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La protection des investissements en algerie

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par Mourad HAFHOUF
Université de Perpignan - D.E.A 2007
  

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Chapitre II :

Le cadre juridique des investissements étrangers en Algérie depuis l'indépendance.

Avant de parler sur le développement de l'investissement étranger en Algérie, il est indispensable de tracer le cadre idéologique et politique dans lesquels s'inscrit cet investissement (section I).En suite, nous allons aborder les secteurs d'activités (section II) de l'industrie algérienne, la privatisation (section III). Pour finir par le régime des investissements en Algérie (section VI).

Section I : le cadre idéologique et politique de l'Algérie :

L'événement principal qui a marqué le peuple et les dirigeants algériens est leur lutte séculaire (depuis 1830), pour l'indépendance, lutte qui est une des plus sanglantes de l'histoire de la colonisation de l'Afrique, après une guerre de libération, qui a duré ouvertement de 1954 à 1962.

Pendant cette lutte se sont forgées les idées qui par la suite ont guidé la construction du jeune Etat algérien, né en 1962.

En effet, la suite logique de la lutte pour l'indépendance politique devrait être celle pour l'indépendance économique.

Sous section 1 : L'économie algérienne :

Après une longue reconquête de l'indépendance, et après un siècle de régime colonial, l'Algérie veut créer une économie indépendante.

Le souci d'indépendance économique à amener l'Algérie à prendre des mesures radicales. Autrement dit, l'Algérie s'est attelée à transformer les structures sociales et économiques du pays, héritées de la colonisation.

D'abord, il fallait rompre avec l'organisation sociale et économique inégalitaire prévalant à l'époque coloniale.

Pour cela il était primordial de consolider l'Etat, pour lui donner les moyens de procéder à une transformation économique, par la :

§ Récupération des richesses nationales (domaine de la colonisation, richesses minières et hydrocarbures).

§ Nationalisation des entreprises industrielles et le secteur bancaire.

§ La création d'une monnaie nationale et l'établissement du contrôle des changes et du commerce extérieur.

La prise de pouvoir sur l'appareil productif s'est effectuée par étapes successives, chacune d'elles s'appuyant sur la précédente :

Dans le domaine de l'agriculture, la législation sur les biens vacants a permis la récupération des terres coloniales.

En matière de ressources naturelles, les principales vagues de nationalisation (les mines en 1965, les sociétés pétrolières entre 1967 et 1971) ont assuré le contrôle et l'exploitation de ces ressources dans l'intérêt du pays.

En même temps s'opèrent la prise en main des structures monétaires et le contrôle des circuits financiers : création de la Banque Centrale d'Algérie le 01/01/1963, contrôle des changes avec les pays de la zone franc dés le 19/10/1963, création du dinar algérien le 10/04/1964, nationalisation de diverses banques en 1966 et 1967.

Puis le regroupement, en 1969, de tous les instituts financiers par la création de trois instituts bancaires nationaux (BNA, BEP, CP). Et finalement la prise en main du commerce extérieur dans son entier.

En ce qui consterne le domaine de l'industrie, le gouvernement a créé un appareil institutionnel correspondant à ces mécanismes. Celui-ci est constitué par les Sociétés Nationales dont chacune coiffe une branche de l'industrie. Ces Sociétés Nationales sont presque sous la tutelle du Ministère de l'Industrie qui exerce de cette manière une surveillance et une coordination efficaces.

Après c'est la mise en place d'un système de planification qui, à partir de 1969, qui va être à la base de plans de développement étalés sur plusieurs années.

Dés 1966, l'économie algérienne prenait une nouvelle direction, avec pour préoccupation essentielle de mettre un terme à la désarticulation de l'économie et à la domination par les intérêts étrangers inhérents à passé colonial du pays.

La construction d'une industrie de base, la réforme agraire (1971et1972) et l'indépendance à l'égard de l'extérieur, vont ainsi être les trois pivots de cette politique volontariste.

Différents plans nationaux vont ainsi se succéder de 1967 à 1977.

Pour le secteur des hydrocarbures, un plan de valorisation de toutes les catégories de ressources énergétiques (pétrole, gaz naturel..) a été lancé en 1978. C'est un programme de trente ans, dont le coût devrait dépasser trente cinq milliards USD (un montant représentant quatre fois l'encours de la dette contractée au moment de son lancement).

A la mort du président Houari Boumediene (12/1978), ce plan sera bondonné.

Le président qui le succède (Chadli Ben Djedid, 1979-1992), engage, dés 1980 une politique de remboursement de la dette extérieur.

Dés 1984, avec l'amenuisement des rentrées en devises générés par l'exportation du pétrole, l'Algérie se trouvera bien en peine d'effectuer ce remboursement.

En 1986, avec l'effondrement des cours pétroliers, la vulnérabilité de l'économie algérienne apparaîtra dans toute son ampleur.

Le pays se résignera au rééchelonnement de sa dette extérieur, évalué alors à plus de vint cinq milliards USD, au début des années 1990.

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"Je voudrais vivre pour étudier, non pas étudier pour vivre"   Francis Bacon