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Taille des ménages et constitution de l'épargne dans la commune de Karisimbi période en étude : 2010-2012

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par Wassy TSHIKAMA MUSORONGI
Univesité de Goma - Graduat 2012
  

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Année académique 2012-2013

UNIVERSITE DE GOMA

«UNIGOM»

B.P : 204 Goma

FACULTE DES SCIENCES ECONOMIQUES ET DE GESTION

Taille des ménages et constitution de

l'épargne dans la commune de Karisimbi

Période en étude : 2010-2012

Par TSHIKAMA MUSORONGI Wassy Travail présenté en vu de l'obtention du diplôme de graduat en science économiques et de gestion.

Encadreur: Ass. Pascal MULINDWA

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Dédicace

A Dieu,

A nos parents,

A nos frères, soeurs, ami(e)s et camarades.

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« ... A long terme, on observe dans tous les pays qui connaissent la croissance économique une cassure de leur rythme de croissance démographique»

H. Le Bras.

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Remerciements

En premier, nos plus sincères remerciements s'adressent à Dieu pour tout ce qu'il est pour nous.

Nous adressons aussi nos remerciements à l'assistant pascal MULINDWA sans qui ce travail serait étouffé de lacunes. Qu'il trouve ici l'expression de notre profonde gratitude.

Nous remercions également nos parents JP Kamavu we_mbenu et Ernestine Taghoya pour qui ce travail est une dédicace vu les grands efforts fournis pour faire de nous ce que nous sommes aujourd'hui ; Kambale Vyogho, Nathan Bakalania, Héritier M'bekemoja pour leur soutien aussi bien moral que spirituel et qui n'ont cessé de nous encourager à aller toujours de l'avant en dépit de nombreuses difficultés éprouvées par moment.

Nos sentiments de reconnaissance s'adressent enfin à tous les Kazi(s), Da Justine, Da Grace, Da Muyisa, Da Baraka, Dj Fiston, Fr Israël, Da vérité, Fr Soleil, Cher Yves, Sr Wassy, Sr Edith, ... pour la meilleure fraternité et l'amitié qu'ils nous offrent.

Wassy MUSORONGI

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Sigles et abréviations

AV. : Avenue

CEC : Centre Extra Coutumier

CPR : Centre de Recherche Pédagogique

Càd : c'est à dire

EAD : Entité Administrative Décentralisée

ECT : Et cetera

ED. : Edition

ER.E : Espace de Recherche pour Economistes

N-K : Nord-Kivu

OVG : Observatoire Volcanologique de Goma

RDC : République Démocratique du Congo

SPSS : Statistical Package for Social Sciences

USD : United States Dollars

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0. INTRODUCTION

Le débat sur un épuisement possible des ressources naturelles est aussi ancien que la science économique elle-même. En effet, en 1798 parut un pamphlet : « essai sur le principe de la population1 ». Sous une plume anonyme, Malthus y développait les principaux arguments du Malthusianisme reposant sur deux hypothèses ; l'une vraie et l'autre fausse2 :

1ère hypothèse : la population mondiale augmenterait plus rapidement que les ressources naturelles ; ce qui est vrai puisqu'en moyenne le taux d'accroissement de la population mondiale est si élevé au point qu'elle se dénombre actuellement à plus de 7 milliards d'habitants. Toute naissance serait donc une bouche de trop eu égard à ce point de vue. En RDC, durant quarante ans, la croissance démographique moyenne fut d'environ 3,5% tandis que l'économie a connu des reculs atteignant -14% en 1993. L'augmentation de la population est donc de loin supérieure à l'augmentation des ressources3.

2ème hypothèse : celle de l'épuisement probable des ressources naturelles à long terme4. Il est à noter que pour des ressources naturelles qui ne sont pas renouvelables ; toute augmentation de la consommation implique nécessairement une diminution des ressources disponibles. Mais rien n'est toutefois venu confirmer l'hypothèse selon laquelle les ressources non renouvelables commercialisées comme les métaux, les minerais et l'énergie se font de plus en plus rares au sens économiques du terme. Le niveau de vie actuel est de façon globale élevé par rapport au temps de Malthus et cela se remarque assez facilement au sein de la société actuelle.

D'autre part, dans le même ordre d'idée, les partisans de la croissance démographique avançaient l'argument qu'un homme c'était «une bouche, mais deux bras ». Façon résumée et imagée de dire que si chaque homme a besoin d'être nourri,

1 Malthus prévoyait que la race humaine croitrait selon la progression géométrique tandis que les moyens de subsistance croitraient selon la progression arithmétique. Au bout de deux siècles, disait-il, population et moyens de subsistances seraient dans le rapport de 256 à 9 ; au bout de trois siècles 4 096 à 13 ; après deux mille ans, la différence serait immense et incalculable... Des milliards d'hommes seraient ainsi condamnés à mourir de faim.

2 Gregory N. Mankiw - Mark P. Taylor (2010), Principes de l'économie, Bruxelles, Nouveaux horizons, Deboeck

3 Délours (2003), Economie du développement, Kinshasa, CRP.

4 Ch. Branthomme, JP Messer Schinit et Rozé (1997), sciences économiques et sociales, Paris, Hachette, p20

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habillé, logé ; il contribue à la production plus qu'il ne consomme. Le surplus peut bien servir à l'épargne, et donc à l'investissement. L'augmentation de la population favorise donc l'accumulation du capital et en définitive le développement.

Ainsi, les disparités économico-démographiques entre pays sont énormes et même énervantes : d'un coté, des vastes étendues de terres riches pour nourrir une poignée de bouches seulement et d'un autre des millions pour quelques km2 seulement. « Malthus l'avait déjà prédit », nous dirons-nous. Il y a donc lieu de se tirer l'idée que les décisions5 d'investissement des gouvernements visant la croissance économique des pays sont non seulement fonction de leur revenu national mais aussi et surtout du poids démographique qui pèse sur eux (bouches à nourrir -l'avons-nous dit).

A l'échelle mondiale, il va de soi qu'un pays (une nation) par rapport à d'autres est considéré(e) à juste titre comme un ménage. D'où, en réduisant la réflexion au simple niveau des ménages, vérifier l'influence de la taille sur la constitution de l'épargne des ménages de la commune de Karisimbi au cours de la période allant de l'an 2010 à 2012 ; est un travail à plein sens si l'on sait qu'à la base de toute croissance économique figure en premier l'épargne des agents économiques -épargne socle de toute croissance économique puisque susceptible d'être investie.

Ces deux raisonnements diamétralement opposés ont considérablement inspiré le sujet de notre travail en plus du fait que, nous l'avons dit, le problème démographique de certains pays frères et amis produit des externalités négatives à d'autres, le nôtre par exemple. Ainsi, nos préoccupations se résument autour de deux questions que voici :

1°) Les ménages de la commune de Karisimbi constituent-ils des épargnes ? Pourquoi ?

2°) Existe-t-il une corrélation entre la taille des ménages et la constitution de l'épargne dans la commune de Karisimbi ? Càd la taille a-t-el un effet sur la constitution des épargnes des ménages de la commune de Karisimbi

Nous pensons à priori que les ménages de la commune de Karisimbi constitueraient l'épargne pour la réalisation de leurs projets d'investissement.

5 Il peut s'agir des décisions de consommation, d'épargne ou d'affectation des épargnes.

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Nous pensons en second lieu que la capacité d'épargne d'un ménage serait inversement proportionnelle à sa taille pour raison de dépenses de consommation (alimentaires, notamment) à consentir.

Ce sujet nous a particulièrement intéressé par son caractère un peu plus démographique, du fait qu'en achevant ce travail, la communauté intellectuelle -les économistes en particulier- trouvera sur quoi se pencher pour établir des prévisions économiques particulièrement à la commune de Karisimbi dont il est question dans la présente étude. En plus, la population pourra s'y ressourcer pour comprendre davantage les particularités caractérielles de la commune de Karisimbi.

L'approche de la méthode déductive nous a semblé adaptée pour ce type de sujet, en vue d'aboutir aux résultats. A celle-ci, nous avons joint les techniques documentaires et par questionnaire, soutenues parfois d'interviews libres.

Ce travail s'articule sur trois grandes parties : la première (premier chapitre) traite des concepts clés de notre étude ; la deuxième donne la monographie notre milieu d'étude constituée notamment d'un bref historique, de l'organisation administrative, des statistiques démographiques et enfin d'un survol sur les activités économiques pratiquées dans cette commune. La troisième vient présenter la méthodologie de l'étude, la manière dont les données ont été recueillies sur le terrain, le traitement des données, les analyses et commentaires des résultats, mais aussi d'un petit point sur la vérification des hypothèses.

Nous n'avons nullement la prétention d'avoir réalisé un travail complet suite à des difficultés éprouvées par moment. Seulement, nous restons confiant que nous avons mis à la disposition des chercheurs et de la société toute entière des éléments bruts qu'ils tenteront de développer, enrichir et même corriger si le besoin s'impose. Après quoi, nous penserons avoir donné le meilleur de nous même quant à ce.

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CHAPITRE PREMIER : CONCEPTS CLES DE

L?ETUDE

Section 1ère : REVENU

§1. Concepts de revenu

Les revenus ont des origines différentes selon qu'ils proviennent de l'activité ou du patrimoine6.

On appelle revenu d'activité, celui qui revient à un individu après que ce dernier ait fait usage de ses facultés physiques, intellectuelles ou morales. Il s'agit de salaires...

Le revenu du patrimoine, par contre, désigne celui que l'on gagne de l'usage quelconque de ses biens matériels et immatériels : terrains, droits, véhicules, bâtiment, etc. Il s'agit des rentes, profits, intérêts, loyer et dividendes. Entre les deux types de revenus existent d'importants écarts : en général, les revenus d'activités sont relativement bas par rapport aux revenus de la propriété. La raison majeure de cette situation se remarque par le faible pouvoir de négociation des salariés auquel des taux de chômage élevés aboutissent à une dégradation du salaire réel.

