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République Algérienne Démocratique et
Populaire Ministère de l'Enseignement Supérieur et de la
Recherche Scientifique Université Ibn Khaldoun -
Tiaret Faculté des Sciences et des Sciences de
l'Ingénieur Département de Génie
Mécanique Laboratoire de Recherche des Technologies Industrielles
MÉMOIRE
pour obtenir le Diplôme de
Magister
Spécialité : Génie Mécanique Option :
Conversion d'Énergie
Thème
Simulation des cycles de machines frigorifiques à
absorption
Présenté par : Monsieur KHERRIS Sahraoui
Soutenu le : ... / / 2007
Devant le jury : MM.
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HADDOUCHE Kamel
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M. de Conférences
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Université de Tiaret
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Président
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MAKHLOUF Mohamed
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M. de Conférences
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Université de Sidi Belabbès
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Examinateur
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SETTOU Noureddine
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M. de Conférences
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Université de Ouargla
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Examinateur
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SAD CHEMLOUL Noureddine
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Chargé de Cours
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Université de Tiaret
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Examinateur
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ASNOUN Ahmed
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M. de Conférences
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Université de Tiaret
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Rapporteur
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Remerciements
A la fin de ce modeste travail j'ai réalisé que
j'ai pu l'accomplir grâce à la contribution d'un grand nombre de
personnes, et que quoi que je dise, je ne pourrai jamais tous autant les
remercier.
Mais avant ça je remercie DIEU le tout puissant de m'avoir
accordé son infinie bonté, le courage, la force et la patience
pour réaliser cet humble travail.
Après cela, Je tiens à remercier
profondément mon directeur de mémoire Monsieur ASNOUN Ahmed pour
la confiance qu'il m'a témoignée tout au long de ce travail, pour
son soutien et ses conseils ; grâce à qui mes efforts ont pu
aboutir et avec qui j 'ai beaucoup appris.
Aussi je tiens beaucoup et avec un plaisir particulier à
remercier Monsieur HADDOUCHE Kamel pour ses conseil avisés ainsi que
pour son aide.
Un remerciement chaleureux est adressé à
Monsieur SETTOU Noureddine, Maître de Conférence, chef du
Département de Mécanique et Electronique à
l'Université de Ouargla, pour l'intérêt qu'il a bien voulu
porter à ce travail en acceptant de l'examiner et d'être membre du
jury de ce mémoire.
Mes vifs remerciements s'adressent également à
Monsieur MAKHLOUF Ahmed Maître de Conférence à
l'Université de Sidi Belabbès, Monsieur CHEMLOUL S. Noureddine
Docteur chargé de cours à l'Université de Tiaret, pour
avoir accepté de faire partie du jury et pour leur intérêt
à mon travail.
Je remercie aussi Monsieur KHIR Tahar Docteur à
l'Université de JADDAH (Arabie Saoudite) pour ses encouragements, son
aide et ses conseils.
Encore, je tiens à remercier le Professeur MICHEL Feidt
directeur du Laboratoire d'Energétique et de Mécanique
Théorique et Appliquée (France), pour m'avoir aidé
à structurer le chapitre de la propriété thermodynamiques
de la solution NH3-H2O, et Monsieur BENAOUDIA Mohamed Docteur à
l'Université Technique de Construction BUCAREST pour ses conseils et son
aide.
Sans oublier toute personne ayant participé de prés
ou de loin à la réalisation de ce mémoire.
Dédicaces
Á mes très chères parents,
Á mes frères,
Á mes amis,
Et en particulier à une personne qui m'est très
chère et qui a toujours su m'aider.
Table Des Matières
REMERCIEMENTS 2
Dédicaces 3
Table des matières 4
Nomenclature 8
???? 11
Résume 12
Abstract 13
Introduction générale 14
Chapitre I : Étude et recherche bibliographique
sur les installations frigorifiques à absorption.
Introduction 16
I.1. Bref rappel historique 16
I.1.1. L'essor de la machine à absorption 16
I.1.2. Stade Actuel des machines à absorption dans le
monde 20
I.2. Représentation schématique et
principe de fonctionnement 24
I.2.1. Principe de fonctionnement 25
I.2.2. Machine à absorption avec NH3-H2O 26
I.2.2.1. Description 26
I.4.2.2. Fonctionnement : 26
I.2.3. Machine à absorption avec H2O-LiBr 29
I.2.3.1. Description 29
I.2.3.2. Fonctionnement 29
I.2.4. Avantages et inconvénients 31
I.2.4.1. Avantages 31
I.2.4.2. Inconvénients 31
I.3. Diagrammes thermodynamiques utilisés
32
I.3.1. Diagramme de Merkel 32
I.3.2. Diagramme d'Oldham 32
I.4. Mélanges pour une machine à
absorption 35
I.4.1. Caractéristiques d'un couple binaire 35
I.4.2. Propriétés de l'agent d'absorption 36
Conclusion 36
Chapitre II :Étude thermodynamique des
propriétés de la solution binaire NH3-H2O
Introduction 37
II.1. Paramètres fondamentaux des substances
pures 38
II.2. Notion de potentiel chimique 38
II.2.1. Condition d'équilibre 39
II.3. L'équation d'état fondamentale
choisie pour NH3-H2O 40
II.3.1. L'enthalpie libre 40
II.3.1.1. Phase liquide 41
II.3.1.2. La phase vapeur 42
II.3.2. Propriétés thermodynamiques 43
II.3.2.1. Pour la phase liquide 43
II.3.2.2. Pour la phase vapeur 43
II.4. Mélange ammoniac-eau 44
II.4.1. Mélange liquide 44
II.4.2. L'enthalpie, l'entropie et le volume massique de la
solution liquide 46
II.4.3. Mélange vapeur 47
II.4.2. L'enthalpie, l'entropie et le volume massique du
mélange vapeur 47
II.5. Conditions de saturation 48
II.5.1. Point de bulle 48
II.5.1. Point de rosée 48
II.6. Propriétés de transport de la
solution NH3-H2O 50
II.6.1. Densité de la solution liquide 50
II.6.2. La viscosité dynamique de la solution liquide
51
II.6.3. La viscosité dynamique de la solution gazeuse
52
II.6.4. La conductivité thermique de la solution gazeuse
53
II.6.5. La conductivité thermique de la solution liquide
53
II.6.6. La chaleur spécifique isobare pour la solution
gazeuse 54
II.6.7. La chaleur spécifique isobare pour la solution
liquide 55
Conclusion 56
Chapitre III : Étude thermodynamique et thermique
des différents organes d'une installation frigorifique à
absorption.
Introduction 57
II.1. Optimisation et amélioration du cycle
58
III.1.1. Amélioration du cycle 58
III.1.1.1. Colonne de rectification 58
III.1.1.2. Échangeur solution riche-solution pauvre
(économiseur) 59
III.1.1.3. Échangeur vapeur froide-condensat
(échangeur Liq-Vap) 59
III.2. Calcul thermique de l'installation 60
III.2.1. Machine frigorifique à absorption à simple
étage 60
III.2.1.1. Limites de fonctionnement de l'installation 60
III.2.1.1.1. Températures limites 60
III.2.1.1.2. Le taux de dégazage limite 60
III.2.1.2. Modèle de calcul du cycle thermodynamique 61
III.2.1.3. Stabilisation des niveaux de température, de
pression et de concentration pour le fonctionnement
du cycle 61
III.2.1.4. Le calcul thermique 65
III.2.1.4.1. Le calcul des flux échangés 66
III.2.1.4.2. Le coefficient de performance de l'installation
67
III.2.2. Machine frigorifique à absorption à deux
étages : 68
III.2.2.1. Description du cycle 68
III.3. Étude et calcul du matériel
69
III.3.1. Calcul des échangeurs 69
III.3.2. Les méthodes de dimensionnement des
échangeurs 70
III.3.2.1. Méthode de NUT (nombre d'unité de
transfert) 70
III.3.2.2. Méthode de différence logarithmique
moyenne DTLM 74
III.4. Dimensionnement des principaux appareils
78
III.4.1. Dimensionnement du condenseur 78
III.4.1.1. Méthodologie de calcul du condenseur 78
III.4.1.2. Calcul de la DTLM 79
III.4.1.3. Température moyenne 79
III.4.1.4. Choix de l'appareil et calcul du coefficient de
transfert sale Us 79
III.4.1.5. Calcul du coefficient de transfert propre Up 80
III.4.1.6. Calcul de la résistance d'encrassement Rs 82
III.4.1.7. Calcul des pertes de charges 82
III.4.2. Dimensionnement de l'évaporateur 83
III.4.2.1. Méthodologie de calcul de l'évaporateur
84
III.4.2.2. Calcul de la DTLM 84
III.4.2.3. Température moyenne 84
III.4.2.4. Choix de l'appareil et calcul du coefficient de
transfert sale Us 84
III.4.2.5. Calcul du coefficient de transfert propre Up 84
III.4.2.6. Calcul de la résistance d'encrassement Rs 86
III.4.2.7. Calcul des pertes de charges 86
III.4.3. Dimensionnement du bouilleur 87
III.4.3.1. Méthodologie de calcul du bouilleur 87
III.4.3.2. Calcul du coefficient de transfert global U 88
III.4.3.2.1. Calcul de h0 côté eau 88
III.4.3.2.2. Calcul de hi côté solution binaire
89
III.4.3.2.3. Calcul du terme 89
III.4.3.3. Calcul de l'écart moyenne de température
89
III.4.3.4. Calcul de la surface d'échange
extérieure 90
III.4.3.5. Calcul du nombre de tubes Nt 90
