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Fiscalité du commerce électronique en RDC

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par Jeff KABISOSO MUWOWO
Institut supérieur de commerce (ISC/Kinshasa) - Licencié en fiscalité 2010
  

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ÉÉ.1.3.4. Le recouvrement de l'impôt

Après avoir procédé au choix et à l'évaluation de la matière imposable, ainsi qu'au calcul de l'impôt, l'administration doit le recouvrer ; autrement dit il va falloir réaliser le transfert du patrimoine du contribuable à la caisse de l'État.

Il existe une grande diversité de modalités de recouvrement de l'impôt. Parmi ces modalités, la retenue à la source tient une place importante, dans la plupart des pays développés, notamment en France.

Le fait de qualifier les transmissions électroniques via internet de livraisons de biens ou de prestations de services entraîne des conséquences en matière de recouvrement de l'impôt.

En effet, si l'opération est qualifiée de prestation de services, l'article 182 B du Code général des impôts est applicable, et une retenue à la source devra être effectuée par l'entreprise établie en France qui versera une rémunération à une société n'ayant pas d'installation professionnelle permanente en France. (59)

Cependant, en présence d'une convention internationale, la retenue à la source ne sera pas perçue, l'article 7 de la Convention modèle O.C.D.E. interdisant de pratiquer une imposition en France dans le cas où l'entreprise étrangère n'y dispose pas d'un établissement stable. De plus, si l'opération est qualifiée de livraison de biens, alors la retenue à la source de l'article 182 B ne sera pas applicable. (60)

Le comité des affaires fiscales de l'OCDE approuvant un rapport contenant une série de propositions en vue de réformer le régime des impôts sur la consommation dans le cadre du commerce électronique transfrontalier, a recommandé au niveau du recouvrement, la distinction à opérée entre le commerce Business to Business  « B to B » et Business to consumer « B to C ». En ce qui concerne les transactions électroniques entre entreprises, il est recommandé d'appliquer un modèle d'auto-évaluation/auto-liquidation : les destinataires seraient tenus de déterminer l'impôt dû sur les importations de services et de biens incorporels et de remettre la somme correspondante aux autorités fiscales nationales.

58 Art. 287 du Code Général des impôts Français, P.210

59 BENETEAU, (J), Op.cit, P.33

60 Idem, P.33

S'agissant des transactions entre entreprises et consommateurs, le Comité recommande d'utiliser à court terme un système d'enregistrement simplifié pour les fournisseurs non-résidents : l'enregistrement aurait lieu par voie électronique et ne porterait que sur des données de base (le nom, l'adresse et la nature de l'activité).

Selon une telle procédure, le fournisseur serait redevable de l'impôt. La récupération de l'impôt versé en amont ne serait pas possible, sauf si le fournisseur opte pour un enregistrement normal complet.

A moyen et long terme, le Comité des affaires fiscales n'exclut toutefois pas le recours à des solutions fondées sur les nouvelles technologies (par exemple utilisation de logiciels inviolables qui calculeraient automatiquement l'impôt dû et le remettraient au pays de destination via un intermédiaire financier ou un tiers de confiance). (61)

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"Ceux qui rêvent de jour ont conscience de bien des choses qui échappent à ceux qui rêvent de nuit"   Edgar Allan Poe