelle initiative prise avec la CNREA concernant la culture de riz aux Comores.

n Aménagement du port par l'avènement des nouvelles infrastructures portuaires et logistiques pour un stock de sécurité et une meilleure distribution

n Tendance actuelle à faire de plus en plus attention à la clientèle.

n Consommateur de plus en plus "intelligent".

n Barrière à l'entrée

n Industrialisation ou production massive du riz local

Faiblesses

n Stagnation des ventes de produits Onicor.

n Large gamme de produits.

n Intensité marketing.

n Politique d'innovation et d'adaptation du à un fort dynamisme.

n Incapacité d'importer du riz de

qualité

n Absence de leader Mondial avec 50% du marché

n Poids de l'état excessif et de ses prélèvements de taxes

Menaces (risques)

n Les entrants, les marques substituts des opérateurs économiques et distributeurs qui prennent de plus en plus d'importance notamment à cause de la crise actuelle, dans

l'importation de riz.

n Concurrence accrue

n La hausse des prix du riz dans le marché.

n La mauvaise publicité des journaux financiers concernant le prix élevé des produits Onicor.

n Obsolescence du produit qui peut tomber en déclin et en désintéressement

 

· Développement des marchés sous régionales

· Diversification de la gamme et du produit

· Regroupement des commandes perlées semestriellement ou trimestriellement pour compresser les coûts

· Pénuries

. Spéculations

· Crises économiques et financière et alimentaire avec raréfaction du produit utilisé comme bioénergie

· Risque de faillite par surimposition

· Pas de fret

· Surimposition

· Pas de crédit fournisseur

· Non qualité

 

2.3.3.2.1. Diagnostic externe:

On remarque qu'il y a plus de menaces que d'opportunités. De plus certaines opportunités peuvent très vite devenir une menace, c'est le cas pour les réglementations de l'Onicor pour la politique global adopté par l'état vis-à-vis ce dernier en ce qui concerne la mise en oeuvre des nouvelles infrastructures pouvant améliorer les conditions portuaires et à la fiscalité adopté envers cet institution. Si l'état rejette les arguments scientifiques des bienfaits des produits de l'Onicor, ce dernier pourrait voir chuter la vente de ses produits ainsi que son image de marque. Dans le cas contraire, si l'Onicor approuve ces arguments, celui-ci va pouvoir susciter une sorte d'attractivité sur ses produits et favoriser leurs communications, ce qui apportera soutien et assurance aux consommateurs quant à leurs choix alimentaires. L'Onicor

Peut prendre une longueur prendre une longueur d'avance sur ses concurrents s'il investit en masse dans la recherche et le développement et qu'il impose cette pratique à ces filiales (bureaux sous régionaux) depuis sa création. Cela consisterait à adopter une politique d'innovation qui permettrait de trouver les stratégies nécessaires pour la lutte contre l'obsolescence du produit dü à la saturation du marché du riz. La stratégie de diversification de la gamme et portefeuille de produit par la création des nouveaux domaines d'activités stratégiques (DAS sur le riz et les produits dérivés) serait la stratégie idéale pouvant contribuer à faire de l'Onicor le leader du marché. Quant aux consommateurs, on remarque aujourd'hui deux choses. Tout d'abord l'intérêt croissant qu'ils donnent à leurs alimentations et que par rapport au riz ordinaire ils peuvent porter leur choix aux autres produits de prestige vendu au méme prix que ce dernier. Ensuite aux services qu'ils peuvent bénéficier d'autres fournisseurs qui dès l'arrivée d'internet lui permettra d'avoir accès à de plus en plus

d'informations et de s'ouvrir des nouveaux horizons dans la fourniture du riz. Cela permet à l'Onicor de délivrer des messages de plus en plus scientifiques à des consommateurs de plus en plus "éduqués" et conscient de leur bien être en ce qui est de leur consommation. Ces stratégies qui sont à la fois des stratégies de Gestion, de managements liés au modèle de

gouvernance, de développements liés aux problèmes d'adéquation de ce dernier au marchéqu'il évolue par la création des DAS et leur organisation, mais aussi aux stratégies liés au

modèle économiques créant de la valeur, l'Onicor, par l'adoption de ce portefeuille stratégique serait en mesure de résoudre les problèmes liés des pénuries, de manque des moyens logistiques, de la satisfaction de sa clientèle, de l'autofinancement comme l'élimination de la concurrence des nouveaux entrants et des substituts.

2.3.3.2.2. Diagnostic interne:

Lors de l'analyse de la matrice on constate un nombre de forces largement inférieures aux faiblesses. Ceci semble logique puisque il est question ici de la partie interne de l'entreprise, les informations sont donc plus compliquées à trouver. Il est évident que par ce qui a été livré comme information permet de reconnaitre plus facilement sur ces forces et ces faiblesses qui sont plus élevés par rapport aux forces, ce qui fait que la concurrence reste toujours à l'affut. Car par cette marge l'Onicor ne parvient méme pas à satisfaire ses besoins interne n'en parlons plus de faire face à l'environnement incertain. On a cependant remarqué, à l'analyse de leurs bilans, une incapacité dans son organisation interne plus précisément dans la gestion de ses ressources (humaines, logistiques et financières) et cela impact sur les facteurs de performances de l'entreprise.

2.3.3.2. Analyse SWOT : bilan forces, faiblesses, risques et opportunités Avant d'apporter des recommandations, nous allons essayer de faire le bilan synthétique des forces, les faiblesses opportunités, les risques et qui peuvent être :

· Globales ou externes à la société ;

· Spécifiques ou internes.

2.3.3.3.1. Analyse des perspectives globales (externes)

L'Office National pour les importations et la commercialisation du riz aux Comores statuée
parmi les sociétés commerciales et industriel de l'Etat, a comme mission l'importation et la
distribution du riz dans le territoire national. Au même titre que d'autre sociétés d'Etats, elle a

traversé des périodes de prospérité et des difficultés depuis sa création jusqu'à ce jour. Ces disparités constituent ses points forts et ses points à améliorer. Ces derniers sont constitués par les pénuries enregistrées, le manque des moyens logistiques, l'insatisfaction de sa clientèle, au financement, et à la concurrence.

2.3.3.3.1.1. Les pénuries

Pour des mesures des pérennités, il serait préférable que l'Onicor mette en place une politique permettant sa rentabilité car cette dernière est menacée par les pénuries. Ceux-ci sont à l'origine du changement des mentalités de la part des consommateurs.

