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Contrôle de gestion bancaire dans un établissement de crédit: cas de commercial Bank-centrafrique (CBCA)

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par Ulrich Vianney Elisée KAGUENDO
Université de Dschang - Master 2 Professionnel en Banque-Assurance-Bourse 2013
  

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I.1.4. Environnements externe de la Banque

L'environnement externe est défini comme l'ensemble des données et des variables externe a l'entreprise qui ont une influence sur son fonctionnement et qu'elle doit intégrer dans sa stratégie. Il s'agit notamment de la structure de contrôle et les acteurs du marché.

Mémoire rédigé par KAGUENDO Ulrich Vianney Elisée, Master II professionnel B-A-B. Page 14

I.1.4.1. Cadre réglementaire : les autorités de tutelle

Aucune banque ne peut exercer sur le territoire national sans avoir été agréée par l'Autorité Monétaire.

L'autorité monétaire est exercée concomitamment par le Ministère de l'économie et des Finances d'une part et d'autre part par la Banque des Etats de l'Afrique Centrale (BEAC) et la Commission Bancaire de l'Afrique Centrale (COBAC).

De plus, l'appareillage réglementaire qui s'attache davantage aux respects des normes prudentiels, il y a le droit OHADA16 auxquels les Banques et Etablissements Financiers sont soumis.

I.1.4.1.1. Autorités de tutelle et les organes consultatifs

? Le Ministère de l'Economie et des Finances

Demeure essentiellement administrative. Il donne souvent un avis favorable pour l'agrément d'établissement de crédit avant transmission de dossier de demande à la BEAC. Il adopte les textes qui fixent les conditions de banque (tarifs) applicables aux produits et services facturés par les établissements de crédit.

? Le Conseil National du Crédit,

Placé sous la tutelle du Ministre chargé de la monnaie et du crédit est un organisme consultatif chargé d'émettre des avis sur l'orientation de la politique monétaire et du crédit, de l'épargne, ainsi que sur la réglementation bancaire.

Il reçoit de tous les Etablissements de crédit des renseignements relatifs à leurs activités et notamment à leurs ressources et à leurs emplois.

Il établit tous les ans un rapport relatif à la monnaie, au crédit et au fonctionnement du système bancaire et financier. A cet effet, il propose toutes mesures à :

stimuler la mobilisation de l'épargne nationale par le système bancaire et financier ; optimiser l'allocation des ressources internes pour la réalisation des objectifs économiques ;

renforcer la sécurité et l'efficience du système bancaire et financier et en perfectionner l'organisation des méthodes.

? La Banque des Etats de l'Afrique Centrale (BEAC),

Créée en 1972, est un établissement public multinational africain régi par la convention instituant l'Union Monétaire de l'Afrique Centrale et la Convention de Coopération Monétaire passée entre la France et les Etats membres de cette Union.

La BEAC émet la monnaie de l'Afrique Centrale, le Franc de la Coopération Financière en Afrique Centrale « CFA » (billets et monnaies métalliques) ayant cours légal et pouvoir libératoire dans les six états (Cameroun, Centrafrique, Congo, Gabon, Guinée Equatoriale, Tchad) qui en sont membres et actionnaires et en garantie la stabilité.

? BEAC a pour mission de :

o définir et conduire la politique monétaire applicable dans les pays membres de l'Union

16 Organisation pour l'Harmonisation du Droit des Affaires en Afrique

Mémoire rédigé par KAGUENDO Ulrich Vianney Elisée, Master II professionnel B-A-B. Page 15

o émettre les billets de banque et les monnaies métalliques qui ont cours légal ;

o organiser un système de compensation sur les places où elle est installée ;

o exécuter toute demande de transfert entre les Etats membres et la France

o participer au marché monétaire institué dans la zone d'Emission et veiller à son bon fonctionnement :

détenir et gérer les réserves de change des pays membres ;

promouvoir le bon fonctionnement du système des paiements dans l'Union

réaliser des missions subsidiaires et des projets confiés par les chefs d'Etat de la sous région tel que :

- la lutte contre le blanchiment des capitaux avec la création en 2005 de l'Agence Nationale d'Investigation Financière (ANIF) ;

- l'élaboration de la centrale des risques devant faciliter le suivi des engagements portés par la clientèle de l'ensemble des Établissements de crédit ;

- la réforme du système des paiements et de règlement en vue de le moderniser et de le rendre plus fiable : SYGMA17 ; SYSTAC18 ...

