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III. Exemples rencontrés dans le cadre d'une étude sur les pratiques d'information des étudiants grenoblois1. Cas d'une étudiante en lettres à l'Université Stendhal de Grenoble14(*)Dans le cadre de cette enquête, des questions relatives à différents thèmes étaient posées. Ainsi, le premier thème abordé portait sur les usages des technologies par l'interrogé, et notamment sur sa maîtrise des logiciels et des outils numériques. 1.1 Report des réponsesLes réponses apportées par l'un des sujets questionnés, une étudiante en lettres à l'Université Stendhal de Grenoble sont révélatrices de son appartenance à l'un des profils dessinés auparavant. En effet, cette étudiante déclare ne maîtriser aucun des logiciels proposés et recense un nombre important d'activités sans recours aux usages informatiques contrairement à la majorité des autres interrogés. Pourtant, celle-ci dispose d'un ordinateur personnel à domicile et d'une connexion Internet. De plus, l'interrogée affirme également n'avoir recours aux technologies qu'uniquement à titre exceptionnel, pour la recherche de textes rares issus d'ouvrages « introuvables » dans les bibliothèques. En outre, à la question « estimez vous vos connaissances des outils informatiques et des sources d'informations différentes ou similaires de celles de vos camarades ? », le sujet a répondu « différentes » et a jugé les méthodes et connaissances de ses camarades « meilleures » que les siennes. Lorsque la question des attentes de l'interrogée en matière d'information a été posée, l'interrogée a uniquement souhaité une initiation aux outils informatiques « encadrée par les enseignants ». 1.2 Profil correspondantAu vu des réponses rapportées, il semble que l'interrogée appartienne au profil des craintifs. En effet, tous les éléments de réponses recensés se recoupent avec cette catégorie d'usagers Ainsi, le sujet affirme n'avoir recours aux outils informatiques qu'à domicile, ne se sentant pas « à l'aise » dans d'autres lieux, et ne pas faire preuve d' « initiative » personnelle pour ces techniques. Ces propos révèlent ici un comportement spécifique aux craintifs. Toutefois, la parole de l'étudiante laisse entrevoir une prédisposition à un glissement vers la catégorie des insécures, voire vers celle des réfractaires. L'étudiante atteste d'un découragement rapide face à l'usage des technologies et dispose d'outils informatiques à domicile. Un cadre propice et un accompagnement lui sont nécessaires quant à l'usage des technologies. De plus, si l'étudiante est disposée à recevoir une initiation aux nouvelles technologies, elle précise également ne pas vouloir « passer sa vie » devant un ordinateur, préférer le papier et les pratiques traditionnelles et déclare ne ressentir « aucun intérêt » et « nul besoin » pour les outils informatiques. Les discours du sujet pourraient ici être ceux d'un réfractaire aux nouvelles technologies. Cette dernière tendance de l'interrogée peut s'expliquer par un rejet progressif des nouvelles technologies ressenti par celle-ci, rejet notamment dû au manque de formation aux outils informatiques dont elle fait l'objet et qui pourrait, dans le temps et en l'absence d'initiation, se muter en une véritable technophobie. Il semble, enfin, qu'un apprentissage à l'usage de ces outils pourrait permettre à cette étudiante de basculer aisément dans la catégorie des insécures. * 14 Annexe 6 |