2.3.3.3.1.2. Le manque des moyens logistiques

La gestion de stock pour l'Onicor présente des failles plus particulièrement dans sa gestion de stock de réapprovisionnement or que cette dernière permet à la société de lancer de nouvelles commandes. La cargaison de l'année 2006 est confrontée à une baisse de prix à la consommation dont l'unique raison est la mauvaise gestion de stock de réapprovisionnement constaté chez des clients attributaires dont leurs stocks n'avaient pas atteint le niveau de la quantité en stock de réapprovisionnement. Car il arrive des moments où les clients ne donnent pas exactement la quantité exacte en stock pour permettre à l'Onicor d'avoir une vision global de l'évolution de la consommation afin d'évaluer la quantité en stock lui permettant de lancer une activité de réapprovisionnement. Ce manque de moyens lui permettant de suivre au jour le jour et d'évaluer la quantité exacte en stock chez ses clients peut constituer un problème au niveau de la société en ce qui concerne ses commandes futures.

En outre, le manque d'un arsenal logistique capable de répondre aux besoins de la société dans la manutention du riz par la société de manutention (GOLF COM), constitue un des points à améliorer car cela peut avoir de répercussions négatives au sein de la société. Cela entraine des retards qui peuvent dans la plupart des cas conduire à des pénalités pour non-respect de délais de déchargement.

2.3.3.3.1.3. L'insatisfaction de sa clientèle

L'Onicor peut parfois manquer respect sur ses obligations envers sa clientèle en choisissant de
vendre le riz à des commerçants non attributaires. Cela peut parvenir selon la situation par

laquelle un client placé dans la catégorie exceptionnel ayant rapporté l'appel d'offre pour sa société représentative, livre de la marchandise non conforme en termes de qualité. Dans ce cas l'Onicor se permet de négliger les clients attributaires qui, en leur tour se verront refuser d'être livré de la marchandise qui ne répondant pas aux normes de qualité, pour choisir des commerçants pour leur vendre á perte ce riz de mauvaise qualité.

2.3.3.3.1.4. Difficultés liées au financement deV RSp4liJs11oQ M111P S14JsliJs11Rs

L'une des situations les plus inquiétants de la société reste son autofinancement de ses activités d'importation. Celle-ci est ténue de payer à l'Etat pour chaque opération d'importation des taxes uniques qui s'élèvent à 40 000KMF la tonne, des dividendes de 45%, et d'impôts sur les bénéfices divers de 50%. Elle paye en tout pour chaque cargaison 95% de son chiffre d'affaires une somme qu'elle doit verser dans les caisses de l'Etat. Les 5% restant ne lui permet pas de réaliser ses activités courantes et d'assurer le financement d'une autre opération d'importation. C'est ce qui permet à l'Etat de faire appel à la BIC pour financer à 100% tous les opérations d'importations.

2.3.3.3.1.5. Faiblesses liées à la maitrise de la concurrence

La société se confronte actuellement á une très forte concurrence á tel point que le seul outil lui permettant de faire face à cette situation est le monopole qu'elle exerce sur le riz ordinaire. L'existence sur le marché d'approvisionnement du riz de plusieurs produits tels que le riz de luxe et le riz trois étoiles provenant de DUBAI met l'Onicor dans une situation beaucoup plus difficile car ils influent non seulement sur le comportement des consommateurs mais également sur le chiffre d'affaires de ce dernier. Cela s'explique par le fait que ces produits sont accessibles á la population au même prix que le riz ordinaire et que chaque commerçant désireux peut l'importer et les commercialiser au même prix que l'Onicor. Ce qui rend la tâche plus difficile chez l'Onicor dans sa gestion de la clientèle et la consommation du riz populaire sur le marché car il n'arrive pas à maitriser la concurrence et se placer leader sur le marché. Ceci fait reculer également de l'Onicor dans la mesure où il n'y a pas une loi protectionniste protégeant le marché du riz ordinaire en empêchant les autres commerçants d'importer du riz aux Comores.

2.3.3.3.2. Analyse des perspectives internes en % des faiblesses, risques ou menaces et forces, opportunités

L'Onicor connait des problèmes internes d'origine diverses. Ils peuvent être d'ordres humains, matériels, et financiers. Cependant, il est très difficile de pouvoir effectuer une analyse approfondit vis-à-vis de ces perspectives dans la mesure où il y a eu des imperfections liés à la transmission des informations pouvant les traiter en profondeur. Toutefois les informations recueillies laissent voir que les forces sont largement inferieurs par rapport aux faiblesses de l'Onicor. On constate que les forces représentent 5% des facteurs de performances globales de l'entreprise alors que ses faiblesses représentent 95% car ce dernier se voit priver de son autonomie financière en versant presque tout sa marge bruite dans les caisses de l'état.

2.3.3.3.2.1. Les problèmes liés aux ressources humaines

L'Onicor connait des irrégularités dans son organisation des ressources humaine. Il connait fréquemment des changements de son personnel. Cela constitue l'un des problèmes majeurs depuis sa création jusqu'à ce jour car celui-ci est lié aux activités politiques du pays. Cela dit qu'à chaque fois qu'il y a un changement du régime politique, l'organisation de l'Onicor subit également le même sort. Ces changements ne se font non seulement pas au niveau de la direction mais également à une grande partie de l'équipe. Dans cette méme ordre d'idée, l'on peut noter que l'Etat ne tient pas en considération la qualité du dirigeant et de son équipe respective car ce poste est considéré comme étant une poste politique et que le gouvernement nomine politiquement celui qui doit diriger la société laissant de côté les aptitude, les capacités et les compétences requises en tant que dirigeant au sommet d'une structure contribuant à l'assiette de l'Etat.

2.3.3.3.2.2. Les ressources matérielles

Les problèmes matériels restent au niveau de l'Onicor jusqu'aujourd'hui les plus difficiles à résoudre au sein de la structure. Cela se fait sentir lors d'un déchargement d'une cargaison. C'est en ce moment-là que l'on ressent le manque des moyens logistiques pouvant permettre la réalisation de cette opération à temps.

