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Analyse dynamique de la structure financière d'une entreprise publique. Cas de la congolaise de voies maritime de 2007 à  2011.

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par Yves Yverson BANDA KIMBI
Université Président Joseph Kasa Vubu RDC - Licence en gestion financière 2012
  

Disponible en mode multipage

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EPIGRAPHE

« Les profits sont le sang vital du système économique, l'élixir magique sur lequel repose tout progrès. Mais le sang d'une personne peut être le cancer pour une autre ».

Paul Samuelson (Economiste américain)

DEDICACE

A notrehumble cher père Ricky Léonard BANDA -ki- BATOTA, pour sa volonté de faire le bien quoique limité par ses moyens, et à ma douce et tendre mère Marie Rose UMBA NDANGI,pour les sages conseils et pour tant des sacrifices consentis pour nous,qu'ils trouvent, ici l'expression de notre reconnaissance.

Yves BANDA KIMBI

AVANT-PROPOS

Nous rendons grâce à Dieu, Maître des temps et de circonstances pour la disponibilité et la bonne santé qu'il nous accorde au moment de l'élaboration de ce travail.

Notre reconnaissance s'adresse aux enseignants de notre université, singulièrement ceux de la faculté des Sciences Economiques et de Gestion pour la qualité des enseignements qu'ils nous dispensent et surtout du fait de nous avoir familiarisé avec la Science.

Nos vifs remerciements s'adressent particulièrement à monsieur le professeur Joseph KALONJI NSENGA qui, malgré ses multiples occupations a bien voulu accepter de diriger ce travail.

Nous adressons nos remerciements à l'assistant Yannick MULUEBA pour les remarques et conseil sans lesquels ce travail n'allait pas aboutir.

Nos remerciements s'adressent également à mes frères et soeurs tels que MOUSTAPHA TRESOR BANDA, GUEMS BANDA, SIMON KHOLE, MARNELLE BANDA, SCHEKINAH BANDA, ROSETTE NZINGA, et à mes tantes et oncles,BIDY NDANGI,TYTO TUTETE,à mes cousins et cousines, chef de travaux Alfonse YIMBI, EMILIE LONGO,MAMIE LONGO,FYFY LONGO, Ir FILS LONGO, CLARIS LONGO, MIMI MALONDA, BRIGITTE LONGO, pour la tendresse, le soutien moral, matériel et financier dont nous avons bénéficié ;que le très haut vous le rendent au centuple.

Yves BANDA KIMBI

ABREVIATIONS ET SIGLES

BFR : Besoin en fonds de roulement

BFRE :Besoin en Fonds de Roulement d'Exploitation

BFRHE : Besoin en Fonds de Roulement Hors Exploitation

BFRT : Besoin en Fonds de Roulement Total

CAF : Capacité d'autofinancement

CBC :Concours Bancaires Courants 

CVM : Congolaise des voies maritimes

CT : Court terme

D à CT : Dettes à courttermes

Dt :Dettes totales

Dpt : Département

EC : Emplois Cyclique

ECHE : Emplois Cycliques Hors Exploitations ;

EENE :Effets Escomptés Non encore Echu

EDLMT : Emprunts et dettes à long & moyen terme

FD : Fausses Dettes

FC : Fausses Créances

FP :Fonds propres

FRN : Fonds de roulement net

L et MT : long et moyen terme

LG :Liquidité Générale

MB : Marge brute

RC : ressources Cycliques

RCHE : Ressources Cycliques Hors Exploitation

Rent.FP : Rentabilité de fonds propres.

Rent.econ : Rentabilité économique.

Remb.  : Remboursement

RLI : Ratio de Liquidité Immédiate 

RVA : Régie de voies aérienne

RVF : Régie de voies fluviale

R sol : Ratio de solvabilité

RVM : Régie des voies maritimes

S :Stocks 

Sce :Service

SCB :Solde Créditeur du Compte Banque 

S/D :Sous direction

TA :Trésorerie Active 

TNT :Trésorerie Nette Totale 

VIN :valeurs immobilisées nettes

VC :Valeurs circulantes 

VD : valeurs disponibles

VA : valeur ajouté

VMP :Valeurs Mobilière de Placement

VR : Valeurs réalisables

VE : valeurs d'exploitation

0. INTRODUCTION

0.1. PROBLEMATIQUE

L'analyse de la structure financière dynamique se fonde sur l'étude des tableaux de flux d'emplois, ressources ou de trésorerie afin de diagnostiquer une potentielle vulnérabilité de l'entreprise. Elle sert aussi à étudier les marges et la rentabilité de cette entreprise.

Elle semble apporter des réponses plus pointues et des éléments de décision plus utiles pour les décideurs et les dirigeants de l'entreprise.

A chaque clôture d'un exercice comptable, l'entreprise établit deux documents essentiels qui sont ; le bilan et le tableau de formation de résultat qui, fixent respectivement la situation globale de son patrimoine et l'état des résultats qui découle de son activité.

Ces deux documents quoiqu'ils permettent diverses analyses intéressantes sur la structure financière, la gestion et la rentabilité de l'entreprise, n'expliquent que partiellement et imparfaitement les modifications intervenues entre la situation du patrimoine au début des opérations et celle à la clôture des opérations.

C'est dans cette optique que nous nous sommes intéressé à mener une analyse sur les flux financiers à la congolaise des voies maritimes, entreprise du portefeuille de l'Etat congolais. Cette analyse consiste en effet, à repérer les flux effectués par l'entreprise au cours de l'exploitation qui échappe quasi-totalement à ces deux documents ou tableaux cités ci-haut.

L'examen portera sur les bilans produits par l'entreprise de 2007-2011, en vue de déterminer les variations et tout calcul économique.

Dans ce présent travail, pour le cas de la congolaise de voies maritimes, il sera question de savoir :

§ quels sont les flux qui sont effectués pendant cette période ?

§ les indicateurs du dynamisme sont-ils conformes aux normes requises et reflètent-ils l'autonomie financière ?

0.2. OBJECTIFS DU TRAVAIL

Nous présentons l'objectif général ainsi que les objectifs spécifiques poursuivis dans ce travail.

0.2.1. Objectif général

Dans la présente étude l'objectif général poursuivi est de déterminercomment au cours d'une période, l'ensemble des ressources dont a disposé l'entreprise a permis de couvrir ses besoins.

0.2.2. Objectifs spécifiques

Les objectifs spécifiques se présentent comme suit :

§ analyser les flux qu'a utiliser l'entreprise au cours de la période sous étude ;

§ calculer la variation de fonds de roulement et la variation en besoin de fonds de déroulement ;

§ ressortir les ressources nouvelles, connaitre leur origine ainsi que leur affectation.

0.3. HYPOTHESE DU TRAVAIL

La problématique nous pousse à donner une affirmation qui ne sera que provisoire en guise d'hypothèse, il sera donc vague d'affirmer l'hypothèse à ce stade quand bien même nos recherches n'ont pas encore abouti.

En guise d'une réponse provisoire à la première prescription, nous disons que la congolaise des voies maritimes réalise des flux d'investissements financés par les flux des ressources exceptionnelles.

Dans la tentative de répondre à la deuxième interrogatoire, il sied de dire que les indicateurs du dynamisme sont appliqués, mais ils ne respectent pas des règles de la structure financière.

0.4. CHOIX ET INTERET DU SUJET

Le choix d'un sujet d'investigation ne se fait pas de manière aléatoire plutôt par rapport à la qu'on cherche à démontrer .Notre attention est plus focalisée sur la situation financière de l'entreprise au cours des exercices comptablesplus précisément à la congolaise des voies maritimes.

En suite, l'intérêt que nous attachons à ce sujet est de faire voir au monde scientifique que le bilan et le tableau de formation de résultat ne suffissent pas pour mener une analyse approfondie du patrimoine d'une entreprise. Mais, il est important de connaitre la structure financière de celle-ci dans un contexte dynamique, afin de bien apprécier les différents mouvements que connaissent ses finances. Ce qui aidera les responsables de la direction financière à gérer de manière plus rationnelle.

Cette étude est aussi une contribution à l'épanouissement de cette grande entreprise du milieu, qui aujourd'hui est devenue une entreprise commerciale et qui obligatoirement doit faire face à la concurrence tant nationale qu'internationale.

Elle permet aussi d'apporter aux autres chercheurs des outils nécessaires pour continuer les recherches là où nous nous sommes limités.

0.5. DELIMITATION SPATIO- TEMPORELLE DU SUJET

Spatialement notre étude est effectuée à l'entreprise commerciale, La Congolaise de Voies Maritimes, entreprise implantée en République Démocratique du Congo, province du Bas-Congo, précisément dans la ville de Boma où se trouve son siège social.Nous situons le cadre temporaire de notre étude à partir de l'année 2007 jusqu'en 2011, soit cinq ans d'exercices.

0.6. METHODES ET TECHNIQUES DE RECHERCHE

Tout travail qui se veut scientifique ne peut pas être le résultat d'une recherche désordonnée, mais plutôt d'une recherche, orientée, cohérente et méthodique. Cela étant, dans le cadre de cette étude, nous allons recourir à la méthode analytique, comparative et systémique.

0.6.1. La méthode comparative

La méthode comparative se définit comme celle qui conduit à l'explication des faits dans la mesure où elle permet de déceler les liens de causalités ou facteurs générateurs de ressemblances et des dissemblances constatées entre deux choses.

Cette méthode nous apermis lors de l'analyse du besoin en fonds de roulement de mesurer son évolution dans le temps en calculant sa variation d'une période à l'autre.

0.6.2. La méthode analytique

La méthode analytique consiste à analyser un objet d'étude en le décomposant en éléments, en vue d'établir les relations qu'il y a entre ses éléments d'une part ; entre l'élément et l'objet dans l'ensemble d'autre part.

Cette méthode nous a aidé de passer au préalable à l'analyse des états financiers, afin de mener l'analyse de la structure financière et du besoin de financement d'exploitation ainsi partant de ses composantes, porter un jugement certain sur le dynamisme de l'entreprise.

0.6.3. La méthode systémique

S'entend comme suit ; Sont considérés comme système dans ce travail ; les états de synthèse établis par respect des règles de la comptabilité en partie double. Cette méthode nous a aidés à recourir à la mesure dynamique du besoin de financement d'exploitation, afin d'expliquer les liens qui existent entre son évolution et la rentabilité économique.

Quant aux techniques de collecte des données, nous allons utiliser la technique documentaire ; cette dernière nous a aidé à consulter les ouvrages, les articles, les notes de cours ainsi que les sites web (internet) qui permettrons de construire le cadre théorique et conceptuel de ce travail. La technique d'interview :nous a permis d'avoir les informations complémentaires à la source avec les responsables de ladite entreprise.

0.7. CANEVAS DU TRAVAIL

Ce travail étant défini par des méthodes et techniques, nous l'avons structuré en 4 chapitres :

§ Le premier chapitre reste conceptuel et théorique en vue d'éclairer le travail et de présenter de certains termes utilisés ;

§ Le second relatif au champ d'investigation où nous parlerons d'une manière générale de la congolaise des voies maritimes ;

§ Le troisième sera relatif à l'analyser des indicateurs de la structure dynamique d'une entreprise ;

§ Le quatrième sera relatif à l'analyse des données financières de la CVM.

CHAPITRE 1

APPROCHE CONCEPTUELLE ET THEORIQUE

Nous avons jugé d'une importance capitale de fixer quelques termes opérationnels ; question d'avoir une idée générale et de permettre à nos lecteurs d'appréhender de quoi il est question dans ce travail.

1.1. NOTIONSSUR L'ENTREPRISE

Les entreprises font l'objet d'études complexes. En effet, elles constituent une catégorie hétérogène quant à la taille, à la nature de l'activité, à la forme juridique, etc.

1.1.1. Définition de l'entreprise

Plusieurs définitions sont proposées par différents auteurs concernant le mot« entreprise ».Certain économiste définissent l'entreprise comme entité au sein de la quelle un certain nombre d'hommes et des femmes apportent leurs compétences pour produire des biens ou services est les vendre afin de réaliser des profits. En d'autre terme elle est l'agent économique dont la fonction principale est de produire de biens ou services marchand en vue de réaliser un profit.1(*)

L'entreprise est une structure économique et sociale, financièrement indépendante, produisant des biens et des services destinés à un marché concurrentiel ou monopolistique. Elle constitue l'unité fondamentale de l'économie de marché.2(*)

L'entreprise se définit aussi comme une cellule économique et sociale spécialisée dans la production des biens ou des services, vendus par des marchés, en vue de satisfaire les biens de ses clients et de réaliser un profit.3(*)

L'entreprise est aussi définie comme une cellule économique où sont combinés, à l'initiative et sous la responsabilité de l'entrepreneur, les facteurs nature, travail et capital, en vue de la production des biens et services dans un but de lucre.4(*)

De toutes ces définitions, nous pouvons retenir que une entreprise est toute entité organisée et structurée qui assure la production de biens ou des services en combinant les facteurs humains, financiers et matériels en vue de l'échange et dans un but lucratif.

1.1.2 Objectifs de l'entreprise

L'entreprise remplit deux objectifs essentiels : l'un économique et l'autre social.5(*)

§ L'objectif économique : La fonction économique de l'entreprise est de mettre à la disposition des consommateurs des biens et des services dont ils ont besoin. Par l'acte de transformation, elle contribue au développement des richesses de la nation.

§ L'objectif social : A travers l'emploi qu'elle crée, l'entreprise contribue à résoudre le problème du chômage et à distribuer dans l'économie d'un payer un certain pouvoir d'achat et d'échange.

