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L'apport de la RDC dans le commerce international de 2001 à  2007, état des lieux et perspectives

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par Christian BALEMBOMFUMU - MUNLEMVO
Université de Kinshasa - Licence 2010
  

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CHAPITRE II. LA RDC DANS LE COMMERCE INTERNATIONAL

Dans ce chapitre, nous avons décrites de quoi est constitué la base l'économie congolaise ainsi que la valeur et le volume des transactions à l'internationale. Cette partie comprend 2 sections, la première aborde la base de l'économie congolaise et la deuxième porte sur l'import-export et le transit.

Section 1. Base de l'économie de la RDC

Depuis le milieu des années 1980, l'économie congolaise connait des très graves difficultés. Depuis lors, la situation économique de la RDC n'a cessé de s'aggraver malgré quelques tentatives visant à stabiliser et à atténuer les difficultés auxquelles elle est confrontée. L'économie congolaise est une des économies les moins compétitives d'Afrique. Elle occupait, en 2006 selon la Banque mondiale, la 178ème position, c'est-à-dire la dernière place sur la liste des pays du monde considérés d'après leurs capacités à offrir de réelles facilités de faire des affaires.27(*)

Après une période de relatif dynamisme économique, la République démocratique du Congo a subi une sévère dépression entre le milieu des années 1980 et le milieu des années 2000 liée à une gestion marquée par la corruption, puis aux guerres civiles qui ont ravagé le pays.

Dans ce chapitre, nous allons présenter le tableau synthétique de la situation économique de la RDC de 2001 à 2007. Pour ce faire, nous avons choisi quelques variables clés susceptibles de refléter en grande ligne, le comportement de l'activité économique de la RDC durant cette période. Nous allons tour à tour analyser : la structure de l'économie congolaise du point de vue de ses caractéristiques notamment celle de la production (PIB).

Pendant des décennies, l'objectif principal des dirigeants de la RDC consistait en l'exploitation des ressources naturelles et la recherche d'une économie de rente, indépendamment des conséquences économiques pour le pays. Le résultat de cette politique a été un déclin continu de la croissance de l'économie.

Durant les années 1980, le taux de croissance moyen était très modeste 1.8% par an, passant à 5,1% dans les années 1990. Le revenu par personne est tombé à 110 US en 2003. C'est seulement après la fin de la guerre que des réformes économiques ont été sérieusement envisagées, l'économie a été stabilisée et la tendance négative du PIB redressée. La croissance du PIB est passée de 6% en 2003 à 6,5% en 2005 et il était attendu à 7% en 2008.

Quid de la Croissance du PIB réel28(*) 

En 2003, le secteur transport et télécommunications était le plus dynamique, notamment suite à d'importants investissements directs étrangers dans la téléphonie mobile. La construction et les travaux publics, tout comme le gouvernement et le secteur privé, se sont engagés dans la réhabilitation du logement et de l'infrastructure.

Le secteur minier a bénéficié de l'introduction du nouveau protocole d'accord sur les mines (le code minier), qui a libéralisé le commerce de diamants et éliminé le monopole de la Gécamines. Des nombreuses sociétés internationales sont impliquées dans l'exploitation et l'exploration des riches ressources minières.

Le secteur Energétique (précisément l'électricité) se remet lentement, en raison d'un besoin énorme et continu en investissement pour mettre à jour les unités productives existantes. Dans ce domaine, la RDC a un énorme potentiel. Le barrage d'Inga, sur le fleuve Congo, peut à lui seul couvrir les besoins en électricité de toute l'Afrique sub-saharienne, mais la production actuelle stagne à environ 2% de son potentiel à cause des turbines défaillantes et au manque d'investissement (énorme) pour augmenter la capacité.

La croissance du secteur agricole a été lente parce que l'agriculture commerciale a presque entièrement disparu et la croissance de l'agriculture de subsistance est faible, freinée par l'absence de marché, les infrastructures insuffisantes, le manque de crédit et les prix élevés d'engrais et des graines.

Quid de la Croissance économique par secteur29(*)

Le secteur industriel est le seul qui ne s'est pas développé. Les raisons principales sont le manque d'investissement pour la modernisation, la faible demande interne et l'accès difficile au crédit.

Le dynamisme du secteur productif a été généré par le secteur privé car le gouvernement a réduit sa présence dans l'économie, suite au protocole d'investissement, au protocole d'accord sur les mines et autres instruments, mais aussi et surtout à cause de la faible capacité de production des unités publiques.

Le secteur privé, néanmoins, fait face à quelques contraintes structurelles qui rendent difficiles son fonctionnement sur le marché, diminuant sa contribution potentielle au développement économique de la RDC. Le système juridique est trop lent à régler des litiges entre agents économiques. C'est le résultat non seulement de la rupture du système juridique, mais aussi de la législation désuète datant du système colonial. L'alternative de recourir à l'arbitrage international n'est pas faisable en raison de son coût élevé.