Dans une première acception, on peut indiquer que les richesses produites par une entreprise sont réparties entre les facteurs de production qui ont servis à les produire, les facteurs travail et capital. La rémunération du travail constitue le principal revenu des ménages. En second lieu, les ménages participent à la production par la mise à la disposition de leur patrimoine à l'entreprise.

Les revenus mixtes sont ceux provenant d'entreprises individuelles ; ils concernent les activités artisanales, commerciales, agricoles ou libérales. On les appelle ainsi car ils rémunèrent à la fois une activité, le travail des entrepreneurs individuels et un capital dont la propriété est indispensable à l'exercice de l'activité économique.

Ainsi, le revenu primaire des ménages inclut l'ensemble de tous ces revenus précités. Ils rémunèrent une contribution à l'activité économique, soit directe (revenus d'activités, salarié ou non), soit indirecte (revenus de placements mobiliers et immobiliers).

Schématiquement, ils se présentent comme suit :

6 Jean LONGATE et Pascal VANHOVE (2001), L'économie générale, Paris, DUNOD, p93-95

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Salaires

 

Revenu d'activités

 

Revenus mixtes

Revenus primaires des ménages

 
 
 
 
 
 
 

Intérêts et dividendes

 
 
 

Revenus de la propriété

 

Loyers et revenus des terrains

Plus values

 

Nous l'avons dit, le revenu provient généralement de l'exploitation des facteurs économiques de la production, à savoir : la nature, le travail et capital ; auxquels on ajoute actuellement l'entreprise, organisation dans laquelle sont combinés les trois premiers facteurs.

§2. Composantes du revenu du patrimoine7

1. La rente

La rente est le revenu périodique dérivant (provenant) de la mise à la disposition de la production d'un facteur de production de l'offre est inélastique.

La rente appliquée à un terrain s'appelle le `'fermage» et celle appliquée à un bâtiment s'appelle le `'loyer''.

Il existe plusieurs sortes de rentes :

- La rente foncière : elle est la plus courante et provient de fonds càd des terrains.

- La rente de situation : elle est celle dont bénéficie un terrain ou un immeuble situé dans un endroit qui jouit d'une grande expansion.

2. Le salaire

Le salaire est la rémunération d'un travail dépendant. Le mot salaire est pris dans un sens large. Il désigne aussi bien la rémunération de l'ouvrier (appelé salaire au

7 VAN Lierde (1983), Economie politique 5ème année Commerciale, Kinshasa, CRP, p56-65

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sens scripte) que celle de l'employé (appelé appointement) que celle du fonctionnaire (appelé traitement).

? Différentes théories du salaire8

a) Théorie classique

A l'origine, on considérait le travail comme une simple marchandise dont le prix càd le salaire était déterminé uniquement par la loi de l'offre et de la demande. C'est le point de vue purement économique de la question.

Mais les travailleurs étant des hommes, il n'est pas normal de les envisager comme une marchandise. Pour que le salaire n'atteigne pas un niveau trop bas, les autorités publiques ont été amenées à fixer très rapidement un salaire minimum. Dès lors, la loi de l'offre et de la demande ne joue plus son rôle.

b) Théorie du salaire vital ou la loi d?airain.

Selon certains économistes comme Lassalle (1825 - 1864) et Ricardo (1777 - 1823), le salaire étant fonction de l'offre et de la demande il devrait normalement se fixer au niveau du salaire vital càd du salaire indispensable pour vivre et rien de plus.

En effet, disent ces auteurs, si le salaire descend sous ce minimum, le nombre d'ouvrier diminuera à cause des maladies, des décès et des émigrations. Ce qui aura pour effet d'augmenter le salaire.

Et si le salaire monte au dessus de ce minimum, les ouvriers mis dans des conditions matérielles plus aisées vont donner naissance à plus d'enfants, ce qui aura pour effet d'augmenter l'offre de mains d'oeuvre et de ce fait diminuer le salaire. Par conséquent, le seul salaire d'équilibre, celui auquel on reviendra toujours est le salaire vital. Lassalle a appelé cette loi `'la loi d'airain» (métal très dur) pour marquer son caractère impitoyable. Dans ces conditions en effet, les ouvriers seront réduits à la misère de façon permanente. Cette loi d'airain avérée erroné car ;

- Il est faux de croire que l'augmentation des salaires entraine

l'augmentation des naissances. L'augmentation des salaires a précisément l'effet contraire.

- Actuellement, les ouvriers gagnent beaucoup plus que le salaire

vital et la loi d'airain ne s'applique pour autant.

8 VAN Lierde C (1983), opcit, p57

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c) Théorie de la productivité du travail

D'après cette théorie, le salaire est déterminé par la productivité du travailleur. Donc, plus le travailleur produit, plus il gagne. Cette théorie est assez encourageante. Toutes fois, elle ne s'applique pas automatiquement car sans action d'ordre syndicale, on constate que c'est le plus souvent l'employeur qui s'attribut la majorité du bénéfice provenant de la productivité des travailleurs.

d) Théorie de hauts salaires

Cette préconise une augmentation de salaires en vue de créer des nouveaux débouchés pour l'écoulement des produits. Cette augmentation de salaire n'est cependant utile que si elle s'accompagne d'une augmentation parallèle de la production. A défaut, ou bien elle ne provoque qu'une augmentation de prix et dans ce cas les travailleurs n'y ont pas intérêt ou bien elle se fait sans augmentation des prix mais alors au détriment des bénéficiaires du profit, de la rente et de l'intérêt.

3. L?intérêt

L'intérêt est le prix payé par l'emprunteur au prêteur d'un capital. Il est le prix du capital. Et comme tous les prix, il se situe au niveau de l'offre et de la demande des capitaux. L'intérêt se calcule en général en taux càd à un certain pourcentage du capital prêté.

Jusqu'au moyen âge, on n'admettait que le prêt sans intérêt. On considérait l'argent comme improductif et de ce fait on trouvait juste et normale rembourse exactement le montant emprunté et rien de plus.

On appelle usure, le délit (l'infraction) consistant à prêter de l'argent à un taux excessif.

4. Le profit

Le profit brut d'une entreprise est égale au total des recettes moins le total des dépenses càd prix de vente moins prix de revient. Ce profit brut est égal au profit minimum plus le profit pur. Le profit minimum est celui qui couvre la rémunération du travail de l'entrepreneur en tant qu'entrepreneur càd en tant que celui qui prend l'initiative de la production de son entreprise, qu'il organise et la gère.

Le profit est le revenu qui récompense les qualités d'initiatives d'organisation et d'administration de l'entrepreneur. En réalité, le profit est ce qui rémunère les idées de l'entrepreneur, idées d'invention, d'innovation qui lui permettent :

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- Soit de différencier ses produits de ceux des concurrents pour augmenter les recettes,

- Soit d'améliorer la technique pour diminuer le prix de revient. Les entrepreneurs qui ont des idées neuves et originales sont rares et c'est précisément cette rareté qui est récompensée par le profit. Le profit encourage l'esprit d'invention, d'initiative.

Le profit est cependant un revenu temporaire car un entrepreneur innovateur est rapidement imité par ses concurrents. La loi prévoit la protection des inventions par l'octroie des brevets.

Il est vrai qu'on pouvait confondre rente et profit car en effet chacun de d'eux provient d'une position monopolistique dérivant d'un facteur rare. En réalité, il y a des différences ;

- Dans la rente, le facteur rare est la nature, un bien matériel ; dans le profit par contre, le facteur rare est l'idée, l'esprit d'initiative.

- Le profit est temporaire (sauf en cas de brevet), tandis que la rente est durable du fait de l'inélasticité de l'offre du facteur qui lui donne naissance.

- La rente provient d'un facteur naturel ou des circonstances souvent indépendantes du propriétaire alors que le profit est vraiment crée par l'initiative de l'entrepreneur.

Section 2ème : LA CONSOMMATION

La consommation9 peut être définie, en des termes simples, comme l'opération économique consistant à acquérir des biens destinés à être détruits immédiatement ou progressivement à travers leur utilisation.

La théorie du consommateur est la modélisation économique du comportement d'un agent économique en tant que consommateur de biens et de services.

L'étude du comportement du consommateur se fait en deux étapes.

9 Jean LONGATE et Pascal VANHOVE (2001), ibid., p115

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- Il faut tout d'abord décrire les préférences des individus, c'est-à-dire comment ils préfèrent tel bien plutôt que tel autre.

- Ensuite, le consommateur, ayant des ressources limitées, va rechercher la maximisation de l'utilité sous contrainte budgétaire.

La combinaison des préférences et des contraintes de budget détermine les choix de consommation, et plus précisément quelle combinaison de biens les agents économiques choisiront afin de maximiser leur utilité.

La théorie néoclassique dépeint le consommateur selon les traits d'un homo-oeconomicus caractérisé, notamment, par sa rationalité.

On parlera ainsi de consommation finale pour désigner les acquisitions visant à satisfaire directement les besoins d'un ménage. La consommation finale est à distinguer de la consommation intermédiaire des entreprises qui, elle, concerne les biens acquis et voués à disparaître dans le processus de production. La consommation finale peut bien évidemment prendre différentes formes selon la nature des biens et des services achetés.

La consommation est dite immédiate lorsqu'elle satisfait directement les besoins humains. De là, une série de constatations ont été formulé par Engel, théorie couramment connue sous le vocable de la loi d?Engel qui stipule que :

- le pourcentage du revenu consacré à la nourriture diminue au fur et à mesure que le revenu croît ;

- la part du revenu consacré à l'habillement et à l'habitation est proportionnellement la même quel que soit le niveau de revenu ;

- le pourcentage consacré aux `'dépenses diverses» est d'autant plus haut que les revenus sont plus élevés.

