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Pauvreté et grossesse des adolescentes au Cameroun

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par Sandrine NANKIA DJOUMETIO
Institut Sous-Régional de Statistique et d'Economie Appliquée -ISSEA - Ingénieur d'Application de la Statistique 2010
Dans la categorie: Economie et Finance
  

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COMMUNAUTÉ ÉCONOMIQUE ET MONÉTAIRE DE L'AFRIQUE CENTRALE

(CEMAC)

INSTITUT SOUS-RÉGIONAL DE STATISTIQUE ET D'ÉCONOMIE APPLIQUÉE

(ISSEA)

Organisation Internationale

B.P 294, Yaoundé, Tél. (237) 22 22 01 34 ; Fax : (237) 22 22 95 21 ; E-mail : isseacemac@yahoo.fr

(République du Cameroun)

Mémoire professionnel

Pauvreté et grossesse des adolescentes au Cameroun

Stage effectué du 01 février au 01 juin 2010 à l'Institut National de la Statistique, Cameroun

Mémoire professionnel rédigé en vue de l'obtention du diplôme d'Ingénieur d'Application de la Statistique par :

NANKIA DJOUMETIO Sandrine

Élève Ingénieur d'Application de la Statistique, 4ème année

Option Gestion

Encadreur:

M. KANA KENFACK Christophe

Ingénieur Statisticien Économiste

Chef de la cellule de la Coopération, INS

Soutenu publiquement le 16 juin 2010 devant le jury composé de :

Président : Dr. KAMGA TCHWAKET Ignace

Examinateur : M. NGAH NGAH Symplice

Encadreur : M. KANA KENFACK Christophe

Juin 2010

DÉDICACE

À mes parents, mon père M. NANKIA Richard et ma mère Mme TSOGO Jeannette, pour leur soutien indéfectible qu'ils consacrent pour mes études. Qu'ils reçoivent ici l'expression de ma reconnaissance et de mon affection.

À mes oncles M. ZEBAZE Louis Martial et M. ATONLIEU Fabien, pour l'appui qu'ils m'ont accordé tout au long de mon parcours académique.

À mes frères et soeurs NGUETSA Sedrique, KITIO Gaël et DJOGO Arlette, afin qu'ils fassent mieux que moi et que nous puissions tous continuer de faire la fierté de nos parents.

À mon fiancé M. NANA TOMEN Harcel, son amour et son soutien durant toute ma formation m'ont permis de donner le meilleur de moi.

REMERCIEMENTS

Ce travail, véritable aboutissement de quatre années de formation au cycle d'Ingénieur d'Application de la Statistique à l'Institut Sous-régional de Statistique et d'Économie Appliquée (ISSEA), n'aurait pas été mené à son terme sans la contribution de plusieurs personnes. Nous tenons à leur exprimer ici notre profonde gratitude. Il s'agit de :

M. KANA KENFACK Christophe, Ingénieur Statisticien Économiste (ISE) et Chef de cellule de la Coopération (INS) notre encadreur professionnel, pour nous avoir proposé ce thème, pour la clairvoyance, la disponibilité et le dévouement dont il a fait preuve tout au long de ce travail malgré ses multiples occupations :

Dr. KAMGA TCHWAKET Ignace, Chef de Département d'Économie à l'ISSEA, notre encadreur académique, pour ses conseils, ses critiques et sa disponibilité non seulement lors de la période du stage, mais aussi durant toute l'année académique en tant que professeur principal ;

la direction générale et le personnel enseignant de l'ISSEA, pour l'encadrement et tous les efforts consentis pour nous offrir une formation de qualité ;

M. TEDOU Joseph, Directeur Général de l'Institut National de la Statistique (INS) sans qui le stage n'aurait pas eu lieu, et qui a bien voulu nous donner l'autorisation d'accéder à certaines données d'EDSC-III qui ont été utilisées dans le cadre de ce travail ;

Mme NIEKOU Rosalie, Chef cellule à l'INS, pour nous avoir facilité l'exploitation de la base de données d'EDSC-III ;

toutes les personnes qui ont eu à relire ce travail et dont les critiques et suggestions ont été indispensables à l'amélioration de la qualité de la rédaction. Il s'agit notamment de : MM. FOTSO Serge, TANKOU Martial, KENFAC DONGMEZO Brice, et Mlle NGUEMO Chimène ;

tous les camarades de promotion pour le travail de groupe et la complicité que nous avons cultivées depuis notre entrée à l'ISSEA. Notamment FODJO Raoul, GUEMO Anastasie Flore, MESSEH Arlette, TEPONGNING Hervé avec qui nous avons discuté des difficultés rencontrées dans la rédaction de nos travaux respectifs ;

tous ceux qui n'ont pas été cités et qui, de près ou de loin, ont contribué à la réalisation de ce travail. Qu'ils trouvent ici l'expression de toute notre reconnaissance.

SOMMAIRE

DÉDICACE 3

REMERCIEMENTS 4

SOMMAIRE 5

LISTE DES SIGLES ET ABRÉVIATIONS 6

LISTE DES TABLEAUX 8

LISTE DES FIGURES 9

AVANT-PROPOS 10

RÉSUMÉ 11

INTRODUCTION GÉNÉRALE 12

Première partie : Cadre théorique et méthodologie 14

Chapitre 1 : ASPECTS CONCEPTUELS ET RISQUES ASSOCIÉS À LA GROSSESSE DES ADOLESCENTES 15

Chapitre 2 : REVUE DE LA LITTÉRATURE LIÉE AUX GROSSESSES CHEZ LES ADOLESCENTES, PRÉSENTATION DE LA SOURCE DE DONNÉES ET MÉTHODOLOGIE 18

2.2 Source de données et méthodologie 18

Deuxième partie : Cadre empirique et analyse de données 20

Chapitre 3 : ANALYSE DESCRIPTIVE ET PROFILS DES ADOLESCENTES 21

3.1 Présentation des variables et analyse univariée 21

3.2 Étude des grossesses précoces selon quelques variables : analyse bivariée 22

3.3 Profils des adolescentes selon qu'elles sont ou non enceintes et redéfinition du niveau de vie du ménage : analyse multidimensionnelle 30

Chapitre 4 : DÉTERMINANTS DE LA GROSSESSE CHEZ LES ADOLESCENTES 33

4.1 Présentation du modèle de régression 33

4.2 Impact de certaines variables sur la survenance d'une grossesse 34

4.3 Impact de certaines variables sur la survenance d'une grossesse selon le niveau vie 40

CONCLUSION GÉNÉRALE 51

RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES 53

ANNEXES 55

Annexe A : Caractéristiques des adolescentes 56

Annexe B : Liaison entre la grossesse et les autres variables de l'étude 59

Annexe C : Résultats de l'analyse en correspondances multiples 62

Annexe D : Résultat de la régression logistique 89

Annexe E : Compléments sur les notions utilisées 90

TABLE DES MATIÈRES 91

LISTE DES SIGLES ET ABRÉVIATIONS

ACM

Analyse des Correspondances Multiples

AFC

Analyse Factorielle des Correspondances

BUCREP

Bureau Central de Recensement et des Études de Population

CEMAC

Communauté Économique et Monétaire de l'Afrique Centrale

CNLS

Comité National de Lutte contre le SIDA

CRT

Contribution à la formation d'un axe factoriel

CO2

Cosinus carré

DSRP

Document de Stratégie de Réduction de la Pauvreté

EDSC-II

Enquête Démographique et de la Santé du Cameroun, 2ème édition

EDSC-III

Enquête Démographique et de la Santé du Cameroun, 3ème édition

FVV

Fistule Vésico-Vaginale

IAS

Ingénieur d'Application de la Statistique

INS

Institut National de la Statistique

ISE

Ingénieur Statisticien Économiste

ISSEA

Institut Sous-régional de Statistique et d'Économie Appliquée

IST

Infection Sexuellement Transmissible

IVG

Interruption Volontaire de grossesse

MCO

Moindres Carrés ordinaires

MICS

Multiple Indicator Cluster Survey

OMD

Objectifs du Millénaire pour le Développement

OMS

Organisation Mondiale de la Santé

ONU

Organisation des Nations Unies

ONG

Organisation Non Gouvernementale

ORC-Macro

Opinion Research Corporation

PNUD

Programme des Nations Unies pour le Développement

PVD

Pays en Voie de Développement

RDC

République Démocratique du Congo

ROC

Receiver Operating Characteristic

SIDA

Syndrome de l'Immuno-Déficience Acquise

SPAD

Système Pour l'Analyse des Données

SPSS

Statistical Package for Social Sciences

TPI

Traitement Préventif Intermittent

TSS

Technicien Supérieur de la Statistique

UNESCO

United Nations Educational, Scientific and Cultural Organization

UNFPA

United Nations Fund of Population

UNICEF

United Nations International Children's Emergency Fund

UPS

Unité Primaire de Sondage

USA

United States of America

VIH

Virus de l'Immuno-déficience Humaine

ZD

Zone de Dénombrement

LISTE DES TABLEAUX

LISTE DES FIGURES

AVANT-PROPOS

Institution spécialisée de la Communauté Économique et Monétaire de l'Afrique Centrale (CEMAC), l'Institut Sous-régional de Statistique et d'Économie Appliquée (ISSEA) a pour mission de former des cadres de la statistique et de l'économie de niveau supérieur et moyen, de recycler et de perfectionner des cadres de différents horizons aux nouvelles techniques statistiques suivant leurs domaines respectifs. À ce titre, trois cycles sont proposés au sein de l'Institut : Les Techniciens Supérieurs de la Statistique (TSS), les Ingénieurs d'Application de la Statistique (IAS) et les Ingénieurs Statisticiens Économistes (ISE).

La fin de formation des Ingénieurs d'Application de la Statistique, est marquée par un stage professionnel. Ce stage a pour objectif de permettre au futur ingénieur de mettre en pratique les connaissances théoriques acquises durant les quatre ans de sa formation, de se familiariser aux réalités du monde professionnel et de s'initier aux méthodes de la recherche scientifique. Il devra produire à la fin de ce stage un mémoire professionnel qui sera soutenu publiquement.

Le présent document est le résultat d'un stage de quatre mois effectué à l'Institut National de la Statistique (INS) du 01 février au 01 juin 2010, plus précisément à la Division de la Coopération et de la Recherche Appliquée. Le thème retenu est « Pauvreté et grossesse des adolescentes au Cameroun ».

RÉSUMÉ

La grossesse des adolescentes est un phénomène social qui affecte gravement la santé de la jeune fille et celui de son bébé. D'après l'OMS/UNFPA (2007), ce phénomène serait lié aux privations sociales et au rejet. En s'appuyant sur les données de l'Enquête Démographique et de Santé réalisée par l'INS Cameroun en 2004 (EDSC-III), le présent mémoire analyse l'influence de certaines facteurs liés à la survenance d'une grossesse chez les adolescentes au Cameroun, tant dans les ménages « pauvres » que dans les ménages « non pauvres ». Trois modèles de régression logistique sont utilisés pour capter chacun de ces effets. De notre travail, il ressort les principaux résultats suivants :

· d'une manière générale, l'entrée précoce en union favorise la survenance d'une grossesse chez les adolescentes. En effet, elles ont 3 fois plus de chance de tomber enceintes que celles qui n'ont jamais été mariées ou qui l'on été tardivement, tandis que celles issues des ménages « non pauvres » ont 2 fois plus de tomber enceintes que celles issues des ménages « pauvres ».

· les adolescentes issues des ménages « pauvres » ayant une sexualité précoce ont 2 fois plus de chance que leurs consoeurs de tomber enceintes ;

· quel que soit les familles dont sont issues les adolescentes, celles n'ayant aucune connaissance en méthodes contraceptives sont plus exposées à la grossesse que celles qui en ont connaissance et les pratiquent ;

· la religion et le milieu de résidence pendant l'enfance ont une influence sur la survenance d'une grossesse chez les adolescentes des familles « pauvres ». En effet, les adolescentes pratiquant les « Autres religions » ont 2 fois plus de chance de tomber enceintes que celles qui pratiquent la religion catholique. S'agissant du milieu de résidence pendant l'enfance, les adolescentes qui ont vécu au village ou dans les petites villes pendant leur enfance ont 3 fois plus de chance de tomber enceintes que celles qui ont vécu leur enfance dans les capitales.

Ainsi, si l'on veut réduire et/ou prévenir ce phénomène de grossesse chez les adolescentes, des actions doivent être prises dans le sens de retarder le plus possible le premier rapport sexuel et ainsi que le premier mariage de celles-ci. De plus il faudrait les sensibiliser sur les dangers de ce phénomène et sur l'utilisation des méthodes contraceptives.

Mots clés : adolescentes, grossesse, pauvres, non pauvres

INTRODUCTION GÉNÉRALE

Contexte et justification

La santé sexuelle et reproductrice des jeunes est au centre des préoccupations actuelles visant à répondre aux besoins de la population. Les grossesses d'adolescentes relevées chaque année dans le monde deviennent de plus en plus importantes. En effet, on estime à près de 15 millions de femmes de 15 à 19 ans qui donnent naissance à un enfant, ce qui représente plus de 10 % des naissances à travers le monde (OMS/UNFPA, 2007).

Ce phénomène de grossesse des adolescentes survient majoritairement dans les pays en voie de développement (PVD). Environ 12,8 millions d'adolescentes y accouchent chaque année, soit plus de 90 % des cas dans le monde1(*). Mais les taux les plus élevés de grossesse d'adolescentes sont enregistrés en Afrique (OMS/UNFPA, 2007) et plus de la moitié des femmes d'Afrique Subsaharienne accouchent avant l'âge de 20 ans2(*). Une grossesse précoce et non désirée, en particulier à un très jeune âge, reflète un échec à fournir un environnement sûr aidant les jeunes filles à atteindre l'âge adulte.

Au Cameroun, la fécondité des adolescentes est un phénomène important en raison de certaines pratiques coutumières, qui consistent à marier les femmes à très jeunes âge. Le taux de précocité de naissance (avant 18 ans) est compris entre 40 % et 50 %, et plus encore 8 % à 15 % des jeunes filles ont eu un enfant à l'âge de 15 ans (Singh S, Procréation des adolescents dans les pays en voie de développement, 1998, cité par OMS/UNFPA, 2007). Selon les résultats de l'Enquête Démographique et de Santé de 2004 au Cameroun, ces adolescentes qui constituent 25 % de l'ensemble des femmes en âge de procréer contribuent pour près de 14 % à la fécondité totale des femmes. D'après la même source, 28 % des adolescentes ont commencé leur vie féconde.

La littérature insiste sur le risque des complications liées à la grossesse que courent les femmes âgées de moins de 20 ans, comparativement aux autres femmes en âge de procréer. Selon l'Organisation Mondiale de la Santé (1992), la fécondité en dessous de l'âge de 18 ans devrait être l'objet d'une attention particulière, puisque cette grossesse accroît les risques médicaux, psychologiques et sociaux à la fois de la mère et de l'enfant.3(*) Les complications liées à la grossesse précoce peuvent être vues sous trois angles :

- Premièrement, les enfants nés de mères très jeunes courent des risques élevés de morbidité et de mortalité. En effet, les adolescentes sont plus susceptibles que les femmes plus âgées de donner naissance à des bébés prématurés et de petits poids (moins de 2500 grammes), voire de très petits poids (moins de 1500 grammes), ce qui est un très grand risque pour la vie du bébé.4(*) Les bébés nés prématurément courent des risques supplémentaires de mortalité néonatale ou périnatale (morts intervenant durant ou juste après la naissance) (OMS/UNFPA, 2007).

- Deuxièmement, les mères adolescentes sont plus exposées aux complications durant la grossesse. L'hypertension gravidique, les dystocies qui sont à la base des fistules obstétricales et les avortements dangereux, se produisent très souvent chez les jeunes femmes qui attendent leur premier enfant.5(*)

- Troisièmement, ces conséquences ne sont pas seulement d'ordre biologique, mais aussi d'ordre social et économique. Être pauvre et défavorisée peut être une cause et une conséquence d'une grossesse. De plus, leur entrée précoce dans la vie reproductive réduit considérablement leurs opportunités scolaires et donc professionnelles.

Problématique

Si les conséquences de la survenance des grossesses précoces semblent relativement bien connues, il n'en est pas de même pour les causes. Partout dans les pays développés et en voie de développement, la grossesse chez les adolescentes est plus courante chez les jeunes qui ont été défavorisées durant l'enfance et qui ont de faibles attentes au niveau de l'éducation ou du marché du travail. La documentation indique que les jeunes qui vivent dans la pauvreté ont un taux de grossesse à l'adolescence cinq fois plus élevé que la moyenne.6(*) Les circonstances socioéconomiques semblent jouer un rôle majeur dans les taux de grossesse chez les adolescentes. Les enfants de parents adolescents sont plus susceptibles d'avoir des problèmes et de devenir à leur tour parents à l'adolescence, perpétuant ainsi le cycle de la pauvreté débuté par la naissance du bébé d'une adolescente-mère.7(*)

En ce qui concerne le cas du Cameroun plusieurs interrogations se posent :

· Quelles sont les causes des grossesses chez les adolescentes ?

· La pauvreté est-elle une cause de survenance d'une grossesse ?

Répondre à ces deux interrogations suscite en nous un certain nombre de questions. Quel est la prévalence du phénomène de grossesse des adolescentes au Cameroun ? Quel est le niveau de leur connaissance et utilisation des mesures préventives ? Qu'en est-il de l'exposition aux risques de grossesse ? Quels sont les profils des adolescentes ayant une grossesse ?

Objectifs

L'objectif principal de cette étude est de chercher à établir et à mesurer le(s) lien(s) entre la pauvreté et la grossesse chez les adolescentes au Cameroun. De manière plus spécifique, il s'agit de :

· identifier les profils des adolescentes ayant une grossesse ;

· analyser l'effet des facteurs explicatifs de la grossesse chez les adolescentes ;

· identifier et expliquer le lien qui existe entre le niveau de vie (pauvreté) et la survenance d'une grossesse précoce.

Hypothèses de recherche

Pour mener à bien cette étude, notre travail portera sur l'analyse des données recueillies au cours de l'EDSC-III, réalisée en 2004. Nous formulons quelques hypothèses fondamentales autour desquelles sera bâti notre travail. Elles sont énoncées ainsi qu'il suit :

- Hypothèse 1 : les adolescentes issues des ménages « pauvres » sont beaucoup plus vulnérables à la survenance d'une grossesse que celles issues des ménages « non pauvres ».

- Hypothèse 2 : les adolescentes n'ayant pas connu une sexualité précoce, ni conclu un mariage précoce sont moins exposées aux risques d'une vie reproductive précoce.

- Hypothèse 3 : les adolescentes ayant une connaissance des méthodes contraceptives et les pratiquant ont moins de chances de contracter une grossesse que leurs consoeurs n'en ayant aucune connaissance y relative.

Résultats attendus

Au regard des objectifs spécifiques susvisés, l'on devrait s'attendre aux principaux résultats suivants :

- avoir le profil de l'adolescente enceinte au Cameroun ;

- disposer de quelques facteurs explicatifs des grossesses des adolescentes au Cameroun en général ;

- disposer de quelques facteurs explicatifs des grossesses des adolescentes dans les populations « pauvres » et « non pauvres » en particulier.

Intérêt de l'étude

Les objectifs susmentionnés donnent un aperçu de l'intérêt du sujet abordé. Sous l'angle académique et professionnel, l'intérêt de l'étude est d'une part de développer notre engouement et nos aptitudes pour la recherche et, d'autre part, de mettre en relief nos acquis scolaires. De même, l'étude devra permettre de nous forger à formuler quelques actions ciblées devant aider le décideur à l'élaboration et à la mise en oeuvre des actions efficaces de prévention et de réduction des grossesses des adolescentes dans le cadre des Objectifs du Millénaire pour le Développement. Par rapport aux portées socio-économiques des résultats, ils pourront aider les organismes oeuvrant pour la santé génésique de mieux orienter leur appui vers les adolescentes.

Plan de rédaction

Nous avons organisé notre travail en deux parties comportant chacune deux chapitres : La première partie comprenant les chapitres 1 et 2, présente le cadre théorique de l'analyse. Il s'agit dans un premier temps de définir les concepts clés relatifs à l'étude, et de présenter les risques associés à la survenance d'une grossesse à l'adolescence et dans un second temps de déterminer les causes qui peuvent expliquer son ampleur à travers les autres études empiriques trouvées dans la littérature. La deuxième partie comprenant les chapitres 3 et 4, présente le cadre empirique de l'analyse. Une analyse exploratoire des données sera faite. Elle débouchera par la suite sur une analyse économétrique des facteurs explicatifs de la survenance d'une grossesse pendant l'adolescence, tant dans les familles « pauvres » que dans les familles « non pauvres ».

Première partie : Cadre théorique et méthodologie

Chapitre 1 : ASPECTS CONCEPTUELS ET RISQUES ASSOCIÉS À LA GROSSESSE DES ADOLESCENTES

Dans ce chapitre, nous nous proposons de définir les concepts clés, qui faciliteront la compréhension du travail. Dans la première section, nous définirons quelques termes liés à l'étude. La deuxième section quant à elle aura pour but de présenter les conséquences de la grossesse des adolescentes.

1.1 Définition de quelques concepts

1.1.1 Concept d'adolescence

Le concept d'adolescence recouvre plusieurs dimensions : biologique, démographique, sociale, psycho-social, physiologique, économique... il n'est par conséquent pas étonnant que les définitions utilisées diffèrent d'un chercheur à un autre. L'absence d'une définition univoque de ce concept rend ainsi difficile la détermination d'une période stable de la vie à laquelle s'appliquerait l'adolescence.

La dimension biologique se rapporte aux transformations physiologiques de l'enfant qui marquent son passage à la maturité. La puberté constitue ainsi le moment auquel s'effectue cette transition. L'adolescent passera ainsi de l'apparition des caractères sexuels secondaires à celui de la maturité sexuelle (OMS, 1989).

La dimension sociologique est étroitement corrélée à la dimension biologique. Les transformations physiologiques entraînent un changement de statut de l'enfant et de son éducation. La fille commencera ainsi à apprendre sa fonction de femme dans la société ; l'adolescence apparaît ainsi, comme le dit V. Hugo, «  le commencement de la femme dans la fin d'un enfant ».

Les définitions du concept d'adolescente relatives à la dimension démographique de ce terme se basent uniquement sur l'âge. Dans ce cas, l'adolescence va concerner par exemple les individus âgés de 10 à 19 ans, 15 à 19 ans ou 15 à 24 ans etc.

La dimension psychologique marque l'évolution de l'identification de l'adolescent ou de l'adolescente en tant qu'individu autonome, indépendant, pouvant prendre des décisions propres et se fier à son jugement personnel. C'est la période de l'affirmation de la personnalité de l'enfant. L'enfant se sentira ainsi adulte et l'éveil sexuel le rend encore plus sensible à ce sentiment. Les premières expériences sexuelles pourront marquer ainsi l'entrée dans l'apprentissage de la vie adulte.

La dimension économique se rapporte au moment de la vie où l'enfant cherche à affirmer son autonomie économique vis-à-vis de ses parents. Dans la société traditionnelle, c'est la période initiatique où l'enfant doit affirmer sa capacité à se nourrir lui-même et à entretenir une famille en créant ses propres champs et en construisant sa première maison d'habitation par exemple.

Les définitions de l'adolescence diffèrent d'un organisme à un autre. L'OMS et l'UNESCO constituent deux repères essentiels pour approcher le concept d'adolescence. Ces définitions restent dans l'ensemble de portée générale.

Pour l'OMS, l'adolescence correspond à la période pendant laquelle l'individu :

- progresse du stade de la première apparition des caractères sexuels secondaires à celui de la maturité ;

- acquiert des facultés psychologiques et des modes d'identification qui transforment l'enfant en adulte ;

- passe de l'état de dépendance sociale et économique totale à celui d'indépendance relative.

En utilisant la dimension démographique, l'OMS définit l'adolescence comme la décennie comprise entre 10 et 19 ans.

Dans notre travail, nous utiliserons une dimension démographique en nous référant à la définition de l'adolescent selon EDSC-III, 2004. Nous considérerons comme adolescente toute jeune femme dont l'âge est compris entre 15 et 19 ans.

1.1.2 Concept de la pauvreté8(*)

Malgré l'abondance des écrits, le concept de la pauvreté reste globalement ambigu et imprécis. Il est ainsi difficile à définir, à comprendre, à caractériser et donc à mesurer. Il existe alors plusieurs définitions de la pauvreté qui conduisent à des identifications différentes des pauvres.

De façon générale, la pauvreté correspond à une ou plusieurs situations jugées comme "inacceptables" ou encore "injustes" sur les plans économique et social (Asselin et al., 2000). Cependant, la détermination de l'espace de référence à considérer pour identifier ce type de situations est problématique et est sujet à plusieurs débats. Trois principales approches se distinguent à ce niveau. Chacune d'elles considèrent son propre espace de référence. La première retient ce que l'on appelle les ressources, la deuxième ce qui est dit besoins de base, alors que la troisième considère un sous-ensemble de capacités identifiées comme étant des "capacités de base".

Sur le plan méthodologique et empirique, l'approche des ressources retient généralement une variable monétaire (revenu ou dépense de consommation), puis fixe un seuil de pauvreté pour identifier les individus pauvres. Cette approche tire ses origines principalement de la microéconomie classique qui considère que l'utilité (approchée par le revenu ou la consommation) est l'élément clef dans le comportement et le bien-être des individus.

Les approches multidimensionnelles, comme leur nom l'indique, reposent sur plusieurs indicateurs. Elles nécessitent des procédures d'agrégation de ces derniers en un seul indicateur qui résumerait l'information apportée par ces indicateurs de base puis la détermination d'un seuil de pauvreté. Ces approches non monétaires considèrent que le revenu (ou la dépense) à lui seul n'est pas capable d'expliquer la situation de pauvreté. Selon cette approche, les besoins des individus sont de plusieurs ordres. La pauvreté est donc un phénomène multidimensionnel qui ne peut se réduire au manque de ressources.

L'approche des besoins de base identifie plusieurs dimensions et des ensembles de pauvres selon chacune de ces dimensions qu'elle combine, d'une façon ou d'une autre, pour définir l'ensemble de la sous population pauvre. Il s'agit en particulier de l'alimentation, du logement, de l'accès à la santé, à l'éducation, etc. Les partisans de l'approche des besoins de base considèrent que la pauvreté doit être analysée dans toutes ses dimensions. Selon eux, un individu est pauvre s'il n'arrive pas à satisfaire ses besoins fondamentaux essentiels. Autrement dit, un individu est pauvre s'il est privé d'un ensemble de biens et services de base jugés nécessaires pour atteindre une certaine qualité de vie (Asselin et al., op cit).

Cependant, la référence au concept besoins de base, comme celui de la pauvreté dite multidimensionnelle, pose le problème de la détermination de la liste des besoins à prendre en considération. Ceux-ci varieraient dans le temps et dans l'espace. A titre d'exemple, en 1954 les Nations Unies, ont dressé une liste de douze éléments qui inclut la santé, la nourriture et la nutrition, l'éducation, les conditions de travail, la situation de l'emploi, la consommation et l'épargne, les transports, le logement, l'habillement, les loisirs, la sécurité sociale et la liberté humaine.

Le Bureau International du Travail a précisé, en 1976, que les dimensions à prendre en considération sont une consommation personnelle minimale, composée d'une alimentation satisfaisante, d'un logement convenable, et d'un habillement minimal, un accès aux services d'éducation, aux services de santé, à une eau pure et une médecine préventive et curative de qualité et enfin l'accès à un emploi « convenablement productif et équitablement rémunéré ».

En intégrant cette conception de la pauvreté et d'autres voisines, le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), dans son rapport mondial sur le développement humain (1997), considère que « la pauvreté humaine n'est pas qu'une question de revenu : c'est une privation des possibilités de choix et d'opportunités qui permettrait aux individus de mener une vie décente ».

L'approche de pauvreté dite des capacités est promue et préconisée par Amartya Sen au cours des dernières vingt années. Elle s'appuie principalement sur la théorie de la justice développée par Rawls en 1971. Ce dernier critique l'approche utilitariste puisque selon lui, une société qui respecte le principe de justice sociale procurerait à ses membres une équité fondée sur un ensemble d'éléments essentiels.

Pour conclure, à l'inverse de l'approche monétaire de la pauvreté, les deux approches dites multidimensionnelles, à savoir l'approche des besoins de base et l'approche des capacités, définissent la pauvreté selon plusieurs critères. Elles couvrent une analyse globale du phénomène de la pauvreté permettant de dépasser l'analyse unidimensionnelle classique.

C'est cette approche multidimensionnelle qui a été utilisée pour construire la variable « quintile de pauvreté » dans l'EDSC-III. Nous l'utiliserons dans le cadre de notre travail.

1.1.3 Définitions de quelques termes liés à l'étude

La dystocie se définit comme la difficulté d'enfanter

La fécondité des adolescentes se définit comme la fécondité des jeunes filles dont l'âge varie entre 15 et 19 ans. La fécondité se définissant par la naissance.

La fistule obstétrique est la constitution d'une communication anormale entre la vessie et le vagin ou entre la vessie et le rectum survenant à la suite d'une grossesse compliquée.9(*)

L'infection post-partum est une infection qui survient dans la période qui succède l'accouchement.

La mortinatalité est la mortalité d'un foetus qui se produit à 28 semaines de la gestation

La mortalité périnatale inclut la mortinatalité et les morts intervenant dans la semaine suivant la naissance.

La mortalité intra-utérine est la mortalité dans l'utérus de tout produit de conception quel que soit la durée de la gestation.

La mortalité néonatale est le décès des bébés intervenant dans les 28 jours suivant la naissance.

La mortalité infantile est le décès du bébé dans l'année suivant la naissance.

La septicémie puerpérale : maladie infectieuse, qui survient après un accouchement ou une fausse couche, surtout dans le cas où l'expulsion du placenta n'a pas été complète.10(*)

1.2 Conséquences des grossesses sur la santé de la mère adolescente et de l'enfant

Les adolescentes courent plus de risque qu'une population plus âgée du point de vue des conséquences liées à une grossesse (Eure et al., 2002 cité par Nathalie Bajos et al.). D'après les études récentes, la maternité précoce comporte un risque de décès maternel supérieur à la moyenne et les enfants de mères jeunes ont des niveaux plus élevés de morbidité et de mortalité (World population, 2002).

Les motifs de préoccupation se rapportent au nombre de conceptions, aux liens avec la pauvreté et à la multiplicité des conséquences néfastes pour la mère et pour l'enfant.

1.2.1 Sur la santé de la mère

1.2.1.1 La mortalité maternelle

D'après l'OMS/UNFPA (2007), le risque de mourir d'un mal lié à l'accouchement est dans un certain nombre de pays11(*) deux fois plus élevé pour les adolescentes âgées de 15 à 19 ans que pour les femmes plus âgées. Nortman12(*) (1974) avait aussi montré qu'un risque relatif de mortalité maternelle est deux fois plus élevé pour les femmes âgées de moins de 20 ans que pour les femmes de 20 à 24 ans. Cela est dû à une grande variété de facteurs, incluant la première grossesse, la pauvreté, un statut social bas et un manque d'accès aux services de santé (OMS/UNFPA, 2007). La mortalité maternelle est associée à des taux de soins prénataux et obstétricaux, un statut social et économique bas et de faibles niveaux d'éducation13(*) ; et est 4 à 6 fois plus élevé dans les zones rurales.14(*) Ces facteurs ont une influence dans les pays développés comme dans les pays en voie de développement (OMS/UNFPA, 2007). Toutefois, d'après les estimations de l'ONU de 2005, 99 % du demi-million de morts maternelles chaque année interviennent dans les PVD. La moitié d'entre eux ont lieu en Afrique Subsaharienne.

1.2.1.2 Les interruptions volontaires de grossesse (IVG)

D'après l'OMS/UNFPA (2007), parmi les 19 millions d'avortements illégaux ayant lieu chaque année, 2,2 à 4 millions concernent des adolescentes,15(*) qui ont tendance à avoir recours à un avortement tardif dans la grossesse et de retarder la recherche de soins dans l'éventualité de complication. D'après Guttmacher Institute (2008), les adolescentes en Afrique Subsaharienne ont tendance à avoir des relations sexuelles à un âge plus précoce que les adolescents et constituent, par conséquent, une population plus à risque face aux IST/VIH et aux grossesses non désirées. Environ 35 % des grossesses chez les 15-19 ans sont non désirées ou non programmées ; 22 % aboutissent à une naissance et 13 % à un avortement. Étant donné que la disponibilité des services d'avortement légal et sans risque est très limitée dans presque toute l'Afrique Subsaharienne, les adolescentes qui veulent avorter doivent recourir à des procédures à risques qui peuvent avoir des conséquences néfastes sur leur santé à l'âge adulte et affecter leur capacité à avoir des enfants dans le futur. Prises ensemble, ces statistiques illustrent le besoin urgent de prévention des grossesses non désirées chez les adolescentes et de prise en charge de celles-ci quand elles surviennent.

