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Les journaux camerounais face au défi de la publication en ligne: etude de contenu de Cameroon Tribune Online

( Télécharger le fichier original )
par Emmanuel Atenga
Université de Yaoundé 2 - SOA - DSTIC (Diplôme des sciences et techniques de l'information et de la commu 2004
  

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INTRODUCTION GENERALE

A- SUJET

Plus de cinq siècles séparent Gutenberg de l'Internet. L'apparition de

l'imprimerie et l'émergence du "réseau des réseaux"1 constituent les deux

révolutions technologiques majeures de l'histoire de la presse dans le monde. La

première s'est appuyée sur le support papier pour se développer; la seconde

l'abandonne au profit de la numérisation. Le nouveau papyrus "numérique ", qui

s'inscrit déjà comme le principal support du troisième millénaire, va non seulement

épargner des hectares de forêt sur toute la planète mais surtout avoir des

conséquences impressionnantes - voire inattendues - sur l'avenir de la presse écrite,

la stratégie des éditeurs traditionnels et l'exercice même du métier de journaliste.

L'essor de l'Internet dans le monde a incité la presse à se mettre au goût du jour,

à rénover, bref à s'adapter aux nouvelles technologies de l'information et de la

communication. Les Américains s'y sont mis dès le début des années 1990. En

effet, dès lors qu'il y a eu un public, un "marché" des internautes, la presse

américaine a investi le terrain.

En Europe, la presse anglo-saxonne est la pionnière de la presse en ligne. Dans

le monde francophone précisément, Serge Guérin écrit que "dans un premier

temps, la presse française a regardé avec intérêt le développement des réseaux en

ligne et les expériences menées par les journaux anglo-saxons. Puis dès le début de

1995, plusieurs titres ont sauté le pas, de Libération au Soir de Bruxelles, des

Dernières Nouvelles d'Alsace à l'Hebdo suisse. Depuis, le mouvement s'accélère

1 L'une des différentes appellations d'internet.

même s'il y a souvent un important décalage entre les effets d'annonce et la réalité.

Mais du site du Monde Diplomatique à celui de l'Express, en passant par

l'étonnante expérience de Cybersphère, certaines expérimentations de journaux en

ligne ouvrent des perspectives passionnantes"2.

L'Institut Panos et l'Agence panafricaine d'information (PANA) ont organisé à

Dakar (Sénégal) en 1997, ce qui apparaît comme la première rencontre d'envergure

sur la problématique de l'appropriation de l'Internet par les médias africains

francophones. Lors de ce séminaire, on recensait à peine une cinquantaine de

médias africains connectés à Internet dont plus de la moitié en Afrique du Sud.

L'Afrique francophone en avait une dizaine dont près de la moitié en Côte

d'ivoire. En février 1999, on recensait environ 200 médias africains sur la "toile"3,

radios et télévisions incluses. A part quelques radios (essentiellement en Afrique du

Sud, au Sénégal et au Ghana) diffusant sur Internet, ce sont surtout les journaux qui

sont montés sur le Net.4

Au Cameroun, l'Internet n'a pris un véritable essor au sein du public, qu'au

tournant de l' an 2000, ce qui explique que les journaux camerounais aient mis tant

de temps à être vraiment actifs sur le Net. D'autre part, l'Internet, a longtemps

gardé une image de gadget de luxe ne concernant que les Tout-Internet,5 ce qui

donnait l'impression que ce nouveau média restait sélectif. Au-delà de l'effet de

mode, Internet est effectivement et incontestablement un outil qui a amélioré et

même redynamisé la presse écrite. Mais il faut sans doute lui garder sa juste

2 Serge Guérin, La Cyberpresse: la presse et l'écrit, off line, on line, Paris, Hermès,1996 p. 32

tre appellation d'Internet

3 Au

4 Cyriaque Paré, L'utilisation d'Internet dans la presse écrite francophone africaine : le cas du Burkina Faso,

Mémoire de Diplôme universitaire de recherche (DUR), Université Michel de Montaigne- Bordeaux 3, 1999.

http://membres.lycos.fr/mediafriq/memoire.html

5 Les adaptes d'Internet, encore appelés les cybereuphoriques.

mesure. Internet, pensons-nous, ne fera pas de miracle. Néanmoins, les plus

clairvoyants des éditeurs des sites des journaux, ont été ceux qui ont anticipé

l'évolution de l'Internet d'un média facultatif vers un mode de communication

incontournable. La presse a donc elle aussi dû s'y adapter. La presse camerounaise

s'est alors révélée très réceptive à la nécessité de créer des volets "interactifs" de

leur édition papier. Certains animateurs camerounais de sites sur Internet disent

"vouloir valoriser l'information camerounaise"6. Cameroon-Tribune, quotidien

bilingue de service public a voulu "renforcer l'aura d'un journal pionnier soucieux

de soigner son image de modernité"7 en créant une version électronique de

l'imprimé dénommée Cameroon-Tribune on line.