Généralement, le bateau ne peut pas accoster directement au port à cause de la profondeur des eaux. Cela constitue un problème de plus difficile à gérer car le bateau arraisonne dans les mouillages à quelques mètres du port et qu'il n'y a pas des chalandes pour assurer le transbordement de la cargaison jusqu'au port. Le transbordement est assuré par des petits bateaux appelés des boutres et plusieurs sacs peuvent être mouillés par l'eau de mer jusqu'à être invendables. Sur ce, parmi les problèmes que rencontre la société dans ses ressources logistiques est l'aménagement des locaux. Celle-ci compte en tout quatre bureaux abritant l'ensemble de son personnel y compris le directeur général. Et cela constitue un problème dans la réalisation des travaux administratifs car ce n'est pas ce que l'on appelle de nos jours une organisation synergique mais d'un problème logistique lié à l'aménagement de l'espace pour la société.

2.3.3.3.2.3. Les ressources financières

La situation financière de la société est plus que précaire. Elle est tenue à honorer 95% de son chiffre au service de l'Etat. A chaque fin d'opération d'importation, il ne lui reste que 5% pour réaliser les taches courantes à savoir le paiement de son personnel, la réalisation des tâches ménagères et le réaménagement des locaux. Il se trouve ainsi confronté à un problème financier lié à son autofinancement sur ses activités à l'import ainsi qu'à la réalisation d'autres missions qui lui sont particulièrement intéressantes.

Toutefois, le problème lié au financement s'avère diminué dans la mesure où d'autres structures s'intéressent au financement des opérations d'importation de l'Onicor(le cas de l'Exim BANK) dans la mesure de possible si l'Onicor refuse d'assurer le financement comme elle a l'habitude de le faire avec les clients insolvables dans la réalisation de ses activités d'importations. Car la BIC peut refuser de financer une opération d'importation pour un commerçant attributaire lorsqu'elle a constaté que ce dernier est insolvable. Cette diminution ne s'avère pas être lié à son autofinancement mais de son assistance par une autre structure au cas où la structure détenant le monopole sur le financement des opérations d'importation manifeste un quelconque refus vis-à-vis à l'accomplissement de sa tâche de financer la société dans les opérations d'importations en amont comme en aval.

Section3. Les recommandations

Le bilan effectué dans l'analyse des forces et les faiblesses, des opportunités et les menaces montre que le constat fait selon le sérieux et l'ampleur des problèmes que souffre la société dans ses activités à l'heure actuel, peut lui créer des disfonctionnements au sein de son organisation qui peuvent conduire jusqu'à la faillite de ce dernier si l'on n'envisage pas des résolutions fermes vis-à-vis de cette situation. L'Onicor entre dans la catégorie des institutions financières de l'Etat jouant un rôle capital par sa contribution dans les caisses de l'Etat et dans la population créant de la valeur ajouté source de richesse.

Etant selon la loi la seule société autorisée à réaliser les importations de ce produit de première nécessité et à commercialiser celui-ci dans le marché national, il est vrai que celleci a des points à améliorer afin d'envisager résoudre les problèmes influant sur sa pérennité. C'est pour cette raison que l'on peut envisager dans le cadre conceptuel dépendant la suggestion des recommandations qui peuvent contribuer à remettre la société sur les rails et de la faire rebondir.

3.1. La régularisation des normes liées à l'importation du riz

Renforcer le respect des lois et règlements en vigueur promouvant le respect des normes liés à l'importation et à la commercialisation de ce produit dans le territoire national et engageant les commerçants attributaires à honorer leur engagement vis-à-vis de la vente du riz ordinaire sur le marché.

3.2. La régulation de la consommation

Cela peut promouvoir un contrôle à la consommation en multipliant les études sur le marché notamment sur l'évolution des stocks au niveau des commerçants attributaires pour y éviter les ruptures de stocks qui peuvent à leur tour conduire à des pénuries.

3.3. Booster la vente chez les clients attributaires

Cela consiste à ramener les commerçants à vendre massivement les quantités en stock au lieu de les cacher afin de permettre à la société de bien déterminer son stock de réapprovisionnement pour réaliser les prévisions des commandes futures et les spéculer.

3.4. Promouvoir l'auto financement de la société

L'Etat doit laisser à la société une marge de manoeuvre lui permettant de s'autofinancer. Pour cela l'Etat doit lui accorder un pourcentage maximum qui lui permet d'assurer régulièrement ses activités en ayant une autonomie financière sur ses importations sans pour autant faire recours à la BIC ou à l'Exim BANK pour le financement de ses opérations.

3.4. Revoir les prix à la consommation

Procéder à une diminution des prix pour que le riz soit accessible à toute la population en élargissant le portefeuille fournisseurs à la Thaïlande et autres leader.

3.5. Créer des nouveaux DAS pour diversifier ses activités

Permettre à la société de se diversifier et d'élargir son champ d'activité créant des domaines d'activités stratégiques lui permettant de faire face à la concurrence des autres produits comme en élargissant les fournisseurs à la Thaïlande et autres leader.

3.6. Adopter un système se basant sur le contrôle des prix

Renforcer la surveillance des commerçants pour promouvoir le respect des prix homologués à la consommation en exerçant un contrôle efficace et effective des prix.

3.7. Établir un système de management de l'espace de travail

Créer un espace de travail s'adaptant au personnel afin qu'ils puissent travailler aisément. 3.8. Promouvoir l'autonomie de l'Onicor

Il serait indispensable de penser à la dissociation de la société aux activités politique du pays pour faire régner la transparence en limitant ou en évitant les changements répétitifs de l'équipe dirigeant et le personnel leur accordant de préférence un mandat d'exercice.

3.9. Développer les activités industrielles de la société

Cela consisterait à développer les secteurs d'activité liés à la culture, la production et la fabrication du riz local pouvant être commercialisé à un prix abordable à la consommation. 3.10. Faire appel à l'expertise internationale pour le développement du port

Ce procédé permettrait de créer un port en eau profonde avec Global Expertise(GLOBEX) indirectement financé sur signature du ministère des finances ainsi que les infrastructures de communication et de transport intermodal Rail/Route ou son réaménagement en collaboration avec celui-ci lié à son agrandissement pour que les bateaux internationaux puissent arraisonner directement au lieu de d'accoster dans les mouillages afin de réduire les risques élevés de perte des marchandises en mer avant d'arriver à bon port. Cela réduirait non seulement les risques de pertes mais favoriserait l'évolution des activités économiques du pays en particulier les activités d'import-export.

3.11. Développer un système d'archivage au sein de l'Onicor

La mise en place d'un système d'archivage au sein de la société peut non seulement permettre aux chercheurs l'accessibilité des informations mais également de veiller à la pérennité de la société car la vie de la structure en dépend principalement des archives.