1.2.1.3 Hypertension durant la grossesse

Une enquête de l'OMS (2004) conclut qu'il n'existe probablement pas de risque spécial, pour les mères adolescentes, d'hypertension associée à leur jeune âge.16(*) Toutefois, l'hypertension est la complication la plus courante des grossesses parmi les femmes ayant leur premier enfant et représente donc une complication courante pour beaucoup de mères adolescentes.17(*)

1.2.1.4 Anémie

L'anémie est une maladie qui se manifeste par un appauvrissement du sang en globules rouges. Environ la moitié des adolescentes des PVD. Une anémie grave est une cause indirecte importante de mortalité maternelle. Les carences nutritionnelles d'acide folique et de fer, et les maladies infectieuses telles que le paludisme et les parasites intestinaux contribuent toutes à l'anémie des adolescentes. Les mères adolescentes anémiques, souffrant de carences en fer, sont plus susceptibles d'accoucher avant terme d'un bébé de petit poids. Le corps en pleine croissance des adolescentes les plus jeunes rivalise avec le foetus pour la nutrition, épuisant les réserves de fer et de nutriments. D'après le rapport EDSC-III, le pourcentage de femmes (de moins de 20 ans) ayant eu une naissance vivante et reçu des compléments de fer au cours des cinq années ayant précédé l'enquête est de 71 %. Des compléments de fer sont souvent administrés pour prévenir et traiter l'anémie.

1.2.1.5 Accouchement prolongé, dystocie et fistule obstétrique

Les femmes enceintes faisant l'expérience d'un accouchement prolongé ou d'une dystocie nécessitent des soins obstétriques d'urgence, et peuvent avoir besoin d'une césarienne. Les mères adolescentes des ménages ou communautés pauvres et rurales manquent souvent des moyens de demander des soins d'urgence. Un accouchement prolongé et bloqué, qui est souvent le résultat d'un bassin étroit, ou d'une mauvaise position du bébé, est plus souvent observé chez les jeunes mères. L'accouchement peut durer des jours sans intervention. La pression de la tête du bébé peut engendrer une nécrose18(*), conduisant à un étirement entre le vagin et la vessie (fistule vésico-vaginale - FVV), ou entre le vagin et le rectum (fistule recto-vaginale). Dans pratiquement tous les cas, le bébé meurt et la femme se retrouve avec une fistule d'où s'écoule de l'urine ou des matières fécales. Les adolescentes sont particulièrement susceptibles de souffrir d'un travail obstrué car leur pelvis n'est pas complètement développé (OMS, 2006). Les chiffres qui entourent cette maladie sont alarmants. En effet, l'OMS (2005) estime que 2 millions de femmes vivent avec des fistules obstétriques non soignées.19(*) Des études menées en Afrique ont montré que 58 % à 80 % des femmes souffrant de fistules obstétriques ont moins de 20 ans (OMS/UNFPA, 2007).

1.2.1.6 La septicémie puerpérale

Les mères qui font l'expérience d'un accouchement difficile, sans accès à des services de santé hygiéniques, sont prédisposées à des infections après l'accouchement. La septicémie puerpérale est l'une des principales causes de mortalité maternelle parmi les adolescentes.20(*) Le risque de septicémie puerpérale ou d'infection post-partum augmente en cas d'accouchement long ou bloqué.

1.2.2 Sur la santé de l'enfant

1.2.2.1 Des bébés prématurés et de petits poids de naissance

Le poids à la naissance des enfants de mère de moins de 20 ans est plus faible [Ventura (1984) ; Senderowitz et Paxman (1985) ; Davis (1988) cité par DELAUNAY (1994)], car les risques d'avoir une naissance prématuré sont plus grands pour les mères jeunes et nullipares (Makinson, 1985). Le stress et le manque de soutien social durant la grossesse dont sont victimes les adolescentes sont également associés à l'accouchement prématuré.

1.2.2.2 Mortalité périnatale, néonatale et infantile

La mortalité infantile est plus élevée pour les enfants de mère de moins de 20 ans [Dryfoss (1982) cité par DELAUNAY (1994)]. La plupart des décès de bébés intervenant durant ou juste après la naissance ont plusieurs causes. Toutefois, les études hospitalières ont mis en évidence des taux supérieurs de mortalité néonatale chez les bébés d'adolescentes. Une étude menée aux Pays-Bas a mis en évidence un risque accru de mortinatalité chez les mères âgées de 15 à 19 ans, par rapport à des femmes âgées de 20 à 29 ans.21(*) La même tendance a été observée dans les PVD.22(*)

Les conséquences en matière de santé liées à l'âge sont essentiellement dues à l'immaturité du corps de la mère, qui est souvent cause de complications médicales lors de la grossesse et de l'accouchement (Deschamps et Valantin, 1978 ; Deschamps, 1979), mais aussi à un manque de maturité psychologique : manque de responsabilité par rapport aux soins prénataux et postnataux et par rapport aux soins à apporter à l'enfant (Deschamps, 1979). De plus le mariage donne généralement un cadre de légitimité à la naissance. La situation matrimoniale de la mère détermine donc le contexte social dans lequel se déroule la grossesse et la naissance. Les conséquences liées à la situation matrimoniale sont fonction du degré de réprobation de l'entourage. Effectivement, selon le poids de la réprobation sociale, l'accès aux structures sanitaires peut être différent (par rejet, manque d'information ou peur de la part de l'intéressé) ; le contexte environnant peut inciter plus ou moins à l'avortement (DELAUNAY Valérie, 1994).

1.2.3 Les facteurs sociaux et économiques

Les grossesses non désirées des adolescentes sont liées aux privations sociales. Pour les jeunes filles non mariées, dans certains pays, un accouchement précoce peut générer le rejet et mettre un terme à l'éducation. Ainsi, une adolescente ayant été rejetée, ne peut être capable de s'assumer, et d'assumer son bébé. Les conséquences sociales et économiques des grossesses des adolescentes sont vastes pour elles-mêmes, pour leur bébé et pour la société.

La pauvreté et l'ignorance sont parfois évoquées comme limite à l'accès aux soins prénataux et postnataux et donc comme facteur d'aggravation des complications médicales liées à l'âge (Gyepi-Garbrah, 1988). La réprobation sociale exprimée par la famille et l'entourage envers les grossesses de célibataires est souvent très forte dans les pays où la sexualité préconjugale est réprimée. Pour y échapper, les jeunes célibataires enceintes ont souvent recours à l'avortement.

Chapitre 2 : REVUE DE LA LITTÉRATURE LIÉE AUX GROSSESSES CHEZ LES ADOLESCENTES, PRÉSENTATION DE LA SOURCE DE DONNÉES ET MÉTHODOLOGIE

Ce chapitre est consacré à la présentation de quelques travaux liés à la grossesse chez les adolescentes. En effet, dans la première section nous ferons un inventaire des différentes hypothèses qui sont avancées pour expliquer la montée de la prévalence des grossesses chez les adolescentes et dans la deuxième section la source de données sera présentée, ainsi que la méthodologie qui a été retenue pour réaliser notre étude.

2.1 Hypothèses d'explication de la prévalence des grossesses chez les adolescentes

2.1.1 Selon DENAUNAY Valérie23(*) (1994)

Pour expliquer le nombre croissant des grossesses chez les adolescentes, différentes hypothèses sont proposées. Certains avancent des hypothèses d'ordre physiologique : la diminution de l'âge aux premières règles augmente la période d'exposition au risque de conception et entraîne une baisse de la « sous-fécondité des adolescentes », ou d'ordre structurel : l'extension de la taille de la population adolescente impose une augmentation structurelle de l'effectif des grossesses d'adolescentes (Gyepi-Garbrah, 1985).

D'autres hypothèses d'explication font référence à des changements de comportement : l'intensification de l'activité sexuelle précoce et/ou prénuptiale, les changements de systèmes matrimoniaux avec l'apparition d'unions informelles, surtout en ville (Lacombe, 1987) ou les modifications des normes relatives à la sexualité. Au Nigéria (Etiki), les normes en matière de sexualité prénuptiale évoluent en milieu urbain : 18 % des femmes interrogées en milieu urbain répondent qu'il est important qu'une femme soit vierge lors du premier mariage contre 31 % en milieu rural (Orubuloye et al., 1991).

Mais l'hypothèse centrale qui revient souvent dans la littérature (qui n'est pas en contradiction avec les précédentes) est celle de l'impact de l'urbanisation et de la modernisation sur les comportements sexuels par le biais d'une perte de contrôle social des anciens sur la sexualité des jeunes générations. Elle concerne naturellement les sociétés où la sexualité est contrôlée et où les grossesses prénuptiales sont réprimées. Olukunlé Adégbola (1987) montre qu'au Nigéria la modernisation, à travers l'éducation, la contraception, le retard au mariage, l'activité non agricole (commerciale ou industrielle) et les arrangements résidentiels (location en groupe), favorise une certaine libéralisation sexuelle. Douglas Nichols et al. (1986), toujours au Nigéria, parlent du changement social et de la modernisation, accompagné de l'affaiblissement du contrôle social sur la sexualité, comme des facteurs déterminants des grossesses des célibataires en milieu urbain. L'urbanisation apparaît, pour Kathérine Darabi et al. (1979) comme une cause de la déstructuration du système familial traditionnel, assortie d'une baisse de l'influence familiale au profit de celle des pairs, lesquels semblent souvent être une source d'information sur la sexualité et la contraception (Barker et Rich, 1992). Anastasia Gage - Brandon et Dominique Meekers (1993) attribuent les changements du comportement reproductif des jeunes au processus de changement social et de modernisation (affaiblissement du contrôle social des anciens) et au temps passé à l'école qui allonge la durée entre la puberté et le mariage. Selon cette hypothèse les grossesses précoces et prénuptiales correspondent à une désorganisation sociale pour reprendre l'expression de Cherlin et Riley (1986 : « social disorganization », cité par Valérie, 1994) et sont non désirées et non planifiées.

Une autre hypothèse voit aujourd'hui le jour selon laquelle les grossesses précoces et prénuptiales correspondraient à un comportement rationnel, visant un but (Meekers, 1994). Ce but peut être un bénéfice économique, par échange de cadeaux contre des relations sexuelles. Il peut aussi être une promesse de mariage, la jeune fille pensant qu'une fois enceinte, le partenaire se verrait donc obligé de l'épouser, ou encore que la grossesse l'aiderait à admettre un fiancé à la famille. Cherlin et Riley (1986) parlent alors de « pragmatic uses of sexual activity ».

En dépit de ce cas de figure, qui reste encore un cas isolé, l'explication de la prévalence des grossesses précoces et préconjugales semble se trouver dans le recul de l'âge au premier mariage et dans la détérioration du contrôle social, sous l'effet de l'urbanisation.

2.1.2 Selon Isabelle AUJOULAT et al.24(*) (2007)

Les grossesses à l'adolescence surviendraient plus fréquemment dans les milieux socio-économiques défavorisés, dans les quartiers plus pauvres, chez les jeunes filles qui ont de faibles attentes concernant leurs perspectives d'avenir sur le plan scolaire et professionnel (Le Van, 1995 ; Corcoran et al, 2000 ; Roy et Charest, 2002 ; Faucher et al., 2002 ; Arai, 2003).

La survenue d'une grossesse dans ces conditions socio-économiques défavorables est parfois considérée comme une stratégie d'adaptation (Stevens-Simon et Lowy, 1995 cités par Faucher et al., 2002 ; Le Van, 1995 ; Loignon, 1996 ; Uzan, 1998 ; Arai 2003 ) : désir ou projet d'échapper à une scolarité peu valorisante, à un milieu familial ou institutionnel perturbé ; projet d'avoir une fonction sociale, de réussir, de se valoriser, de bénéficier d'un soutien familial et social accru et de prestations d'aide sociale. La grossesse représenterait parfois le seul projet viable pour échapper au chômage, à l'échec, à la pauvreté. Quant à l'impact d'une grossesse ou d'une maternité précoce sur l'estime de soi, les études menées à ce sujet (Loignon, 1996 ; Bailey et al., 2001) sont souvent contradictoires.

Par ailleurs, la grossesse (et plus encore le désir d'enfant) est parfois une démarche de comblement des carences de l'enfance (Marcelli, 2000, cité dans Faucher et al, 2002). En effet, les violences physiques, les carences affectives et les négligences éducatives pendant la petite enfance apparaissent fortement corrélées avec la parentalité précoce (Rainey et al., 1995, cités par Faucher et al., 2002 ; Uzan, 1998 ; Hillis et al., 2004).

Alors que l'accent est parfois mis sur la non ou la mauvaise utilisation d'une contraception comme facteur principal pour expliquer la survenue d'une grossesse à l'adolescence, plusieurs études montrent que les adolescentes auraient une bonne connaissance des moyens de contraception en général (Sundby et al., 1999 ; Jewell et al., 2000). Toutefois, compte-tenu des caractéristiques de la sexualité à l'adolescence, où les rapports sexuels peuvent être sporadiques et non planifiés (Loignon, 1996), elles n'auraient peut-être pas suffisamment connaissance de la contraception d'urgence (Sundby et al., 1999). D'autres études rapportent qu'un certain nombre de fausses croyances continuent de circuler parmi les adolescentes, comme le fait par exemple de ne pas risquer de grossesse lors d'un premier rapport sexuel.

Bien que les grossesses à l'adolescence soient généralement perçues comme non désirées et à éviter (Alvin, 2006), plusieurs auteurs (Uzan, 1998 ; Dadoorian, 2005) soulignent qu'il peut exister un désir de grossesse chez de très jeunes filles et que celles-ci seraient donc parfois intentionnelles.

2.1.3 Quelques travaux empiriques

Dans la présente section, il sera passé en revue quelques travaux empiriques sur la grossesse des adolescentes.

2.1.3.1 Au Canada

Stéphanie LEVESQUE dans une étude portant sur la grossesse chez les adolescentes montre que celle-ci est liée à des facteurs environnementaux. Ces facteurs environnementaux sont la pauvreté, l'origine ethnique de l'adolescente, le faible rendement scolaire et enfin la vie quotidienne des adolescents. La pauvreté vient en premier rang. En effet les jeunes femmes ayant un statut économique faible montrent peu de motivation à éviter la grossesse. Elles perçoivent souvent la grossesse comme un moyen de fuir le cercle vicieux de la pauvreté. Le second facteur correspond à l'origine ethnique des adolescentes. Aux États-Unis, près de 20 % des femmes d'origine africaine âgées entre 15 et 19 ans deviennent enceintes chaque année. Comparativement aux hispaniques et aux adolescentes d'origine européenne, les africaines utilisent moins efficacement les contraceptifs et ont tendance avec les adolescentes d'origine hispaniques à mener à terme leur grossesse (plus de 50 % des cas), tandis que celles d'origines européenne se font avorter dans plus de 60 % des cas. Le troisième facteur lié directement à la pauvreté, renvoie au faible rendement scolaire. En général, les jeunes sexuellement inactifs tendent à avoir des objectifs éducationnels ainsi que des notes de classe plus élevées. De plus, les adolescentes de familles riches valorisent l'éducation et ont plus d'attentes face à leur vie future. Les adolescentes enceintes, sont beaucoup plus à risque d'avoir de faibles rendements scolaires, d'abandon scolaire, d'obtenir par la suite un emploi à faible revenu et de poursuivre ainsi le cercle vicieux entre la pauvreté et la maternité précoce. Enfin, un dernier facteur est lié à la vie quotidienne des adolescents, remplie de messages sexuels envahissants.

2.1.3.2 En Guadeloupe

En Guadeloupe, une étude a été menée par Jean-Pierre Guengant et al., en Janvier 1993 pour cerner les déterminants sociaux et de comportement dans lesquels surviennent les grossesses chez les adolescentes de moins de 17 ans. D'après cette étude, la plupart des jeunes enquêtées (79 %) vivaient chez leurs parents au moment de leur grossesse, et 10 % vivaient chez un parent autre que leur père/ou leur mère. Compte tenu de leur âge, la large majorité d'entre elles (63 %) continuaient d'aller à l'école, tandis que les autres déscolarisées étaient au « foyer » (22 %) ou au chômage (12 %) et le pourcentage de celles déclarant avoir un emploi est négligeable (3 %). Ces résultats soulignent la dépendance économique quasi-totale des jeunes mères vis-à-vis de leurs parents et le cas échéant du père de leur enfant. Les familles d'origine des jeunes mères apparaissent cependant plutôt défavorisées. Il s'agit en effet le plus souvent de familles monoparentales, dirigées par une femme (60 % des cas). Près de la moitié (44 % de l'ensemble) des chefs de famille sont inactifs. Enfin, les familles d'origine des jeunes mères étaient aussi relativement nombreuses (5,1 personnes en moyenne, la moitié étant constituée d'enfants de moins de 18 ans). Cependant cette étude montre que l'abandon de l'école apparaît comme étant le résultat de la situation de retard et d'échec scolaire préalable à la grossesse que la conséquence de la grossesse elle-même. La plupart des enquêtées ont une bonne connaissance des méthodes contraceptives, mais 20 % seulement des jeunes mères ont déclaré avoir utilisé une méthode à un moment quelconque avant la grossesse.

2.1.3.3 Au Brésil

Une étude menée au Brésil par Diana DADOORIAN en 2000 a permis de ressortir le profil des adolescentes enceintes dans les milieux défavorisés. Ces adolescentes avaient environ 16 ans, elles étaient célibataires et n'avaient pas terminé l'école secondaire. Le revenu moyen des familles était d'un salaire minimum. La moitié des adolescentes habitaient avec leurs parents qui étaient en majorité analphabète, et l'autre moitié avec leurs copains dans les quartiers pauvres de la ville de Rio de Janeiro.

2.1.3.4 En République Démocratique du Congo (RDC)

En RDC, une étude a été menée en 2004 par Kabali et al. sur les facteurs qui déterminent les grossesses des adolescentes. Les résultats de cette étude sont obtenus à partir de l'enquête Nationale sur la Situation des Enfants et des Femmes en RDC MICS/2001. Quatre modèles ont été examinés en insérant tour à tour les variables « Age des adolescentes », « Niveau socio-économique », « Lien de parenté avec le chef de ménage », « Fréquentation scolaire » et « Taille de ménage ». Il ressort de l'ensemble de ces modèles que deux variables se sont révélées être des déterminants des grossesses des adolescentes. Il s'agit de l'âge de la femme et du lien de parenté avec le chef de ménage.

2.2 Source de données et méthodologie

Dans cette section, il est question de présenter la source de données, ainsi que les techniques et méthodes d'analyse.

La principale source de données utilisées dans cette étude est celle qui provient de la 3ème Enquête Démographique et de Santé au Cameroun (EDSC-III), réalisée en 2004.

2.2.1 Présentation de l'enquête EDSC-III, 200425(*)

La troisième Enquête Démographique et de Santé (EDSC-III, 2004) fait partie du Programme International des Enquêtes Démographiques et de Santé (Demographic and Health Surveys-DHS) de ORC Macro, Calverton, Maryland, (U.S.A). Elle a été réalisée par l'Institut National de la Statistique (INS) en collaboration avec le Comité National de Lutte contre le SIDA (CNLS), avec l'assistance technique de ORC-Macro.

2.2.1.1 Objectifs de l'enquête

La population cible de l'EDSC-III était un échantillon représentatif à l'échelle nationale des femmes âgées de 15-49 ans et des hommes âges de 15-59 ans. Cette enquête avait pour objectif principal de disposer des indicateurs démographiques et de santé indispensables à la mise en place des politiques et des programmes et plus particulièrement à la finalisation du DSRP et au suivi des OMD.

De façon spécifique cette étude visait à atteindre plusieurs objectifs secondaires26(*), à savoir :

· recueillir des données à l'échelle nationale qui permettent de calculer des taux démographiques essentiels et d'analyser les facteurs directs et indirects qui déterminent le niveau et la tendance de la fécondité et de la mortalité infanto-juvénile ;

· mesurer les niveaux de connaissance et de pratique contraceptive des femmes par méthode ;

· recueillir des données sur la santé familiale ;

· recueillir des données sur la connaissance et les attitudes des femmes et des hommes au sujet des IST et du SIDA et évaluer les modifications récentes de comportement du point de vue de l'utilisation du condom ;

· recueillir des données permettant d'estimer, à l'échelle nationale, le niveau de la mortalité adulte et en particulier de la mortalité maternelle.

2.2.1.2 Structure des questionnaires

L'EDSC-III dispose de 3 questionnaires : ménage, hommes 15-59 ans et femmes 15-49 ans.

· Le questionnaire ménage comprend les sections suivantes : identification du ménage, caractéristiques socioculturelles et démographiques du ménage, travail de l'enfant, caractéristiques des logements des ménages et section mesure du poids/taille et du niveau d'hémoglobine.

· Le questionnaire femmes avec les sections : caractéristiques sociodémographiques des enquêtés, reproduction, planification familiale, santé des enfants27(*), mariage et activité sexuelle, préférence en matière de fécondité, caractéristiques du conjoint et travail de la femme, VIH/Sida et autres IST et section mortalité maternelle.

· Enfin, le questionnaire hommes avec les sections : caractéristiques sociodémographiques des enquêtés, reproduction, mariage et activité sexuelle, VIH/Sida et autres IST et section mortalité maternelle.

2.2.1.3 Plan d'échantillonnage

Un échantillon national de 11 556 ménages a été sélectionné. L'échantillon est stratifié de façon à fournir une représentation adéquate des milieux urbain et rural ainsi que des 12 domaines d'étude (constitués des 10 provinces, de Douala et Yaoundé) pour lesquels on obtient une estimation pour tous les indicateurs clés.

L'échantillon a été sélectionné à deux degrés. Au premier degré, on a sélectionné des Unités Primaires de Sondage (UPS) à partir de la liste des Zones de Dénombrement (ZD) établies lors des opérations de cartographie du troisième Recensement Général de la Population et de l'Habitat, menées par le BUCREP entre juin 2002 et avril 2003. Ces ZD ont servi de base de sondage pour le tirage de 466 grappes (222 rurales et 244 urbaines) lesquelles ont été sélectionnées avec une probabilité proportionnelle à leur taille. Au second degré, un échantillon de ménages a été sélectionné dans ces ZD. Les ménages ont été sélectionnés avec une probabilité inverse de façon à ce que l'échantillon soit auto pondéré à l'intérieur de chaque domaine.

Toutes les femmes âgées de 15-49 ans vivant de façon permanente dans les ménages sélectionnés, ou présentes la nuit précédant l'enquête, étaient éligibles pour être enquêtées (environ 12 000). De plus, dans un sous-échantillon d'un ménage sur deux, un échantillon de 6000 hommes environ de 15-59 ans devait également être enquêté au cours de l'EDSC-III. Dans ce sous-échantillon, toutes les femmes et tous les hommes éligibles pour l'enquête individuelle étaient aussi éligibles pour le test du VIH. En outre, dans ce sous-échantillon de ménages, toutes les femmes et tous les hommes éligibles pour l'enquête ainsi que tous les enfants de moins de 5 ans étaient éligibles pour le test d'anémie. Enfin, dans ce sous échantillon de ménages, toutes les femmes éligibles pour l'enquête ainsi que tous les enfants de moins de 5 ans étaient éligibles pour être mesurés et pesés afin de déterminer leur état nutritionnel.

2.2.2 Démarche méthodologique et outils d'analyse

Afin d'atteindre les objectifs énumérés à l'introduction générale, nous nous servirons des outils statistiques et économétriques divers. Ces outils se regroupent en trois catégories suivant le nombre de variables prises en compte. Pour ce faire, notre plan d'analyse portera sur trois démarches hiérarchiques : l'analyse univariée, l'analyse bivariée et l'analyse multivariée.

2.2.2.1 Analyse univariée

Elle consistera en la construction des tableaux de fréquences pour décrire les variables qualitatives et nous calculerons les statistiques de tendance centrale et de dispersion pour les variables quantitatives. Cette étude se fera tant pour les variables explicatives que pour la variable à expliquer.

2.2.2.2 Analyse bivariée

Elle visera non seulement à évaluer le lien de dépendance qui existerait entre les variables à étudier (grossesse et niveau de vie du ménage) et chacune des variables sociodémographiques, mais aussi à dégager les profils des modalités de la variable à expliquer par rapport aux modalités de chacune des variables sociodémographiques de l'adolescente. Les outils d'analyse utilisés dans cette démarche seront les tableaux croisés et l'analyse de contingence (plus particulièrement le test du khi-deux).

2.2.2.3 Analyse multivariée

Les analyses univariée et bivariée que nous venons d'évoquer présentent quelques limites qui ne permettent pas de pousser l'analyse. En effet : 1) elles ne permettent d'intégrer dans l'analyse qu'un tout petit nombre de variables à la fois (au plus 2), ce qui oblige le chercheur à opérer un choix de ses variables ; 2) elles ne permettent pas d'extraire l'information synthétique des variables traitées. Par contre l'analyse multivariée, entre autres avantages, permet de contourner ces lacunes. Elle portera sur deux types d'analyse : l'Analyse des Correspondances Multiples (ACM) et les régressions multiples (régression logistique).

Dans le cadre de la présente étude, cette démarche aura pour but de :

· faire une analyse exploratoire sans choix de variables a priori, des données liées à l'ensemble des adolescentes interrogées.

· expliquer la variable-clé (grossesse) par l'ensemble des variables explicatives retenues en les introduisant simultanément dans l'analyse.

S'agissant de la régression multiple, la variable à expliquer et la plupart des variables explicatives étant qualitatives, nous avons choisi de recourir à la régression logistique (logit-linéaire) comme méthode explicative. Elle nous permettra de déterminer les facteurs explicatifs de la grossesse chez les adolescentes. Ces facteurs seront déterminés d'une part de manière globale, et d'autre part selon qu'une adolescente soit issue d'une famille « pauvre » ou « non pauvre ».

Deuxième partie : Cadre empirique et analyse de données

Chapitre 3 : ANALYSE DESCRIPTIVE ET PROFILS DES ADOLESCENTES

Ce chapitre a un double objectif : présenter la population d'étude, à travers la description une à une des variables utilisées d'une part, et explorer les facteurs pouvant influencer simultanément la survenance d'une grossesse chez les adolescentes d'autre part. Pour ce faire, nous ferons tout d'abord l'analyse univariée des variables. Et par la suite l'analyse bivariée sera faite dans le but, d'une part de découvrir les éventuelles relations entre la variable dépendante (grossesse_ado) avec chacune des variables explicatives et d'autre part de mettre en exergue le niveau de vie des adolescentes ayant une grossesse. Enfin, l'analyse factorielle sera utilisée pour un essai d'explication multidimensionnelle de la survenance des grossesses chez les adolescentes au Cameroun et ainsi ressortir le profil des adolescentes ayant connu ou non l'événement étudié, tant chez les « pauvres » que chez les « non pauvres ».

3.1 Présentation des variables et analyse univariée

Rappelons que la population étudiée est l'ensemble des filles de 15 à 19 ans extrait de la base des données de l'Enquête Démographique et de Santé au Cameroun en 2004 (EDSC-III, 2004).

3.1.1 Variable dépendante de l'étude : grossesse des adolescentes

L'étude vise à expliquer un événement de la vie de l'adolescente. Il s'agit de la survenance d'une grossesse à cette étape de la vie. Une adolescente sera dite « grosse » lorsqu'elle attend un enfant au moment de l'enquête.

Sur les 2 634 adolescentes enquêtées, 1 471 ont déjà eu un rapport sexuel soit 55,85 %. On constate que sur ces 1 471 adolescentes sexuellement actives 22,37 % ont une grossesse au moment de l'enquête et plus de la moitié (51,87 %) ont répondu avoir déjà été enceinte28(*).Ces chiffres montrent l'ampleur du phénomène de grossesse chez les adolescentes.

Tableau : Répartition de la population sexuellement active selon la survenance d'une grossesse dans la vie.

Enceinte actuellement

Fréquence

Pourcentage (%)

Non

1142

77,63

Oui

329

22,37

Avoir déjà été enceinte

Fréquence

Pourcentage (%)

Non

708

48,13

Oui

763

51,87

Ensemble

1471

100,00

Source : EDSC-III, 2004

3.1.2 Autres variables liées à l'étude

Le choix de ces variables nous a été inspiré par la littérature et par le contexte propre au Cameroun.

3.1.2.1 Identification sociodémographique et culturelle de l'adolescente

L'importance de ces variables réside dans le fait qu'elles peuvent conditionner le comportement des adolescentes sur l'événement étudié. Il s'agit de : l'âge au moment de l'enquête, le niveau d'éducation, l'ethnie, la religion, le milieu de résidence actuelle et le milieu de résidence pendant l'enfance de l'adolescente (le tableau récapitulatif des variables liées à l'identification socioculturelle de l'adolescentes se trouve en annexe A, tableau A.1).

L'âge de la fille constitue tant sur le plan biologique que comportemental une variable importante. Au moment de l'enquête, 41,31 % des adolescentes avaient entre 15 et 16 ans révolus. Comme nous allons le voir plus tard c'est à cette tranche d'âge que la majorité des premiers rapports sexuels ont lieu (80,83 %) et représente près de la moitié de la population étudiée (45,14 %). Seulement 18,72 % des adolescentes au moment de l'enquête étaient entrain de sortir de la zone des grossesses à risques, c'est-à-dire étaient âgées de 19 ans.

L'instruction est une variable qui est presque toujours utilisée dans les études concernant la sexualité. En effet, d'après EVINA EKAM (1990), elle joue un rôle important dans la transformation du milieu socioculturel et agit aussi sur le comportement des individus. On constate que seulement 13,05 % des adolescentes sont sans niveau d'instruction et presque la moitié d'entre elles ont franchi le cap du primaire et étaient donc au moins au secondaire (48,90 %).

En tant que lieu de production de modèles socioculturels auxquels s'identifient les individus, l'ethnie est un des éléments importants à prendre en compte dans l'étude de la fécondité et de bien d'autres phénomènes démographiques dans les PVD. D'après EVINA EKAM (1990), elle a aussi une influence sur toutes les variables de comportement « nataliste » et d'autres variables comportementales. Le Cameroun comporte plus de 230 ethnies qui rendent compte de sa diversité culturelle. D'après le rapport EDSC-III29(*), ces ethnies pourraient être reparties en 9 grands regroupements. Des données que nous disposons, il ressort que notre population est principalement constituée de trois groupes. Le groupe des Bamiléké/Bamoun vient en tête et représente 25,25 % des adolescentes enquêtées. Il est suivi de très près par le groupe des Béti/Bassa/Mbam qui en représente 24,79 %. En troisième position nous avons le groupe Adamaoua-Oubangui (10,82 %). Les autres 6 groupes ethniques représentent 39,14 % des adolescentes.

« La religion véhicule un certain nombre de valeurs et de normes qui régissent la vie des fidèles sur le plan comportemental, physiologique et psychique » (Akoto E, 1985, P. 185 cité par EVINA EKAM (1990)). La religion sera donc par conséquent une variable importante à prendre en compte. Dans l'ordre croissant de leur importance dans la population enquêtée, les filles de religion catholique sont majoritaires (39,60 %) et sont suivies de près par celles de religion protestante30(*) (37,28 %). Les musulmanes quant à elles représentent 16,63 % de la population enquêtée. Les « Autres religions » qui sont essentiellement constituées des animistes et des « sans religions » constituent 6,49 % des adolescentes.

En ce qui concerne le milieu de résidence actuelle, plus de la moitié des adolescentes enquêtées vivent en milieu urbain (53,57 %) et s'agissant du milieu de résidence pendant l'enfance de la fille, il influencerait nécessairement la vie sexuelle future. En effet, les us et coutumes et les comportements acquis pendant l'enfance vont influencer la vie génésique de la femme, à travers sa nuptialité et des attitudes limitant ou favorisant la promiscuité sexuelle par exemple. Ainsi, 17,12 % des filles enquêtées ont passé leur enfance dans les capitales (Yaoundé et Douala) et 23,37 % dans les petites villes. Mais c'est au village que la majorité des filles ont vécu pendant leur enfance (51,37 %) et seulement 7,78 % dans les grandes villes (hormis Yaoundé et Douala).