Notre travail s'intitule donc : « Les journaux camerounais face au défi de la

publication en ligne : analyse de contenu de Cameroon -Tribune on line. »

B- OBJET DE L'ETUDE

Ce travail se propose de faire une étude de contenu doublée d'une enquête

auprès des journalistes de C.T. Ceci, afin de valider ou d'invalider nos différentes

hypothèses de recherche.

C- INTERETS DU CHOIX

Notre travail est sous-tendu par trois intérêts à savoir: les intérêts scientifique,

professionnel et personnel.

L'intérêt scientifique : Cette recherche se justifie par le besoin d'examiner le

niveau d'adaptation de Cameroon-Tribune on line à la publication en ligne après

6 Augustin Fongang -rédacteur -en -chef technique à C.T.et superviseur de C.T. on line.

7 Idem

six ans de présence sur la "Toile". Cette étude pourra donc être utile à tous les

chercheurs qui s'intéresseront plus tard au rayonnement des journaux camerounais

sur le Net.

L'intérêt professionnel: nous soulevons, à travers cette étude, un problème qui

concerne tous les journaux camerounais qui sont actifs sur le Net. A travers ce

travail, nous interpellons les éditeurs des sites journalistiques, sur la nécessité de

s'arrimer aux normes de la cyberpresse. Pour davantage de performance, de

lisibilité et de visibilité sur le Net.

L'intérêt personnel : Celui-ci trouve ses origines dans nos interrogations sur les

nouvelles normes établies par le nouveau média ; surtout dans ses relations avec

les autres médias en général et la presse écrite en particulier. Et nous, en tant que

futur journaliste, nous nous devons de reconnaître une bonne publication en ligne et

connaître comment réussir la mise en ligne d'un journal.

D- RAISONS DU CHOIX

Puisque Recherche rime le plus souvent avec nouveauté, notre choix naît de notre

fascination pour le nouveau média (Internet). La publication en ligne en général et

la cyberpresse en particulier, dans les sciences de l'information et de la

communication, présentent plusieurs "pistes" de recherche. C'est donc pour cette

raison que nous, dans le cadre de notre mémoire de fin formation à l'ESSTIC,

avons choisi ce média comme support de notre étude.

En effet, nous avons choisi de mener notre étude sur C.T. on line, parce que ce

journal est dans une certaine mesure, emblématique de ce qu'est la presse

camerounaise sur le Net. Et en considérant le nombre des internautes qui visitent

son site, C.T. on line pourrait être le leader de la presse camerounaise active sur le

Net.

E- PROBLEMATIQUE

Des trois médias traditionnels - radio, télévision et presse écrite- cette dernière

est celui qui semble le plus fécond en matière d'initiatives sur Internet. Serge

Guérin note ainsi que "paradoxalement c'est la presse et le livre, ces médias

antiques, qui font preuve de la plus grande alacrité face aux nouvelles techniques

de diffusion et de présentation de l'imaginaire. (...) Loin de tuer l'écrit, l'apparition

du multimédia et d'Internet semble lui donner une seconde jeunesse".8 En somme,

avec les nouvelles technologies de l'information et de la communication, on assiste

comme à une revanche de Gutenberg sur Marconi, de l'écrit sur l'audiovisuel.

Les principaux acteurs de la presse écrite semblent mesurer tous les enjeux et les

nouvelles occasions que leur offre le multimédia. Ainsi, le 52è congrès de

l'Association mondiale des journaux (13 - 16 juin 1999 à Zurich, Suisse), qui a

réuni un millier d'éditeurs et de rédacteurs- en -chef, a conclu que si " les organes

de presse abordent l'Internet de manière différente pour le traitement de

l'information (...), ce nouveau support de diffusion est dorénavant incontournable.

