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Monographie du village Baloumgou, village bamiléké

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par Juscar NDJOUNGUEP
Université de Yaoundé I - Master II 2008
  

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Age des migrants désirant demeurer au village

Ages (ans)

30-39

40-49

50-59

60-69

70-79

80-89

Total

Effectif

1

8

9

8

2

3

31

Source : enquête de terrain, Août 2008

Ceux qui désirent demeurer à Baloumgou sont des personnes âgées de 40 ans et plus. Ces personnes n'ont plus grand-chose à gagner d'un nouvel exode rural. A cause de la succession, de la fatigue due au poids de l'âge ou à l'état de santé, ces migrants de retour ont décidé d'y séjourner définitivement.

Le désir de ré émigrer ou de demeurer à Baloumgou d'un migrant de retour varie d'une personne à l'autre. Les motivations des uns et des autres sont diverses et varient avec l'âge et l'activité actuellement exercée.

Les actions de développement des migrants de retour sont celles qui peuvent se percevoir dans les domaines précis tels que l'éducation, la santé, les infrastructures routières, l'électrification et l'adduction d'eau potable.

L'éducation et la scolarisation: domaines privilégiés d'actions pour le développement local

L'éducation et la scolarisation constituent l'un des indicateurs du niveau de développement dans le village. Les apports des migrants de retour sont évalués de façon globale suivant deux critères. Nous avons fait l'état de la scolarisation de Baloumgou avant 1985 et celui d'aujourd'hui. Ensuite, nous avons étudié de façon spécifique les apports de 52, soit 85, 24% de migrants de retour qui contribuent activement dans l'éducation et la scolarisation.

Les établissements scolaires à Baloumgou et leurs années de création

Etablissements

Année de création

Types d'établissement

Dénominations

Primaires publics

Ecole publique de Baloumgou Centre

1966

Ecole publique de Gwetcha

2003

Ecole St Kisito de Tchichi

1970

Ecole publique de Tchitchi 2

2004

Ecole maternelle

Ecole maternelle de Baloumgou

2003

Secondaires

C.E.S de Baloumgou

2008

Source : Enquête de terrain, Septembre 2007

Foyer Social et culturel Baloumgou CES de Baloumgou

Ecole primaire et maternelle de Baloumgou centre

École primaire de Gwetcha, site provisoire (2009)

LES ACTIVITES EXERCEES PAR LES MIGRANTS DE RETOUR A BALOUMGOU

Les activités exercées par les migrants de retour sont multiples. D'après nos enquêtes sur le terrain en 2008, Nous avons pu distinguer :

· Les enseignants : parmi les migrants de retour rencontrés, 9,83% sont enseignants. Cinq d'entre eux ont effectivement reçu une formation d'enseignant, quatre ont exercé cette activité ailleurs avant le retour à Baloumgou. Ils exercent leur métier dans les quartiers, dans les écoles publiques et maternelle, et au C.E.S.

· Les techniciens/chauffeurs: 6,55% de personnes sont occupées dans ces domaines. Il s'agit plus précisément de la conduite d'engins lourds : chantier de pont, transport de sable et pierre pour construction des bâtiments. Ces migrants de retour vivent à Fopsac, Toukong, Pokeuheu et exercent ce travail partout où ils sont appelés à le faire. La conduite de mototaxi qui occupe 3,27% de personnes localisées respectivement à Tchitchi et à Toukong, Pokeheu, et Gwetcha. Ils exercent leur métier dans toute la région avec pour centre Fopsac. La maçonnerie, l'électricité et la menuiserie qui occupe 1,63% de personnes qui résident à Pokeheu et Toukong et travaillent partout où besoin se fait ressentir. Parmi eux, 3,27% ont reçu une formation de chauffeur, 1,6% une formation en maçonnerie et 1,6% d'autres personnes n'ont aucune formation. Ils ont exercé ces mêmes activités avant leur retour à Baloumgou, ceux sans formations exceptées. Ces migrants de retour contribuent à faciliter

Les bambous, matière première pour la fabrication d'objets divers

Le sable de rigole, une ressource qui ogment le revenu des villageois

La carrière des pierres de Toukong, activité secondaires des villageois

Par ailleurs ;

- 85,24% de migrants de retour ont pratiqué l'agriculture, notamment le maraîcher, l'agroforesterie, particulièrement la culture d'eucalyptus et le vivrier ;

- 57,37% ont fait l'élevage : porcin, caprin, volaille, bovin ;

- 47,54% ont fait le commerce : beaucoup plus le petit commerce ;

- l'artisanat : sculpture, tissage, collecte du sable, casser les pierres à la carrière) a été l'apanage de 13,11% de migrants de retour ;

- 8,19% de personnes ont oeuvré dans la gestion des groupes constitués et associations ;

- 4,91% de migrants de retour ont influencé le domaine sanitaire ;

- 4,91% d'autres ont oeuvré dans l'enseignement ;

-1,6% ont été actifs dans la politique ;

-1,6% ont été chauffeurs.

Dans l'ensemble, les activités des migrants de retour revêtent de façon implicite certaines caractéristiques que nous allons étudier.

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