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ISO
ou
l'intérêt
économique
d'imposer des
normes.
MEMOIRE
Pour l'obtention du
diplôme de
Master Commerce
International des Pays Emergents
Université
Paris 13 Villetaneuse
sous l'égide
de M. Etien, doyen de l'UFR de Droit
sur
ISO
ou
l'intérêt
économique
d'imposer des
normes.
rédigé
par M. Hervé GUEUSQUIN,
Année
Universitaire 2004-2005
Chapitre I LE
BESOIN DE NORMES
Chapitre II
l'ISO
Chapitre III.
L'OMC, L'ISO, LA CEI ET LE COMMERCE MONDIAL
Chapître IV LE LONG TERME
Chapître V LES FMN ET L'ISO
CHAPITRE I - LES NORMES
Qu'est-ce qu'une
norme ?
Les normes sont des
accords documentés contenant des spécifications techniques ou
autres critères précis destinés à être
utilisés systématiquement en tant que règles, lignes
directrices ou définitions de caractéristiques pour assurer que
des matériaux, produits, processus et services sont aptes à leur
emploi.
Les normes
internationales contribuent ainsi à nous simplifier la vie et à
accroître la fiabilité et l'efficacité des biens et
services que nous utilisons.
Pourquoi avoir
besoin de normes ?
Nous rappelons à
cet effet le but de la mondialisation :
-Favoriser le
commerce mondial -Diminuer les barrières tarifaires et non
tarifaires,
-Maximiser la
liberté d'échange des biens sans contraintes
légales
Or le monde n'est pas si simple et il est
constitué de gens qui s'expriment et qui utilisent un langage
différent, dans une culture différente. Le choc des langues et
des cultures, est un problème dont la libéralisation doit tenir
compte.
Ainsi, certains
chocs culturels peuvent coûter cher avant que l'on s'aperçoive
d'un problème. A titre d'exemple :




Exemple de
Normes
Par exemple, le format
des cartes de crédit, des cartes à prépaiement
téléphonique et des cartes dites "intelligentes", que l'on
retrouve partout est dérivé d'une norme internationale ISO. Le
fait d'adhérer à la norme qui définit des
caractéristiques telles que l'épaisseur optimale (0,76 mm)
signifie que les cartes pourront être utilisées dans le monde
entier.
Autres
exemples :
- Les indicatifs et
codes des pays
- Les monnaies des
pays
Dans le domaine des
technologies de l'information,
on s'est jusqu'ici attardé
à résoudre graduellement les problèmes
d'interopérabilité des données :
-du jeu de
caractères ASCII (qui ne soutient que l'anglais)
-à une
kyrielle de jeux de caractères non interchangeables, qui permettent de
se comprendre dans un cercle linguistique restreint
(interopérabilité absente entre ces communautés),
puis
-au jeu universel de caractères (norme ISO/CEI 10646)
Pour tout cela il
existe des normes internationales :
-ISO/CEI 10646 (jeu universel de
caractères) -ISO/CEI 14651 (Norme internationale de classement, avec
soutien du jeu universel et adaptation à chacune des langues du
monde) -ISO/CEI 9995 (Claviers -- balise les claviers nationaux)
et
des normes nationales bien encadrées :
Jeux de caractères
(divers pays ont adopté le jeu universel, et en tout cas doivent
s'attaquer au problème d'interopérabilité) Classement
(ex. : norme canadienne CAN/CSA Z243.4.1) Claviers (ex. : norme canadienne
CAN/CSA Z243.200)
Une partie des
solutions se trouve dans la normalisation internationale, et très
certainement quand il s'agit de technologies de l'information.
Le
principal critère pour que l'OMC reconnaisse une norme dans le
règlement de litiges commerciaux consiste dans le fait que
l'organisation normalisatrice doit avoir donné l'occasion à tous
les pays membres de l'OMC (146 en avril 2003) de s'exprimer sans contraintes, y
compris les nations les plus défavorisées.
L'ISO est
l'organisation internationale par excellence à cet égard. C'est
la plus capable de respecter ce critère, avec ses 148 pays membres (en
janvier 2004).
CHAPITRE II - L'ISO
1.
Définition : Créée en1947, l'ISO un mot
dérivé du grec isos, signifiant "égal", est une
fédération mondiale, d'organismes nationaux de normalisation de
130 pays environ, dont le représentant français est l'AFNOR. Elle
émet des normes reconnues au niveau International.
2.
Mission : favoriser le développement de la normalisation en vue
de faciliter les échanges mondiaux de biens et de services et de
développer la coopération dans les domaines d'activité
intellectuelle, scientifique, technique et économique.
3.
Structures :

L'ISO est
composée de membres qui sont répartis en trois catégories
:
Un comité membre de l'ISO est l'organisme
national " le plus représentatif de la normalisation dans son pays ". Un
seul organisme par pays peut être admis en qualité de membre de
l'ISO. Les comités membres sont habilités à participer
avec plein droit de vote à tout comité technique et à tout
comité de politique générale de l'ISO.
Un membre correspondant est en général
une organisation dans un pays qui n'a pas encore entièrement
développé son activité nationale en matière de
normalisation. Les membres correspondants ne prennent pas une part active aux
travaux techniques et d'élaboration de politiques mais ont le droit
d'être tenus pleinement informés des travaux qui présentent
pour eux un intérêt.
La catégorie de membre abonné a
été créée pour des pays à économie
très limitée. Ces membres abonnés paient une cotisation
réduite qui leur permet néanmoins de rester en contact avec la
normalisation internationale.
Ce qu'est l'ISO
L'ISO est un réseau d'instituts nationaux de
normalisation de 146 pays, selon le principe d'un membre par pays, dont le
Secrétariat central, situé à Genève, Suisse, assure

la coordination d'ensemble.
L'ISO est une organisation non gouvernementale: ses membres ne
sont pas, comme dans le système des Nations Unies, des
délégations des gouvernements nationaux. L'ISO occupe
néanmoins une position privilégiée entre les secteurs
public et privé. La raison tient à ce que l'ISO compte dans ses
membres de nombreux instituts faisant partie de la structure gouvernementale de
leur pays ou mandatés par leur gouvernement et d'autres organismes issus
exclusivement du secteur privé, établis par des partenariats
d'associations industrielles au niveau national.
L'ISO peut donc agir en tant qu'organisation de liaison
permettant d'établir un consensus sur des solutions répondant aux
exigences du monde économique et aux besoins de la
société, notamment ceux de parties prenantes comme les
consommateurs et les utilisateurs.
Comment tout a commencé
La normalisation internationale commença dans le
domaine électrotechnique avec la création, en 1906, de la
Commission électrotechnique internationale (CEI). Les premiers travaux
fondamentaux dans d'autres domaines furent entrepris par la
Fédération internationale des associations nationales de
normalisation (ISA), créée en 1926.
À la suite d'une réunion tenue à Londres
en 1946, les délégués de 25 pays décidèrent
de créer une nouvelle organisation internationale "dont l'objet serait
de faciliter la coordination et l'unification internationales des normes
industrielles". La nouvelle Organisation, ISO, entra officiellement en fonction
le 23 février 1947.
Ainsi, lorsque de nouvelles exigences se font jour,
réclamant des procédures plus simple pour élaborer des
documents normatifs, notamment dans le cas des comités pour qui la
rapidité est de première importance, l'ISO y a donné suite
en mettant au point de nouveaux produits pour faire face à ces besoins.
Examinons un moment les pourquoi de ces produits évolutifs. Le
développement rapide de ce système a abouti en 1964 à la
création de l'accord de Vienne sur la coopération technique entre
l'ISO et le CEN, au terme duquel les deux organisations tirent parti des
résultats des travaux de normalisation au niveau international et
européen, mais aussi que les membres non européens de l'ISO
peuvent agir sur la normalisation européenne.
Parallèlement, on s'est également rendu compte
que le marché unique européen n'est pas une fin en soi et que,
considérant le volume des échanges commerciaux de l'Europe, ce
marché doit être intégré au marché mondial.
Une conséquence a été l'accroissement considérable
d'adoptions des normes ISO comme normes nationales, non seulement au sein de
l'union européenne, où 40 % de toutes les normes
européennes sont des adoptions directes de normes ISO, mais aussi dans
d'autres pays dans le monde. C'est au début des années 1970 que
l'ISO a commencé à publier des Normes internationales et,
rétrospectivement, ce moment venait à point, étant
donné l'expansion importante du commerce international qui a suivi.
Au début des années 1980, on commençait
à admettre que les normes ISO s'imposaient d'elles-mêmes sur le
marché et, à la fin de la décennie, apparurent les
premiers signes de ce que l'on appelle aujourd'hui la mondialisation des
marchés, période intéressante tant pour l'ISO que pour
tout ceux engagés au sein de l'organisation.
