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La motivation et l'apprentissage dans les musées

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par Astrid Langlois
Université Nanterre Paris Ouest La Défense - Master 1 Psychologie Cognitive Appliquée 2010
  

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1.2 La motivation hors du musée

On a pu observer de quelle façon est mesurée la motivation dans le musée. Il est à présent intéressant de se demander comment la motivation est étudiée en dehors du musée, et essentiellement de savoir : comment peut-on quantifier la motivation ? On s'intéressera donc principalement aux modèles théoriques utilisés pour construire des échelles de motivation en dehors des musées.

De nombreuses théories expliquent la motivation en psychologie, prenant en compte différents aspects et composantes. Deci et Ryan (1985) ont proposé un modèle inspiré de la découverte de Harlow (1950 cité dans Fenouillet, 2003) de l'existence d'une motivation interne ; l'auteur observe que des singes sont capables d'apprendre sans avoir besoin de récompense.

1.2.1 Quantifier la motivation : Le modèle de Deci et Ryan (1985)

Le modèle proposé par Deci et Ryan (1985, cité dans Vallerand & O'Connor, 1991 et dans Desrochers, Comeau, Jardaneh, & Green-Demers, 2006) est assez utilisé actuellement pour construire des échelles de motivation. Ce modèle propose de quantifier la motivation selon un continuum de motifs : du moins autodéterminé au plus autodéterminé. En effet, le postulat de base de ce modèle est qu'un sujet retire plus de bénéfice d'une activité s'il pense la faire volontairement que s'il est contraint.

Les auteurs mentionnent trois types d'états : motivation intrinsèque (le sujet s'engage de son propre gré dans une activité), motivation externe (le sujet se sent obligé, contraint par des

pressions externes), et amotivation (absence de motif). La motivation externe est divisée en plusieurs types de régulation également, de la moins autodéterminée à la plus autodéterminée.

Desrochers, Comeau, Jardaneh, & Green-Demers (2006) proposent d'élaborer une échelle de mesure de la motivation à jouer du piano selon le modèle de Deci et Ryan. Les sujets doivent choisir la raison pour laquelle ils jouent du piano parmi les motifs proposés (échelle de Likert en sept points). Plusieurs motifs sont proposés pour chaque type de motivation identifié par Deci et Ryan :

État motivationnel

Type de régulation

Exemples d'items

J'apprends à jouer du piano ...

Amotivation

Aucun

... mais je ne sais pourquoi je fais cela ... mais je crois que je perds mon temps ... mais je ne suis pas intéressé à pratiquer

Extrinsèque

Externe

... parce que mes parents me forcent à le faire ... parce qu'on me félicite quand je joue

 

... parce que je me sens fier de pouvoir jouer

... parce que j'aurais honte si j'abandonnais l'étude du piano

 

... parce que cette activité m'aide à l'école

... parce que cette activité m'aide à atteindre mes objectifs personnels

 

... parce que la musique est importante dans ma vie ... parce que je veux devenir musicien

Intrinsèque

 

... parce que j'adore jouer du piano ... parce que j'aime le son du piano ... parce que j'aime apprendre de nouvelles pièces au piano

 

Tableau 1 Exemples d'items de l'échelle de motivation (Desrochers, Comeau, Jardaneh & Green-Demers, 2006)

On obtient ainsi six types de motivation différents du moins autodéterminé au plus autodéterminé : amotivation, externe, introjectée, identifiée, intégrée, et intrinsèque. Les études ayant utilisée cette échelle permettent de s'apercevoir que les formes de motivation les plus autodéterminées (intrinsèque, intégrée et identifiée) sont « associées à des attitudes positives, des émotions agréables et des comportements constructifs. Inversement aux formes non autodéterminées de la motivation (c'est-à-dire introjectée, externe ou l'amotivation) qui sont associées des attitudes négatives, des émotions désagréables et des comportements peu constructifs ou destructeurs. »

Les résultats démontrent que plus les motivations sont autodéterminées et plus l'intérêt pour les activités musicales est grand. Les auteurs mentionnent qu'un des apports de ce type d'échelle est de « prédire les gains effectués au cours de l'apprentissage ». En effet, la motivation la plus forte aura pour conséquence une plus grande pratique de l'instrument et donc des progrès plus grands.

Ce modèle est également à l'origine de nombreuses échelles, utilisées dans plusieurs domaines et qui ont démontré leur validité ; relations interpersonnelles, sports, loisirs, éducation, monde du travail, prévention de troubles de santé... (Desrochers, Comeau, Jardaneh, & Green-Demers, 2006 ; Vallerand & O'Connor, 1991).

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"L'imagination est plus importante que le savoir"   Albert Einstein