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0. INTRODUCTION GENERALE
Un des défis majeurs du développement, est de
consolider la posture du secteur de l'industrie parmi les secteurs porteurs de
croissance.
La recherche de la voie qui conduit à
l'émergence des industries, est un sujet complexe et
régulièrement au centre des débats, des séminaires,
des forums et des ateliers. Peut-on encore y apporter une quelconque
contribution positive ? Rien de nouveausans doute de ce que le monde
connait déjà, si non le désir de renforcer la
réflexion sur les stratégies de la promotion industrielle dans la
ville de Kananga.
En effet, la République Démocratique du Congo,
pays au sein duquel la ville de Kananga a élu domicile, importe de
tout : cure-dents, papiers, jus de fruits, ,jouets, vêtements, sacs,
sachets, tomates concentrées, etc.
Cette dépendance de l'extérieur estimée
à plus de deux milliards de dollars coûte cher à l'Etat qui
demeure un simple importateur des produits, alors qu'il dispose des
potentialités qui peuvent être transformé rapidement pour
mettre en place une véritable industrie, susceptible de créer les
emplois et accroitre le trésor public.
C'est pour remédier à cette situation que lors
de la table ronde économique, qui a réuni le gouvernement, et
les secteurs privés en juin 2011, des recommandations pertinentes ont
été formulées dans le but de favoriser l'émergence
des entreprises industrielles (Division provinciale de l'industrie,
2013 :16).
L'ambition affichée ici consiste à promouvoir
une régulation ordonnée et modulée du contexte de
l'industrialisation, fondée sur la valorisation significative des
ressources et potentialités locales, en vue d'assurer le
développement socio-économique de la ville de Kananga.
Ce qui soulève une étude scientifique
centrée sur les « défis industriels faceau
développement socio-économique de la ville de
Kananga ».
0.1. Choix et intérêt du sujet
Le choix et l'intérêt du sujet consistent
à présenter dans un premier temps les atouts qu' a le sujet, et
les raisons qui ont poussé le chercheur à opter pour tel sujet
qu'il traite, et non pour tel autre (Kabemba Tubelangane, B.A., 2010 :
6).
De ce fait, le choix de ce sujet n'est pas un fruit du hasard,
la situation socio-économique déplorable suite à la
quasi-inexistence des entreprises industrielles dans la ville de Kananga,
pourtant située au coeur du pays et dotée d'innombrables
ressources, constituent des motivations de premier plan.
De surcroit, cette étude se veut un relais des
investigations sur les idées forces de la vision de la modernité,
laquelle vision a pour ambition de placer la République
Démocratique du Congo au diapason des pays émergents à
l'horizon 2030, et bâtir une puissance industrielle au coeur de l'Afrique
dans la perspective temporelle de 2050 (Division provinciale de
l'industrie, 2015 : 2).
Ainsi, cette étude revêt un triple
intérêt, à savoir :
a) Sur le plan pratique
Nous tenterons de faire l'état de lieu des industries
dans la ville de Kananga, afin d'envisager des voies et moyens pouvant
permettre de relever les défis inhérents à leur
exploitation.
b) Sur le plan scientifique
Le monde scientifique sera intéressépar cette
étude, qui s'investit dans le processus d'industrialisation dans le
cadre des recherches analogues.
c) Sur le plan social
Les autorités politico-administratives de la ville de
Kananga trouverons ici destimuli de prendre conscience pour améliorer
le climat des affaires et d'investissements, en vue de promouvoir le secteur
de l'industrie d'une part, et de favoriser le bien-être tant social,
qu'économique de la population d'autre part.
0.2.
Etat de la question
Pour Paulin Ntumba Ngandu (2008 : 38),
l'état de la question est un tour d'horizon des connaissances acquises
et des recherches, au moment de la rédaction du travail. Elle se fait
à la lumière de la recherche documentaire de tout ce qui est
déjà écrit dans le domaine de recherche qu'on
entreprend.
De son coté, Jérémie Balume
Bahati(cité par Frangier, J.P., 1986 : 17), entend par
l'état de la question, une démarche à double dimension
consistant d'unepart à prendre connaissance des travaux qui ont
été réalisés sur le thème spécifique
qui fait l'objet de la recherche et d'autre part à se forcer de mettre
en exergue leurs forces et leurs faiblesses.
Dans cette logique, nous avons procédé à
un inventaire critique de certains produits scientifiques de nos
prédécesseurs afin de dégager l'originalité de
cette étude. Notamment :
· Babi Mbayi, M., (2011), dans son
mémoire sur « l'industrialisation autocentrée et le
développement de la RD. Congo », démontre la non
évolution de l'économie congolaise, caractérisation par le
blocage du processus d'industrialisation.
Cependant, l'étude n'aborde pas les principales
causes du blocage du processus d'industrialisation, encore moins la
voie de sortie pour le développement socio-économique.
· BakatumanaNkonko (2011), dans son
travail de fin de cycle sur : « l'analyse de la
productivité d'une entreprise industrielle. Cas de
l'UTRAJUT », Traite les contraintes auxquelles les facteurs de
production font face dans leur fonctionnement.
Toutefois, l'étude n'aborde pas les perspectives
possibles pour contourner les contraintes à la production.
· Ilunga Kalwena (2012), dans son
mémoire sur « la politique d'industrialisation comme
stratégie de développement économique des pays moins
avancés », analyse les mécanismes de la mise en place
des entreprises industrielles en vue de contribuer au développement
économique.
Quoique positive, l'étude ne révèle pas
les faiblesses des politiques industrielles en vigueur, dans la production des
industries disponibles.
· KamonjiMalu (2016), dans son
mémoire sur l'apport de l'artisanat urbain au développement
socio-économique de la ville de Lubumbasho », démontre
la contribution de l'artisanat sur le plan social et économique, tout en
proposant la politique de sa promotion.
Tout de même, l'étude aborde moins les
difficultés de l'artisanat urbain, dans la contribution au
développement socio-économique.
· Kasonga Mukoko, F. (2012), dans son
mémoire sur « l'analyse critique de la politique industrielle
en R.D. Congo », évalue les activités industrielles en
rapport avec les mesures et actions politiques prises par le pouvoir public
pour orienter le secteur de l'industrie.
Néanmoins, l'étude s'attèle sur les
activités industrielles, alors que les entreprises industrielles
rencontrent des défis majeurs dans leur production.
· MafoloMbubi (2013), dans son travail
de fin de cycle sur « le fonds de promotion de l'industrie et le
développement des unités de production de la ville de
Kananga », analyse l'impact du concours du FPI sur le
développement de la boulangerie KabongoNsenda. L'auteur détaille
les conditions à remplir par une unité industrielle, en vue de
bénéficier le financement du FPI.
Cependant, les défis d'exploitation qu'à connus
la boulangerie KabongoNsenda avant d'accéder au financement du FPI,
restent loin d'être relevés par l'étude.
· MuambaKaboya (2018), dans son
mémoire sur « l'impact de la fourniture
irrégulière du courant électrique sur la production des
industries alimentaires de la ville de Kananga. Cas de la Boulangerie Mona
Lux », démontre le fonctionnement des industries avec
dépendance à la fourniture du courant électrique.
Toutefois, l'étude n'exploite pas d'autres
opportunités à développer pour obtenir l'énergie
nécessaire à la production des industries.
· NgalulaMasanka (2012), dans son
travail de fin de cycle sur la « pro problématique de la
planification de la production des boissons à la Brasimba
Kananga », passe en revue les différentes étapes de la
production industrielle des de soins.
Quoique positive, l'étude n'analyse pas les
difficultés de la réalisation des activités à
planifier.
· PanumpakoleBulanda (2011), dans son
mémoire sur la « technologie agroalimentaire et le
développement socio-économique de la ville de
Kananga », identifie les contraintes de la technologie
agroalimentaire et propose les remèdes possibles pour favoriser le
développement socio-économique.
Néanmoins, l'étude ne révèle pas
les opportunités à capitaliser pour le développement de
l'industrie agroalimentaire.
· Yeta Balutidi, (2008), dans son
mémoire sur l'apport des petites et moyennes entreprises au
développement économique, démontre le processus de la
promotion des PME pour le développement économique.
Cependant, l'étude n'analyse pas les causes principales
du frein des PME, dont l'individualisme occupe la place de choix dans le
comportement des opérateurs économiques.
Ainsi, notre étude se démarque de nos
prédécesseurs dans la mesure où nous faisons un
état de lieu des industries de la ville de Kananga, afin d'identifier
les différents défis et projeter le développement
socio-économique de la ville de Kananga.
0.3.
Problématique et hypothèses
0.3.1. Problématique
D'après Théodore MwambaBakatubenga, (2018 :
9), la problématique est un ensemble d'interrogations, des questions et
des questionnements, que le chercheur se pose sur son objet d'étude.
Elle peut être formulée en une ou plusieurs questions.
Dans le cadre de la politique du gouvernement de la RD. Congo,
le Ministère de l'industrie est censé s'investir pleinement dans
la mise en oeuvre des politiques publiques pouvant contribuer à
l'éclosion d'une industrie diversifiée, productive,
compétitive, responsable en matière de l'environnement et de
développement durable, pleinement intégrée dans une
dynamique d'échange régional et mondial.
Cependant, la ville de Kananga en dépit de ses
innombrables potentialités économiques, issues de la
diversité des ressources naturelles (géologiques,
hydrographiques, énergétiques, halieutiques et
forestières...), et une population faisant la force de travail pouvant
offrir aux investisseurs des atouts indéniables pour y investir afin
d'assurer l'éclosion du développement socio-économique,
enregistre des multiples contraintes dans ce domaine.
D'où les questions suivantes valent la peine
d'être révélées :
1. Qu'est ce qui handicapel'exploitation des entreprises
industrielles dans la ville de Kananga ?
2. Quelles sont les orientations stratégiques à
envisager pour relever les défis industriels et favoriser le
développement socio-économique de la ville de Kananga ?
0.3.2. Hypothèses
Dans le cadre de nos investigations, nous tenterons de
démontrer les assertions susmentionnées, d'autant plus que
l'hypothèse de recherche se présentegénéralement
comme une proposition à partir de laquelle, le chercheur raisonne pour
résoudre un problème, pour démontrer un
théorème (Larousse illustré, 2009 : 515).
Tenant compte de notre problématique, nous estimons
que :
L'exploitation des entreprises industrielles dans la ville de
Kananga connaitrait des défis, dont les plus aigus demeurent : le
déficit énergétique et infrastructurel, qui alourdirait
les facteurs de production, la multitude de taxes fiscales et parafiscales, qui
ouvrirait porte à des tracasseries administratives, etc.
Les orientations stratégiques à envisager
seraient : la réalisation d'une étude approfondie sur
l'état de lieu des industries, la création du cadre de
concertation avec le secteur privé sur l'amélioration du climat
des affaires et d'investissements, l'encouragement de l'entreprenariat dans
plusieurs domaines (huilerie, biscuiterie, boulangerie, pâtisserie,
cordonnerie,...), afin favoriser l'élan industriel.
0.4. Méthodologie
Toute analyse qui se veut scientifique doit
nécessairement se servir d'un certain nombre d'outils de travail,
permettant de pouvoir aborder avec confiance et certitude ses investigations.
C'est ainsi que nous avons fait recourt à une méthode,
accompagnée par quelques techniques.
0.4.1. Méthode
Etymologiquement, le concept méthode vient de deux mots
grecs, « meta » qui signifie vers ou d'après, et
« odos » qui signifie à son tour voie, chemin ou
route. Il s'agit d'une voie, d'un chemin, d'une route ou d'une démarche
intellectuelle que le chercheur emprunte dans la saisie, l'analyse et
l'explication de son objet d'étude. La méthode implique
l'ensemble des règles de validité interne et externe qu'il faut
observer en vue de résoudre un problème donné
(MwambaBakatubenga, T., Op Cit, p8).
Partant de ces considérations, nous entendons par
méthode, les points de vue philosophiques définissant la position
de l'esprit du chercheur devant son objet d'étude.
Le choix d'une méthode étant fonction de la
nature du problème à résoudre, nous avons opté pour
cette étude, la méthode dialectique dont l'application aux faits
et phénomènes sociaux remonte à Karl Max
(1818-1883).
A en croire Théodore MwambaBakatubenga, la
méthode dialectique est fondée sur un certain nombre des
postulats dont la texture et la combinaison afin de saisir les faits sociaux
dans leur globalité, leur interconnexion, leur interdépendance
et leurs rapports contradictoires (MwambaBakatubenga, T., Op Cit P
45).
Selon Sylvain Emmanuel Mulowayi Dibaya (2013 :61), le mot
dialectique vient du concept grec « dialektikos », qui
signifie manipulation de ses lois par rapport à l'objet de recherche.
Au nombre de ces lois, il existe selon Georges Politzer les
lois ci-après :
a) La loi du changement ou du mouvement
Qui n'admet rien de définitif, d'absolu ou de
sacré. Elle établit la caducité de toute chose, et rien
n'existe pour elle que l'exercice ininterrompu du devenir et du transitoire.
Aucune chose ne se trouve achevée, elle est toujours la fin d'un
processus, toujours entrain de se transformer et de se développer.
b) La loi de l'action réciproque et de la
connexion universelle
D'après cette loi, les phénomènes de la
nature tout comme ceux de la société agissent les uns sur les
autres, s'influencent mutuellement et sont liés les uns aux autres.
Aucun processus naturel et/ou social ne peut être étudié
isolement, mais comme immergé dans une véritable totalité
organique et vivante.
c) La loi de l'unité et de la lutte des
contraires (la loi de la contradiction)
Cette loi stipule que dans toute chose, dans tout
phénomène naturel ou social, il y a une unité des
contraires comprenant des forces qui tendent vers l'affirmation et la
négation, il y a contradiction qui provoque le changement. De par ce
principe, il convient de considérer toujours non pas un coté de
chose, mais leurs deux cotés contradictoires.
d) La loi de la transformation de la quantité
en qualité (loi du progrès par bon)
En considérant cette loi, à un certain
degré de changement quantitatif, se produit soudainement un changement
qualitatif, consistant en une conversion de la nature de chose en une autre
(Politzer, G., cité par Mulowayi Dibaya, S.E., op cit.
PP62-64).
Entendu que l'industrialisation est un processus social, la
méthode dialectique nous a été d'une importance capitale
dans la mesure où elle nous a permis de saisir les contradictions des
rapports sociaux entre les défis industriels et les enjeux
d'industrialisation dans la ville de Kananga, afin d'atteindre la
vérité sociale.
En effet, l'Etat qui définit la politique de
développement industriel par la mise en place des structures de
financement des industries, met également sur pied des conditions
élevées, ne pouvant pas permettre les unités industrielles
d'y accéder facilement.
0.4.2. Techniques
Selon Bien-Aimé Kabemba Tubelangane (Op. Cit,
p108), on désigne par technique tout procédé, tout
moyen ou tout instrument que le chercheur utilise pour récolter les
informations (quantitatives et/ou qualitatives), sur le terrain, dans une
collecte, un musé, une bibliothèque ou un amateur.
Pour mieux mener nos investigations et nous imprégner
des informations nécessaires à la rédaction de ce travail,
nous avons fait usage de quelques techniques, telle que :
a) L'observation directe
Que Mulumbati Ngashi Adrien (1986 :26), qualifie de
l'observation portant directement sur les faits ou phénomènes
sociaux que le chercheur étudie, grâce à l'un ou l'autre
organe de sens.
Cette technique nous a permis de vivre l'exploitation
industrielle (réalité sociale) sur terrain, afin d'en analyser
pour comprendre le fait.
b) L'analyse documentaire
Elle consiste à consulter à étudier et
à analyser les documents écrits et non écrits, dans le but
de tirer des informations concernant l'objet d'étude.
Grace à cette technique, nous avons
procédé à la lecture de différents documents se
rapportant directement ou indirectement à notre objet d'étude.
c) L'entretien libre
Il consiste pour le chercheur à introduire le sujet et
à laisser l'enquêté développer ses points de vue,
ses opinions, sans interférence de l'enquêteur (Ibidem., p
26).
Cette technique nous a permis d'échanger avec les
exploitants industriels, sur l'objet de nos investigations.
d) Technique de questionnaire
Qui renvoie à l'élaboration d'une liste des
questions (questionnaire) concernant l'objet d'étude et remises à
plusieurs enquêtés et qui répondent sous une forme
écrite et le chercheur vient dépouiller pour catégoriser
les résultats (MwambaBakatubenga, T., Cit, 27).
Cette technique nous a permis de laisser un questionnaire aux
travailleurs des industries ciblées en vue de nous imprégner de
leurs avis et opinions sur notre sujet d'étude.
0.5. Délimitation du sujet
Dans le temps, notre étude s'étale sur une
période de cinq ans, allant de l'année 2014 à
l'année 2018. La première précède le Forum
National du Développement de l'industrie et Redressement productif
(FONADIR) intervenu à l`année 2015. Et 2018, marque
l'année de la mise en oeuvre du programme d'actions prioritaires du
secteur de l'industrie par la division provinciale de l'industrie dans la
province du Kasaï Central.
Du point de vue spatial, nous nous sommes limités dans
la ville de Kananga, qui est notre champ d'étude.
0.6. Difficultés rencontrées
La vie humaine étant un combat dit-on,
l'élaboration de ce travail n'a pas fait l'exception aux
difficultés. Entre autres :
° L'état démuni de la
bibliothèque de notre établissement, dépourvue d'ouvrages
spécialisés à la matière ;
° La méfiance de certains
enquêtés ;
° L'accès difficile à certains documents
officiels d'importance capitale ;
° La conjoncture économique, et bien d'autres.
Par ailleurs, dans « terre des hommes »,
Antoine de Saint Exupéry nous enseigne qu'être homme, c'est se
mesurer à des obstacles.
C'est ainsi que nous avons :
· Recouru aux bibliothèques des autres
institutions et des particuliers, pour nous ressourcer ;
· Fait preuve de certaines qualités
recommandées aux chercheurs scientifiques, pour nous imprégner
des avis et opinions des enquêtés sur le sujet ;
· Basé nos investigations sur les informations
à notre portrait ;
· Agi économiquement avec de moyens disponibles,
pour couvrir les dépenses selon leur priorité.
0.7. Division du travail
Outre l'introduction et la conclusion, ce travail s'articule
autour de quatre chapitres principaux :
o Le premier chapitre aborde les
généralités sur le cadre conceptuel et le milieu
d'étude ;
o Le chapitre deuxième traite de la politique
industrielle et états généraux des industries dans la
ville de Kananga ;
o Le troisièmechapitre aborde les enjeux et
perspectives d'industrialisation de la ville de Kananga ;
o Et, le quatrième chapitre analyse
ledéveloppement socio-économique de la ville de Kananga, face aux
défis industriels.
CHAPITRE I. GENERALITES SUR LE CADRE CONCEPTUEL ET
PRESENTATION DU MILIEU D'ETUDE
La complexité des faits et phénomènes
sociaux amène les sciences sociales en général et la
sociologie en particulier, à utiliser un nombre des concepts que Pierre
Rongere définit comme une représentation mentale,
générale et abstraite des objets étudiés
(Rongere, P., 1983 :21).
De ce fait, ce chapitre se propose de fixer les concepts qui
constituent notre sujet d'étude d'une part, et de faire une idée
sur le milieu d'investigation.
Section 1. Conceptualisation
1.1.1.
Défi industriel
Selon le dictionnaire Larousse illustré
(2009 :213), un défi sous-entend un problème, une
difficulté ou une contrainte que pose une situation, et que l'on doit
surmonter.
Ainsi, un défiindustriel constitue tout
problème, toute difficulté ou toute contrainte que pose
l'industrialisation, et pour lequel l'on doit lutter en vue de
l`émergence des industries.
1.1.2.
Industrialisation
Selon MupinganayiKadiakuidi, (1991 :79),
l'industrialisation peut être définit comme un processus
d'accumulation des richesses dans une communauté.Cette communauté
pouvant être locale, régionale, ou nationale, à l'aide de
l'industrie.
En conséquence, pour réussir une
industrialisation il faut trois facteurs, à savoir :
1. la main d'oeuvre abondante et qualifiée, dans le cas
de production en masse ;
2. la force motrice disponible et abondante ;
3. les capitaux importants. Dans les capitaux on
retient :
- le capital liquide, c'est-à-dire l'argent pour les
financements des études, de la main d'oeuvre et des matières
premières ;
- le capital fixe, constitué des machines, et des
infrastructures (les infrastructures les plus appropriés sont : les
routes, les rails, les ponts, les aéroports, etc.).
- le capital circulant, ce sont les matières
premières et les intrants industriels.
En ce qui nous concerne, l'industrialisation est un processus
de mettre en place des entreprises industrielles dans un milieu
donné.
1.1.3.
Industrie
Le concept industrie désigne un secteur
économique regroupant les activités de transformation des
produits (matières premières ou produits semi-finis).
C'est donc l'ensemble des activités humaines
tournées vers la production en série des biens. Elle
sous-entend :
· Une certaine division de travail, contrairement
à l'artisanat où la même personne assure
théoriquement l'ensemble des processus : étude, fabrication,
commercialisation et gestion ;
· Une notion d'échelle, on parle de
« quantités industrielles » lorsque le nombre des
pièces identiques atteint un certain chiffre.
(MupinganayiKadiakuidi, op. cit. P.82).
1.1.4.
Développement
Le concept développement est très complexe, ne
pouvant être défini que dans un contexte global.
D'après Bien-aimé Kabemba Tubelangane, il
désigne l'ensembles des processus coordonnés,
Cybernétiquement combinés et agencés, de prise de
conscience spontanée et/ou suscitée de changement de
mentalité, de transformation des institutions et habitudes sociales.
Il implique un ou plusieurs secteurs d'une
société, composé des acteurs sociaux interagissant, tout
en cherchant et l'homme et le rapport de changement positif avec
lui-même et avec l'environnement naturel, social, politique,
économique et culturel, lui permettant de se jouir. (Kabemba
Tubelangane, cité par TshipambaKabangu, J., 2016 :7).
Le développement apparait ainsi comme une série
de passage pour une société, d'une phase moins humaine à
celle plus humaine, au rythme de vie des hommes, à travers la couverture
des besoins vitaux de la population.