Ce qu'on va tenter de vérifier dans le cas de la commune de Karisimbi, c'est bien le comportement de l'épargne face à l'accroissance de la taille des ménages. Et nous l'avons dit, toute consommation de revenu de ménages vise nécessairement la satisfaction des besoins humains. Voyons comment est établit l'ordre des besoins humains, selon MASLOW10, hiérarchisés dans la pyramide ci-après :

10 Abraham MASLOW, cité par S. KISANGANI Endanda, L'ABC du management (2007), Goma, Ed. Perspectives africaines, p....

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a) Les besoins physiologiques (manger, boire, dormir, libération sexuelle ...)

b) Les besoins de sécurité (protection contre les forces physiques et psychologiques...)

c) Les besoins sociaux (être accepté par les autres...)

d) Les besoins d'estime de soi (besoin di moi, besoin d'être reconnu et respecté, d'être accepté et apprécié...)

e) Les besoins d'autoréalisation (accomplissement personnel, créativité, ...)

Plus synthétiquement, les dépenses de consommation du revenu des ménages peuvent porter sur l'alimentation, les dépenses d'habillement, les frais liés au logement, eau et électricité ainsi que les dépenses de transport. Si l'on considère que l'épargne est une autre façon de consommer son revenu (ce que ne partagent pas nombreux économistes), elle devra figurer sur la liste.

Section 3ème : EPARGNE

§1. Définition de l?épargne

L'épargne et la consommation est au coeur d'interminables débats économiques. De la manière la plus simple, l'épargne est la part de revenu qui n'a pas été consommé mais ayant été affecté à d'autres utilisations ultérieures, parfois productive. C'est donc le solde ou la différence entre le revenu et la consommation.

Epargne = Revenu - Consommation

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Böhm-Bawerk considère que l'épargne peut être comprise comme la renonciation à une consommation immédiate.

On en distingue deux : l'épargne financière (placée ou thésaurisée) et celle non financière (servant à l'acquisition de biens immobiliers ou correspondants aux investissements des entreprises individuelles).

§2. Affectation de l'épargne11

L'épargne peut être sujette à quatre différentes utilisations entre autre : ? La thésaurisation

On en parle lorsque les agents économiques décident de garder l'argent sans l'idée de le rendre productif. C'est une épargne financière où la monnaie est conservée sous forme de liquidité (monnaie fiduciaire essentiellement). Pour diverses raisons, ce type d'épargne est déconseillé par les économistes ;

? Risque de fuite du circuit économique des liquidités monétaires,

? C'est une épargne butée à des risques de détérioration, de dévaluation monétaire ;

? Ce type d'épargne est inactive, stérile, morte, improductive du fait qu'elle n'apporte rien de surplus à l'activité économique.

? Le placement

C'est l'action de placer ou de prêter les fonds dans l'objectif de les faire générer des fonds. On la qualifie d'épargne monétaire s'il s'agit des dépôts à vue ou de comptes rémunérés ou de placements financiers et monétaires. Cette épargne peut être constituée des titres (actions ou obligations).

? Consommation différée

Dans ce cas, l'épargne est affectée à l'achat des biens existants déjà pour ne constituer qu'une consommation remise à plus tard.

? L'investissement

11 VAN Lierde (1983), p18-19

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Dans ce cas, l'épargne est utilisée dans la production des biens nouveaux de production. C'est l'épargne active par excellence car elle permet la création des biens qui vont créer d'autres. Les Keynésiens définissent l'investissement comme étant l'association nette des épargnes aux équipements en capital de toute nature12. Nous pouvons donc noter que l'investissement peut être public (lorsqu'il s'agit des actions entrepreneuriales de l'Etat) ou privé (si les actions entrepreneuriales sont spécialement menées par des particuliers de doit privé).

Synthétiquement, voici comment se présente ces formes d'épargnes13 :

Investissements
des entreprises
individuelles

Epargne

Epargne
financière

Epargne non
financière

Placements monétaires

Placements financiers

Acquisition
des biens
immobiliers

Thésaurisation

L'épargne nationale sera donc la somme de l'épargne de tous les agents ; elle est analysée sous forme d'un taux d'épargne.

§3. Le rôle de l'épargne dans la croissance économique14 a. L'épargne est source d'investissement...

12 MELCHIOR (2012), Ressources Pédagogiques pour les professeurs des sciences économiques et socials des lycées, disponible sur htt/Google.

13 Jean LONGATE et Pascal VANHOVE (2001), ibid, p18

14 Keynes, John-Maynard (1936), Théorie générale de l'emploi, de l'intérêt et de la monnaie

disponible sur http://www.uqac.uquebec.ca/zone30/Classiques_des_sciences_sociales/index.html

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La question des craintes d'une insuffisance d'épargne limitant le financement des investissements, ou d'un excès d'épargne limitant les débouchés en raison d'une insuffisance de la consommation, constitue une question déterminante dans l'analyse tant micro que macroéconomique. En effet, l'arbitrage des ménages entre épargne et consommation n'est pas sans conséquence sur le niveau de l'investissement. L'épargne est traditionnellement à l'origine du processus d'accumulation du capital. A ce titre, elle détermine, pour une part, le niveau futur de la croissance économique.

L'opposition entre classiques et keynésiens est ici déterminante pour comprendre les enjeux autour de l'épargne.

Pour les classiques dans le prolongement de la loi de Jean Baptiste Say, toute offre créée sa propre demande. Il ne peut donc y avoir de crise de surproduction découlant d'une insuffisance de la demande. Par conséquent, si les marchés fonctionnent correctement, ils devraient conduire à un équilibre de l'offre et de la demande de capitaux sur le marché financier, et donc conduire à un équilibre entre épargne et investissement. L'épargne ne peut exister en surabondance pour les classiques, car la thésaurisation est impossible du moment que l'épargne rencontre toujours l'investissement correspondant.

b. ... et l'investissement dépend cependant des débouchés

Pour Keynes, les classiques confondent l'égalité comptable entre épargne et investissement et la relation de causalité entre les deux grandeurs. L'équilibre épargne-investissement est celui qui est constaté après coup, mais il ne correspond pas forcément à une situation d'égalité entre l'épargne et l'investissement avant leur rencontre. En effet, le niveau général des investissements ne dépend pas uniquement de la quantité d'épargne, mais il est aussi déterminé par les débouchés anticipés pour la production. Les ménages peuvent désirer conserver leur épargne sous forme de liquidité (monnaie), c'est la thésaurisation -avons-nous dits- plutôt que de la transformer en titres, c'est le placement. La monnaie peut être désirée pour elle-même dès lors que les motifs de spéculation (c.à.d. si la monnaie est affectée dans des transactions économiques et commerciales) prennent le pas sur les motifs de précaution et d'achats reportés (notamment si la consommation ou la dépense est remise à plus tard).

Section 4ème : MENAGES

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§1. Définitions

? Acception générale du ménage

S'il nous faut parler du ménage, nous dirons c'est l'ensemble de plusieurs personnes physiques qui occupent un même toit (logis) à titre résidentiel principalement. A en croire Kabiane J.F, (2002), cinq critères permettent de définir un ménage15 :

- Personnes apparentées ou non,

- Vivant ensemble dans un même logement ;

- Mettant en commun leurs ressources ;

- Prenant leur repas en commun ;

- Subvenant en commun aux dépenses courantes ;

- Reconnaissant l'autorité d'une seule personne appelée chef de ménage.

Dans le langage courant, on tend à confondre ménage et famille. La dissociation

entre les deux concepts résidents dans le fait que la famille est inféodée aux liens de

parenté (liens de sang) alors que le concept de ménage a trait à la gestion économique

de la famille.

? Acception économique

Au sens économique, un ménage est un ensemble des personnes physiques vivant sous le même toit et dépendant économiquement les unes des autres.

Le ménage est l'unité de base dans des nombreux modèles micro et macroéconomiques : La comptabilité nationale considère chaque ménage comme un agent économique. Elle distingue les ménages des autres agents économiques, tels que les entreprises et les sociétés non financières.

Les ménages sont considérés, dans la comptabilité nationale, comme un secteur institutionnel résident.

La comptabilité nationale16 :

? calcule ainsi le revenu, la consommation, l'épargne, l'endettement des ménages, etc.

? comptabilise les échanges monétaires entre divers agents économiques.

15J.F. Kabiane (2002), ménages et scolarisation des enfants au Bourkina-Faso, Bruxelles, UCL. p306

16 SENZIRA Paul (2013), Cours de comptabilité nationale, Université de Goma, FSEG, inédit, p

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L'agent économique « ménage » a la particulière caractéristique qu'il ne produit rien (en tant que ménage) mais reçoit des revenus (salaires, dividendes,... ) dépensés pour consommer les biens et les services produits par les entreprises, payer des impôts aux administrations fiscales, épargner17 etc.

§2. La taille des ménages

a. Concepts

Dans le cadre de ce travail, la taille des ménages fait simplement allusion au nombre d'individus vivants dans un ménage à titre résidentiel. Dans les pays développés, les ménages ont des tailles trop négligeables à l'inverse de ceux en développement. Elle est donc fonction de la situation démographique du pays, la province et la ville où se situe le ménage. En République Démocratique du Congo, elle varie entre 4 et 16 têtes. Il faut noter que la taille des ménages détermine ipso facto le poids démographique d'un pays.

b. Poids démographique dans les pays en développement

La question mérite bien de passer par nos plumes du fait de sa pertinence : la croissance de la population des pays en développement est extrêmement rapide. Au cours des années 60, son taux d'accroissement atteignait 2,7% l'an, ce qui correspondrait à un dédoublement en 26 ans. A ce rythme, la planète aurait été peuplée de plus de 100 Milliards d'habitants avant la fin du XXIème Siècle18, selon certains démographes.