Après s'être inquiétés d'une possible concurrence avec le support papier, les

éditeurs s'accordent à dire que l'Internet est un moyen d'approcher une cible autre

que les consommateurs de journaux papier".9 Au point qu'aux Etats-Unis, les sites

web se construisent et se maintiennent aux dépens des salles de rédaction de la

version papier, avec une réduction des budgets éditoriaux. Tout cela se déroule

alors même que la cible que vise la presse électronique reste encore très volatile, et

8 Serge Guérin, op.cit. p.12

9 Cyriaque Paré, op.cit.

que le positionnement de la presse dans ce nouvel espace souffre encore de

beaucoup de tâtonnements. Mais, l'offensive de la presse sur Internet, est

néanmoins incontestable aujourd'hui.

A la faveur du raccordement du Cameroun au noeud international10 le 05 avril

1997, plusieurs journaux se sont efforcés (et certains s'efforcent encore) de

disposer d'une version en ligne de leurs produits. A regarder de près la presse

camerounaise n'a rien compris à la révolution techno-électronique. Depuis plus de

cinq ans, les journaux camerounais investissent massivement dans les éditions

électroniques. Dans leur esprit, Internet ne représente rien de plus qu'une nouvelle

forme d'impression, un complément du papier, commettant exactement la même

erreur que Gutenberg, qui ne voyait dans l'imprimerie qu'un moyen de produire des

manuscrits illustrés de qualité supérieure. Ce jugement caractérise bien le contenu

éditorial qui est celui de beaucoup de cyberjournaux. Ceux-ci ont été conçus juste

comme un prolongement du journal papier et non comme un support médiatique

total. Ainsi presque la totalité des journaux camerounais en ligne puisent au moins

80% de leur contenu dans la version imprimée.

Une lecture synoptique de C.T. on line, impose d'emblée un constat. Il ne se

distingue en règle générale pas par son degré d'originalité au regard du support

imprimé dont il manifeste virtuellement l'existence. Notre problématique part du

constat que C.T. on line a du mal à s'adapter à la publication en ligne. D'où notre

interrogation : pourquoi Cameroon-Tribune on line ne parvient-il pas à assurer

une publication efficiente?

Cette question générale se subdivise en trois questions spécifiques.

10 Internet

F- QUESTIONS SPECIFIQUES

1- Cameroon-Tribune on line répond-il aux normes de la cyberpresse?

2- Les journalistes de C.T. ont-ils le profil des cyberjournalistes?

G- HYPOTHESES

Selon Michel Beaud : « l'hypothèse est une proposition de réponses aux

questions que l'on se pose à propos de l'objet de recherche formulé en des termes

tels que l'observation et l ' analyse puissent fournir une réponse » 11.

L'hypothèse est donc une réponse anticipée aux interrogations suscitées par les

questions de recherche. Et comme hypothèses nous avons:

1- Cameroon-Tribune on line ne répond pas aux normes de la cyberpresse.

2- Les journalistes de C.T.n'ont le profil des cyberjounalistes.

H- METHODOLOGIE

Selon le Dictionnaire Universel, la méthodologie est : « Une démarche

rationnelle de l'esprit et un ensemble de procédés et de moyens utilisés pour

arriver à la connaissance, à la démonstration ou à un résultat »12.

De cette définition, nous retenons deux termes importants : procédés et moyens.

Termes qui renvoient à la méthode.

Pour Madeleine Grawitz, la méthode est : « Un moyen de parvenir à la vérité. De

répondre plus particulièrement à la question comment. »13.

11 Michel Beaud, L'Art de la thèse, paris, la Découverte, 1990, p.31

12- Dictionnaire Universel, Paris, Edicef &Hachette, 1998, p.761

13 - Madeleine Grawitz, Méthodes en sciences sociales, Paris ,8e éd. Dalloz, p.698

Ainsi les méthodes utilisées pour conduire à bien notre étude sont les méthodes

de collecte de données et l'analyse de contenu.

a) Les méthodes de collecte de données

- La recherche documentaire ;

- L'observation directe ;

- Les entretiens ;

-L'enquête par questionnaire.

1. La recherche documentaire

Elle nous permet de faire un état des lieux sur le sujet. Cette technique permet

de connaître ceux des chercheurs qui ont déjà abordé le sujet et sous quel angle. Au

cas où les approches seraient différentes, la recherche documentaire permet de

noter les innovations de la recherche que l'on effectue.