1.1.5.
Développement social
Le concept social dérive de l'adjectif latin
« socius », qui signifie ce qui est en rapport avec la
société et qui concerne les relations entre les individus.
Ainsi, par le biais méthodologique d'une lecture
symptômale, le développement social sous-entend une
amélioration de la qualité de vie des hommes, à travers la
création des emplois pouvant réduire la dépendance
sociale.
1.1.6.
Développement économique
C'est un processus d'évolution, de changement, de
décollage, visant à améliorer les conditions des individus
en leurs fournissant des biens et des services dont ilsont besoin (Penouil,
M., 1972 :60).
Le taux de la croissance économique est mesuré
par le rapport de variation annuelle du produit intérieur brut en
volume.
Il se calcule de la manière suivante :
100
- PIB1 : produit intérieur brut de la
première année ;
- PIB2 ; produit intérieur brut de la
deuxième année
- 100 : le pourcentage (Penouil, M.,
1972 :60).
Ainsi, on distingue généralement :
· Le développement économique
extensif ; qui vise l'augmentation de quantités des facteurs de
production (culture de nouvelles terres, ouvertures des nouvelles industries et
création d'emplois).
· Le développement économique intensif qui
vise l'augmentation par des gains de productivité de la production
à volume de facteurs de production identiques, sans création
d'emplois supplémentaires (Penouil, M., Op Cit, p72).
1.1.7.
Développement socio-économique
Selon le dictionnaire petit Larousse illustré, le
développement socio-économique est celui qui vise
l'évolution, le progrès économique et sociale
(dictionnaire petit Larousse illustré, 1905 :316).
Donc, il s'agit d'un processus d'augmentation du revenu d'une
société donnée, ouvrant porte à l'avancement tant
social qu'économique.
1.1.8. Développement industriel
Par développement industriel, il faut entendre le
progrès des techniques de transformation des matières
premières en produits finis. Il est caractérisé pour les
pays du sud par le passage de l'artisanat à la production sur base des
machines, susceptibles de produire en quantité et en qualité
(Anectol, B. 1896 :53).
Le développement industriel est un produit du
progrès technique et des innovations technologiques, basé sur
l'augmentation des productions qualitatives dans les entreprises
industrielles.
Section II. PRESENTATION DE LA VILLE DE KANANGA
1.2.1.
Aperçu historique
Les origines de la ville de Kananga remontent à la
découverte par les explorateurs allemands Dr Paul Pogge et le lieutenant
Herbant Wissman, de la rivière Kasaï en octobre 1881. En
provenance de Malange en Angola, ils furent accueillis à la
résidence du Chef KalambaMukenge, au Village de Kalamba, du peuple Bena
Lulua situé à la rive gauche de la même rivière
à 3kg de Mikalayi.
Pogge y demeure jusqu'en 1883 parce qu'il était
tombé malade, mais Wissmann poursuivra son voyage. La petite maison en
pisé que Pogge habitait pendant son séjour transitoire fut
dénommée « Pogge station » qui devint le
premier port d'attache des allemands au Kasaï.
Revenant le 10 novembre 1883, Wissmann déplace Pogge
station sur la rive droite de la rivière Lulua et dénomma son
campement « Luluabourg Malandji » ; Malandji est la
déformation du nom Malange donné par les transporteurs de
Wissmann, d'origine Angolaise qui ontpréféré le nom de
leur lieu de départ.
En 1895, les troupes Batetela de Kalamba se
révoltèrent suite à l'exécution de leur Chef par
l'autorité belge. La mutinerie qui a connu du succès dans ses
débuts, a finalement été matée en 1901.
Dans la même période, le gouvernement colonial
créa à cet emplacement un poste d'Etat qui prend la
dénomination du campement à la rive droite de la Lulua, lequel
est devenu un important carrefour depuis l'inauguration du chemin de fer BCK
par le roi Albert premier, dont les travaux de construction avaient
débuté en 1920 sous la direction de l'ingénieur Jean
Jadot.
C'est essentiellement ce mode de transport qui a
contribué au développement rapide de la ville au début du
20esiècle, entrainant l'arrivée massive de
différentespopulations dont le peuple Luba qui domina très vite
économiquement le peuple Lulua.
A la veille de l'indépendance (1950-1960), des violents
conflits éclatèrent entre le peuple Lulua et celui de Luba,
entrainant l'exode de ce dernier vers ce qui devint Kasaï Oriental
(Kapinga Tshibuyi, A., 201 3 :10-12.).
Par ailleurs, cette ville a connu au cours de son histoire,
différentes appellations dont :
· De 1958 - 1972 : ville de Luluabourg
(ordonnance-loi, n°12/357 du6 novembre 1958) ;
· De 1973-1976 : sous-région de Kananga
(ordonnance-loi n°73/015 du 5 février 1973) ;
· De 1977-1982 : sous-région urbaine de
Kananga (ordonnance-loi n°77/028 du 19 novembre 1977) ;
· De 1983-1997 : ville de Kananga (ordonnance loi
n°82-006 du 25 février 1983) ;
· De 1998 à ce jour : Ville de Kananga
décrite (ordonnance loi n°081 du 2 juillet 1998).
Un fait historique non moins important est que, c'est
à Luluabourg que la première constitution dont la
République Démocratique du Congo s'est dotée le 24
août 1967, a été élaborée et rendue publique.
Le premier site de la ville de Kananga est dénommé aujourd'hui
« Malandji Makulu », pour ainsi exprimer son
ancienneté (Kapinga Tshibuyi, A., Op Cit, 16).
1.2.2.
Situation géographique
D'une superficie de 743Km2, soit une densité
de 1741.76habitant/Km2, la ville de Kananga est située au
coeur du pays et de l'Afrique, à 5°.23 Latitude Sud et 25°
longitude Est.
Elle est limitée :
· Au Nord par le territoire de Demba ;
· Au Sud par le territoire de Dibaya ;
· A l'Est par le territoire de Dimbelenge ;
· Et, à l'ouest par les territoires de Kazumba et
de Luiza.
En effet, de par sa position géographique au Centre, la
Ville de Kananga est enclavée et située à environ 800Km de
Bukavu, Lubumbashi et Kinshasa soit une distance de moins d'une heure par vol
(YamuangaMutondo, 2016 :13).
1.2.3.
Climat
La ville de Kananga se trouve dans un climat tropical humide,
assorti de deux saisons dont la saison sèche qui va
généralement du 15 mai au 15 août et celle de pluie qui va
du 15 août au 15 mai.
Elle présente une amplitude thermique annuelle de
10.74°c en moyenne. Avec des points des 31.4°c en mai la moyenne
pluviométrique et thermique de l'année. (Hôtel de ville
de Kananga, 2015 :23).
1.2.4.
Relief et hydrographie
Les plateaux découpés par des nombreuses
vallées profondes, dominent la ville de Kananga y compris les alluvions
issues de la destruction de versants dénudés par l'homme à
la recherche du bois de chauffage et de l'espace à cultiver tout comme
à habiter.
La ville de Kananga est battue sur un plateau d'environ 657m
d'altitude entrecoupée des vallées drainées par
différents cours d'eau, dont la plupart se jettent dans la
rivière Lulua. Cette dernière coule dans la direction Est et
baigne l'ouest de la Ville. Elle a trois (3) grandes affluents, à
savoir :
- La Tshibashi qui traverse la limite nord de la
ville ;
- La Nganza qui traverse la ville de l'Est à
l'Ouest ;
- La Nkombua qui coule au sud de la ville de Kananga.
Il ya aussi la MuanzaNgomaqui baigne l'Est de la ville. Ces
rivières offrent de grandes possibilités à
développer la pêche et à pallier à la carence en
protéinesanimales.
De toutes ces rivières, la Tshibashi parait la plus
importante du fait qu'elle baigne et arrose trois communes de la ville de
Kananga, (Kananga, Lukonga et Ndesha), c'est sur elle que se trouve
installé l'usine de captage d'eau de la Régideso qui dessert la
ville en eau potable.
1.2.5.
Le Sol
Le soubassement de la ville de Kananga est constitué
des granités et des grépolymorphes qui donnent naissance à
deux types de sol, à savoir :
§ Le sol sablonneux : on le retrouve sur les
versants et les interfluves de la ville, avec une apographe très
accidentée couverte par des ravins qui détruisent la
ville ;
§ Le sol sablo-argileux : formé des grains de
sable et d'une portion d'argile sur tout le territoire de la ville. Les
vallées lui procurent l'avantage de développer la culture et la
pisciculture
Mais, ce sol est tellement mal exploité avec des
méthodes et techniques culturelles archaïques (sans repos), avec
des lessivages intenses qu'il se soude par la dégradation des savanes
qui s'appauvrissent très rapidement (Hôtel de ville de
Kananga, Op Cit, p26).
1.2.6.
La Végétation
La ville de Kananga est herbacée sur les plateaux, sur
toutes les fougères et les graminées qui dépassent
rarement 1.5m de hauteur. Cela démontre la pauvreté du sol sur
exploité avec des cultures vivrières. Par ailleurs, à
Kananga la forêt s'amenuise au profit de l'agriculture et diverses autres
activités de l'homme.
La flore se renferme dans la ceinture verte, couverte par une
végétation non encore urbanisée. En effet, chacune des
cinq communes a au moins un quartier au-delà de la partie urbaine et
l'ensemble de ces quartiers suburbains constitue la ceinture verte de la ville.
Elle se répartit de la manière suivante :
Tableau N°1 : Répartition des
quartiers suburbains par commune dans la ville de Kananga
|
N°
|
COMMUNES
|
QUARTIERS SUB URBAINS
|
|
1
|
Kananga
|
Mpemba
|
|
2
|
Katoka
|
Tukombe
|
|
3
|
Ndesha
|
Kamupongo
|
|
4
|
Lukonga
|
Mabondo
|
|
5
|
Nganza
|
Lubi-à-mpata
|
Source : Tableau tracé par nous, sur base des
données de l'hôtel de ville de Kananga, 2018.
Ce tableau démontre la répartition des quartiers
suburbains, constituant la ceinture verte de la ville de Kananga, dans chacune
des communes.
Il convient de signaler que la faune est souvent
retrouvée au long de rivières et c'est dans les forêts
galeries qu'on peut trouver la présence du gibier à poils, la
gazelle, la crevette, etc.
Dans la savane, les corbeaux, les garde-boeufs, les rats, les
multiformes, etc. (Kapinga Tshibuyi, A., Op Cit, pp 16-17).
1.2.7.
Situation démographique
La population de la ville de Kananga connait une forte
évolution, suite à la position géographique que Kananga
occupe dans le pays.
Ci-dessous, sont démontrées les statistiques par
année, expliquant la croissance démographique de la ville de
Kananga de 2014 à 2018.
TABLEAU N°2 : PORTANT EVOLUTION
DEMOGRAPHIQUE DE LA VILLE DE KANANGA DE 2014-2018
|
N°
|
SEXE
ANNEES
|
Masculin
|
Féminin
|
Populaire étrangère
|
Total
|
|
Hommes
|
Garçons
|
Femmes
|
Filles
|
Hommes
|
Femmes
|
|
01
|
2014
|
269111
|
379451
|
289113
|
417411
|
231
|
25
|
1.355.342
|
|
02
|
2015
|
272119
|
391809
|
289412
|
419617
|
234
|
26
|
1.373.217
|
|
03
|
2016
|
274121
|
392912
|
296756
|
454769
|
236
|
23
|
1.418.817
|
|
04
|
2017
|
279378
|
407695
|
304313
|
469851
|
236
|
23
|
1.461.496
|
|
05
|
2018
|
287798
|
421195
|
310744
|
494110
|
236
|
24
|
1.514.107
|
Source : Hôtel de ville de Kananga, document des
statistiques démographiques, rapports annuels 2014-2018.
Au regard de ce tableau, nous constatons que le nombre de
femmes et de filles est supérieur à celui des hommes et des
garçons. Et, la population étrangère révèle
le nombre élevé des hommes par rapport aux femmes. Ainsi, la
population totale de la ville de Kananga continue d'augmenter d'une
année à l'autre.
1.2.8.
Aspect politico-administratif
La ville de Kananga constitue une entité
administrative, ayant une personnalité juridique régie par
l'ordonnance-loi n°123/006 du 25 février 1982 portant
l'organisation territoriale, politique et administrative du Congo.
Elle est subdivisée en 5 communes à
savoir : Kananga, Katoka, Ndesha, Lukonga et Nganza. Avec au total 25
quartiers, 179 localités et 22 groupements incorporés, comme en
illustre le tableau suivant :
Tableau N°3. La subdivision administrative de la
ville de Kananga
|
N°
|
COMMUNES
|
QUARTIERS
|
LOCALITES
QUARTIERS
|
GROUPEMENTS INCORPORES
|
|
1
|
KANANGA
|
Malandji
Kamayi
Tshinsambi
Plateau
Pemba
|
8
10
10
17
11
|
Bakua nkunda
Bakua mboya
Bakua odia
Bakua mbuyi
Bakua tshiala
|
|
2
|
KATOKA
|
Kapanda
Tatoka II
Kelekele
Mpokolo
Tukombe
|
5
4
4
5
4
|
Benamande
Bena meta
Benakabiya
|
|
3
|
NDESHA
|
Kamilabi
Lulua
Ndesha
Tshibandabanda
Kamupongo
|
6
4
5
5
4
|
Benamukangala
Bakua buisha
Bakua lule
|
|
4
|
LUKONGA
|
Dikongayi
Itabayi
Lumumba
Mabondo
|
6
6
5
7
|
Bakua biayi
Bakua mushilu
Benatshibumba
Benamutshipayi
Benamalangu
Benamuanji
|
|
5
|
NGANZA
|
Nganza-nord
Nganza-sud
Salongo-Muimba
N'sele
Lubi-à-mpata
Sukisa
|
7
7
10
12
12
5
|
Bakua meta
Bakua ipa
Bakua tshidimba
Benakalumelueya
Benakasasa
|
Source : Tableau tracé par nous, suite aux
données de l'hôtel de ville de Kananga, 2018.
1.2.9.
ORGANIGRAMME DE LA VILLE DE KANANGA
Maire de la ville
Maire de la ville adjoint
Communes
Servies spécialisées
KANANGA
- Kamayi
- Malandji
- Tshinsambi
- Mpemba
- Plateau
KATOKA
- Kapanda
- Katoka II
- Kelekele
- Mpokolo
- Tukombe
NGANZA
- Salongo
- Nganza nord
- Lubi-a-mpata
- N'sele
- Nganza sud
- Sukisa
NDESHA
- Kamupongo
- Kamilabi
- Ndesha
- Lulua
- Tshibandabanda
LUKONGA
- Dikongayi
- Itabayi
- Lumumba
- Mabondo
CHEF DE SERVICE URBAIN
CHEF DE 1er BUREAU
- Secrétariat
- Comptabilité
- Protocole
- Intendance
CHEF DE 2ème BUREAU
- Service administratif
- Affaires politiques
- Démographie
- Etat civil
SERVICES CONNEXES
- Agriculture
- Inspection
- Médical urbain, PME
- Environnement, mines, développement, énergie,
travail, culture et art
- L'économie, tourisme, fonction publique active,
affaires sociales, presse
Source : Bureau de l'administration de territoire,
2018
Cartographie N°1. Ville de Kananga

1.2.10.
Aspect économique
a) Secteur primaire
L'économie étant encore aléatoire, la
ville de Kananga fournit les produits de première
nécessité pour la survie de la population, tels que les
maïs, manioc, arachides, haricots, soja...Et les fruits comme les mangues,
ananas, oranges, mandarines, etc.
Quant à l'élevage, il n'est pas beaucoup
développé, néanmoins les missionnaires catholiques
exploitent quelques fermes comme : camp Kumpala, Malole, ce que font
également certaines ONGD de la place avec les caprins, porcs, lapins et
volailles dans certaines familles.
a) Secteur secondaire
L'industrialisation se trouve au stade embryonnaire. La ville
de Kananga compte une brasserie, une usine de traitement d'eau, une savonnerie,
une fabrique des peintures, des minoteries, une biscuiterie, des boulangeries,
une fabrique des mousses, une scierie et différents ajusteurs,...
lesquels fonctionnent avec beaucoup d'acuités.
b) Secteur tertiaire
Dans ce secteur, le commerce est
généralisé, nous avons les grandes maisons telles que
Beltexco, Mona-luxe, Quin Med, Congo-futur, jean Assaka, Kankashi...
On trouve aussi les entreprises des services comme SNCC, SCPT,
OCC, OVD, et les établissements de communication (Vodacome, airtel et
orange), sans oublier les stations de radios et télévisions ainsi
que les institutions banquiers.
La ville de Kananga est traversée par un chemin de fer
de long 613Km, traversédu nord par le port d'Ilebo et au sud par la
ville de Lubumbashi, lesquels lui ravitaillent.
Il existe aussi l'aéroport national de Lungandu, qui
relie la ville de Kananga au reste du pays. L'infrastructure routière
mesure près de 211,929Km dont 59.072Km, asphaltée en constate
dégradation et 152.857Km en terre battue (PanumpakoleBulanda, P.,
2011, pp11-12).
1.2.11.
Aspect socio-culturel
1.2.11. Situation socio-culturelle
a) sport et loisir
La ville de Kananga compte plusieurs salles de spectacles,
productions théâtrales et culturelles. Parmi ces salles, on peut
citer : Lulua film, CEIKA, père Cambier, cercle SNCC, et Mona lux,
ainsi que la salle culturelle de la mairie qui servent des cadres pour les
conférences, réceptions et formations.
On note l'existence de quelques centres sociaux d'encadrement
et de métiers, les foyers sociaux et auto-écoles.
Les statistiques des infrastructures sportives et culturelles
dans la ville de Kananga se localisent de la manière suivante :
Tableau N°04 : Infrastructures sportives et
culturelles
|
N°
|
DESIGNATION
|
COMMUNES
|
TOTAL
|
|
Kananga
|
Katoka
|
Ndesha
|
Lukonga
|
Nganza
|
|
1
|
Stadium
|
1
|
-
|
-
|
-
|
-
|
1
|
|
2
|
Volley-ball
|
2
|
3
|
1
|
-
|
-
|
6
|
|
3
|
Basket-ball
|
2
|
3
|
-
|
-
|
-
|
5
|
|
4
|
Natation
|
-
|
2
|
-
|
-
|
-
|
2
|
|
5
|
Handball
|
2
|
2
|
-
|
-
|
-
|
4
|
|
6
|
Tennis
|
1
|
-
|
-
|
-
|
-
|
1
|
|
7
|
Gymnastique
|
1
|
-
|
-
|
-
|
-
|
1
|
|
8
|
Musée
|
1
|
-
|
-
|
-
|
-
|
1
|
|
9
|
Football
|
-
|
1
|
-
|
-
|
-
|
1
|
Source : Division provinciale des sports et loisirs, Rapport
annuel, 2018.
b) Enseignement
La ville de Kananga regroupe les institutions d'enseignement
primaire, secondaire, professionnel, spécial, supérieur et
universitaire.
Au niveau de l'enseignement primaire, secondaire et
professionnel ; la ville de Kananga compte deux sous-divisions urbaines,
à savoir :
- La sous-division de Kananga I, qui supervise les écoles
des communes de Kananga et Nganza ;
- Et, la sous-division de Kananga 2 qui gère les
écoles des communes de Katoka, ndesha et lukonga.
La situation des écoles dans la ville de Kananga se
présente de la manière ci-après :
Tableau N°05 : Statistiques des
écoles
|
Ecoles Maternelles
|
Ecoles primaires
|
Ecoles secondaires, professionnelles
|
Ecoles spécialisées
|
Total
|
|
86
|
228
|
173
|
31
|
518
|
Source : département de statistiques de la division
d'EPSP-Kananga, rapport annuel, 2017-2018
Au niveau de l'enseignement supérieur et universitaire,
la ville de Kananga compte 11 universités et 15 instituts
supérieurs, dont la situation se présente de la manière
ci-après :
Tableau N°06 :Universités de la ville
de Kananga
|
N°
|
Etablissements universitaires
|
Sigles
|
Statuts juridiques
|
|
1
|
Université de Kananga
|
UNIKAN
|
Publique
|
|
2
|
Université notre dame du Kasayi
|
UKA
|
Mixte
|
|
3
|
Université pédagogique de Kananga
|
UPKAN
|
Publique
|
|
4
|
Université presbytérienne au Congo
|
UPRECO
|
Mixte
|
|
5
|
Université centrale du Kasaï
|
UNICEK
|
Privée
|
|
6
|
Université Simon Kimbangu de Kananga
|
USK
|
Privée
|
|
7
|
Université du grand Kasaï
|
UGK
|
Privée
|
|
8
|
Université de Luluabourg
|
ULB
|
Privée
|
|
9
|
Université de développement durable
|
UDD
|
Mixte
|
|
10
|
Université saint Laurent
|
USL
|
Mixte
|
|
11
|
Université adventiste de Kananga
|
UDK
|
Privée
|
Source : tableau tracé par nous sur base des
données de rapporteur annuel de l'hôtel de ville de Kananga, 2018.
