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Contribution des nouvelles technologies de soja au bien-etre des ménages agricoles cas de la plaine de Ruzizi


par Joseph NJONJO Assani
Université catholique de Bukavu - Licence 2013
  

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ENSEIGNEMENT SUPERIEUR, UNIVERSITAIRE ET RECHERCHE SCIENTIFIQUE

REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO

UNIVERSITE CATHOLIQUE DE BUKAVU


U.C.B

BP : 285/BUKAVU

CONTRIBUTION DES NOUVELLES TECHNOLOGIES DE SOJA AU BIEN-ETRE DES MENAGES AGRICOLES

CAS DE LA PLAINE DE RUZIZI

FACULTE DES SCIENCES ECONOMIQUES ET DE GESTION

Présenté par NJONJO ASSANI Joseph

Mémoire présenté en vue de l'obtention du diplôme de licencié en sciences économiques

Option : Economie rurale

Directeur : Prof. Dr. MUBAGWA CIHINDA MUKO

Co-directeur : Ass. BALUKU MIKI

Année Académique 2013-2014DEDICACE

A MON PERE ET A MA MERE

ATOUS CEUX QUI N'ONT CESSE DE ME

TEMOIGNER LEUR ATTACHEMENT

REMERCIEMENTS

Ce qui est impossible à un individu devient possible grâce aux efforts réunis de plusieurs, disait John Bellers. Ainsi ce travail que nous venons d'achever à la fin de notre deuxième cycle, est le résultat de plusieurs apports.

A cet effet, nous ne pouvons pas nous passer du grand plaisir et de l'agréable devoir, d'exprimer nos louanges envers ALLAH, Maitre de l'Univers, pour de nous avoir donné la vie et le courage de commencer et de déterminer ce qu'il nous soit permis d'adresser nos sincères remerciements et d'exprimer notre gratitude au professeur MUBAGWA CHINDA MUKO ainsi qu'à l'Assistant BALUKU MIKI pour avoir accepté la direction de ce travail malgré leurs multiples occupations.

Nos remerciements s'adressent également à tout le corps scientifique de l'Université Catholique de Bukavu.

Nous exprimons aussi nos sentiments de reconnaissance envers monsieurs SHUKURU BATACOKA Alphonse, MANGOLE Dieudonné pour leurs conseils et encouragements.

Nous ne pouvons oublier nos frère, nos soeurs et oncles RUGENYEKA Nyerere Anselme ; AKILI Igor, Hassan MUKIWA, ISMAEL Hassan, SHABANI Hassan, TAMASHA Hassan et AMISSA Hassan, NTAOMBAYE Hussein, MUKIWA Hassan, nous leurs sommes également pour les soutiens financier; matériel et moral.

Mes amis SAFARI FARIALA, Eric NDIGOZA, DEBABA LUFIRA Patient, ZIGASHANE Salomon, SALEH BITENDELO Gérard, SALMA SHAGAYO, SAKINA MWADJUMA, OMBENI Innocent, Serge MBONEKUBE, GASTON MUNONGE, Madame TATU, MANGOLE DADY Cool, trouve l'expression de notre reconnaissance pour leur soutien moral.

Nous pensons également à tous Les producteurs de la plaine de la Ruzizi à leurs efforts pour répondre à nos nombreuses questions et surtout pour leur disponibilité.

Que tous mes camarades étudiants pour leur contribution et leur soutien tout au long du cursus académique, ne sentent pas oubliés.

A tous ceux dont les noms n'ont pu être cités, et qui ont participé de loin ou de prêt, d'une manière ou d'une autre, à la réalisation de ce travail, nous reconnaissons leurs contributions et leur disons un très grand merci.

LISTES DES ABREVIATIONS ET SIGLES

CTA : Coopération Technique Agricole

ACF : Action Contre la Faim

Acq. Mat. Agri. : Acquisition de matériel agricole

CEP : Centre d'Etude des Prospectives

Cons. Tel. Et trans. : Consommation des cartes prépayées pour le téléphone et transports

DSCRP : Document de Stratégie et de la Croissance pour la Réduction de la Pauvreté