2. L'observation directe

C `est une « méthode au sens strict, basée sur l'observation visuelle. Les méthodes

d'observation directe constituent les seules méthodes de recherche sociale qui

captent les comportements au moment où ils se produisent sans l'intermédiaire

d'un document ou d'un témoignage. »14

Ainsi, nous sommes allé au siège de C.T. on line, pour observer son

fonctionnement. Nous avons également assisté au processus de mise en ligne du

journal.

14 - Quivyet Raymond et Van Campenhoudt Luc, Manuel de recherche en sciences sociales, Paris, Nouvelle

édition, éd. Dunod,1996. p.199

3. Entretiens

L'entretien est une méthode de recueil des informations à partir des déclarations

des acteurs. Les méthodes d ` entretien : « se caractérisent par un contact direct

entre le chercheur et ses interlocuteurs et par une faible directivité de sa part »15.

Nos entretiens avec les personnes ressources de la chaîne de mise sur le réseau, du

journal nous ont permis de connaître l'importance qu'ils accordent à la publication

en ligne de leur journal et les principales difficultés auxquelles ils font face.

4. Enquête par questionnaire

C'est une méthode qui : « consiste à poser à un ensemble de répondants, le plus

souvent représentatif d'une population, une série de questions relatives à leur

situation sociale, professionnelle ou encore sur tout autre point qui intéresse le

chercheur »16. Cette méthode, nous a permis d'apprécier la conduite des

journalistes de C.T. face à Internet et à la version web de leur journal.

b) L'analyse de contenu

Selon Roger Mucchielli : « analyser le contenu (d'un document ou d'une

communication), c'est, par des méthodes sûres, rechercher les informations qui s'y

trouvent, dégager le sens ou les sens de ce qui y est présenté, formuler et classer

tout ce que « contient » ce document ou cette information »17. L'analyse de contenu

offre ainsi la possibilité de traiter de manière méthodique des informations et des

témoignages qui présentent un certain degré de profondeur et de complexité.

15 - Quivyet Raymond et Van Campenhoudt Luc, op.cit.p.194

16- Quivyet Raymond et Van Campenhoudt Luc, op.cit.p.190

17 - Roger Mucchielli, Analyse de contenu des documents et des communications, Paris, E.S.F.7e éd. 1979

Notre analyse de contenu est donc un examen critique du contenu de Cameroon-

Tribune on line face aux normes de la production en ligne.

I- REVUE DE LITTERATURE

En raison de la rareté des documents sur la publication en ligne, notre revue de

littérature reste peu fournie. Néanmoins, nous avons trouvé quelques ouvrages qui,

bien que n'ayant pas de rapport direct avec le sujet, édifient sur Internet et ses

différentes applications.

Internet à l'usage des journalistes africains18, de Naidoo Kameshnee.

L'auteur a pour objectif majeur dans cet ouvrage : répondre à toutes les

questions que se posent les journalistes africains sur l'utilisation d'Internet dans

leur contexte quotidien. Dans le chapitre 5, l'auteur détaille la stratégie qu'un

journal doit mettre en oeuvre pour une mise en ligne réussie.

La Publication en ligne19, l'auteur, Charlotte Nikitenko, s'interroge sur l'avenir

de l'imprimé et sur la réaction du monde de la presse face à l'Internet. Dans cette

analyse, il ressort que Internet engendre des contraintes spécifiques liées à son

support, à son écriture, au multimédia, à son immédiateté, et son caractère

universel. Pour l'auteur, Internet est une chance pour les médias qui rêvent de

modernisation et de rayonnement mondial.

18 - Naidoo Kameshnee, Internet à l'usage des journalistes africains, Paris, Institut Panos/ Karthala, 1999,95p.

19 - Charlotte Nikitenko, La Publication en ligne, Paris, Cahier du Numérique, 2000.

Réussir le design de son site web20, Robin Williams et John Tollet, dans ce livre,

abordent l'ensemble des notions techniques qu'il est nécessaire de connaître et

mettent un accent sur le processus et les moyens indispensables pour la création des

pages web. Ils démontrent que l'émergence de la publication web, a engendré la

naissance d'un nouveau concept de publication accompagné de son propre jargon et

de sa propre technologie.

S'agissant de la recherche à l ' ESSTIC, nous avons trouvé des mémoires qui se

sont penchés sur la publication en ligne au Cameroun et l'introduction des NTIC à

Cameroon- Tribune.

Nouvelles Technologies de l'Information et de la Communication et

Production de l'Information. Influences sur les Pratiques Professionnelles en

Presse Ecrite21, Sophie Hortense Ntsouala, présente une étude panoramique sur les

niveaux et les processus d'application des NTIC à C.T. Il ressort de cette étude que

C.T. utilise les NTIC pour optimiser son travail dans la production de l'information.