? La Commission Bancaire de l'Afrique Centrale (COBAC)

Les Chefs des Etats membres de l'UMAC, soucieux de sortir leurs systèmes bancaires de

la grave crise des années 80, ont mis en place en Janvier 1993 la COBAC, un organe de contrôle des établissements de crédit rigoureux et efficace chargé de veiller au respect des dispositions législatives et réglementaires édictées notamment par les autorités nationales, la BEAC ou comité de Bale et qui leur sont applicables.

La COBAC a des pouvoirs et des compétences divers en matière de réglementation et d'organisation de l'activité bancaire. De ce fait, elle dispose :

un pouvoir administratif : les autorités monétaires nationales ne peuvent délivrer d'agrément aux établissements de crédit et à leurs dirigeants qu'après avis conforme de la COBAC ;

un pouvoir réglementaire : elle a toutes les compétences pour définir le plan et les procédures comptables applicables aux établissements de crédit, et les normes prudentielles de gestion (ratios de solvabilité, de liquidité, de division de risques, de transformation, etc.) ;

un pouvoir de contrôle : la COBAC organise et exerce la surveillance, sur place et sur pièces, des établissements de crédit. Elle est habilitée à diligenter toutes les vérifications et de n'en informer les Autorités monétaires nationales que du résultat

Un pouvoir de sanction : la COBAC est un organisme juridictionnel et peut prononcer des sanctions disciplinaires (avertissements, blâme, interdiction d'effectuer certaines opérations, suspension ou révocation des Commissaires aux comptes, suspension ou démission d'office des dirigeants, retrait de l'agrément de l'établissement) ;

Le dispositif prudentiel de la COBAC a été élaboré en s'inspirant étroitement des principes édictés par le Comité de Bâle sur le Contrôle bancaire et en s'appuyant sur les spécificités des économies de la zone. Les normes prudentielles sont conçues pour assurer une

17 Système des Gros Montants (SYGMA)

18 Système de Télé Compensation des chèques et valeurs (SYSTAC)

Mémoire rédigé par KAGUENDO Ulrich Vianney Elisée, Master II professionnel B-A-B. Page 16

saine gestion des établissements de crédit, en particulier, en assurant la protection des dépôts de la clientèle.

Des normes de solvabilité et de liquidité ont été établies :

? cinq normes de solvabilité :

1) le ratio de couverture des risques qui fait obligation aux établissements de crédit de justifier en permanence que leurs fonds propres nets couvrent au minimum 5% de leurs concours.

2) le ratio de division des risques qui interdit aux établissements de crédit de s'engager en faveur d'un seul client pour un montant excédant 75% de leurs fonds propres nets et en faveur de leurs gros clients, 15% des fonds propres nets.

3) le ratio de couverture des immobilisations qui oblige les établissements de crédit à financer leurs immobilisations à 100% par leurs ressources permanentes.

4) une prise de participation au capital d'une entreprise par un établissement de crédit est limitée à 15% des fonds propres net, l'ensemble des participations ne pouvant dépasser les concours 75%.

5) les concours aux actionnaires, associés, administrateurs, dirigeants et personnel octroyés par un établissement de crédit sont limités à 15% des fonds propres nets.

? deux normes de liquidité :

1) le ratio de liquidité qui oblige les établissements de crédit à justifier en permanence des ressources immédiatement disponibles et susceptibles de couvrir au minimum l'intégralité de leurs dettes à échoir dans un mois au plus.

2) le ratio de transformation à long terme dont le seuil minimum est de 50% entre les emplois et les engagements à plus de 5 ans d'échéance d'un établissement de crédit et ses ressources de même terme.

le Comité Régional de Normalisation Financière (CORENOFI) :

Il a pour rôle d'assurer un niveau de sécurité élevé des échanges, d'harmoniser les conditions d'émission, de circulation et de traitement des instruments de paiement utilisés en zone CEMAC. Il s'agit d'un cadre consultatif et technique destiné à normaliser et faciliter les transactions et les échanges entre les établissements de crédit.