3.12. Mise en place de nouvelles techniques d'information

L'introduction les nouvelles techniques de l'information et de la communication peut rendre ce dernier accessible à tout moment aux nécessiteux en créant un site web ou site cartographié qui est un ensemble de bases de données dynamiques.

3.13. Libéralisation du marché

Libéraliser le marché la filière riz pour faire baisser les prix selon la loi du marché et de la concurrence pure et parfaite.

3.14. Création d'une compagne de réexportation

Créer une économie de réexportation accompagnée d'une bonne organisation avec des nouveaux DAS et centres de profit à l'instar de l'AGOA USA.

3.15. La création des usines de manufacture des produits rizières

Créer des fermes usines offrant du riz de qualité avec des semences et variétés sélectionnées (dans les divers régions et zones cultivables tels que bandasamlini, Koua Mitsamiouli, Mvouni, et Mbadjini) en essayant de manufacturer la production du riz parfumé et des produits dérivés (Gateaux, biscuit, pain, farine et biocide riz très privée etc....) cela permettra de créer de la valeur, de la richesse, de la croissance, durable donc du développement et de renverser le caractère extravertie de l'économie Comorienne en économie intravertie avec une balance de paiement favorablement positive.

3.16. Adoption des nouvelles stratégies de développement durable

La diversification de la gamme de produits et services peut commencer avec les biens complémentaires au riz (huile, fruits et légumes, bouillons alimentaires, tomates, pâtes alimentaires, poissons et viande etc.)

3.17. Réviser la supply Chain management

Stock de sécurité à mettre en place pour la sécurité alimentaire.

3.18. Privatiser l'Onicor à un pourcentage fixe

Privatiser la société en vendant par exemple 51% des parts à la BIC, EXIM Banque et le privé national pour recapitaliser et augmenter sa capacité d'autofinancement (CAF) utilisée comme effet de levier pour lever des financements internationaux à moindre coût et acheter moins cher.

3.19. Instaurer une répartition de la fiscalité à travers la société d'états

Repartir la fiscalité (l'impôt) à toutes les sociétés notamment les télécoms et les hydrocarbures trop profitables.

Conclusion

En définitive, le commerce international est un outil parmi ceux contribuant au développement économique des pays qu'ils soient développés, en voie de développements, ou moins avancés.

Les Comores sont parmi les pays dépendant beaucoup plus des importations que des exportations pour subvenir aux besoins de sa population. Le mécanisme d'import-export relève des activités économiques du pays qui contribue à la recette de l'Etat.

Généralement, l'économie nationale dépend de l'exportation des produits de rente plus particulièrement le girofle, et la vanille et l'essence d'ylang Lang. Les Comores importent également des matières premières, des denrées alimentaires comme tel est le cas sur le riz Ordinaire. Tenant compte des recommandations apportés, cela devrait être beaucoup plus efficace si ces conditions soient réunies pour permettre à l'Onicor de mieux gérer les Opérations d'importation allant apriori du bien-fondé des enquêtes sur l'évolution des stocks en magasin des attributaires, au financement, au déchargement, et à la distribution d'une cargaison à posteriori. Cela permettrait une gestion efficace et effective des opérations d'importation pour la société. Quant à la balance commerciale, elle reste toujours déficitaire en ce sens que l'on importe beaucoup plus que ce que l'on exporte.

Pour les importations du riz, on constate que les Comores sont un gros consommateur de ce produit de sorte que l'Etat en fait de ce dernier l'un des produits prioritaires entrant dans le pays en gardant le monopole. Il est à son tour déterminé à assurer la responsabilité concernant les commandes pour pallier aux problèmes de pénuries qui peuvent par la suite en résulter s'il ne l'assiste pas.

Cette société est parmi ceux qui connaissent des difficultés dans le pays or qu'elle devrait être parmi ceux qui connaissent une situation financière prospère. La mauvaise gestion émanant des anciens dirigeants la fait plonger dans ce désarroi financier de sorte qu'il a fallu beaucoup de temps pour se relever financièrement, d'où la mobilisation par l'Etat d'une équipe dynamique pour le faire rebondir.

Il est à noter que l'Onicor paie beaucoup de taxes par rapport aux autres sociétés d'Etats tels que Comores-Télécom, Comores Hydrocarbures, et la MAMWE, et il est question de savoir pourquoi seul l'Onicor subit cette surimposition de la part de l'Etat et non pas les autres sociétés d'Etats ?

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LES ANNEXES

LISTE DES ANNEXES

1. Organigramme de l'Onicor (annexe1cf. page 22)

2. Tableaux des importations, exportations et balance commerciale (cf.page13)

3. Guide de l'entretien

4. Demande d'approvisionnement opération en riz de l'année 2004 (4.1 cf. lettre d'intention page 42)

5. Demande d'approvisionnement en riz de l'année 2007 (4.2 cf. lettre d'intention page 42)

6. Liste des commerçants attributaires (4.3 cf. page 55)

7. La structure de prix du riz (4.4 cf. page 59)

8. Appel d'offre (4.5 cf. page 44)

9. Arrêté ministériel sur la structure des prix du riz (4.6)

10. Appel d'offre international (4.7 cf. page 44)

11. Ouverture du crédoc (4.8 cf. page 47)

12. Bulletin de commande irrévocable (4.9 cf. page 44)

13. Autorisation d'entrée au port (4.10)

14. Attestation de réception (4.11 cf. page 49)

15. Les errata (annexe 5)

Annexe n°1 : organigramme actuel de l'Onicor (cf. page 22)

Conseil
d'admini
stration

Service comptable
chargé du personnel

Directeur régionale

Chauffeur

Secrétaire de direction

Secrétaire caissière

Agent d'entretien et
d'accueil

Directeur Général

Service financière

Assistant administratif

Service de recouvrement
et logistique

Agent de gestion

Directeur technique

Service
commerciale

Assistant du
directeur

Gardien

Source : Onicor Comores

Annexes 2 : les importations, exportations et balance commerciale Source :

 

· Organisation Mondiale du Commerce ;

· Banque Mondiale ;

· Comtrade.