Dans ce travail, l'auteur procède à un double inventaire des NTIC. L'un recense

tous les NTIC applicables à la presse écrite et l'autre présente les NTIC utilisées

par C.T. En somme, cette recherche présente uniquement les tâches qu'accomplit

chaque NTIC dans le processus de la production de l'information à C.T. Et partant

du fait qu'Internet est une NTIC, Sophie Hortense Ntsouala, la présente comme une

source d'informations qui permet aux journalistes de C.T. de collecter une kyrielle

d'informations.

20 Robin Williams et John Tollet, Réussir le design de son site web, Paris, Campuspress, 2000.

21 - Sophie Hortense Ntsouala, Nouvelles Technologies de l'Information et de la Communication et Production de

l'Information.Influences sur les Pratiques Professionnelles en Presse Ecrite, ESSTIC,mémoire DSTIC ,1999

Cependant, nous, dans notre approche, considérons Internet sous une autre

forme: un nouveau média et un outil de diffusion. Nouveau média utilisé par C.T.

pour avoir une dimension planétaire.

La Cyberpresse au Cameroun : analyse critique du contenu de Cameroun

Actualité22, de Oswalde Lewat, l'auteur montre que Cameroun Actualité est une

entreprise qui répond aux normes d'un organe de presse. A l'aube de la

Cyberpresse au Cameroun, cette étude démontre que Cameroun Actualité est un

cyberjournal « hybride ». De nature cybernétique, son contenu présente les

caractéristiques d'un journal imprimé.

Notre travail va donc dans le même sens que cette recherche. Mais à la

différence que, Cameroun Actualité est un e-zine donc, un journal né avec Internet

et uniquement sur Internet. Tandis que, notre support Cameroon- Tribune on line

est un « produit » dérivé de C.T qui est lui, un support imprimé.

Ecriture dans un journal en ligne : le cas de la rubrique politique de

Cameroon-Info.Net23, l'auteur, Séverin Alega Mbelé, démontre que Cameroon-

Info.Net, s'inscrit dans la lignée des médias de communication. Seulement, dans la

publication en ligne, le respect des canons de l'écriture hypertexte commande

l'intégration des liens dans les contenus afin de les rendre dynamiques. Il aboutit à

la conclusion que Cameroon -Info.Net ne respecte pas les principes de l'écriture en

ligne.

22 - Oswalde Lewat, La Cyberpresse au Cameroun: analyse critique du contenu de Cameroun Actualité, ESSTIC,

mémoire DSTIC, 1999.

23 - Séverin Alega Mbelé, Ecriture dans un journal en ligne : le cas de la rubrique politique de Cameroon -Info.Net,

ESSTIC, mémoire DSTIC, 2001.

L'auteur a travaillé sur un support essentiellement virtuel. Et il s'est intéressé

uniquement à l'écriture en ligne. Tandis que nous procédons à une étude

panoramique du contenu de Cameroon- Tribune on line.

Notre souci à travers cette recherche, est d'apporter notre contribution dans la

recherche en Sciences de l ' Information et de la Communication (SIC) par une

étude honnête et crédible.

J- CONCEPTS OPERATOIRES

Selon Emile Durkheim, il « faut définir les choses qu'on traite afin que l'on

sache de quoi il est question « parce que »la signification réelle d'un mot (et

spécifiquement d'un mot chargé de valeur) ne peut se définir que par la proposition

(ou situation) de ce mot dans un espace sémantique à n dimensions ».24

Afin que nos concepts ne prêtent pas à équivoque, nous les avons définis en

rapport avec notre champ d'étude : la publication en ligne.

Connexion : opération qui consiste à relier par câble, téléphone ou satellite, un

ordinateur au réseau Internet.

Information : en journalisme, c'est un compte rendu d'actualité sur des

événements, des faits et des opinions qui intéressent un grand nombre de gens.

Internaute : utilisateur d'Internet.

Internet : réseaux d'ordinateurs du monde entier qui sont interconnectés et qui

utilisent le protocole de communication " Internet protocol ".

Lien hypertexte ou hyper lien : c'est une image ou un bout de texte souligné ou

présenté dans une couleur différente, sur lequel l'Internaute est invité à cliquer.

Lorsqu'il le fait, il se retrouve « propulser »dans le site que lui indique cet hyper-

lien.