III.4.3.6. Choix de l'appareil et calcul du coefficient de
transfert sale Us 90
III.4.3.7. Calcul des pertes de charges 91
III.4.4. Dimensionnement de l'absorbeur 91
III.4.4.1. Méthodologie de calcul de l'absorbeur 92
III.4.4.2. Calcul du débit d'eau de refroidissement 92
III.4.4.3. Calcul de l'écart moyenne de température
92
III.4.4.4. Choix de l'appareil et calcul du coefficient de
transfert sale Us 92
III.4.4.5. Calcul du coefficient de transfert propre Up 92
III.4.4.6. Calcul du coefficient global de transfert de chaleur U
94
III.4.4.7. Calcul de la surface d'échange 94
III.4.4.8. Calcul de la longueur d'un tube 94
III.4.4.9. Calcul des pertes de charges 94
III.4.5. Dimensionnement du sous-refroidisseur 94
III.4.5.1. Méthodologie de calcul du sous-refroidisseur
95
III.4.5.2. Calcul de la DTLM 95
III.4.5.3. Calcul du coefficient global de transfert de chaleur U
95
III.4.5.4. Calcul de surface d'échange 97
III.4.5.5. La longueur total des tubes 97
III.4.5.6. Le nombre total des tubes 97
III.4.5.7. Surface d'échange par épingle 97
III.4.5.8. Calcul des pertes de charges 97
III.4.6. Dimensionnement de l'économiseur 98
III.4.6.1. Méthodologie de calcul de l'économiseur
98
III.4.6.2. Calcul de la DTLM 99
III.4.6.3. Calcul du coefficient global de transfert de chaleur U
99
III.4.6.4.Calcul des pertes de charges 99
Conclusion 99
Chapitre IV : Programme de simulation des cycles de
machines frigorifiques à absorption.
Introduction 100
IV.1. La simulation des cycles à absorption
100
IV. 1.1. La simulation du cycle à simple étage
100
IV. 1.1.1. L'équilibre massique 100
IV. 1.1.2. L'équilibre énergétique 100
IV.1.2. La simulation du cycle à deux étages
101
IV.1.2.1. L'équilibre massique 101
IV. 1.2.2. L'équilibre énergétique 101
IV.2. La simulation du fonctionnement du système
par le programme "SARM" : 103
IV.3. La méthode de simulation 106
IV.3. 1. Automatisation des diagrammes 106
IV.3. 1.1. Calculs et organigrammes 107
IV.3. 1.1.1. Corrélations thermodynamiques de l'agent
d'absorption (eau) 107
IV.3. 1.1.2. Corrélations thermodynamiques du fluide
frigorigène (ammoniac) 107
IV.3. 1.1.3. Corrélations thermodynamiques du
mélange NH3-H2O 108
IV.3. 1.2. Automatisation du diagramme d'Oldham 110
IV.3.1.2.1 Organigramme de calcul 110
IV.3. 1.3. Automatisation du diagramme de Merkel 111
IV.3.1.3. Organigrammes de calcul 111
IV.3.2. Machine frigorifique à absorption à simple
étage 116
IV.3.3. Machine frigorifique à absorption à deux
étages 117
IV.4. La simulation du fonctionnement du système
par le programme "ABSIM" 118
IV.4. 1. La structure du programme 118
Conclusion 121
Chapitre V : Analyse des résultats et validation
du programme.
Introduction 122
V.1. Calculs et représentations des
paramètres 122
V. 1.1. Le tracé des deux diagrammes thermodynamique
122
V.1.1.1. Diagramme de Merkel ( h, î ) 122
V.1.1.2. Diagramme d'Oldham ( Log P, T ) et ( Log P, -1/T )
124
V.1.2. L'établissement des tables et des diagrammes
thermodynamiques 126
V.1.2.1. Tables de l'ammoniac et de l'eau saturés 126
V.1.2.2. Table de la solution NH3-H2O 127
V.1.2.3. Diagrammes de Molier (Log P, h) pour l'ammoniac et de
l'eau 127
V.1 .3. Calcul des paramètres thermodynamiques et de
transport pour l'ammoniac et de l'eau saturés 128
V. 1.4. Exemple de calcul d'un cycle à simple
étage 129
V.1.4.1.Tracé du cycle sur le diagramme d'Oldham 130
V. 1.5. Exemple de calcul d'un cycle à deux étages
131
V. 1.5.1. Tracé du cycle sur le diagramme de Merkel
132
V. 1.6. Dimensionnement d'un organe de cycle 133
V.2. Influence de certains paramètres sur la
performance des cycles 135
V.2.1. Procédé de calcul 135
V.2.2. Machine à absorption à simple étage
135
V.2.3. Machine à absorption à deux étages
139
V.3. Validation des résultats
143 V.3.1. Validation des résultats de la chaleurs latente
de vaporisation Lv , de la variation d'entropie et celle
du volume 143
V.3.1.1. Pour l'ammoniac 143
V.3.1.2. Pour l'eau 145
V.3.2. Validation du coefficient de performance d'une machine
à absorption à simple étage 147
V.3.3. Validation du coefficient de performance d'une machine
à absorption à deux étages 148
Conclusion 150
Conclusion générale et perspectives
151
Bibliographie 153
Liste des figures 158
Liste des tableaux 160
Liste des organigrammes 161
Annexes 162
Nomenclature
H : Enthalpie molaire (KJ/kmole)
h : Enthalpie massique (KJ/kg)
V : Volume molaire
: Vitesse
(m3/kmole) (m/s)
v : Volume massique (m3/Kg)
S : Entropie molaire (KJ/kmole.K)
s : Entropie massique (KJ/kg.K)
T : Température (°C, K)
Tp : Température de la paroi (°C,
K)
?T : Gradient de température (°C, K)
(bar)
(-)
P : Pression
: Coefficient - équation (III.67)
M : Masse molaire (kg/kmole)
|
u : Energie interne
u : Potentiel chimique
: Viscosité dynamique
|
(KJ)
(KJ/kmole) (micropois)
|
F : Enthalpie libre (Helmotz) (KJ/kmole)
G : Enthalpie libre (Gibbs) (KJ/kmole)
(Kg de NH3/kg de
î : Concentration massique mélange)
?î : Taux de dégazage (-)
x : Concentration molaire de la phase liquide
mélange liquide)
y : Concentration molaire de la phase vapeur (kmole de
NH3 /kmole de
mélange vapeur)
(kmole de NH3 /kmole de
|
R : Constante des gaz
: Coefficient - équation (III.68)
|
(KJ/ kmole.K) (-)
|
Cp : Chaleur spécifique à pression
constante (KJ/kg K)
a, b, c, d : Coefficients (-)
A, B, C, D, E, F : Coefficients adimensionnelles (-)
m : Masse (Kg)
ñ : Densité (Kg/m3)
ë : Conductivité thermique (W/m.K)
fc : Facteur de circulation (-)
WP : Puissance spécifique de la pompe (KW/Kg)
ö : Flux de chaleur (KW)
q : Flux massique (KJ/Kg)
m a : Débit massique de la
vapeur d'ammoniac (Kg/s)
m~sr : Débit massique de la
solution riche (Kg/s)
m sp : Débit massique de la
solution pauvre (Kg/s)
m e : Débit massique de l'eau
de refroidissement du (Kg/s)
condenseur
m ch : Débit massique de
l'eau chaude du bouilleur (Kg/s)
m ef : Débit massique de
l'eau froide de l'évaporateur (Kg/s)
m eab : Débit massique de l'eau de
refroidissement de (Kg/s)
l'absorbeur
ç : Rendement des échangeurs (-)
COP : Coefficient de performance (-)
Cmin : Débit thermique unitaire (KW/K)
E : Efficacité de l'échangeur (-)
NUT : Nombre d'unité de transfert (-)
DTLM : Différence de température
logarithmique moyenne (K)
U : Coefficient de transfert globale
(W/m2.K)
US : Coefficient de transfert sale
(W/m2.K)
UP : Coefficient de transfert propre
(W/m2.K)
A : Surface d'échange (m2)
Am : Surface mouillée
(m2)
f : Facteur de correction (-)
nC : Nombre de calandre en série (-)
Nt : Nombre des tubes du faisceau (-)
di/d0 : Diamètre intérieur et
extérieur du tube (m)
Di /D0 (m) : Diamètre intérieur et
extérieur du tube concentrique extérieur
atb : Section par passage côté tube
(m2)
aCl : Section par passage côté calandre
(m2)
G : Vitesse massique (Kg/s.m2)
B : Espacement entre chicanes transversales (m)
DCl : Diamètre de la calandre (m)
Deq : Diamètre équivalent (m)
et : Epaisseur du tube (m)
fr : Coefficient de friction (-)
GH (Kg/s) : Débit de condensât par
unité de longueur de tube
horizontal
hC : Coefficient de film de condensation
(KW/m2.K)
hi : Coefficient de film interne (KW/m2.K)
hi0 : Coefficient de film externe
(KW/m2.K)
Ptb : Pas des tubes (distance centre à centre)
(m)
l : Longueur d'un tube (m)
Rs : Résistance d'encrassement
(m2.s.K/kcal)
nt : Nombre de passe côté tube (-)
?P : Perte de charge (Kg/cm2)
Re : Nombre de Reynolds (-)
Nu : Nombre de Nusselt (-)
Pr : Nombre de Prandtl (-)
Jh : Coefficient de Colburn (-)
ö : Facteur de correction, pour chauffage ou (-)
refroidissement
öpr : Flux de chaleur de la zone de
préchauffement (KW/m2.K)
övp : Flux de chaleur de la zone de vaporisation
(KW/m2.K)
ag : Nombre d'épingles (-)
LV : Chaleur latente de vaporisation (KJ/Kg)
?s : Variation d'entropie (KJ/kg.K)
Sd : Ecart-type (-)
T : Statique (test de Student) (-)
r : Coefficient de corrélation (-)
Xi : distribution relative aux résultats du R.
KUZMAN (-)
Yi : distribution relative aux nos résultats
(-)
di : distribution des différences (-)
d : moyenne empirique de di (-)
t
(-)
á - : Statique pour le seuil
(á/2) lue sur la table de Student à n1,
(n-1) degré de liberté
2
Indices : Indices supérieurs :
c : Critique E : Excès de Gibbs
C : Condensation ml : Mélange liquide
eb : Ebullition mg : Mélange vapeur
t : Triple ? : Estimé
NH3 : Ammoniac
H2O : Eau
L : La phase liquide
g : La phase gazeuse
0 : Evaporation
: Etat de référence
B : grandeur de référence
r : Grandeur réduite
m : massique
d : point de rosée
ch : chaud
f : froid
1,2 Entrée, sortée
ec : économiseur
b : bouilleur
ab : absorbeur
cd : condenseur
srf : sous-refroidisseur
min : minimale max : maximale
i, 0 : intérieur et extérieur
i0 : intérieur, rapporté à la
surface extérieur
eq : équivalent
sp : Solution pauvre
sr : Solution riche
a : anneau
Cl : calandre
tb : tube
p : propre
s : sale ou encrassement
Tv : transversal
Lg : longitudinal
e : eau
ef : eau de refroidissement de l'évaporateur
eab : eau de refroidissement de l'absorbeur
Ltb : longueur totale des tubes
ec : L'eau de refroidissement du
condenseur
pr : préchauffement
vp : vaporisation
HP : Haute pression BP : basse pression
.
.
)
(
. (CFC)
:
NH3-H2O V,

