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Analyse du partenariat public-privé dans la mobilisation des recettes douanières au Ghana: cas du projet « Destination Inspection Scheme"

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par Damien AINAHON
Université de Cocody d' Abidjan - DESS 2006
  

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I-3 REVUE DE LITTERATURE

I-3-1 Contributions antérieures

Beaucoup de travaux ont été réalisés sur les questions touchant les Partenariats Public-Privé et le rôle de l'Etat. Nous focaliserons nos lectures sur ceux qui sont directement liés à l'objet de notre étude.

Marty et Voisin (2005), dans une récente étude ont abordé les enjeux contractuels des PPP dans les pays en développement. Constatant que les PPP ne sont pas pour autant l'apanage des seuls pays industrialisés, ils affirment que les pays en voie de développement constituent la principale aire géographique de recours aux PPP, compte tenu de l'insuffisance de leurs ressources budgétaires. Cependant, la mise en ouvre des PPP présente plus de difficultés dans les pays en voie de développement que dans les pays développés en raison de l'imperfection des cadres régulateurs.

Par ailleurs, le Bureau des PPP Canada (2004), a fait un travail appréciable sur les PPP en établissant un glossaire des différents termes y afférents et les différentes formes de PPP qui existent.

En outre, Beatty (2001), fait ressortir les motifs de l'existence des PPP et présente la démarche à suivre pour créer de tels partenariats. Il traite en détail la répartition du risque lié aux PPP.

L'étude réalisée par le « Policy Perspectives business council of British Columbia » (2002), décrit le besoin de PPP en Colombie Britannique. Bien que cette étude ne présente que des exemples locaux, les principes et les raisons qui motivent la création des PPP, les problèmes de financement et les pièges possibles ont été abordés.

Quant à Brown (2003), il démontre que l'utilisation accrue des PPP peut offrir des avantages sans pour autant compromettre l'intégrité des services publics. Il préconise un programme ambitieux qui s'appuie sur la prémisse que le Gouvernement est aux prises avec de nombreuses anomalies systémiques : peu d'incitation au rendement, manque de renseignements pertinents sur le rendement ou la satisfaction de la clientèle, la dominance des opérations par rapport à la

stratégie, des difficultés de planifier en fonction des résultats de la politique gouvernementale, décisions d'investissement inefficaces et désenchantement de la clientèle et des fonctionnaires. Il conclue que le secteur public ne se modernisera pas uniquement en ayant recours à la gestion interne et aux ressources financières. Dans le même sens, l'étude de la banque Mondiale (2002), sur la privatisation, s'avère particulièrement intéressante. Cette étude examine les preuves récentes de l'impact de la privatisation et s'articule autour des efforts classiques de privatisation impliquant des entreprises dans des marchés concurrentiels. Elle démontre que la privatisation améliore le rendement financier et la performance opérationnelle des entreprises, procure des avantages fiscaux et macroéconomiques positifs: les recettes constituent des économies plutôt que des dépenses, les transferts sont à la baisse, et les gouvernements perçoivent des impôts auprès des entreprises privatisées.

Concernant toujours la privatisation, Savas (2002), a démontré que le PPP fait partie intégrante du nouveau management public. Il précise que, si les décideurs publics veulent que leurs services touchent la population efficacement et économiquement, ils doivent faire intervenir des organismes privés et non gouvernementaux. Il est donc essentiel de faire appel au secteur privé d'une manière qui protège l'intérêt public tout en permettant aux entreprises de rentabiliser raisonnablement leurs investissements. Cependant, signalons que les aspects sociaux des privatisations ne sont pas pris en compte dans ces études.

Par contre, certains auteurs ont sévèrement critiqué les PPP. En France, le PPP a fait l'objet d'un violent débat politique à l'Assemblée Nationale, le 9 Novembre 2004 lors de la ratification de l'ordonnance du 17 Juin 2004 portant sur les PPP. Le député Armand Montebourg affirmait que le PPP favorise l'ouverture à un endettement hors bilan en comptabilité publique et même des risques de corruption. Ce député socialiste, compare le PPP à une « bombe juridique à fragmentation » pour les collectivités locales.

De même, le sénateur Français Jean Arthuis s'alerte pour sa part, de l'incitation à la dépense que peut présenter cette nouvelle facilité de trésorerie, l'Administration ne finançant pas les investissements. Selon lui, le recours au PPP dans la seule volonté de sortir une dépense des comptes publics apparaît comme une mauvaise motivation et a un coût potentiel supérieur.

Malgré ces critiques, il faut noter que l'approche du PPP repose bien sur un fondement théorique.

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"Je voudrais vivre pour étudier, non pas étudier pour vivre"   Francis Bacon