1.1.3 Importance économique de l'entreprise

L'importance économique de l'entreprise est, principalement, celui de produire des biens et/ou des services, de les vendre sur le marché, et de créer la valeur ajoutée et puis d'obtenir un profit.

La valeur ajoutée réalisée par une entreprise est mesurée comme la différence entre la valeur des biens vendus par l'entreprise et la valeur des biens achetés et qui ont été utilisés en production. Ces achats forment la consommation intermédiaire.

Si: MP = la valeur des matières premières

MC = la valeur des matériaux consommés

TR = la valeur des transports pour la production

CA = le chiffre d'affaires

VA = la valeur ajoutée

Alors VA = CA - (MP + MC + TR)

Les entreprises distribuent des revenus en rémunérant les services dont elles ont bénéficié:6(*)

§ pour leur travail les salaries vont recevoir des salaires;

§ les propriétaires des entreprises vont recevoir des dividendes;

§ les banques et les autres institutions financières vont recevoirdes intérêts pour les crédits accordés;

§ les institutions publiques bénéficient des impôts et des taxes.

1.1.4. Typologie des entreprises

Plusieurs critères peuvent être utilises pour classifier les entreprises.

Nous retenons quelques un :

1.1.4.1 selon le critère d'appartenance

Entreprise privée : nous entendons par entreprise privées, ce sont celles dont la gestion financière est entre les mains de privées et les associées sont des personnes privées.

Elles existent sous différentes formes à savoir :

§ Entreprise individuelle : ce sont des entreprises qui sont généralement de petite taille, appartenant à une seule personne physique qui apporte des capitaux. La gestion est assurée par lui-même et il a la responsabilité sur tous ces biens.«dans l'entreprise individuelle la personnalité juridique de l'entreprise se confond avec celle du propriétaire de l'entreprise».7(*)

§ Entreprise sociétaire : sont des entreprises qui appartiennent à plusieurs personnes appelées Associées, qui mettent ensemble leurs ressources en vue d'atteindre un but commun.

Nous pouvons aussi dire que ce sont des entreprises qui représentent la formule dans la quelle le capital et la gestion appartiennent à plusieurs personnes.En cette matière la législation congolaise reconnait cinq(5) types d'entreprises sociétaires : la société en non collectif (SNC), la société en commandite simple (SCS), la société privée à responsabilité limitée (SPRL),la sociétécoopérative et enfin la société par action à responsabilité limité(SARL).

Entreprises publique : ce sont les entreprises qui sont entre les mains de l'Etat ou de pouvoir public et ce dernier assure le contrôle financier. Elles poursuivent un but diffèrent de ceux des entreprises citées précédemment. En suite elle ne vise pas dans un premier temps le lucre par contre s'efforcent de sauvegarder les intérêts de la population.

Selon Jane Aubert KRIER, ce sont les organes des productions dans lesquelles l'Etat fournit le capital, par l'intermédiaire du budget et exerce un droit de gestion sans restriction par m'intermédiaire de ses agents.8(*)

Plusieurs types entreprises peuvent encore être distingués selon le dégrée d'autonomie administrative et comptable dont jouissent les établissements à savoir :

§ Régies : ce sont des entreprises créées par l'Etat ou une collectivité publique et subventionnée par le pouvoir publique pour leur fonctionnement puis pour une gestion adéquate. Elles sont soumises aux régies générales de la comptabilité publique, leurs dépenses et recettes sont incluses dans les budgets de l'Etat par fois dans le cadre du budget annexe.

§ Offices : sont des établissements d'Etat ou d'une collectivité publique avec une certaine autonomie financière, comptable et peuvent être géré selon des méthodes commerciales plus adaptées que les règles de l'administration publique au bon fonctionnement des entreprises.

§ Entreprises nationalisées : sont des entreprises dont les capitaux auraient été apportés par l'Etat, mais d'entreprise primitivement semi-publique ou privée dont la propriété a été transférée à l'Etat pour des raisons économiques ou politiques.

§ Entreprises mixtes : ce sont des entreprises dont le capital social administratif est partagé entre l'Etat et les personnes de droit privée, en suite se trouvent conduites à partager la responsabilité de la gestion.

Ce sont des entreprises de droit commun dans lesquelles l'Etat ou les collectivités publiques détiennent une part du capital, à côté des capitalistes privés. «Il n'existe pas de type d'entreprises idéale. De plus, c'est en dernière analyse le système économique et social d'un pays qui déterminent les formes d'entreprise».

1.1.4.2 Selon le critère de dimension ou taille

Pour ce critère, plusieurs éléments peuvent être considérés :

§ Effectif des employés ;

§ Capitaux disponibles ;

§ Montant du chiffre d'affaires.

Au regard de ce qui précède, nous avons trois(3) entreprises.

· La petite et moyenne entreprise (PME) ;

· La grande entreprise ;

· Entreprise artisanale.

1. PETITES ET MOYENNES ENTREPRISES (PME)

La petite et moyenne entreprise est une cellule de production qui utilise une main d'oeuvre réduite et exigent aussi moins de capitaux. La plus part des fonctions spécialisées sont assuréespar le propriétaire et la limite de capitaux ne permet pas l'emploi d'un personnel souvent qualifié.

Néanmoins le décret loi n° 086 du 10 juillet 1998 portant définition et catégorisation des petites et moyennes entreprises, ledéfinit et la scinde en quatre catégories selon le mode d'imposition applicable par chacune d'elle.9(*)

2. GRANDES ENTREPRISES

Ici nous faisons allusion aux grandes entités qui exigent de capitaux importants et une main d'oeuvre spécialisée et qualifiée. En suite la gestion exige aussi une organisation spécifique.

3. ENTRPRISES ARTISANALES

Ce sont des entités très petites exploitées traditionnellement par le propriétaire pour son compte personnel et aidé souvent par les apprentis ou même par les membres de sa famille.

1.1.4.3 Selon le critère de domaine d'activité

En partant du domaine d'activité,nous allons faire allusion aux opérations ayant trait à l'activité principale de l'entreprise pour cela nous distinguons quatre (4) types d'entreprises :

§ Entreprises commerciales : sont celles qui ont pour activité principale l'achat et la vente des marchandises après stockage ;

§ Entreprises industrielles : elles produisent des biens au sens courant du terme. Leurs activités principales sont orientées vers l'achat des matières premières qu'elles transforment en produits finis qui à leur tour sont vendus aux clients ;

§ Entreprises agricoles : sont des entreprises dont l'activité principale est l'exploitation agricole ;

§ Entreprises de service : elles produisent au sens courant du terme des services destinés à la consommation.

1.2. NOTIONS SUR L'ANALYSE FINANCIERE

Dans ce paragraphe nous allons aborder les points suivants : la définition de l'analyse financière, l'objectifs de l'analyse financière, les outils de l'analyse financière, la typologie de l'analyse financière.

1.2.1 Définition de l'analyse financière

L'analyse financière est l'ensemble des concepts, des méthodes et instruments permettant de formuler une appréciation relative à la situation d'une entreprise, aux risques qui l'affectent au niveau et à la qualité de ses performances.10(*)

L'analyse financière est une technique de gestion qui a pour objectif de donner une vision synthétique de la situation de solvabilité d'une entreprise, d'en caractériser la rentabilité et les perspectives afin de faciliter l'investissement, ou l'octroi de crédit. L'analyse financière utilise les comptes cash-flow du compte de trésorerie afin de tirer des ratios clefs une analyse financière fondamentale vise à donner à une entreprise cotée en bourse une valorisation absolue en tenant compte de la situation de marche.11(*)

L'analyse financière est une vision résolument intégrale de l'entreprise. En effet, qu'il s'agisse d'une analyse financière interne ou externe, l'analyse doit s'efforcer d'étudier l'entreprise selon une approche systémique, afin d'élaborer un diagnostic des politiques suivies et de leurs résultats. L'analyste est amené à reconstituer les politiquesmenées par l'entreprise dans la mesure où sa situation financière est la sanction (positive ou négative) de son management et sa stratégie.12(*)

1.2.2 Objectifs de l'analyse financière

L'analyse financière conduit à un diagnostic financier de l'entreprise comme les objectifs poursuivis par les utilisateurs des états financiers sont divers, l'analyse financière sera menée de façon différente.13(*)

L'étude financière effectuée dans l'entreprise est appelée. Analyse financière « interne ». Elle se différencie de l'analyse financière « externe » faite par les analystes externes. Les analystes internes ont plusieurs objectifs :

§ De permettre à l'intervalle régulier de porter un jugement sur la gestion passée, sur la rentabilité, sur la solidarité, la liquidité le risque financier de l'entreprise etc ;

§ De devoir guider les décisions de la direction générale ainsi que celle de la direction financière : Décision d'investissement, de financement, de distribution de dividende, etc. ;

§ De constituer la base des précisions financières, plan d'investissement, budget de trésorerie, etc. ;

§ Enfin, de servir d'instrument de contrôle de la gestion. L'importance du diagnostic par l'analyse financière est fondamentale pour les gestionnaires. Il éclaire non seulement la politique financière mais la politique générale.

Les actionnaires (particuliers ou entreprise) sont directement intéressés au calcul de la valeur de l'entreprise puis qu'ils fournissent les capitaux à risque.

En tant qu'investisseurs, ils procèdent, dans la pratique, à une évaluation de la rentabilité espérée de l'entreprise.Leur préoccupation essentielle est ce que sera le bénéfice par action de la société. Le calcul du bénéfice anticipé sera complété par une étude de la politique de dividendes et une étude du risque, de façon à orienter les titres les mieux appropriés.

Les analystes financiers utilisent deux méthodes pour évaluer les entreprises et estimer la valeur des actions :14(*)

§ L'analyse fondamentale basée sur l'étude des états financiers, de la rentabilité ; du risque, etc.

§ L'analyse graphique fondée sur la courbe d'évolution des cours.

1.2.3 Typologie de l'analyse financière

Sur le plan méthodologique on distingue l'analyse financière statique et l'analyse financière dynamique.

1.2.3.1 l'analyse financière statique

L'analyse financière statique se fonde sur une étude des bilans d'une entreprise donnée afin de vérifier l'adéquation et le respect des règles d'équilibre entre les ressources d'une part et les emplois d'autre part. L'étude de l'équilibre financier statique fait appel au calcul des fonds de roulement, besoins en fonds de roulement, trésorerie etc. Il fait aussi appel au calcul de ratios statiques.L'analyse financière statique étudie la nécessaire adéquation entre les emplois et les ressources d'une entreprise.

1.2.3.2 l'analyse financière dynamique

L'analyse financière dynamique (ou contemporaine) se fonde sur l'étude des tableaux de flux, d'emplois ressources ou de trésorerie afin de diagnostiquer une potentielle vulnérabilité de l'entreprise. Elle sert aussi à étudier les marges et la rentabilité de cette entreprise.Elleapporte des réponses plus pointues et des éléments de décision plus utiles pour les décideurs et les dirigeants de l'entreprise.

En particulier, si l'analyse financière statique se fonde sur le passé, l'analyse financière dynamique apporte des éléments de réponse sur la viabilité future de l'entreprise.15(*)

1.3. NOTION DU BILAN

Notre présentons sous ce point le concept bilan afin de familiariser nos lecteurs à cette notion.

1.3.1 Définition

Le bilan (en anglais ; balance Sheet) est un document comptable qui fournit une vie d'ensemble du patrimoine de l'entreprise à un instant donné.16(*)

Ce terme dans un langage courant revêt plusieurs significations plus ou moins précise (bilan social, bilan d'un accident,...), cependant appliqué à l'entreprise, il se présente techniquement sous forme d'un tableau diptyque dont la partie gauche est appelée Actif ou emploi qui contient les avoirs (ce que possède l'entreprise) et la partie droite appelée Passif ou ressource (origine de fonds).

1. Approche statique du Bilan

Le bilan pris isolement nous donne une situation statique de l'entreprise à une date donnée. Dans cette optique il est considéré comme une photo de ce que l'entreprise possède et de ce qu'elle doit à cette date-là. En outre la situation présentée n'est valable que pour la date à laquelle le bilan est présenté.

2. Approche dynamique du Bilan

Nous comprendrons bien qu'avec cette approche, le bilan ne peut être considéré comme une photographie à un moment donné, mais comme une synthèse des mouvements ou d'un dynamisme d'activité au cours de l'exercice comptable. C'est ainsi en comparant deux bilan successif, on obtient une situation dynamique.

1.3.2 CONSTRUCTION DU BILAN

Le bilan tel que présenté à une date donnée, comprend sept rubriques ; dont quatre d'entre elles à l'Actif (valeurs immobilisées ; valeurs d'exploitation ; valeurs réalisable ; valeurs disponible), et trois autres au Passif (capitaux propre ou fonds propre ; emprunts et dettes à long et moyen terme ainsi que les dettes à court terme).

Ce bilan qui présentait sept rubriques est synthétisé après retraitement en quatre grandes masses et là on parle du bilan retraité ou restructuré (fonctionnel ou financier).Un bilan financier ; « expression générique employée pour désigner un bilan comptable retraité en fonction de l'orientation que l'on veut donner à l'analyse ».17(*)

Ce bilan donne la priorité aux préoccupations d'une part des actionnaires qui veulent connaitre l'ensemble de leurs avoirs et de leurs engagement dans l'entreprise ; d'autre partdes créanciers qui veulent savoir si l'entreprise est capable de tenir ses engagements en situation normale c'est-à-dire si elle est liquide.

1.3.3 LES QUATRE GRANDES MASSES DU BILAN

Il y a deux d'entre elles correspondant au cycle long (+ 1ans) figurant dans le haut du bilan et deux autres au cycle court (- 1 ans) dans le bas du bilan.

