0.4. Méthodologie
Toute analyse qui se veut scientifique doit
nécessairement se servir d'un certain nombre d'outils de travail,
permettant de pouvoir aborder avec confiance et certitude ses investigations.
C'est ainsi que nous avons fait recourt à une méthode,
accompagnée par quelques techniques.
0.4.1. Méthode
Etymologiquement, le concept méthode vient de deux mots
grecs, « meta » qui signifie vers ou d'après, et
« odos » qui signifie à son tour voie, chemin ou
route. Il s'agit d'une voie, d'un chemin, d'une route ou d'une démarche
intellectuelle que le chercheur emprunte dans la saisie, l'analyse et
l'explication de son objet d'étude. La méthode implique
l'ensemble des règles de validité interne et externe qu'il faut
observer en vue de résoudre un problème donné
(MwambaBakatubenga, T., Op Cit, p8).
Partant de ces considérations, nous entendons par
méthode, les points de vue philosophiques définissant la position
de l'esprit du chercheur devant son objet d'étude.
Le choix d'une méthode étant fonction de la
nature du problème à résoudre, nous avons opté pour
cette étude, la méthode dialectique dont l'application aux faits
et phénomènes sociaux remonte à Karl Max
(1818-1883).
A en croire Théodore MwambaBakatubenga, la
méthode dialectique est fondée sur un certain nombre des
postulats dont la texture et la combinaison afin de saisir les faits sociaux
dans leur globalité, leur interconnexion, leur interdépendance
et leurs rapports contradictoires (MwambaBakatubenga, T., Op Cit P
45).
Selon Sylvain Emmanuel Mulowayi Dibaya (2013 :61), le mot
dialectique vient du concept grec « dialektikos », qui
signifie manipulation de ses lois par rapport à l'objet de recherche.
Au nombre de ces lois, il existe selon Georges Politzer les
lois ci-après :
a) La loi du changement ou du mouvement
Qui n'admet rien de définitif, d'absolu ou de
sacré. Elle établit la caducité de toute chose, et rien
n'existe pour elle que l'exercice ininterrompu du devenir et du transitoire.
Aucune chose ne se trouve achevée, elle est toujours la fin d'un
processus, toujours entrain de se transformer et de se développer.
b) La loi de l'action réciproque et de la
connexion universelle
D'après cette loi, les phénomènes de la
nature tout comme ceux de la société agissent les uns sur les
autres, s'influencent mutuellement et sont liés les uns aux autres.
Aucun processus naturel et/ou social ne peut être étudié
isolement, mais comme immergé dans une véritable totalité
organique et vivante.
c) La loi de l'unité et de la lutte des
contraires (la loi de la contradiction)
Cette loi stipule que dans toute chose, dans tout
phénomène naturel ou social, il y a une unité des
contraires comprenant des forces qui tendent vers l'affirmation et la
négation, il y a contradiction qui provoque le changement. De par ce
principe, il convient de considérer toujours non pas un coté de
chose, mais leurs deux cotés contradictoires.
d) La loi de la transformation de la quantité
en qualité (loi du progrès par bon)
En considérant cette loi, à un certain
degré de changement quantitatif, se produit soudainement un changement
qualitatif, consistant en une conversion de la nature de chose en une autre
(Politzer, G., cité par Mulowayi Dibaya, S.E., op cit.
PP62-64).
Entendu que l'industrialisation est un processus social, la
méthode dialectique nous a été d'une importance capitale
dans la mesure où elle nous a permis de saisir les contradictions des
rapports sociaux entre les défis industriels et les enjeux
d'industrialisation dans la ville de Kananga, afin d'atteindre la
vérité sociale.
En effet, l'Etat qui définit la politique de
développement industriel par la mise en place des structures de
financement des industries, met également sur pied des conditions
élevées, ne pouvant pas permettre les unités industrielles
d'y accéder facilement.
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