Conclusion
La relation conflictuelle entre l'homme et la technique
perdure véritablement encore aujourd'hui en France. Si les plus jeunes
représentent plus de technophiles que de réfractaires et laissent
présager une insertion croissante dans les foyers français.
Ce travail d'études devait répondre aux
hypothèses de l'effectivité d'une tendance technophobe chez les
publics étudiants.
Le report et l'analyse des réponses des
étudiants rencontrés dans le cadre de l'enquête
menée pour Grenoble-Universités, attestent de l'absence d'une
technophobie, telle qu'elle se définit par opposition à la
technophilie, dans les milieux étudiants. Cependant ces deux cas
révèlent un rejet relatif et justifié de la technique
pouvant naître d'une succession d'échecs dans un processus
d'initiation des technologies.
De plus, à l'issue de cette réflexion, il est
constaté l'influence d'une configuration sociale propice à
l'insertion des TIC chez les étudiants comme chez tout individu. Aussi,
une reconnaissance sociale par une formation aux TIC s'avère être
une condition à une rémission de la technophobie dans les milieux
étudiants. De ce constat, découle un paradoxe de notre
Société de l'Information, à savoir émettre
l'idée d'une société où chacun puisse jouir de
l'accès aux TIC et, parallèlement, ignorer la conjoncture
sociale, économique et culturelle dans laquelle ces technologies doivent
s'insérer.
Cette analyse s'est essentiellement appuyée sur deux
études effectuées en 2003. Il est fort probable que les chiffres
exploités aient fait l'objet d'une variation et voire même d'une
caducité au cours des trois années écoulées.
En outre, l'actualité du secteur technologique avec le
lancement du site Minatec dans la ville de Grenoble, spécialisé
en nanotechnologies, a réamorcé la ferveur du mouvement
technophobe. Déjà un vocabulaire anti-nanotechnologies
apparaît avec des termes forts tels que
« nanonécrologies » par exemple. Ce lexique se
répandra certainement jusqu'à l'adoption effective de ces
innovations dans les pratiques courantes.
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