Tableau N°07 : Instituts supérieurs de
la ville de Kananga
|
N°
|
Etablissements supérieurs
|
Sigles
|
Statuts juridiques
|
|
1
|
Institut supérieur de développement rural de
Tshibashi
|
ISDR-T
|
Publique
|
|
2
|
Institut supérieur des techniques médicales de
Kananga
|
ISTM-Kananga
|
Publique
|
|
3
|
Institut supérieur d'études sociales de Kananga
|
ISES-Kananga
|
Publique
|
|
4
|
Institut supérieur de commerce de Kananga
|
ISC-Kananga
|
Privée
|
|
5
|
Institut supérieur des techniques médicales de
Tshikaji
|
ISTM-Tshikaji
|
Privée
|
|
6
|
Institut supérieur des techniques médicales
diyidimpe
|
ISTM DIDI
|
Privée
|
|
7
|
Institut facultaire de sciences de santé de Kananga
|
IFASS
|
Privée
|
|
8
|
Collège universitaire libre du Congo
|
CULC
|
Privée
|
|
9
|
Institut supérieur de statistiques de Kananga
|
ISS
|
Privée
|
|
10
|
Institut supérieur des arts et métiers Bukasa
|
ISAM
|
Privée
|
|
11
|
Institut supérieur des techniques médicales du
Kasaï
|
ISTM-K
|
Privée
|
|
12
|
Institut supérieur technique de Kananga
|
IST-Kananga
|
Privée
|
|
13
|
Institut supérieur de management de Kananga
|
ISM-K
|
Privée
|
|
14
|
Académie militaire
|
ACAMIL
|
Publique
|
|
15
|
Institut supérieur des sciences religieuses
|
ISSR
|
Mixte
|
Source : Tableau, tracé par nous sur base de
données de rapport annuel de l'hôtel de Ville de Kananga,
2018.
a) Ethnies
La ville de Kananga regorge plusieurs tribus et ethnies,
notamment : les lulua,kete, kuba, luntu, songe, bindi, salampasu,
tshiokwe, baluba, anamongo, pende, lele, tetela et autres expatriés.
b) Langues
Plusieurs langues sont parlées à Kananga, dont
le français (langue officielle), Tshiluba, swahili et lingala (langues
nationales), Anglais (parlé par la minorité), et autres
dialectes.
c) Religions
Les religions les plus pratiquées dans la ville de
Kananga sont : catholique, protestante (sous divers formes), Kimbanguiste,
orthodoxe, musulmane et autres églises de réveil.
CONCLUSION PARTIELLE
Dans ce chapitre, notre démarche consistait à
fixer les concepts de base de notre étude : défi,
industrie, développement socio-économique,et autres concepts
proche de notre objet d'étude.
Il était également question de brosser une
idée sur le cadre d'étude, d'où l'historique, la situation
géographique, l'évolution démographique, l'administration,
l'économie et l'aspect socio-culturel en ont fait les points.
Chapitre II. LA POLITIQUE INDUSTRIELLE CONGOLAISE ET ETATS
GENERAUX DES INDUSTRIES DANS LA VILLE DE KANANGA
Les défis industriels d'un milieu ne peuvent se lire
qu'à l'analyse du cadre régulateur de la politique industrielle
d'une part, et d'autre part des stratégies de la promotion des
activités du secteur de l'industrie.
C'est dans cette perspective que va s'atteler notre
réflexion au long de ce chapitre avant d'aborder les problèmes
majeurs des unités et entreprises industrielles de la ville de
Kananga
Section1. Du cadre régulateur de la politique
industrielle
2.1.1.
Aperçu historique
L'avènement du ministère de l'industrie autonome
en République Démocratique du Congo par l'ordonnance loi
n°07/001 du 05 février 2007, remonte à la création de
la section industrie au sein du ministère de l'économie industrie
et commerce, par l'ordonnance loi n°82-027 du 19 mars 1982.
A l'époque, ce ministère s'appuyait sur un
secrétariat général qui comptait cinq directions,
notamment : les services généraux, études
économiques, économie générale, inspection et
industrie.
En 1989, avec la promulgation de l'ordonnance loi
n°89-175 du 17 août 1989 qui modifiait et complétait
l'ordonnance-loi N°82-027 du 19 mars 1982, la configuration du
secrétariat général changea suite à
l'éclatement de la section industrie en quatre directions. Ainsi, le
nombre des directions passa de cinq pour devenir huit, dont : services
généraux, études économiques, approvisionnement,
consommation et concurrence, petites et moyennes entreprises ;
industrie ; normalisation et métrologie, propriété
industrielle ainsi que protection industrielle (Ministère de
l'industrie, 200 : p4).
Au fil du temps, la section industrie sera fusionnée
tantôt avec les petites et moyennes entreprises, tantôt avec
l'économie et artisanat jusqu'au remaniement du 13 mars 1999 qui a
regroupé au sein d'un même ministère les trois
sections :économie, industrie ainsi que petites, moyennes
entreprises et artisanat, dans lequel les deux secrétariats
généraux ont coexisté.
Par ailleurs, à cause de la persistance de conflits de
compétence entre ces deux secrétariats généraux,
ils furent regroupés en un seul comprenant un éventuel de dix
directions et parmi lesquelles la section industrie comptait les quatre
directions traditionnelles.
Aujourd'hui, le ministère de l'industrie, petites,
moyennes entreprises et artisanat est scindé en deux ministères
autonomes, à savoir :
o Le ministère de l'industrie ;
o Et, celui de petites, moyennes entreprises et artisanat
(Ministère de l'industrie, Op Cit : p 5).
2.1.2.
Missions et attributions
Plusieurs attributions sont dévolues au
ministère de l'industrie, notamment :
o L'industrialisation du pays et intégration
industrielle ;
o Encadrement de l'installation et de l'implantation des
établissements industriels ;
o La promotion, l'encadrement technique et la protection de
l'industrie nationale ;
o La gestion de la propriété industrielle et la
lutte contre la contrefaçon ;
o L'élaboration et la surveillance des normes pour les
biens présents ou consommés sur le territoire national ;
o La gestion de la méthodologie légale et de la
normalisation ;
o L'inspection technique des établissements
industriels ;
o La mise en valeur de l'espace national et promotion de
l'environnement favorable aux affaires ;
o La promotion des nouvelles technologies appliquées
à l'industrie ;
o La réalisation des études industrielles
sectorielles et production des statistiques industrielles ;
o L'élaboration et la mise en oeuvre du schéma
directeur d'industrialisation, etc. (ordonnance-loi N°17/025 du
juillet 217, p4).
2.1.3. Le
schéma directeur d'industrialisation
Matériaux de construction
Bio-énergie
Chimie et pharmacie
Agro-alimentaire
Pièces de recharge
Outillage agricole
Filières industrielles
3
2
4
5
6
1
Source : Ministère de l'industrie, Op Cit, p9.
En République Démocratique du Congo, le
schéma directeur d'industrialisation repose sur six filières
ci-après :
- L'industrie agro-alimentaire ;
- L'industrie de matériaux de construction ;
- L'industrie de la chimie et de la pharmacie ;
- L'industrie de pièces de recharge ;
- L'industrie de la bioénergie ;
- L'industrie de l'outillage
agricole (Ministère de l'industrie, Op. Cit. p 9),
2.1.4.
Structures organiques
Le ministre est l'autorité de la politique
industrielle, il propose et conduit la politique du pays en matière de
l'industrie, avec la collaboration du secrétariat général
et des organes sous-tutelle (Ibidem, p14).
Le secrétariat général est
l'échelon supérieur de l'administration, qui encadre les six
directions (services généraux, études et planification,
industrie, propriété légale, inspection, technique
industrielle), et les divisions provinciales de l'industrie.
Le secrétariat général joue les
rôles de liaison entre le ministre et les services administratifs
(directions, divisions et bureaux). Il conçoit l'organisation
administrative pour ses échelons inférieurs, transmet les
instructions de la hiérarchie et contrôle leur exécution
par les échelons subalternes.
Il travaille avec trois services spécialisés,
à savoir :
ü La cellule d'études et de planification
industrielle (CEPI) ;
ü Le comité national de la normalisation
(CNN) ;
ü Et, le fonds de promotion des inventions et
découvertes (FPID).
Section 2. Stratégies de la promotion des
industries
Au nombre des organes sous-tutelle du ministère de
l'industrie, figure le fonds de promotion de l'industrie (FPI), qui oeuvre pour
le développement des entreprises et unités industrielles.
2.2.1.
Création du fonds de promotion de l'industrie
L'Etat congolais a constaté que le secteur industriel
manquait de moyens pour assurer son démarrage effectif, dans la mesure
où la capacité d'autofinancement du secteur de l'industrie
était insuffisante pour couvrir leurs besoins d'investissements.
Par ailleurs, la seule autre source de financement possible
était les institutions bancaires locales, mais celle-ci par leur
vocation commerciale s'intéressent peu aux projets industriels
risqués et à rentabilité différée, alors que
leur priorité concerne des projets peu risqués et à
rentabilité immédiate.
L'Etat a donc voulu créer un cadre approprié
pour le financement du secteur industriel avec des termes plus longs et
à des faibles taux d'intérêt. Il s'en est suivi la
création successive du Fonds de Relance économique du fonds des
conventions de développement, et sur recommandation de l'ONUDI, du
fonds de promotion de l'industrie (FPI, 2009 : 13).
Le fonds de promotion de l'industrie, entreprise publique, a
été créé par l'ordonnance loi N°89-171 du 07
août 1989, pareillement pour lui assurer des ressources afin de financer
ses activités, a été créée la taxe de
promotion de l'industrie par l'ordonnance-loi N°89-031 du 07 août
1989.
Dans le cadre de la réforme des entreprises publiques,
le fonds de promotion de l'industrie a été transformé en
établissement public à caractère administratif et
financier, doté d'une personnalité juridique et placé
sous-tutelle du ministère de l'industrie (Décret-loi
n°09/64 du 03 décembre 2009 :6).
2.2.2.
Missions et objectifs du FPI
Le Fonds de promotion de l'industrie a pour mission principale
de promouvoir l'industrie congolaise par :
o Le soutien aux industries existantes ;
o La promotion des industries nouvelles, des petites et
moyennes industries ;
o La promotion de l'intégration industrielle en
général et en particulier entre petites et grandes unités,
et entre le secteur industriel et agricole ;
o La promotion des activités des recherches
appliquées permettant le développement et l'amélioration
du secteur industriel (FPI, Op Cit : 14).
A cet effet, il vise à :
· Mettre en place un tissu industriel concourant à
la valorisation des ressources locales et permettant de satisfaire les besoins
locaux ;
· Réduire la dépendance de
l'économie vis-à-vis de l'extérieur, par la production
des matières premières destinées aux industries locales et
les produits finis concurrent aux biens importés ;
· Promouvoir l'exportation des produits industriels,
particulièrement des produits manufacturés.
Le fonds de promotion de l'industrie contribue aussi à
l'assainissement de l'environnement socio-économique des entreprises par
le financement des projets de construction ou de réhabilitation des
infrastructures économiques et sociales dans leurs zones
d'opération (Ibidem :15).
2.2.3.
La taxe de promotion industrielle
La principale source de revenu du FPI est la taxe de promotion
industrielle, créée par l'ordonnance-loi n°89-031 du 07
août 1989. Elle est perçue à l'intérieur sur les
opérations de vente faites en RD. Congo pour la mise à la
consommation, sur les marchandises de toute province assujettie aux conditions
du tarif des droits et taxes à l'importation.
Elle comprend deux volets :
o La taxe locale, d'un taux de 2% du prix de revient
industriel. Elle est générée par les entreprises de
production installées dans le pays ;
o La taxe à l'importation, qui frappe toutes les
marchandises importées de toute provenance et assujettie aux conditions
du tarif des droits et taxes à l'importation. Son taux est de 2%
(MafoloMbubi, F., Op Cit. p 17).
La mobilisation de la TPI locale a démarré
timidement en 1990 dans un climat sociopolitique troublé, qui a
influé négativement sur l'économie du pays. Celle de la
TPI à l'importation n'a débuté qu'en mai 1998 et
représente environ 67% des recettes recouvrées au titre de la
TPI.
La TPI récoltée jusqu'au 31 décembre 2008
représentait un montant de dollars américains cent
quatre-vingt-trois millions, quatre cent trois mille quatre-vingt-deux point
quarante-trois ($183403.082.43), comme l'illustre le tableau
ci-après :
Tableau N°8 : Evolution de la TPI et du
volume de financement des industries de 1989 à 2008
|
N°
|
ANNEES
|
EVOLUTION DE TPI/$
|
VOLUME DE FINANCEMENT/$
|
|
01
|
1989
|
2.000.000
|
518.045
|
|
02
|
1990
|
6.000.000
|
800.124
|
|
03
|
1991
|
5.072.050
|
1.524.583
|
|
04
|
1992
|
7.704.192
|
1.784.825
|
|
05
|
1993
|
7.900.060
|
987.823
|
|
06
|
1994
|
8.112.025
|
2.548.174
|
|
07
|
1995
|
8.826.673
|
1.827.478
|
|
08
|
1996
|
9.154.194
|
1.809.018
|
|
09
|
1997
|
9.346.284
|
928.633
|
|
10
|
1998
|
9.894.019
|
3.483.246
|
|
11
|
1999
|
9.894.103
|
2.834.246
|
|
12
|
2000
|
10.128.430
|
2.973.948
|
|
13
|
2001
|
10.561.822
|
3.190.923
|
|
14
|
2002
|
1.071.294
|
3.637.174
|
|
15
|
2003
|
9.974.729
|
3.241.109
|
|
16
|
2004
|
12.924.843
|
9.723.747
|
|
17
|
2005
|
19.104.012
|
11.012.131
|
|
18
|
2006
|
21.845.503
|
13.848.171
|
|
19
|
2007
|
27.624.283
|
18.174.926
|
|
20
|
2008
|
50.726.843
|
30.186.178
|
Source : FPI, 2009, p16
Graphique 1. Recouvrement TPI et financement des
unités industrielles de 1989-1993

Source : Denous-mêmes sur base du tableau
n°08
Graphique 2. Recouvrement TPI et financement des
unités industrielles de 1994-1998

Source : De nous-même sur base du tableau
n°08
Graphique 3. Recouvrement TPI et financement des
unités industrielles de 1999-2003

Source : De nous-même sur base du tableau
n°08
Graphique 1. Recouvrement TPI et financement des
unités industrielles de 2004-2008

Source : De nous-même sur base du tableau
n°08
2.2.4.
Le financement des industries
a) Les éléments constitutifs du dossier
de demande de financement
Outre les renseignements généraux (adresse,
statuts sociaux, formation, référence bancaire, et les principaux
associés), le dossier de demande de financement doit comporter les
éléments tels que :
o La nature du projet et sa localisation ;
o Les sources d'approvisionnement en matières
premières et autres ;
o Une justification détaillée du projet (joindre
facture proforma, plan, et devis) ;
o Le plan de financement et de payement, en précisant
notamment les conditions de financement provenant d'autres bailleurs de fonds
éventuels ;
o Les garanties devant couvrir les prêts
sollicités ;
o Les données du marché et les prévisions
d'exploitation de trésorerie ;
o Les incidences économiques et sociales, notamment le
nombre d'emplois à créer, les revenus distribués, la
valeur ajoutée locale et autres incidences du projet dans sa zone
d'implantation (NgalulaMukengeshayi, S., 2016 : 27).
b) Les conditions d'intervention
Pour bénéficier un financement du FPI, le projet
doit être engagé dans la promotion des biens destinés
à la consommation locale ou à l'exportation, doté d'une
organisation appropriée et d'une structure de gestion saine.
Les petites et moyennes industries n'ayant pas des garanties
suffisantes pouvant couvrir 150% du prêt sollicité, peuvent
s'afficher auprès des structures qui ont signé un contrat de
collaboration avec le FPI. Tout projet à financer doit faire l'objet
d'une évaluation technique, économique et financière par
les services spécialisés du FPI.
L'accès des petites et moyennes industries est
subordonné à la signature d'un contrat d'assistance avec l'office
de promotion des petites et moyennes entreprises congolaises. Ce contrat permet
à l'OPEC de suivre la réalisation du projet, d'assister le
promoteur dans sa gestion, de lui doter des structures et outils de gestion et
de l'aider à respecter les engagements pris vis-à-vis du FPI
(FPI, 2014 :110).
c) Procédure d'évaluation du projet
L'évaluation du dossier de demande de financement passe
par le schéma ci-après :
Tableau N°09 :Schémas
d'évaluation du dossier
|
Secrétariat de direction
|
|
Service crédit
|
Financement du projet
|
|
Service technique
|
|
Comité de gestion
|
Source : FPI, Op Cit. p 21.
o Le secrétariat de direction réceptionne le
dossier de demande de financement ;
o Le service crédit passe par le criblage et transmet
au service technique d'évaluation toute demande éligible en vue
de son instruction ;
o La demande jugée acceptable par le service technique
d'évaluation est soumise pour son approbation et décision au
comité de gestion ;
o La décision d'octroi est notifiée au promoteur
par les soins du service crédit. Dès lors, le service juridique
établit le contrat de prêt ou de subvention et s'occupe de la
constitution des garanties avant que le dossier soit transmis à la
direction financière pour déblocage (FPI, Op Cit, : 19).
Section 3.
Les types d'industries
On distingue deux types d'industries :
2.3.1. Les industries de base
Appelées aussi industries lourdes ou extractives, qui
procèdent à la première transformation des matières
premières et livrent leurs produits semi-finis qui serviront à
leur tour de matières premières à d'autres industries.
Les principales caractéristiques des industries de base
sont :
· Elles ont besoin des quantités énormes de
matières pondéreuses (fer, charbon) ;
· Elles nécessitent d'énormes capitaux
aussi bien pour leur investissement que pour l'entretien des leurs gigantesques
locaux ;
· Elles sont toujours à la recherche des
techniques les plus performantes ;
· Elles exploitent des effectifs relativement
modestes.
Parmi ces industries, on peut citer : les industries
métalliques qui englobent la sidérurgie (traitement du fer) et la
métallurgie (traitement d'aluminium, du plomb, du zinc, du cuivre, bref
tout métal) ; les industries chimiques qui comprennent la
pétrochimie (matières plastiques), le bois, le caoutchouc et les
produits pharmaceutiques ; les industries cimenteriques qui extraient et
traitent le sable et le calcaire (Staley, E., et Morse, R.,
1970 :239-241).
2.3.2. Les industries de transformation
Appelées industries légères, qui
transforment les produits semi-finis en produits finis, c'est-à-dire que
leurs produits sont directement utilisables et prêts pour la
consommation. Leurs principales caractéristiques sont :
§ Elles ont besoins d'une main d'oeuvre
abondante ;
§ Elles offrent des meilleurs possibilités de
décentralisation du fait de leur souplesse et de leur capacité
d'adaptation ;
§ Elles sont diversifiées ;
§ Elles concourent rapidement à
l'aménagement du territoire.
Les industries légères se répartissent en
deux grandes familles, à savoir :
o Les industries des biens d'équipement, qui produisent
des biens destinés aux entreprises. C'est le cas des industries
mécaniques (qui fabriquent des machines, outils, véhicules,
navettes spatiales, construction navale) ; les industries
électroniques et électriques (qui fabriquent les ordinateurs,
robots, matériels de communication), et les industries chimiques (qui
fabriquent des engrais, fibres synthétiques).
o Les industries de consommation, qui produisent des biens
destinés en particulier aux ménages, c'est-à-dire à
la consommation directe. Il s'agit des industries électriques (qui
fabriquent les appareils électroménagers) ; les industries
chimiques (qui fabriquent des produits cosmétiques et d'entretien, et
les industries diverses (agroalimentaires, de chaussures, d'ameublement, de
papiers,... (Staley, E., allu, Op Cit., : 243).
Section 4. Etats des lieux des industries dans la ville
de Kananga
2.4.1.
Généralités
La ville de Kananga durant la période coloniale, ses
potentialités industrielles ont été mises en valeur par la
colonie belge, avec la création des entreprises industrielles telles
que : les savonneries (merlico et savinkas), les boulangeries et
patisseries (peclaris, wastio), les minoteries (amato-frères, aldjem,
minomaf et Siakas).
La transformation de coton par Cotonco, l'exploitation du bois
par scierie du Kasaï, la fabrication des boissons (bières,
limonades, et eau), par la Brakasai. Ainsi que le traitement et distribution
d'eau potable par la Régideso, etc. (Division Provinciale,
Industrie, op cit, :21).
A ce jour, plusieurs entreprises et unités
industrielles sont en arrêt total, les autres sont encore en
activités, mais avec diminution des productions, de la main d'oeuvre et
de l'outil de production, comme l'illustre le tableau suivant :
Tableau N°10 :Etat de lieu des industries
|
N°
|
IDENTIFICATION
|
PRODUITS
|
ETATS DES LIEUX
|
|
1
|
BRASIMBA
|
Bières
|
En gestation
|
|
2
|
Régideso
|
Eau Potable
|
En activité
|
|
3
|
Boulangerie de Kananga
|
Pains
|
En activité
|
|
4
|
Boulangerie papa Tshim
|
Pains
|
En gestation
|
|
5
|
Boulangerie Mona lux
|
Pains
|
En activité
|
|
6
|
Boulangerie KADIKATE
|
Pains
|
En arrêt
|
|
7
|
Biscuiterie BISOKA
|
Biscuits soja
|
En arrêt
|
|
8
|
Boucherie du marché central
|
Viandes
|
En activité
|
|
9
|
Minoterie SIAKAS
|
Farine
|
En arrêt
|
|
10
|
Minoterie UPRAK
|
Farine
|
En arrêt
|
|
11
|
Taillerie de diamants
|
Diamants
|
En arrêt
|
|
12
|
Limonaderie du Kasaï
|
Limonades
|
En gestation
|
|
13
|
Minoterie ALADJEM
|
Farine
|
En arrêt
|
|
14
|
MenuiserieTshiela
|
Meubles en bois
|
En activité
|
|
15
|
Menuiserie AMEBUKAS
|
Meubles en bois
|
En arrêt
|
|
16
|
Menuiserie KAMU
|
Meubles en bois
|
En gestation
|
|
17
|
Scierie du Kasaï
|
Meubles en bois
|
En arrêt
|
|
18
|
Savonnerie MALAMU
|
Savons
|
En gestation
|
|
19
|
Savonnerie ETOILE
|
Savons
|
En arrêt
|
|
20
|
Savonnerie MALAWI
|
Savons
|
En arrêt
|
|
21
|
Savonnerie CCAJDD
|
Savons
|
En gestation
|
|
22
|
Savonnerie sauveur
|
Savons
|
En arrêt
|
|
23
|
Savonnerie SAVINKAS
|
Savons
|
En arrêt
|
|
24
|
Savonnerie GRADI
|
Savons
|
En arrêt
|
|
25
|
Savonnerie AIGLE
|
Savons
|
En arrêt
|
|
26
|
Savonnerie MAXI
|
Savons
|
En arrêt
|
|
27
|
Savonnerie MASS
|
Savons
|
En arrêt
|
|
28
|
Savonnerie Bitulu
|
Savons
|
En gestation
|
|
29
|
Savonnerie OK
|
Savons
|
En gestation
|
|
30
|
Savonnerie SKN
|
Savons
|
En arrêt
|
|
31
|
Savonnerie GRACIA
|
Savons
|
En arrêt
|
|
32
|
Savonnerie Tshitshi-Kadi
|
Savons
|
En arrêt
|
|
33
|
Savonnerie SKAM
|
Savons
|
En arrêt
|
|
34
|
New Kasaï Paint
|
Peinture
|
En arrêt
|
|
35
|
SOFAMACO
|
Matériels de construction
|
En arrêt
|
|
36
|
Carrière Mukulu Moutard
|
Graviers
|
En arrêt
|
|
37
|
MUSKAS
|
Mousses
|
En gestation
|
|
38
|
Compagnie bâtisseurs Kananga
|
Matériels de constructions
|
En arrêt
|
|
39
|
Etablissement Père Daniel
|
Matériels de construction
|
En arrêt
|
|
40
|
Imprimerie de Katoka
|
Impression
|
En gestation
|
|
41
|
imprimerie Babakajika
|
Impression
|
En gestation
|
|
42
|
Imprimerie Protestante
|
Impression
|
En activité
|
|
43
|
SNEL
|
Electricité
|
En activité
|
|
44
|
Hydro-électrique du Congo
|
Electricité
|
En arrêt
|
|
45
|
Hydro électrique, Tshikaji
|
Electricité et eau
|
En activité
|
|
46
|
Hydro électrique Lewis
|
Electricité
|
En activité
|
|
47
|
Hydro électrique Panda II
|
Electricité et eau
|
En arrêt
|
|
48
|
Hydro électrique Kapuku
|
Electricité
|
En arrêt
|
|
49
|
SNCC
|
Electricité
|
En arrêt
|
|
50
|
ENERKAC
|
Electricité
|
En gestation
|
Source : DP INDUSTRIE, Op Cit, pp9-16
L'analyse du tableau ci-dessus révèle que sur 50
établissements industriels identifiés dans la ville de Kananga,
29 unités soit 58% sont en arrêt, 12 unités soit 24% sont
en gestation et 9 unités seulement soit 18% sont en activités,
il s'agit de : la Régideso, Boulangeriede Kananga, Boulangerie Mona
Lux, Boucherie du marché central, menuiserie Tshiela, imprimerie
protestante, SNEL, hydroélectrique Tshikaji, et hydro électrique
Lewis. L'observation atteste que plusieurs défis sont à relever
pour la pérennisation des activités industrielles dans la ville
de Kananga.
