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L'identité et le spectacle vivant à La Réunion

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par Virginie Verbaere
Université Aix-Marseille III - Administration des Institutions Culturelles 2004
  

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(c) Roman féminin et quête de l'harmonie culturelle

La Réunion vit un désir de retour aux sources. Elle apparaît comme un puzzle car divers groupes ethniques, comme on l'a vu, composent la société réunionnaise. Comment faut-il concevoir dès lors la créolité ? Efface-t-elle les particularismes de tel ou tel groupe pour aboutir à un melting-pot ? Doit-elle au contraire renforcer les particularismes au détriment des points communs, au risque de créer des carcans ? Doit-elle gérer, sur fond de respect de l'Autre, des différences qui font l'originalité des mondes créoles ? C'est ce que le roman féminin réunionnais tend à définir, avec des auteurs tels que Joëlle Cadet, Rose-May Nicole, Marie-hélène Payet ou encore Eliette Vellement.

La voie transculturelle dans le roman féminin

Dans l'écriture des romancières réunionnaises le créole n'est jamais absent mais il est diversement utilisé en restant fidèle à la situation sociolinguistique du moment. Elles montrent un certain réalisme qui se fonde sur la continuité entre le français et le créole. Chaque langue a fait un pas vers l'autre pour permettre la compréhension de tout un chacun, francophone ou créolophone. L'écriture n'est alors ni le créole, ni le français. Elle n'est pas pour autant une langue métisse car les éléments ne fusionnent pas, ils vont à la rencontre ou sont proches l'un de l'autre. On y voit par exemple une possibilité de cohabitation entre les Blancs et les Noirs et donc la possibilité de passer d'une culture à une autre.

En bref, les romancières veulent dire la richesse du monde réunionnais, se battent pour que tous y aient leur place. Toute la Réunion telle qu'elles la rêvent est présente dans leurs romans. Mais l'écriture laisse paraître la difficulté de dire un monde réunionnais harmonieux, et la rencontre avec l'Autre s'avère toujours problématique.

Une rencontre difficile avec « l'Autre »
Le métissage biologique rejeté

Pour qu'il y ait rencontre avec l'Autre, il faut d'abord qu'il y ait reconnaissance de celui-ci. C'est une peur qui hante les romans féminins, peur du métissage qu'on peut appréhender selon les différents ouvrages. Cette peur peut révéler l'angoisse d'une perte identitaire. « La peur du Noir n'est pas seulement la peur de l'Autre ressentie par un Blanc, elle est aussi la peur d'un Moi que l'on considère comme étranger à soi : c'est la conscience qu'a le Noir, le Cafre, d'être inférieur au Blanc, associé au désir de « blanchiment » souvent évoqué en dérision par la formule créole « gingn la koulèr », c'est-à-dire « devenir blanc ». (Albert Ramassamy La Réunion, décolonisation et intégration).

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