3.1.2.2 Vie sexuelle des adolescentes

Au nombre de ses variables, nous retenons, l'âge au premier rapport sexuel, l'âge au premier mariage et la variable « méthode contraceptive ».

L'utilisation de la contraception suppose, au préalable la connaissance d'au moins une méthode contraceptive. Ainsi, la variable méthode contraceptive a été obtenue en croisant les réponses à deux questions qui ont été posées aux enquêtées. Ces deux questions sont : « connaissez-vous une méthode contraceptive ? »31(*), si oui « utilisez-vous actuellement une méthode contraceptive ? ». A l'issue de ce croissement nous avons obtenu les modalités suivantes : aucune connaissance, connaît mais ne pratique pas, et enfin, connaît et pratique. Pour la construction de cette variable, nous nous sommes inspirés du rapport d'EDSC-III en son 5ème chapitre. Il ressort que jusqu'à 10,44 % des adolescentes n'ont aucune connaissance des méthodes de contraception. Ce qui est alarmant au vu de toute la publicité qui est faite dans les média pour sensibiliser les jeunes. Peut être que cette sensibilisation n'atteint pas le milieu rural.

Figure : Répartition des adolescentes selon leur connaissance et pratique des méthodes contraceptives.

Source : EDSC-III, 2004

Le début des relations sexuelles marque sans doute l'entrée en exposition au risque de grossesse. L'âge moyen d'entrée dans la vie sexuelle est de 15,12 ans. La majorité des adolescentes ont déjà eu des rapports sexuels (55,85 %) parmi lesquelles 80,83 % l'ont eu avant l'âge de 17 ans (voir tableau A.2 en annexe A). L'âge médian des premiers rapports sexuels est de 15 ans.

L'entrée en première union marque généralement le début des relations sexuelles. On remarque que près du tiers (32,84 %) des adolescentes enquêtées étaient soit mariées32(*) ou avaient déjà été mariées (voir tableau A.2, annexe A). L'âge moyen au premier mariage des adolescentes est de 15,29 ans et plus de la moitié des mariages (56,13 %) ont été célébrés avant l'âge de 16 ans.

Tableau : Caractéristiques de tendances centrales et de dispersions des variables relatives à la vie sexuelle de l'adolescente.

Variables

Moyenne

Médiane

Écart-type

Age au premier rapport sexuel

15,12

15,00

1,58

Age au premier mariage

15,29

15,00

1,76

Source : EDSC-III, 2004

3.1.2.3 Caractéristiques du ménage et du chef de ménage auquel appartient l'adolescente

Les variables étudiées dans cette sous section sont les suivantes : le niveau de vie du ménage, le lien de parenté de l'adolescente avec le chef de ménage, le sexe du chef de ménage et le niveau d'instruction du chef de ménage de l'adolescente.

Le quintile de richesse (avec les modalités : très pauvre, pauvre, moyen, riche, très riche) a été modifié en la variable niveau de vie du ménage, constituée des modalités pauvre (très pauvre et pauvre), moyen et riche (riche et très riche). Il ressort de cette répartition, qu'environ 46 % des adolescentes vivent dans des ménages qualifiés de riches et près du tiers appartiennent aux ménages qualifiés de pauvre.

Figure : Répartition des adolescentes selon le niveau de vie du ménage auquel elles appartiennent.

Source : EDSC-III, 2004

Il est intéressant d'examiner le lien de parenté d'une adolescente avec le chef du ménage dans lequel elle appartient. En effet, l'éducation en général et l'éducation sexuelle en particulier que le chef de ménage donne à une adolescente peut varier selon que celle-ci est son enfant ou pas. Il ressort des analyses que la majorité des adolescentes enquêtées (47,76 %) sont les filles du chef de ménage et 15,72 % leurs épouses (tableau A.3, en annexe A.).

Quant au sexe du chef de ménage, on constate que 74,26 % sont des hommes, tandis que seulement 25,74 % sont des femmes (voir tableau A.3, annexe A). Nous analyserons un peu plus loin l'influence du sexe du chef de ménage sur les grossesses précoces chez les adolescentes.

Le niveau d'instruction du chef de ménage peut jouer positivement sur l'éducation sexuelle que le parent inculque à son enfant. Il est donc intéressant que l'on examine la survenance d'une grossesse selon le niveau d'instruction du chef de ménage. L'on constate que la plupart des adolescentes enquêtées sont issues des ménages où le chef est de niveau primaire (39,41 %). De très près suivent les chefs de ménage de niveau secondaire (33,07 %). Mais la minorité provient des ménages où le chef de ménage présente un niveau supérieur (5,16 %). (Voir tableau A.3, annexe A).

3.2 Étude des grossesses précoces selon quelques variables : analyse bivariée

Les résultats des tests de khi-deux effectués dans cette section se trouvent en annexe B, et sont interprétés au seuil de 5 %.

3.2.1 Grossesse et niveau de vie du ménage

L'une de nos hypothèses de travail, stipule qu'il existerait un lien entre le niveau de vie du ménage et la survenance d'une grossesse chez les adolescentes. La figure 3 nous montre que la prévalence des grossesses chez les adolescentes décroît avec le niveau de vie du ménage auquel elles appartiennent. En effet, dans la population constituée d'adolescentes vivant dans les ménages pauvres et moyens, on constate que la proportion est respectivement de 17,50 % et 12,46 %, alors qu'elle n'est que de 9,46 % dans les ménages qualifiés de riche33(*). Par ailleurs, un test du khi-deux montre qu'il existe une liaison très significative à un seuil de 5 % (P-valeur = 0,05) entre la grossesse et le niveau de vie du ménage auquel appartient l'adolescente (voir tableau B.1).

Figure : Proportion des adolescentes enceintes selon le niveau de vie du ménage de l'adolescente.

Source : EDSC-III, 2004

3.2.2 Grossesse et niveau de vie du ménage selon les caractéristiques sociodémographiques et culturelles de l'adolescente

3.2.2.1 Âge

L'intérêt d'étudier la structure de l'âge réside dans le fait que certaines études à l'instar de celle de DADOORIAN (2000), ont montré que l'âge est l'un des facteurs qui permet de ressortir le profil des adolescentes enceintes. Un test de khi-deux nous montre en effet, que la grossesse chez les adolescentes est influencée par l'âge (voir tableau B.2). Du tableau 3 nous constatons qu'à un âge près (19 ans), la proportion des adolescentes enceintes augmente avec l'âge. Au moment de l'enquête, ce sont les filles de 18 ans (18,74 %) qui sont les plus touchées par le phénomène de grossesse. Mais, quel que soit l'âge, ce sont les filles issues des familles dites pauvres qui en sont davantage touchées.

3.2.2.1 Niveau d'instruction de l'adolescente

Le niveau d'instruction de l'adolescente est un facteur qui semble influencer les grossesses chez les adolescentes. Si presque le quart des filles sans niveau d'instruction (21,22 % dans lequel, 14,83 % proviennent des ménages pauvres, 3,78 % des ménages de niveau moyen et seulement 2,62 % des ménage riches) est enceinte, cette prévalence est de 13,77 % (avec 6,19 % chez les pauvres, 3,39 % dans la classe dite moyenne et 4,19 % dans les ménages riches) chez celles ayant un niveau d'instruction primaire et de 9,16 % chez celle du secondaire et plus. L'événement de grossesse est donc plus prononcé chez les filles qui n'ont aucun niveau d'instruction que chez les autres. De plus nous remarquons que la proportion des pauvres est presque toujours plus élevée que celles des deux autres classes.

3.2.2.2 Ethnie de l'adolescente

Le tableau B.4, nous montre que l'ethnie influence la survenance d'une grossesse. Il ressort du tableau ci-dessous que, des trois groupes ethniques représentatifs des adolescentes enquêtées, la majorité des filles enceintes sont du groupe Béti/Bassa/Mbam (13,32 %), elles sont suivies des filles du groupe Bamiléké/Bamoun (12,28 %).

3.2.2.3 Religion de l'adolescente

Tout comme le niveau d'instruction, la religion est un facteur qui semble influencer les grossesses chez les adolescentes. En effet, le test du Khi-deux nous relève qu'il y a liaison très significative (P-valeur = 0,05) entre la religion et la grossesse (voir tableau B.5). Le tableau 3 nous montre que la proportion de grossesse est plus élevée chez les filles de religion musulmane. En effet, 17,81 % en sont touchées par l'événement. Elles sont directement suivies par les filles de religion protestante (12,02 %). Cette prévalence de grossesses dans la population formée des filles musulmanes pourrait s'expliquer par le fait que dans la partie septentrionale du pays les pratiques de mariage précoce seraient récurrents. Par ailleurs, nous constatons que quelque soit la religion pratiquée par la fille, ce sont celles issues des ménages pauvres qui sont plus touchées [à une exception près, les filles de religion catholique dont la prévalence de grossesse est plus élevée chez celles issues des familles qualifiées de riche (4,89 %), que celles issues des familles qualifiées de pauvre (3,55 %)et de moyen (2,11 %)].

3.2.2.4 Milieu de résidence de l'adolescente au moment de l'enquête et pendant son enfance.

Le test du khi-deux révèle qu'il existe une liaison entre la survenance d'une grossesse précoce et les milieux de résidence actuelle et pendant l'enfance de l'adolescente (voir tableaux B.6 et B.7). Les grossesses sont plus fréquentes chez les adolescentes du milieu rural (15,54 %) que chez celles qui vivent en le milieu urbain (9,85 %). Chez les filles de milieu rural touchées par le phénomène de grossesse, la plus grande proportion est issue des ménages pauvres (9,98 % contre 1,31 % chez les riches), tandis que chez les filles du milieu urbain, la plus grande proportion est issue des familles dites riches (6,80 % contre 1,49 % chez les pauvres).

Quant au milieu de résidence pendant l'enfance, c'est toujours chez les filles qui ont vécu dans les villages (15,37 %) que le phénomène de grossesse est le plus fréquent.

Tableau : Proportion des adolescentes enceintes selon le niveau de vie et les caractéristiques sociodémographiques et culturelles

Caractéristiques sociodémographiques de l'adolescente

Adolescente enceinte

Pauvre

Moyen

Riche

Ensemble

Effectif

Pourcentage (%)

Effectif

Pourcentage (%)

Effectif

Pourcentage (%)

Effectif

Pourcentage (%)

Âge de la fille

15 ans

17

2,85

9

1,51

10

1,68

36

6,04

16 ans

16

3,25

12

2,44

13

2,64

41

8,33

17 ans

27

5,60

13

2,70

19

3,94

59

12,24

18 ans

48

8,41

24

4,20

35

6,13

107

18,74

19 ans

35

7,10

16

3,25

35

7,10

86

17,44

Niveau d'instruction de la fille

Sans niveau d'instruction

51

14,83

13

3,78

9

2,62

73

21,22

Primaire

62

6,19

34

3,39

42

4,19

138

13,77

Secondaire et +

30

2,33

27

2,10

61

4,74

118

9,16

Ethnie

Adamaoua-Oubangui

22

7,72

7

2,46

6

2,11

35

12,28

Bamiléké/Bamoun

12

1,80

15

2,26

24

3,61

51

7,67

Béti/Bassa/Mbam

20

3,06

26

3,98

41

6,28

87

13,32

Autres Ethnies

89

8,93

26

2,52

41

3,98

156

15,13

Religion

Catholique

37

3,55

22

2,11

51

4,89

110

10,55

Protestant

52

5,30

29

2,95

37

3,77

118

12,02

Musulman

39

8,90

21

4,79

18

4,11

78

17,81

Autres

15

8,77

2

1,17

6

3,51

23

13,45

Milieu de résidence actuelle

Urbain

21

1,49

22

1,54

96

6,80

139

9,85

Rural

122

9,98

52

4,25

16

1,31

190

15,54

Lieu de résidence pendant l'enfance

Capital

1

0,22

3

0,67

26

5,76

30

6,65

Ville moyenne

3

1,46

5

2,44

15

7,32

23

11,22

Petite ville

22

3,52

17

2,72

29

4,32

68

10,88

Village

117

8,65

49

3,62

42

3,10

208

15,37

Ensemble

143

5,43

74

2,81

112

4,25

329

12,49

Source : EDSC-III, 2004

3.2.3 Grossesse et pauvreté selon certaines caractéristiques de l'adolescente liées à sa vie sexuelle.

Les variables caractéristiques liées à la vie sexuelle de l'adolescente seront la précocité du mariage, la précocité du premier rapport sexuel et la connaissance et pratique des contraceptions. Ces caractéristiques entraînent chez les adolescentes des grossesses.

3.2.3.1 Précocité du premier mariage

Un mariage sera dit précoce s'il est fait à un âge inférieur ou égal à 18 ans34(*) et la variable précocité du mariage sera obtenue grâce à la variable âge au premier mariage.

La précocité du mariage est une variable qui influence la survenance des grossesses chez les adolescentes. Les adolescentes ayant eu un mariage précoce présentent à 29,86 % des grossesses et la majorité d'entre elles (13,15 %) provient des ménages dits pauvres. Une infime partie non mariée est enceinte au moment de l'enquête (3,90 %).

Figure : Proportion des adolescentes enceintes selon le niveau de vie du ménage et la précocité du mariage.

Source : EDSC-III, 2004

3.2.3.2 Précocité du premier rapport sexuel

On dira qu'une fille a connu une sexualité précoce si celle-ci a eu son premier rapport sexuel avant l'âge de 16 ans (inclus). L'âge de 16 ans comme limite supérieure a été choisi suite aux travaux de Kamtchouing P. et al. (1997) sur la sexualité des élèves adolescents à Yaoundé35(*)et celui de Mburano Rwenge (2000) sur les comportements sexuels à risques parmi les jeunes de Bamenda au Cameroun. Ces travaux ont montré que l'âge moyen au moment des premiers rapports sexuels était d'environ 16 ans pour les filles. La variable précocité du premier rapport sexuel sera donc obtenue grâce à la variable âge au premier rapport sexuel.

Environ 22,04 % des adolescentes ayant eu un premier rapport sexuel précocement ont une grossesse. Mais, c'est la population des filles ayant eu leurs premiers rapports sexuels tardivement qui sont relativement plus touchées. En effet, 23,76 % d'entre elles sont enceintes au moment de l'enquête. Le test du khi-deux révèle qu'il existe une liaison entre la survenance d'une grossesse et la précocité du premier rapport sexuel (voir tableau B.9). Dans l'ensemble les filles des ménages pauvres restent les plus concernées par l'événement comme le montre la figure 5.

Figure : Proportion des adolescentes enceintes selon le niveau de vie du ménage et la précocité du premier rapport sexuel

Source : EDSC-III, 2004

3.2.3.3 Connaissance et la pratique des méthodes contraceptives

L'utilisation d'une méthode contraceptive pour éviter ou retarder une grossesse chez les adolescentes devait être une exigence au vu des incidences négatives que comporte la survenue d'une grossesse aussi bien sur la santé que sur les projets professionnels de celles-ci. Au niveau de notre population d'étude, on constate que les grossesses surviennent relativement plus chez les adolescentes ayant une connaissance des méthodes contraceptives, mais ne la pratiquant pas (15,32 %) et chez celles n'ayant aucune connaissance (12,72 %). Le test du khi-deux nous montre qu'il existe un lien entre les grossesses et la connaissance et pratique d'une méthode contraceptive.

Des filles qui n'ont aucune connaissance des méthodes contraceptives, on constate que la proportion de celles qui sont enceintes est plus élevée chez celles provenant des familles qualifiées de pauvre (10,18 %) que celles provenant des familles qualifiées de moyen (0,73 %) ou de riche (1,82 %). La même tendance est observée chez les adolescentes ayant une connaissance mais ne pratiquant pas. Cependant, le constat qui ressort des filles ayant une connaissance et pratiquant des méthodes de contraception est que, la prévenance des grossesses est relativement plus élevée chez celles provenant des familles qualifiées de moyen (1,45 %) et des familles qualifiées de riche (1,27 %) que des familles pauvres (0,36 %).

Figure : Proportion des adolescentes enceintes selon le niveau de vie du ménage et la connaissance et la pratique des méthodes contraceptives

Source : EDSC-III, 2004

3.2.4 Grossesse précoce et pauvreté selon certaines caractéristiques du chef de ménage

3.2.4.1 Sexe du chef de ménage

Tout comme les autres variables vues précédemment, le sexe du chef de ménage est un facteur qui influence les grossesses. On remarque que le phénomène de grossesse est plus récurent dans les ménages dirigés par des personnes de sexe masculin (13,39 %) que dans les ménages dirigés par des personnes de sexe féminin (9,88 %). Mais quel que soit le sexe du chef de ménage, le phénomène est toujours plus répandu dans les ménages qualifiés de pauvre (voir tableau 4).

3.2.4.2 Relation avec le chef de ménage

Il existe une dépendance entre le fait d'être enceinte et le lien qu'a l'adolescente avec le chef de ménage. Les grossesses sont plus élevées chez les belles-filles du chef de ménage (49,30 %) et chez les épouses (31,64 %) que partout ailleurs. Ces résultats ne sont pas tellement étonnant du fait qu'avoir un tel statut prédispose déjà à la survenance d'une grossesse. D'une manière globale (à quelques exceptions près) les plus touchées proviennent des ménages pauvres.

3.2.4.3 Selon le niveau d'instruction du chef de ménage

Le niveau d'instruction du chef de ménage est une variable qui influence les grossesses des adolescentes. En effet le test du khi-deux nous relève qu'il existerait une dépendance entre ces variables. Les chefs de ménage de niveau d'instruction supérieur abriteraient moins d'adolescentes enceintes (2,21 %). On pourrait dire que le niveau d'instruction du chef de ménage contribue positivement à l'éducation sexuelle de l'adolescente. Ce résultat pourra être confirmé ou infirmé un peu plus loin. En s'intéressant au niveau de vie des ménages dont sont issues ces filles on constate que, d'une manière générale les grossesses sont plus fréquentes dans les familles pauvres. Exception est faite des adolescentes dont le chef de ménage est de niveau secondaire. En effet la plus grande fréquence des adolescentes enceintes dans cette sous-population, provient des familles riches (7,35 %).

Tableau : Proportion des adolescentes enceintes selon le niveau de vie et les caractéristiques du chef de ménage

Caractéristiques du chef de ménage

Adolescentes enceintes

Pauvre

Moyen

Riche

Ensemble

Effectif

Pourcentage (%)

Effectif

Pourcentage (%)

Effectif

Pourcentage (%)

Effectif

Pourcentage (%)

Sexe du chef de ménage

Masculin

120

6,13

61

3,12

81

4,14

262

13,39

Féminin

23

3,39

13

1,92

31

4,57

67

9,88

Relation avec le chef de ménage

Chef de ménage

2

3,85

2

3,85

4

7,69

8

15,38

Femme

66

15,94

24

5,80

41

9,90

131

31,64

Fille

33

2,62

23

1,83

32

2,54

88

7,00

Belle-fille

23

32,39

7

9,86

5

7,04

35

49,30

Petite fille

4

2,80

6

4,20

1

0,70

11

7,69

Autres relations

0

0

0

0,00

1

5,56

1

5,56

Soeur

5

3,50

2

1,40

7

4,90

14

9,79

Autre parents

9

1,91

8

1,69

16

3,39

33

6,99

Sans relation

1

1,59

2

3,17

5

7,94

8

12,70

Niveau d'instruction du chef de ménage

Sans niveau/maternelle

53

9,00

19

3,23

8

1,36

80

13,58

Primaire

62

5,97

32

3,08

37

3,56

131

12,62

Secondaire

28

3,21

23

2,64

64

7,35

115

13,20

Supérieur

0

0,00

0

0,00

3

2,21

3

2,21

Ensemble

143

5,43

74

2,81

112

4,25

329

12,49

Source : EDSC-III, 2004

3.3 Profils des adolescentes selon qu'elles sont ou non enceintes et redéfinition du niveau de vie du ménage : analyse multidimensionnelle

Dans cette section nous essayerons d'une part de dégager les profils des adolescentes selon qu'elles sont enceintes ou pas au moment de l'enquête et d'autre part, nous essayerons de redéfinir ces profils selon que l'adolescente est issue d'une famille « pauvre » ou « non pauvre ». La présentation bidimensionnelle nous a permis d'appréhender les diverses relations qui existent entre la survenance d'une grossesse chez les adolescentes et les caractéristiques sociodémographiques, culturelles et comportementales de celles-ci. Mais cette analyse ne nous a pas permis de cerner l'influence combinée de ces différentes variables sur la grossesse chez les adolescentes. Pour parer à cette insuffisance, nous ferons une analyse multivariée et plus précisément une Analyse des Correspondances multiples (ACM) sur un ensemble de variables sélectionnées.

3.3.1 Bref aperçu sur l'Analyse des Correspondances Multiples (ACM)

L'ACM est une méthode d'analyse factorielle due à Guttman (1941) et à Benzecri (1973). Elle généralise l'AFC et permet donc de représenter sur le même graphique les modalités de réponses de plus de 2 variables. Elle présente une propriété particulière redevable à la nature même du tableau disjonctif complet. En effet, elle met en évidence des types d'individus ayant des profils semblables quant aux attributs choisis pour les décrire. Les règles d'interprétation des résultats (Coordonnées, CRT, CO2) concernant les éléments actifs d'une ACM sont sensiblement les mêmes que celle d'une AFC. Pour choisir la dimension du sous-espace de projection, on utilisera soit le critère du coude de Cattell (décrochement ou décroissance des premières valeurs propres), soit le critère de Kaiser, et très souvent la règle de la valeur propre supérieure à la moyenne des valeurs propres . La faible part de la variance expliquée sur les premiers axes est une caractéristique de l'ACM qui donne généralement des mesures pessimistes de l'information extraite. L'inertie totale est donnée par et exprime le nombre moyen des modalités par les variables actives d'une unité. Contrairement à cette somme des valeurs propres (inertie totale) qui n'a pas de sens statistique, la somme des carrés des valeurs propres est un indicateur de liaison entre variables : elle est d'autant plus élevée que les liaisons entre variables sont plus fortes. En ACM, une variable continue n'est active que si elle est rendue nominale (soit découpée en classe, soit recodée selon 2 colonnes numériques). En Annexe E, est présenté l'AFC et l'aide à l'interprétation des résultats d'une ACM (encadré E.1 et E.2).

3.3.2 Interprétation des résultats sur les profils des adolescentes

Le tableau C.1.5 (voir. annexe C) donne les libellés des quatorze (14) variables que nous avons sélectionnées et leurs modalités (colonne « modalités » du tableau). Les modalités « Chef de ménage » et « Autre relation » (de la variable Relation avec le chef de ménage) et la modalité « Mariage non précoce » (de la variables précocité du mariage) ont été ventilées (car effectif < 2 %) dans le tri tri-à-plat (voir tableau C.1.2 en annexe C) qui a précédé l'ACM avec le progiciel SPAD. Parmi les treize variables retenues, une est en illustrative (la variable Grossesse précoce) avec deux modalités associées et les treize autres sont actives avec 49 modalités associées (46 après apurement). Dans toute la suite de cette section, nous adopterons les notations suivantes: soit (modalité actives) et (variables actives).

Dans le tableau C.1.3 (voir annexe C), est présentée l'inertie totale du nuage () ainsi que les 33 () premières valeurs propres nécessaires à la détermination du nombre d'axes factoriels. On remarque une faible part de variance expliquée sur les premiers axes. L'histogramme annexé à ce tableau révèle une décroissance irrégulière des valeurs propres. Le critère du Coude suggère un coude entre la 4ème et la 5ème valeur propre. Cela nous permet de ne retenir que les 4 premiers axes factoriels. On remarque que ces quatre premiers axes fournissent 28,41 % de l'information.

Le tableau C.1.4 (voir annexe C) fournit les indicateurs nécessaires pour interpréter les positions des modalités actives sur les 5 premiers axes factoriels. Seules les modalités ayant une contribution supérieure à 2,17 % (100 % / 46) seront interprétées. Concernant la qualité de représentation des modalités sur les axes factoriels, nous interpréterons les modalités dont la contribution relative ou cosinus carré est supérieur ou égal à 0,10.

Le premier axe est principalement expliqué par les variables Niveau d'instruction de la fille (15,9 %), Ethnie (8,7 %), Religion de l'adolescente (6,0 %), le Milieu de résidence actuelle (10,9 %), Lieu de résidence pendant l'enfance (9,9 %), Méthode contraceptive (5,5 %), Précocité du mariage (7,2 %), Relation avec le chef de ménage (9,2 %), Niveau de vie (13,4 %) et enfin Niveau d'instruction du chef de ménage (9,3 %). Ces variables expliquent à elles seules près de 96,0 % de l'inertie globale. Mais, il faut ajouter que la contribution de certaines variables n'est due essentiellement qu'à certaines modalités. Le second axe quant à lui est expliqué pour près de 89,2 % par les variables Age de l'adolescente (19,6 %), Méthodes contraceptives (11,3 %), Précocité du mariage (17,9 %), Précocité du premier rapport sexuel (28,1 %) et Relation avec le chef de ménage (12,3 %). Pour presque chacune de ces variables, on remarque aussi que ces fortes contributions globales sont dues essentiellement à quelques modalités et non à l'ensemble.

Pour ne pas passer outre les autres axes, nous signalons que le troisième axe est essentiellement expliqué par les variables Niveau d'instruction de la fille (13,3 %), Ethnie (10,2 %), Religion (16,7 %), Milieu de résidence actuel (13,3 %), Lieu de résidence pendant l'enfance (9,6 %), Relation avec le chef de ménage (7,9 %) et enfin le Niveau de vie (9,5 %), alors que les variables Ethnie (7,5 %), Méthodes contraceptives (8,9 %), Niveau d'instruction du chef de ménage (20,3 %), Sexe du chef de ménage (25,5 %) et Relation avec le chef de ménage (20,1%) contribuent le plus à la formation du quatrième axe factoriel.

Dans le tableau C.1.5 (voir annexe C) sont données les valeurs-test et les coordonnées des modalités actives et illustratives sur les 5 premiers axes. Nous nous limiterons à l'interprétation du premier, du second et du quatrième axe factoriel car les valeurs-test de la variable Grossesse est inferieur à 2 en valeur absolue au troisième axe factoriel. Il ressort de ce tableau que (seules les modalités significatives36(*) sont prises en compte) :

· le premier axe oppose principalement les adolescentes épouses des chefs de ménage, sans niveau d'instruction, du groupe ethnique Adamaoua-Oubangui, qui ont vécu leur enfance au village et qui vivent actuellement dans les zones rurales, provenant des familles qualifiées de pauvres, pratiquant la religion musulmane, ne connaissant aucune méthode de contraception, ayant conclu précocement leur premier mariage, et dont le chef de ménage est sans niveau d'instruction, et qui attendent un enfant au moment de l'enquête, aux adolescentes de niveau d'instruction secondaire et plus, du groupe ethnique Bamiléké/Bamoun, qui ont vécu leur enfance dans la capitale et qui vivent actuellement dans une zone urbaine, ne vivant aucune union avec un homme, provenant des ménages qualifiés de riches et dont le chef de ménage est de niveau secondaire, et qui ne sont pas enceintes au moment de l'enquête ;

· le second axe, quant à lui, oppose principalement les adolescentes de 18 ans et plus, épouses des chefs de ménage, qui ont une connaissance des méthodes de contraception et la pratiquent, ayant connu leur premier rapport sexuel et conclu leur premier mariage de façon précoce, et qui sont enceintes, aux adolescentes filles des chefs de ménage ayant 15 ans, qui n'ont aucune connaissance des méthodes contraceptives, n'étant pas encore mariées et n'ont jamais eu de relations sexuelles, et qui ne sont pas enceintes ;

· Enfin le quatrième axe oppose principalement les adolescentes épouses des chefs de ménage, du groupe ethnique Adamaoua-Oubangui, connaissant les méthodes de contraception mais ne les pratiquant pas, et dont le chef de ménage est de sexe masculin et de niveau d'instruction primaire, et qui attendent un enfant au moment de l'enquête, aux adolescentes petites filles des chefs de ménage, connaissant les méthodes de contraception et les pratiquant, et dont le chef de ménage est de sexe féminin et sans niveau d'instruction, et qui ne sont pas enceintes au moment de l'enquête ;

En superposant ces axes deux à deux, on obtient des hypercubes de contingence (voir figure C.1.1, C.1.2 et C.1.3 en annexe C) qui permet de mieux visualiser les observations faites sur ces axes.

3.3.3 Interprétation des résultats sur les profils des adolescentes enceintes selon le niveau de vie du ménage

Dans cette sous section, nous allons présenter les profils des adolescentes selon qu'elles sont issues d'une famille pauvre ou pas. Pour ce fait, il existe la problématique de la redéfinition de notre variable Niveau de vie en deux modalités, celle de « Pauvre » et de « Non pauvre ». Une ACM a été faite en mettant la variable Niveau de vie en illustrative.

La figure C.2. en annexe C, nous montre que sur le premier plan factoriel, les modalités « pauvre » et « moyen » s'opposent à celle de « riche ». Ainsi, dans la population étudiée, les caractéristiques des adolescentes issues des familles qualifiées de moyen sont similaires à celles issues de ménages pauvres.

3.3.3.1 Adolescentes « Pauvres »

L'histogramme du tableau C.3.3.A, en annexe C nous révèle une décroissance irrégulière des valeurs propres. Le critère de Cattell suggère un coude entre la 2ème et la 3ème valeur propre. Nous retiendrons donc les 2 premiers axes factoriels. Sur un ensemble de 30 axes, ils fournissent environ 18,70 % de l'information, ce qui est assez suffisant pour nous limiter à l'interprétation de ces 2 axes.

Le tableau C.3.4.A (voir annexe C) fournit les indicateurs nécessaires pour interpréter les positions des modalités actives sur les 5 premiers axes factoriels. Seules les modalités ayant une contribution supérieure à 2,38 % (100 % / 42) seront interprétées. Concernant la qualité de représentation des modalités sur les axes factoriels, nous interpréterons les modalités donc la contribution relative ou cosinus carré est supérieur ou égal à 0,10.

Le premier axe est principalement expliqué par les variables Niveau d'instruction de la fille (16,9 %), Ethnie (10,1 %), Religion de l'adolescente (9,5 %), Lieu de résidence pendant l'enfance (4,4 %), Méthodes contraceptives (4,2 %), Précocité du premier rapport sexuel (6,4 %), Précocité du mariage (15,7 %), Sexe du chef de ménage (4,3 %), et la relation avec le chef de ménage (19,0 %). Ces variables expliquent à elles seules près de 90,5 % de l'inertie globale. Il faut aussi ajouter que la contribution de certaines variables n'est due essentiellement qu'à certaines modalités. Le second axe quant à lui est expliqué pour près de 87,5 % par les variables Age de l'adolescente (15,3 %), le Niveau d'instruction de la fille (6,5 %), Méthodes contraceptives (15,3 %), Précocité du mariage (10,7 %), Précocité du premier rapport sexuel (23,2 %), le Niveau d'instruction du chef de ménage (8,5 %) et la Relation avec le chef de ménage (8,0 %). Pour presque chacune de ces variables, on remarque aussi que ces fortes contributions globales sont dues essentiellement à quelques modalités et non à l'ensemble.

Dans le tableau C.3.5.A (voir annexe C) sont données les valeurs-test et les coordonnées des modalités actives et illustratives sur les 5 premiers axes. Il ressort de ce tableau que:

· le premier axe oppose principalement les adolescentes épouses des chefs de ménage, sans niveau d'instruction, du groupe ethnique Adamaoua-Oubangui, pratiquant la religion musulmane, n'ayant aucune connaissance des méthodes contraceptives, ayant conclu précocement leur premier mariage, et qui attendent un enfant au moment de l'enquête, aux adolescentes filles du chef de ménage, de niveau d'instruction secondaire et plus, des groupes ethnies Bamiléké/Bamoun et Béti/Bassa/Mbam, ayant résidées dans les capitales pendant l'enfance, n'ayant jamais eu des rapports sexuels, ne vivant aucune union avec un homme, provenant des ménages dont le chef de ménage est de sexe féminin, et qui ne sont pas enceintes ;

· le second axe, quant à lui, oppose principalement les adolescentes de 18 ans et plus, de niveau d'instruction secondaire et plus, connaissant et pratiquant des méthodes de contraception, ayant connu leur premier rapport sexuel et conclu leur premier mariage de façon précoce, dont le chef de ménage est de niveau secondaire et qui sont enceintes, aux adolescentes filles des chefs de ménage ayant 15 ans, sans niveau d'instruction, qui n'ont aucune connaissance des méthodes contraceptives, n'ont jamais eu de relations sexuelles, n'ont jamais vécu en union avec un homme et dont le chef de ménage est sans niveau d'instruction, et qui ne sont pas enceintes ;

En superposant les deux axes, on obtient un hypercube de contingence qui permet de mieux visualiser les observations faites sur ces axes.