SARM (Simulation
of Absorption Refrigeration
Machine) :
° NH3-H2O V,
(h, î) (Log P, -1/T) ? V,
:
K 515.15 213.15
( V,
: ARM
a.S. GALLAGHER æ R. KUZMAN ·: ·
NH3-H2O
· : ·
. (Modular
Simulation of Absorption
Systems)
ABSIM
.

-
Résumé
Le nombre d'installations des machines à absorption est
en nette progression ces dernières années.
Bien que le coût de son investissement est plus important
qu'une machine à compression, la machine à absorption est plus
rentable à leur terme.
La double motivation de cette étude est basée,
d'une part sur les problèmes rencontrés par les installations
frigorifiques à compression mécanique, utilisant des machines
vibrantes et grosses consommatrices d'énergie (travail) et
coûteuses, et d'autre part ces dernières ont été
reconnues comme principales sources d'effets néfastes sur la couche
d'ozone (CFC).
Le but de cette étude a été :
V' La conception d'un programme de simulation d'un
système de réfrigération à absorption (simple et
à deux étages), fonctionnant avec le couple binaire
NH3-H2O, et qu'on a baptisé SARM
(Simulation of Absorption
Refrigeration Machine) ;
V' La création d'une base de données contenant
les propriétés thermodynamiques et physiques pour l'ammoniac,
l'eau et leurs mélanges à différentes concentrations ;
V' La conception assistée par ordinateur des deux
diagrammes thermodynamiques d'Oldham (Log P, - 1/T) et de Merkel
(h, î) à noter que dans cette étude on a
élargi la plage d'utilisation de ce dernier :
+ Pour la pression de : 0.1 jusqu'à 50 bars
;
+ Pour la température de : 213.15 jusqu'à
513.15 K ;
V' Dimensionnement des différents organes
(échangeurs mono et diphasiques) de l'installation ;
Pour la validation de notre programme de simulation, on a
confronté nos résultats :
V' D'une part, à ceux de R. KUZMAN, et ceux de J.S.
GALLAGHER, concernant les propriétés thermodynamiques du couple
binaire NH3-H2O ;
V' D'autre part, a ceux obtenu par le logiciel
ABSIM (Modular
Simulation of Absorption
Systems), concernant les performances des cycles à
absorption.
Pour les deux cas, on a obtenu des résultats
satisfaisants.
Mots clés :
Système frigorifique ; système à
absorption ; ammoniac-eau ; simulation ; solution binaire ; coefficient de
performance ; dimensionnement ; échangeurs de chaleur ; diagramme de
Merkel ; diagramme d'Oldham.
Abstract
The number of installations of the absorption machines is in
clear progression these last
years.
Although the cost of its investment is more significant than a
compression machine, the absorption machine is more profitable in their
term.
The double motivation of this study is based on one hand on
the problems encountered by the cold stores with mechanical compression (work)
and expensive, using machines vibrating and large consuming energy, and on the
other hand these last years were recognized like principal sources of harmful
effects on the layer of ozone (CFC).
The goal of this study was:
V' Design of a simulation program of a absorption
refrigeration system (simple and double stages), functioning with binary couple
NH3-H2O, and which one has baptized SARM
(Simulation of Absorption
Refrigeration Machine) ;
V' The creation of a data base containing the thermodynamic and
physical properties
of the ammonia, water and their mixtures with various
concentrations;
V' Computer aid to design of the two thermodynamic diagrams
of Oldham (Log P, -1/T) and of Merkel (h, î) to note
that in this study one widened the beach of use of this last:
+ For the pressure of : 0.1 to 50 bars;
+ For the temperature of : 213.15 up to 513.15
K.
V' Dimensioning of the various bodies (exchangers mono and
diphasic) of the installation; For the validation of our simulation program,
one confronted our results:
V' On the one hand, with those of R. KUZMAN'S, and those of
J.S. GALLAGHER'S,
concerning the thermodynamic properties of binary couple
NH3-H2O ;
V' In addition, obtained those by software ABSIM
(Modular Simulation of
Absorption
Systems), concerning the
performances of the cycles with absorption.
For the two cases, one obtained satisfactory results.
Key words:
Refrigerating system ; absorption system ; ammonia- water ;
simulation ; binary solution ;
coefficient of performance ; dimensioning ; heat exchangers ;
diagram of Oldham ; diagram of Merkel.
Introduction
générale
Il est aisé de remarquer ces derniers temps
l'importante croissance que connaît le marché de l'énergie,
ce qui ouvre les portes à une course vers de nouvelles sources
d'énergie ou de nouveaux procédés permettant d'obtenir
d'avantage d'énergie.
C'est dans le même ordre d'idée que le milieu
industriel et quelques laboratoires de recherche portent un
intérêt de plus en plus grandissant au développement des
machines frigorifiques à compression thermique qui ont de nombreux
avantages dont nous citerons de manière non éxaustive ; et qui
nécessitent une faible énergie, voire même la suppression
de la source d'énergie ; la possibilité d'utilisation dans des
milieu hostiles du fait de la diversité des sources d'énergie de
chauffage (solaire,butane....) ; la simplicité de son fonctionnement ;
sa longévité et absence de pièces mobiles (fiables et
silencieuses).
Les installations frigorifiques à absorption utilisant
la solution NH3-H2O, ont en revanche certains inconvénients tel
qu'un investissement de matériel élevé, et une
efficacité faibles en comparaison avec les systèmes frigorifiques
à compression mécanique (coefficient de performance
(20÷70 %) comparé à (80÷120 %) pour
les systèmes à compression mécanique).
Ce travail est fait dans le but de :
- Concevoir un programme de calcul pour les différents
cycles à absorption ;
- Créer une base de données
(propriétés thermodynamiques et de transport pour les solutions
binaires) ;
- Eviter le travail manuel (tables et diagrammes), qui est long
et fastidieux avec les imprécisions dans la lecture des
résultats.
Le corps du mémoire est constitué de cinq parties
:
La première partie a été
développée dans le but d'étudier les possibilités
de présenter le cycle d'une machine frigorifique à absorption
afin de faciliter l'étude des performances (étude et recherche
bibliographique sur les cycles à absorption).
L'objectif de la deuxième partie est d'étudier
plus profondément les propriétés thermodynamiques de la
solution binaire NH3-H2O.
Lors de cette troisième partie, nous ferons une
analyse thermodynamique et thermique du cycle frigorifique à absorption
avec une étude de sensibilisation des paramètres de
fonctionnement, et le dimensionnement des principaux équipements
appropriés.
L'objectif de la quatrième partie est de simuler la
machine frigorifique à absorption pour mieux comprendre son
fonctionnement et d'en déduire des actions pour améliorer ses
performances. Pour la simulation du fonctionnement stationnaire de la machine
nous avons utilisé un programme de simulation "SARM" en
parallèle avec un programme de comparaison "ABSIM".
La cinquième partie comporte l'analyse des
résultats et la validation du programme. Enfin, nous donnerons une
conclusion générale du travail.
Dans ce présent mémoire et dans le but
d'éliminer le travail ardu auquel est confronté l'utilisateur des
deux diagrammes de Merkel et d'Oldham, nous avons essayer de les automatiser,
cette automatisation des calculs doit permettre le choix et le
prédimensionnement de la machine.
Chapitre I :
Étude et recherche
bibliographique sur les
installations frigorifiques à
absorption.
Introduction
L'objectif de ce chapitre est de faire une recherche
bibliographique sur les installations frigorifiques à absorption et de
donner le stade actuel dans le monde, puis le principe de fonctionnement de ces
machines ; afin de faciliter l'étude de ses performances et de mieux
comprendre les spécificités du cycle envisagé.
I.1. Bref rappel historique
Depuis sa lointaine origine, l'histoire des machines à
absorption à connu de nombreuses péripéties, preuve en est
un article de MAIURI daté de 1935 et titré
« la renaissance de la machine frigorifique à
absorption pour la production industrielle du froid »
[01].
Bien que leur importance soit beaucoup plus réduite
que celle des systèmes à compression, ces machines connaissent
des développements importants (recherche sur l'utilisation du
rayonnement solaire et sur les économies d'énergie).
La circulation du frigorigène n'est pas due à
un compresseur mécanique mais à la circulation par pompe d'un
liquide absorbant dont la teneur en frigorigène absorbé,
dépend de la pression. Le travail mécanique nécessaire est
très réduit et le système en contrepartie consomme de la
chaleur [02].
I.1.1. L'essor de la machine à absorption
Le père de ces systèmes est le français
FERDINAND Carré [03], qui breveta en 1859 la
première machine à absorption, utilisant le couple
frigorigène ammoniac-eau. Ces machines furent presque
immédiatement opérationnelles. Leur étude thermodynamique
ne débuta qu'en 1913 avec l'Allemand EDMUND Altenkirch et se poursuivit
durant la première moitié du 20ième siècle.
Il faut aussi citer les travaux de l'Italien GUIDO Maïuri
sur ces machines et ceux des SUÉDOIS Von Platen et MUNTERS sur le cycle
à absorption-diffusion pour les réfrigérateurs à
absorption sans pompe (1920) [03].
Depuis la machine frigorifique de Carré a fait l'objet
de nombreuses études et perfectionnements de la part des
différents concepteurs et chercheurs, ainsi que de la part de
scientifiques, parmi eux ALBERT Einstein.
En 1913, le projet est complété par la
conception de la première machine frigorifique à absorption
destinée au conditionnement d'air. Le début de la seconde guerre
mondiale va retarder sa présentation commerciale jusqu'en 1946. L'essor
de cette technologie est véritablement intervenu après la
deuxième guerre mondiale.
De 1950 à 1965, l'absorption connaît un
succès commercial important, en particulier aux Etats-Unis. Deux couples
sont alors en compétition : ammoniac/eau et eau/bromure de lithium ; le
premier est préféré pour les applications de faible
puissance, le deuxième pour la climatisation de plus grande
capacité. En 1965 environ 30 % des machines de fortes puissances aux
Etats-Unis utilisaient le principe de l'absorption (15 % en 1958)
[04].
L'année 1970 marque le début de la production et
de la commercialisation des groupes à absorption KWAZAKI (machine
eau/bromure de lithium, cycle double effet avec brûleur gaz).
Aujourd'hui, plusieurs études ont été
limitées aux applications de chauffage solaire utilisant le cycle
à absorption. Dans se qui suit on donne certaines études faites
sur la simulation des cycles à absorption :
G.C Vliet et all [05] ont
développé un code sur la simulation des machines à
absorption double étages utilisant le couple binaire H2O-LiBr.
Les algorithmes utilisés pour l'équilibre liquide vapeur
étaient extraits du manuel de principes fondamentaux d'ASHRAE (1977). Le
modèle a prévu un COP approximativement de 1.12
comparé à une valeur cité de 1.01.
N.E Wijegsundera [05] a discuté
l'utilisation des cycles idéaux à absorption avec des
irrévocabilités externes de transfert thermique pour obtenir les
limites de l'exécution des cycles à absorption utilisant
l'énergie solaire.
E.A Groll [05] a effectué une vue
d'ensemble détaillée des activités de recherches pendant
les 15 dernières années sur les cycles conventionnels de
compression de vapeur, et la technologie de l'absorption continuera dans un
proche avenir pour les applications dans la réalité.
G. Grossman [05] a décrit les
tendances actuelles dans les cycles à absorption simple, double et
triple étages. Il a conclu que la technologie de cycle à
absorption de base pour la climatisation peut être exploitée avec
l'énergie solaire.
R.M Lazzarin et all [06] ont fait une
étude expérimentale d'une machine frigorifique à
absorption simple étage fonctionnant avec le couple NH3-H2O.
Cette machine est étudiée pour une gamme de température de
(250 ÷ 260 K) au niveau de l'évaporateur et pour le
circuit du chauffage du bouilleur ; ils ont utilisé le gaz naturel et
l'air pour le circuit de refroidissement. Le coefficient de performance obtenu
est de (45 ÷ 55 %).
S.A Akam et all [07] ont fait une
étude expérimentale d'une boucle frigorifique à
absorption-diffusion. Les résultats expérimentaux sont obtenus
à l'aide d'un banc d'essai pour deux modes de chauffage :
l'énergie électrique et le gaz butane. Ils ont conclu que dans
les deux modes de chauffage, le fonctionnement de la machine ne pose aucun
problème et des résultats meilleurs du COP dans le cas
du chauffage électrique par rapport au chauffage par gaz butane.
A l'université de Ouargla, T Guermit
[08] a fait une analyse et simulation thermodynamique d'une machine
à absorption à simple étage (H2O-LiBr),
couplée à l'énergie solaire. Il a utilisé la
méthode de PHIBAR-F-CHART pour la détermination de la
fraction solaire annuelle. Les résultats obtenus ont été
comparés avec des résultats de la région de
constantine.
A Dobbi [09] a fait une étude sur la
climatisation solaire, système à absorption, l'étude
consiste en : la captation solaire ; la conception d'une machine frigorifique
solaire à absorption travaillant avec le couple binaire
H2O-LiBr ; élaboration des modèles de calcul du flux
thermique et l'étude du milieu à conditionner.
Khalid A. Joudi et all [10] ont
proposé un software pour la simulation d'un cycle à absorption
à simple étage utilisant la solution binaire H2O-LiBr
comme paire de fonctionnement. Ils ont utilisé la méthode des
volumes finis pour élaborer le transfert de chaleur et de masse au
niveau de l'absorbeur. C'est un nouveau modèle de calcul
présenté. Le programme est développé d'une
manière modulaire et les résultats sont comparés à
d'autres travaux.
Y. Kaita [11] a fait une analyse de
simulation des cycles à absorption à triple effet, pour trois
genres de cycles : courant parallèle (parallel-flow), courant en serie
(series-flow), et courant inverse (reverse-flow). Cette simulation montre que
les résultats d'un cycle à absorption de courant parallèle
donne un meilleur résultat que les autres cycles.
H.T. Chua et all [12] ont
présenté un modèle de modélisation thermodynamique
d'un refroidisseur d'eau à absorption à ammoniac-eau utilisant
les équations de transfert de Colburn. Les résultats sont
comparés à d'autres travaux.
N. Ben Ezzine et all [13] ont fait une
simulation thermodynamique d'un cycle à absorption NH3-H2O
à deux étages entraîné par l'énergie solaire.
Ils ont appliqué une analyse du deuxième principe de la
thermodynamique pour mesurer l'irréversibilité de chaque
composant du cycle, les résultats obtenus montrent que l'absorbeur, les
échangeurs de solution et de vapeur froide-condensât et le
condenseur ont le plus grand potentiel pour l'amélioration de
l'efficacité énergétique du cycle.
N. Chekir et all [14] ont fait une
simulation d'une machine frigorifique à absorption fonctionnant avec des
mélanges binaires d'alcanes. Dix mélanges ont été
considérés et comparés avec deux modes de refroidissement
du condenseur et de l'absorbeur : l'air ambiant à 35 °C et
l'eau à 25 °C. Ils ont conclu que dans le cas d'un
refroidissement avec de l'air, le COP atteint une valeur de
0.37 pour le système n-butane/octane comparé
à 0.27 pour une installation au mélange NH3-H2O
sous les mêmes conditions. Pour un refroidissement avec l'eau, les
systèmes n-butane/octane et propane/octane donnent un COP
de 0.63, valeur comparable à celui des systèmes
NH3-H2O. Ils ont montré aussi que l'utilisation du n-butane
comme fluide frigorigène, l'installation fonctionne sous une
pression de condensation ne dépassant pas 5 bar.
Donc, la littérature montre qu'un code informatique
flexible de simulation sera un outil de conception puissant de recherche.
I.1.2. Stade Actuel des machines à absorption
dans le monde
Les machines frigorifiques à absorption constituent un
sujet de recherche d'actualité. Elles présentent une alternative
intéressante en raison de la pureté de la solution et elles
éliminent le problème de pollution par les composés
chlorofluorés.
En Europe, les écoles allemandes ont
développé des centres de recherche qui ont abordé ce sujet
; ainsi qu'en France. Il existe aujourd'hui plusieurs installations de
climatisation solaire à absorption. En Hollande, l'école de
l'université technique de Delft, a commencé dès les
années 80 en période de la crise pétrolière, un
programme de recherche qui a été matérialisé par
des applications concrètes plus intéressantes, dont bientôt
trois en France (Banyuls, Diren en Guadeloupe et CSTB à Sophia
Antipolis) [15].
Aux Etats-Unis, le laboratoire national de Oak Ridge (Tennessee)
est l'un des centres de recherche les plus importants au niveau mondial.
Le Japon, à cause du besoin des ressources naturelles,
a développé sous le contrôle du gouvernement un programme
de recherche dans le domaine des systèmes à absorption. Une
contribution importante a été faite par le Professeur TAKAMOTO
Saito de l'université du Tokyo (spécialement les systèmes
à absorption en solution H2O-LiBr). Les constructeurs Japonais sont les
premiers au monde dans le domaine d'absorption. Le nombre d'installations des
réfrigérateurs à absorption vendus en 1996 a
dépassé les 6600 unités ce qui représente un record
mondial, figure (I.1) [04].

