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Médias et pouvoir politique en rdc. (de la deuxième république à  la transition)

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par Michel Kifinda-Ngoy
Université de Kinshasa, RDC -  Licence en sciences de l'information et de la communication 2009
  

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§2.La libération des médias sous la transition.

1. La démocratisation de l'espace médiatique

Jusque dans les années 1990, l'audiovisuel congolais relevait du monopole de l'Etat. Il n'existait pas de radio ni de télévision privée, sauf certaines qui furent confessionnelles. Tudesq André jean nous complète que les radios privées ont connu une libération tardive et inégale. Les seules radios indépendantes de l'Etat furent longtemps des rares radios religieuses souvent internationales.120(*) Par contre, dans le secteur de la presse écrite, il y a eu une véritable explosion de publication des journaux, avant même l'année 1990, mais ils respectaient jusque là l'idéologie du Mobutisme.

L'exercice de la liberté de la presse en RDC, nous rappelle Juakali Kambale121(*), précède de très peu la libéralisation de l'expression politique au point que les deux se confondent. L'audiovisuel a connu sa libération avec le multipartisme, le 24 avril 1990. Mais une année auparavant, la presse, profitant des fissures évidente de la dictature, avait commencé à se libérer de l'étau dans lequel l'enfermait le monolithisme politique.

Au fil des années, plusieurs chaînes de radio et télévision ont vu le jour et font actuellement concurrence à la RTNC (Radio et Télévision Nationale Congolaise), en offrant aux acteurs politiques et à l'ensemble des citoyens congolais aux acteurs politiques et à l'ensemble des citoyens congolais de nouveaux espaces d'expression et de participation politique. Parmi les chaînes de radio et de télévision privées profanes, on peut citer : Antenne A, Canal Kin TV, RTKM, Raga TV et FM, etc.

2. Les contraintes des médias pendant le début de la transition

Les journalistes ont été les grands bénéficiaires de la victoire de la démocratisation du pays. En étaient-ils des victimes ? Ont-ils su maîtriser leur victoire ? Bénéficiaire ou victime, la reforme dépendait en réalité de leur capacité de surmonter de surmonter leur victoire et à ne pas confronter le caractère public de leur mention, leur imbécilité, voir leur majorité avec leur légitimité.

Une fois libres, les médias en RDC ont été appelés à faire face à trois contraintes principales dont la contrainte politique, la contrainte économique et la contrainte technique. Il nous sied de soulever d'abord les contrôles politiques auxquelles les journalistes étaient appelés à faire face. En effet, la liberté politique de l'information est acquise en RDC depuis 1990 par tous les privés. Certes, les rapports demeurent indispensables entre les journalistes et les acteurs, mais il est sans commune mesure avec la réalité du pays à ce temps que les journalistes subissent sans doute des contraintes et menaces politiciennes.

Outre la contrainte politique, nous observons en suite la contrainte technique qui a pause un sérieux problème dans les médias audiovisuels de la RDC. Ce dernier a structurellement affecté le travail journalistique. Le faite que par la technologie, le rêve du direct est devenu réalité voire un cauchemar, d'autant que la contrainte de la concurrence pousse encore plus à raccourcir les délais entre l'évènement et l'information, les journalistes là aussi sont pris en contre-pied. De toute façon, nous renseigne Dominique Wolton, à supposer que les journalistes puissent suivre le rythme des évènements sans trop d'erreur, cela ne signifie pas que le récepteur à l'aube fait ait la même capacité d'absorption.122(*)

En sus, les médias en RDC connaissent une indulgence matérielle très récente. En effet, ils fonctionnent dans un contexte d'indulgence technique. Le problème économique que nous allons énumérer d'emblé, ne permettent pas les renouvellements des équipements, encore moins de suivre la technologie dans le domaine de diffusion des informations.

En somme la situation économique de la presse en RDC est à l'image de la récession qui frappe le pays depuis la chute de Mobutu, on n'enregistre aucune requise des activités économiques. Au contraire, les entreprises ferment leurs portes ou sont contraintes de mettre en congé une partie de leur personnel. Le marché de la publicité est quasi inexistant. Etant en situation de force, ces annonceurs fixent eux-mêmes le prix.123(*)

* 120 Tudesq A. J., Les médias en Afrique, Paris, éd. Ellipse, 1997, p. 17.

* 121 Kambale J., « La presse congolaise fonctionne comme par inertie », in  paroles d'Afrique centrale : Briser les silences, Paris, éd., Karthala, 2003 p. 102.

* 122 Wolton D., Penser la communication, Paris, éd. Flammarion, 2002, p. 221.

* 123 Faye M., Les médias en RDC, rapport de la mission effectuée du 03 au 17 novembre 2002, Kinshasa, p. 28.

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"La première panacée d'une nation mal gouvernée est l'inflation monétaire, la seconde, c'est la guerre. Tous deux apportent une prospérité temporaire, tous deux apportent une ruine permanente. Mais tous deux sont le refuge des opportunistes politiques et économiques"   Hemingway