Non seulement les normes ISO commençaient à
établir leur propre validité sur le marché, mais, dans de
nombreux cas, l'ISO était priée de préparer les
premières normes sur des sujets particuliers et, par conséquent,
s'éloignait de sa mission originelle d'harmonisation des normes
nationales. Avec raison, les marchés mondiaux ont besoin de normes
internationales, et l'avenir de l'ISO était donc assuré. Cette
assurance devait être mise en cause par deux événements
majeurs survenus à la fin des années 80 et au début des
années 90. Le premier était la décision prise par la
Communauté européenne de créer le Marché unique
européen fondé sur une législation communautaire
très générale s'appuyant sur des normes consensuelles
volontaires élaborées par des organismes européens de
normalisation. Pendant de nombreuses années, la Commission
européenne a accepté que les normes ISO servent au fin de
l'harmonisation au sein de l'Europe, les activités de l'homologue de
l'ISO au niveau européen, le comité européen de
normalisation (CEN) étant alors généralement peu
importantes. Cette nouvelle décision, créer les Directives de la
nouvelle Approche en Europe, a aboutit à une importante expansion de la
normalisation européenne et, dans de nombreux cas, à une
diversion des ressources pour la normalisation de l'ISO au profit du CEN.
Aussi, parfois, les activités de certains groupes élaborateurs de
normes ISO se sont pratiquement arrêtées, ce qui, loin
d'être surprenant, fut source de consternation de membres non
européens de l'ISO.
Avantages des normes ISO pour la
société
Pour les entreprises,
l'adoption répandue des Normes internationales signifie que les
fournisseurs peuvent baser le développement de leurs produits et
services sur des spécifications qui bénéficient d'une
large acceptation dans leurs secteurs. Ceci, signifie ensuite que les
entreprises qui ont recours aux Normes internationales peuvent de plus en plus
librement accéder à des marchés beaucoup plus nombreux
dans le monde.
Pour les clients, la
compatibilité mondiale de la technologie, qui est obtenue avec des
produits et les services basés sur des Normes internationales, ouvre un
choix d'offres de plus en plus diversifié. Ils en retirent
également les avantages des effets de la concurrence entre
fournisseurs.
Pour les gouvernements, les
Normes internationales fournissent les bases technologiques et scientifiques
qui sous tendent la législation en matière de santé, de
sûreté et d'environnement.
Pour les dirigeants
économiques négociant l'ouverture de marchés
régionaux et mondiaux, les Normes internationales créent une
"place de marché" équitable pour tous les concurrents.
L'existence des normes nationales ou régionales divergentes peut
créer des obstacles techniques au commerce, même en
présence d'accords politiques visant à bannir les contingents
à l'importation et autres quotas semblables. Les Normes internationales
sont les moyens techniques qui permettent la mise en pratique d'accords de
politique commerciale.
Pour les pays en voie de
développement, les Normes internationales qui
représentent un consensus international sur l'état de la
technique, constituent une source importante de savoir-faire technologique. En
définissant les caractéristiques que les produits et services
doivent réunir pour accéder aux marchés d'exportation, les
Normes internationales sont une base qui permet aux pays en voie de
développement d'étayer leurs décisions lorsqu'il s'agit
d'investir leurs ressources rares et d'éviter de les dilapider.
Pour des consommateurs, la
conformité des produits et les services aux Normes internationales
fournit une assurance de qualité, de sûreté et de
fiabilité.
Pour tous, les Normes
internationales peuvent contribuer à la qualité de vie en
général, en assurant la sécurité des transports,
des machines et des outils que nous utilisons.
Pour la planète que nous
habitons, les Normes internationales sur la qualité de l'air, de l'eau
et du sol, et sur des émissions de gaz et le rayonnement, font partie
des efforts visant la protection de l'environnement.
Les caractéristique de la
marque ISO
Sur un pied d'égalité Dans le
cadre de l'institution qu'est l'ISO, chaque
membre
participant a le droit de prendre part à l'élaboration de
toute norme qu'il juge importante pour l'économie de son pays. Quelle
que soit la taille ou la force de son économie, chaque membre
participant aux travaux de l'ISO dispose d'un vote. Les activités de
l'ISO ont ainsi un cadre démocratique où les pays sont sur un
pied d'égalité pour influencer, au niveau stratégique,
l'orientation des travaux de l'ISO, aussi bien que le contenu technique de
leurs normes nationales.
Volontaires Les normes ISO sont volontaires.
En tant qu'Organisation non gouvernementale, l'ISO n'est pas investie de
l'autorité de les mettre en vigueur. Un certain pourcentage de normes
ISO - principalement celles concernant la santé, la
sécurité ou l'environnement - ont été
adoptées par certains pays dans le cadre de leurs règlements ou
sont citées dans des lois auxquelles elles servent de base technique.
Cependant, de telles adoptions sont des décisions souveraines des
autorités réglementaires ou des gouvernements des pays
concernés. L'ISO elle-même n'a aucun pouvoir réglementaire
ou législatif. Néanmoins, même si les normes ISO sont de
nature volontaire, elles peuvent devenir des exigences du marché, comme
ce fut le cas pour les normes de la série ISO 9000 relative aux
systèmes de management de la qualité, pour les normes relatives
aux dimensions des conteneurs pour marchandises et celles relatives aux cartes
bancaires.
Axées sur le marché L'ISO
n'élabore que des normes répondant à un impératif
du marché. Les travaux sont effectués par des experts du secteur
(industriel, technique ou économique) qui a demandé les normes en
question et qui les mettra en pratique. Ces experts peuvent être rejoints
par d'autres ayant les compétences requises notamment, des experts des
gouvernements, des autorités réglementaires, des organismes
d'essais, du monde universitaire, des associations de consommateurs ou d'autres
organisations concernées.
Consensus Bien que les normes ISO soient
volontaires, le fait qu'elles soient élaborées en réponse
aux demandes du marché et se fondent sur un consensus entre les parties
intéressées leur assure une large application. Le consensus
évolue, comme la technologie, et l'ISO tient compte à la fois de
l'évolution des technologies et de l'évolution des
intérêts en procédant, au moins tous les cinq ans à
un nouvel examen de ses normes pour décider s'il convient de les
maintenir, de procéder à leur mise à jour ou de les
annuler. De cette façon, les normes ISO continuent de refléter
l'état de la technique selon les experts représentatifs du
domaine.
Plan mondial Les normes ISO sont des
accords techniques qui procurent le cadre pour des technologies mondialement
compatibles. L'édification d'un consensus technique à cet
échelon international est une entreprise majeure. En tout, il y a plus
de 2 850 groupes techniques (comités techniques, sous
comités, groupes de travail) et quelque 30 000 experts participent
annuellement à l'élaboration des normes.
Comment
reconnaître une norme ISO
Une norme ISO est un document dont la longueur peut aller de
quelques pages à plusieurs centaines de pages. A l'avenir les normes
seront surtout disponibles sous forme électronique. Les normes portent
le logo ISO et la désignation, "Normes internationale". Dans la plupart
des cas, elles sont publiées en format A4 - qui est une dimension
normalisée ISO.
Le vaste horizon des normes
ISO
Depuis 1947, l'ISO a publié plus de 13 700 Normes
internationales. Le programme de travail de l'Organisation s'étend des
normes relatives à des activités traditionnelles, comme
l'agriculture et la construction, à la mécanique et aux
développements les plus récents en technologie de l'information,
comme le codage numérique des signaux audiovisuels pour applications du
multimédia.
La normalisation des filetages aide au bon assemblage des
chaises, des bicyclettes d'enfant ou des avions et permet de résoudre
les problèmes de réparation et d'entretien autrefois
causés par le défaut de normalisation et qui
représentaient un véritable casse-tête pour les fabricants
et les utilisateurs de produits. Les normes qui établissent un consensus
international sur la terminologie facilitent le transfert des technologies et
représentent une étape importante dans le progrès des
technologies nouvelles.
Sans dimensions normalisées des conteneurs pour le
transport de marchandises, le commerce international serait plus lent et plus
coûteux. Sans la normalisation des cartes téléphoniques et
bancaires, la vie serait plus compliquée. L'absence de normalisation
peut affecter la qualité de la vie elle-même, par exemple celle
des handicapés, s'ils n'ont pas accès aux produits de
consommation, aux transports publics et aux bâtiments parce que les
dimensions des fauteuils roulants et des ouvertures n'ont pas été
normalisées.
Les symboles normalisés permettent d'avertir des
dangers et de communiquer des informations au-delà des frontières
linguistiques. Un consensus sur diverses catégories de matériaux
donne un cadre de référence commun aux fournisseurs et aux
clients dans les transactions commerciales.
Un accord sur des variantes d'un produit en nombre suffisant
pour satisfaire aux applications les plus courantes est source
d'économies d'échelle et de rentabilité pour les
producteurs comme pour les clients. La normalisation des formats du papier est
un bon exemple.
La normalisation des exigences de performance ou de
sécurité de différents matériels permet de
s'assurer qu'il est répondu aux besoins des utilisateurs, tout en
laissant aux fabricants la liberté de concevoir leurs propres solutions.
Les clients, qui disposent alors d'un choix de produits qui satisfont tous
à des exigences fondamentales, profitent des effets de la concurrence
entre fabricants.