Correspondant au cycle long, ce sont :

§ les ressources stables ou les capitaux permanents ou encore les passifs acyclique composée des capitaux propres et les capitaux étrangers appelé aussi dette à long et moyen terme ou dettes financières à long terme. (cette masse est appelée cycle de financement).

§ les emplois stables ou actif fixe ou encore actif acyclique (on parle du cycle d'investissement) ; cette masse est composée de Immobilisations incorporelle : le fonds de commerce, la License, la marque, le good will, etc.Les immobilisations corporel : bâtiment, les matériels industriels, matériel roulant, etc.Les immobilisations financières : prête à moyens et long terme, etc. Correspondant au cycle court (cycle d'exploitation)

§ les actifs circulants, regroupant les éléments qui ont vocation à se transformer rapidement en monnaie ; les stocks, créances clients, argent en banque ou en caisse.

§ le passif circulant reprenant les dettes d'exploitation à court terme : fournisseurs, avances reçues, dettes en vers les organismes sociaux, etc.Les dettes financières à court terme : le découvert bancaire.

Ainsi le passif est classé par ordre d'exigibilité croissante (mesurant le temps nécessaire d'une dette pour devenir remboursable) et l'actif par ordre croissant de liquidité.

Ainsi schématiquement, un bilan pourra se présenter de la sorte.

Actif passif

Valeurs immobilisées

-Immobilisées Incorporelles

-immobilisées corporelles

Capitaux permanents

-capitaux propres

-dettes à L et MT

Valeurs circulantes

-valeurs d'exploitation

-valeurs réalisables

-valeurs disponibles

Dettes à court terme

De la vue simple de cette représentation schématique du bilan, il sera aisé de voir comment l'entreprise utilise ses ressources pour financer ses actifs.

Ainsi, il peut en ressortir les situations suivantes :

v capitaux permanents > valeurs immobilisées

Dans cette situation l'entreprise dégage une capacité de financement des valeurs circulantes. Cette situation reflète une bonne position d'équilibre financier, qui équivaut à un fonds de roulement positif.

Actif passif

Valeurs Immobilisées

Capitaux Permanents

Valeurs Circulantes

 

Dettes à Court Terme

v Capitaux permanents < valeurs immobilisées

Ici, l'entreprise a besoin de financement de ses immobilisations. Étant donné la faiblesse de ses capitaux permanents, elle doit recourir aux dettes à court terme pour cette fin.

Pour cela elle immobilise les fonds nécessaires qui devraient servir au financement des valeurs circulantes. Ce qui lui pose de sérieux problèmes de fonds de roulement.

Cette situation présente un déséquilibre financier auquel l'entreprise doit essayer de remédier si elle veut assurer une bonne expansion de ses affaires.

Actif bilan passif

Valeurs Immobilisées

Capitaux Permanents

Dettes à Court Terme

Valeurs circulantes

 

1.4 MODELE UTILISE DANS CETTE ETUDE

Dans ce travail nous allons utiliser l'approche dynamique. Cette approche est très capitale dans l'analyse financière car elle montre la manière dont le résultat a été formé.

1.4.1 Instrument de l'analyse de la structure financière

Avant de présenter les instruments d'analyse, nous allons traiter des notions y attachées.

1.4.1.1 Notion sur la structure financière

La structure financière d'une entreprise est fonction de la nature des activités qu'elle développe et des décisions stratégiques prises en matière d'investissement et de financement.

La structure financière d'une entreprise se compose à la fois de ses capitaux propres ainsi que de ses dettes bancaires et financières.18(*) Certains tableaux permettent d'effectuer une analyse de l'évolution de la structure financière et de ses composantes :

§ Tableau de financement (analyse de la politique d'investissement et de financement) ;

§ Tableaux des flux de trésorerie ;

§ Tableau pluriannuel des flux financiers.

1.4.1.2 Le flux de fonds et tableau de financement

Le bilan fonctionnel constitue une photographie à la clôture de l'exercice, du déroulement des différents cycles et permet d'évaluer l'équilibre ou les déséquilibre de financement de l'entreprise .Toutefois il est insuffisant pour expliquer l'évolution de l'équilibre financier de l'entreprise .le tableau de financement est un complément de l'analyse statique données par le bilan fonctionnel et propose une analyse dynamique de l'équilibre financier.il permet de décrire les modification intervenues au cour d'un exercice dans son mode de financement.

Les flux de fond, sont des flux de ressources et d'emplois générés par les opérations faites par l'entreprise et enregistrés sur base du fait générateur sans tenir compte de leur date d'encaissement ou de paiement.ils correspondent à des flux potentiels de trésoreries. En revanche, les flux de trésorerie sont des flux correspondant à des opérations ayant donné lieu a l'encaissement ou au décaissement et rendant compte des mouvements réels de trésorerie19(*).

Ces activités et flux se présentent comme suit :

Flux de fonds

Flux de trésorerie

Vente

Encaissement

Achat

Paiement

Appel au capital

Versement du capital appelé

Ø Flux de trésoreries

Un flux de trésorerie est un mouvement, entrée ou sortie, de liquidités. C'est le fondement de la finance puisque tout titre financier est évalué grâce aux flux de trésorerie qu'il secrète. En finance tout problème complexe se résout simplement quand on raisonne en termes de flux. L'ensemble des flux de trésorerie d'une entreprise peut par ailleurs être rattaché à l'un des trois cycles suivants : l'exploitation, l'investissement et le financement. Ils sont recensés dans le tableau de flux de trésorerie.

Ø Les informations sur les flux de trésorerie

L'information relative aux flux de trésorerie d'une entité permet aux utilisateurs des états financiers de prédire les besoins de trésorerie de l'entité, sa capacité à générer de la trésorerie à l'avenir, et de financer les changements dans l'étendue et la nature de ses activités. Le tableau des flux de trésorerie fournit également à l'entité un moyen de justifier les entrées et les sorties de trésorerie pendant la période.

Le tableau des flux de trésorerie, lorsqu'il est utilisé de concert avec d'autres états financiers, fournit des informations qui permettent aux utilisateurs d'évaluer les changements relatifs à l'actif net/situation nette d'une entité, sa structure financière (y compris sa liquidité et sa solvabilité) et sa capacité à modifier les montants et l'échéancier des flux de trésorerie pour s'adapter aux changements de circonstances et d'opportunités. Il renforce également la comparabilité des informations sur la performance opérationnelle de différentes entités en éliminant les effets de l'utilisation de traitements comptables différents pour les mêmes opérations et événements.

Ø Un tableau de flux de trésorerie

Un tableau de flux de trésorerie est un tableau de financement qui mesure les flux de trésorerie directement par variation de valeurs de postes comptables pendant une période de temps, au moyen du solde des comptes sans report.

· Caractéristiques du tableau de flux de trésorerie

L'état de flux de trésorerie comporte 3 grandes catégories qui évaluent l'encaissement et le décaissement de chacune de ses composantes. L'état financier démontre la différence entre la liquidité et la quasi-liquidité pour l'exercice financier en analysant les flux de trésorerie liés aux activités d'exploitation, de financement et d'investissement.

v Les flux de trésorerie liés aux activités d'exploitation.

Les flux de trésorerie liés à l'exploitation sont calculés par la somme de la capacité d'autofinancement et la variation du besoin en fonds de roulement. Le total de la capacité d'autofinancement se calcule par l'addition des charges et la soustraction des produits sans incidence sur la liquidité (entrée ou sortie de fonds) au résultat net de l'exercice.

Ces charges et produits incluent l'amortissement et les gains et pertes sur cession d'actif. La variation du besoin en fonds de roulement est calculée par la somme des changements de comptes de fonds de roulement représentés par la différence entre le solde des comptes au bilan d'ouverture et le bilan de clôture.

v Les flux de trésorerie liés aux activités d'investissement

Les flux de trésorerie d'investissement sont représentés par l'ensemble des dépenses et revenus associés aux acquisitions et cessions d'immobilisations. « Ils permettent de cerner la politique d'investissement menée par le dirigeant, et d'évaluer la rentabilité de ses décisions».20(*)

v Les flux de trésorerie liés aux activités de financement.

Les flux de trésorerie de financement concernent les produits et charges reliés aux fonds propres et aux emprunts. Cette section de l'état permet de faire l'analyse des politiques de financement d'une entreprise.

Le total des flux est comptabilisé en additionnant les opérations liées au financement telles que l'émission d'actions, les remboursements d'emprunts et les versements de dividendes.

Bien que la trésorerie de l'entreprise soit unique, il est intéressant de distinguer ces trois grandes fonctions de façon à faire apparaître la contribution de chacune à la variation globale de la trésorerie.

· Interprétation du tableau des flux de trésorerie

La première partie du tableau des flux de trésorerie indique si l'exploitation est génératrice de liquidités. En règle générale, la trésorerie d'exploitation est positive, exception faite dans les périodes de diminution brutale et importante des ventes, où l'accumulation des stocks, le paiement des charges d'exploitation fixes, la diminution du crédit fournisseurs entraînent des décaissements liés aux ventes.Cette approche est très intéressante parce qu'elle montre que la trésorerie d'exploitation est une capacité d'autofinancement (CAF) corrigé.

Le flux de trésorerie d'exploitation dépend du montant de financement interne dégagé par l'entreprise. La trésorerie d'exploitation ne correspondrait à la CAF que dans le cas très particulier où tous les paiements auraient lieu comptant : l'entreprise ne consent aucun crédit à ses clients et paie comptant tous ses fournisseurs. Généralement, les flux financiers sont décalés par rapport aux flux réels. Il faut donc corriger la CAF de tous les décalages de trésorerie liés aux opérations d'exploitation.Si les décalages de trésorerie sont finalement favorables à l'entreprise, la trésorerie d'exploitation est supérieur à la CAF. En revanche la trésorerie d'exploitation peut être inférieur à la CAF si les décalages se soldent par une sortie nette de liquidités.

La suite du tableau des flux de trésorerie fait ressortir si la trésorerie d'exploitation de l'entreprise parvient ou non à financer les investissements. En effet la deuxième partie du tableau regroupe les opérations d'investissement et sauf cas particulier, les investissements nouveaux sont supérieurs aux cessions d'actifs. Le flux de trésorerie relatif aux opérations d'investissement est généralement négatif.La troisième partie du tableau regroupe toutes les opérations financières et montre le mode de financement des investissements, le recours plus ou moins important au financement externe (dette, augmentation de capital).Il est usuel d'établir les tableaux de flux sur plusieurs périodes de façon à éliminer les variations conjoncturelles et à analyser l'évolution de la trésorerie

1. Modèle de tableau de flux de trésorerie

Tableau des flux de trésoreries selon le schéma général

Emplois

Ressources

Flux de fonds générés par les opérations d'exploitation (insuffisance brut d'exploitation).

variation des besoins en fonds de roulementd'exploitations d'immobilisations (emplois)

Flux de fonds génères par les opérations d'exploitation (excédent brut d'exploitation)

Variation des besoins en fonds de roulement d'exploitation

Excédent ou insuffisance de trésoreries d'exploitation (A)

Acquisition d'immobilisations

Cession ouréduction d'immobilisations

Solde des flux d'investissement(B)

Réduction de capitaux propres

Remboursements d'emprunts

Augmentation de capitaux propres

Augmentation d'emprunts

Solde des flux de financement(C)

Impôts

Participations

Charges financières

Dividendes

Produits Financiers

Solde des flux de réparation(D)

Autres charges

Variation des besoins en fonds de roulement hors exploitation

Autres produits

Variation des besoins en fonds de roulement hors exploitation

Solde des autres flux (E)

A+B+C+D+E=Variation de la trésorerie

Le tableau des flux de trésorerie identifie les sources des entrées de trésorerie, les éléments qui ont fait l'objet de sorties de trésorerie pendant la période, ainsi que le solde de trésorerie à la date de reporting. Les informations concernant les flux de trésorerie d'une entité sont utiles, en ce qu'elles procurent aux utilisateurs des états financiers des informations pour rendre compte de la manière dont l'entité s'acquitte de son mandat et de prendre des décisions.

Les informations concernant les flux de trésorerie permettent aux utilisateurs d'établir comment une entité du secteur public a généré la trésorerie nécessaire au financement de ses activités mais aussi comment cette trésorerie a été utilisée. Dans la prise et l'évaluation de décisions relatives à l'affectation des ressources, comme par exemple la pérennité des activités de l'entité, les utilisateurs doivent comprendre les échéances et le caractère certain des flux de trésorerie.

2. Tableau de financement

Le tableau de financement est l'état comptable des flux de trésorerie d'emplois mobilisés et de ressources dégagées par l'entreprise au cours d'un, ou plusieurs, exercice comptable passé. Il ne doit pas être confondu avec le plan de financement qui est construit avec un mélange de flux de fonds et de flux de trésorerie.

Ce tableau a pour objectif :

§ De reprendre les différents flux financiers de l'entreprise pour ressortir d'une manière claire toutes ses ressources et leurs destinations.

§ Analyser les nouveaux emplois et les nouvelles ressources et

§ Expliquer le passage du bilan d'ouverture au bilan de clôture.

Pour ce faire, la nature des éléments pris en compte est les flux de fonds c'est-à-dire les flux de trésoreries potentiels.

Sa construction repose sur les étapes suivantes :

§ Calcul des ressources de l'entreprise qui peuvent être :

ü La CAF de l'entreprise : elle est calculée telle que présentée précédemment.

ü Les cessions d'actifs immobilisés.

ü Les augmentations de capital ainsi que les nouveaux emprunts.