2.4.2. Problèmes majeurs
des industries dans la ville de Kananga
Les entreprises et unités industrielles de la ville de
Kananga sont fortement entravées dans leur exploitation par les
obstacles ou les contraintes des divers ordres. Parmi lesquelles nous pouvons
citer les suivants :
a) Contraintes d'ordre administratif
Il faut d'abord relever le fait que les investisseurs des
entreprises industrielles sont soumis à des multiples taxes
administratives, notamment lors de la constitution des unités, les
difficultés pour eux d'accéder aux instances administratives et
judiciaires et la lenteur administrative que connaissent les industries.
Il s'en suit que certains agents économiques sont
contraints à se réfugier dans la clandestinité à
causes précisément de ces tracasseries administratives dont ils
sont souvent soumis (Yeta Balutidi, Op Cit, P28).
b) Contraintes d'ordre économique
Les entreprises et unités industrielles font face aux
difficultés de gestion, l'absence d'une comptabilité
régulière et d'une organisation contrôlée, le manque
d'une sous-traitance entre les grandes industries.
c) Contraintes d'ordre fiscal
Au regard de tout, dans ce cadre bien précis, le
rôle de l'Etat demeure primordiale dans la mesure où il lui
revient de faire régner les conditions économiques minimales
propices à l'éclosion des industries (KitopiKipmende, cité
par Yeta, Op Cit, p33).
Les industries sont victimes et soumises à des
multiples tracasseries des taxes et impôts ainsi que des
pénalités qui se répètent à travers les
différents services publics.
D'où, quelques problèmes les plus
rencontrés par les industries dans la ville de Kananga sont :
o Le déficit énergétique et
infrastructurel, qui alourdit les facteurs de production ;
o L'inadaptabilité du cadre
juridico-institutionnel ;
o La lourdeur de la procédure actuelle
d'homologation ;
o Le manque de culture normative quoique volontaire ;
o L'absence d'une politique de financement des
activités normatives ;
o Le manque de mobilisation de fonds publics d'origine
nationale pour soutenir l'industrie ;
o La multitude des taxes fiscales, non fiscales et
parafiscales, qui occasionne les tracasseries administratives ;
o Le taux excessif (voire confiscatoire) et de l'impôt
et/ou la taxe et des pénalités y afférents.
o L'existence pour le même acte générateur
soit de deux ou trois impôts ou taxes induits, soit d'une double
taxation ;
o Les multiples contrôles aboutissant parfois à
des redressements fantaisistes, irréalistes à cause des aviseurs
qui les provoquent en raison d'une course effrénée aux
pénalités de plus en plus exorbitantes du fait de la prime de
contentieux calculée à raison de 20% destinés aux agents
ou aviseurs, 20% à la caisse de contentieux de régies
financières et les 60% restant dans le compte du trésor
public.
o L'inadéquation entre la formation et les
métiers de l'industrie ;
o La concurrence déloyale des produits importés
et contrefaits ;
o L'individualisme du patronat privé. (FONADIR,
2016, p28).
2.4.3.
Analyse des conditions juridiques d'implantation d'une entreprise
industrielle
S'il est vrai qu'un cadre protégé et
réglementé permet les investisseurs d'atteindre leurs objectifs
dans l'implantation des entreprises industrielles, il est aussi vrai de noter
que l'exagérance des conditions juridiques étouffe sensiblement
la volonté et le goût d'investir dans une région.
A cet effet, notre démarche consiste à passer en
revue les principales exigences des différents services de l'Etat face
aux investisseurs des projets d'implantation des entreprises et/ou
unités industrielles.
a) Division de l'environnement
Les conditions ci-après doivent être
réunies par toute nouvelle entreprise industrielle qui veut s'implanter
sur le territoire congolais. Notamment :
o Le dépôt de la demande d'implantation, qui
ouvre la voie à une enquête
« commodo-incommodo ». A travers cette enquête, la
division de l'environnement analyse l'usine en circonscrivant les
externalités positives et négatives qui vont affecter le milieu
d'implantation de l'usine concernée.
o Il s'ensuit une demande de l'avis du public qui doit se
prononcer sur l'usine que l'on veut installer, et cela dans les 15 jours ou
dans un mois ;
o L'approbation du projet par le public se fait suivre du
paiement, par l'entreprise, d'un permis d'implantation. Cette taxe est payable
une fois et cela avant le lancement des activités, et fixée en
fonction de puissances desmoteurs, des machines à utiliser et de volumes
des dépôts utilisés pour stocker les matières
premières et les produits finis. (Babi Mbayi, M., Op Cit, p68).
b) Division de l'industrie, PME et Artisanat
Les modalités suivantes sont exigées dans le
cadre de ces divisions :
o Faire une annonce à la division de l'industrie et se
munir du dossier de demande d'implantation de l'usine ;
o La division vérifie les statuts de l'usine ;
o L'entreprise est tenue d'exhiber le permis d'exploitation
délivré par le ministère de l'environnement ;
o Une taxe du dossier public, dénommée
« taxe sur la protection de la propriété industrielle
sera payée par l'entreprise, après chaque année ;
o L'entreprise devra payée un mont de 200$ pour obtenir
le permis d'ouverture d'activités ;
o Après le démarrage des activités,
l'entreprise est tenue à faire rapport sur sa production, la nature du
produit fabriqué, la quantité produite, la quantité
vendue, le prix unitaire, la valeur des ventes en francs congolais (FC) et le
taux du jour appliqué à ces ventes qu'elle soumettra à la
division à titre d'information sur la valeur de ces ventes en devise.
c) La Division de culture et art
Les taxes payées au sein de cette division sont les
suivantes :
- La taxe pour la publicité de l'entreprise,
annuelle ;
- La taxe pour les affiches publicitaires de la mission de
l'entreprise, annuelle (Babi Mbayi, M., Op Cit, p71).
d) La division de l'économie
Les frais à payer au sein de cette division concernent
le numéro d'identification nationale.
e) Les entités administratives
décentralisées (EAD)
Etant donné que les entreprises vendront leurs produits
sur une entité administrative donnée, un montant d'occupation
parcellaire des points de vente sera payé chaque année et
à chaque entité, c'est-à-dire si une industrie vend son
produit sur l'ensemble d'une ville, elle est obligée de payer le
même montant à chaque commune où se trouve ses points de
vente (Ibidem, p73).
Ayant passé en revue les diverses exigences des
différentes institutions de l'Etat, nous pouvons tracer le tableau
synoptique de toutes les taxes telles qu'évoquées ci-haut.
Tableau N°11 : Les taxes à payer aux
bureaux de l'Etat (en dollars américains)
|
N°
|
INSTANCES
|
LIBELLES
|
TAXES PAYEES UNE FOIS
|
TAXES ANNUELLES
|
TOTAL
|
|
1
|
DP Environnement
|
Permis d'implantation
|
150
|
-
|
150
|
|
2
|
Ministère de l'environnement
|
Permis d'exploitation
|
450
|
-
|
450
|
|
3
|
DP Industrie, PME Artisanat
|
Taxe sur la protection de la propriété
industrielle
|
-
|
360
|
360
|
|
Permis d'ouverture d'activités
|
200
|
-
|
200
|
|
4
|
DP Culture et art
|
Taxe de publicité
|
-
|
20
|
20
|
|
Taxe des affiches
|
-
|
10
|
10
|
|
5
|
Fonds de promotion de l'industrie FPI
|
Taxe de promotion industrielle
|
-
|
2% sur la valeur de chaque quantité produite
|
|
|
6
|
DP Economie
|
Immatriculation
|
500 (personne morale)
|
-
|
500
|
|
7
|
EAD
|
Occupation parcellaire des points de vente
|
600 par commune
|
-
|
600
|
Source : Nos enquêtes menées dans ces
services publics, 2019.
CONCLUSION PARTIELLE
De ce qui précède, nous avons analysé
d'abord le cadre régulateur de la politique industrielle, section
à travers laquelle le ministère de l'industrie a retenu notre
attention.
Ensuite, nous avons passé en revue les
stratégies de la promotion des industries, en analysant la
création de la FPI, ses missions et objectifs, la taxe de la promotion,
industrielle et le financement des industries.
A la troisième section, notre démarche a
relevé les différents types d'industries, leurs
caractéristiques, et leurs productions.
Et enfin, nos investigations ont abordé les
états des lieux des industries, par analyser les problèmes
majeurs en général, et ceux liés aux conditions juridiques
d'implantation d'une entreprise et/ou unité industrielle sur le
territoire congolais, en particulier.
Chapitre III. DES ENJEUX D'INDUSTRIALISATION AU DEVELOPPEMENT
SOCIO-ECONOMIQUE DE LA VILLE DE KANANGA
Déjà au 19e siècle se forgea
une classification d'un côté des sociétés
industrialisées et de l'autre, des sociétés non
industrialisées.La première classe comprend les
sociétés à forte industrialisation,
caractérisées par l'abondance des emplois et la surproduction.
Tandis que la seconde classe regroupe les sociétés moins
industrialisées, caractérisées par l'abondance des
chômeurs et l'insuffisante production ne pouvant pas couvrir les besoins
(Peter Judet, 1912 :33).
Dans ce chapitre, nous allons analyser les possibilités
d'industrialisation de la ville de Kananga, afin de déboucher au
développement socio-économique.
Section 1. Les voies d'industrialisation dans le monde
3.1.1.
La voie socialiste de l'industrialisation
La voie socialiste de l'industrialisation admet l'intervention
de l'Etat dans la vie économique du pays, par lui accorder l'initiative
de créer les biens et services, en rapport avec les besoins de la
population (Brairoch, P., 1968 : 27).
Dans cette perspective, le pouvoir public s'engage à
connaitre l'environnement dans les différentes régions et
à identifier les besoins prioritaires. Il lutte à octroyer
à tout citoyen du travail, conformément à ses
capacités et ses préférences.
L'industrie socialiste s'oriente principalement vers
l'agro-alimentaire, le textile et l'armement, lesquels constituent des
réponses aux besoins fondamentaux de l'ensemble de la population,
notamment : l'alimentation, l'habillement ainsi que la
sécurité (Brairoch, P., Op Cit, p34).
Dans le système d'industrialisation socialiste, le
rôle de l'Etat consiste à établir la planification de
développement du secteur industriel, à encourager les
activités utiles (l'octroi des crédits, la réduction des
taxes et la coopération avec les investisseurs). L'Etat s'engage
également à décourager les activités qui freinent
l'industrialisation, par imposer les taxes.
3.1.2.
La voie capitaliste de l'industrialisation
Dans sa logique, la voie capitaliste de l'industrialisation,
contrairement à celle socialiste, prône le libéralisme des
activités économiques.
Ce système recherche l'abondance et surtout la
surproduction, l'accumulation de richesses, la recherche du profit,
l'initiative privée et la créativité, la concurrence
industrielle, le calcul de prix et la rentabilité, la monnaie, les
crédits et l'épargne, ainsi que les investissements et la libre
échange (Ibidem, p 48).
En effet, l'industrie capitaliste mène les
études de faisabilité et de rentabilité avant de
s'implanter. Elle couvre les besoins des clients ainsi que les marchés
de consommation, tout en recherchant le progrès et l'adaptation aux
nouveaux environnements.
L'implantation des industries dans le système
capitaliste exige quatre conditions, à savoir :
· La disponibilité des matières
premières ;
· La présence de la main d'oeuvre
honneureuse ;
· La facilité des capitaux (fonds,
matériels et équipements) ;
· L'adaptation de l'environnement aux investissements
(Soulier, D., 1992 :19).
A cela s'ajoute la force motrice, qui est un
élément non négligeable dans le processus
d'industrialisation.
Ainsi, le choix d'une voie de l'industrialisation serait alors
fonction du milieu, de la période, de la circonstance et du niveau de
développement d'une région.
Section 2. Les possibilités
d'industrialisation de la ville de Kananga
3.2.1.
Les mesures préalables du développement industriel
La constitution et le développement progressif et
cohérent d'un secteur industriel dans une société,
implique cinq préalables dont la connaissance des facteurs, la
définition d'une politique technologique, la constitution d'un
environnement à industrialiser et la coopération technique
spécifique.
3.2.1.1. La connaissance des facteurs
Les facteurs à connaitre sont d'ordre
économique, administratif, financier et socio-culturel, etc. cette
connaissance vise à identifier les facteurs tant favorables que
défavorables, en fonction de la nature des activités, des espaces
géographiques, des formes des propriétés, ... (Amin,
S., et Malkin, D., 1980 :26).
Il s'agit en quelque sorte d'une connaissance du
« milieu » à industrialiser, de ses modes de
fonctionnement et du « gissement », de ses
potentialités au sein même du secteur dit informel.
Dans la ville de Kananga, bon nombre d'études mettent
en exergue les facteurs favorables au développement industriel,
notamment la position géographique de la ville (entant que centre du
pays et du continent) et la présence des matières
premières dans plusieurs filières, entre autres :
· La filière minière avec le diamant,
l'argile, l'or, le chrome, le nickel, le cobalt, la platine, le cuivre, le fer,
le Kaolin, l'étain...
· La filière agricole avec le maïs, le
manioc, le riz, le café, le coton, la canne à sucre, le soja, le
haricot, ainsi qu'une diversité des fruits.
· La filière forestière avec le bois en
plusieurs types,
· La filière faune avec la biodiversité
animale, comprenant les animaux herbivores, les reptiles et les oiseaux de
plusieurs espèces.
A ceci s'ajoute les rivières hébergeant
différents types des poissons (DP, Industrie,
2014 :18).
En ce qui concerne la main d'oeuvre, la ville de Kananga est
inondée d'habitants, dont beaucoup sont soit sans emplois, soit
sous-emplois. Il existe les espaces verts, les consommateurs de tout rang,
lesquels peuvent favoriser le développement industriel.
Par conséquent, quelques facteurs défavorables
au développement industriel sont d'ordre socio-culturel, notamment le
tribalisme, l'égoïsme et les croyances tant religieuses
qu'ancestrales, qui interdisent la consommation des certains produits
fabriqués avec les espèces végétaux et/ou animaux
totémiques.
La population accorde peu de la valeur aux activités
d'exploitation de la nature (agriculture, pêche, élevage et
mine), pourtant sources des matières premières.
Quant aux facteurs liés à l'administration de la
société, on assiste à la mauvaise gestion des espaces
vitaux, couplée avec l'exploitation irrationnelle des ressources
existantes.
3.2.1.2. La définition de la politique de
développement industriel
La politique de développement industriel à
définir a l'avantage d'être autocentrée, assortie
d'objectifs de production de la zone, en correspondance avec les objectifs
assignés aux autres secteurs économiques et en cohérence
avec les politiques de développement communautaire et
d'aménagement de territoire (Amin, S., et al, Op Cit, p29).
A cet effet, la politique de développement industriel
doit mettre en oeuvre le plan d'investissement public (PIP), le plan d'actions
prioritaires, suivis des objectifs à court, moyen et long termes,
définis dans la stratégie de croissance ainsi que de la
réduction de la pauvreté.
Partant de cette approche, la ville de Kananga comme le reste
de la République Démocratique du Congo, calque sa
stratégie de développement industriel sur le programme d'actions
prioritaires du secteur de l'industrie et sur le plan d'industrialisation issu
du forum national du développement de l'industrie et rendement productif
(FONADIR).
Elle s'inspire également de la politique de cinq
chantiers de la République, de la révolution de la
modernité ainsi que des objectifs du millénaire pour le
développement (OMD), ainsi que des objectifs de développement
durable (ODD).
Dans cette perspective, la division provinciale de l'industrie
s'était tracé des orientations stratégiques dans le but de
mettre en oeuvre les différentes politiques haut évoquées,
afin de résoudre les problèmes qui se posent dans le secteur de
l'industrie en province, en général, et dans la ville de Kananga
en particulier.
Ces stratégies portaient sur :
- La réalisation d'une étude approfondie sur
l'état des lieux des industries existantes, pour mieux identifier les
besoins de restructuration et de renforcement des capitaux ;
- La création d'une banque des données sur les
savoirs traditionnels et les ressources disponibles par les indications
géographiques. ;
- La création de cadre de concertation avec les
secteurs privés sur l'amélioration du climat des affaires et
d'investissement (DP, Industrie, Op Cit. p41).
Pour rendre idéales les orientations
stratégiques de développement industriel, la division provinciale
de l'industrie a défini les actions préalables, dont illustre le
tableau suivant :
Tableau N°12 : Actions préalables de
la Division Provinciale de l'Industrie sur les orientations
stratégiques
|
Axes stratégiques
|
Programmes
|
Sous-programmes
|
Projets/actions
|
|
Renforcer les capacités des cadres et agents de la vision
de l'industrie
|
Gestion des ressources humaines
|
Gestion des ressources humaines
|
Formation professionnelle des agents
|
|
Encourager les initiatives privées
|
Etude sur les ressources disponibles
|
Sortes des matières premières
|
Classifier les matières premières
|
Source : DP, Industrie, programme d'actions prioritaires,
2015.
En ce qui concerne le plan d'industrialisation du forum
national du développement de l'industrie, l'accent est mis sur les
appareillages pertinents à mettre en oeuvre dans le but de contribuer
à l'expansion des filières prioritaires ci-après :
- L'agro-industrie ;
- Les infrastructures et les biens
d'équipements ;
- La valorisation minière et
métallurgique ;
- Les secteurs d'appui à l'expansion de l'industrie
(FONADIR, Op Cit., p 53).
Ce plan accorde beaucoup d'importance à la formation
aux métiers de l'industrie. Il aborde la problématique de la
fourniture de l'énergie électrique en tant que soutien aux quatre
filières industrielles sus-identifiées.
Le forum national du développement de l'industrie et
redressement productif (FONADIR) a permis la déclinaison d'une
série d'actions concrètes susceptibles d'impulser le processus
d'industrialisation et soutenir la résilience de l'économie
congolaise en général, et Kanangaise en particulier, avec
à terme les transformations suivantes :
· Une économie diversifiée, productive,
compétitive, pleinement intégrée dans une dynamique
fondée sur la transformation des ressources naturelles comme un gage de
développement durable et de réduction de la pauvreté.
· Une économie qui tiendra compte du
développement équilibré et devra inciter les
opérateurs économiques à investir dans la ville et dans
les zones rurales, en prenant en compte la réhabilitation des grandes
unités de production en difficultés, par un programme
spécifique et la relance des unités industrielles en faillite
(FONADIR, Op Cit. p 55).
Partant de la vision du cinq chantiers et de la
révolution de la modernité dont s'inspirent les stratégies
de développement industriel en République Démocratique du
Congo, elle oriente tout investisseur aux ambitions du territoire congolais
comme l'illustre l'initiateur de cette vision en ces termes :
« Je me permets de visualiser ce Congo de demain et
demande de partager avec moi ce regard : Je vois un Congo où chaque
jour le peuple se remet au travail, renversant les paramètres de la
pauvreté en chantiers de prospérité. Il s'agira
essentiellement d'engager les travaux de réhabilitation des
infrastructures de voies de communication (les routes, les chemins de fer, les
voies navigables, les ports et les aéroports), ainsi que les projets
agricoles et industriels de grande envergure (...) ». (Kabila,
J., cité parKapinga Muamba, S., 2019 :53).
Cette vision forte de la révolution de la
modernité constitue un enjeu pouvant amener les industries à
disposer d'un contexte qui leur permet d'exploiter à plein leur
potentiel de croissance et à mettre en oeuvre des passerelles qui
assurent le maillage des unités industrielles sur l'ensemble du pays.
Quant aux objectifs de développement durable (ODD), ils
ont pour but d'éliminer l'extrême pauvreté et la faim,
d'apporter une éducation de qualité à tous, tout au long
de la vie, de protéger la planète et de promouvoir l'existence de
sociétés pacifiques et ouvertes. D'où le neuvième
de ces dix-sept objectifs vise l'industrie, l'innovation et les infrastructures
(ODD, 2015 : 1-3).