Grâce à des protocoles normalisés, les
ordinateurs de différents fabricants peuvent "se parler". Des documents
normalisés permettent d'accélérer le transit des
marchandises, ou d'identifier des marchandises fragiles ou dangereuses
susceptibles d'être manipulées par des personnes parlant des
langues différentes. La normalisation de connexions et d'interfaces de
tous types garantit la compatibilité des matériels de diverses
origines et l'interopérabilité de différentes
technologies.
Un accord sur les méthodes d'essai permet de comparer
les produits avec pertinence et joue un rôle important dans la lutte
contre la pollution d'origine sonore, vibratoire ou gazeuse. Des normes de
sécurité relatives aux machines protègent les personnes au
travail, sur les terrains de jeux, en mer... et chez le dentiste.
Sans les accords internationaux que renferment les normes ISO
sur les grandeurs et unités, les achats et le commerce seraient
aléatoires, la science ne serait nullement scientifique, et le
développement technologique serait entravé.
Plus d'un demi million d'organisations dans plus de 60 pays
appliquent les normes de la série ISO 9000, qui donnent un cadre pour le
management de la qualité dans tout le processus de production et de
livraison de produits et services aux clients.
Les normes ISO 14000 relatives aux systèmes de
management environnemental aident les organisations de toutes sortes à
améliorer leur performance environmentale tout en exerçant un
impact positif sur les résultats.
La particularité des normes
ISO 9000 et ISO 14000
Pourquoi « ISO 9000 » et «ISO
14000 »?
À la fin de 2002, le portefeuille de l'ISO comptait 13 544
normes. Un numéro de catalogue est en général
attribué automatiquement aux normes ISO. Lorsque les premiers
documents de l'ISO/TC 176 étaient prêts d'être
terminés, l'ISO disposait déjà d'un total de quelque 9 000
normes publiées. On était déjà conscient que les
normes du TC 176 auraient un impact significatif et il fut
donc décidé de donner à la série le
prochain chiffre rond disponible, 9000, plus facile à
mémoriser.
En bref
Les normes des familles ISO 9000 et ISO 14000 comptent parmi
les normes les plus connues que l'ISO ait jamais publiées. Elles
sont mises en oeuvre par quelque 634 000 organismes dans 152
pays. ISO 9000 est devenue une référence internationale
pour les exigences de management de la qualité dans les relations
interentreprises et ISO 14000 devrait réussir aussi bien, sinon mieux,
en permettant aux entreprises de relever leurs défis en matière
d'environnement.
La famille ISO 9000 traite principalement du
"management de la qualité". Ce terme recouvre ce qu'un
organisme réalise pour répondre:
- aux exigences qualité du client et - aux exigences
réglementaires applicables, tout en visant - à
améliorer la satisfaction du client, et - à réaliser
une amélioration continue de ses performances dans la recherche de ces
objectifs.
La famille ISO 14000 traite principalement du
"management environnemental". Ce terme recouvre ce que
l'organisme réalise pour:
- réduire au minimum les effets dommageables de ses
activités sur l'environnement, et - réaliser une
amélioration continue de ses performances environnementales.
Les normes ISO sont, dans leur grande majorité,
spécifiques à un produit, matériel ou processus.
Toutefois, les normes qui ont donné aux familles ISO 9000 et ISO 14000
leur réputation mondiale sont des "normes
génériques de systèmes de management".
· Le terme "générique"
signifie que les mêmes normes peuvent être appliquées:
- à tout organisme, grand ou petit, quel que soit son
produit, y compris s'il s'agit d'un service, - dans tout secteur
d'activité, et - que l'organisme soit une entreprise commerciale, une
administration publique ou un département gouvernemental.
Le terme "générique" signifie aussi que si
l'organisme, indépendamment de son domaine d'activité, souhaite
établir un système de management de la qualité ou de
management environnemental, il doit y inclure certaines caractéristiques
essentielles dont les exigences correspondantes sont données dans les
normes pertinentes des familles ISO 9000 ou ISO 14000.
Le terme "système de management" se
rapporte à la structure dont l'organisme dispose pour gérer ses
processus ou activités et qui transforme des ressources d'entrée
en un produit ou service qui répond aux objectifs de l'organisme, comme
la satisfaction des exigences qualité des clients, la conformité
aux règlements ou la réalisation d'objectifs environnementaux.
Pourquoi l'évaluation de
la conformité est-elle si importante
Au sens strict, l'
évaluation
de la conformité est l'opération qui consiste à
vérifier que des produits, matériaux, services, systèmes
ou individus sont conformes aux spécifications d'une norme pertinente.
Aujourd'hui, nombre de produits nécessitent des essais de
conformité à des spécifications ou à des
règlements de sécurité avant d'être
commercialisés. Même les produits les plus simples peuvent
nécessiter une documentation technique comprenant des données
d'essais. Du fait de la multiplicité des échanges commerciaux
internationaux, l'évaluation de la conformité est un
élément désormais important du commerce mondial. L'ISO a
au fil des ans élaboré une grande partie des normes servant pour
l'évaluation de la conformité des produits, ainsi que des
méthodes d'essais normalisées qui permettent de comparer des
résultats d'essais indispensables au commerce international. L'ISO
elle-même ne procède pas à des opérations
d'évaluation de la conformité. Toutefois, en partenariat avec la
CEI (Commission électrotechnique internationale), l'ISO élabore
des guides et des normes ISO/CEI destinés aux organisations actives dans
le domaine de l'évaluation de la conformité. Les critères
volontaires que renferment ces guides et normes sont le fruit d'un consensus
international sur ce qui constitue les meilleures pratiques. Leur utilisation
favorise la cohérence de l'évaluation de la conformité au
plan mondial et facilite le commerce international.
Où peut-on s'informer sur
les normes
La liste du portefeuille complet des normes ISO figure dans le
Catalogue
ISO, qui peut être consulté en ligne. Le site permet
d'accéder également au réseau mondial des services de la
normalisation (
WSSN), qui est un réseau des serveurs
des organismes de normalisation du monde entier publiquement accessibles sur le
Web. Il contient des liens avec les organismes internationaux, régionaux
et nationaux de normalisation, ainsi qu'avec d'autres organismes internationaux
et régionaux qui, en plus de leur activité principale,
élaborent des normes dans leur domaine de spécialité.
Il existe en outre plusieurs centaines de milliers de normes et de
règlements techniques en usage dans le monde qui contiennent des
exigences particulières à certains pays ou à certaines
régions. La recherche d'informations concernant ces normes,
règlements techniques ou autres activités d'essais et de
certification peut être une tâche ardue. L'ISONET, Réseau
d'information ISO, contribue à résoudre le problème. Il
s'agit d'un réseau mondial de centres nationaux d'information sur les
normes, qui, en coopération, ont développé un
système qui procure un accès rapide aux informations sur les
normes, les règlements techniques et les activités d'essais et de
certification en vigueur en différents points du monde. L'Accord de
l'Organisation mondiale de Commerce sur les obstacles techniques au commerce
(OMC/TBT) appelle les pays signataires à établir un point
d'information national pour répondre aux questions dans ces domaines.
Dans de nombreux pays, les points d'information de l'ISONET et de l'OMC sont
une seule et même instance.
Qui peut adhérer à
l'ISO
La participation à l'ISO est ouverte aux instituts
nationaux de normalisation ou à des organisations analogues,
représentatives de la normalisation dans leur pays (un membre par pays).
Les membres à part entière (
les
comités membres), quelle que soit la taille ou la force
économique du pays concerné, ont chacun une voix. L'ISO compte
également deux catégories de membres pour les pays ayant des
ressources limitées. Bien que n'ayant pas le droit de vote, ces pays ont
la possibilité de se tenir informés des faits nouveaux en
normalisation. Un membre correspondant est en général une
organisation dans un pays qui n'a pas encore entièrement
développé son activité nationale en matière de
normalisation.
Les
membres correspondants ne prennent pas une part active aux travaux
techniques et d'élaboration de politiques mais ont le droit d'être
tenus pleinement informés des travaux qui présentent pour eux un
intérêt. La catégorie de
membres
abonnés permet aux instituts de pays à économie
très limitée de rester en contact avec la normalisation
internationale.
A titre individuel, ni les personnes, ni les entreprises ne
peuvent obtenir la qualité de membre. Elles ont cependant un
éventail de possibilités de participer aux travaux de l'ISO ou de
contribuer à l'élaboration de normes par l'entremise du membre de
l'ISO dans leur pays. Des particuliers peuvent être choisis par les
instituts membres pour siéger dans les délégations
nationales participant aux comités techniques de l'ISO, ou peuvent
fournir leur contribution au cours de l'élaboration du consensus
national que la délégation présentera. Les organisations
internationales et les associations non gouvernementales et représentant
des secteurs industriels peuvent solliciter le statut de liaison à un
comité technique. Ils ne votent pas, mais peuvent participer aux
discussions et à l'édification du consensus.