Educ. Des enf. : Education des enfants

Fête et cerem. : fête et cérémonie

ESOP : Entreprise de Service et Organisation des Producteurs

FIDA : Fonds International de Développement Agricole

GTx : Tropical Glycine Cross

INERA : Institut National d'Etude et Recherche Agronomique

IITA : International Institut of Tropical Agriculture

PIB : Produit Intérieur Brut

Prd. Pr necss : produits des premières nécessités

MCO : Moindre Carré Ordinaire

OGM : Organisme Génétiquement Modifié

ONG : Organisation Non Gouvernemental

RDC : République Démocratique du Congo

SENASEM : Service National de Semences

Sig. : Significativité / t : Test de Student

INTRODUCTION

Les préoccupations de la recherche agricole reposent sur le développement ainsi que la diffusion des technologies en vue d'une croissance de la production agricole, pour assurer non seulement la réduction de la pauvreté mais aussi la sécurité alimentaire (CTA, 1998). L'importance de la diffusion des nouvelles technologies agricoles est de relever les défis de la malnutrition et de sous-alimentation conduisant à la baisse de productivité de l'agriculture et susceptible de causer des pertes en vies humaines. Or, l'agriculture est la principale activité économique dans la plupart des zones rurales d'Afrique et l'indice de la pauvreté rurale est lié à sa structure et à sa productivité (FIDA, 2001). Sous d'autres cieux, en Chine notamment, l'agriculture a soutenu la croissance économique des autres secteurs contribuant à la réduction de la pauvreté et a permis d'atteindre l'autosuffisance alimentaire. Ce faisant, elle est fondamentale pour la stabilité d'un pays (CEP, 2010).

Par ailleurs, dans beaucoup de pays en développement, la croissance rapide de la population, les maladies attaquant les cultures, les guerres et les graves problèmes économiques ont réduit sensiblement le niveau de vie et modifié les habitudes alimentaires(Sandrine A , 2013). Ainsi, en Afrique subsaharienne, les faibles taux d'adoption des innovations ont comme conséquence, la faible productivité des exploitations agricoles (Mabah et al., 2013).

Depuis des décennies, le secteur agricole rural congolais stagne à cause des faiblesses des moyens d'exploitation, alors que le sous financement chronique de ce secteur maintient près de 70% de la population congolaise dans la pauvreté absolue et la faim sévère. En dépit des succès probants de quelques programmes, les études et rapports indiquent que les activités du secteur agricole et rural ne sont pas adéquatement financées. Les infrastructures d'appui à la production sont dégradées et peu opérationnelles. En outre, la part du budget réservée au secteur agricole oscille entre 0 et 2%du budget national (Rigo G., 2011). De plus la filière semencière s'est effondrée avec la fermeture de plusieurs stations de l'INERA et des centres de production du SENASEM, les producteurs utilisent des « semences » tout venant, sans encadrement préventif contre les maladies (Rigo, 2011), ceci a eu comme conséquence, une baisse de productivité aggravée par l'attaque des plantes par plusieurs maladies causant inévitablement une insécurité alimentaire dans plus d'un coin du pays.

Malgré la progression du secteur agricole de 3% par an depuis 2008, ce dernier laisse planer de doutes sur ses véritables performances. Entre 2011 et 2012, sa contribution au PIB a été de 15,13% soit un progrès de 1,1% de croissance par rapport à l'année 2010. Il convient de remarquer que la production agricole n'a toujours pas décollé, suite, notamment à certaines pesanteurs d'ordre conjoncturel et structurel qui continuent à freiner son essor. Ces pesanteurs sont l'enclavement des besoins de productions ; l'inaccessibilité aux semences, le rejet des variétés améliorées ainsi que le manque de financement des activités agricoles1(*).

La province du Sud-Kivu n'est pas épargnée des problèmes susmentionnés, elle est confrontée à une situation d'insécurité alimentaire, expliquée par plusieurs facteurs. Les uns sont liés au climat, au sol, à la qualité et la quantité d'intrants, aux maladies des plantes et des animaux ; et les autres aux techniques agricoles, etc. (DSCRP, 2006). Le DSCRP régional (2005), constate dans le même sens que la production agricole de la province du Sud-Kivu ne parvient pas à assurer la sécurité alimentaire de sa propre population.

Devant ce déficit, l'introduction de la nouvelle technologie de soja pourrait répondre au besoin de résolution de la malnutrition protéique des couches les plus pauvres de la population du Sud-Kivu. La richesse en huile et en protéine de bonne qualité a suscité l'intérêt de nombreux agronomes américains et européens qui ont consacré de sérieux travaux de recherches à cette problématique non moins riche. En outre, les dérivés du soja ont rapidement trouvé des débouchés importants dans l'industrie agroalimentaire. Ce succès a eu le soutien des campagnes publicitaires qui en ont fait un aliment parfait pour les Américains, notamment pour sa capacité à réduire le risque cardio-vasculaire. Ainsi s'est créé un marché complémentaire à celui de l'alimentation animale. Aujourd'hui, dans beaucoup de pays, le soja est omniprésent dans l'alimentation industrielle et se cache sous diverse appellations : les protéines végétales texturées, les protéines végétales hydrolysées, concentration de protéines végétales, huile végétale, margarine végétale,...