§ Calcul des emplois de l'exercice qui peuvent être :

ü Les investissements réalisés et les autres immobilisations.

ü Le remboursement des emprunts et des dettes financières

ü Le versement des dividendes.

§ Le raccordement au niveau de la trésorerie : a coté de la variation structurelle du FRN liée à celles des emplois et des ressources générés par l'activité, on assiste à une évolution du BFR dont on a, déjà expliqué les causes. Ces deux types de variations se confrontent au niveau de la trésorerie.

La construction de ce tableau va permettre d'analyser la rentabilité et la gestion de l'entreprise (du FRN et du BFR). Il permet également de vérifier si l'entreprise maîtrise sa croissance et respecte les règles de l'équilibre financier.

v Variation du FRN > variation du BFR

Le diagnostic financier constitue un véritable point de départ pour orienter le diagnostic global de l'entreprise. En effet, les résultats économiques et financiers ne sont que des conséquences des résultats des différentes fonctions de l'entreprise (sur le plan commercial, technique, social,...).De ce fait, le diagnostic de ces fonctions constitue une étape fondamentale du diagnostic global.

v La structure du tableau de financement

La structure du tableau de financement découle de l'égalité fondamentale du bilan, qui, à travers ses quatre masses financières principales, permet de calculer le fonds de roulement.

En effet, on sait que :

Actif = passif, ouValeur immobilisée+valeur circulante=capitaux permanents+dettes a court terme.

On sait aussi que :

Capitaux permanents-valeur immobilisée=valeur circulante -dettes a courts termes.

Et on peut écrire que : Capital permanent-valeur immobilisée=fonds de roulement. Par analogie au fonds de roulement, calculé a partir des comptes des du bilan, on peut déduire l'égalité suivante à partir des flux enregistrés pendant l'exercice :

Le tableau de financement est ainsi formé de trois(3) parties, à savoir :

1. les ressources de financement ;

2. les emplois fixes de l'exercice ;

3. la variation du fonds de roulement.

Les ressources de financement sont celles ayant un caractère d'exigibilité à moyen ou long terme.il s'agit essentiellement des masses financières ci après :

§ ressources de gestion : ressources sécrétées par l'exploitation de l'entreprise (bénéfice) ;

§ ressources exceptionnelles: ressources acquises à l'occasion d'opération inhabituelles (ex. Cession, subvention d'équipement) ;

§ ressources de fonds propres (apports) et d'emprunt et dettes à long et moyen terme ;

§ ressources d'encaissement sur prêt et créances à long et moyen terme.

v Construction du tableau de financement

Le tableau de financement, entièrement basé sur les flux de la période, est aisément établi à partir de la balance à six colonnes qui contient tous les mouvements ayant intéressé l'entreprise à savoir :

§ les emplois nouveaux inscrits au débit des comptes d'actif;

§ les ressources nouvelles enregistrées au crédit des comptes du passif ;

§ les suppressions d'emplois inscrites au crédit des comptes d'actif ;

§ les diminutions de ressources enregistrées au débit des comptes de passif.

Les informations tirées de la balance à 6 colonnes sont davantage enrichies lorsque celle-ci est aménagée en tableau de flux patrimoniaux qui distinguent les flux internes ; ces derniers n'étant pas appelés à figurer au tableau de financement.

Le tableau patrimonial regroupe la situation de départ, les mouvements de la situation finale. Les mouvements de la période sont ventilés en flux externes positifs et en flux internes, positif ou négatifs. Il classe les comptes de patrimoine suivant leur caractère d'emploi ou de ressource et selon leur solde habituel.

La variation du fonds de roulement net calculée comme différence entre les variations des actifs circulant et les variations des dettes à court terme, doit être égale à celle qui est calculée par différence entre les ressources de financement de l'exercice et les emplois fixe nouveaux de l'exercice. Ce dernier montant est repris soit en accroissement du fonds de roulement net soit en prélèvement sur le fonds de roulement.

1.5. NOTION SUR LA RENTABILITE

La rentabilité est la capacité, l'attitude d'une entreprise à dégager des bénéfices à partir des moyens mis en oeuvre pour y parvenir.La rentabilité est le résultat de la politique générale de l'entreprise .les ratios de rentabilité permettent de juger l'efficacité de la gestion.21(*)

1.5.1. Définition de la rentabilité

La rentabilité d'une activité économique est sa capacité de produire un revenu exprimé en termes financier.

Calculer la rentabilité d'un investissement consiste à apprécier sa capacité à sécréter un surplus par rapport à la somme investie, surplus qui alimentera le bénéfice.

Il convient de signaler que la rentabilité diffère de la productivité en ce sens que la première consiste à comparer le capital à son revenu. Quant à la seconde, c'est le rapport entre une quantité produite et les moyens mis en oeuvre pour l'obtenir.22(*)

De ce fait, les activités qui ont la plus forte productivité ne sont pas nécessairement celles qui ont la plus grande rentabilité.

Au sens strict, la rentabilité comporte deux caractéristiques spécifiques :

§ c'est une capacité, un potentiel de rendement.

§ C'est donc la mesure de la rémunération des apporteurs des capitaux, propriétaires de l'entreprise.

Au sens large, elle évoque l'aptitude de toutes sortes des capitaux à apporter de l'argent. Il existe plusieurs sortes de rentabilité parmi lesquelles nous évoquons :

1.5.2. Types de rentabilité

§ La rentabilité financière qui se définit comme le rapport entre le profit et le capital mis en oeuvre pour l'obtenir.

§ La rentabilité commerciale qui est le rapport entre le bénéfice ou perte et le chiffre d'affaires.

§ La rentabilité économique qui est le rapport entre l'excellente brute exploitation et les ressources stables.

Cependant il n'est pas directement facile d'identifier une activité rentable.

1.5.3. Les indicateurs de rentabilité financière

Voici quelques indicateurs permettant de calculer la rentabilité : Le flux net de trésorerie actualisé ou la valeur actuelle nette, le ratio avantage-coût, le taux de rentabilité interne, le taux de profit, la capacité d'autofinancement, le taux d'enrichissement relatif et l'indice de rentabilité.23(*)

CHAPITRE 2

PRESENTATION DE LA CONGOLAISE DESVOIES MARITIMES

Dans ce chapitre nous entendons présenter de manière succincte la Congolaise des Voies Maritimes, en sigle CVM, en tant que champ spatial de nos recherches.

En effet, pour bien comprendre le rôle joué par la fonction financière dans la gestion de cette entreprise, il est utile que nous puissions au préalable nous fixer les idées sur le contexte d'historique de la C.V.M (ex-RVM), sa création et son objet social, son implantation, les activités de la C V M, sa structure organisationnelle, etc.

2.1. APERCU HISTORIQUE

Notre étude s'oriente sur la congolaise des voies maritimes de Boma .elle est issue de la scission du service de l'ancien maritime et de voies navigable, entité rattachée aux travaux public, implantée à Boma dans la province du bas Congo depuis 1884par décret du 26 avril 1884 après les finances et la justice à l'époque de l'Etat indépendant du Congo (EIC).

En décembre 1932, le service de la marine et de voies navigables fut restructuré et devient le service des voies navigables, SVN en sigle.

De ce fait ayant constaté la dégradation de la route de navigation maritime entre les années 1961 et 1970 et ne pouvant plus jouer normalement son rôle d'artère vitale de l'économie nationale, raison pour la quelle le gouvernement soucieux de mettre fin à cet état de chose, décida de scinder l'ancien service de la marine et des voies navigable en trois (3) entités distinctes, par l'ordonnance loi no71/003 du 26 janvier 1971, à savoir :

§ la régie des voies maritimes RVM en sigle avec comme siège social et d'exploitation Boma ;

§ la régie des voies fluviale RVF, elle prend en charge le bief moyen et supérieur ;

§ la régie des voies aériennes(RVA)

2.2. CREATION ET OBJET SOCIAL

La Congolaise des Voies Maritimes a été créée par l'ordonnance-loi n°71-003 du 26 janvier 1971 comme une entreprise publique à caractère technique et commercial ayant son siège social à Boma.

Conformément à cet ordonnance-loi et à la loi n°008/2002 du 16 juillet 2002, la CVM avait pour objet :

§ l'étude de la navigabilité et l'aménagement du bief maritime du fleuve Congo et de la mer territoriale de la République Démocratique du Congo ;

§ l'exécution des travaux d'aménagement et d'entretien du bief maritime du fleuve Congo et de la mer territoriale de la République Démocratique du Congo ;

§ le pilotage des bateaux empruntant la mer territoriale de la République Démocratique du Congo, parcours pour lequel le pilotage par les marins de la CVM est obligatoire ;

§ l'exploitation et la gestion de la Station Côtière de radiocommunications maritimes ;

§ la perception, pour son compte, des redevances de navigation telle que les redevances de ports généraux, de pilotage et de radio communications maritimes y relatives instituées par le Gouvernement.

2.3. IMPLANTATION

Depuis sa création, le siège sociale et d'exploitation de la CVM est établi dans la province du Bas Congo à Boma .Outre que le siège social, la congolaise de voies maritimes dispose de deux agences à Matadi et à Banana et deux Bureaux de représentation à Kinshasa et à Brucelles.

A Matadi et Banana sont implantes un poste de pilotage, des bureaux administratif, la station côtière à banana et la sous station des radios communication à Matadi.

A Kinshasa, il y a le point de contact avec les autorités de tutelle, les représentants des armateurs, les banques et divers fournisseurs.A Bruxelles, le bureau se charge de contact avec les armateurs pour les informations hydrographiques et le recouvrement des créances, les fournisseurs et du suivi des dossiers avec le partenaire en coopération avec la congolaise des voies maritimes.

2.4. PRESENTATION DU BIEF MARITIME

Le bief maritime du fleure Congo, seule ouverture maritime vers le monde extérieur est un fleuve avec une longueur de 1500 km situé entre le port Maritime de Matadi et l'embouchure .la congolaise des voies maritimes est née de la nécessité d'entretenir une partie du bief maritime d'où la mission exclusive de s'occuper de l'entretien du bief maritime.

IL est divisé en trois(3) tronçons compte tenu des paramètres topographiques hydrauliquesnotamment la forme du chenal, la pente du fleuve, le courant superficiel et la granulométrie de fond.

Le premier tronçon Matadi - Boma longueur de 60 Km, à courant fort et grande de profondeurs variant entre 20 à 50 mètres, voir même localement plus de 100 metres.il est constitué de parois rocheuses très résistantes aux phénomènes d'érosion.

Le deuxième tronçon Boma-Malela , longueur de 60 km également présentant de profondeur faible à peine 4 à 5 m a l'état naturel et une longueur varie de 10 à 20 m. en effet ,comme son nom indique, il s'agit d'une plaine alluviale divagant caractériser par certain phénomène d'hydraulique et sédimentologiste notamment l'étame du courant primaire dont la vitesse varie en moyenne de 4 à 5 km par heure.

Le troisième tronçonMalela - Banana proche de l'océan avec 30 km de distance et présente des profondeurs importants supérieures à 100 mètres .la congolaise des voies maritimes intervient que pour les travaux de balisage et les études hydrographiques.

Toute fois, il est important de souligner que la congolaise des voies maritimes joue le même rôle que celui de l'office de route mais elle est sur le fleuve, de ce fait elle permet la navigation des bateaux de haute mer, de l'embouchure à l'océan atlantique, jusqu'au port internationale de Matadi en passant par le port de Boma et vice versa.

2.5. STRUCTURE ORGANISATIONNELLE ET FONCTIONNELLE

Ce point essaie de présenter l'organisation et le fonctionnement de la CVM.

2.5.1.AVANT LA REFORME DES ENTREPRISES PUBLIQUES

La Congolaise des Voies Maritimes (ex RVM) ayant son siège social à Boma ; était une entreprise publique à caractère technique et commercial dotée d'une personnalité juridique.Elle était placée sous une double tutelle du Ministère de Transports et Communications (tutelle technique) et du Ministère de portefeuille (tutelle administrative et financière).

2.5.2. APRES LA REFORME DES ENTREPRISES PUBLIQUES

La Congolaise des Voies Maritimes « CVM » en sigle, entreprise publique créée le 26 janvier 1971 a été transformée par l'article 4 de la loi n°08/007 du juillet 2008 et par le décret n°09/12 du 24 avril 2009 en une société par actions à responsabilité limitée (SARL) dénommée LA CONGOLAISE DES VOIES MARITIMES SARL, ayant pour actionnaire unique, République Démocratique du Congo, régie par les lois et règlements régissant les sociétés par actions à responsabilité limitée.

Notons qu'elle garde son siège social et n'est plus sous la tutelle d'un ministère. Le portefeuille n'étant plus que le représentant de l'actionnaire unique qui est la République Démocratique du Congo.

2.5.2. MISSIONS DE LA CVM

Nous présentons les missions avant et après la reforme.

2.5.2.1. AVANT LA REFORME

La Congolaise des Voies Maritimes (ex RVM) a reçu du gouvernement la mission de procéder à l'ouverture et au maintien de bonnes profondeurs dans la route de navigation afin d'y assurer dans les meilleures conditions de sécurité le pilotage des navires qui desservent nos ports maritimes de Banana et Matadi.

Cette intervention est d'une grande importance économique et stratégique au plan national et permet au pays malgré ses moyens de fortune, d'éviter le transbordement sur le port étranger des frets lui destinés ou en sa provenance.

