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Etude sur les problèmes liés à  la consommation des drogues dans la commune urbaine de Kamenge au Burundi: cas du quartier Kavumu

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par Samuel UWIMANA
Université espoir d'Afrique (Hope Africa university ) - Licence en service social et développement communautaire 2011
Dans la categorie: Arts, Philosophie et Sociologie > Sociologie
  

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CHAPITRE V

CONCLUSION ET RECOMMANDATIONS

Ce chapitre présente en résume l'étude sur les problèmes liés a la consommation des drogues dans la commune urbaine de Kamenge, cas du quartier Kavumu. Sur ce, l'auteur aura l'opportunité de faire une recommandation dans le but d'éradiquer le trafic des drogues et l'expansion de la consommation.

Conclusion

L'étude sur les problèmes liés a la consommation des drogues dans la commune urbaine de Kamenge, cas du quartier Kavumu relève une multitude de conséquences nuisibles causées par l'abus des drogues.

Dans le premier chapitre, nous avons stipulé sur la problématique de la consommation des drogues dans la commune urbaine de Kamenge. Le consommateur des drogues affiche un mauvais comportement dans la famille que dans la société. Il peut être un délinquant ou un marginal ou même un déviant social. Cette étude est menée pouvoir analyser et résoudre les problèmes liés à la consommation des drogues en général et plus particulièrement dans le quartier Kavumu.

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Dans le second chapitre, on s'est basé sur les différents types d'alcooliques, les facteurs à la base de la consommation des drogues ainsi que les conséquences de l'abus des drogues.

Le troisième chapitre parle de la méthodologie utilisée pour la recherche. Les méthodes utilisées pour récolter les données sont : qualitative focalisée sur l'observation et quantitative faisant intervenir les résultats en terme de pourcentage.

Le quatrième chapitre présente l'analyse et l'interprétation des résultats de la recherche ainsi que la vérification de nos questions fondamentales.

Quant au cinquième, il parle de la conclusion de la recherche et les solutions proposées sous forme des recommandations pour l'abolition des drogues.

L'acte de boire de l'alcool est présenté comme l'accomplissement d'un rite de socialisation. Son caractère normatif apparaît de façon évidente lorsqu'une personne refuse ce « partage », elle expose alors le risque d'exclusion sociale car le bonheur d'être ensemble et de boire un verre participe des rapports sociaux.

Depuis quelques temps dans la municipalité de Bujumbura, on observe de plus en plus des cas d'accidents de voiture dus à l'état d'ivresse du conducteur sont de plus en plus signalés. En plus, des tueries dans certains bars des quartiers ou des viols sont coordonnées par des jeunes en état d'ivresse. Il ne faut omettre des cas de femmes battues par leurs maris qui ont pris un verre de trop. Nous voyons également que :

Pendant la crise, la jeunesse a été une main d'oeuvre négative, qui a été utilisée par les politiciens. Cette jeunesse se regroupait dans des gangs et ligalas. On peut citer à titre d'exemple les «Sans échec» pour les jeunes tutsi; les «Chicago Bulls» pour les jeunes hutu. Ces jeunes étaient regroupés dans l'organisation des « opérations Ville morte », les pillages,

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les destructions et les tueries diverses. Les commanditaires de ces forfaits achetaient de l'alcool et des stupéfiants pour ces jeunes pour les stimuler à commettre des dégâts.

Le système scolaire ayant été perturbé, la jeunesse connaît des vacances prolongées et par manque d'occupation ces jeunes trouvent une meilleure occasion de se droguer car durant tout ce temps de désoeuvrement rien n'est envisagé pour leur occupation. L'exemple cité est celui des lauréats de l'année scolaire 2006 - 2007 qui ont eu leurs diplômes en Juillet 2007 dont un bon nombre sont restés dans la rue sans occupation aucune.

La dégradation des moeurs par l'influence de la culture occidentale à l'aide des différentes chaînes TV, des romans et d'autres magazines favorise aussi la consommation de ces stupéfiants).