De ce fait, toute action de créer ou de
développer une entreprise industrielle sur une zone s'inspire des ODD
pour favoriser l'équilibre social et économique de la
société.
3.2.1.3. La définition d'une politique
technologique
La politique technologique à définir a
l'avantage d'être ouverte et reposée sur la pluralité des
niveaux technologiques souhaitables, en fonction de la nature des
activités industrielles à promouvoir, de la taille des
unités de production, de leur localisation, du niveau moyen de
qualification de la force de travail, ainsi que des moyens matériels et
financiers disponibles (Amin, S., et al, Op Cit, p 50).
3.2.1.4. La constitution d'un environnement
L'industrialisation bien réussie est fonction d'un
environnement porteur et favorable au développement des entreprises
existantes et à l'émergence de nouvelles entreprises. Ceci
amène l'élaboration de code des investissements, des programmes
de développement de la petite et moyenne industrie (PMI), de
crédit commercial, industriel et artisanal, l'accès au
marché de l'Etat et garantie de paiement de ce dernier (Ibidem,
p51).
Dans cette perspective, deux actions sont visées pour
le développement industriel d'un milieu. D'un côté la
promotion des entreprises existants, et de l'autre, la création des
nouvelles entreprises. Ainsi, la priorité excessive portée sur
l'une des actions, constitue un frein au processus d'industrialisation.
3.2.1.5. La politique de coopération technique
Le développement de petites et moyennes industries
(PMI) ainsi que de l'artisanat, exige une bonne coopération technique
spécifique dans leur gestion, avec des objectifs pédagogiques,
l'apprentissage industriel, la maitrise technologique et la diffusion sociale
(Ibidem, p53).
L'encadrement des petites et moyennes industries et de
l'artisanat influe positivement sur le développement industriel, car les
PMI et l'artisanat constitue le point de départ de l'esprit de
créativité et d'innovation.
Ainsi, le regroupement des artisans et des gestionnaires
despetites et moyennes industries dans les corporations, donnerait la force aux
acteurs et inciterait le partenariat vis-à-vis de tout défi
pouvant alourdir la production.
3.2.2. Rôle et
contribution des petites et moyennes industries (PMI) et de l'artisanat au
développement industriel
Quelles que soient les difficultés rencontrées
pour promouvoir et développer le secteur de l'industrie orienté
en priorité vers le marché intérieur, l'existence des
petites et moyennes industries ainsi que de l'artisanat ; est
indispensable à la mise en oeuvre d'une politique d'industrialisation
moins dépendant des aléas du marchémondial,
c'est-à-dire plus autocentrée et autonome.
D'après Ecrèment M., plusieurs raisons
justifient l'attention particulière à porter aux Petites et
Moyennes Industries et à l'artisanat dans le processus de
développement industriel dans le tiers monde.
Les Petites et Moyennes Industries et l'artisanat jouent un
rôle essentiel dans le développement économique national,
régional et local, que ce soit dans les pays industrialisés, ou
qu'il s'agisse de pays en développement, en cours
d'industrialisation.
En outre, l'expérience montre que les pays qui mettent
en oeuvre une stratégie d'industrialisation reposant sur des
unités industrielles créées et contrôlées par
l'Etat, et souvent aussi de grande taille, l'insuffisance du
développement des Petites et Moyennes Industries dans certaines branches
peut bloquer ou freiner la poursuite de cette stratégie
(Ecrèment, M., 1985 :42).
Par leur taille, leur organisation, les activités qui
leur sont accessibles, les moyens techniques et humains pouvant être mis
en oeuvre, leur place dans un système industriel spatialement diffus, et
leur fonction sociale ; les PMI et l'artisanat ont un rôle majeur
à jouer dans l'apprentissage industriel, l'émergence progressive
d'un tissu industriel cohérent.
Ainsi, l'encadrement technologique, le financement, la
réduction des taxes et impôts ainsi que la création des
sources alternatives d'énergie,... constituent des activités
pouvant permettre d'une part le développement des Petites et Moyennes
Industries, artisanat, et d'autre part, la relève de
l'industrialisation.
3.2.3. L'aménagement de routes à
intérêt de développement industriel
Dans le contexte de l'industrialisation d'une
société, l'aménagement de certaines routes
d'intérêt capital s'avère nécessaire pour
l'approvisionnement en matières premières et l'exportation
desproduits fabriqués localement (MupinganayiKadiakuidi, Op
Cit, : 80).
En ce qui concerne la ville de Kananga, certaines routes
valent la peine d'être aménagées pour le
développement industriel.
Au nombre de ces routes, nous pouvons citer :
· La route Kananga- Tshikapa ;
· La route Kananga - Luiza ;
· La route Kananga - Ilebo ;
· La route Kananga - Luebo ;
· La route Kananga -Munkamba ;
· La route Kananga - Tshimbulu ;
· La route Kananga - Mbuji-Mayi.
3.2.4. Les industries possibles à créer dans la
ville de Kananga
La ville de Kananga dispose d'immenses potentialités
naturelles et humaines pouvant permettre à hausser un niveau de
développement confortable, compte tenu de sa
dispositiongéographique (D.P. Industrie, Op Cit p 72).
Parmi les industries possibles d'exister, nous avons :
· une cimenterie, car les matières
premières existent (calcaire et gyps) ;
· une sucrerie, car le sol est favorable à la
plantation des cannes à sucre. Et, à côté du sucre
proprement dit, nous pouvons avoir d'autres sous-produits (l'alcool, l'alcool
co2 qui est nécessaire pour la production de boissons
sucrées,...).
· des huileries, avec l'abondance des palmes ;
· des savonneries, avec la présence de l'huile de
palme ;
· des limonadèries, avec la présence des
ananas ;
· d'une fonderie : c'est une urgence pour la ville
de Kananga, qui a besoin d'une fonderie pour la fabrication des pièces
de recharges en vue de relancer l'artisanat. Ceci grâce à la
ferraille pouvant permettre de produire la fonte et les produits d'acier qui
aident les ajusteurs et ferronniens ;
· des conserveries, qui aident à la conservation
des viandes et des légumes (MupinganayiKadiakuidi, Op
Cit, :81).
Section 3. Apport des industries au développement
socio-économique de la ville de Kananga
Les entreprises et unités industrielles ont, partout
ailleurs les multiples rôles prépondérants au
développement socio-économique d'une société.
Notre démarche dans cette section consiste à
relever la contribution des industries et/ou unités industrielle, au
développement, tant sur le plan social qu'économique du milieu
où elles existent.
3.3.1.
Sur le plan économique
L'une des caractéristiques d'une bonne économie
d'un pays, c'est d'avoir une bonne production, consommation suffisante et une
augmentation des exportations des biens et services sans oublier une bonne
répartition du revenu national, ce qui entraine des conséquences
positives sur la fiscalité (Yeta Balutidi, Op Cit, p23).
L'économie de la RD. Congo en générale et
de la ville de Kananga en particulier, ne correspond plus à ce que nous
venons de décrire ci-haut. L'émergence des entreprises
industrielles peut donc aider à remédier à la situation
dans les domaines de :
· La production, la consommation et
l'exportation ;
· La fiscalité ;
· La lutte contre l'inflation.
3.3.1.1. La production, la consommation et l'exportation
Avec plusieurs industries installées dans la ville de
Kananga et exploitant dans divers domaines, l'augmentation de la production est
possible. Il est évident que l'industrie est une grande unité de
production, d'où sa production dépend aussi. Ainsi, la production
de chacune des industries dans son domaine respectif, est possible d'amener
l'autosuffisance.
Généralement, lorsqu'il y a une bonne
production, la consommation suit également. L'autosuffisance
étant atteinte, le surplus pourra être exporté et faire
entrer des devises au pays en général, et en province en
particulier.
3.3.1.2. La fiscalité
Le système d'un pays est étroitement lié
à ses structures économiques.Cette dépendance est
d'ailleurs le corolaire des objectifs de l'activité financière de
l'Etat.En effet, le système fiscal a pour objet premier de
prélever sur le revenu de la nation, les dépenses publiques
(Ibidem, p31).
Ainsi donc, les industries peuvent rendre plus florissante la
fiscalité, dans ce sens qu'une fois que certaines exemptions fiscales
temporaires dont elles bénéficient arrivent à terme, elles
vont rentrer dans le régime fiscal du droit commun.
3.3.1.3. La lutte contre l'inflation
L'inflation est un déséquilibre
économique caractérisé par une hausse
généralisée des prix, suite à une augmentation
excessive de la masse monétaire en circulation. (Yeta Balutidi, Op
Cit. p33).
En mettant sur le marché les biens et services
essentiellement tournées au bien être de la population à
des prix défiant toute concurrence, les industries aident à
lutter contre l'inflation. Ceci se justifie par le fait que leurs capitaux
d'investissement jouissent d'un grand monopole.
3.3.2.
Sur le plan social
La situation sociale d'un pays ou d'une ville ne peut
être que le reflet de son économie. Dans ce cadre, les industries
ont un rôle très important à jouer dans le domaine de la
création des emplois, de la formation professionnelle et de la
distribution des revenus.
3.3.2.1. La Création des emplois
Dans cespays en voie de développement, tout comme dans
des pays développés, on constate que la croissance du secteur
industriel est capable de résoudre le problème de l'emploi dans
le milieu urbain.
A l'origine de cette puissance, il y a évidemment la
forte croissance de l'agglomération urbaine due à
l'émigration rurale et à un taux de croissance naturellement
élevé. (Goy Verhagen, 1983 :18).
3.3.2.2. La formation professionnelle
Les industries ont nécessairement besoin d'une main
d'oeuvre qualifiée, compétitive et rentable. Ainsi, pour
permettre à son personnel de répondre à ces exigences en
vue de s'adapter aux conditions et à l'environnement du travail
(composé essentiellement des machines de production), toute industrie
s'engagera à la formation continue, au renforcement des capacités
et au perfectionnement de son personnel.
3.3.2.3. La distribution des revenus
Les mécanismes qui déterminent actuellement la
distribution des revenus dans la majorité des pays en voie de
développement, entrainent une forte concentration des revenus entre les
mains d'une minorité.
L'épargne des nationaux à revenu
élevé se perd très souvent en voyage à
l'étranger, en mission d'étude, en achat d'appartement dans des
grandes villes et transfert des fonds dans des banques (Yeta Balutidi, Op
Cit, P 43).
Ainsi, l'émergence des entreprises industrielles est
à l'origine des effets d'entrainement en amont, tout comme en aval.
Elle contribue en amont à la valorisation des ressources pour la
création d'autres activités de base, telle que le
développement de l'agriculture, l'intégration du secteur
artisanal pour une entreprise manufacturière.
Et en aval, elle contribue au développement du
tertiaire et à l'accroissement du produit interne brut (PIB), ainsi que
la lutte contre la pauvreté.
CONCLUSION PARTIELLE
D'après Laurent Fabius (1983 :15), le
rôle des industries est essentiel au moins sur quatre points à
savoir : la création des emplois, l'aménagement du
territoire, l'innovation et l'exportation.
C'est ainsi que ce chapitre s'était proposé
d'analyser les voies d'industrialisation dans le monde, les possibilités
d'industrialisation de la ville de Kananga et la contribution des industries au
développement d'une société tant sur le plan social,
qu'économique.
Chapitre IV. DEFIS
INDUSTRIELS FACE AU DEVELOPPEMENTSOCIO-ECONOMIQUE DE LA VILLE DE KANANGA
Toute démarche scientifique en général et
sociologique en particulier nécessite des investigations
appropriées pour atteindre la réalité sociale qu'elle
poursuit, démontre et/ou vérifie.
Dans cette perspective, nous nous proposons dans ce chapitre,
de ressortir les défis d'exploitation industrielle dans la ville de
Kananga d'une part, et de relever les ambitions des industries, favorables au
développement socio-économique d'autre part.
Section 1. De
l'enquête sociologique
4.1.1. Définition
Par enquête, il faut entendre l'opération par
laquelle une personne appelée « enquêteur »
interroge un certain nombre de personnes appelées
« enquêtées », assujetties au test sur un fait
ou un phénomène social assez permanent, en vue d'une
extrapolation (NyongaMpoyi, G., 2009 : 16).
Pour Bien-Aimé Kabemba Tubelangane (Op Cit. : 79),
une enquête sociologique désigne un ensemble d'opérations
de collecte des données à partir des interviews, auprès de
la population déterminée.
Lorsque la collecte se fait sur base d'un échantillon
représentatif d'une population plus large, correspondant à
l'ensemble de tous les individus qui ont les caractéristiques
précises en relation avec les objectifs de la recherche, on parle de
l'enquête par sondage.
4.1.2. But de
l'enquête
L'enquête scientifique permet soit de réaliser un
grand nombre d'observations sur les unités étudiées, soit
d'obtenir des renseignements abondants auprès du petit nombre
d'unités enquêtées sur un sujet, un fait ou un
phénomène donné (NyongaMpoyi, G., Op Cit, 19).
Ainsi, l'obtention des renseignements ou informations
nécessaires a pour finalité d'aider le chercheur à
vérifier ses hypothèses de départ (MwambaBakatubenga, T.,
Op Cit. : 33).
Dans le cadre de cette étude, il est question d'entrer
en contact avec les entreprises et/ou unités industrielles de la ville
de Kananga, pour sonder l'opinion des agents sur les défis
d'exploitation industrielle, et les ambitions de contribuer au
développement socio-économique du milieu.
4.1.3. Préparation de
l'enquête
Etant donné que notre champ d'investigation
était étendu, il nous a été difficile de rencontrer
toutes les unités industrielles de cette entité encore moins tous
leurs travailleurs.C'est alors que la science nous oblige de nous
intéresser à une partie représentative de notre univers
d'enquête, qui prend en compte les classifications, les filières
et les branches des industries disponibles.
4.1.4. Administration de
l'enquête
Nous nous sommes rendu compte qu'en plus de l'observation,
l'administration du questionnaire écrit était d'une importance
capitale. Ainsi, nous avions remis aux unités enquêtées un
questionnaire (voir l'annexe 1), que nous avons retiré par après,
avec leurs opinions.
4.1.5. De
l'échantillonnage
Pour sylvain Emmanuel Mulowayi Dibaya, (Op Cit. : 85),
l'échantillon désigne un sous-ensemble caractéristique
d'une population ou d'un domaine d'activités.
Donc, c'est un sous-ensemble extrait d'un univers plus large,
de telle manière que ses caractéristiques correspondent à
celles de la population totale. La sélection d'un échantillon
vise à obtenir la meilleure représentativité possible,
compte tenu des contraintes de temps et de financements imposés par
l'enquête.
En principe, l'échantillon est déterminé
par la formule ci-dessous.

Légende :
o n : taille désirée de
l'échantillon ;
o z : l'écart fixé en général
à 1.96 (002), correspondant à un degré de confiance soit
95% qui donne la taille de l'échantillon garantissant une bonne
représentativité ;
o p : la proportion de la population cible ayant une
caractéristique donnée ou connaissance du sujet
étudié, en pourcentage. Nous avons estimé à 97% le
problème de l'industrialisation à Kananga ;
o q : la proportion de la population cible qui n'a pas
la connaissance du sujet. Elle est estimée à 3% ;
o d : le degré de précision voulue au
niveau d'erreur acceptée, qui est en général estimé
à 5% (0.5), et parfois 2%. (Ficher, A., cité par Kabemba
Tubelangane, B.A., Op Cit, : 84).
De ce fait, la taille de notre échantillon est
de :

Soit 50 personnes à enquêter dans les
unités de production ciblées.
4.1.6. Présentation des unités de
production ciblées
Tableau N°13 :Les dates d'implantation des
unités ciblées
|
N°
|
RAISONS SOCIALES
|
DATES D'IMPLANTATION
|
|
Jours
|
Mois
|
Années
|
|
1
|
Boulangerie Mona Lux `ML'
|
Jeudi le 05
|
Mars
|
2015
|
|
2
|
Boulangerie KabongoNsenda
|
Lundi 17
|
Août
|
2009
|
|
3
|
Boucherie du marché central (BMC)
|
Vendredi 03
|
Mai
|
2002
|
|
4
|
Menuiserie Tshiela
|
Lundi 24
|
Septembre
|
1962
|
|
5
|
La régie de distribution d'eau REGIDESO
|
Mercredi 30
|
Décembre
|
1939
|
Source: Nos enquêtes, réalisées en 2019.
Dans ce tableau, l'observation révèle que parmi
les unités implantées à l'époque coloniale, seule
la Régideso fonctionne jusqu'à ce jour. La menuiserieTshiela est
de la génération des unités ayant vu jours aux
premières années de l'indépendance de la R.D. Congo. Alors
que les dix ans suivant l'année 2000 étaient
caractérisés par l'implantation de la boucherie du marché
central et de la boulangerie KabongoNsenda. La boulangerie Mona Lux est
l'unité, dont l'implantation est intervenue après le
cinquantenaire de l'indépendance du pays.
Ceci justifie que la pérennisation des activités
industriellesdemeure un défi à relever pour le
développement socio-économique de la ville de Kananga.
Tableau N°14 :Localisation
géographique des unités ciblées
|
N°
|
RAISONS SOCIALES
|
Adresses
|
|
N° Parcelle
|
Avenues
|
Quartiers
|
Communes
|
|
1
|
Boulangerie Monalux `ML'
|
360
|
Lumumba
|
Malandji
|
Kananga
|
|
2
|
Boulangerie KabongoNsenda
|
07
|
du collège
|
Plateau
|
Kananga
|
|
3
|
Boucherie du marché central (BMC)
|
223
|
Lulua
|
Kelekele
|
Katoka
|
|
4
|
Menuiserie Tshiela
|
18
|
De moulin
|
Tshinsambi
|
Kananga
|
|
5
|
La régie de distribution d'eau Régideso
|
143
|
Lubaya
|
Malandji
|
Kananga
|
Source : Nos enquêtes, réalisées en
2019.
Ce tableau montre que chacune des avenues loge une seule
unité ; le quartier Malandji héberge deux unités
alors que les autres quartiers hébergent chacun une unité. En ce
qui concerne les communes, celle de Kananga compte 4 unités alors qu'une
seule unité est localisée dans la commune de Katoka.
Tableau N°15 : Formes juridiques des
unités ciblées
|
N°
|
RAISONS SOCIALES
|
Statuts juridiques
|
|
1
|
Boulangerie Mona Lux `ML'
|
Privée
|
|
2
|
Boulangerie KabongoNsenda
|
Privée
|
|
3
|
Boucherie du marché central (BMC)
|
Publique
|
|
4
|
Menuiserie Tshiela
|
Privée
|
|
5
|
La régie de distribution d'eau Régideso
|
Publique
|
Source : Nos enquêtes, réalisées en
2019
L'analyse de ce tableau démontre que trois
unités soit 60% sont d'initiatives des particuliers, tandis que deux
unités soit 40% sont étatiques.
Ceci révèle que les privés nourrissent
plus d'ambition d'investir dans le secteur de l'industrie.
Tableau N°16 : Portant finalité des
unités
|
N°
|
RAISONS SOCIALES
|
Matières premières
|
Produits finis
|
|
1
|
Boulangerie Mona Lux `ML'
|
- farine de froment
- sucre
- sel
- levure
- huile végétale
- l'eau
|
Pains
|
|
2
|
Boulangerie KabongoNsenda
|
Idem
|
Pains
|
|
3
|
Boucherie du marché central (BMC)
|
- animaux
- froid
|
Viandes
|
|
4
|
Menuiserie Tshiela
|
Bois
|
Meubles
|
|
5
|
La régie de distribution d'eau (Régideso)
|
- eau brute
- chaud hydraté
- potassium d'hydrogène
|
Eau potable
|
Source : Nos enquêtes,
réalisées en 2019.
Ce tableau montre que deux unités soit 40% sont
orientées à la production des pains, alors que les trois autres
sont orientées respectivement à la production des viandes soit
20%, à la production des meubles en bois soit 20%, et à la
production de l'eau potable soit 20%.
Ceci révèle que la ville de Kananga est
dépourvue des autres filières industrielles, indispensables pour
son développement socio-économique.
Tableau N°17. Répartition des
enquêtés par sexe
|
N°
|
Raisons sociales
|
Agents enquêtés
|
|
Hommes
|
Femmes
|
Total
|
|
1
|
Boulangerie Mona Lux `ML'
|
02
|
03
|
05
|
|
2
|
Boulangerie KabongoNsenda
|
04
|
01
|
05
|
|
3
|
Boucherie du marché central (BMC)
|
03
|
02
|
05
|
|
4
|
Menuiserie Tshiela
|
10
|
05
|
15
|
|
5
|
La régie de distribution d'eau (Régideso)
|
16
|
04
|
20
|
|
Total
|
35
|
15
|
50
|
Source : Nos enquêtes,
réalisées en 2019.
Il sied de noter pour ce tableau que, sur 50 agents
enquêtés, 70% sont des hommes soit 35 personnes, et 30% sont des
femmes soit 15 personnes.
Tableau N°18 :Répartition des
enquêtés par tranches d'âges
|
N°
|
Raisons sociales
|
Tranches d'âges
|
|
18-35ans
|
36 à 55 ans
|
56 ans et plus
|
Total
|
|
1
|
Boulangerie Mona Lux `ML'
|
03
|
02
|
00
|
05
|
|
2
|
Boulangerie KabongoNsenda
|
01
|
03
|
01
|
05
|
|
3
|
Boucherie du marché central (BMC)
|
02
|
01
|
02
|
05
|
|
4
|
Menuiserie Tshiela
|
07
|
03
|
05
|
15
|
|
5
|
La régie de distribution d'eau (Régideso)
|
03
|
09
|
08
|
20
|
|
Total
|
16
|
18
|
16
|
50
|
Source : Nos enquêtes,
réalisées en 2019.
D'après ce tableau : 36% des enquêtés
soit 18 personnes se situent entre 36 à 55ans, 32% soit 16 sujets
enquêtés ont moins de 36 ans, et 32% encore soit toujours 16
unités ont plus de 55 ans.