Actuellement, il faut reconnaître que les couples changent peu à peu d'attitudes sous l'effet de la baisse sensible de la mortalité surtout infantile. Auparavant, ils avaient un grand nombre d'enfants avec l'espoir que l'un au moins d'entre eux « réussirait » et les aiderait jusqu'à la fin de leur vie. Désormais, ils préfèrent en avoir moins et les effets de ces changements mentaux sont visibles : nombreux pays ayant noué avec la baisse (même la plus sensible) de la fécondité entre autre la Chine (sous Mao Tse Toung : pas plus de deux enfants pour un couple), l'inde, le Brésil, l'Afrique de Sud (pays formant le BRICS) et les autres ; enregistrent de forts taux de croissance économique au point de se taper une place remarquable au niveau économique mondial. C'est donc

17 ROGER CARATINI (1972), Encyclopédie thématique universelle, l'analyse macroéconomique, Paris, Bordas, pII- 85.

18 D. Teman, Ecoflash 92, nov 1994, CNDP cité par ch. Branthomme, JP Messer Schinit et Rozé (1997), Sciences économiques et sociales, Paris, Hachette, p40

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ainsi qu'à long terme, on observe dans tous les pays qui connaissent la croissance économique une cassure de leur rythme de croissance démographique 19.

Bien que rien ne confirme que leur progression économique est la conséquence principale de la baisse de fécondité, nous pouvons noter toutefois l'influence non négligeable de celle-ci dans la mesure où elle naît des changements mentaux (gage de tout développement) rendant ainsi la population apte au développement, si l'on sait que celui-ci exige des grands sacrifices.

Nous constaterons aussi dans les trois dernières décennies que les pays qui vont mal à l'économie actuellement sont généralement ceux qui ont connu de forts taux de croissance démographique. En République Démocratique du Congo particulièrement, durant quarante ans, la croissance démographique moyenne fut d'environ 3,5% tandis que l'économie a connu des reculs atteignant -14% en 199320.

C'est pour toutes ces raisons qu'une croissance démographique rapide apparaît plus comme un frein au développement qu'un atout à ce dernier. Mais cela ne veut pas dire autant que ce soit le seul frein. Les obstacles sociologiques et politiques sont souvent encore plus puissants21. En fait, un moindre revenu suffirait à faire survivre une famille de moindre taille et le surplus peut donc bien servir à l'épargne sur laquelle s'appui l'investissement (tant privé que public), qui est un véritable gage de toute croissance économique d'un pays. En revanche, nous n'avons pas raison de croire fermement que le poids démographique est la cause profonde de la pauvreté des pays en développement.

CHAPITRE DEUXIEME : MONOGRAPHIE DU

MILIEU D?ETUDE

Section 1ère : PRESENTATION DE LA COMMUNE DE
KARISIMBI

§1. Création

La commune de Karisimbi est une Entité Administrative Décentralisée (EAD) dotée d'une personnalité juridique. Elle a été créée en vertu de l'ordonnance loi no

19 Le Bras, cité par le Rapport sur le développement dans le monde, Banque mondiale, 1992.

20 Delours (2003), op. cit.

21 D. Terman, op. cit.

§3. Organisation

Page | 17

89/127 du 22 mai 1989, fixant le nombre, la dénomination et la délimitation des communes et des quartiers de la ville de Goma. Suite au découpage territorial de l'ex-province du Kivu conformément à l'ordonnance loi no 89/031 du 20 juillet 1988, modifiant et complétant l'ordonnance loi no 82/006 du 25 février 1982 portant organisation territoriale, politique et administrative de la République Démocratique du Congo. La commune tire son nom du massif volcanique dénommé KARISIMBI, lequel massif fait partie de la chaîne des volcans VIRUNGA.

Sur le plan historique, ses origines remontent en 1954 où elle a été créée sous l'appellation du Centre Extra-Coutumier «CEC » en sigle, par l'arrêté no 21/252 du 21 septembre 1954 du gouverneur de province du Kivu et fut dirigé par FERUZI.

Après le 30 juin 1960, date de l'accession de notre pays à l'indépendance, tous les centres extra-coutumiers ont changé d'appellation des cités.

§2. Aspects géographiques

a. Limites territoriales

La commune de Karisimbi est limitée :

Au Nord : par le territoire de Nyiragongo

> A l'Est : par la République du Rwanda
> Au Sud : par la commune de Goma > A l'Ouest : par le territoire de Masisi

b. Coordonnées géographiques

Selon les données fournies par l'observatoire Volcanologique de Goma (OVG), les données géographiques se présentent comme suit :

> Altitude : 1550m

> Latitude sud : 019°1? > Longitude : 29°19?

c. Superficie

La commune de Karisimbi couvre une superficie de 33415km2.

Page | 18

De la commune : selon l'esprit de l'article 5 de l'ordonnance no 89-127 du 22 mai 1989, fixant le nombre, la dénomination et la détermination des communes de la ville de Goma ainsi que leurs quartiers, la commune de Karisimbi est subdivisée en onze quartiers ci-après : KAHEMBE, KATOY, MABANGA-NORD, MABANGA-SUD, KASIKA, MAJENGO, MURARA, MUGUNGA, NDOSHO, VIRUNGA.

Section 2ème : COMPOSITION DEMOGRAPHIQUE

§1. Statistiques de la population

Selon les statistiques démographiques arrêtées du 31 décembre 2012, la population de la commune de Karisimbi s'élève à 4 418 501 habitants répartis comme suit :

Nationaux

· Hommes: 79 005

· Femmes : 111 785

· Garçons : 125 186

· Filles: 140 160

Etrangers

· Hommes: 38

· Femmes: 44

· Garçons : 58

· Filles: 97

Rescapés (déplacés) : ==

Total : 456 136

Commentaires :

Compte tenu de l'insécurité causée par les guerres dans les milieux ruraux, la commune de Karisimbi ne dispose pas des coordonnées des déplacés, car c'est le gouvernorat de province qui s'occupe du mouvement des déplacés dans le milieu d'accueil.

Titre I : Recensement

A. Population congolaise

Page | 19

- Statistique par entité ou subdivision administrative

QUARTIERS

POPULATION

H

F

H

F

TOTAL

Q. MURARA

6909

7690

10055

11131

31785

Q. KAHEMBE

4130

5095

7095

9498

25818

Q. MAJENGO

10928

12302

14717

15793

53740

Q. VIRUNGA

3268

3500

3718

3796

14282

Q. MABANGA-NORD

6995

8675

10090

13570

39330

Q. MABANGA- SUD

7016

29712

18998

18915

74641

Q. KASIKA

10000

10677

13225

13728

47630

Q. KATOY

12042

13289

17499

19150

61980

Q. NDOSHO

10459

12327

17262

20306

60354

Q. MUGUNGA

2482

3107

4891

5372

15852

Q. BUJOVU

4776

5411

7636

8901

26724

TOTAL

79 005

111 785

125 186

140 160

456 136

- Statistique par groupe d?âge

 

POPULATION

H

F

G

H

TOTAL

De 0 à 1an

-

-

25923

29232

55156

1 à 4ans

-

-

28151

31652

59804

5 à 9 ans

-

-

29078

31104

60182

10 à 14ans

-

-

22186

25066

47252

15 à 19ans

-

-

19848

23105

42953

20 à 24ans

15262

18907

-

-

34169

25 à 29ans

13514

15561

-

-

29075

30 à 34ans

17669

12627

-

-

30296

35 à 39ans

5741

11687

-

-

17428

40 à 44ans

5558

11606

-

-

17164

45 à 49ans

4531

10426

-

-

14957

50 à 54ans

4001

6927

-

-

10928

55 à 59ans

4688

6158

-

-

10846

60 à 64ans

3391

6463

-

-

9854

Page | 20

65 à 69ans

2593

5408

-

-

8001

70 à 74ans

412

2181

-

-

2593

75 à 79ans

768

1770

-

-

2538

80 à 84ans

568

1384

-

-

1952

85 à 89ans

213

480

-

-

693

90 à 94ans

61

105

-

-

177

95 à 99ans

14

54

-

-

69

100 et plus

21

30

-

-

51

TOTAL

79 005

111 785

125 186

140 160

456 136

- Mouvement de la population

 

POPULATION CONGOLAISE

ENTREES

SORTIES

H

F

H

F

TOTAL

H

F

H

F

TOTAL

Q. MURARA

89

89

89

89

354

-

-

-

-

-

Q. KAHEMBE

40

35

58

28

161

-

-

-

-

-

Q. MAJENGO

2069

2375

3517

3989

11950

-

-

-

-

-

Q. VIRUNGA

256

245

688

517

1706

-

-

-

-

-

Q.MABANGA-NORD

-

-

-

1507

1507

81

184

199

-

464

Q.MABANGA- SUD

-

707

1237

-

1944

13093

-

-

-

13093

Q. KASIKA

255

384

803

589

2031

-

-

-

-

-

Q. KATOY

50

23

272

104

449

-

-

-

-

-

Q. NDOSHO

825

1886

-

-

2711

-

-

1552

107

1659

Q. MUGUNGA

77

115

190

223

605

-

-

-

-

-

Q. BUJOVU

1241

1809

1542

1837

6429

-

-

-

-

-

TOTAL

4902

7668

8396

8881

29847

13174

184

1751

107

15216

- Densité: 12285

- Commentaire :

La densité de la population de toute la commune est de 441 850 habitants par km2. Cette densité a augmenté par rapport à l'année 2011.

B. Population étrangère

- Statistique par nationalité

POPULATION CONGOLAISE

POPULATION
ETRANGERE

Page | 21

 

POPULATION ETRANGERE

H

F

G

F

TOTAL

AMERICAINE

1

-

-

7

8

ALLEMANDE

1

-

3

-

4

BELGE

1

5

6

8

20

BRESILIENNE

-

3

6

9

18

BURUNDAISE

1

4

9

8

22

CAMEROUNAISE

3

4

-

8

15

OUGANDAISE

3

3

-

8

14

ESPAGNOLE

2

3

6

7

18

TANZANIENNE

2

4

7

7

20

ITALIENNE

3

4

5

8

20

MALGACHE

2

4

6

-

12

PORTUGAISE

4

-

-

-

4

RWANDAISE

6

4

10

10

30

GUINEENNE

4

-

-

-

4

SLOVENNE

1

2

-

-

3

VENEZUELIENNE

1

-

-

-

1

MALAWITE

1

-

-

8

9

SENEGALAISE

2

4

-

9

15

TOTAL

38

44

58

97

237

- Commentaire

Il se remarque qu'au cours de l'année 2012, la population étrangère par nationalité a beaucoup diminué par rapport à l'année 2011 car l'année 2011, les étrangers étaient au nombre de 345 alors qu'en 2012, ils sont au nombre de 237.