 

Annexe 2.1. : Tableau des importations en% du PIB 1980-2011(cf. page 13)

Années

Import (% du PIB)

1980

51,94

1981

49,21

1982

53,84

1983

53,68

1984

55,54

1985

50,06

1986

41,49

1987

42,5

1988

41,77

1989

39,29

1990

37,15

1991

38,21

1992

41,85

1993

37,71

1994

47,25

1995

44,57

1996

41,38

1997

43,02

1998

37,26

1999

33,91

2000

32,54

2001

30,79

2002

30,76

 

2003

31,19

2004

32,98

2005

35,75

2006

38,61

2007
2008

41,33
48,28

2009

48,16

2010*

52,76

2011*

56,18

2012*

60

total

1379,47

moyenne

41,80

 

Annexe 2.2. : Tableau des exportations en% du PIB1980-2011(cf. page 15)

Années

%exports(PIB)

1980

8,7

1981

11,76

1982

15,69

1983

19,83

1984

9,02

1985

17

1986

16,44

1987

15,25

1988

17,98

1989

14,88

1990

14,25

1991

20,01

1992

18,04

1993

19,97

1994

20,07

1995

19,76

1996

18,32

1997

18,14

 

1998

11,35

1999

12,71

2000

16,74

2001

15,52

2002

15,73

2003

17,52

2004

15,11

2005

14,14

2006

14,2

2007

14,73

2008

13,91

2009

14,67

2010*

14,37

2011*

14,34

2012*

13,5

Total

513,65

Moyenne

15,57

 

Annexe 2.3. : Tableau3 de la balance commerciale en % du PIB 1980-2011(cf. page 16)

1980

-43,24

1981

-37,45

1982

-38,15

1983

-33,85

1984

-46,52

1985

-33,06

1986

-25,05

1987

-27,26

1988

-23,79

1989

-24,41

1990

-22,89

1991

-18,2

 

 

· Organisation Mondiale du Commerce ;

· Banque Mondiale ;

· Comtrade.

 
 

1992

-23,81

1993

-17,74

1994

-27,17

1995

-24,8

1996

-23,06

1997

-24,88

1998

-25,9

1999

-21,2

2000

-15,8

2001

-15,27

2002

-15,03

2003

-13,67

2004

-17,86

2005

-21,61

2006

-24,41

2007

-26,59

2008

-34,37

2009

-33,5

2010*

-38,39

2011*

-41,84

Total

-860,77

Moyenne

-29,6817241

Sources :

Annexe3 : Guide de l'entretien

I-présentation général de l'enquête

I.1.Champ de l'enquête et caractéristique de l'échantillon

L'enquête a été menée à travers un entretien présenté en une version tenant compte de l'appartenance du répondant à la population représenté par l'échantillon représentatif ( 80 questionnaires).

L'enquête a été réalisée à 80 répondants composant la population sus- mentionnée. L'enquête a été réalisé soit directement par téléphone, soit par internet utilisant comme moyen les réseaux sociaux tels que face book, msn, yahoo, ou Skype. Sur les quatre-vingt (80) répondants, quarante (40) constituent les clients attributaires et quarante (40) les membres du personnel. Sur les vingt (20) questions de l'entretien, on les a repartis comme suite :

· Quinze questions réservées uniquement pour le personnel et catégories cadres, soit la question Q1 à Q15 ;

· Douze questions réservées aux clients attributaires, soit la question Q1 ; Q7 ; Q11 à Q20.

Si l'on estimait à 100% le nombre de répondants dans l'interview, on constate que les clients attributaires représentent 50% alors que les membres du personnel représentent 50%. Sur les quatre-vingt (80) réponses attendues, aucune question n'est rejetée. Cela représente pour :

· Les quinze (15/20) questions représentent 50% sur les résultats attendus pour les membres du personnel et les catégories cadres ;

· Les douze (12/20) questions représentent un pourcentage de 50% sur les résultats attendus pour les clients attributaires.

Le nombre total de réponses, qui s'élève à 80/80 réponses envisagées, se détaille comme suit :

· 15 réponses reçues sur 15 questions posées au personnel et aux agents de catégorie
cadres, soit un taux de réponse satisfaisantes de 50% sur 0% non satisfaisantes;

· 12 réponses reçues sur 12 questions posées aux clients attributaires, soit un taux de réponse de 50% satisfaisantes sur 0% de réponses non satisfaisantes;

Le taux de réponse effective globale est de 100% contre 0% des réponses moins ou non satisfaisantes.

Tableau N° 4 : Caractéristiques de l'échantillon

Service
assigné

Date d'établissement

Libellé

Nature de l'opération

Qté demandé

Service Commerciale

Novembre 2004

Demande d'approvisionnement

Approvisionnement National (intention
d'achat)

//

Service Commerciale

Septembre 2007

Demande d'approvisionnement

Intention d'achat

//

Service Commerciale

//

Liste des

commerçant attributaires

Distribution

//

Service Commerciale

//

Structure de prix

Distribution

//

Service Commerciale

19 mai 2003

Demande d'approvisionnement

Appel d'offre

9000- 10000 tn

Service Commerciale

Le 09/08/2003

Arrêté ministériel

portant fixation du
prix du riz

Distribution

//

Service Commerciale

Le 14/04/2004

Appel d'offre

international

Approvisionnement du riz

//

Service Commerciale

Le 09/12/2004

Ouverture de crédit documentaire

Approvisionnement du riz

7850tn

Service Commerciale

Décembre 2006

Bulletin de

commande

Approvisionnement du riz

//

Autorité portuaire des
Comores

//

Autorisation d'entrée au port

Réalisation

d'opération de suivi

d'approvisionnement

//

Service Commerciale

Le 20 février

2007

Attestation de

réception

Réception du riz des fournisseurs

//

(Source : Onicor)

I.2.Présentation détaillé du contenu de l'entretien

L'enquête comporte 4 parties constituées en thèmes :

n Un premier thème adressant une question sur l'approvisionnement de l'Onicor en riz ordinaire;

n Un deuxième thème traitant le financement des importations ;

n Un troisième thème portant sur la distribution du riz dans le marché ;

n Un quatrième thème portant sur la commercialisation du riz au pays.

I.2.1.Premier thème de l'entretien : l'approvisionnement de l'Onicor en riz ordinaire Cette partie, proposée en cinq (05) questions, vise à classer selon l'ordre d'importance dans les critères suivants :

n La quantité moyenne importée par an

n La capacité que dispose l'Office pour assurer la réalisation d'une opération d'importation

n L'autosuffisance ou de l'assistance de ce dernier dans la réalisation des opérations d'import

n Les ruptures de stocks et es pénuries en rapport avec la gestion de la société

n L'obstacle lié à la présence d'autre concurrents dans l'approvisionnement du riz aux Comores

I.2.2.Deuxième thème de l'enqurte : le financement de l'Onicor dans les opérations d'importations du riz

Cette partie est constituée de (05) questions. Elle est destinée aux institutions financières qui accompagnent l'Onicor dans ses activités, au personnel et aux agents cadres d'entreprises notamment ceux du service financier.