Le secteur financier de son côté ne soutient pas les activités du secteur privé. Les rares banques commerciales privées préfèrent octroyer des prêts à court terme et à haut taux d'intérêt, créant des conditions difficiles pour les entrepreneurs de financer l'investissement à long terme.

Le secteur financier de la RDC est trop faible et les instruments financiers sont trop peu nombreux pour répondre aux besoins du secteur privé. Les faibles infrastructures physiques ajoutent des coûts de fonctionnement au processus productif. Les représentants du secteur privé estiment que sans ces contraintes, l'économie pourrait grandir plus rapidement, à un taux de 10% à 12% par an.30(*)

Tableau n°3: Indicateurs macroéconomiques

Année (période)

2001

2002

2003

2004

2005

2006

2007

PIB à prix courant (milliard FC)

1,407

1,922

2 ,299

2,676

3,366

3,837

4,403

PIB à prix courant (milliard USD)

7,5

5,5

5,7

6,3

7,1

8,3

9,1

PIB aux coûts facteurs (milliard FC)

290.8

300.9

318.3

340.3

362.4

387.8

414.9

Taux de croissance %

(2,1)

3,5

5,8

6,9

6,5

7,0

7,O

Taux d'inflation %

(fin période)

357

25

13

9

21

8

6

Source : Rapport Annuel BCC 2007

§1. Production interne

Les économies africaines possèdent des structures qui les distinguent d'autres économies dite sous-développée comme celle de l'Amérique Latine ou de l'Asie du Sud-Est. Elles sont caractérisées par la prédominance des secteurs primaires et tertiaires et l'absence de véritable industrialisation, l'absence des relations intersectorielles, la dépendance extérieure et les forts taux de croissance démographique.

Ainsi, l'économie sous-développée en voie de développement apparaît comme un processus évolutif, caractérisé essentiellement par le désajustement fondamental et totalement nouveau entre la croissance démographique et la stagnation relative des ressources, et caractérisé secondairement des épiphénomènes non-permanents.

L'économie congolaise quant à elle, est essentiellement extravertie c'est-à-dire elle produit localement des matières premières à l'état brut pour exporter et d'autre parts, elle dépend plus des importations de biens de consommations (produits manufacturiers, énergétiques, agricoles et industriels) qu'elle peut elle-même produire si les moyens et programme cohérent y sont consentis31(*).

En 2001, la RDC a mis en oeuvre un programme de stabilisation du cadre-économique dénommé Programme Intérimaire Renforcé (PIR) en sigle. Le programme, élaboré avec l'assistance des services du FMI, avait une double finalité, à savoir : - stabiliser le cadre macro-économique en vue de préparer les conditions de relance économique et favoriser la reprise de la coopération internationale. Au plan macro-économique, le PIR avait pour objectif ultime de casser l'hyperinflation. Cette stabilisation était destinée à rétablir les conditions de rentabilité des investissements par la mise en place d'un cadre susceptible de sécuriser les biens et les personnes. En ce qui concerne les relations de la RDC avec le reste du monde, le programme a visé essentiellement le rétablissement de la coopération avec les institutions de Bretton Woods et les autres partenaires tant multilatéraux que bilatéraux32(*).

Ce programme a permis la décélération du rythme de dégradation de l'activité économique observé depuis plusieurs années. D'importante inversion des tendances ont été enregistrées grâce au PIR qui a débuté au mois de juin. En effet, le PIB a décru de 1,1% contre 5,5% en moyenne entre 1990 et 2001.

Cependant, après la fin du PIR en 2003, la RDC a renoué encore des accords multilatéraux et bilatéraux avec ses partenaires traditionnels, ceci l'a emmené à conclure son deuxième programme dénommé Programme économique du gouvernement (PEG) en sigle qui avait pour but de restaurer l'autorité du gouvernement sur l'étendue du territoire national d'un côté, et de l'autre relancer l'économie du pays par la maîtrise de tout les paramètres du cadre macro-économique. Ce programme a durée de 2003 à 2006.

Actuellement comme l'indique le tableau n°1, la production interne de la RDC, après mise en oeuvre de ces deux programmes économiques, s'est sensiblement améliorée dans tout les secteurs de production, de la production minière et métallique, en passant par la production énergétique, la production agricole jusqu'à la production manufacturière. La relance des activités industrielles démontre la santé économique du pays.

* 27 BURGENMEIER B., Analyse et politiques économiques, 2ème éd. Economica, Paris, 1985, p.7

* 28 www.memoire-online : Incidence du Commerce International sur le Développement Economique de La RD-Congo, 2008-2009 par MBEMBA MALEMBE

* 29 www.memoire-online: op.cit, par MBEMBA MALEMBE

* 30 www.kongotimes.infos: la Microfinance en RDC par MPANZU Patience

* 31 LONGUNGA, R., La mondialisation et les économies des pays africains : craintes et perspectives, mémoire, Eco, UNIKIN, p.14, Inédit

* 32 BCC, Rapport annuel 2001-2006.

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"Qui vit sans folie n'est pas si sage qu'il croit."   La Rochefoucault