Figure  : Caractéristiques des adolescentes issues des ménages « pauvres » selon qu'elles soient enceintes ou pas [plan factoriel (1,2)]

Source : EDSC-III, 2004

3.3.3.2 Adolescentes « Non pauvres »

L'histogramme du tableau C.3.3.B, en annexe C nous révèle une décroissance irrégulière des valeurs propres. Le critère du coude de Cattell suggère un coude entre la 2ème et la 3ème valeur propre. Nous retiendrons les 2 premiers axes factoriels. Ces deux premiers axes sur 30 fournissent environ 16,25 % de l'information, ce qui est assez suffisant pour nous limiter à l'interprétation de ces axes.

Le tableau C.3.4.B (voir annexe C) fournit les indicateurs nécessaires pour interpréter les positions des modalités actives sur les 5 premiers axes factoriels. Seules les modalités ayant une contribution supérieure à 2,38 % (100 % / 42) seront interprétées37(*). Concernant la qualité de représentation des modalités sur les axes factoriels, nous interpréterons les modalités donc la contribution relative ou cosinus carré est supérieur ou égal à 0,10. Dans le tableau C.3.5.B (voir annexe C) sont données les valeurs-test et les coordonnées des modalités actives et illustratives sur les 5 premiers axes.

Le premier axe est principalement expliqué par les variables Age de l'adolescente (7,5 %), Niveau d'instruction de la fille (13,1 %), Religion de l'adolescente (8,7 %), Lieu de résidence pendant l'enfance (5,1 %), Précocité du premier rapport sexuel (13,5 %), Précocité du mariage (19,8 %), et la Relation avec le chef de ménage (18,3 %). Ces variables expliquent à elles seules près de 86,0 % de l'inertie globale. La contribution de certaines variables n'est due essentiellement qu'à certaines modalités. Le deuxième axe est principalement formé des variables : Age de l'adolescentes (10,4 %), Niveau d'instruction de l'adolescente (8,5 %), Ethnie (9,9 %), Religion (13,5 %), Méthodes contraceptives (22,1 %), Précocité du premier rapport sexuel (19,0 %), Précocité du mariage (3,8 %) et Niveau d'instruction du chef de ménage (7,3 %). Elles expliquent environ 94,5 % de l'inertie totale.

En tenant compte des modalités significatives, il ressort que :

· le premier axe oppose principalement les adolescentes épouses des chefs de ménage, âgées de 19 ans, sans niveau d'instruction, pratiquant la religion musulmane, ayant connu leur premier rapport sexuel et conclu leur premier mariage précocement, et qui attendent un enfant au moment de l'enquête, aux adolescentes ayant vécues leur enfance dans les Capitales, n'ayant jamais eues de relations sexuelles, ni vécues une union avec un homme, et donc ne sont pas enceintes ;

· le deuxième axe quant à lui oppose les adolescentes de 19 ans, du groupe ethnie Béti/Bassa/Mbam, connaissant et utilisant les méthodes contraceptives, ayant eues une sexualité précoce ou alors l'ayant eu tardivement, mais ayant conclues un mariage premier mariage précocement, dont le chef de ménage est niveau secondaire et qui sont enceintes, aux adolescentes âgées de 15 ans, sans niveau d'instruction, des autres groupes ethnies, mais pratiquant particulièrement la religion musulmane, qui n'ont aucune connaissance des méthodes contraceptives et n'ont jamais eu de relation sexuel, et donc ne sont pas enceintes. Le chef de ménage étant sans niveau d'instruction.

En superposant les deux axes, on obtient un hypercube de contingence qui permet de mieux visualiser les observations faites sur ces axes.

Figure : Caractéristiques des adolescentes issues des ménages « non pauvres » selon qu'elles soient enceintes ou pas [plan factoriel (1,2)]

Source : EDSC-III, 2004

En somme, ce chapitre nous a permis d'explorer quelques liaisons entre certaines variables et le fait qu'une adolescente soit enceinte. L'analyse descriptive simple laisse croire que les caractéristiques sociodémographiques et culturelles des adolescentes, celles liées à leur vie sexuelle, ainsi que celles du ménage dont elles sont issues influenceraient de manière forte la survenance d'une grossesse. Cette analyse descriptive bivariée nous a aussi montré que la pauvreté est un facteur qui influence la survenance d'une grossesse chez une adolescente. En effet, non seulement le test de khi-deux entre ces deux variables est très significatif, en plus d'une manière générale, les proportions les plus élevées des filles enceintes proviennent des familles dites pauvres.

L'analyse multidimensionnelle a mis en exergue l'influence simultanée des caractéristiques individuelles, environnementales et comportementales de l'adolescente sur le fait qu'une fille soit enceinte ou pas.

On a relevé que, d'une manière globale, le niveau d'instruction de la fille, l'ethnie, le milieu de résidence pendant l'enfance et au moment de l'enquête, le niveau d'instruction du chef de ménage dont est issue l'adolescente, le niveau de vie de ce ménage, la relation qui lie le chef de ménage et l'adolescente, l'entrée précoce en vie conjugale, la précocité du premier rapport sexuel, la religion et enfin la connaissance des moyens d'éviter les grossesses sont les variables qui définissent au mieux les profils des adolescentes enceintes.

En ce qui concerne les filles issues des familles « pauvres », les principales variables qui influencent la survenance d'une grossesse sont le niveau d'instruction de l'adolescente, la religion, l'ethnie, l'âge, la connaissance et la pratique des méthodes contraceptives, la relation avec le chef de ménage, le niveau d'instruction du chef de ménage, la précocité du premier rapport sexuel et celui du mariage de l'adolescente. Ici le sexe du chef de ménage à une influence, mais ni le milieu de résidence actuelle ou pendant l'enfance n'en a.

Les grossesses des adolescentes issues des ménages « non pauvres », quant à elles sont principalement influencées par toutes les variables précités à l'exception du sexe du chef de ménage, le milieu de résidence pendant l'enquête et le lieu de résidence pendant l'enfance.

Chapitre 4 : DÉTERMINANTS DE LA GROSSESSE CHEZ LES ADOLESCENTES

Il sera question dans ce chapitre de construire un modèle économétrique qui permettra de déterminer les facteurs qui expliquent la survenance d'une grossesse chez les adolescentes. Notre présentation sera structurée autour de trois axes principaux. La première section est consacrée à la présentation du modèle de régression à variable dépendante qualitative. Les facteurs explicatifs de la survenance d'une grossesse au Cameroun en général, seront déterminés dans la deuxième section. La troisième quant à elle nous permettra de les discriminer selon le niveau de vie.

4.1 Présentation du modèle de régression

4.1.1 Justification du choix du modèle

L'analyse des comportements individuels ne repose pas toujours sur les variables continues comme le revenu, la consommation, l'investissement... ; elle peut aussi porter sur des pratiques à caractère qualitatif. Le modèle de régression logistique (modèle Logit) fait partir des modèles de régression à variables dépendantes qualitatives. Ces modèles diffèrent des modèles de régression linéaire par le type de la variable à expliquer. En effet, dans les modèles de régression linéaire, la variable dépendante est quantitative. Dans le modèle Logit, la variable dépendante est dichotomique. Dans de nombreuses statistiques, elle a des codes numériques exclusivement égaux à 1 ou 0. La présence du caractère étudier est généralement matérialisée par le code « 1 » et l'absence par le code « 0 ».

4.1.2 Limites du modèle de régression linéaire

Plusieurs arguments théoriques rendent inappropriés l'estimation des modèle à variable dépendante qualitative par la méthode MCO38(*). Parmi ces arguments, nous avons :

· les erreurs du modèle prennent deux valeurs, par conséquent elles ne peuvent être continues ;

· les erreurs étant supposées de moyenne nulle, elles sont hétéroscédastiques et les estimateurs des MCO ne sont plus efficaces ;

· la variable dépendante, or rien n'impose que les prédictions appartiennent à.

Pour pallier les insuffisances de la spécification linéaire, une solution classique consiste à considérer la variable endogène comme étant la manifestation d'une variable cachée inobservable et reliée à un ensemble de variables explicatives.

4.1.3 Formulation et spécification du modèle Logit

Le principe du modèle Logit est de considérer la variable dépendante comme si elle provenait d'une règle de décision. Cette règle de décision associera les variables explicatives à la réalisation de l'évènement ou pour l'individu i. Ainsi, la réalisation des évènements ou dépend des valeurs prises par ses facteurs. Il devra exister un seuil au-delà duquel la proportion des l'emporte sur les . Par conséquence, la règle de décision est :

(Eq.1)

étant appelé variable latente, Eq.2 :

Les variables étant inobservables, on ne peut pas estimer directement ce modèle à l'aide des MCO. En revanche, on peut estimer la probabilité de réalisation de l'évènement :

(Eq.3)

Soit la fonction de répartition commune des erreurs. On a :

(Eq.4)

On suppose dans la suite que (seuil identique à toutes les variations).

On fixe arbitrairement car il se confond au terme constant dans .

On fait également l'hypothèse que la distribution des erreurs est symétrique autour de sa moyenne. Ainsi :

(Eq.5)

On a donc

(Eq.6)

F étant la fonction de répartition de la loi normale :

Pour estimer le modèle Logit, on fait l'hypothèse que les observations sont indépendantes et identiquement distribuées et on utilise la méthode du maximum de vraisemblance. Après l'estimation, la seule information réellement utilisable est le signe des paramètres qui indique si la variable associée influence la probabilité à la baisse ou à la hausse. Après l'estimation, la seule information réellement utilisable est le signe des paramètres qui indique si la variable associée influence la probabilité à la baisse ou à la hausse. L'intérêt du modèle logistique réside dans la transformation des coefficients afin d'obtenir les odds ratios (rapport de chance), dont l'interprétation est pertinente. D'une manière générale, l'Odds rations (OR) d'une variable dont le coefficient estimé est est :.

On calcule également les effets marginaux. L'effet marginal est la dérivée de la probabilité estimée par rapport aux composantes de. Pour la variable, il est donné par :

4.2 Impact de certaines variables sur la survenance d'une grossesse

Cette section vise à mettre en évidence les facteurs qui concourent à favoriser les grossesses chez les adolescentes au Cameroun à la lumière des données d'EDSC-III, 2004. Dans un premier temps, une brève description des variables du modèle sera faite. Après cette description, les résultats économétriques et interprétations seront présentés.

4.2.1 Présentation des variables du modèle

Le choix des variables explicatives à introduire dans un modèle repose non seulement sur les connaissances théoriques et travaux déjà réalisés, mais aussi sur la finalité du modèle. Dans le cadre de cette étude, nous nous intéressons à évaluer le risque associé à chacune des variables exogènes susceptibles d'influencer la survenance d'une grossesse chez une adolescente. L'approche retenue dans le cadre de notre recherche est l'analyse « étiologique ».

De façon formelle, il y a une seule variable dépendante dans le modèle qui tient compte de l'état de l'adolescente au moment de l'enquête. Cette variable dépendante est la grossesse (grossesse_ado) et comporte deux modalités « enceinte » et « pas enceinte ». La modalité « enceinte » est codée 1 car traduit le fait que l'adolescente est enceinte et la modalité « pas enceinte » est codée 0 car traduit le contraire.

Les variables explicatives que nous avons retenues dans le modèle sont celles qui ont été explorées dans l'analyse descriptive. Il s'agit notamment des :

· caractéristiques d'identification sociodémographique et culturelle de l'adolescente : l'âge, le niveau d'instruction, le groupe ethnique, la religion, le milieu de résidence actuelle et enfin le lieu de résidence pendant l'enfance ;

· caractéristiques liées à la vie sexuelle de l'adolescente : la précocité du premier rapport sexuel, la précocité du mariage et la connaissance et pratique des méthodes contraceptives ;

· caractéristiques du ménage : le niveau de vie, le sexe du chef de ménage, le niveau d'instruction du chef de ménage et la relation qui lie le chef de ménage à l'adolescente.

Formellement, le modèle s'établit de la façon suivante :

où est la matrice des variables explicatives, le vecteur des paramètres à estimer. Nous partons du principe que les erreurs .

4.2.2 Interprétation des résultats

Avant d'interpréter les résultats du modèle estimé à l'aide du logiciel STATA9, nous allons passer à la vérification de l'efficacité dudit modèle.

4.2.2.1 Qualité du modèle

Il ressort des résultats d'estimation que sur le plan statistique, globalement les variables explicatives retenues ont une influence significative dans l'explication du phénomène de grossesse. En effet, on remarque du tableau 5 que le suit un khi-deux à 23 degré de liberté (qui est bel et bien le nombre de modalité de nos variables explicatives). On remarque toujours dans le même tableau que le test du rapport de vraisemblance (LR-test) effectué est inferieur à 0,05. Ceci montre que le modèle est globalement significatif à 5 %. On peut donc conclure qu'au moins une variable explicative du modèle explique la survenance d'une grossesse chez une adolescente.

En ce qui concerne la qualité d'ajustement du modèle estimé, plusieurs critères sont utilisés pour en juger. Nous avons entre autres le pouvoir prédictif du modèle qui est le rapport entre le nombre de prévisions correctes et le nombre total d'observations. Il est de 62,95 % (voir tableau 5). Un autre critère est celui de la courbe ROC, qui est basé sur la sensibilité39(*) et la spécificité40(*). La surface en dessous de la courbe ROC du modèle estimé est de 0,7791. Par conséquent, le pouvoir discriminant du modèle est acceptable.

Tableau : Pouvoir prédictif du modèle logit évaluant l'effet des variables explicatives retenues sur la survenance d'une grossesse (au seuil de 0,22)

Classement

Enceinte

Pas enceinte

Prédits

Enceinte

276

492

768

Pas enceinte

53

650

703

Observé

329

1142

1471

Bon classement

 

63,95 %

Source : EDSC-III, 2004

Figure : Courbe ROC

Source : EDSC-III, 2004

L'efficacité étant vérifiée, nous sommes autorisés à interpréter les résultats de l'estimation résumés dans le tableau 6.

4.2.2.2 Interprétation des résultats

Les résultats du tableau 6 nous montrent qu'au Cameroun la survenance d'une grossesse chez une adolescente est conditionnée par l'âge, le groupe ethnique, la connaissance et la pratique des méthodes contraceptives, la précocité du premier rapport sexuel et du premier mariage. Par contre elle n'est déterminée, ni par la religion, ni par le milieu de résidence actuel et pendant l'enfance de l'adolescente et encore moins par les caractéristiques liées au ménage dont est issue l'adolescente.

Comme nous l'avons constaté dans la partie descriptive de notre travail, l'âge est un facteur qui détermine la survenance d'une grossesse chez les adolescentes au Cameroun. En effet, au fur et à mesure que l'on sort de l'adolescence, on a moins de chance d'être enceinte (12,54 %). En d'autre terme la probabilité de tomber enceinte étant adolescente est une fonction décroissante de l'âge. Plus l'âge de l'adolescente est bas, plus le risque de grossesse est grand.

Il existe une relation positive entre l'appartenance à un groupe ethnique et la survenance d'une grossesse. Mais l'intensité de la relation varie d'un groupe à l'autre. Elle est forte et significative au seuil de 5 % seulement chez les « Béti/Bassa/Mbam » et « Autres groupes ethnies ». Les adolescentes de ces deux groupes ethniques ont environ 2 fois plus de chance de tomber enceinte que celles du groupe ethnique Adamaoua-Oubangui. Il faut dire que, certaines sources ont décrit les Béti-Fang comme traditionnellement plus tolérants vis-à-vis des relations sexuelles et de la procréation prénuptiale que les autres ethnies [Laburthe-Tolra (1981), Yana (1995), Calvès (2004) cité par MENDAME MVE (2005)].

Toutes les variables portant sur les caractéristiques liées à la vie sexuelle de l'adolescente ont un impact sur la survenance d'une grossesse. En effet, il ressort du modèle estimé que la pratique des méthodes contraceptives, la précocité du premier rapport sexuel, et la précocité du premier mariage influenceraient significativement au seuil de 5 % la survenance d'une grossesse.

S'agissant des méthodes contraceptives, une adolescente ayant déjà eu des rapports sexuels et qui n'a aucune connaissance des méthodes de contraception à 92,61 % de chances de tomber enceinte que celle qui non seulement a une connaissance mais aussi la pratique.

Le report de l'âge de la première relation sexuelle reste un moyen sûr et sécurisant pour la prévention des grossesses à l'adolescence. En effet, la jeune fille a presque 2 fois plus de chance de tomber enceinte lorsqu'elle a une sexualité précoce.

Comme on pouvait s'y attendre, il existe une relation positive entre l'entrée précoce en union et la survenance d'une grossesse à l'adolescence. Les adolescentes ayant conclu un premier mariage avant l'âge de 18 ans ont 3 fois plus de chance de tomber enceinte que celles qui se sont mariées après cet âge ou qui sont encore célibataires. Ce résultat peut s'expliquer par le fait que dans nos moeurs africaines, le premier résultat qu'une famille attend d'un couple est d'avoir un enfant. Ainsi, au Cameroun l'âge d'entrée dans la vie sexuelle et dans le mariage marque le début de l'exposition au risque de grossesse.

Le modèle estimé ressort qu'au seuil de 10 %, le niveau d'instruction de l'adolescente influence la survenance d'une grossesse. Les adolescentes de niveau secondaire et plus ont environ 2 fois plus de chance de tomber enceinte que leurs consoeurs sans niveau d'instruction. Ce qui est paradoxale car on s'attendrait à un résultat contraire. Mais, ce résultat peut s'expliquer par le fait que, dans la population des adolescentes sexuellement actives la minorité (15,47 %) est sans niveau d'instruction, alors que presque la moitié d'entre elles ont un niveau secondaire et plus.

Tableau : Résultats du modèle de régression logistique évaluant l'effet des variables explicatives retenues sur la survenance d'une grossesse chez les adolescentes au Cameroun

Variables explicatives

Coefficients

Odds-Ration

P>z

Age

- 0,13396

0,87464

0,024

Niveau d'instruction de la fille (Réf = Sans niveau d'instruction)

Primaire

0,32707

1,3869

0,149

Secondaire et +

0,52148

1,68452

0,064

Ethnie (Réf = Adamaoua-Oubangui)

Bamiléké/Bamoun

0,32927

1,38995

0,266

Béti/Bassa/Mbam

0,62684

1,87169

0,028

Autres Ethnies

0,61418

1,84813

0,009

Religion (Réf = Catholique)

Protestant

- 0,89167

0,91469

0,594

Musulman

- 0,00482

0,99519

0,983

Autres Religion

0,50938

1,66425

0,108

Milieu de résidence actuelle (Réf = Urbain)

Rural

- 0,12233

0,88485

0,499

Lieu de résidence pendant l'enfance (Réf = Capital)

Ville moyenne

0,36159

1,43561

0,301

Petite ville

0,27796

1,32044

0,303

Village

0,42303

1,52658

0,111

Méthodes contraceptives (Réf = Aucune connaissance)

Connait, mais ne pratique pas

0,07338

1,07614

0,769

connait et pratique

- 2,60535

0,07388

0,000

Précocité du premier rapport sexuel (Réf = Sexualité non précoce)

Sexualité précoce

0,41043

1,50747

0,028

Précocité du premier mariage (Réf = Non concernée/Mariage non précoce)

Mariage précoce

1,05649

2,87624

0,000

Niveau d'instruction du chef de ménage (réf = Sans niveau/maternelle)

Primaire

0,01242

1,0125

0,950

Secondaire et +

0,15280

1,1651

0,511

Sexe du chef de ménage (Réf = Masculin)

Féminin

0,07290

1,07562

0,380

Relation avec le chef de ménage (Réf = Femme)

Fille

0,01055

1,01061

0,961

Autres relation

0,04106

1,04191

0,841

Niveau de vie (Réf = Pauvre)

Non pauvre

- 0,08245

0,92085

0,641

Nombre d'observation

1471

 

 

Log de vraisemblance

- 642,48452

 

 

LR chi2 (23)

278,70

 

 

Prob chi2

0,0000

 

 

Source : EDSC-III, 2004

4.3 Impact de certaines variables sur la survenance d'une grossesse selon le niveau vie

Il est question dans cette section de déterminer les différentes variables qui influencent la survenance d'une grossesse selon que l'adolescente soit issue d'un ménage « pauvre » ou d'un ménage « non pauvre ». Les variables explicatives qui seront utilisées pour cette détermination sont celles retenues grâce à l'ACM

4.3.1 Sur les adolescentes issues des ménages « Pauvres »

Le résultat du LR-test dans le tableau 7 nous permet de vérifier la significativité globale du modèle estimé. En ce qui concerne la qualité d'ajustement du modèle estimé, le tableau du pouvoir prédictif et la courbe du Roc (tableau D.2 et figure D.1) présentés en annexe D font ressortir son efficacité.

Il ressort du tableau que - toutes choses égales par ailleurs - la probabilité de tomber enceinte pour une adolescente issue d'une famille pauvre diminue avec l'âge au seuil de 5 %. Ce même résultat avait été obtenu dans le modèle général.

Dans les ménages pauvres, l'ethnie est aussi un facteur qui influence la survenance d'une grossesse. Les adolescentes des « Autres groupes ethniques » et celles du groupe Béti/Bassa/Mbam ont 2 fois plus de chance de tomber enceintes que leurs consoeurs du groupe ethnique Adamaoua-Oubangui au seuil de 10 %. Nous ne pouvons rien dire des filles du groupe ethnique Bamiléké/Bamoun car son coefficient n'est pas significativement différent de zéro.

Contrairement au modèle global, la religion et le milieu de résidence pendant l'enfance ont une influence significative (au seuil de 5 %) sur la survenance d'une grossesse chez les adolescentes des familles pauvres. En effet, les adolescentes pratiquant les « Autres religions » ont 2 fois plus de chance de tomber enceintes que celles qui pratique la religion catholique. Cette situation s'expliquerait par le fait que la modalité « Autres religions » est constituée des adolescentes qui ont répondu être soit sans religion, soit animiste. Or nous savons que le propre de la religion est de véhiculer un certain nombre de valeurs et normes qui régissent la vie des croyants sur le plan comportemental. S'agissant du milieu de résidence pendant l'enfance, les adolescentes qui ont vécu au village ou dans les petites villes pendant l'enfance ont 3 fois plus de chance de tomber enceintes que celles qui ont vécu leur enfance dans les capitales (Yaoundé et Douala).

Pareil que le modèle global, les variables liées à la vie sexuelle jouent un rôle très significatif dans la survenance d'une grossesse chez les adolescentes issues des familles pauvres (au seuil de 5 %). Celles qui n'ont aucune connaissance des méthodes de contraception ont 89,54 % de chances d'avoir une grossesse que celles qui connaissent et pratiquent. De plus celles ayant connu leur premier rapport sexuel précocement ont 2 fois plus de chance d'être enceintes. Il en est de même de celles qui ont conclu précocement leur premier mariage.

Comme nous l'avons constaté dans l'estimation du modèle global, les variables ayant trait à la caractérisation du chef de ménage n'influence pas la survenance d'une grossesse chez les adolescentes issues des familles pauvres.

En somme les variables qui interviennent sur le risque de grossesse chez les adolescentes « pauvres » sont les mêmes qui influencent les adolescentes en général. Mais, en plus de ces variables, deux autres font leurs entrées. Il s'agit de la religion et le milieu de résidence pendant l'enfance.

Tableau : Résultats du modèle de régression logistique évaluant l'effet des variables explicatives retenues sur la survenance d'une grossesse chez les adolescentes issues des ménages « pauvres » au Cameroun

Variables explicatives

Coefficients

Odds-Ration

P>z

Age

- 0,18049

0,83486

0,014

Niveau d'instruction de la fille (Réf = Sans niveau d'instruction)

Primaire

0,18528

1,20355

0,474

Secondaire et +

0,62782

1,87353

0,075

Ethnie (Réf = Adamaoua-Oubangui)

Bamiléké/Bamoun

0,37513

1,45519

0,302

Béti/Bassa/Mbam

0,59584

1,81455

0,085

Autres Ethnies

0,62948

1,87664

0,016

Religion (Réf = Catholique)

Protestant

0,20581

1,22851

0,340

Musulman

0,33923

1,40387

0,224

Autres Religion

0,77478

2,17011

0,046

Milieu de résidence actuelle (Réf = Urbain)

Rural

- 0,00645

0,99357

0,978

Lieu de résidence pendant l'enfance (Réf = Capital)

Ville moyenne

1,10608

3,02248

0,117

Petite ville

1,28917

3,62976

0,029

Village

1,24059

3,45767

0,030

Méthodes contraceptives (Réf = Aucune connaissance)

Connait, mais ne pratique pas

0,19290

1,21277

0,476

connait et pratique

- 2,25743

0,10462

0,000

Précocité du premier rapport sexuel (Réf = Sexualité non précoce)

Sexualité précoce

0,68301

1,97984

0,004

Précocité du premier mariage (Réf = Non concernée/Mariage non précoce)

Mariage précoce

0,79957

2,22459

0,001

Niveau d'instruction du chef de ménage (réf = Sans niveau/maternelle)

Primaire

- 0,02270

0,97756

0,919

Secondaire et +

0,15420

1,16672

0,586

Sexe du chef de ménage (Réf = Masculin)

Féminin

- 0,11480

0,89154

0,647

Relation avec le chef de ménage (Réf = Femme)

Fille

0,00472

1,00474

0,986

Autres relation

0,63762

1,31718

0,280

Nombre d'observation

849

 

 

Log de vraisemblance

- 415,24156

 

 

LR chi2 (22)

134,66

 

 

Prob chi2

0,0000

 

 

Source : EDSC-III, 2004

4.3.2 Sur les adolescentes issues des ménages « Non pauvre »

Le résultat du LR-test dans le tableau 8 nous permet de vérifier la significativité globale du modèle estimé. En ce qui concerne la qualité d'ajustement du modèle estimé, le tableau du pouvoir prédictif et la courbe du Roc (tableau D.3 et figure D.2) présentés en annexe D font ressortir son efficacité.

Les résultats de l'estimation du modèle qui détermine les facteurs qui favorisent le risque de grossesse chez les adolescentes issues des familles non pauvres est consigné dans le tableau 8.

Il ressort de ce tableau que ces principaux déterminants sont la connaissance et la pratique des méthodes contraceptives et la précocité du premier mariage. La probabilité de tomber enceinte diminue au fur et à mesure que l'on connait et que l'on pratique les méthodes pour éviter une grossesse. En effet, les adolescentes « non pauvres » n'ayant aucune connaissance des méthodes pour éviter une grossesse ont environ 77,1 % de chances que celles qui en ont une connaissance et ne pratiquent pas (au seuil de 10 %) et 98,9 % de chances que celles qui ont une connaissance et la mettent en pratique, d'avoir une grossesse. En ce qui concerne la précocité du mariage, les adolescentes « non pauvres » ayant conclu leur premier mariage avant l'âge de 18 ans ont environ 4 fois plus de chance de tomber enceintes que leurs consoeurs ayant conclues tardivement leur premier mariage ou n'ayant jamais vécu en union avec un homme.

Tableau : Résultats du modèle de régression logistique évaluant l'effet des variables explicatives retenues sur la survenance d'une grossesse chez les adolescentes issues des ménages « non pauvres » au Cameroun

Variables explicatives

Coefficients

Odds-Ration

P>z

Age

- 0,00778

0,99225

0,944

Niveau d'instruction de la fille (Réf = Sans niveau d'instruction)

Primaire

0,98181

2,66929

0,088

Secondaire et +

0,78223

2,18635

0,191

Ethnie (Réf = Adamaoua-Oubangui)

Bamiléké/Bamoun

- 0,19652

0,82159

0,751

Béti/Bassa/Mbam

0,19164

1,21123

0,751

Autres Ethnies

0,20272

1,22473

0,733

Religion (Réf = Catholique)

Protestant

- 0,49464

0,60979

0,086

Musulman

- 0,70515

0,49404

0,130

Autres Religion

0,12566

1,1339

0,834

Milieu de résidence actuelle (Réf = Urbain)

Rural

- 0,51527

0,59734

0,171

Lieu de résidence pendant l'enfance (Réf = Capital)

Ville moyenne

0,22445

1,25162

0,626

Petite ville

- 0,06129

0,94055

0,866

Village

0,40362

1,49724

0,271

Méthodes contraceptives (Réf = Aucune connaissance)

Connait, mais ne pratique pas

- 1,47369

0,22908

0,087

connait et pratique

- 4,50424

0,01106

0,000

Précocité du premier rapport sexuel (Réf = Sexualité non précoce)

Sexualité précoce

0,03634

1,03701

0,910

Précocité du premier mariage (Réf = Non concernée/Mariage non précoce)

Mariage précoce

1,37745

3,96479

0,000

Niveau d'instruction du chef de ménage (réf = Sans niveau/maternelle)

Primaire

0,40494

1,49921

0,422

Secondaire et +

0,39132

1,47892

0,445

Sexe du chef de ménage (Réf = Masculin)

Féminin

0,36818

1,44510

0,237

Relation avec le chef de ménage (Réf = Femme)

Fille

- 0,03376

0,96681

0,932

Autres relation

- 0,37864

0,68479

0,302

Nombre d'observation

622

 

 

Log de vraisemblance

- 210,16261

 

 

LR chi2 (22)

166,21

 

 

Prob chi2

0,0000

 

 

Source : EDSC-III, 2004

En somme, dans ce chapitre il ressort du premier modèle que, des adolescentes ayant déjà eu des rapports sexuels, les facteurs qui influencent la survenance d'une grossesse chez les adolescentes au Cameroun sont : l'âge, le groupe ethnique, la connaissance et la pratique des méthodes contraceptives, la précocité du premier rapport sexuel et du premier mariage. Le deuxième modèle, nous relève qu'en ce qui concernent celles issues des ménages « pauvres », en plus des facteurs précités, la religion et le milieu de résidence pendant l'enfance conditionnent la survenance d'une grossesse. Le troisième modèle quant à lui, nous révèle que la survenance d'une grossesse chez les adolescentes issues des ménages « non pauvres » n'est influencée que par deux facteurs principaux : la précocité du mariage et la connaissance et pratique des méthodes pour éviter une grossesse.

CONCLUSION GÉNÉRALE

La grossesse des adolescentes est un phénomène qui porte atteinte tant à la santé de la mère que celui du futur bébé. La présente étude cherchait à établir et à mesurer le (s) lien (s) existant entre la pauvreté et la survenance d'une grossesse chez les adolescentes au Cameroun. De manière spécifique, il était question pour nous de répondre à ces deux questions : « quelles sont les facteurs qui déterminent la survenance d'une grossesse chez les adolescentes au Cameroun ? » et « ces facteurs différent-elles entre les ménages dits « pauvres » et les ménages dits « non pauvres » ? La base de données utilisée a été extraite du fichier des femmes de l'enquête EDS-III, 2004. Nous avons mis en oeuvre les méthodes d'analyse descriptive et de régression logistique pour exploiter Ces données. Au terme de l'analyse, nous avons obtenu les résultats qui suivent.

Des adolescentes enquêtées, 55,85 % ont déjà commencé leur vie sexuelle parmi lesquelles 22,37 % sont enceintes et 51,87 % ont déjà été enceinte. Le phénomène de grossesse des adolescentes est une réalité qui est rencontrée dans les ménages quelque soit leur niveau de vie. Les ménages « pauvres » et « moyens » sont ceux où il est le plus observé avec respectivement 17,50 % et 12,46 %. Par ailleurs, le niveau de vie influencerait la survenance d'une grossesse.

De façon générale, il existerait une dépendance entre la survenance d'une grossesse chez les adolescentes et les caractéristiques sociodémographiques de l'adolescente, les caractéristiques liées à sa vie sexuelle et celles liés au ménage auquel elle appartient. Des adolescentes enceintes, la majorité d'entre elles sont sans niveau d'instruction (21,22 %), proviennent du groupe Béti/Bassa/Mbam (13,32 %), pratiquent la religion musulmane (17,81 %), vivent en milieu rural (15,37 %) et ont vécu pendant l'enfance au village (15,54 %).