Comment le système ISO
est-il géré
Toutes les décisions stratégiques sont soumises
aux membres de l'ISO qui se réunissent en Assemblée
générale une fois par an. Les propositions soumises aux membres
sont élaborées par le Conseil de l'ISO, qui est, à
l'instar d'un Conseil d'administration d'entreprise, une émanation de
l'ensemble des membres. Le Conseil se réunit trois fois par an et sa
composition obéit à une rotation garantissant la
représentativité de tous les membres de l'ISO. Les
opérations sont gérées par un Secrétaire
général dont la fonction est permanente. Le Secrétaire
général fait rapport à un Président,
personnalité éminente dans le domaine de la normalisation ou de
l'économie, élu pour deux ans. Le Secrétaire
général est basé au Secrétariat central de l'ISO
à Genève, en Suisse, avec un personnel restreint qui assure aux
membres de l'ISO le soutien administratif et technique, coordonne le programme
décentralisé d'élaboration des normes et procède
à leur publication.
Qui finance l'ISO
Les membres nationaux de l'ISO versent des cotisations qui
correspondent au coût de fonctionnement du Secrétariat central de
l'ISO. Ces cotisations sont proportionnelles au Produit national brut et au
volume du commerce du pays concerné. Autre source de recettes: la vente
de normes. Toutefois, le fonctionnement du Secrétariat central ne
représente qu'un cinquième du coût de fonctionnement du
système. L'essentiel des coûts est assumé par les
comités membres qui gèrent l'élaboration de projets de
normalisation spécifiques ou par les organisations qui détachent
des experts pour participer aux travaux techniques. De fait, ces organisations
subventionnent les travaux techniques en assumant les frais de voyage des
experts et en leur permettant de collaborer aux travaux de l'ISO.
Comment l'ISO décide des
normes à élaborer
Dans le système de l'ISO, l'initiative de
l'élaboration d'une norme émane du secteur qui en a besoin.
Ainsi, lorsqu'un secteur industriel ou économique a besoin d'une norme,
il le fait savoir à un membre national de l'ISO. Ce dernier soumet la
proposition d'étude nouvelle à l'ISO. Si la proposition est
acceptée, l'étude est attribuée à un comité
technique existant. Les propositions peuvent également porter sur la
création de comités techniques, en vue d'aborder de nouveaux
domaines d'activité technique. Afin de garantir la plus haute
efficacité dans l'utilisation des ressources, l'ISO n'entreprend
l'élaboration de nouvelles normes que si elles répondent
manifestement à un impératif du marché.
Le domaine des comités techniques de l'ISO est
nécessairement spécialisé et précis. L'ISO compte
aussi trois Comités chargés de l'élaboration
d'orientations politiques qui opèrent selon une approche plus
horizontale. Leur mission est de fournir des orientations stratégiques
pour les activités d'élaboration des normes sur des aspects
multisectoriels. Il s'agit du
CASCO
(évaluation de la conformité), du
COPOLCO
(politique en matière de consommation), et du
DEVCO
(questions relatives aux pays en voie de développement). Ces
comités veillent à assurer que les activités techniques
spécifiques répondent bien aux intérêts du
marché au sens large et de l'ensemble des partenaires
économiques.
Qui développe les normes
ISO
Les normes ISO sont élaborées par
les
comités techniques constitués d'experts appartenant aux
secteurs industriels, techniques et économiques qui ont demandé
l'établissement des normes en question, et qui les appliquent par la
suite. A ces experts peuvent s'associer d'autres spécialistes comme les
représentants d'agences gouvernementales, de laboratoires d'essais,
d'associations de consommateurs de spécialistes de l'environnement, etc.
Les experts, choisis par l'institut national membre de l'ISO pour le pays
concerné, participent aux travaux au sein des délégations
nationales. Il est exigé des délégations qu'elles
représentent les intérêts de toutes les parties prenantes
et non pas simplement les vues des organisations pour lesquelles les experts
travaillent. Selon les règles de l'ISO, l'institut membre est tenu de
prendre en compte les vues de tout l'éventail des parties
intéressées à la norme en cours d'élaboration et de
présenter au comité technique une position nationale
concertée consensuelle.
Comment les normes ISO sont
élaborées
Les délégations nationales d'experts d'un
comité technique se réunissent pour se concerter sur un sujet,
l'étudier et en débattre jusqu'à l'obtention d'un
consensus sur un projet d'accord. Le document est ensuite distribué en
tant que Projet de norme internationale (DIS) à l'ensemble des membres
de l'ISO pour observations et vote. De nombreux membres ont des
procédures d'examen public pour faire connaître les projets de
norme et les mettre à disposition des parties intéressées
ainsi qu'au grand public. Dans la formulation de leur position sur le projet de
norme, les membres de l'ISO tiennent compte de toutes les informations
reçues. Si le résultat du vote est favorable, le document, avec
d'éventuelles modifications, est distribué aux membres de l'ISO
en tant que Projet final de norme internationale (FDIS). Quand le vote est
positif à ce stade, le document est ensuite publié comme Norme
internationale.
En moyenne 11 réunions de l'ISO ont lieu, quelque part
dans le monde, chaque jour ouvrable de l'année. Entre les
réunions, les experts poursuivent les travaux de normalisation par
correspondance. Les contacts s'opèrent de plus en plus par voie
électronique et, quelques comités techniques de l'ISO travaillent
déjà exclusivement par ce biais, ce qui accélère
l'élaboration des normes et limite le coût des voyages.
L'importance de la vitesse
Les normes de l'ISO sont élaborées selon des
règles rigoureuses permettant de garantir la transparence et
l'équité. Mais l'édification du consensus parmi les
parties intéressées et la procédure d'examen public de
l'accord obtenu peuvent prendre du temps. Pour certains usagers des normes, en
particulier ceux qui opèrent dans des secteurs de technologie en rapide
évolution, il est parfois plus intéressant de s'accorder sur des
spécifications techniques et de les publier rapidement, que de suivre
toute la filière, avec tous les ajustements nécessaires, qui
permet d'aboutir à un document ayant le statut de Norme internationale
à part entière. Par conséquent, pour satisfaire de tels
besoins, l'ISO a élaboré de nouveaux référentiels
ou d'autres types de spécifications, notamment les spécifications
publiquement disponibles (PAS), les spécifications techniques (TS), les
rapports techniques (TR) ou les accords internationaux d'atelier (IWA), qui
peuvent être publiés à un stade intermédiaire, avant
l'obtention du consensus complet.
Partenaires
internationaux
L'ISO collabore avec son homologue de la normalisation
internationale, la
CEI, dont le domaine d'activité
complète le sien. Ensemble, l'ISO et la CEI coopèrent avec l'
UIT (Union internationale des
télécommunications). Comme l'ISO, la CEI est un organisme non
gouvernemental, alors que les membres de l'UIT, agence
spécialisée de l'Organisation des Nations Unies, sont des
gouvernements. Les trois organisations collaborent étroitement dans la
normalisation des technologies de l'information et des
télécommunications.
Partenaires
régionaux
De nombreux membres de l'ISO sont également membres
d'organisations régionales de normalisation. Cette situation permet
à l'ISO de jeter plus facilement des ponts avec les activités
régionales de normalisation dans le monde. L'ISO a reconnu des
organisations régionales de normalisation représentant l'Afrique,
les pays arabes, la région couverte par la Communauté des
États indépendants, l'Europe, l'Amérique latine, la zone
Pacifique et les nations de l'Asie du Sud-Est. Cette reconnaissance se fonde
sur l'engagement pris par les organismes régionaux d'adopter les normes
ISO - sans modification, chaque fois que possible - comme normes nationales de
leurs pays membres et de ne procéder à l'élaboration de
normes divergentes que s'il n'existe aucune norme ISO susceptible d'être
adoptée directement.
Liaisons
spécialisées
L'ISO est aussi en liaison avec quelque
550
organisations internationales et régionales
intéressées à certains aspects de ses travaux de
normalisation. Parmi celles-ci, les quelque 28 organismes internationaux
à activités normatives qui n'appartiennent pas au système
ISO/CEI. Chacun de ces organismes est spécialisé dans un secteur
donné, en général sous mandat des Nations Unies, par
exemple l'Organisation mondiale de la santé. L'ISO et la CEI produisent
environ 85% de toutes les Normes internationales, le reste étant le fait
de ces autres organisations.
Produits
spécifiques
A côté des Normes internationales et des nouveaux
"référentiels", l'ISO élabore des documents d'orientation,
des manuels pour les pays en développement, des compendiums de normes -
sous forme papier et sur Cd-rom - des manuels ainsi qu'un
large
éventail de publications se rapportant à la normalisation.
L'ISO publie aussi deux magasines: Le mensuel
ISO
Focus, qui fait le point sur les activités de l'ISO, et
ISO Management
Systems - La Revue Internationale des normes ISO 9000 et ISO 14000,
publiée six fois par an.
Chapitre III. L'OMC, L'ISO, LA CEI ET LE COMMERCE
MONDIAL
L'ISO et le commerce mondial
L'ISO - avec la
CEI (Commission électrotechnique
internationale) et l'
UIT (Union internationale des
télécommunications) - a édifié un partenariat avec
l'
OMC (Organisation mondiale du commerce),
l'objectif commun étant de promouvoir un système mondial de
libre-échange équitable. Les accords politiques obtenus dans le
cadre de l'OMC doivent s'appuyer sur des accords techniques. L'ISO, la CEI et
l'UIT, en tant qu'elles sont les trois principales organisations de la
normalisation internationale, disposent des domaines d'activité, des
cadres, des compétences et des expériences complémentaires
leur permettant d'assurer ce soutien technique à la croissance du
marché mondial.