C. Statistique des naissances et décès déclarés à l'office d'état civil

Page | 22

 

NAISSANCES
DECLAREES

DECES DECLARES

NAISSANCES ET
DECES

 

G

F

T

H

F

G

F

T

Q. MURARA

25

17

42

1

-

-

1

2

NEANT

Q. KAHEMBE

10

19

29

-

1

-

-

1

Q. MAJENGO

12

22

34

-

-

-

1

1

Q. VIRUNGA

25

18

43

1

1

1

-

3

Q.MABANGA-NORD

18

35

53

3

1

-

-

4

Q.MABANGA- SUD

17

25

42

5

1

2

2

10

Q. KASIKA

27

21

48

4

3

1

3

11

Q. KATOY

19

21

40

12

8

8

5

33

Q. NDOSHO

17

28

45

4

5

1

1

11

Q. MUGUNGA

7

6

13

-

-

-

-

-

Q. BUJOVU

1

1

2

-

-

-

-

-

TOTAL

178

213

391

30

20

13

13

75

Commentaires :

La commune de Karisimbi vient de connaître une augmentation des naissances par rapport à l'année 2011, ceci est le résultat de l'implication de la division provinciale de l'intérieur, l'Unicef et le parquet qui tous se sont mis dans la sensibilisation des parents pendants cet exercice 2011.

Section 3ème : ACTIVITES ECONOMIQUES

§1. Domaine de l?agriculture

? Vivrières : il se pratique dans la commune de Karisimbi les cultures vivrières à grande échelle dans le quartier BUJOVU et MUGUNGA (haricots, légumes, amarantes, colocases ou taros, maïs, patates douces, ...).

Page | 23

? Pérennes : la culture de la bananerai est pratiquée dans les quartiers NDOSHO ET MUGUNGA22.

§2. Autres domaines

A sa qualité de commune urbaine, elle regorge plusieurs activités économiques dont :

V' Des entreprises commerciales

V' Des cybers café

V' Des dépôts des vivres

V' Des grands magasins

V' Des papeteries

V' Des coopératives financières

V' Des alimentations

V' Des pharmacies

V' Une société tabacicole

V' Des bijouteries

V' Des dépôts relais de la Bralima

V' Des sociétés de transport et des messageries

V' Des entreprises étatiques et paraétatiques

V' Des sociétés de gardiennage

V' Des sociétés de carburant

V' Des ateliers de menuiserie et mécanique

V' Des boulangeries

V' Des petits hôtels et Nganda

V' Des dispensaires, hôpitaux.

CHAPITRE TROISIEME : ANALYSE DES DONNEES ET
INTERPRETATION DES RESULTATS

Section 1ière : METHODOLOGIE

22 Rapport annuel Commune de Karisimbi exercice 2011

23 QUIVY Raymond et CAMPNHOUDT Luc Van (2006), Manuel de recherche en sciences sociales, 3ème édition, Paris, Dunod.

Page | 24

Le déroulement de notre recherche a connu essentiellement l'utilisation des techniques et méthodes suivantes :

§1. La technique documentaire

Cette technique nous a permis de faire une recherche en bibliothèque qui a porté sur trois axes :

- Le premier axe a concerné les concepts théoriques en rapport avec notre thème de recherche qui porte sur le ménage (son revenu, sa consommation, son épargne ...). Nous nous sommes intéressés également au poids démographique, lequel traduit généralement la taille des ménages d'un milieu donné dans la perspective de l'incidence de cette dernière sur l'épargne des ménages, qui fait l'objet de notre étude.

- Le deuxième axe a eu pour objet la méthodologie d'échantillonnage et les différents types d'approches de notre population cible dans le cadre de la collecte des données23. De façon globale, nous avons cherché à nous instruire davantage sur les méthodes de recherche en sciences sociales et à compléter les importants enseignements théoriques reçus.

- Le troisième axe s'est focalisé essentiellement sur la monographie de notre milieu d'étude qu'est la commune de Karisimbi.

§2. La technique du questionnaire

Pour la vérification de nos hypothèses (1ère et 2ème), nous avons choisi de réaliser une enquête par questionnaire auprès de 90 ménages spécialement de la commune de Karisimbi, dont le but a été de rechercher la taille moyenne des ménages et leur proportion d'épargne par rapport au revenu/consommation. Les grilles de dépouillement ont été établies par le logiciel SPSS.

En vertu du constat général du `'swahilophonisme» des gomatraciens (et donc des ménages), nous avons pris soin de traduire en swahili un certains nombre de questionnaires.

Page | 25

De manière schématique, notre démarche s'est inspirée de trois temps de l'audit de T. Ardouin24, qui se présente comme suit :

1. Amont

 
 

2. Lecture de la réalité

 

3. Aval

Intention : Eclairer la sur l'incidence de la taille sur l'économie d'un ménage

Définition du

travail : faire une enquête sur la

taille et
l'épargne moyenne du

Définition des champs : profils et besoins des ménages

Méthodes : - Recherche documentaire - Enquête par questionnaire - Etablissement des grilles

Traitement et interprétation des données :

1. Préconisation pour l'amélioration de l'économie des ménages

2. Rédaction du rapport de recherche.

Graphique n°2 : schémas de démarche de recherche.

Section 2ème : RECUEIL DES DONNEES SUR LE

TERRAIN

Pour le recueil des données sur le terrain, nous avons choisi de mener une enquête non exhaustive sur un échantillon de 90 ménages de la commune de Karisimbi. Ci-dessous, le tableau relevant la répartition des questionnaires collectés selon différents quartiers de la commune de Karisimbi.

Tableau 1 : Quartiers des ménages répondants

 

Effectifs

Pourcentage

Pourcentage valide

Pourcentage

cumulé

Valide Bujovu

2

2,2

2,2

2,2

Kahembe

2

2,2

2,2

4,4

Kasika

9

10,0

10,0

14,4

Katoy

5

5,6

5,6

20,0

Mabanga Nord

23

25,6

25,6

45,6

Mabanga Sud

4

4,4

4,4

50,0

Majengo

17

18,9

18,9

68,9

Mugunga

1

1,1

1,1

70,0

Murara

15

16,7

16,7

86,7

Ndosho

2

2,2

2,2

88,9

Virunga

10

11,1

11,1

100,0

Total

90

100,0

100,0

 

24 ARDOUIN Thierry (2009), Audit et conseil en formation, cours Master en Ingénierie et conseil en formation, formation ouverte à distance, Unité 4, Université de Rouen, 125p, p81.

Page | 26

Graphiquement :

Série1, Majengo,

18.9%

Série1, Murara,

Katoy

16.7%

Mabanga nord

Kasika

Série1, Kasika,

10.0%

Série1, Virunga, Mabanga Sud

11.1%

Majengo

Distribution des protocoles selon les quartiers des ménages répondants Série1, Mabanga

Bujovu

Kahembe

nord, 25.6%

Série1, Katoy,

5.6%

Série1, Mabanga Sud, 4.4%

rie1, Mugunga,

1.1%

Mugunga

Série1, Ndosho, Murara

2.2% Ndosho

Série1, Série1,Bujovu, Kahembe,

2.2% 2.2%

Commentaires : La récolte des données a été faite de la manière suivante : 2,2% de notre échantillon soit 2 ménages, ont été tiré des quartiers Bujovu et Kahembe ; 10% dans le quartier Kasika ; 5,6% dans le Katoy ; 25,6% à Mabanga Nord et 4,4% dans la Mabanga Sud. Aux quartiers Majengo et Mugunga, nous y avons interrogé respectivement 17 et 1 personne soient 1,1 et 16,7%. Quant aux quartiers Ndosho et Virunga, seulement 2 personnes ont été enquêtés dans le premier et 10 dans le second. En tout, 90 ménages ont été interrogés au moyen de notre questionnaire dans toute la commune de Karisimbi.

Section 3ème : TRAITEMENT DES DONNEES

§1. Dépouillement

Le dépouillement des données collectées a été réalisé à l'ordinateur grâce au logiciel SPSS25 qui est un logiciel de traitement et d'analyse statistique adapté aux enquêtes quantitatives. Le traitement des données avec spss a permis d'obtenir directement certains résultats et d'effectuer des analyses diverses et pertinentes par rapport aux objectifs de la présente recherche.

Notons que SPSS est uniquement utilisé pour le dépouillement car les questionnaires conçus étaient déjà complété ; ce qui a nécessité la reprise, dans le logiciel, des variables constitutives du questionnaire en tenant compte des types de questions (fermées et ouvertes etc.) et des modalités de réponses. C'est seulement après qu'il y a eu saisie des données collectées et après quoi, l'analyse des résultats.

25 SPSS qui signifie Statistical Packages for Socials Sciences

Page | 27

Le choix de ce logiciel a été motivé par le fait qu'il offre un traitement rapide des informations collectées, permet de faire la synthèse des réponses selon les indications inscrites. En outre, il donne la possibilité de regrouper les réponses, notamment suivant leur ordre des priorités poursuivies par la recherche.

§2. Présentation des résultats après traitement des données. a. Tableaux de fréquences et diagrammes en bâtons

Tableau 1 : Tailles des ménages répondants

 

Taille

Effectifs

Pourcentage

 

2 individus

2

2,2%

3 individus

6

6,7%

4 individus

6

6,7%

5 individus

11

12,2%

6 individus

16

17,8%

7 individus

18

20,0%

8 individus

13

14,4%

9 individus

5

5,6%

10 individus

1

1,1%

11 individus

2

2,2%

12 individus

5

5,6%

13 individus

3

3,3%

15 individus

2

2,2%

Total

90

100,0%

Page | 28

Série1, 2 individus,

Série1, 3 Série1, individus, 4 individus,

2.2%

6.7% 6.7%

Série1, 5 individus,

12.2%

Série1, 7 individus,

20.0%

Série1, 6 individus,

Série1

Tailles des ménages répondants

17.8%

Série1, 8 individus,

14.4%

2 Moy. mobile sur pér. (Série1)

Sér

ie1, 9 individus,

5.6%

Série1, 11

Série1, 10

individus, 2.2%

individus, 1.1%

Série1, 12

individus, 5.6%

Série1, 13

individus, Série1,3.3% 15 individus, 2.2%

Sources : Nos enquêtes sur le terrain.

