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Le mouvement des étudiants gnbistes et les différents secteurs de la vie nationale:une analyse sociologique


par Sylvens Alfred
Université d'état d'Haiti - Licence 2010
Dans la categorie: Arts, Philosophie et Sociologie > Sociologie
   
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1-L'AXE THEORIQUE

1.1-les théories de référence

Le mouvement des étudiants gnbistes est né dans un contexte de conflt politique. Pour Marx, le conflit est le moteur de l'histoire et un facteur indissociable au changement social. Les mouvements sociaux, nous dit Gilles Fereéol (1991-1995 : 155) recouvrent des processus très divers dans lesquels les individus se mobilisent ou sont regroupés pour tenter de modifier des institutions, des règles ou des comportements au sein d'un environnement donné. Pour Alain Touraine trois principes sont au fondement de tout mouvement social. Le principe d'identité :   selon ce principe, le mouvement social doit d'abord se donner une identité en disant ce qu'il représente, au nom de qui il parle, quels intérêts il protége et défend. Le principe d'opposition : c'est un principe qui explique l'existence des mouvements sociaux. Sans opposition, un mouvement, social n'existe pas. Sa nature peut être changée. Principe de Totalité : Un mouvement social agit, selon ce principe, au nom de certaines valeurs supérieures, de grands idéaux, d'une certaine philosophie ou d'une théologie. Son action s'inspire d'une pensée qui se veut la plus élevée possible.

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Le mouvement des étudiants gnbistes s'inscrit, sans conteste, dans la perspective de nouveaux mouvements sociaux qui, selon Alain Tourrain (1999 :45), bien que pouvant être pensés dans la même façon que les mouvements traditionnels, possèdent des caractéristiques propres et posent le problème par rapport à l'état d'une autre façon. L'émergence d'acteurs sociaux regroupés autour de sujet aussi que la liberté sexuelle, l'écologie, la consommation de même que les contacts grandissants qu'ils établissent tout au long de leurs parcours, même au delà de leurs frontières, ce qui peut être défini comme le développement d'une société civile internationalisée, est une réalité qui ne peut être réduit au conditionnement des classes sociales. Donc, c'est à la lumière de la théorie d'Alain Touraine, ajoutées à quelques approches théorisant sur les mouvements sociaux, que nous avons tenté de cerner le mouvement des etudiants gnbistes à travers son evolution historique et , du meme coup, d'établir les traits caracteristiques de sa particularité.

1.2.-PROBLEMATIQUE

Nous nous sommes posés la question qu'est ce qui a expliqué la particiaption des differents secteurs de la vie nationale dans le mouvement des etudiants gnbistes. Il est, comme tant d'autres mouvements qui ont eu lieu dans le pays, est né dans un contexte de contestation géneralisée. Car, depuis 1804 à nos jours, tous les gouvernements qui se sont succédé au pouvoir ont toujours tenté à le ténir au delà du temps constitutionnel. Le pouvoir lavalas, lui aussi, n'a pa échappé à cette maudite règle, qui devient aujourd'hui un constant qui a marqué les annales de l'histoire politique haitienne. En maintenant cette tradition, le pouvoir lavalas s'est inscrit dans la voie de l'arbitraire et de la répression politique.

En fait, L'histoire sociale haïtienne est marquée par de grands mouvements sociohistoriques. Mais ils sont presque tous traversés par les mêmes révendications sociopolitiques visant, nous dit Michel Hector( 2000 : 101), à l'établissement d'un régime démocratique, la modernisation économique et l'intégration réelle dans la communauté nationale de la grande majorité des populations déshéritées des villes et des campagnes forment trois objectifs majeurs exprimés dans les principaux conflits politiques et sociaux d'hier et aujourd'hui. En d'autres termes, il s'agit de démocratiser le régime politique, moderniser la vie politique, socialiser l'Etat. Cependant, ces revendications constituent, d'une façon ou d'une autre, la base à partir de laquelle se structurent tous les développements importants de la protestation populaire en 1843 (avec Acaau) 1867 (avec Salnave) 1946 et 1956 (avec Fignolé) et 1986 pour ne retenir que cela.

Depuis longtemps, les pratiques des chefs d'etat au pouvoir n'ont pas changé. L'appareils répressifs de l'Etat, qui devraient etre placés au service de la sécurité de la nation haitienne, les ont servi pour méner à bien leur projet politique. Ils les font office d'instrument au service de la consolidation de leur pouvoir politique. Une fois élus ils se sont mis, nous dit (Georges Michel : 2002 : 2 ) allégrement à violer et à fouler aux pieds les préscriptions de l'Etat de droit : assassinats politiques, persécutions contre les journalistes ou les militants de l'opposition, arréstations et détentions arbitraires, intimidations de toute sorte, clientélisme, pillage des derniers de l'Etat sont en pareil cas le pain quotidien d'un tel régime politique ayant pourtant accédé au pouvoir par les moyens démocratiques. En 2004, le pouvoir d'alors a repris les memes pratiques politiques traditionnelles et son sort n'en a pas été different des autres pouvoirs antérieurs qui ont dirigé dans cette voie. En voulant rester au pouvoir pendant plus longtemps, le pouvoir n'a pas échappé aux fortes mobilisations collectives conduites par les différents secteurs de la vie nationale. Parallèlement, les conditons de vie des citoyens ne cessent de se degrader continuellement. Et pour satisfaire toutes ses revendications socio-economiques et politiques, le depart du president d'Aristid est devenu un impératif incontournable. Et les etudiants ont rejoint les secteurs dans leur revendication. De cette reflexion s'est issue d'une hypothèse générale.

Ø 1.- La participation des differents secteurs de la vie nationale s'explique, entre autres, par le fait que les étudiants aient pu les rejoindre dans leur principale revendication.

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