CONCLUSION GENERALE
Au terme de nos investigations sur la thématique :
« Défis industriels face au développement
socio-économique de la ville de Kananga », notre objet de
recherche consistait à identifier les difficultés auxquelles
lesindustries font face pour mesurer le développement
socio-économique de la ville de Kananga.
Ainsi, le chemin pour nous d'y parvenir, était d'aller
sur terrain, nous imprégner à l'évidence des informations
collectées grâce à l'observation directe, l'analyse
documentaire, l'entretien libre et le questionnaire d'enquête, lesquelles
données ont été traitées par la méthode
dialectique afin de faciliter la rédaction de ce travail.
Ces investigations nous ont conduits aux résultats
ci-après :
o Toutes les entreprises enquêtées, recourent aux
groupes électrogènes pour produire. Ceci malgré leur
abonnement à la SNEL ;
o Partant des caprices de sources d'énergie, 60% des
unités déplorent la consommation élevée de
carburant, tandis que 40% signalent le besoin répété en
pièces de rechange ;
o En ce qui concerne les défis
d'approvisionnementenmatières premières, 60% des
enquêtés font face au transport coûté ; 20%
signalent la flambé de prix, et 20% encore souffrent de la rareté
des matières premières ;
o Dans la transformation desmatières premières
en produits finis, 40% des enquêtés connaissent desproduits
ratés, 40%connaissent les accidents du travail et 20% font face
à des maladies professionnelles.
o Pour ce qui est de la distribution, 10% des unités
font face à la concurrence avec d'autres producteurs, 10% peinent du
transport couté, 40% se plaignent de la dotation de produits en dettes,
et autres 40% signalent l'expiration desproduits fabriqués.
o Quant à l'obtention des financements du fonds de
promotion de l'industrie, seulement 10% des enquêtés ont
déjà bénéficié, alors que 90% n'ont jamais
eu ;
o Concernant la quantité des produits livrés de
2014 à 2018, la boulangerie Mona Lux compte 55.264 pains, la Boulangerie
KabongoNsenda signale 85.735 pains, la boucherie du marché central
comptabilise 166.461Kg des viandes, la menuiserie Tshiela dénombre 5.803
meubles, et la Régideso compte 8.307.643m3 d'eau potable.
o Dans la création des nouveaux emplois, la boulangerie
Mona Lux compte 12 postes, la boulangerie KabongoNsenda signale 2 postes, la
menuiserie Tshiela compte 2 postes et la Régideso dénombre 5
postes soit au total 21 nouveaux postes de travail.
o Parmi les attentes des industries de la ville de Kananga
66% sollicitent l'achèvement de la chute Katende, et 34% souhaitent la
réduction des taxes et impôts.
A la lumière de ces résultats, nous avons
débouché aux conclusions suivantes qui confirment nos
hypothèses de départ :
L'exploitation des entreprises industrielles dans la ville de
Kananga est freinée par les déficits énergétique et
infrastructurel, la multitude des taxes, l'individualisme des opérateurs
économiques.
Parmi les orientations stratégiques à
entreprendre, il y a : l'encouragement de l'entreprenariat industriel,
l'état de lieu des industries existantes, la concertation avec le
secteur privé.
Par ailleurs, nos propositions et suggestions constituent des
tentatives de redressement de la situation, en vue d'un développement
socio-économique de la ville de Kananga.
Du reste, nous osons dire comme Cicéron que ce travail
fruit de notre sueur est un monument plus durable que le bronze, une pyramide
plus haute que l'abandon royal que ni la pluie torrentielle, ni le vent
violent, ni la succession innombrable des années ne sauraient
détruire.
C'est ainsi que cette étude, tant modique soit-elle,
apporte une contribution à l'édifice scientifique en
matière l'industrialisation. Toutefois, rester ouvert aux remarques et
suggestions est pour nous un plaisir, afin de perfectionner cette étude
portant sur les « défis industriels face au
développement socio-économique de la ville de
Kananga ».
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