Commentaires : Au regard de ce graphique, nous constatons que sur les 90 ménages enquêtés, ceux ayant moins de 6 têtes représentent 27,8% de notre échantillon soit 25 ménages. Les ménages de taille intermédiaire se trouvant entre 6 et 10 individus (inclus) sont au nombre de 53 soit environ 58,9% de notre échantillon. Le reste càd ceux constitués de plus de 10 individus ont été de l'ordre de 12 soit 13,3% de la taille de notre échantillon.

Tableau 2 : Activités principales des ménages répondants

Série1,

Série1, Fonction

publique, 4.4%

Commerce,

37.8%

Commerce Fonction publique Fonction privée Artisanat

Série1, Fonction

Activités principales des ménages répondants

privée, 40.0%

Série1, Artisanat,

17.8%

 

Effectifs

Pourcentage

Pourcentage
valide

Pourcentage
cumulé

Valide Commerce

34

37,8

37,8

37,8

Fonction publique

4

4,4

4,4

42,2

Fonction privée

36

40,0

40,0

82,2

Artisanat

16

17,8

17,8

100,0

Total

90

100,0

100,0

 

Page | 29

Sources : Nos enquêtes empiriques.

Commentaires : Des nos 90 ménages enquêtés, le commerce (à échelle inférieur, moyen ou supérieur, tous confondus) fait vivre 34 soit 37,8%. Les fonctions publiques et privées (Administration d'entreprises privées) font respectivement vivre 4,4% et 40% (soit 4 et 36 ménages). En fin, 16 ménages sur 90 (càd 17,8) vivent des activités artisanales comme la taillerie, la maçonnerie, mécanique ...

Tableau 3 : Intervalle de revenus moyens des ménages répondants

 

Effectifs

Pourcentage

Pourcentage
valide

Pourcentage
cumulé

Valide 1 à 100 dollars

27

30,0

30,0

30,0

101 à 200 dollars

20

22,2

22,2

52,2

201 à 300 dollars

15

16,7

16,7

68,9

301 à 400 dollars

9

10,0

10,0

78,9

401 à 500 dollars

5

5,6

5,6

84,4

501 dollars et plus

14

15,6

15,6

100,0

Total

90

100,0

100,0

 

Série1, 1 à 100 dollars, 30.0%

Série1, 101 à 200

dollars, 22.2%

Revenus moyens des ménages répondants

Série1, 201 à 300

dollars, 16.7%

Série1 Puissance (Série1)

Série1, 301 à 400 dollars, 10.0%

Série1, 401 à 500 y = 0.3111x-0.689 dollars, 5.6%

R2 = 0.5868

Série1, 501 dollars

et plus, 15.6%

En calculant le revenu moyen de nos ménages enquêtés au moyen du logiciel excel, nous trouvons 274$.

Sources : Nos enquêtes.

Commentaires : 27 ménages sur 90 soit 30,0% de nos enquêtés vivent d'un revenu variant entre 1 et 100 dollars USD contre 20 qui ont mensuellement entre 101 et 200 dollars USD. 16,7% des ménages enquêtés (soit ménages) gagnent un revenu de 201 à 300 dollars USD tandis que 10% perçoivent 301 à 400 dollars USD. Le nombre de familles gagnant plus de 400 dollars est de 19, qui représentent environ 21,1% de

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Tableau 4 : Intervalle des dépenses moyennes des ménages répondants

 

Effectifs

Pourcentage

Pourcentage
valide

Pourcentage
cumulé

Valide 1 à 100 dollars

41

45,6

45,6

45,6

101 à 200 dollars

28

31,1

31,1

76,7

201 à 300 dollars

17

18,9

18,9

95,6

301 à 400 dollars

2

2,2

2,2

97,8

401 à 500 dollars

1

1,1

1,1

98,9

501 dollars et plus

1

1,1

1,1

100,0

Total

90

100,0

100,0

 

Série1, 1 à 100

dollars, 45.6%

Série1, 101 à 200 dollars, 31.1%

Dépenses moyennes des ménages répondants

Série1, 201 à 300 dollars, 18.9%

Série1 Poly. (Série1)

Série1, 301 à 400 Série1, 401 à 500 Série1, 501 dollars

dollars, 2.2% dollars, 1.1% et plus, 1.1%

y = 0.0209x2 - 0.2402x + 0.6907

R2 = 0.9808

Sources : Nos résultats d'enquêtes.

Commentaires : 45,6% de nos enquêtés (soit 41 ménages) dépensent leur revenu dans l'ordre de 1 à 100$USD ; par contre les ménages dépensant entre 101 et 200$USD se chiffrent à 28 soit 31,1%. L'intervalle de dépenses allant de 201 à 300$USD s'évalue à 18,9% soit 17 ménages sur 90 interrogés. Seulement 4,4% des ménages de la commune de Karisimbi dépensent plus de 300$USD, ce qui est un signe de misère, en quelque sorte.

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Tableau 5 : Epargnes moyennes des ménages répondants

 

Effectifs

Pourcentage

Pourcentage
valide

Pourcentage
cumulé

Valide Moins de 1 dollars

12

13,3

13,3

13,3

1 à 200 dollars

55

61,1

61,1

74,4

201 à 400 dollars

10

11,1

11,1

85,6

401 dollars et plus

13

14,4

14,4

100,0

Total

90

100,0

100,0

 

Epargnes moyennes des ménages répondants

Série1, 1 à 200

dollars, 61.1%

Série1, Moins de 1

dollars, 13.3%

Série1, 401 dollars

Série1, 201 à 400

et plus, 14.4%

y = -0.1113x2 + 0.5095x - 0.1897

dollars, 11.1%

R2 = 0.3461

Série1 Poly. (Série1)

Sources : Nos résultats d'enquêtes empiriques

Commentaires : a l'issu de nos enquêtes, nous avons pu remarquer que 13,3% de ménages de la commune de Karisimbi vivent en situation de désépargne. Ainsi, ils arrivent à consommer plus que leur revenu, le reste provenant des emprunts auprès des tierces personnes ou rarement des banques commerciales. 55 ménages sur les 90 enquêtés (soit 61,1%) épargnent entre 1 et 200$USD contre 11,1% dont l'intervalle d'épargne est de 201 à 400$USD. En fin, 14,4% (soit 13 ménages) ont dit épargner plus de 401 dollars le mois.

Tableau 6 : Affectation de l'épargne constituée

 

Effectifs

Pourcentage

Pourcentage
valide

Pourcentage cumulé

Valide Thésaurisation

22

24,4

24,4

24,4

Placement

6

6,7

6,7

31,1

Consommation différée

17

18,9

18,9

50,0

Investissement

45

50,0

50,0

100,0

Total

90

100,0

100,0

 

Page | 32

Série1,
Investissement,

50.0%, 50%

Affectation de l'épargne constituée

Série1,

Consommation
différée, 18.9%, 19%

Thésaurisation,

24.4%, 24%

Série1,

Série1, Placement,

6.7%, 7%

Sources : Nos résultats d'enquêtes.

Commentaires : 50% de nos enquêtés soient 45 sur 90 ménages disent affecter le produit de leur épargne vers l'achat des biens durables de production d'autres biens ou des services ; qui n'est rien d'autre que l'investissement. Ce qui est surprenant, est que 24% d'entre eux thésaurisent leurs épargnes pour motif de suppléer aux besoins d'urgence de leur famille. En général, ce sont ces familles qui vivent au taux du jour. Seulement 6 sur 90 ménages placent leur sommes dans des banques ou à des emprunteurs d en contre partie des intérêts mais 19% renvoient leurs épargnes à des consommations ultérieures.

Section 4ème : ANALYSES ET COMMENTAIRES DES
RESULTATS

L'analyse des données recueillies s'est effectuée sur base des données traitées suivant le cadre d'analyse que nous avons présenté dans la démarche méthodologique (cfr section 1ère).

§1. Taille des ménages enquêtés

Au vu de nos résultats d'enquête, la majorité des ménages de la commune de Karisimbi ont une taille variant entre 6 et 10 têtes par ménages. Ils représentent 58,9% de l'effectif total. En second ordre, viennent ceux ayant entre 1 et 5 bouches à nourrir avec 27,8% de notre échantillon. Au bas de l'échelle, arrivent les ménages de taille strictement supérieure à 10 individus avec 13,3%. Cette hiérarchisation serait lié au fait

Page | 33

que nombreux ménages de la commune accueillent continuellement des nouveaux arrivants provenant des milieux ruraux menacés par d'interminables guerres.

Ces statistiques ne contredisent pas celles invoquées dans notre revue documentaire selon laquelle la taille moyenne des ménages en RDC variait entre 4 et 16 personnes.

§2. L?activité principale des ménages

Sur les nonante enquêtés (90) nous avons remarqué que, 34 (soit 37,8%) ont pour activité principale le commerce. 36 parmi les 90 (soit 42,2%) vivent des fonctions privées telles que l'enseignement, les administrations d'entreprises privées, manoeuvres. Seules 4 ménages (soit 4,4%) vivent des services rendus aux administrations publiques (APU). Ils sont donc des fonctionnaires de l'Etat.

Goma étant une ville à vocation commerciale et un lieu d'échange pour la région, les activités d'artisanat et des services y sont également développées. Elles ne représentent que 17,8% de notre taille d'échantillon. Le tissu économique a été fragilisé par des conflits politiques, les déplacements des populations rurales qui approvisionnent pourtant la ville en produits naturels26 (alimentaires compris). Cette fragilisation du tissu économique provincial n'a pas été sans conséquences sur la survie des ménages au Nord-Kivu et donc à Goma.

