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Activités larvicides des extraits de plantes sur les larves de moustiques vecteurs de maladies parasitaires


par Meryem ALAOUI BOUKHRIS
Faculté des sciences et techniques Fès -  Master sciences et techniques  2009
Dans la categorie: Sciences
   
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Chapitre I :

Généralités sur l'utilisation des plantes dans la lutte contre les vecteurs de maladies parasitaires

I- Les maladies à transmission vectorielle (MTV) :

Les maladies à transmission vectorielle (Tableau 1) maladies pour lesquelles l'agent pathogène (virus, bactérie ou parasite) est transmis d'un individu infecté (un hôte vertébré : homme ou animal) à un autre par l'intermédiaire d'un arthropode (insecte, tique) hématophage. Ces maladies, notamment les maladies humaines comme le paludisme ou la dengue, contribuent de façon majeure à l'impact global des maladies dans le monde (Figure1) (OMS, 2004). La production animale est également souvent sérieusement affectée par des maladies vectorielles comme la trypanosomose animale, la fièvre de la vallée du Rift ou la fièvre catarrhale du mouton (OIE, 2003).

Ces maladies ont ainsi des effets non seulement sur la santé mais également sur le développement socio-économique des pays touchés.

D'autre part, aujourd'hui, nombre de maladies émergentes du fait notamment des changements écologiques tels le réchauffement climatique et la modification des écosystèmes, sont des maladies à transmission vectorielle. En effet, ces maladies sont particulièrement sensibles aux changements écologiques susceptibles de modifier l'aire de répartition de certains pathogènes et/ou vecteurs et de favoriser la propagation de la maladie. C'est le cas, par exemple, de l'émergence récente de la fièvre catarrhale ovine dans le bassin méditerranéen (Purse et al., 2005) ou de la fièvre du Nil occidental aux Etats-Unis (Glaser, 2004).

Ainsi, le contrôle des maladies vectorielles constitue aujourd'hui un enjeu majeur. Ce contrôle passe par la compréhension des mécanismes de transmission de la maladie, qui sont généralement complexes du fait du mode de transmission indirect des maladies à transmission vectorielle faisant intervenir de nombreux acteurs : plusieurs vecteurs impliqués dans le cycle de transmission, éventuellement plusieurs hôtes, ou la présence d'un réservoir (population, vertébrée ou invertébrée), assurant le maintien de l'agent infectieux dans la nature (Rodhain et al., 1985).

Tableau 1 : Maladies transmises par des moustiques et autres diptères piqueurs (OMS, 1999).

Vecteurs

Maladies

Moustiques (Culicidés)

 

Anopheles

Paludisme, filariose lymphatique

Culex

Filariose lymphatique, encéphalite japonaise, autres viroses

Aedes

Fièvre jaune, dengue, dengue hémorragique, autres viroses, filariose lymphatique

Mansonia

Filariose lymphatique

Autres diptères piqueurs

 

Mouches tsé-tsé (glossines)

Trypanosomiase africaine (maladie du sommeil)

Simulies

Cécité des rivières (onchocercose),mansonellose

(généralement asymptomatique)

Phlébotomes (Phlebotomus,Lutzomyia)

leishmaniose, fièvres à phlébotomes

Taons (tabanidés)

Loase, tularémie

Cératopogonides

Mansonellose (généralement asymptomatique)

Figure 1. Mortalité attribuée aux maladies à transmission vectorielle (OMS, 2004).

1. Les maladies à transmission vectorielle au Maroc :

Au Maroc, la charge de morbidité due aux maladies transmissibles reste relativement élevée et celle liée aux maladies transmises par vecteurs (MTV) en constitue une part non négligeable. Si certaines parmi ces dernières sont éliminés telle que le paludisme et la bilharziose, l'incidence des leishmanioses demeure par contre relativement importante (Azizi et Laaziri, 2006).

Figure 2 : Evolution du nombre des maladies parasitaires (DELM 2007).

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