L'Association Professionnelle des Etablissements de Crédit Centrafricaine (APECCA) :

C'est un organisme consultatif placé sous la tutelle du ministre des finances dont tout établissement de crédit a l'obligation d'y adhérer, y compris les organismes publics à caractère bancaire.

L'APECCA est chargée de faire appliquer par ses membres les recommandations du CNC et la réglementation bancaire, de servir d'intermédiaire avec les autorités de tutelle, de protéger les intérêts de la profession.

Ainsi, nous allons voir le cadre institutionnel du système bancaire de la sous région (CEMAC) applicable et respecté par les établissements de crédit Centrafricain.

Mémoire rédigé par KAGUENDO Ulrich Vianney Elisée, Master II professionnel B-A-B. Page 17

Cette organisation du système bancaire Centrafricain repose, schématiquement, sur les organes de coordination et de contrôle suivants :

Figure 1 : Cadre Institutionnel du système bancaire Centrafricain.

CNC

BEAC

 
 

CORENOFI

COBAC

 
 
 

APECCA

ETABLISSEMENTS DE CRéDIT ET éTABLISSEMENT FINANCIERS

BC

BI

BD

SF

IFS

EMF

Source : Cours de contrôle de gestion bancaire/ CEMAC

I.1.4.2. Marché et ses acteurs

L'entreprise fait généralement face à trois acteurs qui sont : la clientèle, la concurrence et les partenaires.

I.1.4.2.1. Clientèle

Elle est l'essentiel de tout milieu économique. Au sein du marché bancaire, leur importance est croissante, mais plus ou moins remise en cause par la faiblesse de pouvoir d'achat de la plupart des personnes. La conséquence est la prédominance des crédits à court terme sur les crédits à moyen et long terme. Ainsi, nous distinguons :

? Les particuliers

Ils représentent la population humaine que peut couvrir la CBCA. Sur le plan économique, ces derniers sont repartis en segment de trois qui sont :

V' Les fonctionnaires de l'Etat centrafricaine : qui, beaucoup sont rentrées dans la CBCA par la voie de la bancarisation de leurs salaires vers les années 2007.

V' Les personnels des secteurs privé : ce sont ceux qui travail dans les entreprises

privées du pays et que la société effectue le virement de leur salaire a la CBCA. V' Les épargnants du pays : ce sont des agents économiques comme les petits

commerçants, etc.

Mémoire rédigé par KAGUENDO Ulrich Vianney Elisée, Master II professionnel B-A-B. Page 18

? Les entreprises

Celles-ci sont incontournables du fait de leur nombre et de leur revenu élevé. Ce sont elles qui font la force de la CBCA en particulier. Car, elles reçoivent des crédits non négligeables moyennant des intérêts débiteurs élevés.

I.1.4.2.2. La concurrence

La concurrence sur le marché des établissements de crédits (banque et micro finance) est rude avec la prolifération continuelle de ces structure dans notre pays. Du fait de l'abondance de l'offre par rapport à la demande, il ne suffit plus de resté croisé les bras. D'où l'adoption par la CBCA d'une action commerciale qui veut surtout une stratégie dimensionnelle. La CBCA, se démarque de ses concurrents par des stratégies de différentiation en mettant par exemple à la disposition de sa clientèle des produits de qualités et à des prix accessibles à tous.

Elle fait face à deux formes de concurrents :

y' La concurrence directe : elle est constituée de la BPMC, de l'ECOBANK CENTRAFRIQUE, et de la BISIC.

y' La concurrence indirecte : elles sont formées des établissements de micro finance. Nous avons le CMCA, SOFIA-CREDIT et les agences de transfert d'argent comme EXPRESS-UNION ...

Ainsi, parmi tous les concurrents de se secteur dans le pays, c'est la CBCA qui détient le monopole des comptes de tous les entreprises de la place.

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"Enrichissons-nous de nos différences mutuelles "   Paul Valery