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Effet des politiques agricoles sur l'offre et le revenu des céréaliculteurs. Cas de la zone de Khenchela (Algérie)

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par Lamine MERABET
Ecole nationale supérieure agronomique Alger - Ingénieur d'état en agronomie 2011
  

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4.4. LE FONCTIONNEMENT DES EXPLOITATIONS

Pour appréhender les caractéristiques, les modalités et la logique de fonctionnement des exploitations étudiées, nous avons identifié trois composantes principales du système de production : le système de culture, la production agricole et le revenu agricole. Ces éléments nous permettent d'identifier les différentes logiques de fonctionnement et de reproduction.

4.4.1. L'occupation du sol

Tableau 39 : Occupation du sol pour la campagne (2010-2011) chez les différentes catégories d'exploitations.

Type d'exploitation

SAU
(ha)

Céréales
(ha)

Maraichage
(ha)

Jachère
(ha)

Autres
(ha)

Petites

80

60

13

7

-

Moyennes

493

385

30

62

16

Grandes

918

701

69

125

23

Ensemble

1491

1146

112

194

39

%

100

76,86

9,77

13,01

2,62

Source : à partir des données de l'enquête.2010/2011.

On remarque d'après le tableau que l'ensemble des exploitations enquêtées pratiquent des systèmes de production diversifiés. Les céréales demeurent la spéculation dominante elles occupent en 2010-2011, pour l'échantillon des exploitations étudiées, 76.86 % de la SAU. La jachère s'étend sur 13 % de la SAU et la superficie réservée aux cultures maraichères est de 9,77 %.

Par groupe d'exploitations, les céréales sont également la culture dominante puisqu'elles représentent, quel que soit le groupe considéré, plus de 76 % de la SAU du groupe. Mais quelques nuances sont à souligner en matière de culture de maraîchage qui occupe environ de 16 % de la SAU des petites exploitations, 6 % des exploitations moyennes et 7,5 % des grandes exploitations et par laquelle l'irrigation est un élément important.

Fig.22 : Occupation moyenne du sol pour l'échantillon enquêté (2010/2011).

Source : à partir des données du tableau 39.

4.4.2. Système de culture et coûts de production

L`ensemble des exploitations pratiquent un système de polyculture, parfois associé à un élevage familial. Cette polyculture concerne l'arboriculture, la céréaliculture et les cultures maraîchères. La présence de toutes ces spéculations est justifiée par un souci de complémentarité entre les productions agricoles, aussi bien pour les besoins de l'autoconsommation que pour ceux de la commercialisation.

4.4.2.1. Le système de culture céréalier

Le système de culture céréalier pratiqué par les exploitations de la zone d'étude est du type semi-intensif. L`orge et le blé dur sont les deux principales céréales cultivées par les agriculteurs et le blé tendre est également à destination `frique `. Les semences utilisées ont deux origines différentes, locale (`Tichedrett` pour l'orge, `Hedba' pour le blé dur et `HD1220 (rouge)' pour le blé tendre) et étrangère par approvisionnement auprès de la CCLS. Elles sont soit autoproduites soit achetées sur le marché. Les techniques culturales sont simplifiées et elles se limitent aux semailles, au labour à la fertilisation et à la récolte. Toutes les opérations sont aujourd'hui mécanisées. Le recours à la location du tracteur est régulier (à raison de 700 Da/heure de labour).

Malgré l'irrigation, Les productions et les rendements connaissent une irrégularité interannuelle très remarquable. Les rendements enregistrent des niveaux de 10 à 35 qx/ha pour l'orge et 12 à 26 qx/ha pour les blés.

Tableau 40 : Répartition des parcelles réservées aux céréales pour la campagne (2010-2011) selon le type d'exploitation.

Type d'exploitation

Nombre des parcelles

Parcelles réservées aux céréales

Petites

15

8

Moyennes

58

29

Grandes

61

28

Ensemble

134

65

%

100

48,51

Source : à partir des données de l`enquête.2010/2011.

La lecture de tableau nous permet de constater que les parcelles réservées aux céréales pour les trois catégories des exploitations enquêtées ont une relation avec leur taille. Cependant, la culture des céréales occupe dans l'ensemble 65 parcelles soit plus de 48 % du total. Par groupe d'exploitation, il apparait qu'il y a une certaine tendance à dire que plus la taille des exploitations augmente plus le rapport : (parcelles réservées aux céréales/nombres des parcelles totales) tend à baisser, car pour les petites exploitations ce rapport représente 53.33% suivi des moyennes exploitations avec 50% et enfin pour les grandes exploitations le rapport est de 45.9%. Par conséquent, le système de culture céréalier présent en grande partie dans les petites et les moyennes exploitations.