Pour accomplir sa mission lui dévolue, la Régie des Voies Maritimes s'emploie à une série d'activités dont principalement :

§ Les études hydrographiques : permettant la surveillance du mécanisme alluvionnaire et érosif du fleuve ;

§ Les travaux de balisage : sont des activités qui consistent à matérialiser par des signaux lumineux et non lumineux la route de navigation maritime et, permettant aussi d'orienter et de sécuriser les navires qui y passent.

§ Les travaux de dragage et de curage de quais consistent à approfondir la route de navigation maritime et les quais d'accostage dans les ports de façon à maintenir les profondeurs souhaitées par les utilisateurs de cette route ;

§ La Radiocommunication : rôle dévolu à la station côtière de Banana, qui consiste à entrer en contact radio avec les navires ayant pour destination le Congo afin d'obtenir tous les renseignements possibles leur concernant.

§ Le pilotage des navires qui desservent nos ports maritimes, les navires aussitôt arrivés dans les eaux territoriales sont pris par les pilotes de la CVM, usages de la route de navigation conformément à la réglementation en la matière.

A toutes ces activités s'ajoutent la maintenance des équipements du chantier naval, l'administration et les finances.

2.5.2.2 APRES LA REFORME

En dépit de sa mission traditionnelle ci-avant énumérée, la CVM entend étendre ses activité dans :

§ La commercialisation de son quai ;

§ L'exploitation commerciale de son chantier ;

§ Le nettoyage et la désinfection des navires desservant les ports maritimes de la République Démocratique du Congo ;

§ La pèche maritime.

§ Assemblée Générale

251620352

2.5.3 ORGANIGRAMME APRES REFORME

251618304

Conseil d'Administration

251619328

Direction Générale

251621376

Cellule juridique et

Conseil

251624448

Secrétariat

251622400

Cellule Recherche et
Développement

251623424

Protocole

251629568

Cellule d'Audit Interne

251625472

Dpt des Travaux produits et Sce marchands

251628544

Dpt. des Travaux de la route maritime

251626496

Dpt des Travaux des activités de gestion

251627520

251684864

Direction de

la Maintenance de l'outil et Travaux en régie

251617280

Direction Des ServicesMarchands

251638784

Direction de Production

251637760

Direction Financière

251635712

Direction Marketing

251636736

Direction

Administrative

251634688

Direction des

Travaux de Voies Maritimes

251616256

- S/D Pilotage et

Communication

- S/D Nettoyage

Et Désinsectisation

des navires

- S/D Exploitation

des quais

- S/D Médicale.

251650048

- S/D Pêche et

Produit

- S/D Produits de

surface

251649024

- S/D Dpt des

Marchés

- S/D Facturation

- S/D Relations des

Publiques

251648000

-S/D Comptabilité

-S/D Budget et Trésorerie

-S/D Financière de Kin

S/D Appro.

251646976

- S/D Maintenance

- S/D Travaux en régie

- S/D Patrimoine

- S/D Ressources

Humaines

- S/D Activités

Socioculturelles

251645952

- S/D Etudes

Hydrographiques

- S/D Dragage

251643904

- Bureau de représentation Bruxelles

- Bureau de représentant Kinshasa

- Agence de Banana Nettoyage

& Agence de Matadi

251642880

2.5.4 Organisation structuro-fonctionnelle de la congolaisedes voies maritimes

Dans ce point, nous allons parles de la structure hiérarchique de la congolaise des voies maritimes CVM en sigle en arrêtant au niveau des sous direction qui se présente de la manière suivante :

v Les organes

L'administration est constituée au départ par un conseil d'administration (CA) composé par les membres nommés et révoqués par le chef de l'état, et un conseil de gestion (CG).

v Le Conseil d'Administration

Sous le guide d'un Président nommé par l'Exécutif national, le Conseil d'Administration est l'organe de conception et de décision de la gestion de la congolaise des voies maritimes. Il définit la politique généralede l'entreprise ainsi que son objet social. Il est l'organe qui approuve les états financiers, les prévisions budgétaires et, le cas échéant, apporte les amendements nécessaires

v Le Comité de Gestion

Le Comité de Gestion est l'organe chargé de la gestion courante ou quotidienne de l'entreprise. Elle fait exécuter ou exécute les décisions du Conseil d'Administration. Il est composé de l'administrateur délégué général adjoint, l'administration directeur technique, l'administrateur directeur financier et du représentant du personnel ou la personne du président de la délégation syndicale nationale.Il a à sa tête un Administrateur Délégué Général

2.5.5. Les directions

Il est normal de retenir que le siège social et d'exploitation se trouve à Boma dans la province du bas Congo. Dans cette même ville abrite la délégation générale et toutes ses directions notamment :

La Direction Générale

C'est la Direction au dessus de toutes les autres directions de l'entreprise. Elle a pour rôle de gérer au quotidien l'entreprise conformément à la politique générale tracée par le conseil d'administration et coordonne toutes les directions. A part le Secrétariat de Direction Générale, les services des attaches, plusieurs sous-directions dépendent directement de celle-ci ; nous avons :

§ La Sous-direction Approvisionnement, qui a comme attributions les achats locaux et à l'étranger ainsi que la gestion des stocks et des magasins généraux ;

§ La Sous-direction des Relations Publiques ;

§ La Sous-direction d'Audit interne ;

§ La Sous-direction Juridique.

§ Les bureaux de représentation de Kinshasa et de Bruxelles, les agences de Matadi.

v La Direction Administrative

Elle est chargée de la double mission de la gestion des ressources humaines et des Services Généraux dans lesquels est sont compris la gestion administrative du patrimoine de l'entreprise, des activités socio culturelles et du Service Médical. Elle est composée de trois(3) Sous-directions :

§ la Sous-direction des Ressources Humaines ;

§ la Sous-direction des Services Généraux ;

§ la Sous-direction Médicale.

v La Direction Financière

Elle est chargée de la facturation et du recouvrement des créances, elle élabore le budget reprenant les prévisions en recette et en dépense pour l'exercice à venir. Elle dresse les états financiers pour qu'ils exercent comme prévu et gère les avoirs de l'entreprise. Elle est composée de :

§ la sous direction de comptabilité ;

§ la sous direction commerciale et trésoreries ;

§ la sous direction antenne financière/Kinshasa.

v La Direction de planification, étude et organisation

Le rôle essentiel de la Direction de planification, études et organisation est de conduire des études de faisabilité et de gérer des projets, soit de manière indépendante, soit au sein du groupe du travail qu'elle met en place. En plus, elle assure un rôle d'interface entre la CVM et les organismes internationaux, le Gouvernement et différents bailleurs de fonds en matière des contrats-programmes que l'entreprise signe.

Elle est composée de :

§ la sous direction organisation et méthode ;

§ la sous direction planification étude générale, suivi, évolution et contrôle de gestion.

v La Direction du Chantier Naval

Elle s'occupe, d'une part, de la maintenance et de la réparation des dragues et unités flottantes et, d'autre part, de la mise en condition des installations du matériel fixe et autre patrimoine de l'entreprise. Le Chantier Naval est structuré de la manière suivante :

§ la sous direction de l'électro - mécanique ;

§ la sous direction entretien naval et général ;

§ la sous direction secrétariat technique, control et qualité.

v La Direction d'Exploitation

Cette Direction est la plus importante, du fait qu'elle concentre toutes les activités de la CVM pour l'accomplissement de la mission qui luia été confiée par le Gouvernement, laquelle consiste à entretenir et à aménager les voies navigables, afin d'assurer la sécurité de pilotage des navires empruntant le bief maritime du Congo, soit le trajet de Banana à Matadi.

Pour y parvenir, elle comprend les sous-directions suivantes :

§ la Sous-direction Etude et Aménagement des passes ;

§ la Sous-direction Dragage et armement ;

§ la Sous-direction Pilotage.

CHAPITRE 3

ANALYSE DES INDICATEURS D'UNESTRUCTURE FINANCIERE DYNAMIQUE

Ce chapitre se focalise sur la présentation des indicateurs financiers, y sont traités les indicateurs de la structure financière et les indicateurs d'activités.

3.1. Les indicateurs de la structure financière

Les indicateurs de la structure financière sont :

§ les fonds de roulement ;

§ les besoins en fond de roulement ;

§ la trésorerie ;

§ la liquidité.

3.1.1. Le fonds de roulement

Le premier indicateur de la structure financière est le fonds de roulement. Dans ce paragraphe, nous allons définir le fonds de roulement, déterminer le mode de calcul, déterminer les différentes sorte de fonds de roulement et les facteurs de variation du fonds de roulement.

3.1.1.1 Définition du fonds de roulement

C'est la part des capitaux permanents qui n'est pas absorbée par le financement des valeurs immobilisées et qui par suite est disponible pour financer les besoins liés au cycle d'exploitation.24(*)

Le fonds de roulement est l'excédent des capitaux permanents qui reste à la disposition de l'entreprise après avoir financé les actifs acyclique.25(*)

Il exprime la part des capitaux dont le degré d'exigibilité est stable et sert à financer les éléments d'actifs dont le degré de liquidité est assez élevé26(*).

3.1.1.2 Mode de calcul du fonds de roulement

Le fonds de roulement se calcule de deux façons, suivantes :

§ par le haut du bilan ;

§ par le bas du bilan.

Les deux approches de calcul montrent qu'il existe un seul problème financier dans l'entreprise, mais qui peut être abordé sous deux options différentes. Celle de financement à long terme et celle de financement à court terme.

3.1.1.3. Différentes sortes de fonds de roulement

Il existe la typologie suivante du fonds de roulement:

§ les Fonds de Roulement Net (FRN) ;

§ les Fonds de Roulement Propre (FRP) ;

§ les Fonds de Roulement Etranger (FRE) ;

§ les Fonds de Roulement Brut (FRB).

1. Fonds de Roulement Net (FRN)

C'est la différence entre les capitaux permanents et les immobilisations nettes.27(*)

FRN = CP - VIN

2. Fonds de Roulement Propre (FRP)

C'est l'excédent des ressources dégagées par le fonds propre après financement des immobilisations nettes. Une entreprise ne peut disposer de ce fonds que si ces capitaux propres sont supérieurs aux immobilisations nettes.FRP = Fonds Propres-Immobilisation Nettes

3. Fonds de Roulement Etranger

C'est la partie des immobilisations financés par les capitaux étrangers, c'es à dire les emprunts à moyen et long terme.

FRE = Capitaux Etrangers-Immobilisations Nettes

4. Fonds de Roulement Brut ou Economique ou Total

C'est l'ensemble des actifs circulants.

FRB = VE + VR + VD

5. Facteurs de variation du fonds de roulement

Toutes choses restant égales par ailleurs, le fonds de roulement augmente chaque fois qu'i ya une augmentation des capitaux permanents ou des valeurs circulantes ou une diminution des immobilisations nettes ou des dettes à court terme. Il diminue chaque fois qu'il ya une diminution des capitaux permanents ou des valeurs circulantes ou une augmentation des immobilisations nettes actionner dans un sens ou dans un autre pour améliorer le niveau de cet indicateur.

3.1.2. Besoin en fonds de roulement

Le fonds de roulement ne suffit pas pour juger l'équilibre financier d'une entreprise car un fonds de roulement positif traduit une bonne situation pour une entreprise industrielle, ce qui ne pas le cas pour une entreprise commerciale. Raison pour la quelle les analystes financiers ont mis au point la notion du besoin en fonds de roulement.

3.1.2.1. Définition des besoins en fonds de roulement

Les besoins en fonds de roulement répondent à plusieurs définitions. Nous en tirons deux seulement :28(*)

§ Le besoin en fonds de roulement est la partie des actifs circulants d'exploitations non couvertes par les ressources d'exploitation ;

§ Le besoin en fonds de roulement est la part des besoins cycliques dont le financement n'est pas assuré par les ressources cycliques et qui se trouve par la suite à la charge de l'entreprise.

3.1.2.2. Facteurs qui influencent le besoin en fonds de roulement

Toutes chose restante égales par ailleurs, le besoin en fonds de roulement augmente chaque fois qu'il ya augmentation des valeurs d'exploitations et des valeurs réalisables ou une diminution des valeurs réalisables et des valeurs d'exploitation ou une augmentation des emprunts à court terme.

3.1.2.3. Calcul des besoins en fonds de roulement

Le besoin en fonds de roulement se calcul par la confrontation de besoin cyclique tirés du bilan dans les postes des valeurs circulantes aux ressources cycliques tirées également du bilan dans les postes des dettes à court terme.

BRF=Besoins Cycliques-Ressources Cycliques

Avec :

§ Besoins Cycliques = valeurs d'exploitations et valeurs réalisables ;

§ Ressources Cycliques = dettes à court terme.

Autrement : BRF= VE + VR-ECT

3.1.2.4. Sortes des besoins en fonds de roulement

Il existe 3 sortes de besoin en fonds de roulement :

§ Besoin en fonds de roulement d'exploitation (BFRE) ;

§ Besoin en fonds de roulement hors exploitation (BFRHE) ;

§ Besoin en fonds de roulement total (BFRT).

1. Besoin en fonds de roulement d'exploitation (BFRE)

Le besoin en fonds de roulement d'exploitation est le solde entre les besoins cycliques liés à l'exploitation et les ressources cycliques liées à l'exploitation.29(*)

Il provient du décalage entre, d'une part, l'incertitude de la liquidité des stocks et des créances commerciales et d'autres parts, de la certitude de l'exigibilité des dettes commerciales, fiscales et sociales.

BFRE=EC-RC

Avec BFRE = Besoin en Fonds de Roulement d'Exploitation

EC = Emplois Cyclique

RC = ressources Cycliques

2. Besoin en fonds de roulement hors exploitation (BFRHE)

C'est le solde des besoins cycliques et des ressources cycliques non liés à l'exploitation. Les besoins cycliques non liés à l'exploitation concernent les emplois non permanents, sans signification économique particulière. Par exemple : le compte autres débiteurs à l'actifs, créance sur cession d'immobilisation30(*).

