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ECOLE DE SAGES-FEMMES UNIVERSITE PAUL SABATIER FACULTE DE
MEDECINE DE TOULOUSE-RANGUEIL
COLLABORATION ENTRE LES SAGES-
FEMMES LIBERALES ET
LES MEDECINS GENERALISTES :
ETAT DES LIEUX ET ATTENTES
Mémoire présenté et soutenu
par Lorène BERTRAND née le 5 Mars 1984 en vue de
l'obtention du diplôme d'Etat de sage-femme
ECOLE DE SAGES-FEMMES UNIVERSITE PAUL SABATIER FACULTE DE
MEDECINE DE TOULOUSE-RANGUEIL
COLLABORATION ENTRE LES SAGES-
FEMMES LIBERALES ET
LES MEDECINS GENERALISTES :
ETAT DES LIEUX ET ATTENTES
Mémoire présenté et soutenu
par Lorène BERTRAND née le 5 Mars 1984 en vue de
l'obtention du diplôme d'Etat de sage-femme
REMERCIEMENTS
Ce mémoire signe la fin mes études de
sage-femme et je remercie tous ceux qui m'ont aidé et soutenu pendant
ces cinq longues années.
Merci au Docteur Brillac, médecin
généraliste, d'avoir accepté de m'épauler dans la
réalisation de ce travail.
Sincères remerciements au Docteur Guyard Boileau,
gynécologue obstétricien à la maternité Paule de
Viguier, qui m'a apporté beaucoup d'aide et de conseils.
Ma vive reconnaissance à Mademoiselle
Frégonèse, sage-femme cadre enseignante à l'école
de Toulouse, toujours disponible pour lire et relire les 59 pages de ce
mémoire.
A ces sages-femmes passionnées et passionnantes
rencontrées pendant mes études, qui ont su me transmettre leur
amour pour ce métier peu ordinaire.
Une pensée pour l'association Le Premier Cri, qui
s'attache à défendre les étudiants sages-femmes et
à améliorer leur quotidien par des moments qui resteront
inoubliables. Que son existence dure toujours !
A Loréna, Thibault et Matthieu pour leur soutien en
PCEM1. A Anaïs, Marion B., Marion P., Marion D., Noémie, Anne,
Marjorie, Camille et bien sur Naomi. Je vous souhaite une très belle
carrière...
SOMMAIRE
SOMMAIRE 1
INTRODUCTION 3
CHAPITRE I : LE SUIVI DE LA GROSSESSE, LES PROFESSIONNELS
GRAVITANT AUTOUR DE PATIENTE, PARCOURS DES FEMMES ET NOTION
DE RESEAU 5
1. Recommandations pour le suivi de grossesse 5
1.1. Les consultations 6
1.2. Les examens biologiques obligatoire 6
1.3. Examens biologiques à proposer
systématiquement 7
1.4. Examens biologiques recommandés 7
1.5. Les échographies 7
1.6. Préparation à la naissance 8
1.7. L'entretien du 4ème mois 8
1.8. La rééducation du post-partum : 8
2. Les professions susceptibles de prendre en charge une
grossesse 9
2.1. Les gynécologues obstétriciens 9
2.2. La sage-femme libérale 10
2.3. Le médecin généraliste. 12
3. Parcours actuel des femmes et notion de réseau 14
3.1. Parcours des femmes. 14
3.1.1. Données nationales. 14
3.1.2. En Midi-Pyrénées. 14
3.2. Notion de réseau 16
3.3. Le dossier partagé. 16
3.3.1. Le carnet de maternité 16
3.3.2 Le dossier médical informatisé. 17
CHAPITRE II : MATERIEL ET METHODE 18
1. Objectifs de l'enquête 19
2. Types d'enquêtes et détermination de
l'échantillon étudié 19
2.1. Sage-femme libérale 19
2.2. Médecin généraliste 19
3. Modalités de l'enquête 20
3.1. Sage-femme libérale 20
3.2. Médecin généraliste 20
4. Elaboration du questionnaire 21
4.1 Sage-femme libérale 21
4.2. Médecin Généraliste 21
5. Traitement des résultats 22
CHAPITRE III : RESULTATS 23
1. Résultats de l'enquête auprès des
sages-femmes. 24
1.1. Présentation de l'échantillon. 24
1.2. Etat des la collaboration avec les médecins
généralistes 26
1.3. Evaluation de la qualité de la collaboration
existante et attentes. 30
2. Résultats des médecins
généralistes. 34
2.1. Présentation de l'échantillon. 34
2.2. Etat des lieux de la collaboration avec les sages-femmes
libérales 37
2.3 : Evaluation de la qualité de la collaboration