L'Accord sur les obstacles techniques au commerce (OTC),
comprend le "Code de pratique pour l'élaboration, l'adoption et
l'application des normes". L'Accord OTC reconnaît l'apport important
des Normes internationales et systèmes d'évaluation de la
conformité pour l'amélioration de l'efficacité de la
production et la facilitation du commerce international. Lorsque des Normes
internationales existent ou sont sur le point d'être achevées, les
organismes à activités normatives devraient par conséquent
les utiliser ou utiliser leurs éléments pertinents,
conformément au Code de pratique, comme base des normes qu'ils
élaborent. Le Code stipule que les organismes à activités
normatives qui ont accepté ses dispositions en adressent notification au
Centre d'information ISO/CEI. L'ISO
publie périodiquement, au nom de l'OMC, un Répertoire des
organismes à activités normatives qui ont notifié leur
acceptation du Code de la normalisation de l'OMC TBT.
L'ISO et les pays en
développement
Les normes de l'ISO constituent un réservoir de
technologie. Les pays en voie de développement en particulier, avec
leurs ressources rares, ont beaucoup à gagner de cette richesse de
connaissance. Pour eux, les normes de l'ISO sont un important moyen
d'acquérir le savoir-faire technologique qui, par consensus
international, représente l'état de la technique, et
d'accroître leur possibilité d'exportation et leur
compétitivité sur les marchés mondiaux. En plus de cet
avantage général des normes ISO, l'ISO a un programme
spécifique pour les pays en voie de développement qui comporte
des séminaires de formation, des parrainages ou des bourses ainsi que
des publications. L'ISO a également un Comité de politique pour
les questions relatives aux pays en voie de développement, le
DEVCO,
composé d'une centaine d'instituts de normalisation des pays
industrialisés et des pays en voie de développement.
L'accord sur les obstacles techniques au commerce
(OTC)
L'
Accord sur les
Obstacles Techniques au Commerce (OTC), appelé parfois Code des
normes - fait partie des 29 textes juridiques individuels de l'
Accord de
l'OMC, qui oblige les
Membres
de l'OMC à garantir que les règlements techniques, les normes
volontaires et les procédures d'évaluation de la
conformité ne créent pas d'obstacles inutiles au commerce. L'
Annexe
3 à l'Accord OTC est le Code de bonne pratique pour
l'élaboration, l'adoption et l'application des normes, connu sous
le nom de Code de bonne pratique de l'OMC.
En acceptant l'Accord OTC, les Membres de l'OMC s'engagent
à garantir que les organismes de normalisation de leurs gouvernements
centraux reconnaissent ce Code de bonne pratique et acceptent de s'y conformer.
Ils s'engagent également à prendre des mesures raisonnables pour
garantir que les gouvernements locaux, les organismes de normalisation non
gouvernementaux et régionaux agiront de même (pour la
définition du terme «organismes de normalisation»). Tout
organisme de ce type a donc la possibilité d'accepter ce Code.
Contribution des normes internationales et de
l'évaluation de la conformité
L'accord OTC reconnaît l'importance de la contribution des
Normes Internationales et des systèmes d'évaluation de la
conformité dans l'amélioration de l'efficacité de la
production et la facilitation du commerce international. Lorsque des Normes
Internationales existent ou lorsqu'elles sont en voie d'achèvement, le
Code de bonne pratique recommande alors aux organismes de normalisation de les
utiliser, ou tout au moins les parties pertinentes de celles-ci, comme base
pour les normes qu'ils élaborent. Il vise aussi à une
harmonisation des normes sur une base aussi large que possible, encourageant
tous les organismes de normalisation à jouer un rôle aussi complet
que possible - pour autant que leurs ressources le leur permettent - dans
l'élaboration des Normes Internationales établies par les
organismes de normalisation appropriés, y compris l'ISO et la CEI.
A des fins de transparence, le Code exige que les organismes de
normalisation en ayant accepté les termes le notifient au Centre
d'Information ISO/CEI situé au Secrétariat Central de l'ISO
à Genève, soit directement ou par l'intermédiaire du
membre national/international pertinent de l'ISONET. Les organismes de
normalisation ayant accepté le Code doivent publier au moins deux fois
par an leurs programmes de travail et doivent en signaler l'existence au Centre
d'Information ISO/CEI. D'autres provisions importantes touchent
l'élaboration, l'adoption et l'application des normes
Organismes de normalisation ayant accepte le code de
bonne pratique OTC de l'OMC
Le Répertoire 2004 relatif au Code de la normalisation
de l'Accord OTC de l'OMC donne la liste de tous les organismes de normalisation
qui ont notifié l'acceptation du Code de bonne pratique pour
l'élaboration, l'adoption et l'application des normes de l'Accord OTC de
l'OMC. Ce Répertoire, publié chaque année, contient
également les adresses de ces organismes de normalisation ainsi que des
informations relatives à la disponibilité de leurs programmes de
travail.
Obtention du répertoire relatif au code de la
normalisation de l'accord OTC de L'OMC
Le
Répertoire
2004 relatif au Code de la normalisation de l'Accord OTC de l'OMC ,
contenant des informations sur les organismes de normalisation qui ont
notifié leur acceptation du Code de bonne pratique pour
l'élaboration, l'adoption et l'application des normes de l'Accord OTC de
l'OMC au 31 décembre 2003, peut être acheté auprès
du Secrétariat Central de l'ISO et du Bureau Central de la CEI.
Accord de L'OMC Sur L'application Des Mesures
Sanitaires Et Phytosanitaires (SPS)
L'Accord sur l'Application des Mesures Sanitaires et
Phytosanitaires (SPS) établit les règles de base pour les normes
sur la sécurité sanitaire des aliments et la santé animale
et végétale. Il permet aux pays d'établir leurs propres
normes. Toutefois il stipule également que les règlements doivent
avoir une base scientifique. Il convient de les appliquer que dans la mesure
où il est nécessaire de protéger la vie ou la santé
humaine, animale ou végétale. En outre il convient que ces
règlements n'entraînent aucune discrimination arbitraire ou
injustifiable entre les pays dans lesquels règnent des conditions
identiques ou similaires. Les
pays
Membres de l'OMC sont incités à utiliser les normes, les
directives et les recommandations internationales lorsqu'elles existent.
Cependant, les membres peuvent appliquer des mesures résultant en des
normes plus contraignantes s'il existe une justification scientifique. Ils
peuvent aussi établir des normes de niveau plus élevé qui
reposent sur une évaluation appropriée des risques pour autant
que l'approche demeure cohérente, et non arbitraire.
Accord général de l'OMC sur le commerce
des services (AGCS)
Le succès atteint dans les domaines inhérents au
commerce des biens a conduit l'OMC à examiner si les méthodes
utilisées pour les biens, incluant des références aux
Normes Internationales, pouvaient être appliquées avec le
même succès dans le domaine des services. L'accord
Général sur le Commerce des Services (AGCS) constitue l'Annexe 1B
des Accords de l'Uruguay Round.
L'accord AGCS couvre tous les services faisant l'objet d'un
échange au niveau international (par exemple les opérations
bancaires, les télécommunications, le tourisme, les services
professionnels, etc.), pour répondre à la croissance importante
de l'économie de services au cours des 30 dernières années
et au potentiel plus important encore du commerce des services instauré
par la révolution de la communication.
Le comité du commerce et de l'environnement
(CCE)
Le Comité du Commerce et de l'Environnement (CCE) de
l'OMC a mis les questions de développement environnemental et durable au
coeur des travaux de l'OMC. Le premier Rapport du Comité, soumis
à la Conférence Ministérielle de l'OMC à Singapour
en 1998, note que l'OMC est intéressée à établir
une relation constructive entre les intérêts commerciaux et les
intérêts environnementaux. Le commerce et l'environnement sont
deux domaines politiquement importants qui doivent s'allier pour promouvoir le
développement durable. Le système de commerce multilatéral
a la capacité d'intégrer plus avant les considérations
environnementales et d'améliorer sa contribution à la promotion
du développement durable, tout en conservant son caractère
ouvert, équitable et non discriminatoire.
De nombreuses délégations au CCE ont bien
accueilli les nouvelles normes ISO sur l'eco-labelling (
ISO
14020 et
ISO
14024) et ont exprimé l'espoir que les systèmes nationaux (ou
régionaux) d'eco-labelling soient développés en utilisant
ces règles ISO acceptées multilatéralement
Chapitre IV - LE LONG TERME
1. Un certain point de vue sur
l'avenir
A l'approche du XXI° siècle, l'ISO se trouve
confrontée à un monde où le commerce mondial entre les
nations continue de croître à un rythme trois fois plus rapide que
les économies nationales ; où la conception, la fabrication, la
commercialisation et les prestations aux consommateurs d'une majorité
croissante d'entreprises sont réparties dans de nombreux pays ; et
où les communications électroniques ont radicalement accru la
collaboration technique entre experts dans les universités, les
gouvernements et les industries de tous pays.