Les ressources cycliques non liés à l'exploitation ce sont des ressources non permanentes, sans signification économiques particulièrement tel que le compte « autres créditeurs » au passif. (Dettes sur immobilisation...)

BFRHE= ECHE-RCHE

Avec BFRHE= Besoin en fonds de roulement hors exploitation ;

ECHE= Emplois Cycliques Hors Exploitations ;

RCHE= Ressources Cycliques Hors Exploitation.

3. Besoin en fonds de roulement total (BFRT)

C'est la somme de besoin en fonds de roulement d'exploitation et le besoin en fonds de roulement hors exploitation.

BFRT = BFRE + BFRHE

où :

BFRT : Besoin en Fonds de RoulementTotal,

BFRE : Besoin en Fonds deRoulement d'Exploitation,

BFRHE : Besoin enFonds de Roulement Hors Exploitation.

3.1.3. Etude de la liquidité et de la trésorerie

Les analystes financiers complètes les informations en étudiant le risque que court l'entreprise en matière de liquidité.

3.1.3.1. Concept de liquidité

Nous allons aborder la définition, les types et le calcul de la liquidité.

1. Définition la liquidité

C'est l'aptitude d'un actif à devenir liquide c'est-à-dire s'échanger commodément et rapidement contre numéraire.31(*)

La liquidité est la caractéristique d'un actif qui peut être transformé rapidement et sans coût de transaction en monnaie.

2. Types et calculs de liquidité

On distingue trois types de liquidité, à savoir :

§ la liquidité Générale (LG) ;

§ la liquidité Réduite (LR) ;

§ la liquidité Immédiate (LI)

a). liquidité générale

C'est la différence entre les valeurs circulantes et les dettes à court terme. Elle indique la capacité de l'actif circulante à faire face à l'exigibilité le plus rapprocher.

LG=VC-DCT

Avec LG=Liquidité Générale

VC= Valeurs Circulantes ;

DCT= Dettes à Courte Terme

Sous forme de ratio, elle se calcul de la manière suivante :

 

Avec RLT= ratio de Liquidité Générale ;

VC= Valeurs Circulantes ;

DCT= Dettes à Court Terme

Il faut noter que la situation de liquidité d'une entreprise est dite saine si le ratio de liquidité générale est supérieur à 1.

§ Si LG>0 ou RLG>1, cela signifie que les valeurs circulantes peuvent couvrir intégralement les dettes à court terme et dégager un sur plus.

§ Si LG=0 ou RLG=1, cette situation signifie que les valeurs circulantes peuvent couvrir seulement les dettes à court terme sans dégager un sur plus. C'est une mauvaise situation compte tenu de l'incertitude de la liquidité des valeurs circulantes face à la certitude de l'exigibilité des dettes à court terme.

b). liquidité réduite (LR)

C'est la différence entre les valeurs circulantes hors stocks et les dettes à court terme.Elle indique la capacité de l'entreprise à couvrir ses dettes à court terme avec les valeurs circulantes hors stocks.

LR= (VR+VD)-DCT

Avec LR= Liquidité Réduite ;

VR= valeurs Réalisables ;

VD= valeurs Disponibles ;

DCT= Dettes à court terme.

Sous forme de ratio, elle s'obtient de la manière suivante :

RLR= 

Avec RLR= Ratio de Liquidité Réduite

VC= valeurs circulantes ;

S= Stocks ;

DCT= Dettes à court terme

c). Liquidité Immédiate (LI)

C'est la différence entre les valeurs disponibles et les dettes à court terme. Elle mesure la capacité de l'entreprise à payer ses dettes à court terme avec ses disponibles.

LI= VD-DCT

Avec LI= Liquidité Immédiate ;

VD= valeurs Disponible ;

DCT= dettes à court terme.

Sous la forme Ratio :

RLR=VD

DCT

Avec RLI= Ratio de Liquidité Immédiate ;

VD= Valeurs Disponibles

La situation de l'entreprise est jugée très bonne si la LI>0 ou RLI>1.

3.1.3.2 Trésorerie

Nous élaborons la définition et nous présentons le mode de calcul ainsi que les parties de la trésorerie.

1. Définition de la trésorerie nette

La trésorerie nette est le financement à court terme obtenu par l'entreprise pour combler l'écart négatif provenant de la différence entre le fonds de roulement et le besoin en fonds de roulement ou le placement à court terme que l'entreprise effectuera provenant de la différence entre le fonds de roulement net et le besoin en fonds de roulement.

2. Mode de calcul de la trésorerie nette

Il existe trois modes de calcul de la trésorerie nette :

TN=FRN-BFR

Avec TN= Trésorerie nette

FRN=Fonds de roulement net

BFR= Besoin en fonds de roulement

3). Différente parties de la trésorerie

Du point de vue du caractère actif ou passif, la trésorerie nette comporte deux parties à savoir :

§ la Trésorerie Active (TA) ;

§ la Trésorerie Passive (TP)

a). Trésorerie Active (TA)

C'est l'ensemble des valeurs disponibles. Mais dans un sens large, on y inclut les placements à court terme et les concours éventuellement accordés par l'entreprise à tirés en dehors de l'activité d'exploitation.

TA = VD + VMP

Avec TA = Trésorerie Active ;

VD = Valeurs Disponibles ;

VMP = Valeurs Mobilière de Placement

b). Trésorerie Passive (TP)

Elle comprend essentiellement les interventions bancaires et en cours obtenus à l'occasion d'opérations extérieures à l'activité courante auprès des tiers.

TP= SCB+CBC+EENE

Avec SCB = Solde Créditeur du Compte Banque ;

CBC = Concours Bancaires Courants ;

EENE = Effets Escomptés Non encore Echu

D'où la TN = TA-TP

Du point de vue liquidité nette la trésorerie nette comporte les parties suivantes :

§ Trésorerie nette totale ;

§ Trésorerie nette immédiate.

c). Trésorerie nette totale

C'est la différence entre d'une part, les valeurs réalisables et les valeurs disponibles, et d'autres parts les dettes à court terme hors trésorerie.

TNT= [(VR-FC) + VD]-[DCT-FD]

Avec TNT= Trésorerie Nette Totale ;

VR = Valeurs Réalisables ;

FC = Fausses Créances (avances et acomptes versés aux fournisseurs) ;

DCT = Dette à Court Terme ;

FD= Fausses Dettes (avance et acompte verser aux clients)

La trésorerie est le lieu commun par lequel transit tous les règlements, quelle que soit leur origine ; par exemple, les encaissements liées à une augmentation du capital ou à un emprunt : les décaissements liés à un investissement ou au paiement d'une dette.

3.1.4.La solvabilité

Dans ce paragraphie nous allons parler : de la définition, mode de calcul et du ratio de la solvabilité.

3.1.4.1. Définition la solvabilité

La solvabilité est la capacité d'une entreprise à régler la totalité de son passif exigible par son actif.

3.1.4.2. Mode de calcul

La solvabilité est la différence entre les valeurs actives et les dettes totales.

Sol = V.Act-D

Avec Sol=solvabilité ;

V.Act=valeurs actives ;

D= dettes totales.

Sous forme de ratio, la solvabilité est obtenue par la formule suivante :

 

La solvabilité est assurée si R.sol> 0 ou R sol > 1, tous les autre signes de la solvabilité ou du ratio de solvabilité décrivent une situation financière mauvaise.

a). Indépendance financière

Ce ratio permet de savoir si l'entreprise dispose ou non d'une autonomie financière vis-à- vis des bailleurs des fonds.

RAF= Ratio d'autonomie financière

FP= Fonds propres

EDLMT= Emprunts et dettes à long & moyen terme.

 

Plus ce ratio s'éloigne de 1, d'avantage l'entreprise dispose d'une plus grande indépendance financière et donc d'une plus grande autonomie financière vis-à-vis des bailleurs des fonds.

Normes :

0,66 = RAF = Zone favorable. L'entreprise peut contracter de nouveaux emprunts sans la situation financière;

0,55 = RAF : Zone normale;

0,33=RAF :Zone médiocre, appelant la vigilance des gestionnaires.

b). Dépendance financière

Une entreprise est dans une situation de dépendance financière lorsque le ratio de l'indépendance financière est compris entre 0,33 et 0,55.Dépendance financière=capitaux étranger/total passif.

3.2. Les indicateurs d'activité

Nous retenons trois indicateurs d'activités à savoir :

1. Le chiffre d'affaires;

2. La marge brute;

3. La valeur ajoutée.

a). Le chiffre d'affaires

Le chiffre d'affaire est pour une entreprise commerciale le solde créditeur de compte « 70 ventes » au cours d'un exercice comptable.

Pour une entreprise industrielle, le chiffre d'affaire est représenté par la production de l'exercice. Celle-ci comprend le compte « 71 production vendue », « 72 production stockée » et « 73 travaux faits par l'entreprise pour elle-même.» ou production immobilisée.

b). La marge brute

Elle enregistre la marge que l'entreprise tire de la vente des marchandises achetées.

MB= ventes - stocks vendus

Sous forme de ratio

c). La valeur ajoutée

La valeur ajoutée est la différence entre la production de l'exercice, y compris la marge brute et les consommations intermédiaires.

V.A= (production totale + MB) - consommations intermédiaires

CHAPITRE 4

ANALYSE EMPIRIQUE DE LA PERFORMANCE FINANCIERE DE LA CVM

Dans ce quatrième et dernier chapitre de notre travail, nous allons poser le diagnostic financier afin d'évaluer la performance financier de la CVM. Ce chapitre s'articule en trois points suivants :

§ la présentation des données d'analyse ;

§ l'analyse des données collectées et ;

§ la discussion des résultats.

4.1. Présentation des données d'analyse

Ce point présente la démarche méthodologie ainsi que les matériels d'analyse.

4.1.1 La démarche méthodologique.

L'approche méthodologique retenue dans ce travail est l'analyse dynamique. Celle - ci consiste à poser le diagnostique financier afin de connaitre les modifications effectuées entre deux périodes différentes. L'objet est celui de voir la manière dont le résultat se former en tenant compte de la continuitéd'exploitation. Cette approche a l`avantage de présenter les comptes en intégrant la dimension tout en considérant une activité comme un processus ou un feux et non comme un stock. La démarche consiste à considérer les variations qui ont prévalu entre deux périodes différentes.

Apres avoir déterminé cette variation, nous allons présenter les étatsfinanciers sous forme utilisable.

En premier lieu, les états financiers libellés en francs congolais, seront convertis en devises afin d'éviter les effets inflationnistes.

En deuxième lieu, les états financiers convertis en devise seront regroupés en masses bilantaires pour permettre une bonne analyse. Ces états financiers restructurés sont présentés dans le point suivant.

4.2. Présentation des matériels d'analyse

Ces matériels d'analyse qui sont analysés ici, sont des bilans condensés pluriannuels. Ci-dessous, nous présentons les bilans condensés pluriannuels restructurés qui ne sont rien que des variations provenant de la différence entre deux périodes.

Tableau n°1 : Bilans condensés des variations pluriannuels de la CVM de 2008 à 2011 en dollars américains.

DESIGNATION

2008

2009

2010

2011

Actif

Valeurs immobilisées

Valeurs d'exploitations

Valeurs réalisables

Valeurs disponibles

Total Actif

164211

-264058

14108809

-62170

13946792

-13487787

-1911447

-14352572

799705

-28959101

177105446

3251912

2269327

-894168

181732517

7061504

583700

16628899

-1693873

22580230

Passif

Fonds propres

Dettes à L et MT

Dettes à CT

Total passif

-14597481

3278222

-479162

-13946792

-4616952

851746

-27402843

-28959101

22073791

-32641

-15880562

181732517

-147995

14606308

4259140

22580230

Source : Elaboré sur base des états financiers de la CVM

Il ressort de ce tableau que durant la période sous analyse, des valeurs immobilisées ont connu un accroissement sauf en 2009 où les valeurs immobilisées ont baissé, il s'agit d'un désinvestissement qui peut être dû soit à la cession d'immobilisation, soit à l'amortissement total de certains actifs immobilisés ou enfin soit à un accident rendant leur utilisation impossible.

Concernant les valeurs d'exploitation, les renseignements nous indique que le niveau de stock a été décroissant en 2008 et en 2009 et croissant en 2010 ainsi qu'en 2011. Cela peut être dû à la baisse d'activité durant les deux premières années causées par la crise financière internationale de 2008. Avec la reprise vers la fin 2009, cela pourrait accroître le niveau de stock.

Les valeurs réalisables quant à elles ont été croissantes durant toute la période sauf en 2009. Cette situation s'expliquerait par le fait que les trafics avaient baissé au cours de cette période à cause de la crise financière. La deuxième explication qui pourrait être donnée serait le règlement effectuait par les clients qui peut baisser le niveau des créances. Quant aux valeurs disponibles, celles - ci ont été croissants durant toute la période sauf en 2008. L'explication fournit reste au niveau de l'accroissement jumelédes investissements et des montants des créances provenant du décalageavec le niveau du stock. Ou encore, cela peut être dû à la crise financière qui a vu les débiteurs en position de l'incapacité à payer les créances de l'entreprise.

Les fonds propres eux ont été décroissants durant toute la période à l'exception de l'année 2010. Cela explique la sous activité ou la contre performance de l'entité à réaliser les bénéfices durant la période analysée, pour pallier à ces pertes et la contre formance durant les mauvaises années, la CVM a eu à recourir à l'emprunt qui a augmenté durant toute lapériode exception faite pour l'année 2010, année au cours de laquelle l'entité a été performante.

