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L'application de l'économie de l'offre pour la relance économique de la République démocratique du Congo. Approche théorique

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par Raphaël KAUNDA MWANZA
Université de Lubumbashi RDC - Diplôme d'études approfondies en sciences économiques et de gestion 2012
  

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I. APPROCHE THEORIQUE ET CONCEPTUELLE

1.1. Notions sur l'Economie de l'offre

1.1.1. Notion sur l'offre

L'offre d'un bien ou d'un service est la quantité de ce bien ou service que les agents économiques seraient, à un moment donné disposés à vendre pour un prix. La relation existant entre le prix2(*) du marché et les quantités que les producteurs désire fournir, est établie par la courbe d'offre.

Pour BARRE R. ; l'offre d'un facteur dépend du coût supporté par l'agent économique qui offre ce facteur3(*) . Par ailleurs, l'offre totale obéit à la loi générale de l'offre: les quantités offertes sur un marché, sont toutes choses restant égales par ailleurs fonction croissante du prix du bien considéré.

En micro-économie aussi bien qu'en macro-économie, l'offre d'un bien est comprise comme la production de ce bien.

1.1.2. L'Economie de l'offre.

Cette expression, bien connue aujourd'hui, n'est pas née avec l'administration Reagan. Bien avant 1980, des économistes d'entreprise ou de l'Université avaient montré l'insuffisance de la gestion de l'économie par la "demande" et suggéré que l'on .s'intéresse davantage aux moyens d'accroître l'offre plutôt qu'à ceux qui permettent de réduire la demande.

L'Economie de l'offre est l'oeuvre de l'école conduite par Arthur Latter, Norman Ture et Pal Graig Roberts soutenait que les effets désincitatifs des taux d'impositions marginaux élevés étaient à la base d'un grand nombre des maux de la société : épargne insuffisante, récession, productivité stagnante et inflation élevée4(*)

Ces maux n'ont pas échappé à la République Démocratique du Congo qui a traversé des moments impossibles où toute l'économie était paralysée; c'est ainsi que durant la période antérieure à notre étude, il s'est dégagé une chute de production dans tous les secteurs. L'école de l'offre préconise comme remède de bénéficier de faibles taux d'imposition marginaux pour obtenir de bonnes performances économiques. La chute de la production dans les différents secteurs se dégage par le fait qu'à mesure que les taux d'imposition s'accroissent à partir de zéro, les recettes totales augmentent, puis à partir d'un certain point, les gens commencent à travailler moins car l'impôt plus élevé décourage; c'est qui entraîne une diminution de la production, des recettes et de l'épargne. Les gens vont préférer transférer leurs activités dans une économie informelle ou non identifiée par le pouvoir public. Cette situation est provoquée par le fait que lorsque le taux d'imposition continue à augmenter et dépasse le niveau considéré comme maximum, le gain tiré dans cette activité devient faible car la grande partie est versée à l'Etat.

L'Ecole de l'offre préconise une situation intermédiaire qui est bénéfique pour toutes les deux parties; c'est à dire l'Etat d'une part et le ménage et/ou l'agent entreprise d'autre part; et la solution proposée est que le taux d'imposition soit faible, ce qui inciterait beaucoup de ménages à investir et ferait gagner à l'Etat des recettes plus importantes en fonction de nombre des ménages et/ou d'entreprises qui paieront l'impôt. D'autre part, les ménages et/ou les entreprises gagneront de gains favorables qui les motiveront toujours à travailler plus.

1.1.2.1. Analyse des recettes par LAFFER.

Pour mieux appréhender le niveau des recettes tel que présenté par l'école de l'offre, nous présentons la courbe dite de Latter qui nous donne le rapport qui se dégage entre les recettes fiscales totales et le taux d'imposition.

25 50 75

Graphique n° 1

Recettes fiscales totales

Taux d'imposition

Source : SAMUELSON P.A. ; Microéconomie éd des organisations Paris 1995, p.483

Cette courbe appelée courbe de Laffer présente la relation entre les recettes fiscales et les taux d'imposition. Sur la courbe nous avons un impôt de 50% qui donne des recettes maximales, et si on réduit le taux d'imposition du point A au point B, les recettes augmentent bien que les taux d'imposition baissent de 75% à 25%. Cette situation s'explique par le fait que les gens retournent dans l'activité et paient valablement leur impôt et par le fait également que le taux d'imposition devient faible, la fraude et l'évasion fiscale diminuent.

De part l'observation de ce graphique, il nous montre également que les recettes fiscales augmentent au fur et à mesure que le taux d'imposition augmente, jusqu'à 50% les recettes fiscales atteignent le point maximum et commencent à décroître lorsque le taux d'imposition ne fait qu'augmenter. Les recettes deviennent nulles lorsque le taux atteint 100% car personne ne peut accepter de travailler pour verser tout son revenu à l'Etat. D'où par conséquent l'effet de désincitation l'emporte sur l'effet revenu.

C'est pourquoi les recettes fiscales de l'Etat commencent effectivement à décliner bien que les taux d'imposition soient augmentés. Il faudra noter que le niveau d'incitation ne doit pas être plus élevé car il ne fera pas accroître les recettes, c'est pourquoi la plupart d'Economistes ont été sceptiques quant à l'importance quantitative des désincitations provoquées par les taux d'imposition élevés.

Notons qu'il est rare qu'un faisceau d'idées s'impose aussi fortement aux décideurs politiques et transforme aussi fondamentalement leurs directives que l'a fait ce qu'on appelle "l'économie de l'offre", au cours des dernières années5(*) Il faut admettre que les concepts qui forment la théorie de l'offre et qui la distinguent d'une approche plus conventionnelle de la politique économique ne sont pas bien compris de tous, ou même de la plupart de ses protagonistes, mais son impact concret est de jour en jour mieux reçu.

Aux yeux du grand public, l'économie de l'offre doit, semble t-il se traduire par un souci plus grand, de la part des pouvoirs publics, de favoriser l'offre de services productifs fournis par le secteur privé; donc de favoriser la production, au lieu de se concentrer sur la demande globale.

L'aspect essentiel de cette politique consiste en ce qu'elle n'admet pas que la baisse du niveau ou du rythme de la hausse de la demande globale nominale conduise fatalement à une baisse de l'emploi et de la production. Cette politique en fait, prétend qu'un freinage de la demande nominale aide à la croissance de l'emploi, de la production et du revenu réel.

On estime cependant que la principale force qui conduit à l'accélération de la croissance de grandeurs économiques réelles résulte d'un abaissement des barrières qu'avait érigées le système fiscal en vigueur.

* 2 Loriaux J.P. Economie Politique Contemporaine, éd. Economica, Paris 1980 ; p. 323

* 3 BARRER R. ; Economie Politique, TII. PUF. Paris 1964 p.61.

* 4 SAMUELLSON P.A., Macroéconomie éd. Des organisations Paris, p. 782

* 5 DAVID G., & RABOY ED. ; L'Economie de l'offre ; éd. Tendances actuelles ; Paris 1984, p 10.

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