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Médias et pouvoir politique en rdc. (de la deuxième république à  la transition)

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par Michel Kifinda-Ngoy
Université de Kinshasa, RDC -  Licence en sciences de l'information et de la communication 2009
  

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§3. De l'avènement de l'AFDL aux élections de 2006.

1. Les guerres « pour la démocratie » et la rupture du processus démocratique (1996-2002)

La République Démocratique du Congo connait, depuis 1996, une guerre d'agression, menée au nom de l'instauration d'un ordre démocratique dans le pays en deux étapes : la guerre dite de libération (1996-1997) et la guerre d'occupation (1998-2002).

En effet la longue transition, entraînant le désenchantement du peuple face au processus de démocratisation, qui donnait l'impression de tourner en rond, semble avoir été le prétexte pour le déclenchement de la guerre dite de libération par les troupes de l'A.F.D.L. (Alliance des Forces Démocratiques pour la Libération du Congo), une coalition régionale composée des forces rebelles congolaises et des troupes régulière du Rwanda, de l'Ouganda, du Burundi, de la Zambie, de l'Ethiopie, de l'Erythrée, de l'Angola et du Zimbabwe, dont le porte-parole, Laurent Désiré Kabila fut le tombeur de Mobutu, le 17 mai 1997.102(*)

Par ailleurs, lorsque le Président Kabila décida de retirer les troupes étrangères de ses parrains rwandais, ougandais et burundais, une guerre d'occupation éclata le 02 août 1998, menée par tout d'abord par le Rassemblement Congolais pour la Démocratie (R.C.D.), parti créé à Goma, le 1er août 1998, pour couvrir l'intervention du Rwanda au Congo dont le chef de l'Etat mécontent de l'attitude d'ingratitude de Kabila qu'il avait aidé à accéder au pouvoir. Le président ougandais Yoweri Museveni, décida de sanctionner aussi Kabila en soutenant le Mouvement de Libération du Congo (M.L.C.), mouvement politico-militaire créé à Kisangani par Jean-Pierre Bemba, en 1998. La seconde guerre du Congo a été qualifiée de «  première guerre régionale en Afrique centrale » ou de « première guerre africaine ».103(*)

Après l'assassinat de L. D. Kabila le 16 janvier 2001, Joseph Kabila accéda au pouvoir de son père entama le processus de réunification, de pacification du pays afin de le conduire aux élections démocratiques.

2. Le dialogue inter-congolais et le nouvel ordre politique.

Pour mettre fin à la guerre, un Accord pour un cessez-le feu en République Démocratique du Congo, a été signé à Lusaka, le 10 juillet 1999, dans lequel il était stipulé qu'il fallait organiser des négociations politiques inter-congolaises pour aboutir à la mise en place d'un nouvel ordre politique. C'est ainsi qu'après de longues et pénibles tractations, un « Accord Global et inclusif sut la Transition en République Démocratique du Congo » a été signé à Pretoria, le 17 décembre 2002, pour mettre fin aux hostilités, fixer les objectifs, les principes, la durée et les institutions de la transition et la répartition des responsabilités entre le gouvernement, les mouvements rebelles, l'opposition politique et la société civile pour éviter toute forme d'exclusion politique, favoriser la réconciliation nationale et la paix.104(*)

Les acquis du dialogue inter-congolais sont entre autre le gouvernement de la formule 1+4 (un président et quatre vice présidents) accompagnés des ministres et vice-ministres ; plus cinq autres institutions d'appui à la démocratie. Les institutions de la transition avaient dû faire face aux défis suivants : capacités de leadership, réunification et pacification effectives du pays et organisation des élections libres et démocratiques dans le délai prévu. Le gouvernement de transition fut menacé par des nouvelles rébellions causées par Laurent Nkunda et Jules Mutebushi, tous anciens officiers militaires du R.C.D. Goma. Il y a également l'opposition politique non partant au gouvernement de transition qui menaçait de pouvoir balkaniser le processus étant donné que le gouvernement de transition ne fut pas capable d'organiser les élections dans le délai.

La chance de la paix résidait cependant dans la détermination du peuple à refuser toute forme de balkanisation du pays et toute hégémonie étrangère. Face au défi de l'organisation des élections libres, démocratique et transparentes, la société civile, les églises, les partis politiques de l'opposition et la communauté internationale font pression sur les institutions de la transition pour voir les élections organisées au plus tard le 30 juin 2006.

* 102 Mabiala M. N., « La guerre d'agression du Congo-Kinshasa (1996-2001) : évolution, perceptions et perspectives », les conséquences de la guerre de la R.D.C. en Afrique Centrale, sous la direction de Sabakinu Kivilu, Kinshasa, PUK, 2002, pp. 9-27.

* 103 Mabiala M. N., op. cit., 2006, pp. 46-47.

* 104 Mabiala, M., op. cit., p. 47.

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