Elle traite essentiellement :

n Les raison de l'assistance de l'Etat dans son financement ; et

n De l'autonomie financière de l'office.

I.2.3.Troisième thème de l'enqurte : la distribution du riz auprès des clients

Cette partie est composée de cinq (05) questions. Elle est destinée aux clients attributaires,
cadres d'entreprises et aux professionnels comptables. Elle traite des critères de mesure de la
perception de la qualité et de la quantité du produit dans les rapports avec les clients, leur

perception sur le monopole dans sa politique de distribution et se compose des trois sections suivantes :

n Une première section constituée de deux questions sur les prédispositions des
moyens logistiques capable d'assurer la distribution de ce produit dans le marché ;

n Une deuxième section constituée d'une question sur la quantité du riz distribué par rapport aux attentes de la clientèle ;

n Une troisième section composée de deux questions sur la politique de distribution et de suivi auprès de la clientèle.

I.2.4.Quatrième thème de l'enqurte : la commercialisation et la consommation du riz aux Comores

Cette partie est composée de 5 questions. Elle est destinée aux chefs ou cadres d'entreprises qui ne sont autres que les clients attributaires et aux consommateurs finaux. Elle traite des critères de mesure de la perception des facteurs d'importations, l'accessibilité en quantité et par rapport aux prix homologués à travers la population et ce, en s'intéressant essentiellement :

n Aux facteurs pouvant intervenir pour empêcher son accessibilité aux consommateurs finaux ;

n A l'évaluation du niveau de consommation avant le lancement d'une passation de commande pour sons cycle de réapprovisionnement ;

n A la satisfaction des consommateurs par rapport aux prix à la consommation I.3.Contenu de l'enquête

Le contenu détaillé du questionnaire dans l'enquete remis se présente comme suit :

n Le questionnaire remis au personnel composé des chefs et cadres d'entreprises faisant appel aux dispositifs d'approvisionnement et de distribution du riz, est composé de 15 questions, (soit Q1à Q15) ;

n Le questionnaire remis aux chefs d'entreprise qui sont les clients attributaires, (soit Q1 ; Q7 ; Q11 à Q20)

I.3.1.GENERALITE

Le contenu du questionnaire se constitue d'un ensemble des question dont leur entrée en matière commence par ces propos : « Bonjour, je suis étudiant en commerce international et je réalise mon mémoire sur le thème portant sur « la gestion d'opérations d'importation du riz aux Comores par l'Onicor », pour l'Ecole supérieur de commerce et Gestion Esup Dakar,

j'aurais besoin de votre témoignage anonyme si vous voudrez bien garder l'anonymat en tant qu'opérateur économique du pays (client attributaire, employé dudit structure) et je voudrais procéder avec votre accord à un échange de vues sur ce sujet ».

Vous pouvez répondre par oui ou par non tout en procurant si nécessaire des explications.

I.3.1.1.Thème 1 : l'approvisionnement

Question 1

La quantité importée en moyenne par an parvient-elle- à couvrir les besoins de la population ? Question 2

La société arrive-t-elle à assurer ses opérations d'approvisionnement d'amont en aval ? Question 3

Pour ce qui est de l'autosuffisance, est --elle autosuffisant ou nécessite assistance d'autre institution dans pour s'approvisionner ?

Question 4

La rupture de stock et les pénuries qu'elles occasionnent sont --elle dues à sa gestion d'approvisionnement ?

Question 5

L'existence d'autres concurrents dans le marché d'approvisionnement du riz aux Comores ne constitue-t-elle pas un obstacle menaçant la position de monopole de l'Onicor sur le marché ?

I.3.1.2.Thème 2 : financement d'opération d'importation

Question 6

Dans la réalisation de ses opérations d'importations, l'Onicor arrive-t-elle à assurer son autofinancement ou dépend-elle d'autre structure pour s'approvisionner en riz ?

Question 7

La BIG joue-t-elle un rôle prépondérant dans les opérations d'importations du riz ? Question 8

La BIC dans son intervention pour le financement des opérations d'importation, n'est-il pas une justification sur l'incapacité de l'Onicor à autofinancer ses activités ?

Question 9

En ce qui concerne les ruptures de stock sont t- elles liées à la gestion financières de l'Onicor ?

Question 10

L'Etat pour assister la société financièrement, assure effectivement -il ou délègue-t-il une institution financière ?

I.3.1.3.Thème 3 : la distribution

Question 11

La société dispose-t-elle d'un arsenal logistique nécessaire pour assurer la distribution du riz aux attributaires ?

Question 12

La quantité distribuée dans le marché répond-elle aux attentes de la clientèle ?

Question 13

La société s'engage-t-elle à un service de suivi d'après distribution à ses clients ?

Question 14

Étant le détenteur du monopole pour le marché du riz ordinaire, cela ne lui constitue-t-elle pas un obstacle dans la distribution de ce produit dans un marché aussi large que représente les Comores ?

Question 15

Pour sa politique de distribution, pensez-vous qu'elle s'adapte aux normes de distribution requises ?

I.3.1.4.Thème 4 : commercialisation et consommation

Question 16

Étant donné que le riz reste l'aliment de base de la presque totalité de la population, n'y a-t-il pas un facteur intervenant pour empécher l'accessibilité à tous les consommateurs ?

Question 17

Le prix à la consommation permet-il l'accessibilité du riz aux consommateurs locaux ? Question 18

Dans son processus de réapprovisionnement, parvient-elle à évaluer le niveau de la consommation avant le lancement d'un appel d'offre ?

Question 19

Son cycle de réapprovisionnement s'adapte-t-il aux attentes du marché et de la population ? Question 20

Peut-on dire que le prix à la consommation parvient-il à satisfaire les consommateurs leur procurant un pouvoir d'achat leur permettant l'acquisition en quantité de ce bien ?

II-Analyse et exploitation des résultats

Durant l'enquête nous avons pu recueillir des informations nous permettant dont les résultats sont présentés ainsi :

II.1.Analyse des réponses obtenues II.1.1.Synthèse générale des résultats de l'enqu~te

L'analyse des réponses à l'enquête portant sur la gestion d'opérations d'importations aux Comores permet de conclure que les résultats obtenus valident, en grande partie, les idées développées dans le présent mémoire.