Les variations des prix sur les marchés mondiaux, la multiplicité des taxes et la détérioration toujours grandissante du climat des affaires au Nord - Kivu sont des facteurs qui handicapent l'envol de la ville sous son aspect commercial et économique. C'est donc pour toutes ces raisons que le petit commerce (activités informelles comprises) fait survivre la majorité des habitants.

§3. Revenus, dépenses de consommation et épargnes des ménages

Sur les nonante ménages enquêtés, 20 ménages gagnent en moyenne un revenu mensuel compris entre 101 et 200$ USD. Ce qui est logique vu l'activité principale des ménages enquêtés qui vivent du petit commerce qui rapporterait pas plus. Partant du revenu moyen mensuel gagné, les ménages peuvent être catégorisés en quatre27 :

26 Rapport d'enquête sur l'évaluation de l'économie des ménages de la ville de Goma (2002), Save the children, Goma.

27 Rapport d'enquête, opcit.

Page | 34

1. Ménages ?pauvres?? : vivent du commerce à petite échelle, souvent à la porte de la maison et d'activités d'artisanat moins rémunérés (Cordonniers, couturiers etc.). ils dépendent des revenus journaliers grâce à une combinaison d'activités précaires, nécessitant un faible investissement de départ, typiquement moins de 100$ USD. La majeure partie de ces ménages se limitent à couvrir leurs besoins de survie minimum. Ainsi, l'épargne, s'elle est forgée, ne peut dépasser le quart du revenu, affectée surtout à la difficile scolarisation des enfants et l'alimentation.

2. ?Classe de base?? : constituée d'ouvriers, de petits commerçants détaillants (étalage, kiosque, kadafis, etc.) et autres petits fonctionnaires. Il s'agit, généralement, des ménages bénéficiant du revenu de l'ordre de 100 à 200$ USD/mois souvent grâce au commerce qui exige un capital d'investissement/épargne. Une large part de leur épargne (supérieure à la moitié) est affectée à des projets de logement ou autre.

3. Ménages ?moyens?? : un profil typique à cette classe : Artisanat des métiers plus rémunérés (menuiserie, maçonnerie, mécaniciens etc.), normalement avec deux ou plusieurs sources de revenu.

Par rapport au groupe précédent, ceux-ci sont impliqués dans des activités plus rémunératrices grâce à une capacité d'investissement plus élevée, de l'ordre de 3000 à 5000 $USD, un emploi d'un enseignant ou infirmier. Ils sont à mesure de consacrer entre 25 et 30% de leur revenu à l'épargne affectable à des projets d'investissement telle la construction ou le petit commerce.

4. Ménages aisés : caractérisés par le commerce à échelle supérieure (boutiques de vente d'articles en gros, vente d'appareils électroménagers, vente en gros de matériels de construction, etc.), artisans avec ateliers individuels, employés des organisations internationales et hauts fonctionnaires de l'Etat ou d'entreprises privées. Leur revenu mensuel est strictement supérieur à 400 $USD.

Les riches qui pratiquent le grand commerce (d'importation ou d'exportation) constitueraient un sous groupe de cette classe ; mais aucun de nos enquêtés n'a paru être de cette classe au regard de nos résultats.

2ème hypothèse : la capacité d'épargne d'un ménage est inversement proportionnelle à sa taille (càd plus un ménage est peuplé de monde, moins il épargne).

Page | 35

Note : la catégorisation ci-dessous n'échappe pas absolument à la question insoluble de la magie du chiffre en économie, qui la rend subjective au bout du compte.

§4. Préconisation

Au regard des analyses portées sur le revenu et sa consommation, l'épargne et son affectation ; il se démarque clairement que Goma vit ordinairement du fruit du secteur informel (commerce, main d'oeuvre dans le secteur privé, artisanat ...) dans l'ordre de 52,5% de sa population.

Si, déjà, c'est cela, une préconisation s'impose, celle de monter plus de projets de développement visant le renforcement des capacités des agents de développement que sont ces artisans, petits commerçants et autres. Le but est de leur permettre de saisir le maximum d'opportunités de marché qui s'offrent à eux au profit de l'amélioration de leurs conditions de vie par la croissance du profit dans leurs activités.

Section 5ème : VERIFICATION DES HYPOTHESES

§1. Rappel des hypothèses à vérifier

Nous sommes parties d'un raisonnement développant la principale thèse du malthusianisme selon laquelle toute naissance serait une bouche de trop eu égard à l'épuisement probable des ressources naturelles à long terme et du taux d'accroissement élevé de la population au niveau mondiale.

C'est donc cette thèse de Malthus qui nous a amené à poser la problématique de recherche ci-après :

1. Les ménages de la commune de Karisimbi constituent-ils des épargnes ? pourquoi ?

2. Existe-t-elle de corrélation entre la taille des ménages et la constitution de l'épargne dans la commune de Karisimbi ? Càd La taille a-t-il un effet sur la constitution des épargnes des ménages de la commune de Karisimbi.

De ces deux questions de recherche, nous avons formulé les deux hypothèses suivantes :

1ère hypothèse : les ménages de la commune de Karisimbi constituent des épargnes pour, à majorité, la réalisation de leurs projets d'investissements.

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Après avoir effectué une recherche sur le terrain, une analyse et interprétation des données collectées auprès des ménages, nous pouvons donner des réponses à nos hypothèses, sans que nous ayons la prétention de dire qu'elles sont exhaustives.

§2. La vérification des hypothèses

La Revue documentaire de ce travail a touché un point essentiel, celui des exigences majeures de constitution des épargnes28, qu'elle soit individuelle ou familiale (de tout un ménage) : la nette supériorité du revenu aux dépenses de consommation de la période considérée. La différence, l'avons-nous dit, entre ces deux variables constitue l?épargne.

Les résultats de nos enquêtes ont démontré que pratiquement 86,7% des ménages enquêtés arrivent, malgré tout, à se constituer des épargnes, de l'ordre de 1 à plus de 550 $USD pour les plus nantis contre 13,3% qui vivent en situation de désépargne ou encore de non épargne. En outre, nos résultats d'enquêtes ont révélé que 50% des ménages de la commune de Karisimbi affectent leur épargne aux investissements. D'où, notre première hypothèse a été confirmée.

En calculant le coefficient r de Bravais-Pearson29 pour découvrir la corrélation qui existerait entre la taille des ménages et la constitution du revenu des épargnes, nous avons :

Calcul de la corrélation entre la taille des ménages et l'épargne constituée

Taille (X)

Epargne (V)

X2

V2

XV

12

80

144

6400

960

5

130

25

16900

650

7

50

49

2500

350

9

0

81

0

0

8

10

64

100

80

12

20

144

400

240

3

90

9

8100

270

4

30

16

900

120

12

10

144

100

120

8

10

64

100

80

13

450

169

202500

5850

3

50

9

2500

150

7

0

49

0

0

28 Chapitre 1, Section 3ème, L'épargne, page 14

29 KABALA Bene (2010), Statistiques descriptives, université de Kisangani, cours inédit.

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5

10

25

100

50

6

130

36

16900

780

4

30

16

900

120

11

430

121

184900

4730

8

60

64

3600

480

7

0

49

0

0

2

5

4

25

10

6

90

36

8100

540

9

20

81

400

180

7

20

49

400

140

7

100

49

10000

700

11

100

121

10000

1100

8

20

64

400

160

6

0

36

0

0

6

10

36

100

60

5

0

25

0

0

6

150

36

22500

900

8

0

64

0

0

5

260

25

67600

1300

12

130

144

16900

1560

7

550

49

302500

3850

9

350

81

122500

3150

3

190

9

36100

570

6

0

36

0

0

6

500

36

250000

3000

8

200

64

40000

1600

7

20

49

400

140

10

500

100

250000

5000

3

15

9

225

45

4

0

16

0

0

5

520

25

270400

2600

6

0

36

0

0

7

50

49

2500

350

7

20

49

400

140

7

0

49

0

0

6

50

36

2500

300

6

260

36

67600

1560

5

70

25

4900

350

8

340

64

115600

2720

12

80

144

6400

960

15

150

225

22500

2250

7

340

49

115600

2380

5

0

25

0

0

8

550

64

302500

4400

6

350

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122500

2100

7

150

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22500

1050

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302500

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7

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202500

4050

7

150

49

22500

1050

8

550

64

302500

4400

13

550

169

302500

7150

6

80

36

6400

480

3

190

9

36100

570

3

10

9

100

30

6

80

36

6400

480

8

80

64

6400

640

5

500

25

250000

2500

5

280

25

78400

1400

6

280

36

78400

1680

8

150

64

22500

1200

4

40

16

1600

160

7

40

49

1600

280

7

230

49

52900

1610

13

5

169

25

65

8

20

64

400

160

5

0

25

0

0

5

10

25

100

50

6

30

36

900

180

9

430

81

184900

3870

2

5

4

25

10

8

40

64

1600

320

6

20

36

400

120

15

50

225

2500

750

4

20

16

400

80

4

10

16

100

40

633

13 000

5 147

4 605 600

100 170

Formule à partir des données brutes

? (? ) (? )

v ? (? ) 2 ? 2 (? ) 2

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(90 x 100 170)-- (633 x 13 000)

r = .\I[( 90 x 5 147)-( 633) 2] [90 x 4 605 600--(13 000) 2

. J [(463 230 - 400 689) ] [414 504 000 -- (169 000 000)

V62 541 x 245 504 000 V

Ce résultat n'est pas différent de celui trouvé par le logiciel Statistical Package for Socials Sciences (SPSS) qui dresse le tableau de corrélation de Bravais-Pearson suivant :

Corrélations

 

Epargnes moyennes des
ménages répondants

Tailles des ménages
répondants

Epargnes moyennes des Corrélation de Pearson

1

,201

ménages répondants Sig. (bilatérale)

 

,058

N

90

90

Tailles des ménages Corrélation de Pearson

,201

1

répondants Sig. (bilatérale)

,058

 

N

90

90

0,201 est une corrélation basse. Autrement dit, entre la variable taille des ménages et la constitution de l'épargne dans les ménages de la commune de Karisimbi existe une corrélation mais qui est basse.