7000
6000
5000
4000
JAPON USA
3000
2000
1000
0
1965 1970 1975 1980 1985 1990 1995 2000
Année
Figure I.1 Les ventes des
réfrigérateurs à absorption aux
Etats-Unies et le Japon.
La Corée est le 3ième producteur
mondial de groupe à absorption, le nombre vendu en 1996 a
dépassé les 1800 après le Japon et la Chine les 2500, ceci
pour des raisons de politique énergétique.
En Chine, grâce au développement
économique rapide du pays, la climatisation centralisée des
bâtiments est fortement demandée, et Comme la distribution
d'électricité est insuffisante et coûteuse, c'est
l'absorption qui est favorisée.
En Inde, Thermax est le premier constructeur de climatiseurs
à absorption, il a fourni plus de 300 installations en 1997, la plupart
fonctionnent à la vapeur.
Citons quelques constructeurs des machines à absorption
de différents pays [16],[17] :
USA (Carrier, York et Trane) ;
Japon (Yazaki, Sanyo, Voltas, Ebara, Mitsubishi, Toshiba,
Hitashi, Kawasaki et Takuma) ; Germany (Entropie, Hans
Güntner Gmbh absorptionskälte KG) ; Korea (LG
Machinery, Kyung won centry) ; China (Broad) ;
Netherlands (Clibri-stork).
La Colibri-Stork [18], propose des machines
pouvant aller jusqu'à -60 °C avec des cycles à
simple et double effet. La figure (I.2) présente un exemple de machine
à absorption (ARP-S) en cours de réalisation.