En ce qui concerne la vie sexuelle des adolescentes enceintes : 38,10 % ont conclu un mariage non précoce et 29,86 % un mariage précoce, 22,04 % ont connu de manière précoce leur premier rapport sexuel et la plupart ont connaissance des méthodes pour éviter la grossesse, mais ne le pratiquent pas (15,32 %).

L'Analyse des Correspondances Multiples nous a permis d'apprécier l'influence combinée des caractéristiques les adolescentes sur la survenance d'une grossesse. Cela nous a permis d'une part de ressortir le profil des filles enceintes au Cameroun d'une manière globale et d'autre part celui des adolescentes issues des ménages « pauvres » et « non pauvres ».

La première ACM nous a permis de mettre en exergue deux groupes distincts d'adolescentes : les adolescentes enceintes et les adolescentes pas enceintes. Delà il est ressorti le profil des adolescentes enceintes au Cameroun. D'une manière générale, toute les variables que nous avons sélectionnées définissent au mieux les profils des adolescentes enceintes.

La seconde ACM a été effectuée dans la population constituée uniquement des adolescentes « pauvres ». Il ressort également deux groupes distincts : les adolescentes enceintes ayant 18 ans et plus, épouses des chefs de ménage, sans niveau d'instruction, du groupe ethnique Adamaoua-Oubangui, ayant précocement conclu leur premier mariage et connu leur premier rapport sexuel, connaissant et pratiquant les méthodes contraceptives et dont le chef de ménage est de niveau secondaire. Le second groupe quant à lui est composé des filles non enceintes ayant 15 ans, filles des chefs de ménage, de niveau secondaire et plus, des groupes ethniques Bamiléké/Bamoun et Béti/Bassa/Mbam, ayant vécu leur enfance dans les capitales, n'ayant jamais conclu de mariage et connu de rapport sexuel, n'ayant aucune connaissance des méthodes contraceptives et dont le chef de ménage est de sexe féminin et sans niveau d'instruction.

Enfin la troisième ACM a été effectuée dans la population constituée des adolescentes issues des ménages « non pauvres ». Également deux groupes se distinguent : les adolescentes enceintes, ayant 19 ans, épouses des chefs de ménage, sans niveau d'instruction, du groupe ethnique Béti/Bassa/Mbam, sexuellement actives, ayant précocement conclu leur premier mariage, connaissant et pratiquant des méthodes de contraceptions et dont le chef de ménage est de niveau secondaire. En revanche, le second groupe est composé des filles non enceintes ayant 15 ans, filles des chefs de ménage, de religion musulmane, du groupe ethnique « Autres ethnies », ayant vécu leur enfance dans les capitales, n'ayant jamais conclu de mariage, et n'ayant jamais eu de rapport sexuel, n'ayant aucune connaissance des méthodes contraceptives, et dont le chef de ménage est sans niveau d'instruction.

Suite à ces trois ACM, l'approche économétrique nous à permis d'estimer trois modèles logistiques pour déterminer les facteurs influençant la survenance d'une grossesse. Ces modèles ont été estimés d'une part de manière globale et d'autre part en distinguant les adolescentes issues des ménages « pauvres » et des ménages « non pauvres ».

Il ressort du premier modèle que toute chose égale par ailleurs, celles des groupes ethniques « béti/Bassa/Mbam » et « Autres ethnies » ont environ 2 fois plus de chance de tomber enceinte que celles du groupe ethnique Adamaoua-Oubangui. S'agissant des méthodes contraceptives, celles n'ayant aucune connaissance ces méthodes ont 92,61 % de chance de tomber enceinte que celles qui non seulement en ont, mais en plus la pratiquent. En plus, la précocité du premier rapport sexuel et du premier mariage augmentent respectivement de 2 et 3 fois plus de chance la survenance d'une grossesse chez l'adolescente par rapport à celles qui l'ont connu ou conclu tardivement. Le deuxième modèle quant à lui révèle que, les mêmes conclusions que le modèle global en ce concerne le groupe ethnique. Les adolescentes pratiquant les « Autres religions » ont 2 fois plus de chance de tomber enceintes que celles qui pratiquent la religion catholique. S'agissant du milieu de résidence pendant l'enfance, les adolescentes qui ont vécu au village ou dans les petites villes pendant l'enfance ont 3 fois plus de chance de tomber enceintes que celles qui ont vécu leur enfance à Yaoundé ou à Douala. Pareil que le modèle, global les variables liées à la vie sexuelle jouent un rôle très significatif dans la survenance d'une grossesse chez les adolescentes issues des familles pauvres. Celles qui n'ont aucune connaissance des méthodes de contraception ont 89,54 % de chances d'avoir une grossesse que celles qui connaissent et pratiquent. Celles ayant connu leur premier rapport sexuel précocement ont 2 fois plus de chance d'être enceintes. Il en est de même de celles qui ont conclu précocement leur premier mariage. Enfin du troisième modèle il ressort que seule la précocité du mariage et la connaissance et pratique des méthodes contraceptives ont une influencent sur la survenance d'une grossesse chez les adolescentes issues des ménages « non pauvres ». En effet, celles n'ayant aucune connaissance des méthodes pour éviter une grossesse ont environ 77,1 % de chances que celles qui en ont une connaissance et ne pratiquent pas (au seuil de 10 %) et 98,9 % de chances que celles qui ont une connaissance et la mettent en pratique, d'avoir une grossesse. Celles ayant conclu leur premier mariage avant l'âge de 18 ans ont environ 4 fois plus de chance de tomber enceintes que leurs consoeurs ayant conclu tardivement leur premier mariage ou n'ayant jamais vécu en union avec un homme

À la lumière des résultats de nos analyses, nous formulons des suggestions aux pouvoirs publics, aux responsables de la santé et ainsi qu'aux ménages.

Recommandations

Il est important de mettre sur pied des politiques visant à réduire et/ou à prévenir la survenance des grossesses chez les adolescentes. Cela passe par la coopération de tous les membres de la communauté, depuis les ménages jusqu'aux décideurs gouvernementaux. Pour mener à bien cette lutte contre le phénomène de grossesse précoce, la stratégie adoptée visera deux axes : la prévention des nouveaux cas de grossesse chez les adolescentes, et la prise en charge des jeunes filles ayant déjà connues ce phénomène.

Concernant la prévention, les ménages, les responsables médicaux, le Gouvernement, certains ONG et organismes internationaux sont interpellés.

· Au Gouvernement, certains ONG et organismes internationaux (UNFPA, OMS,...)

Concernant la prévention, Ils pourraient :

ü intensifier les politiques visant à assurer la scolarisation des filles sur une longue période de leur vie, notamment durant toute leur adolescence ; cela pourrait aider à retarder l'âge d'entrée en vie conjugale qui est l'un des principaux facteurs déterminant la survenance d'une grossesse dans l'adolescence.

ü intensifier les campagnes de sensibilisation sur les méthodes contraceptives (à travers les financements).

ü sensibiliser les adolescentes sur les risques d'une grossesse pendant cette tranche de leur vie.

ü envisager des politiques différentes pour réduire la prévalence des grossesses selon le niveau de vie, car les facteurs les favorisants ne sont pas pareils.

ü combattre la pauvreté à tous les niveaux, car elle fait partie des causes des grossesses des adolescentes : ceci en améliorant les conditions de vie des populations.

Concernant la prise en charge, les mesures qui peuvent être prises vont à l'endroit du Gouvernement et sont les suivantes :

ü créer plusieurs structures de prise en charge des adolescentes enceintes, ceci dans le but d'apporter une aide sociale à celles-ci ;

ü améliorer l'accès des adolescentes enceintes aux soins prénataux, en facilitant leur entrée aux services de santé génésique ;

ü veiller à ce que l'adolescente enceinte ait un personnel qualifié présent à l'accouchement et fournir l'accès aux soins obstétriques d'urgence au bon moment si cela s'avère nécessaire.

· Aux responsables de la santé

Ils doivent s'impliquer fortement dans la sensibilisation les adolescentes sur les méthodes de contraceptions, car leurs importances ne passent pas seulement par l'utilisation, mais aussi par la bonne utilisation.

· Aux ménages

Il serait intéressant :

ü que les parents d'enfants ne fassent pas de la sexualité un sujet tabou. Qu'ils en discutent sans complexe avec eux, car ceci est un de leurs devoirs en tant que parent.

ü qu'ils recommandent l'usage des méthodes contraceptives à celles qui ont commencé leur vie sexuelle, et mieux encore l'usage des préservatifs car ceux-ci permettrons non seulement d'éviter les grossesses, mais aussi de se protéger contre les IST.

ü que pour celles qui n'ont pas encore eu leur premier rapport sexuel, des conseils doivent leur être prodigués dans le sens de le retarder le plus possible.

Limites de l'étude

Les grossesses des adolescentes sont une réalité complexe qui ne saurait être totalement appréhendée par une seule étude. De ce fait, cette étude comme on pourrait s'en douter comporte quelques limites.

Certains axes dans l'étude n'ont pas été analysés. En effet, nous n'avons pas examiné l'impact des grossesses des adolescentes sur la santé de la femme, notamment l'exposition au VIH/Sida et aux infections sexuellement transmissibles (IST) et a bien d'autres maladies. De plus nous n'avons pas essayé de capter le comportement des adolescentes enceintes face aux soins prénataux, en occurrence les consultations prénatales, la vaccination contre le tétanos, la prise des traitements préventifs intermittents (TPI) contre le paludisme.

L'étude a été faite à l'aide des données de l'Enquête Démographique et de Santé 2004 (EDSC-III, 2004) qui en réalité n'ont pas été collectées aux fins d'une pareille étude. En effet, elles ne permettent pas d'étudier les comportements sexuels aux âges inférieurs (au début de l'âge de la puberté). Certaines analyses ont été faites sous l'hypothèse que les filles enquêtées ont pratiquement toujours vécue dans le ménage où elles ont été interviewées. Il serait par conséquent intéressant qu'une enquête soit spécifiquement conçue et menée à bien une pareille étude. Toutefois, cette étude rentre en droite ligne des objectifs internationaux, qui visent à améliorer les conditions de vie de l'adolescente et le bien être social en général.

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CHASSEM Nacisse Palissy, Économétrie II, Notes de Cours, Année Scolaire 2009/2010, ISSEA

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KEHO Yaya, Modèles dichotomiques logit et probit : De la théorie à la pratique, Polycopié ENSEA, Octobre 2002

4.

ONDO Jean Cléophas, Analyse de Données, Notes de Cours, Année Scolaire 2008/2009, ISSEA

ANNEXES

N.B. : Tous les tableaux et figures produits en annexes ont pour source EDSC-III, 2004

Annexe A : Caractéristiques des adolescentes

Tableau A.1 : Répartition de la population enquêtée selon les variables d'indentification socioculturelle.

Variable/Modalité

Fréquence

Pourcentage (%)

Âge de la fille

2634

100,00

15

596

22,63

16

492

18,68

17

482

18,30

18

571

21,68

19

493

18,72

Niveau d'instruction

2634

100,00

Sans niveau d'instruction

344

13,05

Primaire

1002

38,04

Secondaire et +

1288

48,90

Ethnie

2634

100,00

Adamaoua-Oubangui

285

10,82

Bamiléké/Bamoun

665

25,25

Béti/Bassa/Mbam

653

24,79

Grassfields

247

9,38

Arabe-Choa/Peulh/Haoussa/Kanuri

202

7,67

Autres Ethnies

582

22,09

Religion

2634

100,00

Catholique

1043

39,60

Protestant/nouvelles religions

982

37,28

Musulman

438

16,63

Autres

171

6,49

Milieu de résidence actuelle

2634

100,00

Urbain

1411

53,57

Rural

1223

46,43

Lieu de résidence pendant l'enfance

2634

100,00

Capitale

451

17,12

Ville moyenne

205

7,78

Petite ville

625

23,37

Village

1353

51,37

Tableau A.2 : Répartition des adolescentes selon les variables relative à leur vie sexuelle

Variable/Modalité

Fréquence

Pourcentage (%)

âge au premier rapport sexuel

2634

100,00

N'a jamais eu des rapports

1163

44,15

8

3

0,11

9

2

0,08

10

4

0,15

11

13

0,49

12

47

1,78

13

121

4,59

14

307

11,66

15

379

14,39

16

313

11,88

17

197

7,48

18

76

2,89

19

9

0,34

Age au premier mariage

2634

100,00

Non concernée

1769

67,16

8

1

0,04

9

2

0,08

10

4

0,15

11

9

0,34

12

28

1,06

13

73

2,77

14

164

6,23

15

204

7,74

16

146

5,54

17

146

5,54

18

67

2,54

19

21

0,80

Méthode contraceptive

2634

100,00

Aucune connaissance

275

10,44

Connaît, mais ne pratique pas

1808

68,64

Connaît et pratique

551

20,92

Tableau A.3 : Répartition des adolescentes selon quelques caractéristiques du chef de ménage.

Variable/Modalité

Effectif

Pourcentage (%)

Relation avec le chef de ménage

2634

100,00

Chef de ménage

52

1,97

Femme

414

15,72

Fille

1258

47,76

Belle-fille

71

2,70

Petite fille

143

5,43

mère

2

0,08

Belle mère

2

0,08

Soeur

143

5,43

Coépouse

1

0,04

Autre parents

472

17,92

Enfants adoptés/en garde

13

0,49

Sans relation

63

2,39

Sexe du chef de ménage

2634

100,00

Masculin

1956

74,26

Féminin

678

25,74

Niveau d'instruction du chef de ménage

2634

100,00

Sans niveau/maternelle

589

22,36

Primaire

1038

39,41

Secondaire

871

33,07

Supérieur

136

5,16

Annexe B : Liaison entre la grossesse et les autres variables de l'étude

Tableau B.1 Test d'indépendance du khi-deux entre la grossesse et niveau de vie du ménage.

 

Valeur

ddl

P-valeur

Khi-deux de Pearson

31,21

2

0,000

Nombre d'observations valides

2634

 

 

Tableau B.2 Test d'indépendance du khi-deux entre la grossesse et l'âge de l'adolescente.

 

Valeur

ddl

P-valeur

Khi-deux de Pearson

61,96

4

0,000

Nombre d'observations valides

2634

 

 

Tableau B.3 Test d'indépendance du khi-deux entre grossesse et niveau d'instruction de l'adolescente.

 

Valeur

ddl

P-valeur

Khi-deux de Pearson

38,55

2

0,000

Nombre d'observations valides

2634

 

 

Tableau B.4 Test d'indépendance du khi-deux entre grossesse et ethnie de l'adolescente.

 

Valeur

ddl

P-valeur

Khi-deux de Pearson

21,14

3

0,000

Nombre d'observations valides

2634

 

 

Tableau B.5 Test d'indépendance du khi-deux entre grossesse et la religion de l'adolescente.

 

Valeur

ddl

P-valeur

Khi-deux de Pearson

15,28

3

0,002

Nombre d'observations valides

2634

 

 

Tableau B.6 Test d'indépendance du khi-deux entre grossesse et le milieu de résidence actuelle de l'adolescente.

 

Valeur

ddl

P-valeur

Khi-deux de Pearson

19,37

1

0,000

Nombre d'observations valides

2634

 

 

Tableau B.7 Test d'indépendance du khi-deux entre grossesse et milieu de résidence pendant l'enfance de l'adolescente.

 

Valeur

ddl

P-valeur

Khi-deux de Pearson

26,14

3

0,000

Nombre d'observations valides

2634

 

 

Tableau B.8 Test d'indépendance du khi-deux entre grossesse et précocité dans le mariage.

 

Valeur

ddl

P-valeur

Khi-deux de Pearson

364,91

2

0,000

Nombre d'observations valides

2634

 

 

Tableau B.9 Test d'indépendance du khi-deux entre grossesse et précocité dans les premiers rapports sexuels.

 

Valeur

ddl

P-valeur

Khi-deux de Pearson

297,86

2

0,000

Nombre d'observations valides

2634

 

 

Tableau B.10 Test d'indépendance du khi-deux entre grossesse et connaissance et pratique des méthodes contraceptives.

 

Valeur

ddl

P-valeur

Khi-deux de Pearson

57,86

2

0,000

Nombre d'observations valides

2634

 

 

Tableau B.11 Test d'indépendance du khi-deux entre grossesse et le sexe du chef de ménage.

 

Valeur

ddl

P-valeur

Khi-deux de Pearson

5,69

1

0,017

Nombre d'observations valides

2634

 

 

Tableau B.12 Test d'indépendance du khi-deux entre grossesse et la relation avec le chef de ménage.

 

Valeur

ddl

P-valeur

Khi-deux de Pearson

279,90

8

0,000

Nombre d'observations valides

2634

 

 

Tableau B.13 Test d'indépendance du khi-deux entre grossesse et le niveau d'instruction du chef de ménage.

 

Valeur

ddl

P-valeur

Khi-deux de Pearson

14,22

3

0,003

Nombre d'observations valides

2634

 

 

Annexe C : Résultats de l'analyse en correspondances multiples

Tableau C.1 : Résultats de l'ACM sur la grossesse des adolescentes

Tableau C.1.1 : APUREMENT DES MODALITES ACTIVES

SEUIL (PCMIN) : 2.00 % POIDS: 52.68

AVANT APUREMENT : 13 QUESTIONS ACTIVES 49 MODALITES ASSOCIEES

APRES : 13 QUESTIONS ACTIVES 46 MODALITES ASSOCIEES

POIDS TOTAL DES INDIVIDUS ACTIFS : 2634.00

Tableau C.1.2 : TRI-A-PLAT DES QUESTIONS ACTIVES

----------------------------+-----------------+----------------------------------------------------------------------------------

MODALITES | AVANT APUREMENT | APRES APUREMENT

IDENT LIBELLE | EFF. POIDS | EFF. POIDS HISTOGRAMME DES POIDS RELATIFS

----------------------------+-----------------+----------------------------------------------------------------------------------

1 . Age de l'adolescente

AG01 - 15 ans | 596 596.00 | 596 596.00 **************

AG02 - 16 ans | 492 492.00 | 492 492.00 ************

AG03 - 17 ans | 482 482.00 | 482 482.00 ***********

AG04 - 18 ans | 571 571.00 | 571 571.00 **************

AG05 - 19 ans | 493 493.00 | 493 493.00 ************

----------------------------+-----------------+----------------------------------------------------------------------------------

2 . Niveau d'instruction de la fille

NI01 - Sans niveau d'instru | 344 344.00 | 344 344.00 ********

NI02 - Primaire | 1002 1002.00 | 1002 1002.00 ***********************

NI03 - Secondaire et + | 1288 1288.00 | 1288 1288.00 ******************************

----------------------------+-----------------+----------------------------------------------------------------------------------

3 . Ethnie

ET01 - Adamaoua-Oubangui | 285 285.00 | 285 285.00 *******

ET02 - Bamiléké/Bamoun | 665 665.00 | 665 665.00 ****************

ET03 - Béti/Bassa/Mbam | 653 653.00 | 653 653.00 ***************

ET04 - Autres Ethnies | 1031 1031.00 | 1031 1031.00 ************************

----------------------------+-----------------+----------------------------------------------------------------------------------

4 . Religion

RE01 - Catholique | 1043 1043.00 | 1043 1043.00 ************************

RE02 - Protestant/nouvelles | 982 982.00 | 982 982.00 ***********************

RE03 - Musulman | 438 438.00 | 438 438.00 **********

RE04 - Autres religions | 171 171.00 | 171 171.00 ****

----------------------------+-----------------+----------------------------------------------------------------------------------

5 . Milieu de résidence actuelle

MI01 - Urbain | 1411 1411.00 | 1411 1411.00 *********************************

MI02 - Rural | 1223 1223.00 | 1223 1223.00 ****************************

----------------------------+-----------------+----------------------------------------------------------------------------------

6 . Lieu de résidence pendant l'enfance

LI01 - Capitale | 451 451.00 | 451 451.00 ***********

LI02 - Ville moyenne | 205 205.00 | 205 205.00 *****

LI03 - Petite ville | 625 625.00 | 625 625.00 ***************

LI04 - Village | 1353 1353.00 | 1353 1353.00 *******************************

----------------------------+-----------------+----------------------------------------------------------------------------------

7 . Méthodes contraceptives

CO01 - Aucune connaissance | 275 275.00 | 275 275.00 *******

CO02 - Connaît, mais ne pra | 1808 1808.00 | 1808 1808.00 ******************************************

CO03 - Connaît et pratique | 551 551.00 | 551 551.00 *************

----------------------------+-----------------+----------------------------------------------------------------------------------

8 . Précocité du premier rapport sexuel

SE01 - N'a jamais eu des ra | 1163 1163.00 | 1163 1163.00 ***************************

SE02 - sexualité précoce | 1189 1189.00 | 1189 1189.00 ****************************

SE03 - sexualité non précoc | 282 282.00 | 282 282.00 *******

----------------------------+-----------------+----------------------------------------------------------------------------------

9 . Précocité du mariage

PR01 - Non concernée | 1769 1769.00 | 1779 1779.00 *****************************************

PR02 - Mariage précoce | 844 844.00 | 855 855.00 ********************

PR03 - Mariage non précoce | 21 21.00 | === VENTILEE ===

----------------------------+-----------------+----------------------------------------------------------------------------------

10 . Niveau d'instruction du chef de ménage

NI01 - Sans niveau/maternel | 589 589.00 | 589 589.00 **************

NI02 - Primaire_chef | 1038 1038.00 | 1038 1038.00 ************************

NI03 - Secondaire | 871 871.00 | 871 871.00 ********************

NI04 - Supérieur | 136 136.00 | 136 136.00 ****

----------------------------+-----------------+----------------------------------------------------------------------------------

11 . Sexe du chef de ménage

SE01 - Masculin | 1956 1956.00 | 1956 1956.00 *********************************************

SE02 - Féminin | 678 678.00 | 678 678.00 ****************

----------------------------+-----------------+----------------------------------------------------------------------------------

12 . Relation avec le chef de ménage

RE01 - Chef de ménage | 52 52.00 | === VENTILEE ===

RE02 - Femme | 414 414.00 | 425 425.00 **********

RE03 - Fille | 1258 1258.00 | 1270 1270.00 *****************************

RE04 - Belle-fille | 71 71.00 | 79 79.00 **

RE05 - Petite fille | 143 143.00 | 154 154.00 ****

RE06 - Autres relation | 18 18.00 | === VENTILEE ===

RE07 - Soeur | 143 143.00 | 147 147.00 ****

RE08 - Autre parents | 472 472.00 | 483 483.00 ************

RE09 - Sans relation | 63 63.00 | 76 76.00 **

----------------------------+-----------------+----------------------------------------------------------------------------------

13 . Niveau de vie

NI01 - Pauvre | 817 817.00 | 817 817.00 *******************

NI02 - Moyen | 594 594.00 | 594 594.00 **************

NI03 - Riche | 1223 1223.00 | 1223 1223.00 ****************************

----------------------------+-----------------+----------------------------------------------------------------------------------

Tableau C.1.3 : HISTOGRAMME DES 33 PREMIERES VALEURS PROPRES

+--------+------------+----------+----------+----------------------------------------------------------------------------------+

| NUMERO | VALEUR | POURCENT.| POURCENT.| |

| | PROPRE | | CUMULE | |

+--------+------------+----------+----------+----------------------------------------------------------------------------------+

| 1 | 0.2936 | 11.57 | 11.57 | ******************************************************************************** |

| 2 | 0.1846 | 7.27 | 18.84 | *************************************************** |

| 3 | 0.1343 | 5.29 | 24.13 | ************************************* |

| 4 | 0.1086 | 4.28 | 28.41 | ****************************** |

| 5 | 0.1007 | 3.97 | 32.38 | **************************** |

| 6 | 0.0975 | 3.84 | 36.22 | *************************** |

| 7 | 0.0927 | 3.65 | 39.87 | ************************** |

| 8 | 0.0880 | 3.47 | 43.34 | ************************ |

| 9 | 0.0844 | 3.32 | 46.66 | *********************** |

| 10 | 0.0825 | 3.25 | 49.91 | *********************** |

| 11 | 0.0798 | 3.14 | 53.06 | ********************** |

| 12 | 0.0796 | 3.14 | 56.19 | ********************** |

| 13 | 0.0770 | 3.03 | 59.23 | ********************* |

| 14 | 0.0757 | 2.98 | 62.21 | ********************* |

| 15 | 0.0746 | 2.94 | 65.15 | ********************* |

| 16 | 0.0738 | 2.91 | 68.06 | ********************* |

| 17 | 0.0719 | 2.83 | 70.89 | ******************** |

| 18 | 0.0717 | 2.82 | 73.71 | ******************** |

| 19 | 0.0672 | 2.65 | 76.36 | ******************* |

| 20 | 0.0656 | 2.58 | 78.94 | ****************** |

| 21 | 0.0614 | 2.42 | 81.36 | ***************** |

| 22 | 0.0603 | 2.38 | 83.73 | ***************** |

| 23 | 0.0584 | 2.30 | 86.04 | **************** |

| 24 | 0.0530 | 2.09 | 88.12 | *************** |

| 25 | 0.0485 | 1.91 | 90.04 | ************** |

| 26 | 0.0443 | 1.75 | 91.78 | ************* |

| 27 | 0.0421 | 1.66 | 93.44 | ************ |

| 28 | 0.0399 | 1.57 | 95.01 | *********** |

| 29 | 0.0345 | 1.36 | 96.37 | ********** |

| 30 | 0.0274 | 1.08 | 97.45 | ******** |

| 31 | 0.0249 | 0.98 | 98.43 | ******* |

| 32 | 0.0205 | 0.81 | 99.24 | ****** |

| 33 | 0.0193 | 0.76 | 100.00 | ****** |

+--------+------------+----------+----------+----------------------------------------------------------------------------------+

Tableau C.1.4 : COORDONNEES, CONTRIBUTIONS ET COSINUS CARRES DES MODALITES ACTIVES SUR LES AXES 1 A 5.

+------------------------------------------+-------------------------------+--------------------------+--------------------------+

| MODALITES | COORDONNEES | CONTRIBUTIONS | COSINUS CARRES |

|------------------------------------------+-------------------------------+--------------------------+--------------------------|

| IDEN - LIBELLE P.REL DISTO | 1 2 3 4 5 | 1 2 3 4 5 | 1 2 3 4 5 |

+------------------------------------------+-------------------------------+--------------------------+--------------------------+

| 1 . Age de l'adolescente |

| AG01 - 15 ans 1.74 3.42 | -0.11 -0.97 -0.09 -0.05 -0.14 | 0.1 8.8 0.1 0.0 0.4 | 0.00 0.27 0.00 0.00 0.01 |

| AG02 - 16 ans 1.44 4.35 | -0.16 -0.44 0.10 -0.47 0.00 | 0.1 1.5 0.1 2.9 0.0 | 0.01 0.05 0.00 0.05 0.00 |

| AG03 - 17 ans 1.41 4.46 | -0.03 0.03 0.15 0.31 -0.30 | 0.0 0.0 0.3 1.2 1.2 | 0.00 0.00 0.01 0.02 0.02 |

| AG04 - 18 ans 1.67 3.61 | 0.19 0.64 -0.04 0.09 0.12 | 0.2 3.7 0.0 0.1 0.2 | 0.01 0.11 0.00 0.00 0.00 |

| AG05 - 19 ans 1.44 4.34 | 0.11 0.84 -0.09 0.12 0.33 | 0.1 5.6 0.1 0.2 1.6 | 0.00 0.16 0.00 0.00 0.03 |

+------------------------------------------+--------- CONTRIBUTION CUMULEE = 0.5 19.6 0.6 4.5 3.4 +--------------------------+

| 2 . Niveau d'instruction de la fille |

| NI01 - Sans niveau d'instru 1.00 6.66 | 1.62 -0.13 -1.10 0.39 -0.64 | 9.0 0.1 9.0 1.4 4.0 | 0.39 0.00 0.18 0.02 0.06 |

| NI02 - Primaire 2.93 1.63 | 0.32 -0.16 0.44 -0.33 0.38 | 1.0 0.4 4.2 2.9 4.1 | 0.06 0.02 0.12 0.07 0.09 |

| NI03 - Secondaire et + 3.76 1.05 | -0.68 0.16 -0.05 0.15 -0.12 | 5.9 0.5 0.1 0.8 0.6 | 0.44 0.02 0.00 0.02 0.01 |

+------------------------------------------+--------- CONTRIBUTION CUMULEE = 15.9 1.0 13.3 5.0 8.7 +--------------------------+

| 3 . Ethnie |

| ET01 - Adamaoua-Oubangui 0.83 8.24 | 0.98 -0.10 -0.11 -0.78 -0.59 | 2.7 0.0 0.1 4.6 2.9 | 0.12 0.00 0.00 0.07 0.04 |

| ET02 - Bamileké/Bamoun 1.94 2.96 | -0.56 0.00 -0.22 0.11 0.51 | 2.1 0.0 0.7 0.2 5.1 | 0.11 0.00 0.02 0.00 0.09 |

| ET03 - Beti/Bassa/Mbam 1.91 3.03 | -0.55 0.20 0.73 -0.20 -0.77 | 2.0 0.4 7.5 0.7 11.2 | 0.10 0.01 0.18 0.01 0.20 |

| ET04 - Autres Ethnies 3.01 1.55 | 0.44 -0.10 -0.29 0.27 0.32 | 2.0 0.2 1.9 2.0 3.1 | 0.12 0.01 0.06 0.05 0.07 |

+------------------------------------------+--------- CONTRIBUTION CUMULEE = 8.7 0.6 10.2 7.5 22.3 +--------------------------+

| 4 . Religion |

| RE01 - Catholique 3.05 1.53 | -0.40 0.05 0.22 -0.06 -0.28 | 1.7 0.0 1.1 0.1 2.4 | 0.10 0.00 0.03 0.00 0.05 |

| RE02 - Protestant/nouvelles 2.87 1.68 | -0.08 0.08 0.28 -0.17 0.27 | 0.1 0.1 1.6 0.8 2.0 | 0.00 0.00 0.05 0.02 0.04 |

| RE03 - Musulman 1.28 5.01 | 0.95 -0.12 -1.21 0.35 0.17 | 3.9 0.1 13.9 1.4 0.3 | 0.18 0.00 0.29 0.02 0.01 |

| RE04 - Autres religions 0.50 14.40 | 0.48 -0.46 0.17 0.46 -0.23 | 0.4 0.6 0.1 1.0 0.3 | 0.02 0.01 0.00 0.01 0.00 |

+------------------------------------------+--------- CONTRIBUTION CUMULEE = 6.0 0.8 16.7 3.3 5.0 +--------------------------+

| 5 . Milieu de résidence actuelle |

| MI01 - Urbain 4.12 0.87 | -0.60 0.18 -0.45 0.04 0.06 | 5.0 0.7 6.2 0.1 0.1 | 0.42 0.04 0.23 0.00 0.00 |

| MI02 - Rural 3.57 1.15 | 0.69 -0.21 0.52 -0.04 -0.07 | 5.8 0.8 7.1 0.1 0.2 | 0.42 0.04 0.23 0.00 0.00 |

+------------------------------------------+--------- CONTRIBUTION CUMULEE = 10.9 1.5 13.3 0.1 0.3 +--------------------------+

| 6 . Lieu de résidence pendant l'enfance |

| LI01 - Capitale 1.32 4.84 | -0.98 0.12 -0.16 0.12 -0.79 | 4.3 0.1 0.2 0.2 8.1 | 0.20 0.00 0.00 0.00 0.13 |

| LI02 - Ville moyenne 0.60 11.85 | -0.32 0.16 -1.04 0.38 1.23 | 0.2 0.1 4.8 0.8 9.0 | 0.01 0.00 0.09 0.01 0.13 |

| LI03 - Petite ville 1.83 3.21 | -0.42 0.22 -0.29 -0.12 0.44 | 1.1 0.5 1.1 0.3 3.5 | 0.05 0.02 0.03 0.00 0.06 |

| LI04 - Village 3.95 0.95 | 0.57 -0.17 0.34 -0.04 -0.13 | 4.3 0.6 3.4 0.1 0.7 | 0.34 0.03 0.12 0.00 0.02 |