"L'ISO s'efforcera en tout temps de perfectionner l'application
des principes de consensus et de transparence en matière de
normalisation, et , par là même, de promouvoir les valeurs de
rationalité, d'utilité, de sécurité et de
protection de l'environnement au bénéfice de tous les
peuples."
2. Des objectifs concrets
Dans le cadre de ses activités de gestion, l'ISO est
amenée à mettre en oeuvre un plan d'amélioration
stratégique à long terme. Ainsi, un rapport a planifié la
démarche à effectuer pour les années 96 à 98 en
identifiant cinq principaux domaines d'action stratégique :
· Accroître la pertinence de l'ISO pour le
marché
· Diminuer les coûts totaux du système et les
délais par rapport au marché
Par exemple en optimisant l'utilisation des outils informatiques
et de télécommunications dans l'ensemble du système.
· Promouvoir avec efficacité le système ISO et
ses normes
· Stimuler de nouveaux éléments de programmes
auto-financés
· Mettre à niveau les infrastructures nationales de
normalisation dans les pays en développement
CHAPITRE V - UN MOYEN D'ANALYSER L'ENTREPRISE
Alors que, dans les années 90, le contrôle de
qualité selon ISO 9001 était basé sur un modèle
surtout destiné au monde industriel, la version 2000 est beaucoup plus
accessible à l'ensemble des métiers de l'économie, entre
autres aux services.
La certification ISO est entrée par le canal des
grandes entreprises industrielles. Aujourd'hui, cette démarche s'est
étendue à tous les secteurs de l'économie. Mais
au-delà de l'amélioration intrinsèque de la qualité
des produits et services, cette approche permet surtout de mettre le doigt sur
des dysfonctionnements. «On casse souvent de vieilles chapelles»
reconnaît Philippe Etter, consultant indépendant en organisation
et spécialiste de la certification ISO 9000. «Mais il est plus
facile de révéler ces questions au chef d'entreprise quand on est
à l'extérieur de l'entreprise que si l'on se trouve à
l'intérieur» souligne-t-il. «On ne peut alors pas être
accusé de carriérisme, en voulant entrer dans les bonnes
grâces du patron». Pratiquement, tous ses mandats commencent par des
séances où chacun doit mettre sur de petits papiers tout ce qui
ne fonctionne pas dans l'entreprise. «Si l'on arrive à bien
contaminer le système, cela débouche sur de bons
résultats. Il faut convaincre les collaborateurs que la démarche
n'est pas un boulet, mais un véritable booster»
ajoute-t-il.
Quand la non qualité peut être
mortelle
Ingénieur EPFL venant du secteur médical,
Philippe Etter est particulièrement soucieux de l'importance de mettre
en place dans les entreprises des systèmes «zéro
défaut», comme on doit le faire dans le domaine de la santé.
Là, les défaillances risquent de mettre des vies en danger, ce
qui est rarement le cas dans l'industrie et les services. «Pourtant, des
dysfonctionnements peuvent aussi constituer des arrêts de mort pour une
entreprise. C'est pourquoi tout le pilotage de l'approche qualité doit
s'effectuer avec le plein appui du chef d'entreprise» afirme-t-il.
Il faut dire que les événements de «non
qualité» sont pléthore. Une situation qui n'est pas
étonnante, car le contrôle de qualité est très
souvent mal vécu par les personnes qui y sont confrontées.
«Au début, on confiait cette mission à ceux qui s'occupaient
des méthodes. C'était souvent les éminences grises des
patrons, mais aussi les souffre-douleurs de l'entreprise»
reconnaît-il. Les réactions étaient plutôt
négatives auprès des collaborateurs, ce qui permet de comprendre
le rejet que l'on constate dans certaines entreprises à l'égard
de ces remises en question.
Une approche moins formaliste
«Il est vrai qu'entre décrocher une certification
ISO en faisant le minimum d'efforts possibles, juste pour pouvoir afficher un
certificat, et une réelle démarche de gestion
intégrée de la qualité, il y a un très grand
pas» avoue Philippe Etter. «Mais on peut y arriver avec un minimum
d'efforts supplémentaires. Et les organisations de certification ont
fait de très grands progrès dans la formation des collaborateurs
pour qu'ils aient une certaine ouverture d'esprit. Dans l'ancienne ISO 9000,
l'évaluation des fournisseurs constituait un chapitre très
musclé des procédures. Cela a évolué et dans
l'actuelle, on se concentre beaucoup plus sur le management, avec une approche
davantage axée sur les risques. «La certification est un moyen de
rassurer non plus uniquement ses clients ou ses fournisseurs, mais aussi les
investisseurs» précise-t-il
Ne pas placer la barre trop haut
«Certaines branches d'activité étaient
auparavant immatures pour une approche qualité, mais il est
intéressant de constater que les choses ont bien
évolué» note Philippe Etter. L'exemple le plus flagrant est
celui de l'industrie agroalimentaire, mis en exergue par tous les
problèmes liés aux affaires de la vache folle. D'autres branches
s'y mettent aussi très sérieusement, comme la formation. La
maîtrise statistique des procédés ne s'applique en effet
pas qu'à la seule production, mais à l'ensemble des
procédés administratifs.
«Si l'on se donne la peine de mettre en place un
système qui soit bien adapté, on s'aperçoit que les gens
prennent plaisir à venir travailler le matin» a-t-il
constaté. Le danger est de rendre les systèmes trop complexes.
Mieux vaut ne pas placer la barre trop haute et appliquer toutes les consignes
à la lettre, plutôt que de vouloir trop en faire.
Les normes ISO 9001 actuelles se rapprochent beaucoup du
concept TQM en visant petit à petit tant la satisfaction des
collaborateurs que celle des actionnaires. Pour Philippe Etter, il faut
surtout s'assurer que les gens aient leur mot à dire dans
l'organisation. Les cadres ressentent souvent très mal la
démarche car ils ont l'impression de perdre leurs prérogatives.
«Il se peut effectivement que certains perdent leur puissance
intrinsèque pour une puissance de groupe» avoue Philippe Etter.
«Il faut alors leur faire comprendre que ce n'est qu'en travaillant en
groupe qu'ils avanceront».
Dynamiser l'entreprise
«Les créatifs trouvent souvent qu'ils risquent de
perdre leur liberté d'action dans une telle démarche»
avoue-t-il volontiers. «Mais ils comprennent bien vite que ce n'est pas le
cas. Il faut naturellement les libérer par la suite de toute la routine
que cela implique». Et préciser que si l'on a bien
«goupillé» le système et que l'on dispose des bonnes
personnes, cela dynamise énormément une entreprise. Surtout, un
événement «non qualité» ne doit pas être
transformé en conflit humain, mais bien être
considéré comme un problème auquel il faut apporter une
solution technique.
Toute démarche visant à améliorer la
qualité et les processus doit impérativement passer par une
radiographie de son organisation. «Je n'ai jamais vu un système
d'organisation se développer correctement si l'on ne passe pas par une
étape d'audit interne» constate Philippe Etter. Etant annuelle,
cette opération a comme avantage de faire coller les processus mis en
place dans la démarche qualité au modèle initialement
défini. «Seulement la moitié des systèmes de gestion
de la qualité mis en place par les entreprises fonctionnent
réellement» regrette ce diplômé TQ3 de l'ASPQ. Il est
aussi vrai qu'avec l'informatique, l'accès à la certification ISO
est devenu plus facile.
Annexe 1 - Historique de la Qualité
|
1882
|
France
|
Création du Laboratoire Central
d'Electricité
|
|
1901
|
France
|
Création du Laboratoire National d'Essais
(
LNE)."Il a pour vocation de
répondre aux besoins de mesures et d'essais de l'industrie,
principalement dans les domaines des matériaux, des machines, de la
physique et de la botanique".
|
|
1906
|
Monde
|
Commencement de la normalisation internationale, avec la
création de la Commission électrotechnique
internationale (CEI).
|
|
1918
|
France
|
Création de la Commission Permanente de
Standardisation, pour "étudier toutes les mesures susceptibles
d'assurer l'unification des types dans la construction mécanique et
métallique". Elle disparaîtra lors de la création de l'
Afnor
en 1926.
|
|
1922
|
USA
|
Radford publie The control of quality in
manufacturing où la qualité est présentée comme
indépendante du management.
|
|
1924
|
USA
|
Création du Département Qualité Bell
Telephone Laboratories avec
Shewhart,
Dodge, Roming puis
Deming,
Juran
et Edwards qui deviendra le "père" de Assurance
QUALITE.
|
|
1926
|
France
|
Création de l'Association Française de
Normalisation (
AFNOR).
|
|
Monde
|
Création de la fédération
internationale des associations nationales de normalisation
(ISA) qui cessera ses activités en 1942 (en raison de
la Seconde Guerre mondiale).
|
|
1928
|
USA
|
Juran
présente un cours de formation professionnelle nommé Quality
control.
|
|
1931
|
USA
|
Shewhart
publie Contrôle Economique des Produits Manufacturés qui
permet une approche scientifique de la qualité.
|
|
1933
|
France
|
Premier Salon de la Qualité
Française à Paris.
|
|
1934
|
USA
|
Développement du diagramme de Pareto pour
la classification des défauts selon leur gravité par
Talacko et Veslo.
