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Prise charge des personnes vivants avec le VIH/sida en ville de Butembo

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par Alphonse MAKANO TUNGALI WA MWATI
Université officielle de Ruwenzori - Licence en genre et développement 2007
  

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I. 4. 2. 3. Vulnérabilité Sociale

a. Les femmes ont encore un statut social défavorable

Les images véhiculées par les médias (publicité, magazines...) continuent d'assigner la femme à des tâches domestiques ou la représentent en objet de possession, de séduction, d'acquisition, et a obligatoirement des répercussions tant dans la sphère publique que dans la sphère privée, surtout au niveau de la relation sexuelle dans le couple.

Partout dans le monde, les femmes ne sont pas traitées de manière égale aux hommes et n'ont pas la même influence sur les aspects qui touchent leur vie.

Dans les pays en développement, il existe un écart considérable entre les hommes et les femmes dans l'éducation, le revenu, les possibilités d'emploi, la santé, l'accès au pouvoir et aux prises de décisions. Ces disparités conduisent au fait que les femmes ont moins accès aux traitements. En effet, il est difficile pour les femmes dans de nombreuses régions du monde d'avoir accès aux soins de santé, d'obtenir un soutien lorsqu'elles sont enceintes ou pour savoir si elles sont porteuses du VIH. Il y a de nombreuses raisons à ce problème : l'éloignement des centres de soins, le coût d'un examen médical, les responsabilités professionnelles ou familiales, la crainte de représailles de la part de leur mari ou de leur collectivité (International 2005 [42]).

b. L'épidémie de SIDA a un impact disproportionné sur les femmes

La définition sociale de leur rôle de soignantes, d'épouses, de mères et de grands-mères fait que les femmes assument la plus grande part du fardeau du SIDA. Quand la maladie ou la mort entraîne l'appauvrissement de la famille, les femmes et les filles, inférieures sur les plans économique et social, sont les plus gravement atteintes.

En dispensant des soins aux membres de leur famille ou à d'autres personnes atteintes de maladies liées au VIH/SIDA, les femmes et les filles perdent ainsi des occasions d'améliorer leur sort car elles n'ont plus le temps de mener des activités génératrices de revenus, d'améliorer leur éducation ou de transmettre un savoir-faire.

Le SIDA contribue donc à la féminisation de la pauvreté et à la marginalisation des femmes, notamment dans les régions qu'il touche le plus durement.

I. 4. 2. 4. Vulnérabilité Economique Et Juridique

a. Les femmes sont soumises à des discriminations croisées : origine ethnique, orientation sexuelle et âge.

· Les facteurs de classe et de race viennent s'ajouter à la différence sexuelle pour renforcer la complexité des relations de pouvoir entre hommes et femmes : Aux Etats-Unis, les femmes pauvres et appartenant aux minorités raciales sont davantage touchées par le SIDA. Human Rights Watch dénonce dans son dernier rapport les violences physiques et sexuelles, la privation de nourriture et la séquestration sur leur lieu de travail dont sont victimes des femmes immigrées employées comme domestiques à Singapour (53(*)).

De même pour les femmes lesbiennes, l'expression de la sexualité féminine étant fortement limitée dans de nombreuses cultures, celles-ci ne peuvent pas exprimer librement leur orientation sexuelle et sont souvent contraintes de se marier et d'avoir des relations sexuelles avec des hommes. Les femmes refusant le mariage sont en effet souvent marginalisées et peuvent devenir la cible de violences et de viols, augmentant ainsi les risques de contamination par le VIH (54(*)).

· L'âge peut également être un facteur de vulnérabilité : Les jeunes femmes sont souvent victimes de violences sexuelles en tant que femmes et du fait de leur jeunesse et donc de leur vulnérabilité. En Afrique sub-saharienne, les jeunes filles de 15-19 ans ont six fois plus de risques d'être séropositives que les garçons de la même classe d'âge, essentiellement à cause des viols, des rapports sexuels contraints et de leur incapacité à obtenir des pratiques sexuelles sûres.

Mais l'âge ne protège pas les femmes de la violence. Si certaines sociétés respectent la sagesse des femmes âgées, leur accordent une certaine considération et leur offrent une plus grande autonomie, d'autres maltraitent les femmes fragiles et isolées, particulièrement les veuves, qui au Zimbabwe par exemple sont victimes d'agressions car considérées comme des sorcières et rendues responsables de la propagation du VIH.

b. Les femmes sont tributaires des hommes sur les plans économique et financier

Le pouvoir économique qui permettrait aux femmes de négocier la fidélité ou l'usage du préservatif leur fait défaut et elles sont exposées, dans le domaine de la sexualité, au pouvoir prédominant des hommes, voire à leur violence.

Dans les pays en voie de développement, au cours de la dernière décennie, le fossé a continué de s'accroître entre les femmes et les hommes. C'est ce qu'on a appelé la « Féminisation de la pauvreté. »

c. Les femmes pauvres font souvent recours à la prostitution

L'impact disproportionné de la pauvreté sur les femmes et les jeunes filles les pousse au commerce sexuel comme mode de survie. Ces rapports sexuels transactionnels sont le reflet d'une part de la situation économique supérieure des hommes et d'autre part des difficultés des femmes à satisfaire leurs besoins fondamentaux. Vient s'ajouter la valeur culturelle que les hommes attribuent à la possession de partenaires sexuelles multiples.

d. Les femmes sont souvent l'objet de lois discriminatoires

Partout dans le monde, les filles et les femmes courent davantage le risque d'être pauvres et démunies, moins instruites, d'avoir un accès plus limité à la terre, au crédit ou à des liquidités, ainsi qu'aux services sociaux.

Dans bon nombre de pays, le droit de la femme au divorce, à la propriété et à l'héritage n'est pas reconnu ; dans d'autres pays, il est mal appliqué. Souvent les femmes acquièrent le droit de posséder des terres et des biens en se mariant. Lorsqu'elles sont victimes de répudiation ou de divorce, les droits qu'elles avaient acquis sur ces biens deviennent caducs.

Beaucoup des femmes perdent leurs maisons, leurs terres et d'autres biens à cause de lois et coutumes discriminatoires, a déclaré Human Rights Watch. L'association affirme que les atteintes au droit à la propriété en Afrique sub-saharienne entretiennent les inégalités dont sont victimes les femmes, condamnent à l'échec les efforts de développement et entravent la lutte contre le VIH/SIDA. Ces facteurs font que les femmes n'ont pas les moyens de survivre de manière indépendante sur le plan économique quand tout est normal et qu'elles sombrent dans la débâcle économique dès que les circonstances empirent.

* 53 Human Rights Watch, Les femmes émigrées face à l'endettement et à l'exploitation, Singapour, 2005,

p. 23

* 54 Human Rights Watch, idem, p. 23

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