D'abord, on constate que le classement obtenu pour les critères de mesure dans la synthèse générale des réponses obtenues à toutes les questions correspond au nombre de répondants enquêtés, sans qu'il n'y ait, toutefois, une similitude totale.

En effet, les résultats de la première et deuxième partie du questionnaire montrent pour la population sélectionnée, soit le personnel ou les professionnels notamment les agents de catégorie cadre, une large conviction de l'utilité de recourir à l'approvisionnement et le financement de ses opérations d'importations car cela contribue de façon forte à la réalisation des missions assignées à l'Onicor.

Ce raisonnement s'explique davantage à travers l'analyse des résultats de la troisième partie du questionnaire destinée à la fois aux chefs ou aux cadres d'entreprises (les clients attributaires), au personnel et aux professionnels quand il y a lieu une cargaison. Ces derniers confirment, à travers leurs réponses, que la gestion des opérations d'importations du riz ordinaire aux Comores effectuées dans le cadre de l'Onicor peut être évaluée à travers la forte conviction de l'utilité des documents livrés pour la gestion des opérations de déchargement, de dédouanement pour aboutir à la distribution aux clients attributaires, par la sensibilisation aux problèmes liés à ces derniers et les recommandations d'amélioration des conditions logistiques notamment du port, de la douane et par la réussite lors des opérations de distributions à faire parvenir ou livrer à temps les marchandises aux clients dont il est question.

Cette constatation se confirme surtout par les réponses obtenues dans la quatrième partie traitant des résultats sur la consommation et la commercialisation du riz dans le marché.

Enfin, la quatrième partie, destinée essentiellement aux chefs d'entreprise qui représentent entre autre la clientèle, vient consolider à la fois, les idées développées dans le présent mémoire et les résultats obtenus des parties précédentes. Ces résultats confirment, de façon directe ou indirecte, que la quantité peut couvrir les besoins de la population en ce qui est de la consommation du riz. En contribuant à générer de la valeur ajoutée pour l'Etat, la commercialisation du riz dans le marché national est, selon les points de vue de certains répondants notamment 10% des enquêtés, trop cher et ineffective par rapport au niveau de vie de la population faisant que beaucoup de ménages restent sans accès à ce produit.

Enfin, il ressort de l'enquête que la gestion des opérations d'importations se mesure par le degré de satisfaction des clients et des consommateurs. En effet, les résultats de l'enquête montrent que les 40% des répondants sur le 50% ainsi enquêtés affichent une satisfaction effective et considèrent que le degré de satisfaction des clients est un indice de performance de l'Onicor dans la gestion des opérations d'importations et qu'il est, par conséquent, un générateur de ressources au niveau de l'Etat dans les missions qu'il est assigné. Toutefois d'autres préconisent une nette amélioration sur les irrégularités liées à la gestion des opérations d'importation au sein de l'institution.

II.1.2.Présentation détaillé du contenu de l'entretien

L'enquête est composé de deux parties dont dans l'ensemble du contenu du questionnaire comporte 4 parties constituées en thèmes :

n Un premier thème adressant une question sur l'approvisionnement de l'Onicor en riz ordinaire;

n Un deuxième thème traitant le financement des importations ;

n Un troisième thème portant sur la distribution du riz dans le marché ;

n Un quatrième thème portant sur la commercialisation du riz au pays.

II-1.2.1.1. Premier thème de l'entretien : l'approvisionnement de l'Onicor en riz ordinaire

Cette partie, proposée en questions, qui visent à classer les critères de performances selon l'ordre de l'importance les cinq critères suivants :

n La quantité moyenne importée par an

n La capacité que dispose l'Office pour assurer la réalisation d'une opération d'importation

n L'autosuffisance ou de l'assistance de ce dernier dans la réalisation des opérations d'import

n Les ruptures de stocks et es pénuries en rapport avec la gestion de la société

n L'obstacle lié à la présence d'autre concurrents dans l'approvisionnement du riz aux Comores

II-1.2.1.2.Deuxième thème de l'enqurte : le financement de l'Onicor dans les opérations d'importations du riz

Cette partie est composée de 5 questions. Elle est destinée aux institutions financières qui accompagnent l'Onicor dans ses activités, au personnel et aux agents cadres d'entreprises notamment ceux du service financier.

Elle traite essentiellement :

n Les raison de l'assistance de l'Etat dans son financement ; et

n De l'autonomie financière de l'office.

II-1.2.1.3. Troisième thème de l'enqurte : la distribution du riz auprès des clients

Cette partie est composée de cinq (05) questions. Elle est destinée aux clients attributaires, cadres d'entreprises et aux professionnels comptables. Elle traite des critères de mesure à la fois de la performance de la gestion des opérations d'importation et de la perception ou la satisfaction des clients par rapport à la qualité et à la quantité du produit dans les rapports avec les clients, leur perception sur le monopole dans sa politique de distribution et se compose des trois sections suivantes :

n Une première section constituée de deux questions sur les prédispositions des
moyens logistiques capable d'assurer la distribution de ce produit dans le marché ;

n Une deuxième section constituée d'une question sur la quantité du riz distribué par rapport aux attentes de la clientèle ;

n Une troisième section composée de deux questions sur la politique de distribution et de suivi auprès de la clientèle.

II-1.2.2.1.Quatrième thème de l'enqurte : la commercialisation et la consommation du riz aux Comores

Cette partie est composée de 5 questions. Elle est destinée aux chefs ou cadres d'entreprises qui ne sont autres que les clients attributaires, aux professionnels comptables ou agents de catégorie cadres de l'office. Elle traite des critères de mesure de la perception des facteurs d'importations, l'accessibilité en quantité et par rapport aux prix homologués à travers la population et ce, en s'intéressant essentiellement :

· Aux facteurs pouvant intervenir pour empêcher son accessibilité aux consommateurs finaux ;

· A l'évaluation du niveau de consommation avant le lancement d'une passation de commande pour sons cycle de réapprovisionnement ;

· A la satisfaction des consommateurs par rapport aux prix à la consommation II-2. Les résultats détaillés de l'enqurte

Dans la mesure où nous avons des questions à choix unique, on exposera pour chaque partie une analyse récapitulant les statistiques des réponses des personnes interrogées et les résultats selon les critères choisis qui sont l'indice de performance dans la gestion des opérations d'importation du riz par l'Onicor et la satisfaction de la clientèle.

