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"Contribution des PME de l'informel au développement durable"

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par Guy Daniel LELEKUA MAMPUYA TAMBA
Institut supérieur pédagogique (ISP) de Mbanza-Ngungu en RDC - Licence 2012
  

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Si, au cours de deux dernières décennies, les recherches sur les comportements des entreprises à l'égard du développement durable ou leur responsabilité sociale se sont multipliées, elles ont toutefois été principalement menées auprès des grandes entreprises (Thompson et Smith, 1991). Or, les PME, même si elles ne représentent pas une entité homogène, sont dans une réalité commune différente de celles de leurs homologues plus importants (Jenkins, 2004). Les entrepreneurs font généralement preuve de conscience sociale, en partie du fait de leur ancrage dans leur environnement immédiat, ce qui promeut un comportement responsable (Spence, 2004 ; Longo, Mura et Bonoli, 2005), et en partie de par les valeurs personnelles du dirigeant (Jenkins, 2009 ; Paradas, 2007 ; Spence, Ben Boubaker Gherib et Ondoua Biwolé, 2007).

Ainsi, les PME ont un impact direct considérable sur leur communauté, ce qui n'est pas toujours reconnu en termes de « responsabilité » en tant que telle. Il est aussi reconnu qu'un grand nombre de PME est engagées dans le développement durable sans le savoir (Longo, et al., 2005). En effet, en dépit d'un ancrage territorial fort, leurs actions envers la communauté locale ne sont pas toujours systématique ni comprises dans leur processus stratégique, et ont peu de visibilité à l'extérieur de l'entreprise. En conséquence, l'engagement des PME dans le développement durable est difficile à apprécier et à identifier pour leur permettre d'accroître leur compétitivité (Perrini, Pogutz et Tencati, 2006). Cela est d'autant plus vrai pour les PME des pays en développement, où l'engagement social de l'entreprise fait partie de la culture, mais n'est pas nécessairement intégré dans les activités principales (Jamali, Zanhour et Keshishian, 2009b).

Des études récentes montrent cependant qu'une vision moderne de la responsabilité sociale des PME (c'est-à-dire considérer la responsabilité de la firme comme allant au-delà de l'aspect économique uniquement) commence à se propager dans des pays en développement comme le Liban, la Syrie, la Jordanie et le Bangladesh (Jamali, Sidani et El-Asmar, 2009a). Cela est souvent perçu comme un discours réactif « pour diriger l'attention sur des valeurs et des notions qui sont intégrées à leur pratique depuis longtemps » (Jamali, et al., 2009b : 365).

En conséquence, devant les pressions sociétales actuelles, des exigences environnementales et sociales plus formelles peuvent être attendues de la part des PME. Néanmoins, même si une volonté de changement exige un fossé entre les aspirations et les comportements des entrepreneurs (Tilley, 1999). La mise en place d'une vision durable comporte en effet de nombreux obstacles : connaissances limitées du concept, barrières économiques et humaines, marché incertain, infrastructures institutionnelles inadéquates, manque de soutien (Biondi, Iraldi et Meredith, 2002 ; Canadian Business for Social Responsability [CSBR], 2002 ; Departement of Trade and Industry, 2002). Pour contrer ces obstacles, Biondi, Iraldi et Meredith (2002) suggèrent un encastrement dans des réseaux dans un esprit de coopération de façon à favoriser les échanges d'informations, la synergie et la réduction de coûts. Dans les pays en développement, outre l'aspect culturel des réseaux, ces derniers procurent une couverture sociale qui se substitue à la faiblesse des institutions publiques (Amaeshi, et al., 2006 ; Jamali et Mirshak, 2007).

Certaines PME, souvent dirigées par un entrepreneur visionnaire, considèrent ces barrières comme se situant davantage sur le plan perceptuel que réel (Longo, et al., 2005). Des tels individus ont le potentiel de considérer les défis du développement durable comme des occasions d'affaires et de créer des entreprises innovantes (Larson, 2000). C'est en effet parmi les entreprises innovantes que se trouvent les entreprises les plus engagées dans le développement durable (Commission Européenne, 2002).

Pour Jenkins (2009), la mise en place d'une stratégie responsable menant au développement d'un avantage concurrentiel pour une PME nécessite, en plus d'une orientation innovante, un agent de changement qui va piloter le projet, des réseaux internes et externes pour le porter et le dynamiser, et une certaine adaptabilité pour prendre avantage de nouveaux créneaux incorporant des valeurs sociales et environnementales. De là, l'importance du milieu pour assurer la prospérité des PME et leur permettre d'intégrer les principes de développement durable.

Dans le chapitre suivant, nous aborderons les points sur les PME de la cité de Mbanza-Ngungu.

 

 

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