|
|
1938
|
France
|
Décret-loi du 14 juin, s'intéressant à
l'amélioration de la qualité des produits français.
|
|
1940
|
USA
|
Publication des Military Standards par le
département de la défense : le
DOD.
|
|
1941
|
France
|
Le décret du 24 mai 1941 définit le statut
de la normalisation et crée la marque NF.
|
|
1942
|
USA
|
Programme de formation à la Maîtrise de la
Qualité par
Deming
et
Juran
dans les usines d'armement US.
|
|
1945
|
USA
|
Feigenbaum
publie son article "quality as a management".
|
|
1946
|
USA
|
Création de l'American Society for Quality
control (
ASQC)
|
|
Japon
|
Création de la
JUSE
sous la direction d'
Ishikawa.
|
|
1947
|
Monde
|
Création de l'
ISO,
fédération mondiale d'organismes nationaux de normalisation ayant
"pour mission de favoriser le développement de la normalisation et des
activités connexes dans le monde, en vue de faciliter les
échanges de biens et de services entre les nations et de
développer la coopération dans les domaines intellectuel,
scientifique, technique et économique". L'ISO entre officiellement en
fonction le 23 février 1947.
|
|
1948
|
Japon
|
Le ministère de la défense américain charge
Deming d'une étude économique sur le Japon.
|
|
1951
|
USA
|
Lancement du concept Total Quality Control
(TQC) par
Feigenbaum.
|
|
Parution du Quality Control Handbook de
Juran.
|
|
Mise au point de l'AMDEC (Analyse des Modes de Défaillance
et de leur Criticité).
|
|
Japon
|
Création du
Prix
Deming.
|
|
Monde
|
Publication de la première norme ISO sous le titre
"Température normale de référence des mesures
industrielles de longueur ".
|
|
1955
|
Japon
|
Diffusion par
Ishikawa
de la carte de contrôle (créée par Shewart en 1924).
|
|
1957
|
France
|
Création de l'Association Française pour le
Contrôle Industriel et la Qualité
(AFCIQ).
|
|
1959
|
USA
|
Publication de la première norme d'assurance de la
qualité par l'armée américaine : la norme
MIL-Q-9858.
|
|
1961
|
USA
|
Méthode "O défaut" par
Crosby dans le cadre des programmes spatiaux APOLLO.
|
|
France
|
Création de l'Association Française des
Qualiticiens (AFQ).
|
|
1970
|
USA
|
Loi US impose l'obligation de respecter des critères d'AQ
pour la construction des centrales nucléaires.
|
|
France
|
Afnor lance l'étude des normes relatives
à la gestion de l'Assurance Qualité.
|
|
1971
|
Japon
|
Publication du "Manuel des Cercles de
Qualité" par la
JUSE.
Ce manuel rappelant que les
cercles
de qualité étaient à la fois des groupes de
réflexion et des groupes d'auto-formation.
|
|
1974
|
France
|
EDF impose la mise en place d'une organisation de la
qualité pour la construction des centrales nucléaires (160
fournisseurs principaux).
|
|
USA
|
Création des premiers cercles de qualité
américains, à partir des ouvrages d'
Ishikawa.
|
|
1975
|
France
|
Création du Service de la Qualité des
Produits Industriels et de la Normalisation
(SQUALPI), actuellement devenu la sous-direction de la
Qualité pour l'Industrie et de la Normalisation au sein du
ministère chargé de l'Industrie.
|
|
1977
|
USA France
|
Le français Michel Vigier reçoit le prix de la
Division Automobile de l'
ASQC
(seul non américain à avoir reçu ce prix).
|
|
1978
|
France
|
Création de l'Association Française pour
l'Analyse de Valeur (
AFAV). Elle a
pour mission de promouvoir l'utilisation d'analyse de la valeur.
|
|
Premiers cercles de qualité aux usines Citroën de
Rennes.
|
|
1979
|
Monde
|
Lancement de l'étude de normes internationales
d'assurance de la qualité par l'
ISO
(une trentaine de pays y participe).
|
|
Création au sein de l'ISO du Technical Comity
176 (
TC176). Il a en charge la
normalisation dans le domaine de la qualité.
|
|
France
|
Création du Réseau National
d'Essais (RNE).
|
|
1980
|
France
|
Publication par Afnor de la norme NF X
50-110 (norme sur la gestion de la qualité) elle est
annulée en 1987 au profit de la norme NF EN 29.004 (ISO 9004)
|
|
USA
|
Présentation de l'action de
Deming
sur la chaine de télévision NBC.
|
|
1981
|
France
|
Création de l'Association Française pour
les Cercles de Qualité (AFCERQ)
|
|
USA
|
Intervention télévisée de
Juran
sur CBS "Alors, si le Japon le peut, pourquoi pas nous?"
|
|
1982
|
GB
|
Publication de la norme BS 5750, d'assurance de
la qualité.
|
|
1983
|
France
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Publication par Afnor du recueil des normes
françaises : "Gérer et assurer la
qualité"
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1987
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Monde
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Naissance de la série des normes ISO
9000.
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USA
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Création du prix national américain de la
qualité sous l'impulsion de Deming "
Malcolm BALDRIGE
National Quality Award"
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1988
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France
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Création de l'Association Française
d'Assurance de la Qualité (
AFAQ)
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Europe
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Création de l'European Foundation for Quality
Management (
EFQM).
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1991
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France
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Création du Mouvement Français pour la
Qualité (
MFQ). Il naît de
la fusion de l'AFCIQ, de
l'AFQ et de l'AFCERQ.
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Europe
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L'
EFQM ( en collaboration
avec l'European Organization for Quality, et la
Commission Européenne) crée l'
European Quality
Award, pour inciter les entreprises européennes à
jouer un rôle actif en terme de qualité face aux très
puissants Américains et Japonais.
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1992
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France
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Le Ministère de l'industrie et le
MFQ créent le
Prix
Français de la Qualité.
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1994
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France
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Création du Comité Français
d'Accréditation (
COFRAC). Le
COFRAC regroupant Le RNE et le Bureau
National de Métrologie.
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Monde
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Evolution des normes ISO 9000.
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1995
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France
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Loi 95-96 du 01/02/95 concernant le Marquage CE.
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Lancement du Mois de la Qualité par le
MFQ.
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1996
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Monde
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Publication des premières normes de la famille ISO
14000 pour la certification de système de management
environnemental.
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Annexe 2 - Liste des
abréviations utilisées dans ce mémoire
ASTM - American Society for Testing
and Materials
AWI
- Approved work item CAG - Chairman's advisory group
CASCO
- ISO Committee on conformity assessment
CD
- Committee draft
CHF
- Swiss Francs (
ISO
4217)
CIE
- International Commission on Illumination
COPOLCO
- ISO Committee on consumer policy Cor. - Corrigendum
CS
- ISO Central Secretariat
DAmd
- Draft Amendment
DEVCO
- Committee on developing country matters
DIS
- Draft International Standard DISP - Draft International Standardized
Profile
DTR
- Draft technical report FVTF - Future Vision Task Force (of
ISO/TC
207)
FDIS
- Final draft International Standard
ICS
- International classification for standards
IEC - International Electrotechnical
Commission
IIW
- International Institute for Welding INFCO - ISO Committee on information
systems and services (disbanded) ISBN - International standard book
number (
ISO
2108)
ISO - International Organization for
Standardization
ISONET
- ISO information network ISP - International Standardized Profile ISSN -
International standard serial number (
ISO
3297) ITA - Industry Technical Agreement (renamed International
Workshop Agreement (IWA),
ITS
- Intelligent Transport Systems
IULTCS
- International Union of Leather Technologists and Chemists Societies
IWA
- International Workshop Agreement
JTC -
Joint ISO/IEC technical committee
PAS
- Publicly Available Specification
PDC
- Policy development committee
PRF
- Proof of a new International Standard
REMCO
- ISO Committee on reference materials
SC -
Subcommittee (of a TC)
TMB
- ISO Technical Management Board
TC -
Technical committee
TR
- Technical Report
TS
- Technical Specification
TTA
- Technology Trends Assessment
UTC
- Coordinated Universal Time
VAMAS
- Versailles Project on Advanced Materials and Standards
WD
- Working document
WG -
Working group (of a TC or SC)
Annexe 3 - Quelques Gourous de la
Qualité

William Edwards DEMING
Il est né le 14 octobre 1900 à Sioux City dans
l'Iowa. Il fait ses études à l'Université du Wyoming, puis
à l'université du Colorado de 1922 à 1924 puis à
Yale jusqu'en 1928 où il obtient son doctorat de science. Il est
chercheur en mathématiques au Ministère de l'Agriculture jusqu'en
1939.
Il devient alors expert en échantillonnage au bureau du
recensement. En 1950, il effectue une mission au Japon pour le compte du
quartier général de Mac Arthur. La JUSE le contacte pour
enseigner le contrôle de la qualité entre 1950 et 1954. En 1960
l'empereur du Japon lui remet la plus haute distinction pour services rendus.