Tableau N°19 : Répartition des
enquêtés selon l'ancienneté dans l'entreprise
|
N°
|
Raisons sociales
|
Années d'ancienneté
|
|
0 à 5ans
|
6 à 10ans
|
11 à 15ans
|
16 ans et plus
|
Total
|
|
1
|
Boulangerie Mona Lux `ML'
|
05
|
00
|
00
|
00
|
05
|
|
2
|
Boulangerie KabongoNsenda
|
02
|
03
|
00
|
00
|
05
|
|
3
|
Boucherie du marché central (BMC)
|
00
|
02
|
02
|
01
|
05
|
|
4
|
Menuiserie Tshiela
|
02
|
00
|
06
|
07
|
15
|
|
5
|
La régie de distribution d'eau (Régideso)
|
05
|
02
|
01
|
12
|
20
|
|
Total
|
14
|
07
|
09
|
20
|
50
|
Source : Nos enquêtes,
réalisées en 2019.
L'observation de ce tableau révèle que 40% soit
20 sujets ont plus de 15 ans, 28% soit 14 unités ont moins de 6 ans, 18%
soit 9 personnes ont l'âge qui varie entre 11 à 15 ans, et 14%
soit 7 agents se situent entre 6 à 10 ans d'ancienneté.
Section 2.
Dépouillement et interprétation des résultats
A la question de savoir les sources d'énergie
utilisées par les industries pour la production, les réponses
ci-dessous ont été fournies :
Tableau N°20 :Les sources
d'énergie
|
N°
|
RAISONS SOCIALES
|
FREQUENCE
|
%
|
|
1
|
SNEL
|
00
|
00
|
|
2
|
SNCC
|
00
|
00
|
|
3
|
ENERKAC
|
00
|
00
|
|
4
|
GROUPE ELECTROGENE
|
50
|
100
|
|
5
|
PANNEAUX SOLAIRES
|
00
|
00
|
|
TOTAL
|
50
|
100
|
Source : Nos enquêtes, réalisées en
2019.
L'observation de ce tableau révèle que toutes
les unités recourent le plus souvent aux groupes
électrogènes pour la production.
Ceci démontre que les entreprises de distribution de
courant électrique ne satisfassent pas les industries de la ville de
Kananga.
o A la question de savoir les difficultés
auxquelles les industries font face avec les sources d'énergie, les
réponses suivantes ont été
données.
Tableau N°21 : Caprices de source
d'énergie
|
N°
|
Difficultés
|
Fréquence
|
%
|
|
1
|
Consommation
|
30
|
60
|
|
2
|
Pièces de recharge
|
20
|
40
|
|
3
|
Insuffisance d'énergie
|
00
|
00
|
|
TOTAL
|
50
|
100
|
Source : Nos enquêtes, réalisées en
2019
Ce tableau montre que 3 unités soit 60% des
enquêtés révèlent la consommation
élevée de sources d'énergie, tandis que 20 autres soit 40%
signalent le besoin répété en pièces de
recharge. Alors que chacune des unités utilise une source fournissant
de l'énergie nécessaire pour la production.
Ce constat démontre que nombre élevé des
industries de la ville de Kananga dépensent plus pour le carburant.
o A la question de savoir les difficultés
auxquelles les industries font face dans l'approvisionnement des
matières premières, les réponses ci-après ont
été avancées :
Tableau N°22 :Difficultés
d'approvisionnement en matières premières
|
N°
|
Difficultés
|
Fréquence
|
%
|
|
1
|
Transport
|
30
|
60
|
|
2
|
Flambé
|
10
|
20
|
|
3
|
Rareté des matières
|
10
|
20
|
|
TOTAL
|
50
|
100
|
Source : Nos enquêtes réalisées en
2019
Dans ce tableau, nous constatons que 30 unités soit 60%
des enquêtés signalent le transport coûté des
matières premières ; tandis que les 20 restants soit 20% par
groupe de 10 sujets,signalent certains la flambé de prix et d'autres la
rareté des matières premières.
Le constat atteste que beaucoup d'industries dans la ville de
Kananga peinent pour s'approvisionner en matières premières.
o A la question de savoir les difficultés
auxquelles les industries font face dans la transformation des matières
premières en produits finis, les réponses ci-dessous ont
été données.
Tableau N°23 : Difficultés de
transformation
|
N°
|
Difficultés
|
Fréquence
|
%
|
|
1
|
Produits ratés
|
20
|
40
|
|
2
|
Accidents du travail
|
20
|
40
|
|
3
|
Maladies professionnelles
|
10
|
20
|
|
TOTAL
|
50
|
100
|
Source : nos enquêtes,
réalisées en 2019
L'observation de ce tableau révèle que 20
unités soit 40% font face aux produits ratés, 20 autres soit
toujours 40% font face aux accidents du travail, alors que 10 sujets soit 20%
font face aux maladies professionnelles.
Ces difficultés justifient que les industries de la
ville de Kananga produisent avec les équipements qui exposent les
travailleurs à des difficultés.
o A la question de savoir les difficultés
auxquelles les industries font face dans la distribution des produits
fabriqués, les réponses ci-après ont été
fournies :
Tableau N°24 :Difficultés de
distribution
|
N°
|
Difficultés
|
Fréquence
|
%
|
|
1
|
Transport
|
05
|
10
|
|
2
|
Dettes
|
20
|
40
|
|
3
|
Expiration
|
20
|
40
|
|
4
|
Concurrence
|
05
|
10
|
|
TOTAL
|
50
|
100
|
Source : Nos enquêtes
réalisées en 2019
Ce tableau laisse voir que 40% des enquêtés soit
20 personnes signalent l'expiration de produits, 40% encore soit toujours 20
sujets révèlent les endettements, 10% soit 5 unités
signalent le transport couté, et 10% encore soit toujours 5 personnes
enquêtés parlent de la concurrence.
Cet écoulement difficile desproduits atteste le
regressement des activités industrielles suite aux conditions du
marché.
o A la question de savoir si Les industries ont
déjà bénéficié les financements du fonds de
promotion de l'industrie, les réponses suivantes ont été
donnés
Tableau n°25 : Obtention des financements du
fonds de promotion de l'industrie
|
N°
|
Réponses
|
Fréquence
|
%
|
|
1
|
Oui
|
05
|
10
|
|
2
|
Non
|
45
|
90
|
|
3
|
Sans avis
|
00
|
0
|
|
TOTAL
|
50
|
100
|
Source : Nos enquêtes
réalisées en 2019
L'observation de ce tableau révèle que
05unités soit 10% ont déjà bénéficié
les financements du FPI, alors que 45 unités soit 90% n'en ont jamais
reçu.
Ceci démontre que les fonds de promotion de l'industrie
ne finance presque pas les unités industrielles de la ville de
Kananga.
o A la question de savoir les quantités des
produits livrés par les industries à la ville de Kananga de 2014
à 2018, les données ci-après ont été
fournies.
Tableau N°26 : Quantités des
produits
|
N°
|
ENTREPRISES
|
UNITES
|
ANNEES
|
TOTAL
|
|
2014
|
2015
|
2016
|
2017
|
2018
|
|
1
|
Boulangerie Mona Lux `ML'
|
Effectif
|
-
|
9387
|
11674
|
15925
|
18278
|
55264
|
|
2
|
Boulangerie KabongoNsenda
|
Effectif
|
13080
|
19141
|
17978
|
17423
|
18113
|
85735
|
|
3
|
Bouchrie du marché central
|
Kg
|
32274
|
36017
|
37783
|
29138
|
31249
|
166461
|
|
4
|
Menuiserie Tshiela
|
Effectif
|
844
|
1208
|
987
|
1152
|
1612
|
5803
|
|
5
|
Régideso
|
m3
|
1237025
|
1702625
|
1942804
|
1613015
|
1812174
|
8307643
|
Source : Nos enquêtes réalisées en
2019.
Dans ce tableau, nous constatons que :
o La boulangerie Mona Lux a livré à la ville de
Kananga 55.264 pains, durant les 5 dernières années ayant
précédé l'an 2019. Ainsi, la production a varié de
4% en 2016, 8% en 2017 et 4% en 2018. Etant implantée en 2015, elle
n'avait pas produit en 2014.
o Pour la même période, la boulangerie
KabongoNsenda a livré 85.735 pains, avec la variation de production de
7% en 2015, -1% en 2016, 0% en 2017 et 1% en 2018.
o La boucherie du marché central àlivré
166.461Kg des viandes ave la variation de production de 2% en 2015, 1% en 2016,
-5% en 2017 et 1% en 2018.
o Pour la Menuiserie Tshiela, 5803 meubles ont
été livrés, dont la production a varié de 6% en
2015, -4% en 2016, 3% en 2017 et 8% en 2018.
o La Régideso a livré 8.307.643m3
d'eau potable, dont la production a varié de 6% en 2015, 3% en 2016, -4%
en 2017 et 2% en 2018.
o A la question de savoir les nombres des nouveaux
emplois créés par les industries, les réponses suivantes
ont été données
Tableau N°27. Nombres des nouveaux emplois
créés
|
N°
|
ENTREPRISES
|
ANNEES
|
TOTAL
|
|
2014
|
2015
|
2016
|
2017
|
2018
|
|
1
|
Boulangerie Mona Lux `ML'
|
-
|
5
|
3
|
4
|
00
|
12
|
|
2
|
Boulangerie KabongoNsenda
|
00
|
2
|
0
|
0
|
0
|
2
|
|
3
|
Bouchrie du marché central
|
0
|
0
|
0
|
0
|
0
|
0
|
|
4
|
Menuiserie Tshiela
|
1
|
0
|
0
|
1
|
0
|
2
|
|
5
|
Régideso
|
0
|
0
|
1
|
0
|
4
|
5
|
|
Total
|
1
|
7
|
4
|
5
|
4
|
21
|
Source : Nos enquêtes réalisées en
2019.
Ce tableau laisse observer que :
o La boulangerie Mona Lux excepté l'année 2014
où elle n'existait pas, a créé 5 emplois en 2015, 3 en
2016 et 4 en 2017, soit au total 12 postes de travail ;
o La boulangerie KabongoNsenda a créé au total 2
nouveaux emplois en 2015, l'année où elle a obtenu le financement
du fonds de promotion de l'industrie ;
o La boucherie du marché central n'a pas recruté
ces cinq dernières années.
o La menuiserie Tshiela a créé au total 2 postes
soit 1 en 2014, et 1 autre en 2017.
o La Régideso a recruté 5 agents, soit un en
2016 et 4 en 2018.
Cette observation révèle que les industries de
la ville de Kananga, ne recrutent presque pas les nouveaux travailleurs suite
aux nombreux problèmes d'exploitation dont elles font face.
o A la question de savoir les perspectives d'avenir
des industries dans la ville de Kananga, les réponses ci-dessous ont
été fournies.
Tableau N°28 :Perspectives
d'avenir
|
N°
|
ENTREPRISES
|
Perspectives d'avenir
|
|
1
|
Boulangerie Mona Lux `ML'
|
- Agrandir la boulangerie
- Recruter plus le personnel
|
|
2
|
Boulangerie KabongoNsenda
|
- Implanter les points de vente
- Augmenter la production
|
|
3
|
Boucherie du marché central
|
- Elargir la chambre froide
- S'outiller en matériels
|
|
4
|
Menuiserie Tshiela
|
- Réhabiliter les locaux
|
|
5
|
Régideso
|
- Construire le captage sur la rivière Lulua
- Multiplier les bornes fontaines
|
Source : Nos enquêtes réalisées en
2019
Ce tableau montre que chaque unité envisage
s'améliorer pour la bonne production, ce qui laisse espérer le
développement socio-économique de la ville de Kananga.
o A la question de savoir ce que les industries de la
ville de Kananga sollicitent de l'Etat congolais, les réponses
ci-dessous ont été fournies :
Tableau N°29. Attentes des industries
|
N°
|
Réponses
|
Fréquence
|
%
|
|
1
|
Réduire les taxes
|
17
|
34
|
|
2
|
Achever la chute Katende
|
33
|
66
|
|
3
|
Sans avis
|
0
|
0
|
|
TOTAL
|
50
|
100
|
Source : Nos enquêtes
réalisées en 2019.
Ce tableau présente les deux attentes les plus
espérées par les industries de la ville de Kananga,
notamment :
o La réduction des taxes d'exploitation
industrielle : 34% soit 17 sujets
o Et, l'achèvement de la chute Katende, 66% soit 33
enquêtés.
Ainsi, la seconde attente dépasse la première
par 32% des enquêtées, ce qui justifie sa primauté.
CONCLUSION PARTIELLE
Notre démarche dans ce chapitre, consistait à
ressortir les différents défis auxquels les industries de la
ville de Kananga font face d'une part, et d'analyser leur contribution au
développement socio-économique d'autre part.
De ce fait, à la première section nous avons
présenté les entreprises constituant notre base de sondage ainsi
que les caractéristiques de l'échantillon, après avoir
fait preuve des investigations par l'enquête. Quant à la
deuxième section, elle était centrée sur le
dépouillement et l'interprétation des résultats. Ici, nous
avons démontré et commenté les opinions des agents des
industries enquêtées, sur base du questionnaire que nous les
avions administré.
CRITIQUES ET SUGGESTIONS
1. Critiques
A l'issue de nos investigations sur les défis
industriels face au développement socio-économique de la ville de
Kananga, nous déplorons :
a) Au niveau de l'Etat :
- Le non financement des entreprises et/ou unités
industrielles de la ville de Kananga.
- Le déficit énergétique et
infrastructurel ;
- L'inadaptabilité du cadre
juridico-institutionnel ;
- La multitude et répétition des taxes fiscales,
non fiscales et parafiscales imposées aux industries ;
- Le taux excessif de l'impôt et/ou la taxe, ainsi que
les pénalités y afférents ;
- Les tracasseries administratives ;
- L'absence de la formation industrielle ;
- Le non aménagement des routes d'intérêt
capital pour l'exportation des produits fabriqués.
b) Au niveau d'exploitants industriels
- Le non recrutement régulier du personnel
qualifié par les industries ;
- L'individualisme qui caractérise l'économie de
la ville de Kananga ;
- L'inexistence des corporations de défense de droits
et intérêts des industries, etc.
2. Suggestions
A cet effet, nous recommandons :
a) A l'Etat
o Le financement des projets industriels rentables ;
o L'achèvement des travaux de la chute
Katende ;
o L'adaptation du cadre juridico-institutionnel ;
o La suppression des certaines taxes imposées aux
industries ;
o La réduction du taux de l'impôt et de la taxe
ainsi que des pénalités y afférents ;
o L'aménagement des routes liant la ville de Kananga et
les territoires de la province ;
o L'intégration des options d'apprentissage du
métier de l'industrie dans les écoles et universités de la
ville de Kananga ;
b) Aux exploitants industriels
o Le recrutement régulier du personnel qualifié
dans les industries ;
o L'esprit d'association dans l'entreprenariat
industriel ;
o La constitution de la corporation de défense des
intérêts des industries...
CONCLUSION GENERALE
Au terme de nos investigations sur la thématique :
« Défis industriels face au développement
socio-économique de la ville de Kananga », notre objet de
recherche consistait à identifier les difficultés auxquelles
lesindustries font face pour mesurer le développement
socio-économique de la ville de Kananga.
Ainsi, le chemin pour nous d'y parvenir, était d'aller
sur terrain, nous imprégner à l'évidence des informations
collectées grâce à l'observation directe, l'analyse
documentaire, l'entretien libre et le questionnaire d'enquête, lesquelles
données ont été traitées par la méthode
dialectique afin de faciliter la rédaction de ce travail.
Ces investigations nous ont conduits aux résultats
ci-après :
o Toutes les entreprises enquêtées, recourent aux
groupes électrogènes pour produire. Ceci malgré leur
abonnement à la SNEL ;
o Partant des caprices de sources d'énergie, 60% des
unités déplorent la consommation élevée de
carburant, tandis que 40% signalent le besoin répété en
pièces de rechange ;
o En ce qui concerne les défis
d'approvisionnementenmatières premières, 60% des
enquêtés font face au transport coûté ; 20%
signalent la flambé de prix, et 20% encore souffrent de la rareté
des matières premières ;
o Dans la transformation desmatières premières
en produits finis, 40% des enquêtés connaissent desproduits
ratés, 40%connaissent les accidents du travail et 20% font face
à des maladies professionnelles.
o Pour ce qui est de la distribution, 10% des unités
font face à la concurrence avec d'autres producteurs, 10% peinent du
transport couté, 40% se plaignent de la dotation de produits en dettes,
et autres 40% signalent l'expiration desproduits fabriqués.
o Quant à l'obtention des financements du fonds de
promotion de l'industrie, seulement 10% des enquêtés ont
déjà bénéficié, alors que 90% n'ont jamais
eu ;
o Concernant la quantité des produits livrés de
2014 à 2018, la boulangerie Mona Lux compte 55.264 pains, la Boulangerie
KabongoNsenda signale 85.735 pains, la boucherie du marché central
comptabilise 166.461Kg des viandes, la menuiserie Tshiela dénombre 5.803
meubles, et la Régideso compte 8.307.643m3 d'eau potable.
o Dans la création des nouveaux emplois, la boulangerie
Mona Lux compte 12 postes, la boulangerie KabongoNsenda signale 2 postes, la
menuiserie Tshiela compte 2 postes et la Régideso dénombre 5
postes soit au total 21 nouveaux postes de travail.
o Parmi les attentes des industries de la ville de Kananga
66% sollicitent l'achèvement de la chute Katende, et 34% souhaitent la
réduction des taxes et impôts.
A la lumière de ces résultats, nous avons
débouché aux conclusions suivantes qui confirment nos
hypothèses de départ :
L'exploitation des entreprises industrielles dans la ville de
Kananga est freinée par les déficits énergétique et
infrastructurel, la multitude des taxes, l'individualisme des opérateurs
économiques.
Parmi les orientations stratégiques à
entreprendre, il y a : l'encouragement de l'entreprenariat industriel,
l'état de lieu des industries existantes, la concertation avec le
secteur privé.
Par ailleurs, nos propositions et suggestions constituent des
tentatives de redressement de la situation, en vue d'un développement
socio-économique de la ville de Kananga.
Du reste, nous osons dire comme Cicéron que ce travail
fruit de notre sueur est un monument plus durable que le bronze, une pyramide
plus haute que l'abandon royal que ni la pluie torrentielle, ni le vent
violent, ni la succession innombrable des années ne sauraient
détruire.
C'est ainsi que cette étude, tant modique soit-elle,
apporte une contribution à l'édifice scientifique en
matière l'industrialisation. Toutefois, rester ouvert aux remarques et
suggestions est pour nous un plaisir, afin de perfectionner cette étude
portant sur les « défis industriels face au
développement socio-économique de la ville de
Kananga ».
BIBLIOGRAPHIE
I. OUVRAGES
1. BABI MBAYI, M., Industrialisation autocentrée,
et développement en RD. Congo, Kinshasa, édition,
Saint-Paul, 1991.
2. BRAIROCH, P., Révolution industrielle et
sous-développement, Paris, édition, Moutons, 1968.
3. ECREMENT, M., Industrialisation et développement
autocentré, PUF, Paris, 1985.
4. EKWA, M., Economie du développement et
financement des PME et des micro-entreprises en R.D. Congo, Kinshasa,
édition, Cadisec, 2005.
5. FERREOL, G., et Allii, Dictionnaire de sociologie,
3e édition, Paris, Armand Colin, 2004
6. FREY, T., La ville industrielle et ses
urbanités, Bruxelles, Ed. Galeries, 1986.
7. GRAWITZ Madeleine, Lexique des sciences sociales,
8e édition, Paris, Dalloz, 2004.
8. HARRYE, B., Révolution industrielle, Paris,
Editions, Nouveaux Horizons, 1964.
9. KABEMBA TUBELANGANE Bien Aimé, Méthodes
et nouveau code de recherche scientifique, 2e édition,
Kananga-Kinshasa, BEDH, Juin, 2014.
10. KALUNGA MAWAZO Bienvenu et KAZADI KIMBU Timothée,
les méthodes de recherche et d'analyse en sciences sociales et
humaines, Lubumbashi, EDUPC, 2013.
11. KAPINGA TSHIBUYI Antoinette, Etre femme et maire d'une
ville, le défi de la gouvernance locale à Kananga (RD. Congo),
Canada, Ed. Gloho, 2013.
12. Larousse illustré, dictionnaire français,
paris, édition Larousse, 2010.
13. MULOWAYI Dibaya, S.E., Manuel et Lexique de sociologie
générale, Kananga, PUKAN, 2013.
14. MULUMBATI Ngasha, A., Manuel de sociologie
générale, Lubumbashi, édition Africa, 2001.
15. NTUMBA NGANDU, P., Guide de rédaction d'un
travail de recherche scientifique, Kananga, édition, ISP/Kananga,
2008.
16. POLITZER Georges, Principes élémentaires
de philosophie, Paris, Editions sociales, 1975.
17. RONGERE PIERRE, Méthodes des sciences
sociales, Paris, Edition, Masso, 1983.
18. SOULIER Daniel, Analyse économique et
stratégies d'entreprises, Paris, Edition, Supelf, 1992.
19. TOURAINE Alain, La société
poste-industrielle, édition Denoël, Paris, 1969.
20. WENNINK Bertin, La filière coton, Amster
dam, édition, Kit, 2013.
II. THESES, ARTICLES, MEMOIRES ET TRAVAUX DE FIN DE
CYCLE
1. MWAMBA BAKATUBENGA, T., Elites et développement du
Kasaï Occidental, analyse critique des actions des élites en
rapport avec la pratique locale du développement, thèse, UNILU,
Lubumbashi, 2014.
2. MUPINGANAYI KADIAKUIDI, « Possibilités
d'industrialisation du Kasaï Occidental », in CODESCO,
Kananga, 1991.
3. ILUNGA KALWENA, B., Politique d'industrialisation comme
stratégie de développement économique des pays moins
avancés, mémoire, ISC-Gombe, Kinshasa, 2012.
4. KAMONJI MALU, A., Apport de l'artisanat urbain au
développement socio-économique, mémoire, ISES-Lubumbashi,
2015.