+------------------------------------------+--------- CONTRIBUTION CUMULEE = 9.9 1.3 9.6 1.3 21.3 +--------------------------+

| 7 . Méthodes contraceptives |

| CO01 - Aucune connaîssance 0.80 8.58 | 1.30 -0.89 -0.57 0.29 -0.80 | 4.6 3.5 2.0 0.6 5.1 | 0.20 0.09 0.04 0.01 0.07 |

| CO02 - Connaît, mais ne pra 5.28 0.46 | -0.08 -0.14 -0.06 -0.23 0.14 | 0.1 0.6 0.1 2.6 1.0 | 0.01 0.04 0.01 0.12 0.04 |

| CO03 - Connaît et pratique 1.61 3.78 | -0.38 0.91 0.49 0.62 -0.06 | 0.8 7.3 2.9 5.7 0.0 | 0.04 0.22 0.06 0.10 0.00 |

+------------------------------------------+--------- CONTRIBUTION CUMULEE = 5.5 11.3 5.0 8.9 6.2 +--------------------------+

| 8 . Précocité du premier rapport sexuel |

| SE01 - N'a jamais eu des ra 3.40 1.26 | -0.31 -0.91 -0.22 -0.13 0.04 | 1.1 15.4 1.2 0.5 0.1 | 0.08 0.66 0.04 0.01 0.00 |

| SE02 - sexualité précoce 3.47 1.22 | 0.31 0.64 0.26 0.02 -0.11 | 1.1 7.8 1.8 0.0 0.4 | 0.08 0.34 0.06 0.00 0.01 |

| SE03 - sexualité non précoc 0.82 8.34 | -0.03 1.05 -0.22 0.44 0.27 | 0.0 4.9 0.3 1.5 0.6 | 0.00 0.13 0.01 0.02 0.01 |

+------------------------------------------+--------- CONTRIBUTION CUMULEE = 2.3 28.1 3.3 2.0 1.0 +--------------------------+

| 9 . Précocité du mariage |

| PR01 - Non concernée 5.20 0.48 | -0.36 -0.45 0.04 0.04 0.00 | 2.3 5.8 0.1 0.1 0.0 | 0.28 0.43 0.00 0.00 0.00 |

| PR02 - Mariage précoce 2.50 2.08 | 0.76 0.94 -0.09 -0.08 -0.01 | 4.9 12.1 0.1 0.2 0.0 | 0.28 0.43 0.00 0.00 0.00 |

+------------------------------------------+--------- CONTRIBUTION CUMULEE = 7.2 17.9 0.2 0.2 0.0 +--------------------------+

| 10 . Niveau d'instruction du chef de ménage |

| NI01 - Sans niveau/maternel 1.72 3.47 | 0.88 -0.48 -0.31 0.98 -0.18 | 4.5 2.2 1.2 15.3 0.5 | 0.22 0.07 0.03 0.28 0.01 |

| NI02 - Primaire_chef 3.03 1.54 | 0.14 -0.01 0.31 -0.38 0.60 | 0.2 0.0 2.2 3.9 10.8 | 0.01 0.00 0.06 0.09 0.23 |

| NI03 - Secondaire 2.54 2.02 | -0.58 0.32 -0.01 -0.16 -0.53 | 2.9 1.4 0.0 0.6 7.1 | 0.16 0.05 0.00 0.01 0.14 |

| NI04 - Supérieur 0.40 18.37 | -1.14 0.10 -0.94 -0.39 -0.40 | 1.8 0.0 2.6 0.5 0.6 | 0.07 0.00 0.05 0.01 0.01 |

+------------------------------------------+--------- CONTRIBUTION CUMULEE = 9.3 3.6 6.0 20.3 19.0 +--------------------------+

| 11 . Sexe du chef de ménage |

| SE01 - Masculin 5.71 0.35 | 0.12 0.03 -0.16 -0.35 -0.05 | 0.3 0.0 1.1 6.6 0.2 | 0.04 0.00 0.08 0.36 0.01 |

| SE02 - Féminin 1.98 2.88 | -0.34 -0.09 0.47 1.02 0.15 | 0.8 0.1 3.2 18.9 0.5 | 0.04 0.00 0.08 0.36 0.01 |

+------------------------------------------+--------- CONTRIBUTION CUMULEE = 1.1 0.1 4.4 25.5 0.6 +--------------------------+

| 12 . Relation avec le chef de ménage |

| RE02 - Femme 1.24 5.20 | 1.28 1.01 -0.56 -0.53 -0.23 | 7.0 6.9 2.9 3.2 0.7 | 0.32 0.20 0.06 0.05 0.01 |

| RE03 - Fille 3.71 1.07 | -0.23 -0.42 0.02 -0.07 0.18 | 0.7 3.6 0.0 0.2 1.2 | 0.05 0.17 0.00 0.00 0.03 |

| RE04 - Belle-fille 0.23 32.34 | 0.63 0.98 0.97 0.37 1.06 | 0.3 1.2 1.6 0.3 2.6 | 0.01 0.03 0.03 0.00 0.03 |

| RE05 - Petite fille 0.45 16.10 | -0.03 -0.40 0.99 1.97 -0.26 | 0.0 0.4 3.3 16.0 0.3 | 0.00 0.01 0.06 0.24 0.00 |

| RE07 - Soeur 0.43 16.92 | -0.40 0.26 -0.03 -0.22 -0.19 | 0.2 0.2 0.0 0.2 0.1 | 0.01 0.00 0.00 0.00 0.00 |

| RE08 - Autre parents 1.41 4.45 | -0.45 0.10 0.02 -0.03 -0.32 | 1.0 0.1 0.0 0.0 1.4 | 0.04 0.00 0.00 0.00 0.02 |

| RE09 - Sans relation 0.22 33.66 | -0.25 0.06 -0.24 0.34 0.07 | 0.0 0.0 0.1 0.2 0.0 | 0.00 0.00 0.00 0.00 0.00 |

+------------------------------------------+--------- CONTRIBUTION CUMULEE = 9.2 12.3 7.9 20.1 6.4 +--------------------------+

| 13 . Niveau de vie |

| NI01 - Pauvre 2.39 2.22 | 0.93 -0.22 0.33 -0.13 -0.15 | 7.1 0.6 2.0 0.4 0.5 | 0.39 0.02 0.05 0.01 0.01 |

| NI02 - Moyen 1.73 3.43 | 0.17 -0.15 0.44 0.23 0.51 | 0.2 0.2 2.5 0.9 4.5 | 0.01 0.01 0.06 0.02 0.08 |

| NI03 - Riche 3.57 1.15 | -0.71 0.22 -0.44 -0.02 -0.15 | 6.1 0.9 5.1 0.0 0.8 | 0.44 0.04 0.17 0.00 0.02 |

+------------------------------------------+--------- CONTRIBUTION CUMULEE = 13.4 1.8 9.5 1.3 5.8 +--------------------------

Tableau C.1.5 : COORDONNEES ET VALEURS-TEST SUR LES AXES 1 A 5.

+---------------------------------------------+-------------------------------+------------------------------------+----------+

| MODALITES | VALEURS-TEST | COORDONNEES | |

|---------------------------------------------|-------------------------------|------------------------------------|----------|

| IDEN - LIBELLE EFF. P.ABS | 1 2 3 4 5 | 1 2 3 4 5 | DISTO. |

+---------------------------------------------+-------------------------------+------------------------------------+----------+

| 1 . Age de l'adolescente |

| AG01 - 15 ans 596 596.00 | -3.1 -26.9 -2.5 -1.3 -4.0 | -0.11 -0.97 -0.09 -0.05 -0.14 | 3.42 |

| AG02 - 16 ans 492 492.00 | -4.0 -10.9 2.4 -11.6 -0.1 | -0.16 -0.44 0.10 -0.47 0.00 | 4.35 |

| AG03 - 17 ans 482 482.00 | -0.7 0.8 3.8 7.4 -7.2 | -0.03 0.03 0.15 0.31 -0.30 | 4.46 |

| AG04 - 18 ans 571 571.00 | 5.2 17.2 -1.2 2.4 3.2 | 0.19 0.64 -0.04 0.09 0.12 | 3.61 |

| AG05 - 19 ans 493 493.00 | 2.7 20.8 -2.2 3.0 8.2 | 0.11 0.84 -0.09 0.12 0.33 | 4.34 |

+---------------------------------------------+-------------------------------+------------------------------------+----------+

| 2 . Niveau d'instruction de la fille |

| NI01 - Sans niveau d'instru 344 344.00 | 32.2 -2.6 -21.8 7.8 -12.6 | 1.62 -0.13 -1.10 0.39 -0.64 | 6.66 |

| NI02 - Primaire 1002 1002.00 | 12.8 -6.5 17.8 -13.1 15.2 | 0.32 -0.16 0.44 -0.33 0.38 | 1.63 |

| NI03 - Secondaire et + 1288 1288.00 | -34.1 8.1 -2.5 7.5 -6.2 | -0.68 0.16 -0.05 0.15 -0.12 | 1.05 |

+---------------------------------------------+-------------------------------+------------------------------------+----------+

| 3 . Ethnie |

| ET01 - Adamaoua-Oubangui 285 285.00 | 17.5 -1.8 -1.9 -13.9 -10.6 | 0.98 -0.10 -0.11 -0.78 -0.59 | 8.24 |

| ET02 - Bamileké/Bamoun 665 665.00 | -16.7 -0.1 -6.4 3.3 15.3 | -0.56 0.00 -0.22 0.11 0.51 | 2.96 |

| ET03 - Beti/Bassa/Mbam 653 653.00 | -16.2 5.9 21.5 -5.8 -22.7 | -0.55 0.20 0.73 -0.20 -0.77 | 3.03 |

| ET04 - Autres Ethnies 1031 1031.00 | 18.1 -4.0 -12.1 11.1 13.2 | 0.44 -0.10 -0.29 0.27 0.32 | 1.55 |

+---------------------------------------------+-------------------------------+------------------------------------+----------+

| 4 . Religion |

| RE01 - Catholique 1043 1043.00 | -16.6 2.0 9.1 -2.5 -11.7 | -0.40 0.05 0.22 -0.06 -0.28 | 1.53 |

| RE02 - Protestant/nouvelles 982 982.00 | -3.3 3.3 10.9 -6.8 10.5 | -0.08 0.08 0.28 -0.17 0.27 | 1.68 |

| RE03 - Musulman 438 438.00 | 21.8 -2.8 -27.7 7.9 3.8 | 0.95 -0.12 -1.21 0.35 0.17 | 5.01 |

| RE04 - Autres religions 171 171.00 | 6.4 -6.2 2.4 6.2 -3.1 | 0.48 -0.46 0.17 0.46 -0.23 | 14.40 |

+---------------------------------------------+-------------------------------+------------------------------------+----------+

| 5 . Milieu de résidence actuelle |

| MI01 - Urbain 1411 1411.00 | -33.1 9.8 -24.7 2.1 3.3 | -0.60 0.18 -0.45 0.04 0.06 | 0.87 |

| MI02 - Rural 1223 1223.00 | 33.1 -9.8 24.7 -2.1 -3.3 | 0.69 -0.21 0.52 -0.04 -0.07 | 1.15 |

+---------------------------------------------+-------------------------------+------------------------------------+----------+

| 6 . Lieu de résidence pendant l'enfance |

| LI01 - Capitale 451 451.00 | -22.7 2.8 -3.6 2.7 -18.3 | -0.98 0.12 -0.16 0.12 -0.79 | 4.84 |

| LI02 - Ville moyenne 205 205.00 | -4.8 2.4 -15.4 5.6 18.4 | -0.32 0.16 -1.04 0.38 1.23 | 11.85 |

| LI03 - Petite ville 625 625.00 | -11.9 6.4 -8.2 -3.5 12.7 | -0.42 0.22 -0.29 -0.12 0.44 | 3.21 |

| LI04 - Village 1353 1353.00 | 29.9 -8.9 18.0 -2.1 -6.8 | 0.57 -0.17 0.34 -0.04 -0.13 | 0.95 |

+---------------------------------------------+-------------------------------+------------------------------------+----------+

| 7 . Méthodes contraceptives |

| CO01 - Aucune connaîssance 275 275.00 | 22.8 -15.7 -10.0 5.0 -14.0 | 1.30 -0.89 -0.57 0.29 -0.80 | 8.58 |

| CO02 - Connaît, mais ne pra 1808 1808.00 | -6.1 -10.8 -4.7 -17.7 10.5 | -0.08 -0.14 -0.06 -0.23 0.14 | 0.46 |

| CO03 - Connaît et pratique 551 551.00 | -10.1 24.1 12.9 16.4 -1.5 | -0.38 0.91 0.49 0.62 -0.06 | 3.78 |

+---------------------------------------------+-------------------------------+------------------------------------+----------+

| 8 . Précocité du premier rapport sexuel |

| SE01 - N'a jamais eu des ra 1163 1163.00 | -14.2 -41.7 -9.9 -5.8 1.9 | -0.31 -0.91 -0.22 -0.13 0.04 | 1.26 |

| SE02 - sexualité précoce 1189 1189.00 | 14.5 30.0 12.3 0.9 -4.9 | 0.31 0.64 0.26 0.02 -0.11 | 1.22 |

| SE03 - sexualité non précoc 282 282.00 | -0.6 18.7 -3.9 7.8 4.8 | -0.03 1.05 -0.22 0.44 0.27 | 8.34 |

+---------------------------------------------+-------------------------------+------------------------------------+----------+

| 9 . Précocité du mariage |

| PR01 - Non concernée 1769 1769.00 | -26.7 -33.9 2.9 2.7 0.0 | -0.36 -0.46 0.04 0.04 0.00 | 0.49 |

| PR02 - Mariage précoce 844 844.00 | 26.9 33.1 -3.0 -2.8 -0.6 | 0.76 0.94 -0.08 -0.08 -0.02 | 2.12 |

| PR03 - Mariage non précoce 21 21.00 | -0.3 5.6 0.4 0.5 3.1 | -0.06 1.21 0.08 0.11 0.68 | 124.43 |

+---------------------------------------------+-------------------------------+------------------------------------+----------+

| 10 . Niveau d'instruction du chef de ménage |

| NI01 - Sans niveau/maternel 589 589.00 | 24.2 -13.2 -8.6 27.0 -4.8 | 0.88 -0.48 -0.31 0.98 -0.18 | 3.47 |

| NI02 - Primaire_chef 1038 1038.00 | 5.6 -0.4 12.8 -15.6 24.7 | 0.14 -0.01 0.31 -0.38 0.60 | 1.54 |

| NI03 - Secondaire 871 871.00 | -20.8 11.5 -0.5 -5.6 -19.1 | -0.58 0.32 -0.01 -0.16 -0.53 | 2.02 |

| NI04 - Supérieur 136 136.00 | -13.7 1.2 -11.2 -4.6 -4.8 | -1.14 0.10 -0.94 -0.39 -0.40 | 18.37 |

+---------------------------------------------+-------------------------------+------------------------------------+----------+

| 11 . Sexe du chef de ménage |

| SE01 - Masculin 1956 1956.00 | 10.4 2.7 -14.2 -30.8 -4.6 | 0.12 0.03 -0.16 -0.35 -0.05 | 0.35 |

| SE02 - Féminin 678 678.00 | -10.4 -2.7 14.2 30.8 4.6 | -0.34 -0.09 0.47 1.02 0.15 | 2.88 |

+---------------------------------------------+-------------------------------+------------------------------------+----------+

| 12 . Relation avec le chef de ménage |

| RE01 - Chef de ménage 52 52.00 | -0.9 6.0 3.4 8.8 1.8 | -0.12 0.82 0.47 1.20 0.25 | 49.65 |

| RE02 - Femme 414 414.00 | 28.9 22.5 -12.8 -12.0 -5.0 | 1.30 1.02 -0.58 -0.54 -0.23 | 5.36 |

| RE03 - Fille 1258 1258.00 | -11.5 -21.2 0.6 -3.9 8.8 | -0.23 -0.43 0.01 -0.08 0.18 | 1.09 |

| RE04 - Belle-fille 71 71.00 | 6.3 8.5 8.8 2.6 9.1 | 0.74 1.00 1.03 0.30 1.07 | 36.10 |

| RE05 - Petite fille 143 143.00 | 0.0 -5.7 12.3 24.0 -3.4 | 0.00 -0.46 1.00 1.95 -0.28 | 17.42 |

| RE06 - Autres relation 18 18.00 | -0.3 -0.6 -1.2 1.2 -0.3 | -0.07 -0.15 -0.29 0.28 -0.08 | 145.33 |

| RE07 - Soeur 143 143.00 | -4.8 3.0 -0.4 -3.0 -2.3 | -0.39 0.24 -0.04 -0.25 -0.18 | 17.42 |

| RE08 - Autre parents 472 472.00 | -11.0 2.2 0.5 -1.0 -7.8 | -0.46 0.09 0.02 -0.04 -0.33 | 4.58 |

| RE09 - Sans relation 63 63.00 | -2.2 -0.1 -2.0 1.6 0.1 | -0.27 -0.01 -0.25 0.20 0.01 | 40.81 |

+---------------------------------------------+-------------------------------+------------------------------------+----------+

+---------------------------------------------+-------------------------------+------------------------------------+----------+

| MODALITES | VALEURS-TEST | COORDONNEES | |

|---------------------------------------------|-------------------------------|------------------------------------|----------|

| IDEN - LIBELLE EFF. P.ABS | 1 2 3 4 5 | 1 2 3 4 5 | DISTO. |

+---------------------------------------------+-------------------------------+------------------------------------+----------+

| 13 . Niveau de vie |

| NI01 - Pauvre 817 817.00 | 32.1 -7.7 11.5 -4.5 -5.2 | 0.93 -0.22 0.33 -0.13 -0.15 | 2.22 |

| NI02 - Moyen 594 594.00 | 4.8 -4.1 12.2 6.4 14.1 | 0.17 -0.15 0.44 0.23 0.51 | 3.43 |

| NI03 - Riche 1223 1223.00 | -33.9 10.6 -20.9 -1.2 -7.0 | -0.71 0.22 -0.44 -0.02 -0.15 | 1.15 |

+---------------------------------------------+-------------------------------+------------------------------------+----------+

| 14 . Grossesse adolescente |

| GR01 - Pas enceinte 2305 2305.00 | -11.8 -13.6 -0.3 2.6 -0.5 | -0.09 -0.10 0.00 0.02 0.00 | 0.14 |

| GR02 - Enceinte 329 329.00 | 11.8 13.6 0.3 -2.6 0.5 | 0.61 0.70 0.02 -0.13 0.03 | 7.01 |

+---------------------------------------------+-------------------------------+------------------------------------+----------+

Figure C.1.1 : Caractéristiques des adolescentes selon qu'elles soient enceintes ou pas [plan factoriel (1,2)]

Figure C.1.2 : Caractéristiques des adolescentes selon qu'elles soient enceintes ou pas [plan factoriel (1,4)]

Figure C.1.3 : Caractéristiques des adolescentes selon qu'elles soient enceintes ou pas [plan factoriel (2,4)]

Figure C.2 : Résultats de l'ACM sur la redéfinition des modalités du Niveau de vie des adolescentes [plan factoriel (1,2)]

Figure C.3 : Résultats de l'ACM sur la grossesse des adolescentes selon qu'elles soient issues d'un ménage « pauvre » ou « non pauvre »

Tableau C.3.1 : APUREMENT DES MODALITES ACTIVES

A- Pour les adolescentes « Pauvres »

SEUIL (PCMIN) : 2.00 % POIDS: 28.22

AVANT APUREMENT : 12 QUESTIONS ACTIVES 46 MODALITES ASSOCIEES

APRES : 12 QUESTIONS ACTIVES 42 MODALITES ASSOCIEES

POIDS TOTAL DES INDIVIDUS ACTIFS : 1411.00

B- Pour les adolescentes « Non pauvres »

SEUIL (PCMIN) : 2.00 % POIDS: 24.46

AVANT APUREMENT : 12 QUESTIONS ACTIVES 46 MODALITES ASSOCIEES

APRES : 12 QUESTIONS ACTIVES 42 MODALITES ASSOCIEES

POIDS TOTAL DES INDIVIDUS ACTIFS : 1223.00

Tableau C.3.2 : TRI-A-PLAT DES QUESTIONS ACTIVES

A- Pour les adolescentes « Pauvres »

----------------------------+-----------------+----------------------------------------------------------------------------------

MODALITES | AVANT APUREMENT | APRES APUREMENT

IDENT LIBELLE | EFF. POIDS | EFF. POIDS HISTOGRAMME DES POIDS RELATIFS

----------------------------+-----------------+----------------------------------------------------------------------------------

1 . Age de l'adolescente

AG01 - 15 ans | 334 334.00 | 334 334.00 ***************

AG02 - 16 ans | 267 267.00 | 267 267.00 ************

AG03 - 17 ans | 249 249.00 | 249 249.00 ***********

AG04 - 18 ans | 313 313.00 | 313 313.00 **************

AG05 - 19 ans | 248 248.00 | 248 248.00 ***********

----------------------------+-----------------+----------------------------------------------------------------------------------

2 . Niveau d'instruction de la fille

NI01 - Sans niveau d'instru | 303 303.00 | 303 303.00 *************

NI02 - Primaire | 693 693.00 | 693 693.00 ******************************

NI03 - Secondaire et + | 415 415.00 | 415 415.00 ******************

----------------------------+-----------------+----------------------------------------------------------------------------------

3 . Ethnie

ET01 - Adamaoua-Oubangui | 223 223.00 | 223 223.00 **********

ET02 - Bamiléké/Bamoun | 267 267.00 | 267 267.00 ************

ET03 - Béti/Bassa/Mbam | 280 280.00 | 280 280.00 ************

ET04 - Autres Ethnies | 641 641.00 | 641 641.00 ****************************

----------------------------+-----------------+----------------------------------------------------------------------------------

4 . Religion

RE01 - Catholique | 480 480.00 | 480 480.00 *********************

RE02 - Protestant/nouvelles | 533 533.00 | 533 533.00 ***********************

RE03 - Musulman | 278 278.00 | 278 278.00 ************

RE04 - Autres religions | 120 120.00 | 120 120.00 ******

----------------------------+-----------------+----------------------------------------------------------------------------------

5 . Milieu de résidence actuelle

MI01 - Urbain | 328 328.00 | 328 328.00 **************

MI02 - Rural | 1083 1083.00 | 1083 1083.00 ***********************************************

----------------------------+-----------------+----------------------------------------------------------------------------------

6 . Lieu de résidence pendant l'enfance

LI01 - Capitale | 88 88.00 | 88 88.00 ****

LI02 - Ville moyenne | 62 62.00 | 62 62.00 ***

LI03 - Petite ville | 250 250.00 | 250 250.00 ***********

LI04 - Village | 1011 1011.00 | 1011 1011.00 *******************************************

----------------------------+-----------------+----------------------------------------------------------------------------------

7 . Méthodes contraceptives

CO01 - Aucune connaissance | 236 236.00 | 236 236.00 ***********

CO02 - Connaît, mais ne pra | 945 945.00 | 945 945.00 *****************************************

CO03 - Connaît et pratique | 230 230.00 | 230 230.00 **********

----------------------------+-----------------+----------------------------------------------------------------------------------

8 . Précocité du premier rapport sexuel

SE01 - N'a jamais eu des ra | 562 562.00 | 562 562.00 ************************

SE02 - sexualité précoce | 715 715.00 | 715 715.00 *******************************

SE03 - sexualité non précoc | 134 134.00 | 134 134.00 ******

----------------------------+-----------------+----------------------------------------------------------------------------------

9 . Précocité du mariage

PR01 - Non concernée | 836 836.00 | 840 840.00 ************************************

PR02 - Mariage précoce | 567 567.00 | 571 571.00 *************************

PR03 - Mariage non précoce | 8 8.00 | === VENTILEE ===

----------------------------+-----------------+----------------------------------------------------------------------------------

10 . Niveau d'instruction du chef de ménage

NI01 - Sans niveau/maternel | 481 481.00 | 482 482.00 *********************

NI02 - Primaire_chef | 651 651.00 | 651 651.00 ****************************

NI03 - Secondaire | 276 276.00 | 278 278.00 ************

NI04 - Supérieur | 3 3.00 | === VENTILEE ===

----------------------------+-----------------+----------------------------------------------------------------------------------

11 . Sexe du chef de ménage

SE01 - Masculin | 1062 1062.00 | 1062 1062.00 **********************************************

SE02 - Féminin | 349 349.00 | 349 349.00 ***************

----------------------------+-----------------+----------------------------------------------------------------------------------

12 . Relation avec le chef de ménage

RE01 - Chef de ménage | 30 30.00 | 33 33.00 **

RE02 - Femme | 300 300.00 | 303 303.00 *************

RE03 - Fille | 672 672.00 | 675 675.00 *****************************

RE04 - Belle-fille | 58 58.00 | 62 62.00 ***

RE05 - Petite fille | 86 86.00 | 89 89.00 ****

RE06 - Autres relation | 4 4.00 | === VENTILEE ===

RE07 - Soeur | 53 53.00 | 59 59.00 ***

RE08 - Autre parents | 186 186.00 | 190 190.00 *********

RE09 - Sans relation | 22 22.00 | === VENTILEE ===

----------------------------+-----------------+----------------------------------------------------------------------------------

B- Pour les adolescentes « Non pauvres »

----------------------------+-----------------+----------------------------------------------------------------------------------

MODALITES | AVANT APUREMENT | APRES APUREMENT

IDENT LIBELLE | EFF. POIDS | EFF. POIDS HISTOGRAMME DES POIDS RELATIFS

----------------------------+-----------------+----------------------------------------------------------------------------------

1 . Age de l'adolescente

AG01 - 15 ans | 262 262.00 | 262 262.00 *************

AG02 - 16 ans | 225 225.00 | 225 225.00 ************

AG03 - 17 ans | 233 233.00 | 233 233.00 ************

AG04 - 18 ans | 258 258.00 | 258 258.00 *************

AG05 - 19 ans | 245 245.00 | 245 245.00 *************

----------------------------+-----------------+----------------------------------------------------------------------------------

2 . Niveau d'instruction de la fille

NI01 - Sans niveau d'instru | 41 41.00 | 41 41.00 ***

NI02 - Primaire | 309 309.00 | 309 309.00 ****************

NI03 - Secondaire et + | 873 873.00 | 873 873.00 *******************************************

----------------------------+-----------------+----------------------------------------------------------------------------------

3 . Ethnie

ET01 - Adamaoua-Oubangui | 62 62.00 | 62 62.00 ****

ET02 - Bamiléké/Bamoun | 398 398.00 | 398 398.00 ********************

ET03 - Béti/Bassa/Mbam | 373 373.00 | 373 373.00 *******************

ET04 - Autres Ethnies | 390 390.00 | 390 390.00 ********************

----------------------------+-----------------+----------------------------------------------------------------------------------

4 . Religion

RE01 - Catholique | 563 563.00 | 563 563.00 ****************************

RE02 - Protestant/nouvelles | 449 449.00 | 449 449.00 ***********************

RE03 - Musulman | 160 160.00 | 160 160.00 ********

RE04 - Autres religions | 51 51.00 | 51 51.00 ***

----------------------------+-----------------+----------------------------------------------------------------------------------

5 . Milieu de résidence actuelle

MI01 - Urbain | 1083 1083.00 | 1083 1083.00 ******************************************************

MI02 - Rural | 140 140.00 | 140 140.00 *******

----------------------------+-----------------+----------------------------------------------------------------------------------

6 . Lieu de résidence pendant l'enfance

LI01 - Capitale | 363 363.00 | 363 363.00 ******************

LI02 - Ville moyenne | 143 143.00 | 143 143.00 ********

LI03 - Petite ville | 375 375.00 | 375 375.00 *******************

LI04 - Village | 342 342.00 | 342 342.00 *****************

----------------------------+-----------------+----------------------------------------------------------------------------------

7 . Méthodes contraceptives

CO01 - Aucune connaîssance | 39 39.00 | 39 39.00 **

CO02 - Connaît, mais ne pra | 863 863.00 | 863 863.00 *******************************************

CO03 - Connaît et pratique | 321 321.00 | 321 321.00 ****************

----------------------------+-----------------+----------------------------------------------------------------------------------

8 . Précocité du premier rapport sexuel

SE01 - N'a jamais eu des ra | 601 601.00 | 601 601.00 ******************************

SE02 - sexualité précoce | 474 474.00 | 474 474.00 ************************

SE03 - sexualité non précoc | 148 148.00 | 148 148.00 ********

----------------------------+-----------------+----------------------------------------------------------------------------------

9 . Précocité du mariage

PR01 - Non concernée | 933 933.00 | 941 941.00 ***********************************************

PR02 - Mariage précoce | 277 277.00 | 282 282.00 **************

PR03 - Mariage non précoce | 13 13.00 | === VENTILEE ===

----------------------------+-----------------+----------------------------------------------------------------------------------

10 . Niveau d'instruction du chef de ménage

NI01 - Sans niveau/maternel | 108 108.00 | 108 108.00 ******

NI02 - Primaire_chef | 387 387.00 | 387 387.00 *******************

NI03 - Secondaire | 595 595.00 | 595 595.00 ******************************

NI04 - Supérieur | 133 133.00 | 133 133.00 *******

----------------------------+-----------------+----------------------------------------------------------------------------------

11 . Sexe du chef de ménage

SE01 - Masculin | 894 894.00 | 894 894.00 ********************************************

SE02 - Féminin | 329 329.00 | 329 329.00 *****************

----------------------------+-----------------+----------------------------------------------------------------------------------

12 . Relation avec le chef de ménage

RE01 - Chef de ménage | 22 22.00 | === VENTILEE ===

RE02 - Femme | 114 114.00 | 125 125.00 *******

RE03 - Fille | 586 586.00 | 593 593.00 ******************************

RE04 - Belle-fille | 13 13.00 | === VENTILEE ===

RE05 - Petite fille | 57 57.00 | 63 63.00 ****

RE06 - Autres relation | 14 14.00 | === VENTILEE ===

RE07 - Soeur | 90 90.00 | 98 98.00 *****

RE08 - Autre parents | 286 286.00 | 294 294.00 ***************

RE09 - Sans relation | 41 41.00 | 50 50.00 ***

----------------------------+-----------------+----------------------------------------------------------------------------------

Tableau C.3.3 : HISTOGRAMME DES PREMIERES VALEURS PROPRES

A- Pour les adolescentes « Pauvres »

+--------+------------+----------+----------+----------------------------------------------------------------------------------+

| NUMERO | VALEUR | POURCENT.| POURCENT.| |

| | PROPRE | | CUMULE | |

+--------+------------+----------+----------+----------------------------------------------------------------------------------+

| 1 | 0.2595 | 10.38 | 10.38 | ******************************************************************************** |

| 2 | 0.2079 | 8.32 | 18.70 | ***************************************************************** |

| 3 | 0.1400 | 5.60 | 24.29 | ******************************************** |

| 4 | 0.1221 | 4.89 | 29.18 | ************************************** |

| 5 | 0.1130 | 4.52 | 33.70 | *********************************** |

| 6 | 0.1068 | 4.27 | 37.97 | ********************************* |

| 7 | 0.1008 | 4.03 | 42.00 | ******************************** |

| 8 | 0.0939 | 3.75 | 45.76 | ***************************** |

| 9 | 0.0910 | 3.64 | 49.40 | ***************************** |

| 10 | 0.0903 | 3.61 | 53.01 | **************************** |

| 11 | 0.0886 | 3.55 | 56.56 | **************************** |

| 12 | 0.0844 | 3.38 | 59.93 | *************************** |

| 13 | 0.0818 | 3.27 | 63.20 | ************************** |

| 14 | 0.0813 | 3.25 | 66.46 | ************************** |

| 15 | 0.0808 | 3.23 | 69.69 | ************************* |

B- Pour les adolescentes « Non pauvres »

HISTOGRAMME DES 30 PREMIERES VALEURS PROPRES

+--------+------------+----------+----------+----------------------------------------------------------------------------------+

| NUMERO | VALEUR | POURCENT.| POURCENT.| |

| | PROPRE | | CUMULE | |

+--------+------------+----------+----------+----------------------------------------------------------------------------------+

| 1 | 0.2230 | 8.92 | 8.92 | ******************************************************************************** |

| 2 | 0.1832 | 7.33 | 16.25 | ****************************************************************** |

| 3 | 0.1302 | 5.21 | 21.45 | *********************************************** |

| 4 | 0.1190 | 4.76 | 26.21 | ******************************************* |

| 5 | 0.1084 | 4.34 | 30.55 | *************************************** |

| 6 | 0.1026 | 4.10 | 34.66 | ************************************* |

| 7 | 0.0980 | 3.92 | 38.58 | ************************************ |

| 8 | 0.0957 | 3.83 | 42.40 | *********************************** |

| 9 | 0.0935 | 3.74 | 46.14 | ********************************** |

| 10 | 0.0883 | 3.53 | 49.68 | ******************************** |

| 11 | 0.0860 | 3.44 | 53.12 | ******************************* |

| 12 | 0.0860 | 3.44 | 56.56 | ******************************* |

| 13 | 0.0828 | 3.31 | 59.87 | ****************************** |

| 14 | 0.0809 | 3.24 | 63.10 | ****************************** |

| 15 | 0.0805 | 3.22 | 66.32 | ***************************** |

| 16 | 0.0795 | 3.18 | 69.50 | ***************************** |

| 17 | 0.0759 | 3.03 | 72.54 | **************************** |

| 18 | 0.0736 | 2.95 | 75.48 | *************************** |

| 19 | 0.0727 | 2.91 | 78.39 | *************************** |

| 20 | 0.0684 | 2.74 | 81.13 | ************************* |

| 21 | 0.0649 | 2.59 | 83.72 | ************************ |

| 22 | 0.0622 | 2.49 | 86.21 | *********************** |

| 23 | 0.0585 | 2.34 | 88.55 | ********************* |

| 24 | 0.0526 | 2.10 | 90.65 | ******************* |

| 25 | 0.0485 | 1.94 | 92.59 | ****************** |

| 26 | 0.0458 | 1.83 | 94.43 | ***************** |

| 27 | 0.0442 | 1.77 | 96.20 | **************** |

| 28 | 0.0410 | 1.64 | 97.84 | *************** |

| 29 | 0.0306 | 1.22 | 99.06 | *********** |

| 30 | 0.0235 | 0.94 | 100.00 | ********* |

+--------+------------+----------+----------+----------------------------------------------------------------------------------+

Tableau C.3.4 : COORDONNEES, CONTRIBUTIONS ET COSINUS CARRES DES MODALITES ACTIVES SUR LES AXES 1 A 5.