Le soja, est une légumineuse apparue en chine depuis l'an 3000 avant J.C. cultivée depuis des millénaires en Extrême-Orient, et n'a été répandue que récemment dans le monde en passant par l'Amérique et l'Europe pour finalement regagner l'Afrique. Il peut contribuer à l'amélioration de la qualité alimentaire humaine, grâce à sa forte teneur en acides aminés essentiels (lysine, l'isoleucine, thréonine et méthionine) (Sandrine, 2013). Il est en outre une source de nourriture très économique et en même temps un médicament en raison de son contenu en génistéine, en produits photochimiques et en isoflavones. Il est très utile dans la lutte contre les maladies cardiovasculaires, le cancer, le diabète. Il en est de même les protéines et les calories du soja qui sont actuellement utilisées pour empêcher la perte osseuse souvent associé au VIH. Son importante intervention dans la nutrition est amplifiée là où les médicaments ne sont pas disponibles. Son potentiel économique est inhérent dans une vaste gamme d'utilisations industrielles (comme agent anti corrosif, huiles essentielles, biodiesel, désinfectant, pesticides/fongicide, encre d'imprimante,...) et peut être exploité au profit des petits propriétaires agricoles, producteurs de soja.

En outre, la nouvelle technologie de la culture de Soja (version OGM) a été prometteuse en Argentine, selon un rapport de PG Economics2(*). L'impact du Soja OGM sur le revenu des agriculteurs est considérables, les agriculteurs ont réalisé d'importantes économies et ont fait plus de bénéfices (Brooks, G. et Barfoot, P., 2010).

Au Sud-Kivu, en général, et dans les milieux ruraux de la province en particulier, l'absence d'une politique agricole cohérente a eu pour conséquences, l'exode rural plaçant ainsi les producteurs agricoles devant des difficultés à satisfaire leurs besoins et a entrainé une demande alimentaire croissante des ménages urbains (Malekera, 2009).

En dépit du fait que l'Est du pays est une partie favorable à l'agriculture, le développement de cette dernière est important pour le bien-être de la population. Dans le territoire d'Uvira, la culture de manioc est la plus rependue dans les moyens plateaux (43%), le littoral (33%) et la cuvette (29%), alors que dans la plaine de la Ruzizi c'est la culture de maïs qui commence à prendre de l'ampleur (30%) (ACF, 2007). L'ampleur de la culture du maïs s'explique par le fait que la mosaïque constitue une menace principale à la culture du manioc et réduit sensiblement sa production. Cependant, devant les habitudes culturales en vogue dans la plaine de la Ruzizi, force est de constater qu'il y a lieu de diversifier les cultures. C'est dans cette perspective que les nouvelles technologies de la culture de soja ont été mises sur pieds par les différentes organisations non gouvernementales dans le but de réduire la pauvreté et l'insécurité alimentaire car, après l'introduction des variétés améliorées de soja, on a assisté à un développement de sa filière.

Ainsi, compte tenu des expériences favorables à la culture du soja dans le monde, il s'avère indispensable de poser la question suivante : L'adoption des nouvelles technologies de la culture du soja contribuerait-t-elle à l'amélioration du revenu des ménages agricoles de la plaine de la Ruzizi?

Les systèmes de production de soja utilisant les variétés améliorées pourraient présenter un meilleur rendement, susceptible d'accroitre le revenu du producteur par rapport à celui qui utilise les systèmes de production de soja traditionnels (Jacques B. et al., 2010). De façon spécifique, les variétés améliorées de la culture de soja auraient un rendement élevé et son adoption permettrait d'augmenter les revenus des ménages qui les ont adoptées et ces variétés contribueraient à l'amélioration de l'alimentation et à l'accès aux biens et services.

L'objectif principal de cette étude est d'évaluer la contribution de la nouvelle technologie de la culture de soja sur l'accès des ménages agricoles à l'alimentation et aux biens et services de base.

De façon spécifique, il s'agit de déterminer les caractéristiques des ménages agricoles, d'évaluer l'effet des nouvelles technologies sur les revenus des producteurs à travers la production et d'évaluer l'effet sur l'accès aux produits alimentaires, à la santé et même à la scolarisation des enfants.

Ce travail s'avère on ne peut plus important en ce sens qu'il vise de faire découvrir aux autorités publiques et aux entrepreneurs une filière qui peut être à mesure de contribuer efficacement à la sécurité alimentaire et améliorer le revenu de tous les intervenants dans la culture du soja grâce à des nouvelles technologies.

En vue d'atteindre l'objectif assigné à ce travail, notre étude fait recours à trois différentes techniques qui appuient deux méthodes. Il s'agit, notamment des techniques documentaires, d'observation et d'interview. Quant aux méthodes, le modèle du budget partiel ainsi que l'analyse économétrique de la régression linéaire multiple sont appliqués pour le calcul du revenu et les déterminants des facteurs influençant les dépenses de ménages agricoles. Cette partie est plus explicitée dans notre second chapitre.

Hormis l'introduction générale et la conclusion générale, nous avons réparti ce travail en trois chapitres. Le premier chapitre portant sur la revue de la littérature est scindé en deux sections : la revue théorique et la revue empirique. Le deuxième chapitre présente l'approche méthodologique dans lequel nous cernerons la démarche méthodologique ainsi que le milieu d'étude. Le troisième chapitre portera enfin sur la présentation, l'analyse et l'interprétation des données. Une conclusion mettra un terme à cette investigation.

* 1Note de politique agricole, RDC, 2011.

* 2Une société de relations publiques qui travaille pour l'industrie des OGM.

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