Les dettes à court terme ont baisse au cours des années 2008, 2009 et ont augmentes au cours des deux dernières années. Cette baisse des dettes à court terme durant les deux premières années montre soit la sous activité qu'à diminuer le besoin de financement, soit la capacité de paiement de ces dettes. Cependant, les deux dernières de l'accroissement de ce type des dettes proviendrait de la reprise du trafic ou de l'accomplissement de besoin de financement causé par l'insolvabilité des débiteurs.

Après avoir présenté des données d'analyse, nous passons ci-dessous, à l'analyse des données collectées.

4.2. Analyse des données collectées

Ce point analyse les ratios de variation du patrimoine et quelques ratios de variation d'activité.

4.2.1. Les ratios de variation du patrimoine

Nous allons déterminer les indicateurs tels que le ratio de variation du fonds de roulement, le ratio de variation de la liquidité celui de la trésorerie par la suite, nous présentons les ratios de variation de la solvabilité et de la capacité de remboursement.

4.2.1.1 Le ratio de variation du fonds de roulement

Variation des Capitaux permanentsvariation des valeurs immobilisées

Ce ratio est le rapport entre la variation des capitaux permanents et celle des valeurs mobilisées.

Ratio de variation deFRN =

Tableau n°2 :Détermination du ratio de variation du FRN

Nature

2008

2009

2010

2011

Variation Capitaux permanent (1)

-11319259

-3765206

22041150

4458317

Variation des Valeurs immobilisées (2)

164211

-13487787

177105446

7061504

Variation du FRN= (1)/(2)

-69

0 ,3

0,1

0,7

Source : Elabore sur base des états financiers restructurés

Source : construit par nous-mêmes à partir du tableau n°2

Ce tableau et graphique nous indiquent que la variation du fonds de roulement a été positive trois années, soit 0,3 en 2009, 0,1 en 2010 et 0,7 en 2011. Cette variation étaient négative en 2008, soit -69. Cependant, malgré que la variation était positive en 2009, 2010 et 2011, celle-ci était insuffisante pour couvrir les besoins en fonds de roulement durant ces années.

4.2.1.2. Ratio de variation du besoin en Fonds de roulement.

Variation des VE + Variation des VR Dettes à CT

Cet indicateur financier est le rapport entre les valeurs réalisables + les valeurs d'explication et les dettes à court terme.

Ratio de variation de BFR =

Tableau n°3 : Détermination de ratio des variations du Fonds de roulement

Nature

2008

2009

2010

2011

Variation des VE +VR (1)

13844751

-3347419

5521239

172125899

Variation D à CT (2)

-479162

-27402843

15880562

4259140

Ratio de variation de BFR (1)/(2)

-29

0,1

0,3

4

Source : Elaboré sur base des états financiers restructurés

Source : construit par nous-mêmes à partir du tableau n°3

Se basant sur ce tableau et graphique, nous constatons que la CVM a éprouvé le besoin croissant en fonds de roulement au cours de la période sous analyse, à l'exception de l'année 2008. Le ratio de BFR a été de -29 en 2008, 0,1 en 2009, 0,3 en 2010 avec un point culminant en 2011, soit 4. Ce ratio montre que la CVM a des besoins réels de financement, c'est une mauvaise situation car paralysant les activités. En plus cette situation peut peser sur l'entité qui ne peut dépendre que de l'extérieur suite à la crise de liquidité.

4.2.1.3. Ratio de variation de la liquidité

Variation des VR + Variation VDvariation des D à CT

La variation de la liquidité est le rapport entre la variation des valeurs réalisables les valeurs disponibles et les dettes à court terme.

Ratio de variation de la liquidation=

Tableau n°4 : Détermination du ratio de variation de liquidité

Nature

2008

2009

2010

2011

Variation VR+VD(1)

14046639

-14279667

1375159

14935026

Variation D à CT(2)

-479162

-27402843

15880562

4259140

Ratio de variation de liquidité(1)/(2)

-29

0,5

0,1

3,5

Source : Elaboré sur base des états financiers restructurés

-30

-25

-20

-15

-10

-5

0

5

2008

2009

2010

2011

Ratio de variation

deliquidité

Source : construit par nous-mêmes à partir du tableau n°4

Il ressort de ce tableau et de ce graphique que la CVM a connu une liquidé croissante durant la période sous analyse à l'exception de 2008 dont la période sous analyse à l'exception de 2008 dont la liquidité avait totalement décru. Toutefois, cette variation positive reste faible en 2009, et en 2010. Elle a été en surabondance en 2011. La variation du taux de liquidité a été de -29 en 2008, 0,5 en 2009, 0,1 en 2010 et 3,5 en 2011. Il y a alors lieu de constater que l'entreprise était incapable de faire face à l'échéancier de ces dettes à court terme.

Cette gestion n'est pas rationnelle car elle risque d'envoyer l'organisation en faillite du fait du dysfonctionnement qui proviendrait de non satisfaction des partenaires tels que le personnel, l'Etat, les banquiers etc. Pour confirmer ou valider ce point de vu, nous passons à la détermination du taux de variation de la trésorerie.

4.2.1.4. Ratio de variation de trésorerie

Variation VD

Variation des D àCT

Le ratio de variation de trésorerie est le rapport entre la variation des valeurs disponibles et elle des dettes à court termes.

Ratio de variation de trésorerie =

Tableau n°5 :détermination du ratio de variation de trésorerie

Nature

2008

2009

2010

2011

Variation des Valeurs disponible (1)

-62170

799705

-894168

-1693873

Variation CT(2)

-479162

-27402843

15880562

4259140

Ratio de variation de Trésorerie (1)/(2)

0,1

-0,03

-0,06

-0,4

Source : Elaboré sur base des états financiers restructurés

Source : construit par nous-mêmes à partir du tableau n°5

La lecture de ce tableau et l'évolution de ce graphique nous renseignent que l'entreprise n'a pas mobilisé les disponibles pendant la période sous étude, hormis en 2008 où ce ratio était positif mais inférieur à l'unité, le reste d'année ce ratio se révélait inférieur à zéro. Cette situation est préoccupante pour l'organisation qui n'arrive pas à faire face à ses dettes à cour terme. C'est pourquoi, l'on constate trop d'arrières des salaires pour les travailleurs ainsi que beaucoup d'irrégularité dans ce paiement. Cela a pour conséquence la baisse de la productivité de la main d'oeuvre par conséquent celle de l'entreprise. Les grèves qui en sont la suite paralysent le fonctionnement normal de l'entité. Ce ratio a évolué de la manière suivante : 0, 1 en 2008, - 0,03 en 2009, - 0,06 en 2010 et - 0,4 en 2011, après cette détermination du ratio de variation de trésorerie, nous passons au ratio de variation de solvabilité.

4.2.1.5. Ratio de variation de solvabilité

Variation actif total

Variation dettes totales

Ce ratio est le rapport entre l'actif total et les dettes totales considérés dans leurs variations,

Ratio de variation de solvabilité =

Tableau n°6 :Détermination du ratio de variation de solvabilité

Nature

2008

2009

2010

2011

Variation de l'actif (1)

13946792

-28959110

-181732517

2258023

Variation des dettes (2)

2799060

-26551097

15847921

8865448

Ratio de variation de solvabilité (1)/(2)

5

1,1

11,5

2,5

Source : Elaboré sur base des états financiers restructurés

Source : construit par nous-mêmes à partir du tableau n°6

Le tableau ci-dessus et graphique y associé nous renseignent que la CVM est solvable durant toute la période sous analyse. Ce ratio de variation se révèle plus significatif en 2008 et en 2010. Il a été de 5 en 2008 et de 11,5 en 2010. Cependant, il s'est révélé significatif en 2009 et en 2011. Il a été de 1,1 en 2009 et 2,5 en2011. Cette situation réconforte l'avenir de l'entité.

4.1.2.6 Ratio de variation de la capacité de remboursement.

Variation Fonds propres Variation des dettes

Le ratio de la variation de la capacité de remboursement est le rapport entre la variation de fonds propres et la variation des dettes.

Ratio de variation de capacité de remboursement=

Tableau n°7 :Détermination du ratio de variation de capacité deremboursement.

Nature

2008

2009

2010

2011

Variation de fonds propres(1)

-14597481

-4616952

22073791

-147995

Variation des dettes (2)

2799060

-26551097

15847921

8865448

Ratio de variation de capacité de remb.=(1)/(2)

-5

0,17

1,4

-0,02

Source : élaboré par nous même sur base états des financières structurés.

Source : construit par nous-mêmes à partir du tableau n°7

Il ressort de ce tableau et de ce graphique que l'entreprise n'a accusé la capacité de remboursement qu'en 2010 avec un ratio de 1,4. Le reste d'années, l'entité n'a pas été à la hauteur de rembourser ces dettes. En examinant les ratios d'activité, nousserons en mesure de connaitre les causes de cette contre performanceenregistrées par la congolaise des voies maritimes.

4.2. Analyse des ratios d'activité

Ce point essaie de déterminer les indicateurs d'activité de la congolaise des voies maritimes afin de compléter notre analyse et avoir ainsi un jugement complet.Faute des données sur le compte de résultat,nous allons nous limiter à la rentabilité économique et financière.

4.2.1. Ratio de variation de rentabilité économique.

Variationdu résultatVariation de l'actif total

La rentabilité économique est le rapport entre la variation du résultat et celle de l'actif total.

Ratio de variation de rentabilité économique=

Tableau n°8 :Détermination de ratio de variation de rentabilitééconomique

Nature

2008

2009

2010

2011

Variation du résultat (1)

1380979

-8344960

-27431986

23203799

Variation actifs

13946792

-28959101

181732517

22580230

Ratio de variation de rent. écon. = (1)/(2)

0,1

0,3

-0,2

-1,0

Source : élaboré par nous même sur base des états financiers structurés.

Source : construit par nous-mêmes à partir du tableau n°8

La lecture du tableau n°8 et du graphique y attaché nous indiquent que la rentabilité économique dégagée par la congolaise de voies maritimes étant positive mais très faibles au cours de deux premières années. Le ratio de variation a été de 0,1 en 2008, 0,3 en 2009. Cependant cette rentabilité étant négative au cours de deux dernières années. Elle a été de -0,2 en 2010 et de -1 en 2011. Cette situation montre les investissements effectués par l'entité au cours de la période sous étude n'ont pas sécrété le cash flow escompté.

4.2.2 Ratio de variation de la rentabilité des fonds propres.

Variationdu résultatVariation des fonds propres.

Ce ratio est la résultante du rapport entre le résultat et les fonds propres engagés pour réaliser ce résultat.

Ratio de variation de la rentabilité des fonds propres=

Tableau n°9 : Détermination du ratio de variation de la rentabilité des fonds propres

Nature

2008

2009

2010

2011

Variation du résultat(1)

1380979

-8344960

-27431986

-23203799

Variation des fonds propres(2)

-14597481

-4616952

22073791

-147995

Ratio variation de la rent.FP=(1)/(2)

-0,1

1,8

-1,2

15,7

Source : élaboré par nous même sur base des états restructurés.

Source : construit par nous-mêmes à partir du tableau n°9

Les résultats se trouvant dans ce tableau et ce graphique nous renseignent que la congolaise de voies maritimes a réaliser des performances en 2009 et en 2011. Cependant, cette organisation a été en baisse en 2008 et 2010.la performance réalisée par la congolaise des voies maritimes pendant deux années peut êtredue aux aides et subventions accordées par l'état. Après avoir analyse les données collectées, nous passons a la discussion des résultats.

4.3 Discussion des résultats

Dans notreétude,il a été question de vérifier la performance financière de la congolaise de voies maritimes par l'approche dynamique, après analyse des résultats, il a été prouvé que la congolaise des voies maritimes n'est pas performante financièrement.Cela se matérialise par tous les indicateurs financiers qui sont au rouge qui prouvent le dysfonctionnement et la mégestion qui caractérisent cette entité économique.

D'où notre hypothèse selon laquelle la congolaise des voies maritimes n'est pas performante financièrement est confirmée.

Ce point qui a discuté les résultatsclôture ce quatrième et notre dernier chapitre intitulé analyse empirique de la performance financière de la congolaise des voies maritimes par l'approche dynamique.

Dans les lignes qui suivent, nous présentons notre conclusion finale qui clôture cette dissertation.

CONCLUSION

Nous voici au terme de notre travail qui a porté sur l'analyse de la performance financière d'une entreprise avec application sur la congolaise des voies maritimes.

Ce travail avait pour préoccupation quels sont les flux qui sont effectués pendant cette période et si les indicateurs sont conformes aux normes requises pour l'autonomie financière. Pour répondre à cette double préoccupation, nous avons formulé les hypothèses selon lesquelles la congolaise des voies maritimes réalise les flux d'investissement financés par les ressources exceptionnelles et les indicateurs du dynamisme ne sont pas conformes aux normes de l'autonomie financière. Afin de vérifier ces hypothèses, nous avons fait recours aux méthodes analytique, comparative et systémique. Ces méthodes étaient appuyées des techniques documentaires et d'interview.

Ce travail était subdivise en quatre chapitres, les premier chapitre intitulé cadre conceptuel a présenter les concepts utilisés dans le travail afin de rendre clair la démarche, le deuxième chapitre intitulé champ d'investigation, nous avons présenté l'entité analysée, le troisième chapitre quant à lui a flammé sur les indicateurs de la structure dynamique, et le quatrième et dernier chapitre a analysé les données collectées.