A- Pour les adolescentes « Pauvres »

+------------------------------------------+-------------------------------+--------------------------+--------------------------+

| MODALITES | COORDONNEES | CONTRIBUTIONS | COSINUS CARRES |

|------------------------------------------+-------------------------------+--------------------------+--------------------------|

| IDEN - LIBELLE P.REL DISTO | 1 2 3 4 5 | 1 2 3 4 5 | 1 2 3 4 5 |

+------------------------------------------+-------------------------------+--------------------------+--------------------------+

| 1 . Age de l'adolescente |

| AG01 - 15 ans 1.97 3.22 | 0.40 -0.94 0.02 0.23 -0.30 | 1.2 8.4 0.0 0.9 1.6 | 0.05 0.27 0.00 0.02 0.03 |

| AG02 - 16 ans 1.58 4.28 | 0.35 -0.23 0.35 0.23 0.36 | 0.7 0.4 1.4 0.7 1.8 | 0.03 0.01 0.03 0.01 0.03 |

| AG03 - 17 ans 1.47 4.67 | -0.04 0.09 0.03 -0.51 -0.20 | 0.0 0.1 0.0 3.2 0.5 | 0.00 0.00 0.00 0.06 0.01 |

| AG04 - 18 ans 1.85 3.51 | -0.41 0.55 -0.17 0.01 -0.26 | 1.2 2.7 0.4 0.0 1.1 | 0.05 0.09 0.01 0.00 0.02 |

| AG05 - 19 ans 1.46 4.69 | -0.36 0.73 -0.23 -0.06 0.54 | 0.7 3.8 0.6 0.0 3.8 | 0.03 0.11 0.01 0.00 0.06 |

+------------------------------------------+--------- CONTRIBUTION CUMULEE = 3.9 15.3 2.4 4.8 8.8 +--------------------------+

| 2 . Niveau d'instruction de la fille |

| NI01 - Sans niveau d'instru 1.79 3.66 | -1.27 -0.61 -0.35 0.02 -0.45 | 11.2 3.2 1.5 0.0 3.3 | 0.44 0.10 0.03 0.00 0.06 |

| NI02 - Primaire 4.09 1.04 | 0.09 -0.05 0.29 0.05 0.36 | 0.1 0.0 2.5 0.1 4.6 | 0.01 0.00 0.08 0.00 0.12 |

| NI03 - Secondaire et + 2.45 2.40 | 0.77 0.53 -0.23 -0.09 -0.27 | 5.6 3.3 1.0 0.2 1.5 | 0.25 0.12 0.02 0.00 0.03 |

+------------------------------------------+--------- CONTRIBUTION CUMULEE = 16.9 6.5 5.0 0.2 9.4 +--------------------------+

| 3 . Ethnie |

| ET01 - Adamaoua-Oubangui 1.32 5.33 | -0.74 -0.29 0.31 0.13 0.47 | 2.8 0.5 0.9 0.2 2.6 | 0.10 0.02 0.02 0.00 0.04 |

| ET02 - Bamileké/Bamoun 1.58 4.28 | 0.63 0.20 -0.79 0.02 1.10 | 2.4 0.3 7.1 0.0 17.0 | 0.09 0.01 0.15 0.00 0.28 |

| ET03 - Beti/Bassa/Mbam 1.65 4.04 | 0.72 0.51 1.01 -0.16 -0.52 | 3.3 2.1 12.1 0.3 4.0 | 0.13 0.07 0.25 0.01 0.07 |

| ET04 - Autres Ethnies 3.79 1.20 | -0.32 -0.21 -0.22 0.02 -0.40 | 1.5 0.8 1.3 0.0 5.3 | 0.09 0.04 0.04 0.00 0.13 |

+------------------------------------------+--------- CONTRIBUTION CUMULEE = 10.1 3.7 21.3 0.5 28.8 +--------------------------+

| 4 . Religion |

| RE01 - Catholique 2.83 1.94 | 0.45 0.27 0.20 -0.08 -0.17 | 2.2 1.0 0.8 0.1 0.7 | 0.10 0.04 0.02 0.00 0.01 |

| RE02 - Protestant/nouvelles 3.15 1.65 | 0.16 0.17 0.23 0.10 -0.01 | 0.3 0.4 1.2 0.3 0.0 | 0.02 0.02 0.03 0.01 0.00 |

| RE03 - Musulman 1.64 4.08 | -1.05 -0.51 -0.62 0.37 -0.34 | 6.9 2.0 4.4 1.8 1.7 | 0.27 0.06 0.09 0.03 0.03 |

| RE04 - Autres religions 0.71 10.76 | -0.09 -0.64 -0.37 -1.00 1.50 | 0.0 1.4 0.7 5.8 14.2 | 0.00 0.04 0.01 0.09 0.21 |

+------------------------------------------+--------- CONTRIBUTION CUMULEE = 9.5 4.8 7.1 8.0 16.6 +--------------------------+

| 5 . Milieu de résidence actuelle |

| MI01 - Urbain 1.94 3.30 | 0.43 0.28 -1.07 0.84 -0.10 | 1.4 0.7 15.9 11.3 0.2 | 0.06 0.02 0.35 0.22 0.00 |

| MI02 - Rural 6.40 0.30 | -0.13 -0.08 0.32 -0.26 0.03 | 0.4 0.2 4.8 3.4 0.1 | 0.06 0.02 0.35 0.22 0.00 |

+------------------------------------------+--------- CONTRIBUTION CUMULEE = 1.8 0.9 20.7 14.7 0.2 +--------------------------+

| 6 . Lieu de résidence pendant l'enfance |

| LI01 - Capitale 0.52 15.03 | 1.11 0.47 0.09 0.60 -0.30 | 2.5 0.6 0.0 1.5 0.4 | 0.08 0.01 0.00 0.02 0.01 |

| LI02 - Ville moyenne 0.37 21.76 | 0.35 0.17 -1.72 0.21 0.05 | 0.2 0.0 7.7 0.1 0.0 | 0.01 0.00 0.14 0.00 0.00 |

| LI03 - Petite ville 1.48 4.64 | 0.36 0.45 -0.70 0.75 0.04 | 0.7 1.5 5.2 6.8 0.0 | 0.03 0.04 0.11 0.12 0.00 |

| LI04 - Village 5.97 0.40 | -0.21 -0.16 0.27 -0.25 0.01 | 1.0 0.8 3.1 3.1 0.0 | 0.11 0.07 0.19 0.16 0.00 |

+------------------------------------------+--------- CONTRIBUTION CUMULEE = 4.4 2.8 16.0 11.5 0.5 +--------------------------+

| 7 . Méthodes contraceptives |

| CO01 - Aucune connaîssance 1.39 4.98 | -0.77 -1.06 -0.01 -0.15 -0.50 | 3.2 7.5 0.0 0.2 3.1 | 0.12 0.22 0.00 0.00 0.05 |

| CO02 - Connaît, mais ne pra 5.58 0.49 | 0.10 0.00 0.08 0.19 0.23 | 0.2 0.0 0.3 1.6 2.5 | 0.02 0.00 0.01 0.07 0.10 |

| CO03 - Connaît et pratique 1.36 5.13 | 0.38 1.09 -0.33 -0.63 -0.41 | 0.8 7.8 1.1 4.4 2.0 | 0.03 0.23 0.02 0.08 0.03 |

+------------------------------------------+--------- CONTRIBUTION CUMULEE = 4.2 15.3 1.3 6.2 7.7 +--------------------------+

| 8 . Précocité du premier rapport sexuel |

| SE01 - N'a jamais eu des ra 3.32 1.51 | 0.55 -0.93 -0.02 0.15 0.09 | 3.8 13.9 0.0 0.6 0.2 | 0.20 0.58 0.00 0.02 0.01 |

| SE02 - sexualité précoce 4.22 0.97 | -0.35 0.58 0.12 -0.11 -0.08 | 1.9 6.9 0.4 0.4 0.2 | 0.12 0.35 0.01 0.01 0.01 |

| SE03 - sexualité non précoc 0.79 9.53 | -0.45 0.79 -0.53 -0.03 0.06 | 0.6 2.4 1.6 0.0 0.0 | 0.02 0.07 0.03 0.00 0.00 |

+------------------------------------------+--------- CONTRIBUTION CUMULEE = 6.4 23.2 2.0 1.1 0.5 +--------------------------+

| 9 . Précocité du mariage |

| PR01 - Non concernée 4.96 0.68 | 0.58 -0.43 0.00 0.00 -0.09 | 6.4 4.3 0.0 0.0 0.4 | 0.49 0.27 0.00 0.00 0.01 |

| PR02 - Mariage précoce 3.37 1.47 | -0.85 0.63 0.00 0.00 0.14 | 9.3 6.4 0.0 0.0 0.6 | 0.49 0.27 0.00 0.00 0.01 |

+------------------------------------------+--------- CONTRIBUTION CUMULEE = 15.7 10.7 0.0 0.0 1.0 +--------------------------+

| 10 . Niveau d'instruction du chef de ménage |

| NI01 - Sans niveau/maternel 2.85 1.93 | -0.45 -0.60 -0.51 -0.47 -0.09 | 2.2 4.9 5.3 5.1 0.2 | 0.10 0.19 0.14 0.11 0.00 |

| NI02 - Primaire_chef 3.84 1.17 | 0.12 0.18 0.22 0.19 0.35 | 0.2 0.6 1.4 1.2 4.1 | 0.01 0.03 0.04 0.03 0.10 |

| NI03 - Secondaire 1.64 4.08 | 0.49 0.61 0.37 0.36 -0.65 | 1.5 3.0 1.6 1.7 6.1 | 0.06 0.09 0.03 0.03 0.10 |

+------------------------------------------+--------- CONTRIBUTION CUMULEE = 4.0 8.5 8.3 7.9 10.3 +--------------------------+

| 11 . Sexe du chef de ménage |

| SE01 - Masculin 6.27 0.33 | -0.21 -0.04 0.22 0.31 0.02 | 1.1 0.0 2.1 4.8 0.0 | 0.13 0.00 0.14 0.29 0.00 |

| SE02 - Féminin 2.06 3.04 | 0.64 0.11 -0.66 -0.93 -0.05 | 3.2 0.1 6.4 14.7 0.1 | 0.13 0.00 0.14 0.29 0.00 |

+------------------------------------------+--------- CONTRIBUTION CUMULEE = 4.3 0.1 8.5 19.5 0.1 +--------------------------+

| 12 . Relation avec le chef de ménage |

| RE01 - Chef de ménage 0.19 41.76 | 0.27 1.26 -2.04 -1.33 -1.71 | 0.1 1.5 5.8 2.8 5.1 | 0.00 0.04 0.10 0.04 0.07 |

| RE02 - Femme 1.79 3.66 | -1.42 0.44 0.17 0.33 0.11 | 13.8 1.6 0.4 1.6 0.2 | 0.55 0.05 0.01 0.03 0.00 |

| RE03 - Fille 3.99 1.09 | 0.43 -0.38 -0.08 0.20 0.09 | 2.8 2.7 0.2 1.3 0.3 | 0.17 0.13 0.01 0.04 0.01 |

| RE04 - Belle-fille 0.37 21.76 | -0.52 0.97 -0.08 -0.51 1.37 | 0.4 1.7 0.0 0.8 6.1 | 0.01 0.04 0.00 0.01 0.09 |

| RE05 - Petite fille 0.53 14.85 | 0.50 -0.30 0.03 -2.08 0.00 | 0.5 0.2 0.0 18.6 0.0 | 0.02 0.01 0.00 0.29 0.00 |

| RE07 - Soeur 0.35 22.92 | 0.23 0.13 0.53 0.35 -1.09 | 0.1 0.0 0.7 0.3 3.7 | 0.00 0.00 0.01 0.01 0.05 |

| RE08 - Autre parents 1.12 6.43 | 0.56 0.21 0.21 0.03 -0.29 | 1.3 0.2 0.4 0.0 0.9 | 0.05 0.01 0.01 0.00 0.01 |

+------------------------------------------+--------- CONTRIBUTION CUMULEE = 19.0 8.0 7.4 25.5 16.1 +--------------------------

B- Pour les adolescentes « Non pauvres »

+------------------------------------------+-------------------------------+--------------------------+--------------------------+

| MODALITES | COORDONNEES | CONTRIBUTIONS | COSINUS CARRES |

|------------------------------------------+-------------------------------+--------------------------+--------------------------|

| IDEN - LIBELLE P.REL DISTO | 1 2 3 4 5 | 1 2 3 4 5 | 1 2 3 4 5 |

+------------------------------------------+-------------------------------+--------------------------+--------------------------+

| 1 . Age de l'adolescente |

| AG01 - 15 ans 1.79 3.67 | -0.54 -0.68 -0.25 -0.05 -0.56 | 2.3 4.5 0.9 0.0 5.2 | 0.08 0.13 0.02 0.00 0.09 |

| AG02 - 16 ans 1.53 4.44 | -0.41 -0.38 -0.01 0.18 0.07 | 1.2 1.2 0.0 0.4 0.1 | 0.04 0.03 0.00 0.01 0.00 |

| AG03 - 17 ans 1.59 4.25 | -0.08 0.07 -0.37 -0.18 -0.18 | 0.0 0.0 1.7 0.4 0.5 | 0.00 0.00 0.03 0.01 0.01 |

| AG04 - 18 ans 1.76 3.74 | 0.40 0.43 0.23 0.00 0.28 | 1.3 1.7 0.7 0.0 1.3 | 0.04 0.05 0.01 0.00 0.02 |

| AG05 - 19 ans 1.67 3.99 | 0.60 0.56 0.39 0.06 0.42 | 2.7 2.9 1.9 0.0 2.7 | 0.09 0.08 0.04 0.00 0.04 |

+------------------------------------------+--------- CONTRIBUTION CUMULEE = 7.5 10.4 5.2 0.9 9.6 +--------------------------+

| 2 . Niveau d'instruction de la fille |

| NI01 - Sans niveau d'instru 0.28 28.83 | 2.68 -1.85 0.92 -0.69 -0.21 | 9.0 5.2 1.8 1.1 0.1 | 0.25 0.12 0.03 0.02 0.00 |

| NI02 - Primaire 2.11 2.96 | 0.45 -0.38 -0.54 0.42 -0.18 | 1.9 1.7 4.7 3.1 0.6 | 0.07 0.05 0.10 0.06 0.01 |

| NI03 - Secondaire et + 5.95 0.40 | -0.29 0.22 0.15 -0.12 0.07 | 2.2 1.6 1.0 0.7 0.3 | 0.20 0.12 0.05 0.03 0.01 |

+------------------------------------------+--------- CONTRIBUTION CUMULEE = 13.1 8.5 7.5 4.9 1.1 +--------------------------+

| 3 . Ethnie |

| ET01 - Adamaoua-Oubangui 0.42 18.73 | 0.40 -0.25 0.06 1.21 -0.27 | 0.3 0.1 0.0 5.2 0.3 | 0.01 0.00 0.00 0.08 0.00 |

| ET02 - Bamileké/Bamoun 2.71 2.07 | -0.33 0.07 0.60 -0.03 -0.03 | 1.4 0.1 7.6 0.0 0.0 | 0.05 0.00 0.18 0.00 0.00 |

| ET03 - Beti/Bassa/Mbam 2.54 2.28 | -0.30 0.58 -0.47 -0.04 -0.53 | 1.0 4.7 4.3 0.0 6.7 | 0.04 0.15 0.10 0.00 0.13 |

| ET04 - Autres Ethnies 2.66 2.14 | 0.56 -0.59 -0.18 -0.12 0.58 | 3.8 5.0 0.6 0.3 8.3 | 0.15 0.16 0.01 0.01 0.16 |

+------------------------------------------+--------- CONTRIBUTION CUMULEE = 6.4 9.9 12.6 5.6 15.3 +--------------------------+

| 4 . Religion |

| RE01 - Catholique 3.84 1.17 | -0.33 0.24 0.02 -0.02 -0.17 | 1.8 1.2 0.0 0.0 1.0 | 0.09 0.05 0.00 0.00 0.02 |

| RE02 - Protestant/nouvelles 3.06 1.72 | -0.02 0.17 -0.18 0.14 0.28 | 0.0 0.5 0.8 0.5 2.2 | 0.00 0.02 0.02 0.01 0.05 |

| RE03 - Musulman 1.09 6.64 | 1.18 -1.40 0.43 -0.48 0.07 | 6.8 11.7 1.6 2.1 0.1 | 0.21 0.30 0.03 0.03 0.00 |

| RE04 - Autres religions 0.35 22.98 | 0.09 0.25 0.06 0.44 -0.81 | 0.0 0.1 0.0 0.6 2.1 | 0.00 0.00 0.00 0.01 0.03 |

+------------------------------------------+--------- CONTRIBUTION CUMULEE = 8.7 13.5 2.3 3.2 5.4 +--------------------------+

| 5 . Milieu de résidence actuelle |

| MI01 - Urbain 7.38 0.13 | -0.05 0.02 0.18 -0.06 0.01 | 0.1 0.0 1.9 0.2 0.0 | 0.02 0.00 0.25 0.03 0.00 |

| MI02 - Rural 0.95 7.74 | 0.39 -0.16 -1.40 0.49 -0.11 | 0.6 0.1 14.3 1.9 0.1 | 0.02 0.00 0.25 0.03 0.00 |

+------------------------------------------+--------- CONTRIBUTION CUMULEE = 0.7 0.1 16.2 2.1 0.1 +--------------------------+

| 6 . Lieu de résidence pendant l'enfance |

| LI01 - Capitale 2.47 2.37 | -0.49 0.32 0.28 -0.52 -0.42 | 2.7 1.4 1.5 5.6 3.9 | 0.10 0.04 0.03 0.11 0.07 |

| LI02 - Ville moyenne 0.97 7.55 | 0.47 -0.50 1.00 -0.17 0.10 | 1.0 1.3 7.4 0.2 0.1 | 0.03 0.03 0.13 0.00 0.00 |

| LI03 - Petite ville 2.56 2.26 | -0.05 0.02 0.23 0.16 0.36 | 0.0 0.0 1.0 0.5 3.1 | 0.00 0.00 0.02 0.01 0.06 |

| LI04 - Village 2.33 2.58 | 0.38 -0.15 -0.96 0.45 0.00 | 1.5 0.3 16.7 3.9 0.0 | 0.05 0.01 0.36 0.08 0.00 |

+------------------------------------------+--------- CONTRIBUTION CUMULEE = 5.1 3.0 26.6 10.3 7.1 +--------------------------+

| 7 . Méthodes contraceptives |

| CO01 - Aucune connaîssance 0.27 30.36 | 0.83 -2.41 -0.74 -0.51 -0.50 | 0.8 8.4 1.1 0.6 0.6 | 0.02 0.19 0.02 0.01 0.01 |

| CO02 - Connaît, mais ne pra 5.88 0.42 | -0.16 -0.26 0.13 0.16 -0.11 | 0.7 2.1 0.8 1.3 0.7 | 0.06 0.16 0.04 0.06 0.03 |

| CO03 - Connaît et pratique 2.19 2.81 | 0.33 0.98 -0.27 -0.37 0.36 | 1.1 11.5 1.2 2.5 2.6 | 0.04 0.34 0.03 0.05 0.05 |

+------------------------------------------+--------- CONTRIBUTION CUMULEE = 2.6 22.1 3.2 4.3 3.9 +--------------------------+

| 8 . Précocité du premier rapport sexuel |

| SE01 - N'a jamais eu des ra 4.10 1.03 | -0.61 -0.64 0.11 0.11 -0.03 | 6.8 9.1 0.4 0.4 0.0 | 0.36 0.39 0.01 0.01 0.00 |

| SE02 - sexualité précoce 3.23 1.58 | 0.63 0.49 -0.30 -0.14 -0.32 | 5.8 4.2 2.2 0.5 3.0 | 0.25 0.15 0.06 0.01 0.06 |

| SE03 - sexualité non précoc 1.01 7.26 | 0.44 1.01 0.49 0.00 1.16 | 0.9 5.7 1.9 0.0 12.5 | 0.03 0.14 0.03 0.00 0.18 |

+------------------------------------------+--------- CONTRIBUTION CUMULEE = 13.5 19.0 4.4 0.9 15.5 +--------------------------+

| 9 . Précocité du mariage |

| PR01 - Non concernée 6.41 0.30 | -0.40 -0.16 -0.08 -0.02 0.12 | 4.6 0.9 0.3 0.0 0.8 | 0.53 0.08 0.02 0.00 0.05 |

| PR02 - Mariage précoce 1.92 3.34 | 1.33 0.53 0.28 0.08 -0.39 | 15.2 2.9 1.1 0.1 2.8 | 0.53 0.08 0.02 0.00 0.05 |

+------------------------------------------+--------- CONTRIBUTION CUMULEE = 19.8 3.8 1.5 0.1 3.6 +--------------------------+

| 10 . Niveau d'instruction du chef de ménage |

| NI01 - Sans niveau/maternel 0.74 10.32 | 0.69 -0.94 -0.47 -1.66 0.61 | 1.6 3.5 1.3 17.0 2.5 | 0.05 0.08 0.02 0.27 0.04 |

| NI02 - Primaire_chef 2.64 2.16 | 0.19 -0.29 0.08 0.04 0.00 | 0.4 1.2 0.1 0.0 0.0 | 0.02 0.04 0.00 0.00 0.00 |

| NI03 - Secondaire 4.05 1.06 | -0.11 0.33 -0.02 0.11 -0.38 | 0.2 2.5 0.0 0.4 5.5 | 0.01 0.11 0.00 0.01 0.14 |

| NI04 - Supérieur 0.91 8.20 | -0.63 0.11 0.24 0.75 1.23 | 1.6 0.1 0.4 4.3 12.7 | 0.05 0.00 0.01 0.07 0.18 |

+------------------------------------------+--------- CONTRIBUTION CUMULEE = 3.8 7.3 1.8 21.7 20.7 +--------------------------+

| 11 . Sexe du chef de ménage |

| SE01 - Masculin 6.09 0.37 | 0.06 -0.09 0.13 0.33 -0.02 | 0.1 0.3 0.8 5.5 0.0 | 0.01 0.02 0.05 0.29 0.00 |

| SE02 - Féminin 2.24 2.72 | -0.17 0.25 -0.35 -0.89 0.06 | 0.3 0.7 2.1 15.1 0.1 | 0.01 0.02 0.05 0.29 0.00 |

+------------------------------------------+--------- CONTRIBUTION CUMULEE = 0.4 1.0 2.9 20.6 0.1 +--------------------------+

| 12 . Relation avec le chef de ménage |

| RE02 - Femme 0.85 8.78 | 2.01 0.19 0.75 0.44 -0.91 | 15.4 0.2 3.7 1.4 6.4 | 0.46 0.00 0.06 0.02 0.09 |

| RE03 - Fille 4.04 1.06 | -0.39 -0.13 0.28 -0.14 -0.17 | 2.8 0.3 2.4 0.6 1.1 | 0.15 0.01 0.07 0.02 0.03 |

| RE05 - Petite fille 0.43 18.41 | 0.03 -0.10 -1.10 -2.28 0.22 | 0.0 0.0 4.0 18.8 0.2 | 0.00 0.00 0.07 0.28 0.00 |

| RE07 - Soeur 0.67 11.48 | 0.03 0.30 -0.34 0.38 0.02 | 0.0 0.3 0.6 0.8 0.0 | 0.00 0.01 0.01 0.01 0.00 |

| RE08 - Autre parents 2.00 3.16 | -0.10 0.16 -0.35 0.31 0.44 | 0.1 0.3 1.9 1.6 3.6 | 0.00 0.01 0.04 0.03 0.06 |

| RE09 - Sans relation 0.34 23.46 | 0.15 -0.37 -1.10 0.85 1.41 | 0.0 0.3 3.2 2.1 6.2 | 0.00 0.01 0.05 0.03 0.08 |

+------------------------------------------+--------- CONTRIBUTION CUMULEE = 18.3 1.4 15.7 25.3 17.6 +--------------------------

Tableau C.3.3 : COORDONNEES ET VALEURS-TEST SUR LES AXES 1 A 5.

A- Pour les adolescentes « Pauvres »

+---------------------------------------------+-------------------------------+------------------------------------+----------+

| MODALITES | VALEURS-TEST | COORDONNEES | |

|---------------------------------------------|-------------------------------|------------------------------------|----------|

| IDEN - LIBELLE EFF. P.ABS | 1 2 3 4 5 | 1 2 3 4 5 | DISTO. |

+---------------------------------------------+-------------------------------+------------------------------------+----------+

| 1 . Age de l'adolescente |

| AG01 - 15 ans 334 334.00 | 8.3 -19.7 0.5 4.9 -6.4 | 0.40 -0.94 0.02 0.23 -0.30 | 3.22 |

| AG02 - 16 ans 267 267.00 | 6.3 -4.2 6.4 4.1 6.5 | 0.35 -0.23 0.35 0.23 0.36 | 4.28 |

| AG03 - 17 ans 249 249.00 | -0.6 1.5 0.5 -8.9 -3.4 | -0.04 0.09 0.03 -0.51 -0.20 | 4.67 |

| AG04 - 18 ans 313 313.00 | -8.2 11.1 -3.4 0.2 -5.1 | -0.41 0.55 -0.17 0.01 -0.26 | 3.51 |

| AG05 - 19 ans 248 248.00 | -6.2 12.7 -4.0 -1.1 9.4 | -0.36 0.73 -0.23 -0.06 0.54 | 4.69 |

+---------------------------------------------+-------------------------------+------------------------------------+----------+

| 2 . Niveau d'instruction de la fille |

| NI01 - Sans niveau d'instru 303 303.00 | -25.0 -11.9 -6.8 0.3 -8.9 | -1.27 -0.61 -0.35 0.02 -0.45 | 3.66 |

| NI02 - Primaire 693 693.00 | 3.4 -1.8 10.8 1.7 13.2 | 0.09 -0.05 0.29 0.05 0.36 | 1.04 |

| NI03 - Secondaire et + 415 415.00 | 18.7 12.7 -5.7 -2.2 -6.4 | 0.77 0.53 -0.23 -0.09 -0.27 | 2.40 |

+---------------------------------------------+-------------------------------+------------------------------------+----------+

| 3 . Ethnie |

| ET01 - Adamaoua-Oubangui 223 223.00 | -12.0 -4.7 5.0 2.1 7.6 | -0.74 -0.29 0.31 0.13 0.47 | 5.33 |

| ET02 - Bamileké/Bamoun 267 267.00 | 11.5 3.6 -14.4 0.3 20.0 | 0.63 0.20 -0.79 0.02 1.10 | 4.28 |

| ET03 - Beti/Bassa/Mbam 280 280.00 | 13.5 9.6 18.9 -3.0 -9.7 | 0.72 0.51 1.01 -0.16 -0.52 | 4.04 |

| ET04 - Autres Ethnies 641 641.00 | -11.1 -7.0 -7.5 0.6 -13.6 | -0.32 -0.21 -0.22 0.02 -0.40 | 1.20 |

+---------------------------------------------+-------------------------------+------------------------------------+----------+

| 4 . Religion |

| RE01 - Catholique 480 480.00 | 12.1 7.2 5.3 -2.1 -4.5 | 0.45 0.27 0.20 -0.08 -0.17 | 1.94 |

| RE02 - Protestant/nouvelles 533 533.00 | 4.8 4.9 6.6 3.0 -0.3 | 0.16 0.17 0.23 0.10 -0.01 | 1.65 |

| RE03 - Musulman 278 278.00 | -19.5 -9.4 -11.5 6.9 -6.3 | -1.05 -0.51 -0.62 0.37 -0.34 | 4.08 |

| RE04 - Autres religions 120 120.00 | -1.1 -7.4 -4.2 -11.4 17.2 | -0.09 -0.64 -0.37 -1.00 1.50 | 10.76 |

+---------------------------------------------+-------------------------------+------------------------------------+----------+

| 5 . Milieu de résidence actuelle |

| MI01 - Urbain 328 328.00 | 9.0 5.7 -22.1 17.4 -2.1 | 0.43 0.28 -1.07 0.84 -0.10 | 3.30 |

| MI02 - Rural 1083 1083.00 | -9.0 -5.7 22.1 -17.4 2.1 | -0.13 -0.08 0.32 -0.26 0.03 | 0.30 |

+---------------------------------------------+-------------------------------+------------------------------------+----------+

| 6 . Lieu de résidence pendant l'enfance |

| LI01 - Capitale 88 88.00 | 10.7 4.6 0.8 5.8 -2.9 | 1.11 0.47 0.09 0.60 -0.30 | 15.03 |

| LI02 - Ville moyenne 62 62.00 | 2.8 1.3 -13.8 1.7 0.4 | 0.35 0.17 -1.72 0.21 0.05 | 21.76 |

| LI03 - Petite ville 250 250.00 | 6.3 7.9 -12.2 13.0 0.7 | 0.36 0.45 -0.70 0.75 0.04 | 4.64 |

| LI04 - Village 1011 1011.00 | -12.4 -9.8 16.2 -14.9 0.7 | -0.21 -0.16 0.27 -0.25 0.01 | 0.40 |

+---------------------------------------------+-------------------------------+------------------------------------+----------+

| 7 . Méthodes contraceptives |

| CO01 - Aucune connaîssance 236 236.00 | -12.9 -17.8 -0.1 -2.4 -8.5 | -0.77 -1.06 -0.01 -0.15 -0.50 | 4.98 |

| CO02 - Connaît, mais ne pra 945 945.00 | 5.3 -0.1 4.4 10.1 12.1 | 0.10 0.00 0.08 0.19 0.23 | 0.49 |

| CO03 - Connaît et pratique 230 230.00 | 6.4 18.1 -5.5 -10.4 -6.8 | 0.38 1.09 -0.33 -0.63 -0.41 | 5.13 |

+---------------------------------------------+-------------------------------+------------------------------------+----------+

| 8 . Précocité du premier rapport sexuel |

| SE01 - N'a jamais eu des ra 562 562.00 | 16.7 -28.5 -0.7 4.6 2.7 | 0.55 -0.93 -0.02 0.15 0.09 | 1.51 |

| SE02 - sexualité précoce 715 715.00 | -13.1 22.2 4.4 -4.3 -3.1 | -0.35 0.58 0.12 -0.11 -0.08 | 0.97 |

| SE03 - sexualité non précoc 134 134.00 | -5.5 9.7 -6.4 -0.3 0.7 | -0.45 0.79 -0.53 -0.03 0.06 | 9.53 |