La question pertinente qui semble se poser à ce niveau est celle de savoir quelle est la ten-dance qui domine au sein du système céréalier lui-même ?

Tableau 41 : Type d'exploitations enquêtées et structure du système céréalier pour la campagne 2010/2011.

Type d'exploitation

Céréales (ha)

Blé dur (ha)

Blé tendre (ha)

Orge (ha)

Petites

60

39

6

15

Moyennes

385

258

62

65

Grandes

701

325

132

244

Ensemble

1146

622

200

324

%

100

54,28

17,45

28,27

Source : à partir des données de l`enquête.2010/2011.

Le tableau montre que la part relative des superficies des trois types de céréales dans les su-
perficies totales cultivées est totalement différente pour l'ensemble des exploitations enquê-
tées. Au sein du système céréalier lui- même, le blé dur représente la grande part avec plus de

54 % (622 ha) suivi par l'orge avec 28,27 % (324 ha) et le blé tendre avec plus de 17 % (200 ha).

Par groupe d'exploitation, la tendance est inégale et reste caractérisée par la dominance des superficies réservées au blé dur 65 et 67 % respectivement dans les petites et les moyennes exploitations contre 47 % pour les grandes exploitations.

Fig.23 : Structure moyenne du système céréalier dans les exploitations enquêtées.

Source : à partir des données du tableau 41.

Tableau 42 : Rendements moyen par espèce et par type d'exploitations pour la campagne 2010/2011.

Cultures

Indicateurs

Type d'exploitations

Moyenne

Petite Moyenne Grande

 

Effectif d'exploitations

1

1

1

-

Blé dur

Superficie (ha)

19

22

50

-

Production(Qx)

385

484

1447,5

772,16

 

Rendement moyen (Q/ha)

20,26

22

28,95

23 ,73

 
 

Effectif d'exploitations

1

1

-

-

Blé tendre

Superficie (ha)

6

20

-

-

Production(Qx)

84

332

-

208

 

Rendement moyen (Q/ha)

14

16,6

-

15,33

 

Effectif d'exploitations

1

-

1

-

Orge

Superficie (ha)

5

-

51

-

Production(Qx)

140

-

1617

878,5

 

Rendement moyen (Q/ha)

28

-

31,7

29,85

 
 

Totales des
céréales

Superficie (ha)

30

42

101

-

Production(Qx)

609

816

3064,5

1496,5

 

Rendement moyen (Q/ha)

20,3

19,42

30,34

23,35

Source : à partir des données de l'enquête, 2010/2011.

Le but recherché par la présentation de cette distribution consiste tout d'abord à cerner les limites de signification des rendements en termes de moyennes et d'examiner les différenciations susceptibles d'exister selon les cultures.

Le tableau permet de dégager les résultats suivants :

Pour le blé dur, nous relevons que pratiquement le niveau de rendement sur les trois catégories d'exploitations tourne autours de 23 quintaux par ha. Pour le blé tendre, on remarque que la catégorie des moyennes exploitations reste légèrement plus productive avec un rendement moyen de 16,6 qx/ha. Pour l'orge, il est remarquable de constater que les rendements par type d'exploitations même s'ils restent peu différenciés puisqu'ils varient entre 28 et 31qx/ha au minimum, ils restent toutefois beaucoup plus élevés que ceux obtenus dans les cas du blé dur et surtout du blé tendre ,ce qui illustre parfaitement un pouvoir plus élevé d'adaptation de cette culture à des situations pédoclimatiques variées. En ce qui concerne les trois céréales, ces résultats font apparaître la convergence sur les trois types d'exploitations en termes de

rendement quelle que soit la taille des exploitations. Nous pouvons donc conclure que les résultats globaux obtenus, confirment l'intérêt des chefs d'exploitations enquêtés quant au choix de la variété encore plus importante.

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"Je ne pense pas qu'un écrivain puisse avoir de profondes assises s'il n'a pas ressenti avec amertume les injustices de la société ou il vit"   Thomas Lanier dit Tennessie Williams