II.2.1. Les indicateurs de performance dans la gestion des opérations

d'import

L'examen des réponses montre que la majorité des répondants, qui confirment l'existence d'une relation entre le degré de satisfaction du client et sa fidélité auprès de la société, considèrent aussi que le niveau de satisfaction du client constitue un indice de performance de l'Onicor. Or, la performance d'une société de ce genre est fonction à la fois de la qualité de ses services comme de la quantité des produits qu'elle importe en amont et qu'elle délivre à cette clientèle en aval. Ceci confirme la validité de ce critère en tant qu'indicateur de mesure des performances des opérations d'importations. Ces critères sont étudiés d'une manière détaillée dans la première, deuxième et troisième partie du questionnaire de l'enquête.

II-2.1.1.Première partie : L'approvisionnement

Analyse

Il ressort des réponses obtenues que 15% des répondants sont conscients de l'importance de l'approvisionnement de ce produit aux Comores tout en montrant leur sensibilisation aux problèmes liés aux ruptures de stocks pouvant provoquer des pénuries en apportant des recommandations d'amélioration que peuvent contribuer à la réalisation des missions d'importation, alors que, pour 10% des personnes interrogées affirment que la satisfaction

des clients vient en premier rang pour l'évaluation de la quantité à approvisionner par mission ou par opération et qui constitue le critères de performance. Enfin, on constate que malgré les problèmes que rencontre l'Onicor dans le processus d'approvisionnement, telle que démontrée par le présent mémoire et confirmée par certains résultats du questionnaire, ce critère vient renforcer l'aspect de top management des opérations import-export. Toutefois, en procédant à une synthèse générale pour la totalité des résultats obtenus de l'enquête, on constate une légère divergence dans les résultats des questions relatives à l'ordre donné aux critères de mesure selon l'importance des approvisionnements.

II-2.1.2.Deuxième partie : financement d'opération d'importation

Analyse

L'analyse des réponses recueillies montre que la majorité des répondants considèrent que les principaux motifs qui incitent l'Onicor à recourir à l'assistance sur le financement de ses opérations sont :

· soit pour prévenir les risques d'impayée et d'avarie liée à la réalisation d'opération d'importations à l'international (12% des répondants) : le résultat de la prévention se traduit par le résultat des contrôles des risques liés aux opérations de commerce international.

· soit pour être rassurée quant à la quantité commandée soit assurée et payée à temps comme l'office n'a pas une autonomie financière (10% des répondants) capable d'assuré d'une manière satisfaisante une opération d'importation.

· soit pour jouer le rôle d'intermédiaire et correspondant de l'Onicor, ses clients attributaires et les partenaires extérieurs (les fournisseurs) dans le paiement de ces derniers vis-à-vis du processus normalisée dans les règles uniformes s'appliquant dans le domaine des échanges internationaux (3% des répondants).

II-2.1.3.Troisième partie : la distribution

Analyse

A partir des réponses obtenues, nous avons identifié les critères jugés les plus importants pour
la distribution du riz aux clients de l'Onicor. Deux critères se démarquent vraiment des autres
; il s'agit de la compétence qui a été retenue en tant que critère très important par 20% des

répondants pour l'acquisition de ce bien, alors que l'habilité à délivrer ce produit aux bénéficiaires vient au second rang avec 5% des répondants compte tenu des moyens logistique à la disposition de l'état pour réaliser ses taches logistiques. Les critères jugés les moins importants sont de proximité géographique.

On remarque que les répondants accordent une grande importance au critère de la compétence. En effet, la compétence est exigée pour fidéliser ses clients d'une manière permanente ou convaincre un client potentiel et ses partenaires.

II.2.2. La satisfaction client

Une partie de l'enquête se base sur la satisfaction des clients englobant d'une manière générale les attentes et leur satisfaction auprès du client incluant le respect des délais annoncés sur l'acquisition des commandes, la capacité à l'Onicor pour assurer la communication de ses activités envers ces derniers, la connaissances du secteur d'activité des clients, la réactivité aux demandes, et les recommandations d'amélioration. La satisfaction client regroupe dans la deuxième et la troisième partie du questionnaire sus-citée(la distribution du riz auprès des clients attributaires) sur la qualité de satisfaction des clients attributaires mais aussi les consommateurs vis-à-vis à l'acquisition du riz.

II-2.4. Quatrième partie : commercialisation et consommation

Analyse

En examinant les réponses obtenues, on remarque que 25% des répondants, dont 18% constitués de chefs ou de cadres d'entreprises (les clients attributaires) recherchent la satisfaction en matière de commercialisation dans le but de satisfaire les besoins quotidiens tels que les besoins culturels, religieux et sociaux. La satisfaction de cette attente est mesurée par la consommation accrue de ce produit au sein de la population entant que denrée de première nécessité pour les besoins routinier et les activités socio-culturels et religieux tenu au quotidien. L'accessibilité de ce produit par les consommateurs finaux doit dépendre des prix homologués par l'état (7% des répondants) et structurés à la consommation de manière à inciter les consommateurs à se procurer de ce produit et à l'acquérir avec aise pour que la consommation de ce dernier ne connaisse aucune irrégularité.

Annexe 4 : les documents préalables d'imports

Annexe 4.1. : Demande d'approvisionnement (cf. lettre d'intention d'achats)

Source : Onicor Comores

Annexe 4.2. : Demande d'approvisionnement (cf. lettre d'intentions d'achats)

Source : Onicor Comores

Source : Onicor Comores

Annexe 4.3. : Les commerçants attributaires

Source : Onicor Comores

Annexe 4.4. : La structure des prix

Annexe 4.5. : Appel d'offre

Source : Onicor Comores

Source : Onicor Comores

Annexe 4.6. : Arrêté ministériel sur la structure des prix du riz

Annexe 4.7. : $ SSII d$Jffre international

Source : Onicor Comores

Annexe 4.8. : Ouverture du Credoc

Source : Onicor Comores

Source : Onicor Comores

Annexe 4.9. : Le bulletin de commande irrévocable

Source : Onicor Comores

Annexe 4.10. : $ ,A1lisaAi1I MIAlbe a, S1lA

Annexe 4.11. : Attestation de réception

Source : Onicor Comores






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"Là où il n'y a pas d'espoir, nous devons l'inventer"   Albert Camus