Après analyse, les résultats ont été trouvé que :

§ les flux d'investissement sont financés en grande partie par les ressources exceptionnelles provenant soit des subventions, soit des organismes partenaires.

§ les fonds propres sont dernières quasi négatifs durant la période sous analyse. Ils ont été de -14.597.481dollars américain ($) en 2008, -4.616.952 dollars américain($)en 2009 ,22.073.791dollars américain($) en 2010,et de -147.995 dollars américain($)en 2011.

§ la variation du fonds de roulement a été trèsinsignifiante avec -69 en 2008, 0,3 en 2009, 0,1 en 2010 et 0,7 en 2011.

§ la variation en besoin de fonds de roulement positive mais faible durent trois ans, -29 en 2008, 0,1 en 2009, 0,3 en 2010 et 4 en 2011.

§ la variation de la trésorerie quasi négative, 0,1 en 2008, -0,03 en 2009, -0,06 en 2010 et -0,4 en 2011.

§ la variation de la solvabilité est restée positive et supérieur à 1 durant la période analysée.ceci explique que malgré que tous les indicateurs sont rouge,la congolaise de voies maritimes est en même de désintéresser ses créanciers grâce à son actif total.

D'où nous confirmons nos deux hypothèses de départ selon lesquelles les flux d'investissements sont financés par les ressources exceptionnelles et que les indicateurs ne sont pas conformes aux normes.En égard à ces résultats nous recommandons aux dirigeants de la congolaise des voies maritimes de rationnaliser leur gestion et à l'Etat propriétaire d'avoir un oeil ouvert sur les entreprises publiques.

Ce travail n'a pas abordé tous les aspects liés à nos questions de recherche et laisse aussi le champ ouvert à des études ultérieures. Ainsi, nous disons, ce travail est une oeuvre humaine qui peut encore contenir des coquilles, c'est pourquoi nous assumons l'entière responsabilité sur les imperfections qui résisterait à notre regard.

BIBLIOGRAPHIE

1. Ouvrages

1. ALPHONSE VERHULST, P.,Economie de l'entreprise,Ed CRP,Kinshasa,1984

2. AUBERT KRIER, J.,Gestion d'entreprise,Tome1,PUF, Paris,1981

3. CAPELLE G. et LANCARD B., Introduction à l'analyse des états financiers,Ed. Pearson, Paris, 2011

4. COHEN E., Analyse financière, 5ème Ed. Economica, Paris, 2001

5. COHEN E., L'analyse financière, 4ème Ed. Economica, paris,1997

6. CONSO P., Dictionnaire de la gestion financière, Ed. Dunod, Paris, 1952

7. COUVREUR JP., Gestion financière, première partie« la décision d'investir », Rue, 4ème Ed. 1982

8. CORHAY A. et MAPAPA M., Diagnostic financière des entreprises, Ed. Université de liège,2008

9. DE PALLENS, G., Gestion Financière de l'Entreprise, 8ème Ed. Dunod, Paris, 1983

10. KABEYA, P., Comptabilité générale des contenues des compte et vocabulaires comptables, Ed. CRPA-IPN, Kinshasa, 2004

11. KINZONZI V. P., Comptabilité et finance, Plan comptable général congolais (PCGC) Kinshasa, 1978

12. LORRIAUX JP., Economie de l'entreprise,Ed.Dunard,Paris,1991

13. REFAIT M., Analyse financière, PUF, Paris, 1994

14. SAMIRA R. M. et ABDESSADE S. M.,Analyse Financière, Oujda : CHEMS, 2007

15. VEGA Q., Le tableau de financement, résumé des flux de trésorerie, Investir, no 1907, 24 juillet 2010

16. VERHULST A., Cours d'économie des entreprises, Ed. CRP, Kinshasa, 2010

2. Autres documents

1. Décret loi n°086 du 10 juillet 1998 portant définition et catégorisation des PME.

2.De DEUBEL,D'Agostino,S.,Dictionnaire de sciences économiques et sociales.

3. Notes des cours

1. ILASHI U., Cours d'Analyse financier, inédit,G3 FASEG ,UNIKIN 2008-2009

2.NGUEZIL. J.,Notes de cours de théorie générale de management, inédit,G2 Eco, UKV/BOMA, 2010

3.LWANDU J.,Cours d'Analyse des états financiers, inédit,ISC/Lubumbashi, G3 SC, 2011-2012

4. KALONJI N. J., Cours d'analyse financière,UKV/BOMA,G3Econ. 2011-2012

Sites internet

http://fr.wikipedia.org/wiki/entreprise.

Http.//.www.ista4you.goodbb.net/t24-les-objectifs-de-lentrepriseý.

http://www.bibliotecadigitala.ase.ro/biblioteca/pagina2.asp?id=cap2

http://fr.wikipedia.org/wiki/analyse financière

http://www.oboulo.com/comptabilite-et-finances/finance/analyse-financiere.

TABLE DES MATIERES

EPIGRAPHE i

DEDICACE ii

AVANT-PROPOS iii

0. INTRODUCTION 1

0.1 PROBLEMATIQUE 1

0.2. OBJECTIFS DU TRAVAIL 2

0.2.1Objectif général 2

0.2.2 Objectifs spécifiques 2

0.3 HYPOTHESE DU TRAVAIL 2

0.4. CHOIX ET INTERET DU SUJET 3

0.5. DELIMITATION SPATIO- TEMPORELLE DU SUJET 3

0.6. METHODES ET TECHNIQUES DE RECHERCHE 4

0.6.1 La méthode comparative 4

0.6.2. La méthode analytique 4

0.6.3. La méthode systémique 5

0.7. CANEVAS DU TRAVAIL 5

0.8. REVUS DE LA LITTERATURE Erreur ! Signet non défini.

CHAPITRE 1 6

APPROCHE CONCEPTUELLE ET THEORIQUE 6

1.1. NOTION SUR L'ENTREPRISE 6

1.1.1 Définition de l'entreprise 6

1.1.2 Objectifs de l'entreprise 7

1.1.3 Importance économique de l'entreprise 8

1.1.4. Typologie des entreprises 8

1.1.4.1 selon le critère d'appartenance 8

1.1.4.2 Selon le critère de dimension ou taille 11

1.1.4.3 Selon le critère de domaine d'activité 12

1.2. NOTIONS SUR L'ANALYSE FINANCIERE 13

1.2.1 Définition de l'analyse financière 13

1.2.2 Objectifs de l'analyse financière 14

1.2.3 Typologie de l'analyse financière 15

1.2.3.1 l'analyse financière statique 15

1.2.3.2 l'analyse financière dynamique 15

1.3. NOTION DU BILAN 16

1.3.1 Définition 16

1.3.2 CONSTRUCTION DU BILAN 17

1.3.3 LES QUATRE GRANDES MASSES DU BILAN 18

1.4 MODELE UTILISE DANS CETTE ETUDE 20

1.4.1 Instrument de l'analyse de la structure financière 20

1.4.1.1 Notion sur la structure financière 20

1.4.1.2 Le flux de fonds et tableau de financement 21

1.5 NOTIONS SUR LA RENTABILITE...............................................................................31

1.5.1 Définition de la rentabilité.....................................................................31

1.5.2 Types de rentabilité.................................................................................................32

1.5.3 Les inducteurs de rentabilité financière...............................................................32

CHAPITRE 2 : PRESENTATION DE LA CONGOLAISE DES 33

VOIES MARITIMES 33

2.1. APERCU HISTORIQUE 33

2.2. CREATION ET OBJET SOCIAL 34

2.3. IMPLANTATION 35

2.4. PRESENTATION DU BIEF MARITIME 35

2.5. STRUCTURE ORGANISATIONNELLE ET FONCTIONNELLE 36

2.5.1.AVANT LA REFORME DES ENTREPRISES PUBLIQUES 36

2.5.2. APRES LA REFORME DES ENTREPRISES PUBLIQUES 37

2.5.2. MISSION 37

2.5.2.1. AVANT LA REFORME 37

2.5.2.2 APRES LA REFORME 38

2.5.3 ORGANIGRAMME APRES REFORME 39

2.5.4 Organisation structuro-fonctionnelle de la congolaise 40

des voies maritimes 40

2.5.5 Les directions 41

CHAPITRE 3 : ANALYSE DES INDICATEURS D'UNE 44

STRUCTURE FINANCIERE DYNAMIQUE 44

3.1. Les indicateurs de la structure financière 44

3.1.1. Le fonds de roulement 44

3.1.1.1 Définition du fonds de roulement 44

3.1.1.2 Mode de calcul du fonds de roulement 45

3.1.1.3. Différentes sortes de fonds de roulement 45

3.1.2. Besoin en fonds de roulement 46

3.1.2.1. Définition des besoins en fonds de roulement 47

3.1.2.2. Facteurs qui influencent le besoin en fonds de roulement 47

3.1.2.3. Calcul des besoins en fonds de roulement 47

3.1.2.4. Sortes des besoins en fonds de roulement 48

3.1.3. Etude de la liquidité et de la trésorerie 49

3.1.3.1. Concept de liquidité 50

3.1.3.2 Trésorerie 52

3.1.4.La solvabilité 55

3.1.4.1. Définition la solvabilité 55

3.1.4.2. Mode de calcul 55

3.2. Les indicateurs d'activité 57

CHAPITRE 4 57

ANALYSE EMPIRIQUE DE LA PERFORMANCE FINANCIERE DE LA CVM 58

4.1. Présentation des données d'analyse 58

4.1.1 La démarche méthodologique. 58

4.2. Présentation des matériels d'analyse 59

4.2. Analyse des données collectées 61

4.2.1. Les ratios de variation du patrimoine 61

4.2.1.1 Le ratio de variation du fonds de roulement 61

4.2.1.2. Ratio de variation du besoin en Fonds de roulement. 62

4.2.1.3. Ratio de variation de la liquidité 63

4.2.1.4. Ratio de variation de trésorerie 64

4.2.1.5. Ratio de variation de solvabilité 66

4.1.2.6 Ratio de variation de la capacité de remboursement. 67

4.2. Analyse des ratios d'activité 68

4.2.1. Ratio de variation de rentabilité économique. 68

4.2.2 Ratio de variation de la rentabilité des fonds propres. 69

4.3 Discussion de résultat 70

CONCLUSION 72

BIBLIOGRAPHIE 74

TABLE DES MATIERES 76

* 1NGUEZI J., Notes de cours de théorie générale de management, G2 Eco, UKV/BOMA, 2010, inédit.

* 2http://fr.wikipedia.org/wiki/entreprise.

* 3LORRIAUX, JP., Economie de l'entreprise,Ed.Dunard,Paris,1991, p5.

* 4VERHULST, A.,Economie de l'entreprise,Ed.CRP,Kinshasa, 1984, P9.

* 5Http.//.www.ista4you.goodbb.net/t24-les-objectifs-de-lentrepriseý.

* 6 http://www.bibliotecadigitala.ase.ro/biblioteca/pagina2.asp?id=cap2

* 7AUBERT K, J.,Gestion d'entreprise,Tome1,PUF, Paris,1981, P39.

* 8AUBERT K, J., Op. Cit., p. 26.

* 9Décret loi n°086 du 10 juillet 1998 portant définitionet catégorisation des PME.

* 10COHEN E.,Analyse financière, 5ème Ed. Economica, Paris, 2001, P3.

* 11http://fr.wikipedia.org/wiki/analyse financière

* 12SAMIRA M. et ABDESSADE M.,Analyse Financière: Manuel pratique des fondements et méthodes, Oujda : CHEMS, 2007, p3.

* 13COHEN, E., L'analyse financière, 4ème Ed. Economica, paris,1997, p7.

* 14REFAIT, M., Analyse financière, PUF, Paris, 1994, p23.

* 15http://www.oboulo.com/comptabilite-et-finances/finance/analyse-financiere.

* 16CAPELLE, G et LANCARD, B., Introduction à l'analyse des états financiers,Ed. Pearson, Paris, 2011, p25.

* 17LWANDU,J., Cours d'Analyse des états financiers, ISC/Lubumbashi, G3 SC, 2011-2012, p.24, inédit.

* 18 VERHULST, A., Cours d'économie des entreprises, Ed. CRP, Kinshasa, 2010, p94

* 19 KALONJI N.J., Cours d'analyse financière,UKV/BOMA,G3 Econ.,2011-2012, p8-9

* 20VEGA, Q., Le tableau de financement, résumé des flux de trésorerie, Investir, no 1907, 24 juillet 2010, p. 23

* 21VERHULST, A., Opcit, p.94

* 22COUVREUR, JP., Gestion financière, première partie« la décision d'investir », Rue, 4ème Ed. 1982, p112.

* 23De Philippe DEUBEL, Serge D'Agostino, Dictionnaire de sciences économiques et sociales.

* 24KINZONZI, Comptabilité et finance, Plan comptable général congolais (PCGC) Kinshasa, 1978, p223.

* 25CORHAY, A et MAPAPA, M., Diagnostic financière des entreprises, Ed. Université de liège,2008, p53.

* 26CONSO, P., Dictionnaire de la gestion financière, Ed. Dunod, Paris, 1952, P191.

* 27ILASHI, U., Cours d'Analyse financier, G3 FASEG ,UNIKIN 2008-2009, inédit.

* 28DE PALLENS, G., Gestion Financière de l'Entreprise, 8ème Ed. Dunod, Paris, 1983, P.64.

* 29ILASHI, U., Op.cit.

* 30ILASHI, U., Op.cit.

* 31KABEYA, P., Comptabilité générale des contenues des compte et vocabulaires comptables, Ed. CRPA-IPN, Kinshasa, 2004, P72.






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