WOW !! MUCH LOVE ! SO WORLD PEACE !
Fond bitcoin pour l'amélioration du site: 1memzGeKS7CB3ECNkzSn2qHwxU6NZoJ8o
  Dogecoin (tips/pourboires): DCLoo9Dd4qECqpMLurdgGnaoqbftj16Nvp


Home | Publier un mémoire | Une page au hasard

 > 

à‰tude de la flore vasculaire, de la végétation et des macrophytes aquatiques proliférants dans le delta du fleuve Sénégal et le lac de Guiers (Sénégal)

( Télécharger le fichier original )
par Abou THIAM
Cheikh Anta Diop de Dakar (Sénégal) - Doctorat dà¢â‚¬â„¢Etat ès Sciences Naturelles 2012
  

précédent sommaire suivant

Bitcoin is a swarm of cyber hornets serving the goddess of wisdom, feeding on the fire of truth, exponentially growing ever smarter, faster, and stronger behind a wall of encrypted energy

4.6 Conclusion

Les sédiments du lac de Guiers contiennent d'importantes quantités d'akènes de Typha domingensis avec un pouvoir germinatif élevé. La croissance de la plante est très rapide dans les conditions du delta et le lac de Guiers ce qui la rend envahissant. Elle peut croître de près d'1cm par jour. La multiplication végétative à partir des rhizomes est importante et domine dans les

194

peuplements déjà installés alors que la colonisation des espaces vierges se fait par l'intermédiaire des grandes quantités de fruits produits et disséminés pendant la majeure partie de l'année particulièrement durant la longue saison sèche.

La phytomasse produite est très élevée et atteint plus de 80 t de matières sèches par hectare. Les investigations devraient être poursuivies en vue d'une modélisation des processus de croissance et de multiplication de la plante en fonction notamment des hauteurs d'eau et de la salinité du sol et de l'eau. Les possibilités de valorisation de l'importante phytomasse du macrophyte devront recevoir également plus d'attention.

Une bonne connaissance de la dynamique des peuplements de T. domingensis permettra certainement d'établir des programmes de gestion de la plante dans les réservoirs et les milieux humides et augmenter l'utilisation de la phytomasse tout en réduisant les effets négatifs liés à l'accumulation de la matière organique produite par la plante dans les plans d'eau.

La multiplication végétative est la principale forme de reproduction de Pistia stratiotes dans le lac de Guiers. La vitesse d'accroissement est en relation avec la densité. Les densités de 4 à 8 individus au mètre carré sont favorables à la pullulation de la plante. La phytomasse sèche produite en milieu naturel est en moyenne de 1900 g de matières sèches par m2.

Pistia ne présente pas actuellement de risques de prolifération depuis que les niveaux sont devenus plus stables et les eaux moins turbides. Cependant, d'autres grands ouvrages sont en chantier en amont sur le fleuve Sénégal (barrages hydroélectriques de Félou et de Gouina notamment). La mise en service de ces ouvrages pourrait créer de nouvelles conditions favorables à l'extension de la plante. Il s'agira de préciser dans l'avenir les facteurs propices au développement de l'espèce dans le delta notamment en ce qui concerne la qualité et la hauteur des eaux. La reproduction sexuée de Pistia mériterait également d'être étudiée car celle-ci joue un rôle fondamental dans l'adaptation de la plante aux conditions écologiques changeantes de la zone.

Les mesures biométriques de différents organes de P. schweinfurthii ont permis d'obtenir des données originales sur la morphologie de la plante dans le lac. Les principaux sites d'extension du macrophyte dans le lac ont été localisés sur une carte. Celle-ci qui pourrait aider dans le suivi du développement des herbiers de la plante dans le lac. La phytomasse produite est très faible, environ 290 g de matière sèche par m2. La plante est constituée à plus de 85 % d'eau que l'on trouve beaucoup plus dans les feuilles.

195

Il serait intéressant de suivre le développement des tapis de P. schweinfurthii dans le lac et étudier les effets des peuplements de P. schweinfurthii sur le processus et la vitesse de sédimentation dans le lac de Guiers.

Le développement rapide de Salvinia molesta a montré quelques problèmes que peuvent engendrer l'introduction d'espèces exotiques invasive surtout lorsqu'elles sont douées d'un important potentiel de multiplication. Certes, la lutte biologique avec Cyrtobagous salviniae a permis de contrôler la plante. Cependant, les conséquences de l'introduction de l'insecte n'ont pas été évaluées. L'agent biologique a été utilisé dans l'urgence. Il n'y a pas eu au préalable d'études d'impacts de l'insecte sur l'écosystème du delta. En tout état de cause, il est impératif de suivre les populations de S. molesta dans la zone.

La diminution de la salinité de l'eau et celle des terres dans certains cas ainsi que les hauteurs d'eau élevées toute l'année ont été les principaux facteurs qui ont provoqué l'extension des macrophytes étudiés. La mise en valeur des terres irrigables, la bonne gestion de l'eau, et l'entretien régulier des canaux aideraient sans doute à maintenir les macrophytes de la zone à des niveaux qui ne gênent pas trop les activités humaines et ne posent pas de graves problèmes environnementaux. Cela doit se faire dans un cadre politique bien déterminé et suivi.

196

précédent sommaire suivant






Bitcoin is a swarm of cyber hornets serving the goddess of wisdom, feeding on the fire of truth, exponentially growing ever smarter, faster, and stronger behind a wall of encrypted energy








"Les esprits médiocres condamnent d'ordinaire tout ce qui passe leur portée"   François de la Rochefoucauld