Figure I.2. Machine frigorifique à
absorption NH3-H2O en cours de montage (document Colibri).
Les installations frigorifiques ARP-S, sont des
machines à absorption de petites dimensions avec des capacités de
100 KW à 600 KW. Elles sont construites pour fonctionner
à des températures de : -30 °C jusqu'à
-50 °C. La capacité de réfrigération
dépend de la température d'évaporation, la
température de la source thermique et la température du fluide de
refroidissement.
L'essentiel de la gamme couverte par ce constructeur
(Colibri) est donné dans le tableau (I.1) et les performances de
processus d'absorption NH3-H2O à simple étage qu'il
annonce sont présentées dans la figure (I.3).
Modèle
|
Temperature d'évaporation
|
Capacitéfrigorifique
|
ARP-S1
|
de 0 °C jusqu'à -30 °C (-50
°C)
|
100-250 kw
|
ARP-S2
|
de 0 °C jusqu'à -30 °C (-50
°C)
|
200-400 kw
|
ARP-S3
|
de 0 °C jusqu'à -30 °C (-50
°C)
|
3 50-600 kw
|
|
Tableau I.1. Les différents types des
machines à absorption ARP-S.

Figure I.3. Domaine d'application et
performance des machine à absorption Colibri.
En continuation, on représente un graphe pour la
sélection rapide d'un constructeur de groupes à absorption au gaz
en fonction de la puissance frigorifique figure (I.4) ; ainsi quelques
productions des machines à absorption industrielles [figures (I.5.a, b,
c, d, e, f)] :

Figure I.4. La gamme de puissance en KW de
quelques fabricants dans le monde.

Figure I.5.a. Refroidisseur de liquide à
absorption à simple étage.
Série ABS-PRC005-EN 465 KW
Octobre 2004 (doc.Trane)
Figure I.5.b. Refroidisseur de liquide à
absorption à doubles étages
Série ABSC 390 à 6000
KW.
Juin 2002 (doc.Trane)

Figure I.5.c. Machine à absorption de
type YIA-ST-1A1 THRU YIA-ST-14F3 (doc.York)
Figure I.5.d. Machine à absorption de
type
YPC-F (doc.York)

Figure I.5.e. Machine à absorption de
type CH- V (doc. ClimgazPro - Yazaki)
Figure I.5.f. Machine à absorption de
type YPMC-F (doc. YORK - HITACHI)
I.2. Représentation schématique et
principe de fonctionnement
Le premier souci dans l'étude des différents
cycles de la machine à absorption est de choisir un mode de
représentation. En effet, il existe plusieurs façons de
représenter un même cycle.
L'objectif de l'étude des différentes
représentations schématiques du cycle est de distinguer parmis
toutes les représentations possibles celles qui conviennent mieux
à l'étude des cycles à changement de phase.
Donc, on peut représenter un cycle d'une machine
à absorption par la combinaison de deux cycles de Rankine d'une machine
thermique et une machine frigorifique en superposition et il en résulte
un cycle de machine à absorption simple étage
représenté dans la figure (I.6). La machine thermique joue le
rôle du moto-compresseur d'une machine frigorifique à
compression [19].
M. Ther
PAC

Pompe
Désorbeur
Bouilleur
Détendeur Secondaire
Evaporateur
Condenseur
Détendeur Principal