Un autre coefficient permettant, à l'instar des tests statistiques, d'interpréter à bon escient le coefficient de corrélation r de Bravais-Pearson est le coefficient de détermination qui est la proportion de liaison entre deux variables. Le coefficient de détermination est le carré du coefficient de corrélation r de Bravais-Pearson ; soit CD = r2.

En calculant ce coefficient, nous obtenons : CD = 0,2012 = 0,040401.

Ceci veut dire que seulement 4,04% de la variance de la variable Constitution de l?épargne (Y) s'expliquerait par la taille du ménage ; tandis que 95,96% s'expliqueraient par d'autres facteurs comme le revenu du ménage, par exemple.

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C'est donc pour cela que notre hypothèse a été confirmée car 4,04% de ménages peuplés de monde épargnent moins que ceux faisant vivre moins de têtes. En effet, Il est à reconnaître que les ménages à forte natalité enregistrent toujours des dépenses de consommation en hausse, notamment alimentaires au premier rang. De là découle l'évidence qu'à niveau égal de revenu, les ménages de grande taille ont moins de chance de se faire des économies que ceux de taille modérée.

Page | 41

CONCLUSION

A table rase, lit fécond ; disait un célèbre démographe, on dirait que les ménages de taille élevée seraient voués à l'indigence si l'on s'en tenait à l'explosion des chiffres relatifs aux dépenses alimentaires et autres. Notre étude qui visait à vérifier l'existence de corrélation entre la taille et la constitution des épargnes des ménages dans la commune de Karisimbi, ne l'a pas cautionné ; mais elle a pu relever qu'à niveau de revenu égal, 4,04% des ménages de grande taille ont moins de chance de se faire des économies que ceux de moindre taille.

La question de la natalité qui reste encore d'actualité tant en milieu juvénile qu'ailleurs a donc sa raison d'être car, en effet, « toute naissance est une bouche de trop » bien qu'elle contribue à la longue à la production plus qu'elle ne consomme « une bouche mais deux bras ».

Nous pouvons ainsi conclure qu'il convient d'user d'un maximum de prudence et de rationalité dans ce domaine. Quant à nous, au vu des résultats de notre étude, il est préférable d'avoir moins d'enfants en cette période controversée en République Démocratique du Congo où l'avenir n'est pas promettant, dans l'optique lointaine qu'un niveau bas de revenu suffirait à assurer la survie d'une famille ou encore qu'un revenu moyen donnerait la possibilité de se faire d'importantes épargnes pour le bien et le meilleur de la santé économique familiale.

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BIBLIOGRAPHIE

OUVRAGES :

1. ARDOUIN Thierry (2009), Audit et conseil en formation, cours de Master en Ingénierie et conseil en formation, formation ouverte à distance, Unité 4, Université de Rouen ;

2. Ch. Branthomme, JP Messer Schinit et Rozé (1997), sciences économiques et sociales, Hachette, Paris ;

3. Délours (2003), Economie du développement, Kinshasa, CRP.

4. Gregory Mankiw et Mark P. Taylor (2010), Principes de l'économie, Nouveaux horizons, Deboeck, Bruxelles ;

5. Jean LONGATE et Pascal VANHOVE (2001), L'économie générale, Paris, Dunod ;

6. J.F. Kabiane (2002), ménages et scolarisation des enfants au Burkina-Faso, Bruxelles, UCL.

7. QUIVY Raymond et CAMPNHOUDT Luc Van (2006), Manuel de recherche en sciences sociales, 3ème édition, Paris, Dunod ;

8. ROGER CARATINI (1972), Encyclopédie thématique universelle, l'analyse macroéconomique, éd. Bordas ;

9. VAN Lierde (1983), Economie politique 5ème année Commerciale, Kinshasa, CRP ;

10. S. KISANGANI Endanda (2007), L'ABC du management, Goma, éd. Perspectives africaines ;

11. T. Robert Malthus (1803), essai sur le principe de la population, éd. Gohthier.

COURS :

12. SENZIRA Paul (2013), Cours de comptabilité nationale, Université de Goma, FSEG, inédit.

13. KABALA Bene (2010), Statistiques descriptives, Université de Kisangani, inédit.

RAPPORTS :

14. Rapport annuel Commune de Karisimbi exercice 2011

15. Rapport sur le développement dans le monde, Banque mondiale, 1992.

16. Rapport d'enquête sur l'évaluation de l'économie des ménages de la ville de Goma, 2002

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SITES INTERNET :

17. MELCHIOR (2012), Ressources Pédagogiques pour les professeurs des sciences économiques et socials des lycées, disponible sur http : //Google.fr

18. KEYNES, John-Maynard (1936), Théorie générale de l'emploi, de l'intérêt et de la

monnaie disponible sur

http://www.uqac.uquebec.ca/zone30/Classiques des sciences sociales

ARCHIVES :

19. Archives du Quartier Kasika

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ANNEXES

ANNEXE 1 : Questionnaire en Français

UNIVERSITE DE GOMA
Questionnaire d?enquête

Au terme de notre premier cycle universitaire en faculté des sciences économiques à l'université de Goma, nous nous trouvons en phase de recourir à vous dans le cadre de notre sujet intitulé « Taille des ménages et constitution de l'épargne dans la commune de Karisimbi ». Ainsi, il vous suffit de cocher ou de compléter la réponse à l'endroit y réservé. D'avance merci pour le service.

VECU QUOTIDIEN

1. Quartier

2. Taille des ménages (Vous êtes à combien dans votre famille ?) :

3. Parmi les activités que vous exercez, quelle est celle que vous considérez comme étant la

principale ? R/

4. Quel est votre revenu moyen mensuel ?

R/

5. Et quel est le total de vos dépenses ?

R/

6. Avez-vous un compte en banque/Coopec ? (Cochez seulement)

Oui

 

Non

 

7. Quels sont les besoins satisfaites en premier au moyen de votre épargne ?

Affectation de l'épargne

Indication

1

Thésaurisation

 

2

Placement

 

3

Consommation différée

 

4

Investissement

 

Nous vous remercions.

ANNEXE 2 : Questionnaire en swahili

UNIVERSITE DE GOMA

B.P : 204 GOMA

Maulizo ilengayo ku jua

Kwa mwisho wa lipande cha kwanza kwa chuo chi kuu cha Goma katika siasa za uchumi, tume fikia muda wa kuandika kitabu chetu kinacho kichwa « kimo cha ma familia na kuweka akiba katika jamaa za mtaa wa Karisimbi ». Kwa hio, tuna omba wazo lako. Nakushukuru sana kwa kazi hio.

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MAISHA YA KILA SIKU

8. Mtaa :

9. Hesabu ya watu katika jamaa :

10. Kati ya makazi zote, kazi gani inalisha zaini jamaa lako ?

R/

11. Kwa jumla, jamaa lina pata karibu dollars ngani kwa mwezi ?

R/

12. Na matumizi ya pesa hio, inafikia dollars karibu ngapi ?

R/

13. Una hesabu katika benki ili kuweka akiba (andika bure)

Ndio Apana

14. Una fanya kazi gani kupitia pesa za akiba yako ?

Kugawa akiba

Andika

1

Kuweka bure

 

2

Kuweka kwenye benki ilikupata pesa kidogo baadaye

 

3

Kuweka ili kutumia baadaye

 

4

Kutumia kwaku tengeneza vitu ao kazi

 

Nous vous remercions.

ANNEXE 3 : Photo sur la taille d?un ménage

Tirée sur www.google.co.za

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TABLE DE MATIERE

Dédicace i

Epigraphe ii

Remerciements iii

Sigles et abréviations iv

0. INTRODUCTION 1

CHAPITRE PREMIER : CONCEPTS CLES DE L'ETUDE 4

Section 1ère : REVENU 4

§1. Concepts de revenu 4

§2. Composantes du revenu du patrimoine 5

Section 2ème : LA CONSOMMATION 8

Section 3ème : EPARGNE 10

§1. Définition de l'épargne 10

§2. Affectation de l'épargne 11

§3. Le rôle de l'épargne dans la croissance économique 12

Section 4ème : MENAGES 13

§1. Définitions 14

§2. La taille des ménages 15

CHAPITRE DEUXIEME : MONOGRAPHIE DU MILIEU D'ETUDE 16

Section 1ère : PRESENTATION DE LA COMMUNE DE KARISIMBI 16

§1. Création 16

§2. Aspects géographiques 17

Section 2ème : COMPOSITION DEMOGRAPHIQUE 18

§1. Statistiques de la population 18

Section 3ème : ACTIVITES ECONOMIQUES 22

§1. Domaine de l'agriculture 22

§2. Autres domaines 23

CHAPITRE TROISIEME : TAILLE DES MENAGES ET CONSTITUTION DE L'EPARGNE

DANS LA COMMUNE DE KARISIMBI 23

Section 1ière : METHODOLOGIE 23

§1. La recherche documentaire 24

§2. La recherche par enquête 24

Section 2ème : RECUEIL DES DONNEES SUR LE TERRAIN 25

Section 3ème : TRAITEMENT DES DONNEES 26

§1. Dépouillement 26

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§2. Présentation des résultats après traitement des données. 27

Section 4ème : ANALYSES ET COMMENTAIRES DES RESULTATS 32

§1. Taille des ménages enquêtés 32

§2. L'activité principale des ménages 33

§3. Revenus, dépenses de consommation et épargnes des ménages 33
Note : la catégorisation ci-dessous n'échappe pas absolument à la question insoluble de la

magie du chiffre en économie, qui la rend subjective au bout du compte. 35

§4. Préconisation 35

Section 5ème : VERIFICATION DES HYPOTHESES 35

§1. Rappel des hypothèses à vérifier 35

§2. La vérification des hypothèses 36

CONCLUSION 41

BIBLIOGRAPHIE 42

ANNEXES a

TABLE DE MATIERE c






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"Soit réservé sans ostentation pour éviter de t'attirer l'incompréhension haineuse des ignorants"   Pythagore