existante et attentes. 40
ANALYSE ET DISCUSSION 44
1. Intérêts et limites de l'enquête 45
1.1. Le choix de l'échantillonnage 45
1.2. Limites géographiques 47
1.3. Les limites du questionnaire 47
2. Etat des lieux de la collaboration 48
2.1. L'influence des activités proposées 49
2.2. L'influence du lieu 50
2.3. Se connaître, quelle influence ? 50
2.4. L'influence de l'information préalable 51
2.5. Les moyens d'échanges 51
3. Méconnaissance des compétences
réciproques 52
3.1. Les sages-femmes 52
3.2. Les médecins 52
4. Freins et attentes 55
CONCLUSION 58
INTRODUCTION
En raison entre autre, de la pénurie de
gynécologues obstétriciens, les femmes enceintes pourraient
être de plus en plus nombreuses à être suivies hors
structures hospitalières ; elles vont alors consulter les
gynécologues mais aussi les sages-femmes libérales et les
médecins généralistes. Alors que les réseaux de
périnatalité sont fonctionnels dans le secteur hospitalier, il
s'agit de les développer en ville. Cela fait partie des dernières
recommandations, notamment dans le plan de périnatalité
2005-2007. (1)
La collaboration entre les médecins
généralistes et les sages-femmes est intéressante pour une
prise en charge optimale des patientes en ville. Il parait essentiel que les
professionnels se rencontrent, connaissent leurs rôles et leurs
compétences réciproques et échangent les informations
nécessaires au suivi.
Afin d'effectuer un état des lieux de cette
collaboration, nous avons souhaité que les sages-femmes et les
médecins généralistes expriment eux même leurs
impressions et leurs attentes. Nous avons pour cela mené une
enquête auprès d'un échantillon de ces professionnels en
Ariège, Haute-Garonne et dans le Lot.
Nous souhaitons répondre aux questions suivantes : quel
est l'état de la collaboration entre les médecins
généralistes et les sages-femmes libérales ? Quels en sont
les freins ? Quelles seraient les solutions à apporter ?
Nos hypothèses sont:
- la collaboration entre les sages-femmes libérales et les
médecins généralistes n'est pas une pratique courante.
- les professionnels exerçant en milieu urbain travaillent
davantage en collaboration.
- la méconnaissance des compétences de la
sage-femme par les médecins généralistes est un frein
à la collaboration réciproque.
- les moyens d'échanges d'informations, en particulier
le carnet de maternité, sont peu utilisés.
Au cours de ce travail, nous aborderons dans un premier temps
les recommandations pour le suivi de grossesse, les différents
professionnels gravitant autour de la femme enceinte, le parcours actuel des
femmes et la notion de réseau.
Nous objectiverons ensuite les résultats des deux
enquêtes avant d'en proposer une analyse.
CHAPITRE I : LE SUIVI DE LA GROSSESSE,
LES PROFESSIONNELS GRAVITANT AUTOUR DE LA PATIENTE, PARCOURS DES FEMMES
ET NOTION DE RESEAU
1. Recommandation pour le suivi de grossesse
Surveiller une grossesse relève de la compétence
des sages-femmes, des médecins généralistes, des
gynécologues obstétriciens.
En l'absence de facteurs de risques et de situations cliniques
pathologiques, il est recommandé :
- de réaliser un suivi mensuel de la patiente, avec un
examen général et obstétrical.
- d'effectuer les consultations des 8ème et
9ème mois dans la maternité où l'accouchement
est prévu.
- de prévoir une consultation d'anesthésie au cours
du 8ème mois.
- de transmettre l'ensemble des documents du suivi de grossesse
lors de la première consultation à la maternité.
1.1. Les consultations
Sept consultations de suivi de grossesse sont obligatoires : une
au premier trimestre puis une par mois au second et troisième
trimestre.