24 - Emile Durkheim, cité par Madeleine Grawitz, op.cit, p.302, 308.

Mise en ligne: opération de transposition du contenu informationnel du support

papier au support virtuel.

Multimédia : combinaison sur un même support, différents types de documents

(textes, sons, graphiques et images) et la possibilité de « naviguer »entre ces

différentes informations quelles que soient leurs formes.

Provider : fournisseur d'accès à Internet, société qui propose des abonnements à

Internet.

Serveur : ordinateur qui dispose des informations que viendront consulter des

ordinateurs clients.

Traitement de l'information : en journalisme, c'est le processus que les

journalistes font suivre à tout fait d'actualité, de la collecte à la diffusion en passant

par la sélection et la mise en forme.

WWW: World Wide Web. Le sens de ce nom en français est la "Toile d'araignée

mondiale". Les 3w sont une subdivision du réseau Internet regroupant des

documents reliés entre eux par des liens hypertextes.

Webmaster : personne qui s'occupe ou qui supervise un site.

K- DELIMITATION DE LA PERIODE D'ETUDE

Nous avons choisi le mois de juin pour plusieurs raisons. Juin, au Cameroun, a

été marqué par des évènements sociaux et politiques d'envergure. Au niveau

social, les examens de l'enseignement secondaire général (le Baccalauréat, le

Probatoire et le BEPC) et les 30 ans de C.T. Sur le plan politique, la fameuse

rumeur sur la mort de Paul Biya, président de la république du Cameroun. Une

semaine plus tard il y a eu l'inauguration à Kribi du pipeline Tchad- Cameroun.

Enfin, la visite du roi Mohammed VI, du Maroc. Cette intense activité politique et

sociale justifie le choix de notre période d'étude.

L - CORPUS

D'après Roger Mucchielli, le corpus est : « l'ensemble des données sur

lesquelles doit s'effectuer l'analyse de contenu ».25

Notre corpus est constitué de toutes les éditions de C.T. on line du mois de

juin, 2004. Nous avons un corpus de 22 éditions avec au total de 712 articles qui

servent de base à notre étude.

M- LIMITES ET DIFFICULTES

Pour cette recherche, nous avons fait face à plusieurs difficultés. Contrairement

à certaines grandes écoles, l'ESSTIC n'a pas prévu une période exclusivement

consacrée à la recherche. Il était donc difficile pour nous, de suivre les cours tout en

préparant le mémoire.

En plus, notre objet d'étude étant numérique, il nous fallait faire des recherches

sur le Net. Ces recherches ont été très onéreuses. De surcroît nous avons été

confrontés à la faiblesse et au manque de connexion dans les cybercafés.

Notre travail, comme toute oeuvre humaine, est loin d'être parfait. C'est pourquoi,

il présente quelques limites. La première a trait au sujet. Il est vaste. La deuxième

est le manque d'approfondissement. Nous espérons que ces limites seront prises

en compte par d'autres chercheurs, afin de faire avancer la recherche sur la presse

camerounaise sur la « Toile ». Par conséquent, notre travail aurait été plus

intéressant en faisant une comparaison entre le support papier de C.T. et le support

numérique. Mais, pour des raisons personnelles, nous avons opté vérifier si C.T. on

line épouse les exigences de la publication en ligne.

25 - Roger Mucchielli, op.cit. P.38

N- PLAN GENERAL DE TRAVAIL

Notre mémoire se divise en deux grandes parties ayant chacune trois chapitres.

Ces deux parties sont couronnées par un chapitre liminaire. Celui-ci est une

présentation générale d'Internet.

La première partie axée sur la presse sur Internet présente: la cyberpresse, C.T. on

line et procède à une analyse quantitative du contenu de C.T. on line.

La deuxième partie quant à elle s'appesantit sur l'étude qualitative du contenu de

C.T. on line. Le chapitre I, est un examen critique des éléments de mise en valeur

du journal. Le chapitre 2 analyse la mise en forme des discours journalistiques.

Enfin, le dernier chapitre examine la pratique du cyberjournalisme à C.T. on line.

Chapitre Liminaire : présentation d'internet

Ce chapitre est un exposé sur Internet. Il procède d'abord à une présentation

générale d'Internet, ensuite retrace son historique et enfin présente quelques-uns

de ses services.

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"Des chercheurs qui cherchent on en trouve, des chercheurs qui trouvent, on en cherche !"   Charles de Gaulle