WOW !! MUCH LOVE ! SO WORLD PEACE !
Fond bitcoin pour l'amélioration du site: 1memzGeKS7CB3ECNkzSn2qHwxU6NZoJ8o
  Dogecoin (tips/pourboires): DCLoo9Dd4qECqpMLurdgGnaoqbftj16Nvp


Home | Publier un mémoire | Une page au hasard

La détermination et l'interdépendance dans la relation mécanismes de gouvernance performance dans un contexte à risque

( Télécharger le fichier original )
par Saloua Tiba
institut supérieur de gestion de sousse - mastère finance 2006
Dans la categorie: Economie et Finance
  

précédent sommaire suivant

VI. conclusion

Notre travail a consisté à une analyse simultanée des inter relations entre les différents mécanismes de gouvernance: la propriété managériale, la propriété des majoritaires, la propriété des institutions, la dette, le dividende et la taille du conseil d'administration, le risque comme maillon fort en gestion et la performance. Une fois, la gouvernance définie, on a présenté les différentes mesures de la valeur de la firme et les limites de chaque mesure. On a par la suite présenté la littérature qui traite des mécanismes de contrôle et de leurs effets sur la performance. On a enfin introduit le risque pour étudier son effet potentiel.

Notre échantillon est constitué de 72 firmes américaines cotées sur 5 années soit 362 observations. Les régressions par MCO de chaque mécanisme en fonction de ses déterminants ont conclu la présence d'une forte interférence entre les différentes variables. La constatation de ces interdépendances nous a mené à développer notre étude empirique sur un système à équations simultanées qui prend en considération maintes mécanismes de gouvernance et les relations potentielles existantes. Les résultats ont montré effectivement un impact significatif des variables propriété managériale, celle des institutions, la dette, le dividende et le risque sur la valeur mesurée par le Q de Tobin. De plus les firmes à Q élevées préfèrent des proportions de majoritaires et d'institutions élevées.

Par ailleurs, nous avons comparé la régression de Q de Tobin en fonction de chaque mécanisme à part, la régression de Q en fonction des sept mécanismes de gouvernance par MCO et enfin l'estimation de cette dernière équation par la méthode de 3SLS. Dans la première situation, seules la propriété des managers et celle des majoritaires sont significatives. Dans le deuxième cas, s'ajoute à ces deux variables le risque. Enfin, en considérant l'endogeneité, à coté de la propriété des internes, les variables propriété des institutions, la dette, le dividende et le risque paraissent avoir un effet significatif sur la valeur.

Analysant les résultats pour chaque variable à part. Dans l'équation de la propriété des internes, aucune variable endogène ne semble être déterminante. Chen et Steiner (1999), en ne considérant que les variables propriété des internes, risque, dette et dividende, ressortent avec une significativité de toutes les variables. Jensen, Solberg et Zorn (1992), en considérant ces mêmes variables mais avec le risque comme variable exogène, retrouvent une non significativité de toutes les variables. Agrawal et Knoeber (1996), avec cinq autres mécanismes de gouvernance (la propriété des internes, celle des institutions, celle des majoritaires, le nombre d'administrateurs externes, le marché de travail et le levier), ressortent avec la non significativité de toutes les variables dans la détermination de la propriété des managers.

Pour la détermination de la propriété des institutions, ces derniers concluent avec une significativité de la propriété des majoritaires seulement. En considérant un contexte à risque, nos résultats suggèrent une plus grande significativité avec les variables propriété des majoritaires, dette, dividende, risque et performance.

L'estimation de la propriété des majoritaires démontre la propriété des institutions, la dette, le dividende, le risque et la performance comme variables significativement déterminantes. Schmid (2003) avec un système d'équations de six mécanismes (propriété des internes, celle des majoritaires, la taille du conseil, le levier, le nombre d'administrateurs externes et la performance) ne trouve aucune variable significativement déterminante de la propriété des majoritaires.

Bathala, Moon et Rao (1994), en considérant une simultanéité entre la dette et la propriété managériale, trouvent une faible significativité de la propriété des managers dans la détermination du niveau d'endettement. Jensen et al. (1992), ont considéré en plus le niveau de dividende comme variable endogène et ont conclu avec une non significativité de la propriété des internes mais avec le dividende comme variable déterminante à un faible seuil. Chen et Steiner (1999) considèrent en plus de ces derniers le risque. Ils démontrent que le dividende et le risque affectent significativement l'endettement, par la suite vient la propriété des internes avec un seuil plus faible. Nos résultats pour l'équation de la dette font ressortir une détermination significative des variables propriété des institutions, celle des majoritaires, dividende et risque.

Chen et Steiner (1999), concluent avec une significativité de la dette, de la propriété des internes et du risque dans la détermination du niveau du dividende. Jensen et al. (1992) en ignorant le risque, ressortent avec une faible significativité de la propriété des majoritaires. Notre travail avec une vision plus exhaustive démontre que les variables propriété des institutions, la dette et le risque sont déterminantes du niveau du dividende distribué mais pas la propriété des internes.

Pour déterminer le niveau du risque pris, il s'avère que seules les variables dette et dividende doivent être considérées. Les résultats de Chen et Steiner (1999) démontrent une significativité des variables propriété des internes et dividende sur le risque.

Selon le travail de Schmid (2003), aucune variable ne semble significativement affecter la taille du conseil. Nos résultats, par contre font ressortir un impact significatif des variables : propriété institutionnelle, dividende et risque.

Voyons l'effet de ces mécanismes sur la détermination de la valeur. Alors que Agrawel et Knoeber (1996) démontrent un seul effet moyennement significatif du nombre d'administrateurs externes sur le Q de Tobin, le travail de Schmid (2003) ne postule que la variable propriété des internes comme variable significative. Le présent travail, prenant en considération en plus des variables couramment utilisées le dividende et le risque, met en évidence les variables propriété des internes, celle des institutions, dette et risque comme variables déterminantes de la performance.

A l'évidence tous les mécanismes précédemment étudiés ont un impact significatif sur la valeur, mais, les grandes mutations économiques internationales du XXIème siècle ont fait que la réussite de l'entreprise dépendra de la mobilisation du potentiel humain en premier lieu. Et celle-ci sera d'autant plus forte que l'entreprise répondra aux attentes de développement personnel des individus. En effet, la recherche d'optimisation des compétences dans les activités de management va conduire les entreprises non seulement à maximiser le recours à des capacités externes mais également à se concentrer sur leur savoir-faire spécifique. Cette optimisation des compétences externes et internes impliquera une éthique relationnelle faite de confiance et de fiabilité entre les partenaires qui sera vitale pour les engagements communs sur des projets à moyen ou long terme.

précédent sommaire suivant