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2.2. Les principaux acteurs sur le secteur9(*)Comme évoqué précédemment, la révolution industrielle et la libéralisation économique qui l'a suivi, a permis le développement des premiers groupes multimédias. Aujourd'hui, les principaux groupes du secteur n'incarnent plus des organes de presse uniquement éditeurs de journaux. On parle désormais de groupes multimédias lorsqu'il s'agit d'évoquer les leaders du secteur de presse. Ces groupes combinent à la fois les activités d'éditeurs de livres, télévisuelles, radio, publicitaires, voire même des activités hors médias telles que l'automobile, le textile, les transports publics, l'aéronautique, etc. Le leader du secteur, Hachette Fillipacchi Médias, dont le propriétaire est le Groupe Lagardère présent autant dans le livre, l'audiovisuel, la radio, la publicité ou la distribution de services culturels, édite, à lui seul, 47 magazines parmi lesquels le News magazine Paris Match. Cette entité a généré, en 2003, 10% du chiffre d'affaires total de la presse écrite française. Il est également le numéro un mondial en presse magazine dans le monde en étant présent dans 39 pays, et gère la publicité internationale de plus de 200 magazines. La Socpresse suit avec un chiffre d'affaires d'1,5 milliard d'euros réalisé en 2003. Après être passé aux mains de nombreux acquéreurs, notamment Vivendi Universal, aujourd'hui, un de ses actionnaires spécialisé dans l'armement et l'aéronautique civile, Dassault, a pris la tête du groupe en passant de la possession de 30% à 87% du capital en 2004. Les 13% restant constituent la propriété de la cadette des héritiers de Robert Hersant, fondateur du groupe dans les années 70. La Socpresse renferme, elle-même, de nombreux groupes éditeurs de 80 titres de presse au total parmi lesquels, entre autres, ceux de l'Express-Expansion-L'Etudiant et de Figaro Holding. En ce qui concerne le groupe Le Nouvel Observateur, celui-ci, reste bien moins touché par l'influence financière du secteur que les deux groupes précédents, sans doute grâce à sa prospérité. Avec un chiffre d'affaires de 150 millions d'euros en 2003, il appartient au groupe de presse quotidienne Le Monde à hauteur de 6%. Il édite le magazine éponyme ainsi que les magazines spécialisés Challenges et Science et Avenir. Enfin, Le groupe Le Point dépend du groupe Pinault-Printemps-La Redoute présent dans les secteurs du textile et du luxe principalement, et réalise 62 millions d'euros annuellement. Il publie le journal du même nom, créé à l'origine par des journalistes désireux de parer l'entrée d'industriels sur le marché, mais aussi Le Magazine Littéraire ou encore Historia. On peut, d'ores et déjà, réaliser l'ampleur des avatars du créneau de news magazines et l'importance qu'a pris la gestion financière dans ceux-ci. De plus, on remarque que ce segment s'avère être le plus lucratif, aussi bien en terme de publicité que de ventes, et que la majorité des titres de presse de tout genre, dont les principaux magazines d'information générale ,appartiennent désormais à quelques industriels ou financiers ; en découle un phénomène concentrationnaire. * 9 Annexe 5 p.46 |