Figure I.6. Machine à absorption simple
étage par la superposition de deux cycles de Rankine d'une machine
thermique et PAC.
I.2.1. Principe de fonctionnement [20]
Le principe de fonctionnement de ces machines repose sur la
théorie et les propriétés des mélanges (ou couples)
binaires. Les mélanges utilisés dans ces machines comprennent un
« solvant » et un fluide frigorigène qui, en un certain point
du cycle est « absorbé » par le solvant d'où le nom
donné à ce type de machine ; et en un autre point est
libéré du solvant.
Afin d'obtenir ce résultat, il est nécessaire
que le solvant présente à froid une très grande
affinité pour le fluide frigorigène ; lorsque la
température du mélange s'élève, cette
affinité diminue et il y a dégagement du fluide
frigorigène du solvant.
Les deux principaux couples binaires utilisés
industriellement sont les couples suivants :
Couple
|
Solvant
|
Fluide Frigorigène
|
Ammoniac-Eau
|
Eau
|
Ammoniac
|
Eau-Bromure de lithium
|
Bromure de lithium
|
Eau
|
|
I.2.2. Machine à absorption avec
NH3-H2O
Cette machine utilise la propriété que
présente l'eau à basse température d'absorber l'ammoniac
(1000 fois son volume à 0°C) et de libérer par chauffage la
presque totalité du gaz absorbé (à 100°C)
[20]. Ces vapeurs d'ammoniac une fois condensées pourront donc
nous assurer la production de froid désirée dans un
évaporateur.
I.2.2.1. Description
Une telle machine comprend figure (I.7) :
- Un bouilleur (1) dans lequel sera chauffé la solution
ammoniacale.
- Un rectificateur-séparateur d'eau (2) libérant
l'ammoniac des gouttelettes d'eau entraînées.
- Un condenseur (3). - Un détendeur (4). - Un
évaporateur (5). - Un absorbeur (6). - Une pompe de circulation de
solution (7).
- Un échangeur thermique (8).
- Un robinet régleur de débit de solution (9).
I.4.2.2. Fonctionnement :
La solution ammoniac-eau est chauffée dans le
bouilleur (1) par le serpentin de vapeur. La solubilité de l'ammoniac
dans l'eau diminue, l'ammoniac gazeux se dégage sous une pression
très voisine de sa tension de vapeur saturante à la
température de la solution en ébullition. La solution restant
dans le bouilleur s'appauvrit en ammoniac d'où le nom de solution pauvre
qui lui est donné.
L'ammoniac gazeux se sépare des gouttelettes d'eau
entraînées mécaniquement par le fluide dans le
rectificateur-séparateur (2) et va se condenser dans le condenseur
(3).
b- Schéma technologique (doc.
ClimgazPro).
Figure I.7. Machine à absorption
NH3-H2O.
L'ammoniac liquide est admis à travers le
détendeur (4) à l'évaporateur (5) où,
détendu, il s'y vaporise sous la pression P5 correspondant
à sa température d'évaporation T5. Les vapeurs
provenant de cette vaporisation sont acheminées vers l'absorbeur (6)
où elles rencontrent la solution pauvre venant du bouilleur et dont le
débit est réglé par le robinet de réglage (9).
L'absorbeur est maintenu à une température
très voisine de la température ambiante par une circulation
d'eau, afin de favoriser au maximum la dissolution de l'ammoniac dans la
solution pauvre, d'une part ; et d'autre part d'éliminer à
l'extérieur du système, la chaleur provenant de la dissolution de
l'ammoniac dans l'eau.
La solution ammoniacale pauvre ainsi enrichie par absorption
d'ammoniac ; d'où l'appellation de solution riche ; est prise en charge
par une pompe (7) permettant de compenser la différence de pression
existant entre l'absorbeur et le bouilleur.
Nous avons donc une circulation de deux fluides :
- L'ammoniac pratiquement pur qui, entre la sortie du bouilleur
et l'entrée à l'absorbeur, subit les transformations habituelles
d'un fluide frigorigène ;
- La solution ammoniacale, alternativement pauvre et riche qui
circule entre le bouilleur et l'absorbeur.
L'échangeur thermique (8) a pour but
d'améliorer le rendement de la machine en refroidissant la solution
pauvre avant son admission à l'absorbeur, et en réchauffant la
solution riche avant son retour au bouilleur, les deux solutions circulant
à contre-courant dans l'échangeur de chaleur.
Les détendeurs (4) et (9), ainsi que la pompe (7),
assurent la délimitation des circuits haute et basse pressions
rôle que jouait à lui seul le détendeur dans les machines
à compression mécanique.
Donc le schéma nous montre que le seul organe
mécanique de l'installation est la pompe à solution (7).
I.2.3. Machine à absorption avec
H2O-LiBr
Ce sont des machines dans lesquelles on utilise
l'affinité du bromure de lithium pour l'eau, le bromure de lithium
étant le solvant et l'eau agissant en tant que fluide
frigorigène. Les puissances frigorifiques de ces machines sont
très élevées. Leur gamme s'étend de 170 KW
à 3500 KW environ [20]. Elles sont très
utilisées en conditionnement d'air, notamment aux
U.S.A. L'innocuité du fluide frigorigène (eau) a
contribué à leur développement ainsi que certaines
simplifications de matériels rendues possibles grâce aux
caractéristiques physiques de l'eau.
I.2.3.1. Description
La machine figure (I.8) comporte toujours les organes
essentiels déjà cités, soit : bouilleur (1), condenseur
(2), évaporateur (5), absorbeur (6), échangeur (8) et pompe de
circulation de solution (7).
L'examen du schéma de principe de cette machine et
celui d'une machine réelle, nous permet de constater que le
rectificateur séparateur d'eau a disparu, sa fonction est inutile
étant donné la nature du fluide frigorigène ; par contre,
nous voyons apparaître une pompe (9) qui a pour rôle d'assurer une
circulation de l'eau à vaporiser à l'évaporateur dans des
pulvérisateurs destinés à accroître la surface de
contact entre l'eau à refroidir, et une troisième pompe (10) qui
a pour but de maintenir en (5) le vide poussé nécessaire à
la vaporisation de l'eau.
I.2.3.2. Fonctionnement
La solution eau-bromure de lithium chauffée dans le
bouilleur libère par chauffage l'eau sous forme de vapeur, la solution
restante s'enrichit donc en bromure de lithium (contrairement à la
solution ammoniac-eau qui, elle, s'appauvrit dans le bouilleur). La vapeur
d'eau libérée est condensée dans le condenseur d'où
elle est ensuite acheminée vers l'évaporateur où elle se
vaporise.
La vapeur d'eau produite est absorbée par la solution
pauvre (en provenance du bouilleur) dans l'absorbeur (5). La solution
s'enrichit en eau. La pompe (7) assure le retour de cette solution au bouilleur
pour un nouveau cycle.
a- Schéma de principe
b- Schéma technologique (doc. York).
|
|
|
Figure I.8. Machine à absorption
H2O-LiBr.
Les faibles pressions régnant au bouilleur et au
condenseur, d'une part (1,6 bar absolu en moyenne), et à
l'évaporateur et à l'absorbeur, d'autre part, quelques
millimètres de mercure, soit environ (800 Pa) ont permis de concentrer
en deux blocs sous la forme de cylindre :
- bouilleur et condenseur. - évaporateur et absorbeur.
La très faible pression régnant dans l'ensemble
évaporateur-absorbeur oblige à maintenir un vide poussé
dans cette partie de l'installation afin que la température de
vaporisation de l'eau soit proche de 0° C. Ce vide est entretenu
par la pompe (10).
La nature même du fluide frigorigène implique une
température d'évaporation minimale de 0° C et réserve
donc ces machines aux applications du conditionnement d'air.
I.2.4. Avantages et inconvénients I.2.4.1.
Avantages
9 Elles consomment essentiellement de l'énergie
calorifique ;
9 Leurs utilisations sont intéressantes si on dispose
d'une source de chaleur (chaleur gratuite perdue) ;
9 Intérêt d'avoir de l'eau comme fluide
frigorigène : pas de toxicité ;
9 Machines silencieuses et sans vibrations.
I.2.4.2. Inconvénients
9 COP faible face aux machines à compression ; 9
Puissances thermiques importantes à évacuer ; 9 Fonctionnement en
très basse pression :
> Problème de construction ;
étanchéité importante. > Cristallisation de l'eau
(panne).
I.3. Diagrammes thermodynamiques utilisés
I.3.1. Diagramme de Merkel [21]
Le diagramme de Merkel permet une étude
complète de la machine à absorption, car il fournit les bilans
thermiques des différents appareils du circuit par lecture directe des
différences d'enthalpie. L'axe des abscisses est gradué en
concentrations de la phase liquide et l'axe des ordonnées en enthalpies
figure (I.9).
Il comporte, à la partie inférieure, des
réseaux d'isothermes et d'isobares, de même que des courbes
d'égale concentration de la phase vapeur en équilibre avec la
phase liquide ; à la partie supérieure, des courbes de
référence permettent, en partant d'un point d'équilibre
déterminé dans la partie inférieure, de définir les
caractéristiques de la phase vapeur.
I.3.2. Diagramme d'Oldham [22]
C'est le diagramme le plus utilisé et le plus pratique
pour une étude d'une machine à absorption, figure (I.10). L'axe
des abscisses est gradué en (1/T) et l'axe des ordonnées
en (Log P). Dans ce système de coordonnées, les courbe
traduisant l'équilibre du système binaire dans la phase vapeur
aussi bien que dans la phase liquide sont, à très peu de chose
prés, des droites. La droite de teneur (100 %) correspond à
l'équilibre liquide-vapeur de l'ammoniac pur, la droite de teneur (0 %)
à l'équilibre liquide-vapeur de l'eau pure.