La prévention des drogues au Burundi est un cadre difficile car les drogues les plus pathogènes aujourd'hui sont l'alcool et le tabac et ils sont tous les deux en vente libre contrairement au cannabis considéré comme socialement plus dangereux.

On trouve beaucoup d'exemples d'actions incitatrices de la part de ceux qui devaient aider soit dans la prévention ou la sensibilisation :

Les belles voitures publicitaires du tabac sur lesquelles on peut facilement lire INTORE, SUPERMATCH, BTC, etc., circulent librement dans la capitale et aucune remarque sanitaire sur la consommation du tabac ne s'y trouve ;

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Des pancartes publicitaires de la BRARUDI (Brasserie de Burundi) comme Plaisir Raffiné, Plaisir Partagé, KIRINYOTA MUGENZI, etc., de belles photos de gens bien habillés, restent toujours incitatrices mais ne parlent pas des dangers quant à la consommation de ces boissons alcoolisées ;

Le gouvernement compte beaucoup sur les recettes fiscales liées à la vente du tabac et de l'alcool, la BRARUDI fait entrer à elle seule 50% des recettes fiscales du Burundi.

Etant donné que la prévention des drogues au Burundi est un cadre difficile à éradiquer, quelques suggestions sont à proposer :

Recommandations

En guise de recommandation, les actions suivantes sont incontournables dans la lutte contre la consommation des drogues :

Pour l'Administration de la Commune Kamenge et les Educateurs

Favoriser une véritable hygiène mentale, spécialement parmi les jeunes ;

Aider les jeunes à surmonter les difficultés de l'adolescence ;

Informer les jeunes à l'école et dans les mouvements des jeunes sur la drogue, ses dangers et les motivations qui poussent à l'utiliser ;

Favoriser la dépense de leurs énergies pour les activités intellectuelles, culturelles ou sportives ;

Favoriser la motivation et la souplesse de leur personnalité par une éducation authentique ;

Inspirer les valeurs d'une famille traditionnelle (rôle de l'initiation) et de l'enseignement moderne (rôle des éducateurs dans la socialisation des enfants) ;

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Allier l'autorité et la tendresse ; les parents et les éducateurs aiderons les jeunes à une réflexion rationnelle sur leurs problèmes, réflexion basée sur la communication entre les personnes.

Pour les Eglises

Prêcher la bonne nouvelle dans différentes églises tout en montrant les effets néfastes liés à la consommation des drogues.

Pour le Gouvernement

Le gouvernement peut participer aussi à l'abolition de la toxicomanie. Il devrait :

Soutenir matériellement et financièrement les associations des Jeunes ;

Renforcer le bridage anti - drogue sur les frontières ;

Créer des centres socio - professionnels pour les jeunes désoeuvrés ;

Veiller au respect des règles morales et sociales qui la régissent ;

Garantir l'avenir des jeunes ;

Sensibiliser les jeunes ;

Contrôler rigoureusement aux frontières pour éviter le trafique des drogues.

Pour la société et les parents

La société occupe une très grande place dans l'abus des drogues. Mais, il peut aussi participer à la lutte contre la toxicomanie :

La société doit proposer un idéal de travail, des progrès, de bien - être, et les moyens d'y parvenir (création d'emplois et des services sociaux) ;

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La société doit veiller à s'occuper spécialement de ceux qui restent en marge, facilite leur intégration sociale et dépiste précocement parmi les marginaux les utilisateurs des drogues (activités du genre « association pour alcooliques et toxicomanes ») ;

Des conseils psychologiques peuvent aider les jeunes à surmonter leurs difficultés personnelles, familiales, scolaires, professionnelles ou sociales, et les prennent en charge ;

Il ne faut pas laisser les toxicomanes isolés eux - mêmes, mais plutôt, il faudra les aider à les conseiller et à les apprendre comment s'abstenir des drogues.

Pour les consommateurs des drogues

Il est pratiquement impossible d'abandonner brusquement la consommation les drogues. Les consommateurs peuvent :

Entériner de la décision ;

Appréhender les obstacles ;

Se préparer au sevrage et à la cure de désaccoutumance ;

S'abstinence.

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