Lors de la consultation du premier trimestre, il est obligatoire
de :
- confirmer la grossesse et de déterminer son
début.
- programmer, avant la quinzième semaine
d'aménorrhée (SA), la déclaration légale de
grossesse, effectuée sur les fascicules agréés par les
caisses de Sécurité Sociale et d'Allocation Familiale. (3)
Un examen postnatal doit être effectué dans les huit
semaines qui suivent l'accouchement.
1.2. Les examens biologiques obligatoires (3)
- sérologie rubéole et vaccination le cas
échéant en post-partum. - sérologie toxoplasmose,
mensuelle si négative.
- sérologie syphilis.
- groupe sanguin ABO phénotypes Rh et Kell : 2
déterminations.
- recherche des agglutinines irrégulières : elle
est obligatoire à la déclaration de grossesse et au
8ème mois. Si la femme est rhésus négatif ou
s'il y a un antécédent transfusionnel, cette recherche est
obligatoire au 6ème et 9ème mois. (Annexe
I)
- albuminurie et glycosurie mensuelle.
- numération formule sanguine 6ème
mois.
- sérologie de l'hépatite B au
6ème mois.
1.3. Examens biologiques à proposer
systématiquement
- sérologie de l'hépatite C et HIV.
- marqueurs sériques maternels : une information sur
les objectifs, les bénéfices et les inconvénients, le
délai de réalisation du dosage, est rendue obligatoire par le
décret n°95-559 du 06/05/95 (article R 162-16-7). La patiente a le
choix de faire ou non cet examen. En cas de consentement, elle doit signer une
feuille d'information officielle. Le dosage doit alors être
effectué entre 14 SA et 18 SA.
1.4. Examens biologiques recommandés
Le dépistage du portage vaginal du streptocoque B est
recommandé de façon systématique entre 34 et 38 SA. (4)
Le dépistage du diabète gestationnel peut
être proposé à toutes les patientes, par le test du
0'Sullivan entre 24 SA et 28 SA.
1.5. Les échographies
Trois échographies sont recommandées (non
obligatoires) pendant la grossesse : à 12, à 22 et à 32
SA.
1.6. Préparation à la naissance (5)
Huit séances sont prises en charge à 100 % par
la Sécurité Sociale à partir du sixième mois de
grossesse. Elles ont pour but d'apporter une information aux futurs parents sur
le déroulement de la grossesse, de la naissance et de la période
périnatale. Un temps d'écoute permet aux sages-femmes de
dépister d'éventuelles situations de vulnérabilité
tant psychologiques que physiques, économiques et sociales et d'orienter
le cas échéant les futurs parents vers des professionnels
compétents. Elle se doit de proposer également un travail
corporel adapté en fonction des besoins de la femme. Il existe plusieurs
sortes de préparations : chant prénatal, haptonomie, acupuncture,
yoga, sophrologie, cours en piscine...
1.7. L'entretien du 4ème mois
L'entretien du premier trimestre est une mesure importante du
Plan Périnatalité 2005- 2007 (1) (6) .Il a pour but d'optimiser
le déroulement de la grossesse, de l'accouchement, de l'accueil du
nouveau-né et de garantir les conditions d'un développement
optimal de l'enfant et de la construction des liens affectifs.
Son objectif est d'améliorer l'ajustement des
professionnels aux besoins exprimés par les futurs parents, de prendre
en compte les « ressentis » qui ne se disent pas aisément dans
une consultation classique.
C'est donc une occasion d'ouvrir le dialogue avec les parents
à propos du suivi médical de la grossesse et de l'accueil de
l'enfant.
1.8. La rééducation du post-partum
Prescrites à la visite post natale, ces séances
remboursées à 100 % par les caisses d'assurance maladie,
permettent de corriger les défects du périnée et des
abdominaux, parfois induits par l'accouchement.
2. Les professions susceptibles de prendre en charge
une grossesse
2.1. Les gynécologues obstétriciens
Le suivi des femmes enceintes peut se faire par deux types de
spécialistes : les gynécologues médicaux et les
gynécologues obstétriciens.
La spécialité gynécologie médicale
avait disparu de l'examen national classant (ex internat) en 1984 suite
à une harmonisation européenne, pour réapparaître en
2000 afin de faire face à la pénurie annoncée de
médecins gynécologues obstétriciens. (7)(8)
Les étudiants en médecine ont accès
à une palette plus ou moins large de disciplines selon leur rang de
classement à l'examen national classant. En 2006 la gynécologie
obstétrique a été choisie par les étudiants
situés aux deux premiers tiers du classement.