Figure I.9. diagramme de Merkel relatif au
couple NH3-H20.

Figure I.10 diagramme d'Oldham relatif au
couple NH3-H20.
I.4. Mélanges pour une machine à
absorption
Bien que, théoriquement, il n'y ait aucune
impossibilité d'utiliser des mélanges d'ordre supérieur,
on se limite pratiquement aux mélanges binaires qui sont donc une
combinaison d'un fluide frigorigène et d'un agent d'absorption.
Le choix du fluide interne d'une machine à absorption
est d'abord dicté par le cycle choisi et l'application à laquelle
la machine est destinée. Il faut ensuite tenir compte des
réglementations concernant les fluides frigorigènes qui sont de
plus en plus contraignantes.
A l'heure actuelle, les couples ammoniac-eau et eau-bromure de
lithium sont les seuls utilisés dans les machines
commercialisées.
I.4.1. Caractéristiques d'un couple
binaire
Les deux substances fluides frigorigène-agent
absorbant qui doivent former le couple binaire ou solution dans les cycles
frigorifiques à absorption doivent avoir les caractéristiques
suivantes :
1. Absence de phase solide ;
2. L'agent absorbant doit avoir une grande affinité pour
le fluide frigorigène ;
3. Le fluide frigorigène doit être plus volatile
que l'agent absorbant ;
4. La pression de travail doit être modéré
;
5. Une bonne stabilité chimique ;
6. L'absence de corrosion ;
7. Une sécurité, non toxique, non inflammable ;
8. Une faible viscosité et conductivité thermique
élevée ;
9. Une grande chaleur latente du fluide frigorigène est
désirable.
Les couples ammoniac-eau et eau-bromure de lithium sont les
couples qui remplissent le plus de critères.
I.4.2. Propriétés de l'agent
d'absorption
L'agent d'absorption doit répondre aux
caractéristiques suivantes :
1. La tension de vapeur à la température
nécessaire dans le bouilleur doit être négligeable ou
très faible par comparaison à la tension de vapeur du fluide
frigorigène ;
2. L'agent d'absorption doit rester liquide dans tout le
cycle et ne pas donner lien à des possibilités de cristallisation
; la stabilité chimique doit être bonne et il ne doit pas
être corrosif ;
3. La chaleur massique doit être faible pour
éviter des pertes. La conductivité thermique doit être
élevée, la viscosité et la tension superficielle faible
pour favoriser la transmission de chaleur et l'absorption.
Conclusion
Nous avons présenté dans ce chapitre le
fondement théorique et les travaux de recherches réalisées
dans ce domaine. Cette partie d'étude nous a permis d'avoir une
idée sur les différentes liaisons reliant les divers
paramètres.
Donc, l'étude thermodynamique complète des
installations frigorifiques à absorption requiert la connaissance des
propriétés thermodynamiques du couple utilisé, cette
partie fera l'objet du chapitre suivant.
Chapitre II :
Étude thermodynamique
des propriétés de la
solution binaire NH3-H2O.
Introduction
Ce chapitre décrit les équations nécessaires
pour le calcul des propriétés thermodynamiques et physiques de la
solution binaire composée de l'ammoniac et l'eau.
Les modèles mathématiques de calcul et de
simulation des systèmes à absorption exigent la connaissance d'un
grand nombre de propriétés thermodynamiques et de transports des
fluides de fonctionnement. Pour atteindre ce but, un grand nombre de recherches
expérimentales a été effectué ou les
résultats ont été matérialisés dans une
série de tableaux et diagrammes avec des données utiles ; le
diagramme (h,î) est bien connu, réalisé par Merkel
et Bosniakovic [02].
Enick et al [23] ont employé
l'équation d'état du Peng-Robinson pour prévoir les
propriétés thermodynamiques du mélange. Weber
[24] a présenté un modèle pour estimer le
deuxième et le troisième coefficient de viriel du mélange
NH3-H2O. Rukes et Dooley [25] ont employé le
calcul de l'énergie libre de Helmotz des composantes pour dériver
après les propriétés thermodynamiques à la
saturation.
Beaucoup de chercheurs ont employé le calcul de
l'enthalpie libre de Gibbs pour formuler les propriétés
thermodynamiques du mélange NH3-H2O [Ziegler et Trepp
[26] ; Ibrahim et Klein [27] ; Xu et Goswami
[28] ; Jordan [29]]. Mais chaque chercheur a
formulé les conditions de l'équilibre liquide-vapeur avec
différents moyens ; Ziegler et Trepp (1984), Ibrahim et Klein (1993) et
Xu et Goswami (1999) l'ont formulé en égalisant des
fugacités des composantes dans les deux phases. D'autre part, Jordan
(1997) par égalisation des potentiels chimiques des composants. Nag et
Gupta [30] ont considéré l'équation
d'état de Peng-Robinson pour la phase liquide.
II.1. Paramètres fondamentaux des substances
pures [31]
Les valeurs des paramètres utilisées pour la
détermination des équations, sont décrites dans le tableau
suivant.
|
NH3
|
H2O
|
|
Masse molaire
|
M [kg. kmole-1]
|
17.03026
|
18.015268
|
|
Point critique
|
Température Tc [k]
|
405.4
|
647.14
|
|
Pression Pc [bar]
|
113.336
|
220.64
|
|
Masse volumique ñc
[kg.m-3]
|
225
|
322
|
|
Point d'ébullition
|
Température Teb
[k]
|
239.74
|
373.15
|
|
Pression Peb
[bar]
|
1.013325
|
1.013325
|
|
Point triple
|
Température Tt [k]
|
195.41
|
273.16
|
|
Pression Pt [bar]
|
0.06077
|
6.112 10-3
|
Tableau II.1. Les paramètres
fondamentaux des substances pures.
II.2. Notion de potentiel chimique
[32]
Considérons l'expression de la différentielle
du de l'énergie interne obtenue par application
simultanée des deux principes à un système fermé,
et si n1, n2, , ni représentent les nombres de moles
respectifs des différents composants présents dans la phase, on
peut écrire que :
? ?
uu
(II.1)
i
n n
1 i
du TdS PdV dn dn
= - + + +
1
? ?
Ou plus simplement :
? u
du TdS PdV dn
? (II.2)
i
= - + i
i i
? n
Où :
? ? ? ? ?
u
(II.3)
= u i j
,
? ? ?
n i s v n
, , j
Les quantités telles que
= u sont les potentiels chimiques des composants dans
le
i j,
? ? ?
n i s v n
, , j
? ? ? ? ?
u
système. Le potentiel chimique interne, défini par
« Gibbs », est une mesure de l'influence de l'énergie interne
de la phase considérée sur l'influence du nombre de moles du
constituant (i).
Si l'on envisage maintenant l'enthalpie, l'énergie libre
et l'enthalpie libre de la phase considérée définies
respectivement par :
H=u+PV (II.4)
F=u-TS (Helmotz) (II.5)
G = H - TS (Gibbs) (II.6)
En calculant leurs différentielles et en substituant, les
nouvelles expressions :
dH = TdS + VdP +? u dn
i i (II.7)
i
dF = - SdT - PdV+? udn
i i (II.8)
i
dG = -SdT+ VdP+? udn
i i (II.9)
i
Et par conséquent :
|
ui
|
? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ?
u H F G
? ? = ? ? = ? ? = ? ? (II.10)
? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ? ?
n n n n
i s v n i s p n i T v n i T p n j
, , j , , , , , ,
j j
|
L'enthalpie libre peut être calculée sur la base des
potentiels chimiques ui des deux composantes (NH3
et H2O) :
G=(1-x)uHO+xu N H 3
(II.11)
2
II.2.1. Condition d'équilibre
A l'équilibre de la phase, à coté de
l'égalité de la pression et de la température, il existe
en plus l'égalité entre les potentiels chimiques de toutes les
composantes des phases existantes.
u i T P x = u i T P x i = NH H O
(II.12)
g g L L
( , , ) ( , , ) 3 , 2
II.3. L'équation d'état fondamentale
choisie pour NH3-H2O
Parmi les modèles citées
précédemment on a choisi celui de MICHEL FEIDT
[33] qui combine la méthode de l'énergie libre de Gibbs
pour les propriétés thermiques et des équations qui
calculent le point de bulle et le point de rosée du mélange.
Cette méthode combine les avantages des deux et évite le besoin
de faire des itérations afin d'avoir les conditions d'équilibre
de phases. Les corrélations proposées couvrent des conditions
d'équilibre de phases à des pressions et des températures
élevées.
Le domaine de validité pour les relations qui suit est
:
· Pour les températures (k) :
230<T<600 ;
· Pour les pression (bar) :
0.2<P<110.
Ce domaine se trouve sous les points critiques de toutes les
composantes, de sorte que la détermination de l'équation
d'état pour le mélange, ne prend pas en considération les
particularités référents au domaine d'état
critique. L'équation d'état ne décrit pas l'état
dans laquelle la solution se trouve dans l'état d'agrégation
solide [33].
II.3.1. L'enthalpie libre
L'équation fondamentale de l'enthalpie libre de Gibbs est
donnée sous une forme intégrale (Ziegler et Trepp
[26], Ibrahim et Klein [27], Xu et Yogi
Goswami [28]) :
Cp
G H TS Cp dT V dP T dT
= - + ? + ? - ?
0 0 T
T P T
T P T
0 0 0
(II.13)
Cette équation est valable pour la phase gazeuse, ainsi
que liquide.
II.3.1.1. Phase liquide
Le comportement de l'état liquide du point de vue
thermique est décrit par les corrélations suivantes (Ziegler et
Trepp [26]), où le volume liquide est fonction de la
pression et de la température et CpL molaire du
liquide de la température :
(II.14) (II.15)
V = a + a P + a T + a
T
L 2
1 2 3 4
Cp = b + b T + b T
L 2
1 2 3
donc :
T P T L
Cp
G H TS Cp dT V dP T dT
L L L L L
(II.16)
= - + ? + ? - ?
0 0 T
T P T
0 0 0
Le développement de l'équation (II.16) avec
l'aide des équations (II.14) et (II.15) donne la forme réduite
:
B B ? ?
T
G H T S B T T T T T T B T B T T T
L L L 2 2 2 3 3 3
,0 ,0 1 ,0 ,0 ,0 1 2 ,0
( ) ( ) ( ) ln ( )
r
r r r r r r r r r r r
= - + - + - + - - - -
r r r
2 3 ? ?
? ?
T r ,0
B A
- - + + + - + -
3 2 2
T T T A A T A T P P P P
( ) ( )( ) ( )
2 2 2 2
r r r r r r r r r
,0 1 3 4 ,0 ,0
2 2
|
(II.17)
|
|
Les grandeurs adimensionnelles d'état sont :
· La température réduite : T r
|
T
= ;
T B
|
|
·
G RTB ;
L'enthalpie libre molaire réduite : G r
· La pression réduite : P r
|
P
= ;
P B
|
·
H RT B
;
L'enthalpie molaire réduite : H r
S
· L'entropie molaire réduite : r
S = ;
R
· Le volume molaire réduit : B
.
V =
r RT B
VP
Les indices utilisés sont :
· r : pour la grandeur réduite ;
· B : pour la grandeur de référence ;
· L : la phase liquide ;
· g : la phase gazeuse ;
· 0 : l'état de référence.
Les grandeurs de références sont
[33] :
TB=100k ;
PB=10bar et
R=8.3143kj/kmole.k.
II.3.1.2. La phase vapeur
Dans la phase vapeur (Ziegler et Trepp [26])
donne les corrélations qui interviennent :
g RT c cc
2 3
V c