5. KASONGA MUKOKO, F., Analyse critique de la politique
industrielle en R.D. Congo, mémoire, ISC-Gombe, Kinshasa, 2015.
6. MUAMBA KABOYA, S., Impact de la fourniture
irrégulière du courant électrique sur la production des
industries alimentaires de la ville de Kananga, mémoire, ISDR-T,
Kananga, 2018.
7. PANUPAKOLE BULANDA, G., Technologie agro-alimentaire et
développement socio-économique de la ville de Kananga,
mémoire, ISDR-T, Kananga, 2011.
8. YETA BALUTIDI, B., Apport des PME au développement
économique de laville de Kinshasa, mémoire, UNIKIN, Kinshasa,
2008.
9. BAKATUMANA NKONKO, A., Analyse de la productivité
d'une entreprise industrielle. Cas de l'UTRAJUT., TFC, ISDR-T, Kananga,
2011.
10. MAFOLO MBUBI, F., Le fonds de promotion de l'industrie et
le développement des unités de la ville de Kananga, TFC, ISDR-T,
Kananga, 2013.
11. NGALULA MASANKA, D., Problématique de la
planification de la production des boissons à la Brasimba, TFC, ISDR-T,
Kananga, 2012.
12. NGINDU TSHIMANGA, F., Impact d'application des mesures
d'hygiène et sécurité du travail sur la santé des
travailleurs à la Régideso, TFC, ISES-Kananga, 2017.
III. NOTES DES COURS
1. BAKOLE MWANZA, M., Méthodes de recherche en sciences
sociales, G2 S.I., ISES-Kananga, 2016
2. ISHANGA BUSHABU, H., Séminaire de sociologie
industrielle, L1 S.I., ISES-Kananga, 2018.
3. KAPINGA MUAMBA, S., Méthodes de résolution
des conflits, L2 S.I. ISES-Kananga, 2019.
4. MALU MAMPUYA, J.C., Statistiques industrielles, G2 S.I.
ISES-Kananga, 2016.
5. MWAMBA BAKATUBENGA, T., Méthodes de recherche
scientifique, L1 SCAD, ISP-Kananga, 2018.
6. -----------------------------------------,
Epistémologie sociologique, L2 S.I., ISES, Kananga, 2019.
7. NYONGA MPOYI, G., Méthodes de recherche en sciences
sociales, G3 O.S., ISDR-T, Kananga, 2013.
IV. TEXTES JURIDIQUES
1. Arrêté interministériel
N°013/09CAB/MIND/2015 et n°CAB/MIN/FINANCES/20158/0287 du 23
septembre 2015, portant fixation des taux des droits, taxes et redevances
à percevoir à l'initiative du ministère de l'industrie.
2. Ordonnance-loi n°123/006 du février 1982,
portant organisation territoriale, politique et administrative de la
R.D.Congo.
3. Ordonnance-loi n°89-031 du 07 août 1989, portant
création de la taxe de promotion industrielle (TPI).
4. Ordonnance-loi n°89-031 du 07 août 1989, portant
création du fonds de promotion de l'industrie (FPI).
5. Ordonnance-loi n°07/001 du 05 février 2007,
portant création du ministère de l'industrie autonome en R.D.
Congo.
V. REVUES, PERIODIQUES ET RAPPORTS
1. Division provincialede l'industrie, revue de la mise en
oeuvre du programme d'actions prioritaires du secteur de l'industrie, Kananga,
2011.
2. FPI, Bilan de 20 ans d'activités du fonds de
promotion de l'industrie, Kinshasa, 2009.
3. Ministère de l'industrie, rapport du Forum National
du développement de l'industrie et redressement productif (FONADUR),
Kinshasa, 2015.
4. Service national de vulgarisation, guide du vulgarisateur,
N°6. Conservation et transformation des produits de récolte,
septembre 1994.
ANNEXES
ANNEXE 1
QUESTIONNAIRE D'ENQUETE
Dans le cadre de rédaction d'un mémoire de fin
de cycle en sociologie industrielle, portant sur les « défis
industriels face au développement socio-économique de la ville de
Kananga », nous avons ciblé quelques entreprises à
caractère industriel exploitant sur notre champ d'étude, en vue
d'obtenir les renseignements nécessaires pouvant conduire à la
vérification de nos hypothèses de départ.
Pour ce, tout en vous rassurant que vos informations feront
l'objet de notre confidentialité élevée, nous vous prions
de bien vouloir nous fournir les réponses à ce questionnaire.
I. Identification de l'entreprise
a) Raison
social..................................................................
b) Date d'implantation : le ....../....../........
c) Statut juridique :
1. Publique
2. Privée
3. Mixte
d) Localisation géographique :
n°.........Avenue...........................
Quartier..............................commune................................
e) Taille du personnel :
1. Hommes :............
2. Femmes :.............
3. Total :.................
f) Matières premières :
...........................................................
g) Produit(s)
fini(s) :...............................................................
II. QUESTIONS PROPREMENT DITES
1. A quelle source d'énergie recourez-vous pour la
production
· Société nationale
d'électivité (SNEL) ;
· Société national de chemin de fer au
Congo (SNCC) ;
· Energie du Kasaï central (ENERKAC) ;
· Hydro électrique LEWIS ;
· Hydroélectrique Tshikaji ;
· Groupe électrogène propre.
2. Quelles difficultés rencontrez-vous avec votre
source d'énergie ?
§ Consommation élevée de carburant
§ Besoin répété en pièces de
rechange
§ Insuffisance de l'énergie fournie
3. Quelles difficultés rencontrez-vous dans
l'approvisionnement des matières premières ?
§ Transport couté
§ Flambé de prix des matières
§ Rareté des matières
4. Quelles difficultés rencontrez-vous dans la
transformation des matières première en produit (s) fini(s).
§ Raté des produits
§ Accidents du travail des travailleurs
§ Maladies professionnelles des travailleurs
5. Quelles difficultés rencontrez-vous dans la
distribution des produits ?
§ Transport couté
§ Dettes prolongées
§ Expiration des produits
§ Concurrence avec autres unités
6. Avez-vous déjà bénéficié
les financements du fonds de promotion de l'industrie ?
§ Oui, en quelle(s)
année(s)..........................................
§ Non,
pourquoi ?....................................................................
7. Quelle quantité de produits avez-vous livré
à la ville de Kananga pour l'année ?
§
2014 :.................................................
§
2015 :.................................................
§
2016 :.................................................
§
2017 :.................................................
§
2018 :.................................................
8. Combien de nouveaux emplois avez-vous créé en
l'année ?
·
2014 :.................................................
·
2015 :.................................................
·
2016 :.................................................
·
2017 :.................................................
·
2018 :.................................................
9. Que peut faire l'Etat congolais pour favoriser le
développement de votre entreprise ?
§ Réduire les taxes et impôts
§ Achever les travaux de chute Katende
§ Aménager les routes
§ Sans avis
10. Quelles perspectives d'avenir envisagez-vous pour la
ville de Kananga ?
Réponse :........................................................................
Merci !
Fait à Kananga, le 13/02/2019
Enquêtée Enquêteur
(Nom et signature)
François NGINDU TSHIMANGA
0827 077156 et 0993569384
ANNEXE 2
OPPORTUNITES D'INVESTISSEMENT ET PROJETS INDUSTRIELS A
DEVELOPPER EN REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO
|
Filières industrielles
|
Projets industriels identifiés
|
Localisation matières
premières
|
Coûts d'investissement
|
Objectifs poursuivis
|
Résultats
|
|
AGRO-ALIMENTAIRE (TYPE I)
|
Création d'unités pilotes de traitement des fruits
et légumes
|
- Kinshasa
- Bas-Congo
- Nord-Kivu
- Katanga
- Maniema
- Kasaï central
- Bandundu
|
3 millions de dollars
|
-valorisation industrielle des fruits et légumes
|
Fabrication de jus, et de conserve de confiture, tomate
|
|
Création d'unités pilotes de préparation de
la chikwangue
|
- Kinshasa
- Bas-Congo
- Bandundu
- Equateur
- Kasaï central
|
63.000 dollars
|
-Modernisation de la production de la Chikwangue
-Accroissement de la production
|
-Production de 1 tonne/jour et par unité
-Autosuffisance alimentaire et création d'emplois
|
|
Création d'unités industrielles de
préparation de la farine de manioc
|
· Kinshasa
· Bas-Congo
· Nord-Kivu
· Katanga
· Maniema
· Kasaï oriental
· Kasaï central
· Bandundu
|
287000 dollars
|
-Modernisation de la production de farine
-Accroissement de la production
|
-Production de 10 tonnes/ans
-Autosuffisance alimentaire et création d'emplois
|
|
Création d'une amidonnerie industrielle
|
- Boma
- Kimpese
- Kikwit
- Kindu
- Kenge
|
1 millions de dollars
|
-Production à grande échelle de l'amidon
-Disponibiliser la matière première pour la
production de l'alcool (biocarburant et de la celle
|
-Production de 1000 tonnes/an
-Création d'emplois
|
|
Création d'unités de fabrication de mayonnaise
et autres sauces condimentaires
|
Kinshasa
|
1.045.000 dollars
|
-Diminuer les importations
-Créer des emplois
|
-Production 2000 tonnes /an
-Création d'emplois
|
AGRO-ALIMENTAIRE (TYPE II)
Création d'unités pilotes de transformation du
poisson
|
- Equateur
- Province oriental
- Tanganika
- Luapula
- Bas-Congo
- Bandundu
- Sankuru
|
3.050.000 dollars
|
-Diminuer les importations estimées à 120.000
tonnes/an
-Combler un déficit entre offre et demande de près
de 700.000/an
Se rapprocher des normes de consommation de poisson
décidées par l'OUA et ainsi fournir à la
populationcongolaise des produits utiles à sa santé
|
-conservation et transformation des poissons locaux par fumage,
filetage et congélation
-autosuffisance alimentaire et création d'emplois
|
|
|
Plantation ou replantation de 10.000 hectares de palmiers
à huile et installation d'huileries de palme
|
- Equateur
- Kasaï central
- Maniema
- Bandundu
- Province oriental
|
95 millions de dollars
|
-production d'huile et graisses végétales et
animale
-réduction des importations
|
-production de 55.000tonnes/an
Disponibilité de matières premières pour
autres industries
|
|
Laiterie/fromagerie
|
- Katanga
- Sud Kivu
- Nord Kivu
- Bandundu
- Bas Congo
- Kasaï central
- Kasaï oriental
|
50.000 à 100.000 dollars
|
-valoriser l'élevage
-réduire les importations en lai et fromage
|
-réduction du chômage
-production du lait et fromage
|
|
Promotion des PME de décorticage du paddy (riz)
|
- Lodja
- Bandundu
- Maniema
- Equateur
- Kasaï oriental
- Kinshasa
|
50.000 à 100.0000 dollars
|
-réduire les importations
Valoriser la culture du riz
|
-Production à grande échelle du riz
-Réduction du chômage
-Augmentation des revenus
|
AGRO-ALIMENTAIRE (TYPE III)
|
Promotion et développement de l'industrie sucrière
-Création de nouvelles sucrières
-Réhabilitation
|
- Mushi (BDD)
- Luiza (K.C.)
- Lubumbashi
- Lotokila (PO)
- Kiliba (Sud-Kivu
|
40 à 10 millions de dollars
|
-Combler de déficit de l'ordre de 135.000 tonnes par
an
|
-production du sucre
-mushi :50.400 tonnes par an
-luiza ; 20.000tonnes/an
-Lubumbashi 50.000tonnes/an
Lotokila 15.000T/an soit une production totale de 135.400T/an
|
|
Production de café torréfié et de
café moulu
|
-Kinshasa
Goma
|
4 millions dollars
|
Transformation locale de grain du café
|
-Production de 80.000T/an
-Création d'emplois
-Réduction des importations
|
|
Fabrication d'aliments pour bétail et volaille
|
- Katanga
- Maniema
- Nord-Kivu
- Bandundu
- Kasaï central
|
20 millions de dollars
|
-valorisation des sous-produits des industries
agro-alimentaires
Répondre à la demande locale de
l'élevage
|
Production locale d'aliments pour bétail et volaille
|
|
Installation des centrales à béton
|
- Kinshasa
- Lubumbashi
- Grandes villes du pays
|
2800.000 dollars
|
-valorisation industrielle du ciment
|
Production 60m3/heure
|
|
Fabrication industrielle de blocs en ciment
|
- Kinshasa
- Lubumbashi
- Grandes villes du pays
|
1.200.000 dollars
|
-disponibiliser les blocs de qualité aux consommateurs
-valorisation du ciment
|
-Production de 3000blocs/jour
-Présence des bâtiments résistants
|
|
Modernisation et réhabilitation de l'usine de ciment
chaux et calcaire (ccc)
|
Kakontwe (Likasi)
|
Environs 4.000.000 de dollars
|
-Amélioration de la qualité des produits
-Valorisation de nos ressources
|
Augmentation de la production
|
AGRO-ALIMENTAIRE (TYPE III)
|
Implantation d'une nouvelle cimenterie
|
Lubilanji (K. Oriental)
|
60.000.000 dollars
|
- Desservir l'Est du pays en ciment
|
-Production de 150.000T/an
-Réduction du chômage
-Diminution des importations
|
|
Construction du nouveau four à clinker à CILU
|
Lukala (Bas-Congo
|
100.000.0000 de dollars
|
-satisfaire la demande la partie ouest du pays
-alimenter les marchés voisins
|
-production de 1.500.000tonnes/an
|
|
Réhabilitation de l'outil de production de la CINAT
|
Kimpese (Bas-Congo)
|
25.000.000 de dollars
|
Atteindre la capacité de production
|
Production de 300.000 tonnes par an de ciment
|
|
Fabrication des briques creuses à partir de l'argile
cuite
|
Grandes villes du pays
|
5 à 10 millions de dollars
|
Diversifier les matériaux de construction
|
Production de briques cuites en argile
|
|
Création d'une unité de production de carreaux
céramiques
|
Grandes villes
|
A déterminer après étude de
faisabilité
|
Répondre à la demande locale et réduire
les importations
|
Production des carreaux
|
|
Valorisation minière et
métallurgique
|
Relance de la SOCIDER
|
Maluku (Kinshasa)
|
25 30 millions de dollars
|
Production progressive de produits en acier de très
bonne qualité
|
Production à court terme de 30.000 tonnes/an
|
|
Production d'éponges de fer par réduction
directe de minerai
|
Katanga
|
A déterminer après études de
faisabilité
|
-valoriser le minerai de fer
-fournir localement matière première pour les
fonderies de mitrailles ferreuses
|
-Production d'éponges de fer
Réduction des importations
|
|
Production de bioxyde de manganèse
|
Kisenge (Katanga)
|
55.000.000 dollars
|
Ravitailler localement les fonderies en ferromanganèse
|
Production de 10.000T/an de ferromanganèse
|
Valorisation minière et
métallurgique
Production de charbon
|
Luena (Katanga)
|
A déterminer après études de
faisabilité
|
Disponibiliser l'énergie pour la métallurgie et
la cimenterie
|
Production de 130.000 tonnes/an
|
|
|
Production de cuivre et cobalt à partir de
concentrés sulfurés
|
Katanga
|
A déterminer après études de
faisabilité
|
Valoriser nos minerais
|
Production de 100.000Tonnes/an
|
|
Traitement des alliages blancs
|
- Kolwezi
- Likasi
- Katanga
|
4.500.000 dollars
|
Valoriser nos minerais
|
Production de :
-Kolwezi 140.000T/an 25 à 45% CO
-Likasi : 45000T/an de 25 à 47% CO
-Lubumbashi 178.000T/an
|
|
Raffinage du cuivre et production de fil machine de cuivre
|
Katanga
|
5.700.000 dollars
|
Valoriser nos minerais
|
Production de 5000 tonnes/an
|
|
Production de fil et câble de cuivre
(réhabilitation de Latreca/Gécamines
|
Katanga
|
2600.000 dollars
|
Valoriser nos minerais
Réduire les importations
|
Production de 2000T/an
|
|
Réhabilitation de l'atelier central de panda (ACP) de
Gécamines
|
Katanga
|
A déterminer après étude de
faisabilité
|
Répondre aux besoins du secteur minier et de chemin de
fer
|
Production des pièces de recharge
|
|
Création de petites fonderies des mitrailles de fonte
|
Grandes villes du pays
|
A déterminer après études de
faisabilité
|
Fabriquer des machines pour traitement des produits agricoles
|
Présence des machines de première
nécessité
|
Valorisation minière et
métallurgique
e Tsumbi
|
A déterminer après études de
faisabilité
|
Disponibiliser la matière première (alumine)
pour l'usine de production d'aluminium qui sera implantée dans le
Bas-Congo par BHP Billiton
|
Production d'alumine
|
|
|
|
Création de petites fonderies d'aluminium
|
- Kinshasa
- Katanga
|
600.000 dollars
|
-Recycler les déchets en aluminium
Offrir les matières bon marché à des
artisans locaux
|
Production de 1000T/an
|
|
Implantation d'une usine d'exploitation de fer de Banalia
|
Province orientale
|
2.000.000 dollars
|
-valoriser le minerai de fer
-disponibiliser la matière première pour la
sidérurgie
|
Production de 2.000.000 de tonnes d'acier par an
|
|
Traitement des anciens rejets
|
Likasi
|
A déterminer après études de
faisabilité
|
Valorisation des rejets
|
Production de cuivre et de cobalt
|
|
Production de colombo tantalite
|
Luena (Nord Katanga)
|
650.000 dollars
|
Valorisation des minerais
|
Production d'environ 30 à 50T/an de
Colombo-tantalite
|
|
Exploitation du gisement primaire stannifère de
Manono
|
Manono (Katanga)
|
65.000.000 dollars
|
Valorisation des minerais
|
Production de 2800T/an de cassitérite
|
|
Implantation d'une unité de production d'acide sulfurique
à partir de la pyrite
|
Baba Kilenda
Kussu (Bas-Congo)
|
60.000.000 dollars
|
Doter la Gécamines d'acide sulfurique intervenant dans la
production du cuivre
|
Production d'acide sulfurique
|
|
EMBALLAGE
|
Fabrication d'emballages en bois déroulé
|
- Kinshasa
- Bas-Congo
- Bandundu
|
- Unité de production des côtes et des fonds :
1.050.0000 dollars
- Pour chaque unité d'emballage des caissettes 50.000$
|
Faciliter la collecte et le transport des fruits et
légumes
|
-Fabrication des caisses et caissettes
-Moins de fruits endommagés
|
Source : Ministère de l'industrie, FONADIR,
2015
ANNEXE 3
Produits transformables rencontrés dans la ville
de Kananga
|
N°
|
CATEGORIES
|
PRODUITS
|
|
1
|
Les Tubercules
|
- Maniocs
- Ignames
- Patates douces
- Pommes de terre
|
|
2
|
Les céréales
|
- Maiis
- Millets
- Sorgos
- Riz,...
|
|
3
|
Légumineuses
|
- Arachides
- Niébés
- Poids carrés
- Sojas
|
|
4
|
Les plantes oléagineuses
|
- Courages
- Noix de palmes
- Noix de coco
- Noix de palmistes,...
|
|
5
|
Les cultures maraichères
|
- Ailis
- Amarantes
- Epinard
- Oigons
- Oseilles de guinée
- Gombos
- Tomates,...
|
|
6
|
Les cultures fruitières
|
- Ananas
- Bananes
- Bananes plantains
- Goyaves
- Mangues
- Oranges
- Citrons
- Papayes,...
|
Ces produits sont cultivés dans la ville de Kananga et
peuvent être transformés sans beaucoup de peine.
Source : Tableau tracé par nous-même, sur base
des données du service national de vulgarisation (guide du vulgarisateur
N°6, conservation et transformation des produits de récolte,
septembre, 1994, p3).