Nombre de postes ouverts à l'"Examen National
Classant" ces dernières années.
|
2004
|
2005
|
2006
|
|
Postes totaux
|
3988
|
4803
|
4760
|
|
Médecins Généralistes
|
1841
|
2400
|
2353
|
|
Gynécologues Obstétriciens
|
158
|
150
|
150
|
|
Gynécologues médicaux
|
16
|
20
|
20
|
Sources : fichiers de gestion automatisée des ECN de
la DHOS et arrêté du 19 juin 2006 fixant le nombre de postes
offerts aux épreuves classantes nationales en médecine.
Il semble que la gynécologie obstétrique ne
présente qu'un attrait relatif (elle se situe : au sixième rang
de préférence pour les femmes et au neuvième rang pour les
hommes). Cette discipline demande une grande disponibilité, et
présente d'importantes responsabilités. Rappelons que nombres
d'actes effectués sont de plus en plus difficilement couverts par les
assurances et le nombre de procès ne cesse d'augmenter.
Le plan de Périnatalité 2005-2007 (1) nous le
précise : « la gynécologie obstétrique est la
spécialité la plus affectée par la judiciarisation de la
médecine. Cette évolution produit un impact négatif sur
les vocations des jeunes médecins. »
De plus, notons que 58 % des candidats se présentant
à l'examen national classant sont des femmes. Elles constituent plus des
quatre cinquièmes des étudiants affectés en
gynécologie, obstétrique et pédiatrie. On peut donc parler
d'une féminisation réelle de la profession, avec les
conséquences que cela implique : les congés maternité et
parentaux, le choix de l'exercice à temps partiel, ce qui diminue le
nombre de professionnels en exercice, accentuant encore la pénurie de
consultations prénatales. (8)
D'ailleurs, les difficultés pour rencontrer un
professionnel en gynécologie ou en obstétrique sont bien connues.
Nombreux sont les gynécologues de ville surchargés, les
consultations hospitalières saturées. Il est parfois
nécessaire de prendre des rendez-vous plusieurs mois à l'avance.
Cette difficulté à accéder aux consultations est
clairement un obstacle à une prise en charge continue des patientes.
C'est pourquoi, même si l'augmentation du nombre de
spécialistes reste nécessaire, une prise en charge des patientes
par d'autres professionnels semble indispensable. Les sages- femmes,
professionnelles de la maternité, ainsi que les médecins
généralistes, médecins de premier recours, ont alors
pleinement leur rôle à jouer.
2.2. La sage-femme libérale
La profession sage-femme est définie dans le code de la
santé publique, quatrième partie, livre premier, titre V.
L'article L.4151-1 la décrit dans les termes suivants :
L'exercice de la profession sage-femme comporte la
pratique des actes nécessaires au diagnostic, à la surveillance
de la grossesse et à la préparation psychoprophylactique à
l'accouchement, ainsi qu 'à la surveillance et à la pratique de
l'accouchement et des soins postnataux en ce qui concerne la mère et
l'enfant, suivant les modalités fixées par le code de
déontologie de la profession.
Nul ne peut exercer le métier de sage-femme s'il n'est pas
titulaire de diplôme d'état de la profession. Ce diplôme est
délivré après cinq années d'étude.
La première année du Premier Cycle des Etudes
Médicales (PCEM1) se solde par un concours. Un numerus clausus
prédéfini (augmentant chaque année : 663 places en
1998,
1000 places en 2005 en France, 1007 en 2007) permet aux
étudiants classés d'intégrer une des 35 écoles de
sages-femmes françaises. S'en suivent quatre années d'alternance
de périodes de cours, où sont enseignées toutes les
matières nécessaires à la pratique de la profession, et de
stages, en structures hospitalières (publiques et privées),
libérales et territoriales.
Alors que l'on assiste jusqu'à la fin des années
70 à une diminution du nombre de sages-femmes, le nombre de
professionnels s'accroît de 3 % par an depuis le début des
années 80. Au 1er Janvier 2006, la France comptait 16765
sages-femmes. Celles travaillant en libéral sont passées de 11,6
% en 1998 à 15 % en 2004.