+---------------------------------------------+-------------------------------+------------------------------------+----------+

| 9 . Précocité du mariage |

| PR01 - Non concernée 836 836.00 | 26.2 -19.6 0.0 0.0 -4.4 | 0.58 -0.43 0.00 0.00 -0.10 | 0.69 |

| PR02 - Mariage précoce 567 567.00 | -26.2 19.2 0.0 0.2 4.0 | -0.85 0.62 0.00 0.00 0.13 | 1.49 |

| PR03 - Mariage non précoce 8 8.00 | 0.1 3.4 -0.4 -0.7 2.6 | 0.02 1.22 -0.14 -0.25 0.93 | 175.38 |

+---------------------------------------------+-------------------------------+------------------------------------+----------+

| 10 . Niveau d'instruction du chef de ménage |

| NI01 - Sans niveau/maternel 481 481.00 | -12.1 -16.2 -13.9 -12.5 -2.6 | -0.45 -0.60 -0.51 -0.46 -0.10 | 1.93 |

| NI02 - Primaire_chef 651 651.00 | 4.2 6.3 7.7 6.7 12.0 | 0.12 0.18 0.22 0.19 0.35 | 1.17 |

| NI03 - Secondaire 276 276.00 | 9.1 11.2 6.9 6.7 -12.0 | 0.49 0.61 0.37 0.36 -0.65 | 4.11 |

| NI04 - Supérieur 3 3.00 | 0.4 1.8 -0.3 -1.1 0.2 | 0.23 1.05 -0.15 -0.66 0.10 | 469.33 |

+---------------------------------------------+-------------------------------+------------------------------------+----------+

| 11 . Sexe du chef de ménage |

| SE01 - Masculin 1062 1062.00 | -13.7 -2.3 14.2 20.1 1.2 | -0.21 -0.04 0.22 0.31 0.02 | 0.33 |

| SE02 - Féminin 349 349.00 | 13.7 2.3 -14.2 -20.1 -1.2 | 0.64 0.11 -0.66 -0.93 -0.05 | 3.04 |

+---------------------------------------------+-------------------------------+------------------------------------+----------+

| 12 . Relation avec le chef de ménage |

| RE01 - Chef de ménage 30 30.00 | 1.4 7.5 -11.9 -7.8 -9.5 | 0.26 1.35 -2.15 -1.40 -1.72 | 46.03 |

| RE02 - Femme 300 300.00 | -27.9 8.3 3.5 6.4 2.3 | -1.43 0.43 0.18 0.33 0.12 | 3.70 |

| RE03 - Fille 672 672.00 | 15.4 -13.5 -2.7 7.1 3.2 | 0.43 -0.38 -0.08 0.20 0.09 | 1.10 |

| RE04 - Belle-fille 58 58.00 | -4.0 8.2 -0.6 -3.9 10.8 | -0.52 1.06 -0.07 -0.50 1.39 | 23.33 |

| RE05 - Petite fille 86 86.00 | 4.9 -2.8 0.0 -20.1 0.1 | 0.51 -0.29 0.00 -2.10 0.01 | 15.41 |

| RE06 - Autres relation 4 4.00 | -0.3 0.0 -0.5 -0.4 0.4 | -0.16 -0.02 -0.26 -0.18 0.22 | 351.75 |

| RE07 - Soeur 53 53.00 | 1.6 1.1 4.1 3.2 -8.9 | 0.22 0.15 0.55 0.43 -1.20 | 25.62 |

| RE08 - Autre parents 186 186.00 | 8.2 2.8 3.0 0.7 -4.1 | 0.56 0.19 0.21 0.04 -0.28 | 6.59 |

| RE09 - Sans relation 22 22.00 | 0.9 0.9 0.0 -2.1 -2.1 | 0.19 0.19 -0.01 -0.44 -0.45 | 63.14 |

+---------------------------------------------+-------------------------------+------------------------------------+----------+

| 13 . Grossesse adolescente |

| GR01 - Pas enceinte 1194 1194.00 | 10.1 -8.1 -1.1 -0.4 -1.4 | 0.11 -0.09 -0.01 0.00 -0.02 | 0.18 |

| GR02 - Enceinte 217 217.00 | -10.1 8.1 1.1 0.4 1.4 | -0.63 0.51 0.07 0.03 0.09 | 5.50 |

+---------------------------------------------+-------------------------------+------------------------------------+----------+

B- Pour les adolescentes « Non pauvres »

+---------------------------------------------+-------------------------------+------------------------------------+----------+

| MODALITES | VALEURS-TEST | COORDONNEES | |

|---------------------------------------------|-------------------------------|------------------------------------|----------|

| IDEN - LIBELLE EFF. P.ABS | 1 2 3 4 5 | 1 2 3 4 5 | DISTO. |

+---------------------------------------------+-------------------------------+------------------------------------+----------+

| 1 . Age de l'adolescente |

| AG01 - 15 ans 262 262.00 | -9.9 -12.4 -4.6 -0.9 -10.2 | -0.54 -0.68 -0.25 -0.05 -0.56 | 3.67 |

| AG02 - 16 ans 225 225.00 | -6.8 -6.2 -0.1 2.9 1.1 | -0.41 -0.38 -0.01 0.18 0.07 | 4.44 |

| AG03 - 17 ans 233 233.00 | -1.3 1.1 -6.3 -3.0 -3.1 | -0.08 0.07 -0.37 -0.18 -0.18 | 4.25 |

| AG04 - 18 ans 258 258.00 | 7.3 7.7 4.2 0.0 5.0 | 0.40 0.43 0.23 0.00 0.28 | 3.74 |

| AG05 - 19 ans 245 245.00 | 10.6 9.8 6.8 1.0 7.3 | 0.60 0.56 0.39 0.06 0.42 | 3.99 |

+---------------------------------------------+-------------------------------+------------------------------------+----------+

| 2 . Niveau d'instruction de la fille |

| NI01 - Sans niveau d'instru 41 41.00 | 17.4 -12.1 6.0 -4.5 -1.4 | 2.68 -1.85 0.92 -0.69 -0.21 | 28.83 |

| NI02 - Primaire 309 309.00 | 9.2 -7.7 -10.9 8.5 -3.7 | 0.45 -0.38 -0.54 0.42 -0.18 | 2.96 |

| NI03 - Secondaire et + 873 873.00 | -15.8 12.2 8.1 -6.4 4.1 | -0.29 0.22 0.15 -0.12 0.07 | 0.40 |

+---------------------------------------------+-------------------------------+------------------------------------+----------+

| 3 . Ethnie |

| ET01 - Adamaoua-Oubangui 62 62.00 | 3.2 -2.0 0.5 9.8 -2.2 | 0.40 -0.25 0.06 1.21 -0.27 | 18.73 |

| ET02 - Bamileké/Bamoun 398 398.00 | -8.1 1.7 14.7 -0.7 -0.6 | -0.33 0.07 0.60 -0.03 -0.03 | 2.07 |

| ET03 - Beti/Bassa/Mbam 373 373.00 | -6.9 13.5 -10.9 -1.0 -12.4 | -0.30 0.58 -0.47 -0.04 -0.53 | 2.28 |

| ET04 - Autres Ethnies 390 390.00 | 13.4 -14.1 -4.2 -3.0 13.9 | 0.56 -0.59 -0.18 -0.12 0.58 | 2.14 |

+---------------------------------------------+-------------------------------+------------------------------------+----------+

| 4 . Religion |

| RE01 - Catholique 563 563.00 | -10.5 7.7 0.5 -0.5 -5.5 | -0.33 0.24 0.02 -0.02 -0.17 | 1.17 |

| RE02 - Protestant/nouvelles 449 449.00 | -0.6 4.6 -4.8 3.7 7.5 | -0.02 0.17 -0.18 0.14 0.28 | 1.72 |

| RE03 - Musulman 160 160.00 | 16.0 -19.0 5.9 -6.5 1.0 | 1.18 -1.40 0.43 -0.48 0.07 | 6.64 |

| RE04 - Autres religions 51 51.00 | 0.6 1.8 0.4 3.2 -5.9 | 0.09 0.25 0.06 0.44 -0.81 | 22.98 |

+---------------------------------------------+-------------------------------+------------------------------------+----------+

| 5 . Milieu de résidence actuelle |

| MI01 - Urbain 1083 1083.00 | -4.9 2.0 17.6 -6.1 1.3 | -0.05 0.02 0.18 -0.06 0.01 | 0.13 |

| MI02 - Rural 140 140.00 | 4.9 -2.0 -17.6 6.1 -1.3 | 0.39 -0.16 -1.40 0.49 -0.11 | 7.74 |

+---------------------------------------------+-------------------------------+------------------------------------+----------+

| 6 . Lieu de résidence pendant l'enfance |

| LI01 - Capitale 363 363.00 | -11.1 7.3 6.4 -11.8 -9.4 | -0.49 0.32 0.28 -0.52 -0.42 | 2.37 |

| LI02 - Ville moyenne 143 143.00 | 6.0 -6.4 12.7 -2.1 1.3 | 0.47 -0.50 1.00 -0.17 0.10 | 7.55 |

| LI03 - Petite ville 375 375.00 | -1.1 0.4 5.3 3.7 8.4 | -0.05 0.02 0.23 0.16 0.36 | 2.26 |

| LI04 - Village 342 342.00 | 8.2 -3.3 -21.0 9.8 0.0 | 0.38 -0.15 -0.96 0.45 0.00 | 2.58 |

+---------------------------------------------+-------------------------------+------------------------------------+----------+

| 7 . Méthodes contraceptives |

| CO01 - Aucune connaîssance 39 39.00 | 5.3 -15.3 -4.7 -3.2 -3.2 | 0.83 -2.41 -0.74 -0.51 -0.50 | 30.36 |

| CO02 - Connaît, mais ne pra 863 863.00 | -8.7 -13.9 7.3 8.6 -6.0 | -0.16 -0.26 0.13 0.16 -0.11 | 0.42 |

| CO03 - Connaît et pratique 321 321.00 | 6.9 20.5 -5.7 -7.7 7.5 | 0.33 0.98 -0.27 -0.37 0.36 | 2.81 |

+---------------------------------------------+-------------------------------+------------------------------------+----------+

| 8 . Précocité du premier rapport sexuel |

| SE01 - N'a jamais eu des ra 601 601.00 | -20.9 -21.9 3.9 3.7 -1.2 | -0.61 -0.64 0.11 0.11 -0.03 | 1.03 |

| SE02 - sexualité précoce 474 474.00 | 17.6 13.6 -8.2 -3.8 -8.9 | 0.63 0.49 -0.30 -0.14 -0.32 | 1.58 |

| SE03 - sexualité non précoc 148 148.00 | 5.7 13.2 6.4 0.0 15.0 | 0.44 1.01 0.49 0.00 1.16 | 7.26 |

+---------------------------------------------+-------------------------------+------------------------------------+----------+

| 9 . Précocité du mariage |

| PR01 - Non concernée 933 933.00 | -25.5 -10.2 -5.4 -1.5 7.1 | -0.41 -0.16 -0.09 -0.02 0.11 | 0.31 |

| PR02 - Mariage précoce 277 277.00 | 25.1 9.8 5.2 1.2 -7.6 | 1.33 0.52 0.27 0.07 -0.40 | 3.42 |

| PR03 - Mariage non précoce 13 13.00 | 3.2 2.4 1.1 1.1 1.5 | 0.87 0.66 0.31 0.32 0.42 | 93.08 |

+---------------------------------------------+-------------------------------+------------------------------------+----------+

| 10 . Niveau d'instruction du chef de ménage |

| NI01 - Sans niveau/maternel 108 108.00 | 7.5 -10.2 -5.1 -18.0 6.6 | 0.69 -0.94 -0.47 -1.66 0.61 | 10.32 |

| NI02 - Primaire_chef 387 387.00 | 4.5 -7.0 2.0 0.8 0.0 | 0.19 -0.29 0.08 0.04 0.00 | 2.16 |

| NI03 - Secondaire 595 595.00 | -3.7 11.4 -0.8 3.8 -13.1 | -0.11 0.33 -0.02 0.11 -0.38 | 1.06 |

| NI04 - Supérieur 133 133.00 | -7.7 1.4 2.9 9.1 15.0 | -0.63 0.11 0.24 0.75 1.23 | 8.20 |

+---------------------------------------------+-------------------------------+------------------------------------+----------+

| 11 . Sexe du chef de ménage |

| SE01 - Masculin 894 894.00 | 3.7 -5.2 7.5 19.0 -1.3 | 0.06 -0.09 0.13 0.33 -0.02 | 0.37 |

| SE02 - Féminin 329 329.00 | -3.7 5.2 -7.5 -19.0 1.3 | -0.17 0.25 -0.35 -0.89 0.06 | 2.72 |

+---------------------------------------------+-------------------------------+------------------------------------+----------+

| 12 . Relation avec le chef de ménage |

| RE01 - Chef de ménage 22 22.00 | 2.5 4.5 -2.1 -2.3 0.7 | 0.53 0.94 -0.43 -0.49 0.14 | 54.59 |

| RE02 - Femme 114 114.00 | 23.2 1.8 8.9 6.0 -10.0 | 2.07 0.16 0.80 0.53 -0.89 | 9.73 |

| RE03 - Fille 586 586.00 | -13.3 -4.5 9.7 -4.7 -5.7 | -0.40 -0.13 0.29 -0.14 -0.17 | 1.09 |

| RE04 - Belle-fille 13 13.00 | 2.7 1.8 -2.2 -1.8 -0.8 | 0.75 0.51 -0.62 -0.50 -0.23 | 93.08 |

| RE05 - Petite fille 57 57.00 | -0.1 -1.2 -9.0 -17.9 1.6 | -0.01 -0.15 -1.17 -2.31 0.20 | 20.46 |

| RE06 - Autres relation 14 14.00 | 1.2 -2.7 -2.9 1.0 -0.3 | 0.32 -0.71 -0.78 0.27 -0.09 | 86.36 |

| RE07 - Soeur 90 90.00 | 0.1 2.5 -3.1 4.2 0.5 | 0.01 0.26 -0.31 0.43 0.05 | 12.59 |

| RE08 - Autre parents 286 286.00 | -2.1 2.9 -6.6 6.1 8.5 | -0.11 0.15 -0.34 0.31 0.44 | 3.28 |

| RE09 - Sans relation 41 41.00 | 0.1 -2.3 -6.4 6.1 9.6 | 0.02 -0.36 -0.98 0.94 1.47 | 28.83 |

+---------------------------------------------+-------------------------------+------------------------------------+----------+

+---------------------------------------------+-------------------------------+------------------------------------+----------+

| MODALITES | VALEURS-TEST | COORDONNEES | |

|---------------------------------------------|-------------------------------|------------------------------------|----------|

| IDEN - LIBELLE EFF. P.ABS | 1 2 3 4 5 | 1 2 3 4 5 | DISTO. |

+---------------------------------------------+-------------------------------+------------------------------------+----------+

| 13 . Grossesse adolescente |

| GR01 - Pas enceinte 1111 1111.00 | -11.3 -3.6 -1.1 -2.8 6.0 | -0.10 -0.03 -0.01 -0.03 0.05 | 0.10 |

| GR02 - Enceinte 112 112.00 | 11.3 3.6 1.1 2.8 -6.0 | 1.02 0.32 0.10 0.26 -0.54 | 9.92 |

+---------------------------------------------+-------------------------------+------------------------------------+----------+

Annexe D : Résultat de la régression logistique

Tableau D.2 : Pouvoir prédictif du modèle logit évaluant l'effet des variables explicatifs retenues sur la survenance d'une grossesse chez les adolescentes issues des ménages « Pauvres ». (au seuil de 0.26 )

Classement

Enceinte

Pas enceinte

Prédits

Enceinte

179

269

448

Pas enceinte

38

363

401

Observé

217

632

849

Bon classement

 

63,84 %

Tableau D.3 : Pouvoir prédictif du modèle logit évaluant l'effet des variables explicatifs retenues sur la survenance d'une grossesse chez les adolescentes issues des ménages « Non pauvres » (au seuil de 0.18)

Classement

Enceinte

Pas enceinte

Prédits

Enceinte

91

145

236

Pas enceinte

21

365

386

Observé

112

510

622

Bon classement

 

73,31 %

Figure D.1 : Courbe ROC de qualité de précision du modèle logit évaluant l'effet des variables explicatifs retenues sur la survenance d'une grossesse chez les adolescentes issues des ménages « pauvres »

Figure D.2 : Courbe ROC de qualité de précision du modèle logit évaluant l'effet des variables explicatifs retenues sur la survenance d'une grossesse chez les adolescentes issues des ménages « non pauvres »

Annexe E : Compléments sur les notions utilisées

Encadré E.1 : Présentation de l'AFC

L'analyse des correspondances binaires (ACORBI) ou analyse factorielle des correspondances (AFC) permet d'étudier la dépendance de 2 variables qualitatives. Elle est basée sur une décomposition du Chi-Deux de contingence. Elle s'applique par excellence aux tableaux de contingence (dits aussi tableaux de dépendance ou tableaux croisés) formés d'individus décrits par 2 caractères qualitatifs. Une AFC sur un tableau de contingence se justifie si : (i) on est intéressé par l'analyse des relations entre les catégories de l'une et l'autre variable (ii) on dispose au moins 3 modalités par variable et suffisamment bien remplies (par regroupement au besoin)

· L'AFC est simultanément une analyse des profils-lignes et des profils-colonnes. La métrique utilisée pour mesurer la proximité entre deux individus est la distance du Chi-Deux. L'objectif de l'AFC est de résumer et de décrire les liens entre les profils-lignes et les profils-colonnes puis mettre en relief les proximités entre les profils- lignes, entre profils-colonnes et la nature de la liaison entre les lignes et les colonnes ;

· La qualité globale de la représentation du nuage initial par le sous-espace de dimension q [] est mesurée par le pourcentage d'inertie pris en compte par les q premiers axes factoriels définissant ce sous-espaces non corrélés. Cela signifie que la valeur de l'inertie totale (somme des valeurs propres) est un indicateur de la dispersion du nuage et mesure la liaison entre 2 variables A et B, et avant toute interprétation, il faut s'assurer que le dans la table de contingence est suffisamment grand et supérieur au point critique pour que la liaison entre les deux variables qualitatives A et B soit jugée significative. C'est seulement dans une telle circonstance qu'exhiber l'AFC interviendra utilement, pour décrire cette dépendance entre lignes et colonnes du tableau de contingence ; On rappelle que, avec : : effectif observé ;  :  effectif théorique d'indépendance ; i = 1,...,n ; j = 1,...,p et k : l'effectif total de la table de contingence.

Source : Cléophas Ondo, Cours analyse des données, IAS 3, ISSEA-2008/2009 ; LEBART L. et al (1994)

Encadré E.2 : Indices d'aide à l'interprétation en ACM

La contribution relative d'un axe à un individu : elle représente la qualité de la représentation d'un individu par le sous-espace qui ajuste le nuage initial. Elle se mesure par l'indice CO2 ; le cosinus carré de l'angle formé par l'individu i et l'axe factoriel. Si CO2 est proche de 1, l'individu est bien représenté sur cet axe, si au contraire CO2 est proche de 0, l'individu i est très mal représenté sur cet axe. On peut généraliser cette notion en passant d'un axe à un sous-espace généré par les q premiers axes factoriels.

? La contribution relative du sous-espace généré par les q premiers axes factoriels : elle est désignée par QLT. Si un point est bien représenté sur un sous-espace à q dimensions (c'est-à-dire,), on en déduira qu'il est inutile de chercher à améliorer la représentation de ce point par la prise en compte d'autres axes factoriels ;

? La contribution relative d'un individu à un axe : on dispose pour la mesurer d'un indice désigné CTR. La somme des CTR vaut 1 et une modalité est d'autant plus importante dans la construction du ième axe factoriel que son CTR est élevée ;

Remarques

? La faible part de la variance (inertie) expliquée sur les premiers axes est une caractéristique de l'ACM qui donne généralement des mesures pessimistes de l'information extraite ;

? L'ACM présente une propriété particulière redevable à la nature même du tableau disjonctif complet. En effet, elle met en évidence des types d'individus ayant des profils semblables quant aux attributs choisis ;

? On exprime : (i) la proximité entre individus en terme de ressemblances : deux individus se ressemblent s'ils ont choisi globalement les mêmes modalités ; (ii) la proximité entre modalités de variables différentes en terme d'association : ces modalités sont proches si elles concernent globalement les mêmes individus (individus semblables) ; (iii) la proximité entre 2 modalités d'une même variable en terme de ressemblance : par construction, les modalités d'une même variable s'excluent et si elles sont proches, cette proximité s'interprète en terme de ressemblance entre les groupes d'individus qui les ont choisies (vis-à-vis d'autres variables actives de l'analyse) ;

? L'inertie totale est donnée par   et exprime le nombre moyen des J modalités par les p variables actives, diminué d'une unité. Dépendant uniquement du nombre de variables et de modalités et non des liaisons entre les variables, elle n'a donc pas de signification statistique. Mais contrairement à cette somme des valeurs propres (inertie totale) qui n'a pas de sens statistique, la somme des carrés des valeurs propres est un indicateur de liaison entre variables : elle est d'autant plus élevée que les liaisons sont plus fortes ;

Source : LEBART L. et al (1994).

TABLE DES MATIÈRES

DÉDICACE 3

REMERCIEMENTS 4

SOMMAIRE 5

LISTE DES SIGLES ET ABRÉVIATIONS 6

LISTE DES TABLEAUX 8

LISTE DES FIGURES 9

AVANT-PROPOS 10

RÉSUMÉ 11

INTRODUCTION GÉNÉRALE 12

Première partie : Cadre théorique et méthodologie 14

Chapitre 1 : ASPECTS CONCEPTUELS ET RISQUES ASSOCIÉS À LA GROSSESSE DES ADOLESCENTES 15

1.2.1 Sur la santé de la mère 16

1.2.1.1 La mortalité maternelle 16

1.2.1.2 Les interruptions volontaires de grossesse (IVG) 16

1.2.1.3 Hypertension durant la grossesse 16

1.2.1.4 Anémie 16

1.2.1.5 Accouchement prolongé, dystocie et fistule obstétrique 16

1.2.1.6 La septicémie puerpérale 16

1.2.2 Sur la santé de l'enfant 16

1.2.2.1 Des bébés prématurés et de petits poids de naissance 16

1.2.2.2 Mortalité périnatale, néonatale et infantile 16

1.2.3 Les facteurs sociaux et économiques 16

Chapitre 2 : REVUE DE LA LITTÉRATURE LIÉE AUX GROSSESSES CHEZ LES ADOLESCENTES, PRÉSENTATION DE LA SOURCE DE DONNÉES ET MÉTHODOLOGIE 18

2.1.1 Selon DENAUNAY Valérie (1994) 18

2.1.2 Selon Isabelle AUJOULAT et al. (2007) 18

2.1.3 Quelques travaux empiriques 18

2.1.3.1 Au Canada 18

2.1.3.2 En Guadeloupe 18

2.1.3.3 Au Brésil 18

2.1.3.4 En République Démocratique du Congo (RDC) 18

2.2 Source de données et méthodologie 18

2.2.1 Présentation de l'enquête EDSC-III, 2004 18

2.2.1.1 Objectifs de l'enquête 19

2.2.1.2 Structure des questionnaires 19

2.2.1.3 Plan d'échantillonnage 19

2.2.2 Démarche méthodologique et outils d'analyse 19

2.2.2.1 Analyse univariée 19

2.2.2.2 Analyse bivariée 19

2.2.2.3 Analyse multivariée 19

Deuxième partie : Cadre empirique et analyse de données 20

Chapitre 3 : ANALYSE DESCRIPTIVE ET PROFILS DES ADOLESCENTES 21

3.1 Présentation des variables et analyse univariée 21

3.1.1 Variable dépendante de l'étude : grossesse des adolescentes 21

3.1.2 Autres variables liées à l'étude 21

3.1.2.1 Identification sociodémographique et culturelle de l'adolescente 21

3.1.2.2 Vie sexuelle des adolescentes 21

3.1.2.3 Caractéristiques du ménage et du chef de ménage auquel appartient l'adolescente 22

3.2 Étude des grossesses précoces selon quelques variables : analyse bivariée 22

3.2.1 Grossesse et niveau de vie du ménage 22

3.2.2 Grossesse et niveau de vie du ménage selon les caractéristiques sociodémographiques et culturelles de l'adolescente 23

3.2.2.1 Âge 23

3.2.2.1 Niveau d'instruction de l'adolescente 23

3.2.2.2 Ethnie de l'adolescente 23

3.2.2.3 Religion de l'adolescente 23

3.2.2.4 Milieu de résidence de l'adolescente au moment de l'enquête et pendant son enfance. 23

3.2.3 Grossesse et pauvreté selon certaines caractéristiques de l'adolescente liées à sa vie sexuelle. 29

3.2.3.1 Précocité du premier mariage 29

3.2.3.2 Précocité du premier rapport sexuel 29

3.2.3.3 Connaissance et la pratique des méthodes contraceptives 29

3.2.4 Grossesse précoce et pauvreté selon certaines caractéristiques du chef de ménage 29

3.2.4.1 Sexe du chef de ménage 29

3.2.4.2 Relation avec le chef de ménage 29

3.2.4.3 Selon le niveau d'instruction du chef de ménage 29

3.3 Profils des adolescentes selon qu'elles sont ou non enceintes et redéfinition du niveau de vie du ménage : analyse multidimensionnelle 30

3.3.1 Bref aperçu sur l'Analyse des Correspondances Multiples (ACM) 31

3.3.2 Interprétation des résultats sur les profils des adolescentes 31

3.3.3 Interprétation des résultats sur les profils des adolescentes enceintes selon le niveau de vie du ménage 31

3.3.3.1 Adolescentes « Pauvres » 31

3.3.3.2 Adolescentes « Non pauvres » 32

Chapitre 4 : DÉTERMINANTS DE LA GROSSESSE CHEZ LES ADOLESCENTES 33

4.1 Présentation du modèle de régression 33

4.1.1 Justification du choix du modèle 33

4.1.2 Limites du modèle de régression linéaire 33

4.1.3 Formulation et spécification du modèle Logit 33

4.2 Impact de certaines variables sur la survenance d'une grossesse 34

4.2.1 Présentation des variables du modèle 34

4.2.2 Interprétation des résultats 34

4.2.2.1 Qualité du modèle 34

4.2.2.2 Interprétation des résultats 35

4.3 Impact de certaines variables sur la survenance d'une grossesse selon le niveau vie 40

4.3.1 Sur les adolescentes issues des ménages « Pauvres » 40

4.3.2 Sur les adolescentes issues des ménages « Non pauvre » 45

CONCLUSION GÉNÉRALE 51

RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES 53

ANNEXES 55

Annexe A : Caractéristiques des adolescentes 56

Annexe B : Liaison entre la grossesse et les autres variables de l'étude 59

Annexe C : Résultats de l'analyse en correspondances multiples 62

Annexe D : Résultat de la régression logistique 89

Annexe E : Compléments sur les notions utilisées 90

TABLE DES MATIÈRES 91

* 1 _ Nations Unies.2002. Monitoring de la population Mondiale 2002, cité par l'OMS/UNFPA.2007

* 2 _ Institut Alan Guttmacher (1998), Un Nouveau Monde, cité par OMS/UNFPA.2007

* 3 _ OMS, Santé des femmes à travers l'âge et les frontières, 1992 cité par Mariam Elhaddari et al.

* 4 _ OMS (2004), Grossesse des adolescentes, Questions sur la Santé et le Développement des adolescents cite 24 études ayant découvert un risque accru de naissances prématurées chez les mères adolescentes.

* 5 _ Papiermik (1989) ; Howson et al. (1996) ; Garenne et al. (1997) ; Kodio, (2000) ; Guillaume (2000) et Thonneau (2000) cité par Kabali et al..

* 6 _ Stonehocker, Diane. (1997)

* 7 _ OMS/UNFPA, 2007

* 8 _ Source : Touhami Abdelkhalek and al. (2009)

* 9 _ Source : Dr TEUBEU Pierre Marie, interviewé par le quotidien Le Jour, N° 320 du Mardi 25 novembre 2008.

* 10 _ fr/wikipedia.org/wiki/fièvre puerpérale

* 11 _ Éthiopie, Indonésie, Bangladesh, Nigéria.

* 12 _ Cité par DELAUNAY Valérie

* 13 _ Bhatia j. Niveaux et causes de mortalité maternelle en Asie du Sud. Étude du planning familial, 24, 310-318, 1999 cité par OMS/UNFPA, 2007

* 14 _ Villarreal M, Fécondité des adolescentes : problème socioculturels et implication des programmes, 1998 cité par OMS/UNFPA 2007

* 15 _ Olukoya p et al., Avortement à risque chez les adolescentes. International Journal of Gynecology and Obstetric, 75, 137-147; 2001.

* 16 _ OMS, Grossesses des Adolescentes, Questions de Santé et de Développement des Adolescents, 2004.

* 17 _ Documents d'Information des Nations Unies, Mes droits de l'homme aujourd'hui : une priorité des Nations Unies, 2004 cité par OMS/UNFPA 2007.

* 18 _ Mortification des tissus vivants.

* 19 _ OMS, Rapport de santé Mondiale : 2005 : que chaque mère et chaque enfant compte. Encadré 4.1, chapitre 4, 2005 cité par l'OMS/UNFPA, 2007.

* 20 _ OMS, Grossesse des Adolescentes, Question de santé et de Développement des Adolescents, 2004 cité par OMS/UNFPA, 2007.

* 21 _ Buitendijk et Oosterhout R (1993), Données obstétriques sur les grossesses des adolescentes aux Pays-Bas. Ned Tijdschr Geneeskd, 137, 2536-2540, cité par OMS/UNFPA, 2007.

* 22 _ Otterblad Olausson P, Cnattingius S, Haglund B (1999), Grossesse des adolescentes et risque de mort foetale tardive et de mortalité infantile. Br J Obstet Gynaecol 106: 116-121.cité par OMS/UNFPA, 2007.

* 23 _ Dans son livre : l'entrée en vie féconde, Expression démographique des mutations socio-économiques d'un milieu rural sénégalais, Les étude du Ceped n°7, 1994

* 24 _ Dans l'article : les grossesses chez les adolescentes : Analyse des facteurs intervenant dans la survenue et leur issue, TOME 2, Synthèse des résultats et recommandations pour la prévention, l'éducation et l'accompagnement, Bruxelles, Octobre 2007

* 25 _ Source : rapport principal d'EDSC-III

* 26 _ Nous n'avons retenu que les objectifs spécifiques qui cadrent directement ou indirectement avec notre étude. Pour plus ample d'informations, voir le rapport principale EDSC-III, PP.8-9.

* 27 _  Grossesse, soins prénatals et allaitement, vaccination, santé et malnutrition.

* 28 _ Il s'agit des adolescentes ayant déjà donné naissance à un enfant et celles qui sont enceinte au moment de l'enquête.

* 29 _ Chapitre 3, PP.37.

* 30 _ Y compris les nouvelles religions réveillées.

* 31 _ La méthode contraceptive peut être moderne, traditionnelles ou folkloriques.

* 32 _ Ici le terme « mariée » inclus aussi les unions libres.

* 33 _ Le test des proportions nous confirme que ces trois proportions sont significativement différent au seuil de 5 %.

* 34 _ D'après TABUTIN Dominique et SCHOUMAKER Bruno, 2004, l'âge au premier mariage en Afrique centrale reste précoce (avant 17,7 ans).

* 35 _ Le résumé de cette étude est tiré de Synthèse sur la santé de la reproduction au Cameroun, Mai 2007, Projet d'Approche Solidaire en Santé Génésique (PASSAGE).

* 36 _ Valeur-test supérieur à 2 en valeur absolue et cosinus carré supérieur ou égal à 0,1.

* 37 _ Car se sont-elles qui contribueront le mieux à la formation des axes

* 38 _ Moindres Carrés Ordinaires

* 39 _ Elle est définit comme la probabilité de classer l'individu dans la catégorie y = 1 (on dit que le test est positif) étant donné qu'il est effectivement observé dans celle-ci.

* 40 _ Elle est définie comme la probabilité de classer l'individu dans la catégorie y = 0 (on dit que le test est négatif) étant donné qu'il est effectivement observé dans celle-ci.