Il est célèbre pour la roue de
l'amélioration de la qualité (Plan, Do, Check, Act) et pour le
prix Qualité Japonais, tous deux portant son nom. A partir de 1980, il
donne de très nombreuses conférences pour enseigner ses
méthodes aux groupes américains. Il décède en
octobre 1993.
Deming fut largement crédité d'avoir conduit la
révolution japonaise de la qualité. Les japonais
commencèrent à suivre ses recommandations dans la mise en oeuvre,
des contrôles statistiques de process (SPC) ainsi que des techniques de
résolution de problèmes durant les années 50. Il
s'écoula plus de trente ans avant que l'industrie américaine
commença à réagir. De ce fait, le message de Deming aux
managers américains fut très clair: "La cause du malaise de
l'industrie américaine et de son taux de chômage est due à
une défaillance et à une incapacité totale des directions
d'entreprises". Connu pour rejeter les entreprises qui refusaient
d'évoluer, son verdict fut très clair " Je leur donne trois
années, et j'attends que beaucoup de choses arrivent". Les meilleurs
efforts n'étaient pas suffisants, il fallait un programme rigoureux qui
demandait à être adopté dans sa totalité: "Que
chacun fasse de son mieux, n'était pas suffisant. Il était
nécessaire que les gens aient connaissance des objectifs à
atteindre. Des transformations drastiques sont indispensables. La
responsabilité du changement repose entièrement et uniquement sur
les épaules des Directions d'entreprises. La première
étape est d'apprendre comment changer."
La méthode PDCA est également appelée
roue de l'amélioration de la qualité ou roue de Deming, Cette
méthode permet de maîtriser et d'améliorer un processus par
l'emploi d'un cycle en quatre étapes visant à réduire le
besoin de corrections.
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PLAN (planifier) - Cette étape
définit l'objectif. On identifie et on précise les besoins du
bénéficiaire de l'oeuvre. On inventorie les moyens
nécessaires à sa réalisation, son coût et son
planning.

DO (réaliser) - C'est l'étape
chantier. La construction.

CHECK (contrôler) - C'est ici que l'on
vérifie si le travail réalisé correspond aux besoins
exprimés, dans les délais et les coûts
précisés à la première étape.

ACT (améliorer) - On recherche les
améliorations à apporter au projet.
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Et pourquoi pas voir cette roue plutôt sous la forme d'une
vis qui ne prend fin qu'à la mort du produit.
Le haut de la vis, le début du projet, est plus important
par sa préparation, sauf si un besoin d'adaptation aux
événements est nécessaire.
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Kaoru ISHIKAWA
Il est né en 1915 à Tokyo. Issu de la haute
bourgeoisie japonaise, il étudie à l'Université
Impériale de Tokyo et devient ingénieur chimiste en 1939. Lors du
gigantesque programme de recherche sur la liquéfaction du charbon, il
est embauché par Nissan. Ce programme était vital au soir de la
guerre pour un pays ne possédant pas de pétrole. En mai 1941, le
gouvernement japonais lui donne pour mission de diriger le chantier de
construction de l'usine de traitement du charbon. En 1947, il quitte Nissan
pour continuer ses études et préparer son doctorat. Il devient
maître assistant à l'Université de Tokyo où il
mène dans le même temps enseignement et recherche, pouvant
ainsi alors établir de nombreux contacts avec l'industrie
japonaise.
Lors d'une visite à la JUSE pour rechercher des
documents sur l'analyse statistique, il rencontre Kenichi Koyanagi, fondateur
de la JUSE (Union or Japanese Scientists and Engineers) en 1946. Celui-ci lui
propose de devenir membre du groupe de recherche sur le contrôle de la
qualité et de devenir éducateur.
Diagramme Cause/Effet (Ishikawa)
Outil de production d'idées
("remue-méninges").
Objectifs
Favoriser la production d'idées nouvelles au sein d'un
groupe dans un temps très court.
Déroulement
Rappeler le thème de la réflexion et les
règles d'examen des idées. Collecter les idées sur un
tableau. Reformuler les idées mal comprises. Eliminer les
idées hors sujet. Regrouper les idées par famille. Valider
les idées retenues.
Recommandations/contre-indications
L'important c'est le nombre des idées, pas la
qualité. Les idées farfelues sont les bienvenues. On
enchaîne sur les idées des autres. Aucune critique n'est
admise. Un
brainstorming
pour identifier les causes potentielles d'un sujet spécifique
très bien ciblé prend généralement beaucoup moins
de temps que pour un sujet plus large. Un brainstorming pour trouver des
solutions prend beaucoup plus de temps que tout autre séance de
brainstorming, car il faut discuter de chaque solution, et ne pas
hésiter à enrichir une idée par associations
d'idées.

JOSEPH JURAN

Biographie
Né en 1904 en Transyldavie (province roumaine de l'empire
Austro-hongrois), il émigre aux USA avec sa famille en 1912. Il
effectue des études d'ingénieur et de droit. En 1924, il
entre à l'usine de Hawthorne Works de Bell Telephone Laboratories. Il
s'intéresse à l'application de la méthodologie statistique
à la maîtrise de la qualité des produits
manufacturés développée par Walter Shewhart . Durant
la seconde guerre mondiale, il travaille pour le gouvernement américain.
Il mène ensuite une carrière indépendante et
diversifiée: professeur d'université, médiateur de
conflits sociaux, administrateur de société et consultant en
management. En 1979, il crée le "Juran Institute" en collaboration avec
l'Université de Harvard. En 1987 il se retire du suivi quotidien des
activités, devient directeur honoraire et poursuit sa carrière
d'auteur, de consultant et de conférencier international.
Joseph M. Juran -- a man that dedicated his life to improving
the quality of products and services to the world. Juran contributed to the
Japanese Quality Revolution with Dr. Deming. Juran gave us Juran's Quality
Handbook, now in its 5th Edition. This book is the ultimate guide to
quality tools and their use...it is huge! But, it does not give us a good feel
for Dr. Juran's philosophies. His "trilogy" (Juran on Leadership for
Quality, Juran on Planning for Quality and Juran on Quality
by Design) establishes his personal views.
Juran's Trilogy teaches us of four elements of Assuring Quality:
Total Quality Management, Quality Planning, Quality Control and Quality
Improvement. It all starts with Quality Management...and there are three levels
of quality management.
Quality Management
1. Strategic -- upper management...responsible for establishing
and carrying out policy decisions.
2. Operational -- middle management...responsible for managing
the processes of the company.
3. Workforce -- assuring that specifications are met and work
gets done.
Together, these three levels of a company have the opportunity to
assure that quality occurs. But to assure quality, these "levels" must have
tools at their disposal. The best set of tools available are those that belong
in Total Qualty Management. Juran lists several tools that are very important:
· Quality must be a part of every agenda in the company.
· The business plan should contain quality goals.
· Each level must establish goals.
· Everyone must be trained.
· To establish and meet a goal, it must be
measured...measure everything possible.
· Review progress.
· Give recognition for excellent achievements.
Quality Planning
According to Juran, quality planning must accomplish:
· meeting customers's needs,
· minimizing product dissatisfaction,
· avoiding rework,
· optimizing company performance,
· allowing participation by everyone in the company.
Juran even went so far as to provide us with a roadmap (in
Juran's Quality Control Handbook, 4th edition (1998), McGraw-Hill) for
quality planning. This roadmap consisted of 10 steps, with one overriding
principle. The overall principle requires us to apply measurements to each
step. The steps are:
1. Identify Customers
2. Discover Customers' Needs
3. Translate the Customers' Needs into our Language
4. Establish Units of Measure
5. Establish Measurement
6. Develop Product
7. Optimize Product Design
8. Develop the Process
9. Optimize: Prove the Process Capability
10. Transfer to Operations
These 10 steps lead us to a process that is ready to produce
acceptable product at a very high capability ratio.
Quality Control
Juran instructs us that control is an important aspect of
quality...we must maintain control, even for processes that prove to be very
capable. To establish control, a feedback loop takes place. The loop consists
of:
Sensor
...evaluates the performance of the system and reports this
performance to the Umpire.
Umpire
...understands the specification, goal or standard and compares
the actual performance to the spec, goal or standard. If there significant
discrepancies exist, the Umpire reports to the Actuator.
Actuator
...Makes changes to the system to assure agreement with the spec,
goal or standard.
Quality Improvement
Finally, Dr. Juran told us that Upper Management (and no one
else) is truly responsible for improving the quality of our products, processes
and lives! To do this, they must:
· create awareness of the need for quality improvement,
· mandate quality improvement,
· create the infrastructure,
· train everyone,
· review progress,
· recognize successes,
· expound the results
Dr. Joe Juran provides us with some of our most common sensical
quality advice. He also can provide a wealth of information in his many books
(the trilogy, the handbook and his new book on the history of quality) and in
his self. I had the fortune to discuss quality with this great man, one-on-one,
for a very short period of time once. His best advice to me?
Simple..."do unto others...." simple statement, it began to make
a lot of sense. If every product I help make, or every service I help give,
would satisfy me...then, it probably will satisfy my customers. Too often, we
forget that our customers are simply other people, trying to make it through
life just as we are. Dr. Juran's simple words to me really makes that stand
out.
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