4
= + + + +
P T T T
1 3 11 11
P2
(II.18)
P?? ?
2V
Cp d d T d T T dP
g = + + - ? ?
2 ? (II.19)
1 2 32
T
0 ? ? ?
Et :
T P T g
Cp
G H TS Cp dT V dP T dT
g g g g g
= - + ? + ? - ?
0 0 T
(II.20)
T P T
0 0 0
Après le développement on trouve :
D D ? ?
T
G H T S D T T T T T T DT
g g g
= - + - + - + - -
2 2 2 3 3 3 r
r r r r r r r r r r r
,0 ,0 1 ,0 ,0 ,0 1
( ) ( ) ( ) ln
2 3 ? ?
? ?
T r ,0
D P
? ?
- - - - + + -
D T T T T T T T C P P
3 2 2
2 ,0
r r r r r r r
( ) ( ) ln ( )
r
,0 1 ,0
r r
2 ? ?
? ?
P r ,0
?
r ?
?
? ?
P P P T P
?
r r
P P T
(II.2 1)
,0 ,0 ,0 11
2 3 3 4 3 11
4 3 12
r r r r r
+ - + + - ,0
C C +
? ?
T T T T T
? 11 12
? ?
r r r r r
,0 ,0 ? ,0 ,0
T r
C P P P T
3 3 3
?
+ - +

4 ,0 ,0
r r r r
12 11
11 11 12
3 ? ? T T T
r r r
,0 ,0
II.3.2. Propriétés
thermodynamiques
L'enthalpie, l'entropie et le volume molaires sont liés
à l'enthalpie libre de Gibbs [33] :
2 ( )
? ? ?
G T
= - ? ? ? ?? (II.22)
r r
H RT T
B r T r P r
? ? ?
G
S R
= - ? ?
r(II.23)
? ? ?
T r P r
RT G
? ? ?
B r
V = ? ? (II.24)
PP
B r T
? ? ?
r
Après le développement des équations on
trouve : II.3.2.1. Pour la phase liquide
H RT
L = B
? B B
( ) ( ) ( ) ( )( )
T T T T T T P P A A T
2 3 2
3 3
r r r r r r r r r
- + - + - + - -
,0 ,0 ,0 ,0 1 4
2 3
2 2
H B
L
? r ,0 1
+
A P P
2 2 2
( )
r r
- ,0
2
? ? ? ?
? ? ? ?
S R S B B T T T T A A T P P
L L T r B
= ? + + - + - - + -
3 2 2
,0 1 2 ,0 ,0 3 4 ,0
ln ( ) ( ) ( 2 )( ) ?
r r (II.26)
r ? ? r r r r r
? ? ? ?
? T 2
r ,0 ?
(II.27)
(II.28)
S D D T T T T C
g T r D
? + + - + - +
ln ( ) ( ) 3
3 2 2
r ,0 1 2 ,0 ,0 2 4
? ? r r r r
? T 2 ? T
r r
? ?
P P ?
r r ,0
? - Tr + ?
4 ?
,0 ,0 ? ?
?
?
? ? ? ? ? ? ?
P P P P P
3 3
11
,0 ,0
11 ln
3 - + - -
r r
r r r
C C
? ? ? ? ? ? ?
12 12 4 12 12
? ? ? ? ? ? ?
T T T T P
3
r r r r r
,0 ,0 ,0
? ? ?
? ?
?
(II.29)
S R
g =
2
? 2 3 4
V C
g B
RT C C P T
C r r
= ? ? + + + +
P T T T
1 3 11 11 P
B r r r r
V A A P A T A T
L B
RT 2
= ? ?
? + + + ?
1 2 3 4
r r r
P B
II.3.2.2. Pour la phase vapeur
?
) ?
? D D
H D T T T T T T C P P
g + - + - + - + -
( ) ( ) ( ) (
2 2 2 3 3 3
? r r r r r r r r r
,0 1 ,0 ,0 ,0 1 ,0
2 3
H RT
g = ? ? ? ? ? ? ?
?
B P P P P P P
3 3
? + - + - + -
,0 ,0 ,0
4 12 4
C C C
r r
r r r r
2 ? ? ? ? ? ? ?
3 3 11 11 4 11 11
3
? ? ? ? ? ? ?
T T T T T T
r r r r r r
,0 ,0 ,0 ?
Mélange
|
E1
|
-41.733398
|
E2
|
0.02414
|
E3
|
6.702285
|
E4
|
-0.01 1475
|
E5
|
63.608967
|
E6
|
-62.490768
|
E7
|
1.761064
|
E8
|
0.008626
|
E9
|
0.387983
|
E10
|
0.004772
|
E11
|
-4.648107
|
E12
|
0.836376
|
E13
|
-3.553627
|
E14
|
0.000904
|
E15
|
24.361723
|
E16
|
-20.736547
|
|
|
Ammoniac
|
Eau
|
A1
|
3.971423.10-2
|
2.748796.10-2
|
A2
|
-1.790557.10-5
|
-1.016665.10-5
|
A3
|
-1.308905.10-2
|
-4.452025.10-3
|
A4
|
3.752836.10-3
|
8.389246.10-4
|
B1
|
1.634519.101
|
1.214557.101
|
B2
|
-6.508119
|
-1.898065
|
B3
|
1.448937
|
2.911966.10-1
|
C1
|
-1.049377.10-2
|
2.136131.10-2
|
C2
|
-8.288224
|
-3.169291.101
|
C3
|
-6.647257.102
|
-4.634611.104
|
C4
|
-3.045352.10 3
|
0
|
D1
|
3.673647
|
4.019170
|
D2
|
9.989629.10-2
|
-5.175550.10-2
|
D3
|
3.617622.10-2
|
1.951939.10-2
|
L
Hr ,0
|
4.878573
|
21.821141
|
g
Hr ,0
|
26.468879
|
60.965058
|
L
Sr ,0
|
|
|