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Les ressources naturelles touristiques et leur mode de gestion au sud-kivu, cas du parc national de kahuzi-biega.

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par Dan PENGE NKOKI
Université Simon Kimbangu de Bukavu - Gradué en Tourisme, Loisirs et Conservation de la Nature 2013
  

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III.2.2. LA QUESTION DES DROITS DE PROPRIETE

Le Groupe de travail sur les populations autochtones a, à l'Office des Nations Unies à Genève du 19 au 23 juillet 2004, tenu sa 22ème session sous le thème principal « les peuples autochtones et la résolution des conflits ». Les peuples autochtones Pygmées des Grands lacs africains ont pris une part très active à ces assises d'autant que leur région est secouée depuis plus d'une décennie par des tempêtes cycliques des violences. En font foi leurs interventions que nous reprenons ci-dessous. Outre ce thème principal, les participants ont aussi débattu de deux importants documents de travail apprêtés par des experts onusiens pour cette année 2004. Le premier document traite du principe du consentement préalable donné librement et en connaissance de cause des populations autochtones en relation avec le développement qui affecte leurs terres et ressources naturelles et servira de cadre pour l'élaboration d'un commentaire juridique par le Groupe de travail. Le deuxième servira de support à la révision du projet des principes et lignes directrices sur le patrimoine des populations autochtones qui sera entrepris par le Groupe de travail. Notons que certaines de ces organisations autochtones étaient également invitées à organiser des activités parallèles pour la célébration de la Décennie internationale et à participer à une évaluation de la Décennie.5(*)4 Quant à notre sujet, la préoccupation majeure serait celle d'avoir un éclaircissement sur le respect des droits de nos compatriotes pygmées par rapport à la gestion des aires protégées dans leurs espaces.

III.2.2.1. La CECOMIFCO pour prévenir les pygmées contre la surexploitation minière et forestière

Les Pygmées tiennent les rampent de l'actualité dans le processus de la transition politique en République Démocratique du Congo. La cour pénale internationale commencerait ses procès par entre autres le dossier du cannibalisme commis contre les Pygmées dans l'Ituri. Les politiciens ressusciteraient les « mangés » à des fins électorales. Les Pygmées continuent cependant à broyer du noir dans leurs villages dont bon nombre sont encore sous les bottes des groupes armés. Et là où ils peuvent humer un certain air de paix, les Pygmées sont corvéables à souhait.

Par observation, il semblerait que les nouveaux codes minier et forestier ne reconnaissent point des droits particuliers à ces peuples autochtones. La présente édition démontre combien les Pygmées demeurent les dindons de la farce dans l'eldorado minier et forestier. Certains cupides au coeur de pierre, leur échangent un verre d'or contre un verre de sel! Devant cette inadmissible exploitation de l'homme par l'homme, quelques coeurs plus humains animent la Centrale Coopérative autochtone des produits miniers et forestiers, CECOMIFCO en sigle, pour mettre les Pygmées a l'abri de la spéculation et les faire bénéficier des produits de leurs efforts. Car la chose importante serait d'apprendre à pêcher que donner chaque jour des poissons !

Comme le dit l'Article 15 alinéa 1 du journal ECHO des Pygmées No 16 Octobre - Décembre 2004 : « les droits des peuples intéressés sur les ressources naturelles dont sont dotées leurs terres doivent être spécialement sauvegardés. Ces droits comprennent celui, pour ces peuples, de participer à l'utilisation, à la gestion et la conservation de ces ressources ».5(*)5

Les cours des produits miniers ainsi que ceux des produits forestiers ligneux et non ligneux sont actuellement favorables en RD Congo avec la réforme de ses codes minier et forestier en vue de son redressement économique. Elle ne reconnaît cependant guère des droits particuliers aux autochtones Pygmées qui habitent les forêts parfois sur des gisements miniers ou sous l'ombrage des concessions sylvestres. Ce qui n'a pas cependant laissé insensibles quelques coeurs plus humains qui ont initié le projet dénommé Centrale coopérative autochtone des produits miniers et forestiers ou CECOMIFCO en sigle. Laquelle, est déjà reconnue par l'acte d'agrément provisoire n° 150/006/IP-DR/SK/2003 du 29 décembre 2003 de la division provinciale du Développement rural du Sud-Kivu.

Quelques millions de Congolais, dont les autochtones Pygmées, comptent donc sur les produits miniers ainsi que les produits forestiers ligneux et non ligneux pour assurer leur subsistance. N'ayant pas accès aux marchés d'écoulement de ces produits, les autochtones Pygmées tombent cependant victimes de surexploitation, spéculation, mépris et tracasseries dans leurs échanges « commerciaux ». En tous temps et circonstances, ils sont considérés comme des ignorants de l'argent et ils échangent alors à vil prix. C'est fort de cette hypothèse que la Centrale coopérative autochtone des produits miniers et forestiers ou CECOMIFCO en sigle se propose de restructurer les pré-coopératives des Pygmées en véritables coopératives afin entre autres d'assurer aux Pygmées une éducation coopérative permanente, un suivi régulier, un appui technique et psychologique permanent, une reconnaissance officielle de ces structures.

Les Pygmées étant privés d'accès aux produits et services sociaux de base (éducation, santé, ...), la centrale pourra approvisionner les coopératives en biens de première nécessité. C'est donc, la manière dont la CECOMIFCO a bon jugé pour mettre les Pygmées à l'abri de la spéculation et les faire bénéficier des produits de leurs efforts !

* 54 ECHO des Pygmées No 16 Octobre - Décembre 2004, .

* 55 ECHO des Pygmées No 16 Octobre - Décembre 2004, P1.

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