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La libéralisation des télécomunications au Sénégal: concurrence, innovation et réglementation

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par cheikh ahmed tidiane Dieng
Université de Nice Sophia Antipolis - Master 2 recherche en économie de l'innovation et dynamique industrielle 2004
  

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Paragraphe 2 : les perspectives de la libéralisation

1) réduction de la fracture numérique dans les pays en développement

Réduire la « fracture Nord/Sud » en matière de NTIC n'est pas un phénomène nouveau, né avec les « autoroutes de l'information », mais une croyance récurrente depuis au moins trente ans. Dans un premier, les bonnes intentions des gouvernements des pays en développement, le discours est ancré dans un déterminisme technologique où la « technologisation » est synonyme à la fois de modernisation et de développement. Dans un deuxième temps, ils s'interrogent sur les raisons et sur les conditions de la disparition de des pays tiers qui pourront jouer un rôle dans les débats actuels autour de la « société de l'information » au moment où l'ONU est sollicitée par certains de ces pays et par la société civile pour créer une agence spécialisée dans les NTIC.

Pour une réduction de cette fracture, le Sénégal comprenant l'importance d'assimiler l'information60(*) s'est à l'ouverture du marché des télécommunication enfin de se permettre les moyens de se positionner dans ce siècle qui celui de l'information et de la communication. L'information est présentée à la fois comme un moyen, une signification et un effet.

C'est à cet effet que le président sénégalais Mr Abdallah Wade a proposé lors du Sommet Mondial sur la Société de l'Information (SMSI), qui s'est tenu à Genève (Suisse) en décembre 2003, la création d'un fonds de solidarité visant à réduire la fracture numérique Nord-Sud qui serait alimenté par les contributions volontaires d'Etats, de citoyens et d'organisations. Cette proposition, acceptée sur le principe par la plupart des Etats présents au Sommet, est cependant restée lettre morte. Aucune mesure concrète n'a en effet été adoptée pour permettre de financer ce fonds.

Cela explique la difficulté des pays tiers de suivre le bouleversement des télécommunications. Pour mettre fin à cette fracture, il faut Promouvoir une nouvelle ère de coopération qui prenne plus en compte les besoins des pays du Tiers-monde en ce qui concerne l'utilisation de l'outil informatique au service du développement. Et cela ne peut se faire que si les Etats du tiers monde exercent dans les innovations du secteur de télécommunications.

Le Sénégal et l'Afrique du Sud ont compris l'importance d'innover dans ce secteur ceux qui lui ont valu d'être en avance dans ce secteur.

2) permettre l'innovation dans les NTIC

Lors de la réunion annuelle de 2004 regroupant les différentes entités du groupe France Télécom dans le monde qui a débuté et se termine demain à Paris, le directeur général de la SONATEL, a été désigné pour faire une contribution sur le thème «Innovation dans le secteur des télécommunications, l'exemple du Sénégal».

Ainsi, les entités du groupe France Télécom et les opérateurs dans le monde l'ayant comme partenaire stratégique souhaitent s'inspirer de l'exemple du Sénégal en matière d'innovation technologique dans le secteur des télécommunications. Le choix porté sur le Sénégal et le groupe SONATEL confirme, selon la direction qui donne l'information dans un communiqué61(*), le rôle de "First mover" qu'entend jouer la SONATEL pour faire du Sénégal une référence en matière d'innovation dans le secteur.

Dans les perspectives d'innovations de la SONATEL, le programme rural qui figure en bonne place a permis à plus de 50 % des villages du Sénégal d'accéder aux services de télécommunications en 2004. Ce programme 2004, a nécessité un investissement de 6,2 milliards de francs Cfa rien que pour le fixe ce qui permettre de signifier l'importance pour la SONATEL d'investir sur nouvelles technologies. Ce montant, ajoute-t-il, sera multiplié par deux en 2005 avec 12,9 milliards de francs Cfa pour le fixe et le mobile.

Pour en arriver là et hisser la téléphonie rurale au Sénégal à ce niveau de développement, estime la direction de la SONATEL, «nous avons investi depuis 1997 plus de 40 milliards de Francs Cfa. Et à la fin de l'année 2005, le groupe SONATEL aura investi plus de 58 milliards dans le monde rural. Avec ses investissements dans la fibre optique, les câbles sous-marins, le projet satellite Rascom la SONATEL détient des atouts inestimables qui lui permettent d'apporter au monde rural les services de télécommunications attendues».

Ainsi les nouveaux entrants doivent continuer le travail déjà commencé par la SONATEL pour des perspectives d'avenir encore très prometteuses dans le domaine de l'innovation.

* 60 « Un moyen : un signal externe ayant la forme matérielle écrite, orale ou électronique ; une signification : le signal, qui établit un moment de relation, a une signification ou contient un message [et] un effet, le message a un impact sur la personne qui le reçoit qui peut être ou non l'impact voulu ».

* 61 www.sonatel.sn

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"Je voudrais vivre pour étudier, non pas étudier pour vivre"   Francis Bacon