ANNEXE 4
QUELQUES TECHNIQUES ARTISANALES A INDUSTRIALISER DANS
LA VILLE DE KANANGA
|
N°
|
PRODUIT A LIVRER
|
MATIERES ET OUTILS A UTILISER
|
PHASE DE PRODCTION
|
|
1
|
Tomate séchée
|
- Tomates mûres
- Eau
- Seuls
- Braises
- Marmite
- Braseros
- Tamis
- Sachets
|
- Prendre les tomates fraiches et bien mûres ;
- Laver, enlever les pédoncules et les bouts des
fruits ;
- Couper les fruits en tranches
- Les blanchir pendant 6 min, dans l'eau bouillante avec 100g de
sels par litre d'eau
- Les faires égouttés (faire tomber l'eau de
fruits) ;
- Les sécher et faire le triage
- Les écraser et tamiser la poudre
- Mettre dans un emballage (sachet)
|
|
02
|
La tomate concentrée
|
- Tomates mûres et bien saines
- Sels ;
- Marmite en fonte ou en argile ;
- Brasero ;
- Bocaux en verre
- Sac malekani ou americani
- Bouteilles.
|
- Laver soigneusement les fruits des tomates ;
- Enlever les pédoncules ;
- Les plonger dans l'eau bouillante pendant 5 min, afin d'enlever
plus facilement la peau et les graines ;
- Mettre la chaire de la tomate dans le sac americani ou
malekani ;
- Rattacher le sac en suspendant les tomates pendant 1heure, afin
de diminuer de moitié le poids ;
- Les bouillir pendant 15 à 20 min ;
- Mettre dans un emballage (bouteilles), pour conserver la tomate
concentrée
|
|
03
|
La purée de tomate (confiture)
|
- - les tomates mûres et saines (0.5kg)) ;
- L'eau (1 litre) ;
- Sucre (0.5kg) ;
- Sels (50grammes) ;
- Jus de citron (2 cuillères) ;
- Casserole (en matière inoxydable) ;
- Couteau ;
- Mortier ;
- Pilon ;
- Bouteilles ;
- Brasero
|
- Prendre un demi-verre du sels, le mettre dans 1 litre d'eau et
mélanger ;
- Verser le mélange obtenu dans un bassin en
plastique ;
- Laver les fruits dans le mélange se trouvant dans le
bassin ;
- Trier et éplucher les fruits ; couper les fruits en
petits morceaux et les piler dans un mortier ;
- La pâte obtenue est mise dans une casserole, ajouter 500
grammes de sucre et mélanger très bien ;
- Chauffer la casserole sur le feu, en tournant continuellement
le mélange pour qu'il ne brule pas ;
- Dès que le mélange commence à devenir
lourd, mettre le jus de citron et continuer à tourner puis faire
descendre la casserole du feu ;
- Directement mettre le mélange dans les bouteilles
stérilisées d'avance et qui sont encore chaudes ;
- Renverser les bouteilles fermées 2 à 3 min pour
chasser la vapeur, puis les mettre dans la position normale ;
- Ajouter l'impérial pour améliorer le
goût ;
- Pasteuriser la confiture
|
|
4
|
La confiture de la patate douce
|
- Patates douces (1kg) ;
- Sucre (1kg) ;
- L'eau (1/2 litre) ;
- Jus de citron ;
- Marmite en fonte ;
- Brasero, couton ;
- Bocaux.
|
- Eplucher les patates douces ;
- Lescoupers en petits mirceaux et les laver proprement ;
- Préparer un sirop de sucre avec une moitier du litre
d'eau ;
- Bouillir ce sirop en y ajoutant le jus de citron ;
- Ajouter les tranches de patates douces, laisser cuire et
continuer de remuer jusqu'à obtenir une pâte ;
- Mettre la pâte (confiture) dans les bouteilles) et les
refroidir rapidement
|
|
5
|
Farine d'arachide
|
- Arachides
- Casserole en fronte ou en argile
- Mortier
|
- Trier les arachides et les griller sans les calciner :
- Les refroidir et bien les sécher au soleil ;
- Enlever les pellicules des graines, les piler dans un mortier
et les tamiser ;
- Mettre la farine dans les emballages
|
|
6
|
Jus d'ananas
|
- Ananas mûrs et sains
- Sucre
- L'eau
- Sac
- Bouteilles
- Casserole
|
- Eplucher les fruits murs et sains ;
- Les couper en petits morceaux en enlevant la partie dure du
centre ;
- Piler tous les morceaux pour extraire le jus ;
- Chauffer le jus jusqu'à son ébullition, et
ajouter le sucre ;
- Mettre le jus dans des bouteilles et fermer ;
- Stériliser pendant 10 min (non pas en chauffant au
charbon, pour qu'il mange le goût) mais en passant au bain-marie. Donc,
une eau bouillante dans laquelle on plonge le récipient envelopper dans
le sac.
|
|
7
|
Confiture d'ananas
|
- Ananas mûrs et sains
- Sucre
- Jus de citron ou acide citrique ;
- Bocaux ou pots de confiture industrielle ou mayonnaise avec
les couvercles
- Casserole
- Mortier
- Pilon
|
- Bien laver les ananas, couper en petits morceaux et les broyer
pour obtenir la purée d'ananas ;
- Mélanger la pâte avec du sucre et remuer sur un
feu doux ;
- Faire descendre la casserole après 30 min en y versant
immédiatement le jus de citron ou de l'acide citrique et
remuer ;
- Après 15 minutes remplir les bocaux avec les couvercles
et stériliser
|
|
8
|
Le jus de citron
|
- 2 litres de jus de citrons
- 2 kg de sucre
- 8 litres d'eau
- Un linge ou tamis ;
- Une casserole ;
- Une cuillère ;
- Bouteilles ;
- Brasero
|
- Filtrer le jus de citrons avec un linge propre ou un tamis et
le garder dans un récipient ;
- Extraire également des ananas bien mûrs du jus
nécessaire pour remplir une bouteille ;
- Prendre 2kg de sucre et les mettre dans une casserole ;
- Mettre la casserole sur le feu et remuer jusqu'au moment
où le sucre devient brun ou rougeâtre ;
- Verser d'abord le jus de citrons dans l'eau, remuer avec une
cuillère de cuisine et ajouter le jus d'ananas à ce
mélange puis remuer très bien ;
- Faire bouillir ce mélange dans une casserole bien
fermée pendant 20min ;
- Après ébullition ajouter les 2kg de sucre
déjà bruni ou rougi au feu ;
- Remuer tout le mélange obtenu jusqu'à ce que le
sucre soit complètement dissout ;
- Laisser refroidir le mélange et obtenir ainsi un bon
jus.
|
|
9
|
Le jus d'orange
|
- Oranges mûres et saines
- Sucre
- Linge ou tamis
- Bouteilles
- Brasero
- Casserole
|
- Nettoyer 2 fois et peler les oranges mûres ;
- Les couper en morceaux et les presser pour extraire du jus,
- Filtrer et chauffer à feu le jus jusqu'à son
ébullition ;
- Ajouter du sucre et faire le mélange ;
- Le refroidir et mettre dans les bouteilles fermées.
|
|
10
|
Le lait du soja
|
- Graines de soja (1vere)
- L'eau (1.5litre) ;
- Sucre
- Sel
- Brasero
- Casserole
- Linge ou tamis
|
- Trier et bien laver les graines de soja ;
- Les tremper dans l'eau pendant 24heures ;
- Les nettoyer très bien, pour enlever les
pellicules ;
- Les piller dans un mortier propre ;
- Faire bouillir ce mélange pendant 20 min, une mousse
apparait ;
- faire passer la mousse dans une passoire ;
- mettre du sucre et un peu du sel ;
- après filtration, on a du lait.
|
Source : Nos enquêtes sur terrain, 2018-2019.
ANNEXES 5
PROJET D'IMPLANTATION D'UNE FABRIQUE DES TOMATES
CONCENTREES DANS LA VILLE DE KANANGA
I. FICHE DU PROJET
|
1. Titre du projet
|
Implantation d'une fabrique des tomates concentrées
|
|
2. Domaine d'intervention
|
Socio-économique
|
|
3. Localisation
|
Rdc. Province du Kasaï Central dans la ville de Kananga
|
|
4. Bénéficiaires
|
La population de la ville de Kananga en particulier et du
Kasaï Central en général
|
|
5. Organisation requérante
|
Unité de fabrication des tomates (UFT)
|
|
6. Répondant juridique
|
François Ngindu Tshimanga
Fonction : Directeur General
e-mail :
francoisngindu11@gmail.com
tel (+243)827077156/993569384
|
|
7. Durée de projet
|
36 mois
|
|
8. Partenaires
|
Structures des producteurs vendeurs et consommateurs des tomates
|
|
9. Bailleur de fonds
|
Fonds de promotion de l'industrie (FPI)
|
|
10. Contribution locale
|
57100.4$
|
|
11. Aide sollicitée
|
513903.6$
|
|
12. Coût total
|
571004$
|
Nous disons dollars américains cinq cent septante
un mille quatre.
Fait à Kananga, le 15/07/2019
François NGINDU TSHIMANGA
Directeur General
II. PROJET PROPREMENT DIT
2.1. Contexte et justification du projet
La ville de Kananga Chef-lieu de la province du Kasaï
Central, est une grande agglomération urbaine située au coeur de
la RD. Congo.Le niveau de vie de la population est généralement
faible, suite à la quasi-inexistence des entreprises industrielles
susceptibles de créer les emplois et d'offrir l'accroissance
économique.
Selon nos investigations, le constat révèle que
sur 50 entreprises et/ou unités à caractère industriel
disponibles dans la ville de Kananga, 29 unités soit 58% sont en
arrêt, 12 unités soit 24% sont en gestation, et 9 unités
soit 18% sont en activités, dont 5 seulement procèdent à
la transformation régulière des matières premières
en produits finis.
Cette situation a accru le taux des chômeurs,
favorisé la rareté des produits de première
nécessité et augmenté le degré de la
pauvreté en milieu urbain.Au stade actuel, le petit commerce demeure la
principale activité pouvant occuper un nombre élevé de la
population, dans la mesure où il procure un revenu et des plus-values
substantielles.
Ainsi, l'exploitation d'une unité de traitement des
tomates dans la ville de Kananga constitue une opportunité pour
valoriser la culture des tomates et faire face au caractère
périssable que comprennent ces matières premières,
abondamment produites à l'hinterland de la ville de Kananga.
D'où l'ambition de créer une unité de
traitement des tomates en vue de répondre à cette
nécessité, réduire le chômage, soulager la
population des importations des tomates concentrées, et d'accroitre le
trésor public par le payement des taxes et impôts liés
à l'exploitation.
1.2. Descriptiondu projet
Le projet consiste à produire d'une façon
industrielle, les concentrées des tomates qui seront
écroulées sur le marché. L'étude minutieuse du
comportement du marché laisse lire le désire par la population,
de consommer des aliments avec sauces des tomates.
Ainsi, pour la permanence des matières
premières, nous mettrons en place nos propres champs des tomates en vue
de faciliter le coût d'approvisionnement en fruits des tomates
mûres et saines.
L'unité de production oeuvra dans un premier temps,
avec trois services, supervisés par la direction générale.
La répartition des tâches se définit de la manière
suivante :
· La direction générale
Engage et représente l'unité auprès des
officielles. Elle définit la politique générale de
`entreprise et assure l'application des stratégies
arrêtées pour évaluer les activités de
production.
Les départements de la direction générale
sont :
· Le secrétariat qui gère les
correspondances avec l'unité ;
· Le contrôle qui inspecté et
audite règlement les activités de l'entreprise ;
· L'informatique qui s'occupe de l'informatisation des
activités de l'entreprise ;
· Section juridique qui gère les contentieux de
l'entreprise.
o Service administratif et financier
Qui comprend deux sections, l'une de gestion des ressources
humaines, et l'autre de comptabilité.
La première s'occupe de l'administration du personnel,
la paie et affaires sociales de l'entreprise. Elle met à jour les
effectifs du personnel, portant sur les mouvements des travailleurs par
catégories socioprofessionnelles.
La seconde s'occupe de traitement comptable des informations.
Elle centralise les données et groupe les opérations par nature,
en vue de l'enregistrement.
o Le service d'exploitation
Qui constitue le poumon de l'entreprise, dont les
activités consisteront à approvisionner l'entreprise en tomates
(en matières premières), et à produire les
concentrées des tomates (produits finis). Sa structuration comprend un
département d'approvisionnement, un autre de production et maintien de
l'usine et un autre de logistique.
o Le service commercial
Qui aura pour activités : la vente des
concentrées des tomates, la promotion et marketing du produit et
recouvrement des recettes au compte de l'entreprise.
Outre ces services, l'entreprise disposera d'un service de
gardiennage et sollicitera le concourt de la main d'oeuvre temporaire, en cas
de nécessité. Toutefois, l'organisation sera dynamique suivant
l'évolution de la taille d'activités. Ainsi, la dépendance
hiérarchique des services se présente de la manière
ci-après.
Direction générale
Contrôle
Secrétariat
Section juridique
Informatique
Service administratif et financier
Service commercial
Service d'exploitation
Section ressources humaines
Section distribution
Section approvisionnement
Section comptable
Section stock
Section production
Section logistique
Source : nos recherches, 2019
Organigramme de l'entreprise
Après le démarrage des activités,
l'entreprise fera rapport sur la production, la nature de produit
fabriqué, la quantité produite, la quantité vendue le prix
unitaire, la valeur des ventes en franc congolais et le taux du jour
appliqué à ces ventes, qu'elle soumettra à la division de
l'industrie à titre d'information sur la valeur des ventes en devise.
2.2. Bénéficiaires du projet
a) Bénéficiaire direct
La population de la ville de Kananga achètera à
bas prix les tomates concentrées qui seront fabriquées
localement, et connaitra une réduction du chômage.
b) Bénéficiaires indirect
La population du Kasaï Central bénéficiaire
les fruits de cette unité, tant sur le plan économique que
social.
2.3. Objectifs du projet
a) Objectif général
Le projet vise à contribuer au développement
socio-économique de la ville de Kananga, par la création des
emplois et le payement des taxes et impôts.
b) Objectifs spécifiques
- Produire les tomates
- Fabriquer les concentrées des tomates ;
- Valoriser les potentialités agricoles locales ;
- Combattre la pourriture des tomates ;
- Réduire l'importation des tomates ;
- Réduire le chômage ;
- Accroitre le trésor public.
2.4. Résultats attendus
o Existence d'une unité de traitement des tomates dans la
ville de Kananga ;
o Présence de la main d'oeuvre qualitative et
quantitative ;
o La vente régulière des concentrées des
tomates ;
o La production régulière et abondante des
tomates ;
o Le taux du chômage réduit dans la ville de
Kananga ;
o Le taux d'importation des tomates réduit dans la ville
de Kananga ;
o La culture abondante et régulière des tomates.
2.5. Activités à réaliser
§ Prospection et étude de
faisabilité ;
§ Achat de terrains et d'équipements ;
§ Installation des matériels ;
§ Construction des locaux ;
§ Recrutement du personnel ;
§ Formation du personnel ;
§ Production des concentrées des tomates ;
§ Vente des concentrées des tomates.
2.6. Ressources à mettre en oeuvre
a) Ressources humaines
§ Cadres de direction : 1. Directeur, 3 chefs de
services ;
§ Agents de maitrise : 7 chefs des sections, 8 chefs
des départements ;
§ Agents d'exécution : 6 agents.
b) Ressources matériels
o Equipement de l'usine
o Matériels roulants ;
o Equipements des ateliers ;
o Equipements de laboratoire ;
o Matériels des bureaux.
2.7. Chronogramme d'activités
|
N°
|
ACTIVITES
|
ANNEE 1
|
ANNEE2
|
ANNEE 3
|
OBS
|
|
T1
|
T2
|
T3
|
T4
|
T1
|
T2
|
T3
|
T4
|
T1
|
T2
|
T3
|
T4
|
|
1
|
Prospection
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
2
|
Achat de terrain
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
3
|
Construction des locaux
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
4
|
Acquisition des matériels
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
5
|
Recrutement du personnel
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
6
|
Formation du personnel
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
7
|
Marketing
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
8
|
Suivi
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
9
|
Evaluation
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
10
|
Rapport final
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
2.8. Budgétisation du projet
|
N°
|
DESIGNATION
|
QUANTITE
|
PU/$
|
PT/$
|
|
I. Terrains et immeubles à construire
|
|
1
|
Terrain (80m2)
|
2
|
25.000
|
50.0000
|
|
2
|
Atelier de production (30 m2)
|
1
|
60.000
|
60.000
|
|
3
|
Atelier technique (10 m2)
|
1
|
20.000
|
20.000
|
|
4
|
Atelier générateur et compresseur
|
1
|
18.000
|
18.000
|
|
5
|
Laboratoire
|
1
|
25.000
|
25.000
|
|
6
|
Magasin
|
2
|
15.000
|
30.000
|
|
7
|
Bureau
|
7
|
5000
|
35000
|
|
SOUS/TOTAL
|
238.000$
|
|
II. Equipements de production
|
|
1
|
Laveur, élévateur continu A106
|
1
|
7000
|
7000
|
|
2
|
Convoyeur inspection 6m
|
1
|
3000
|
3000
|
|
3
|
Thermo beaux CC03 cuiseur
|
1
|
10.000
|
10.000
|
|
4
|
Pulper 602
|
2
|
2.000
|
4000
|
|
5
|
Réservoir de réception + pompe
|
2
|
5000
|
10000
|
|
6
|
Réservoir de stockage
|
1
|
2000
|
2000
|
|
7
|
Pompe de transport
|
2
|
3000
|
6000
|
|
8
|
Evaporateur
|
1
|
1000
|
1000
|
|
9
|
Machine automatique de remplissage et fermeture
|
1
|
15000
|
15000
|
|
10
|
Pasteuriser et moteur
|
1
|
5000
|
5000
|
|
11
|
Jeu de pions de marquage et datation
|
1
|
8000
|
8000
|
|
12
|
Réservoir d'accumulation mélangeur
|
1
|
3000
|
3000
|
|
SOUS/TOTAL
|
74.000$
|
|
III. MATERIELS ROULANTS
|
|
1
|
Camion Mercedes (15 tonnes)
|
1
|
150.000
|
150.000
|
|
2
|
Land cruiser
|
2
|
50.000
|
100.000
|
|
3
|
Moto
|
3
|
1200
|
3600
|
|
4
|
Vélo
|
10
|
75
|
750
|
|
5
|
Brouettes
|
6
|
15
|
90
|
|
SOUS/TOTAL
|
254.440$
|
|
IV. MATERIELS DES BUREAUX
|
|
1
|
Ordinateur
|
6
|
600
|
3600
|
|
2
|
Imprimante
|
10
|
50
|
500
|
|
3
|
Calculatrice
|
6
|
4
|
24
|
|
4
|
Agrafeuse
|
6
|
5
|
30
|
|
5
|
Perforateur
|
6
|
5
|
30
|
|
6
|
Boite de stylos
|
5
|
4
|
20
|
|
7
|
Registres
|
10
|
4
|
40
|
|
8
|
Classeurs
|
15
|
15
|
225
|
|
9
|
Boite d'attaches
|
15
|
3
|
45
|
|
10
|
Boite correcteur
|
10
|
5
|
50
|
|
SOUS/TOTAL
|
4564$
|
|
TOTAL GENERAL
|
571.004$
|
Nous disons cinq cent septante un mille et quatre dollars
américains.
Fait à Kananga, le 15/07/2019
François NGINDU TSHIMANGA
Directeur Général
TABLE DES MATIERES
EPIGRAPHE..............................................................................................I
DEDICACE................................................................................................II
REMERCIEMENTS.....................................................................................III
SIGLES ET
ABREVIATIONS..........................................................................V
0. INTRODUCTION GENERALE
Erreur ! Signet non
défini.
0.1. Choix et intérêt du
sujet
2
0.2. Etat de la question
3
0.3. Probatique et hypothèses
6
0.3.1. Problématique
6
0.3.2. Hypothèses
6
0.4. Méthodologie
7
0.4.1. Méthode
7
0.4.2. Techniques
9
0.5. Délimitation du sujet
10
0.6. Difficultés rencontrées
10
0.7. Division du travail
11
CHAPITRE I. GENERALITES SUR LE CADRE CONCEPTUEL ET
PRESENTATION DU MILIEU D'ETUDE
11
Section 1. Conceptualisation
11
1.1.1. Défi industriel
11
1.1.2. Industrialisation
12
1.1.3. Industrie
12
1.1.4. Les types d'industries
13
1.1.5. Développement
14
1.1.6. Développement social
15
1.1.7. Développement économique
15
1.1.8. Développement
socio-économique
16
1.1.9. Ville
16
Section II. PRESENTATION DE LA VILLE DE KANANGA
17
1.2.1. Aperçu historique
17
1.2.2. Situation géographique
19
1.2.3. Climat
19
1.2.4. Relief et hydrographie
19
1.2.5. Le Sol
20
1.2.6. La Végétation
20
1.2.7. Situation démographique
21
1.2.8. Aspect politico-administratif
23
1.2.9. ORGANIGRAMME DE LA VILLE DE KANANGA
24
1.2.10. Aspect économique
25
1.2.11. Aspect socio-culturel
26
CONCLUSION PARTIELLE
30
Chapitre II. LA POLITIQUE INDUSTRIELLE CONGOLAISE ET
ETATS GENERAUX DES INDUSTRIES DANS LA VILLE DE KANANGA
31
Section1. Du cadre régulateur de la politique
industrielle
31
2.1.1. Aperçu historique
31
2.1.2. Missions et attributions
32
2.1.3. Le schéma directeur
d'industrialisation
33
2.1.4. Structures organiques
34
Section 2. Stratégies de la promotion des
industries
34
2.2.1. Création du fonds de promotion de
l'industrie
34
2.2.2. Missions et objectifs du FPI
35
2.2.3. La taxe de promotion industrielle
36
2.2.4. Le financement des industries
40
Section 3. Etats des lieux des industries dans la
ville de Kananga
42
2.3.1. Généralités
42
2.3.2. Problèmes majeurs des industries dans
la ville de Kananga
44
2.3.3. Analyse des conditions juridiques
d'implantation d'une entreprise industrielle
46
Conclusion Partielle
50
Chapitre III. DES ENJEUX D'INDUSTRIALISATION AU
DEVELOPPEMENT SOCIO-ECONOMIQUE DE LA VILLE DE KANANGA
51
Section 1. Les voies d'industrialisation dans le
monde
51
3.1.1. La voie socialiste de l'industrialisation
51
3.1.2. La voie capitaliste de l'industrialisation
52
Section 2. Les possibilités
d'industrialisation de la ville de Kananga
52
3.2.1. Les mesures préalables du
développement industriel
52
3.2.1.1. La connaissance des facteurs
53
3.2.1.2. La définition de la politique de
développement industriel
54
3.2.1.3. La définition d'une politique
technologique
58
3.2.1.4. La constitution d'un environnement
58
3.2.1.5. La politique de coopération
technique
58
3.2.2. Rôle et contribution des petites
et moyennes industries (PMI) et de l'artisanat au développement
industriel
59
3.2.3. L'aménagement de routes à
intérêt de développement industriel
60
3.2.4. Les industries possibles à
créer dans la ville de Kananga
60
Section III. Apport des industries au
développement socio-économique de la ville de Kananga
61
3.3.1. Sur le plan économique
61
3.3.1.1. La production, la consommation et
l'exportation
62
3.3.1.2. La fiscalité
62
3.3.1.3. La lutte contre l'inflation
63
3.3.2. Sur le plan social
63
3.3.2.1. La Création des emplois
63
3.3.2.2. La formation professionnelle
63
3.3.2.3. La distribution des revenus
64
CONCLUSION PARTIELLE
64
Chapitre IV. DEFIS INDUSTRIELS FACE AU DEVELOPPEMENT
SOCIO-ECONOMIQUE DE LA VILLE DE KANANGA
65
Section 1. De l'enquête sociologique
65
4.1.1. Définition
65
4.1.2. But de l'enquête
65
4.1.3. Préparation de l'enquête
66
4.1.4. Administration de l'enquête
66
4.1.5. De l'échantillonnage
66
Section 2. Dépouillement et
interprétation des résultats
72
Conclusion partielle
80
CRITIQUES ET SUGGESTIONS
81
CONCLUSION GENERALE
82
BIBLIOGRAPHIE
84
ANNEXES
88
QUESTIONNAIRE D'ENQUETE
89
TABLE DES MATIERES
113

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