Les projections réalisées par l'institut de
recherche et documentation en économie de la santé, en tenant
compte des augmentations du numerus clausus, permettent de prévoir un
effectif d'environ 18500 sages-femmes en 2020. (9) (Annexe II)
La sage-femme libérale a les mêmes droits et les
mêmes devoirs que ses collègues hospitalières.
- elle assure, sous sa propre responsabilité, la
surveillance clinique et paraclinique de la grossesse physiologique. Dans ce
cadre, elle réalise la déclaration de grossesse (depuis la loi
n°2004-8006 du 9 août 2004 relative à la politique de
santé publique) et les consultations de suivi de grossesse.
- elle peut prescrire les examens nécessaires et les
médicaments d'une classe thérapeutique figurant sur une liste
fixée par arrêté du ministre chargé de la
santé.
Ce droit de prescription a été élargi par la
loi du 9 août 2004, puis par les arrêtés du 2 février
2004 et du 12 octobre 2005.
- sur prescription d'un médecin, elle est
habilitée à assurer le suivi des femmes présentant une
grossesse à risques, afin d'éviter ou de réduire
l'hospitalisation des femmes enceintes.
- elle assure les séances de préparation à
la naissance et à la parentalité.
- la sage-femme libérale peut assurer la surveillance
du travail, l'accouchement normal et sa délivrance à domicile ou
en plateau technique. Elle assure les premiers soins au nouveau né, la
surveillance clinique et paraclinique des suites de couches.
- depuis le 9 août 2004, l'examen postnatal peut être
pratiqué par une sage-femme si la grossesse a été normale
et l'accouchement eutocique.
- les sages-femmes sont aussi habilitées à
pratiquer la rééducation
périnéosphinctérienne.
- Elle a aussi un rôle majeur en santé publique,
un rôle de prévention, de dépistage et de prise en charge
des situations à risques (violences conjugales, maltraitance, mais aussi
conduites addictives, troubles des conduites alimentaires...).
Ayant un statut indépendant, les honoraires des
sages-femmes libérales conventionnées sont encadrés par
une convention nationale signée par les syndicats représentatifs
de la profession et les caisses nationales d'assurance maladie. Les actes
réalisés par ces professionnelles sont pris en charge par les
régimes de sécurité sociale. Les soins relevant de la
maternité sont donc remboursés à 100 %. La sage-femme ne
peut appliquer un dépassement d'honoraires que dans les deux situations
suivantes (10)
- circonstances exceptionnelles de temps ou de lieu dues
à une exigence particulière du
patient.
- déplacement non médicalement justifié en
matière de soins de maternité et infirmiers.
2.3. Le médecin généraliste
Les médecins généralistes sont
recrutés par l'Examen National Classant, à l'issue de la
sixième année d'étude de Médecine. (7)
En 2006, sur 4760 postes proposés, 2 353 étaient
réservés à la médecine générale.
Les étudiants reçus entament le 3ème
cycle des études médicales, qui dure trois ans, sous forme de six
stages de six mois chacun. Un de ces stages doit être consacré
à la gynécologie obstétrique et à la
pédiatrie. Certaines facultés proposent donc de scinder ce stage,
3 mois en gynécologie obstétrique puis 3 mois en
pédiatrie. Sur la faculté de médecine de Toulouse, les
étudiants doivent le plus souvent choisir entre les deux disciplines. Il
en résulte qu'à l'issue de la formation initiale, un certain
nombre de médecins généralistes n'auront pas
rencontré de sages-femmes dans leur cursus.
Les médecins généralistes assurent cinq
grandes fonctions (8)
- ils permettent une prise en charge globale du
patient en intégrant l'ensemble des informations sur l'état
de santé physique et moral de la patiente ainsi que sur sa condition
sociale permettant une discussion adaptée à chaque individu.
La gynécologie obstétrique aborde un domaine intime
et la connaissance qu'a le médecin généraliste de sa
patiente peut l'aider à aborder ce thème.
- c'est un médecin de premier recours. Il est
accessible à une large population, notamment en milieu rural où
l'accès aux médecins spécialistes est souvent plus
difficile.
- il assure la continuité des soins.
- il a un rôle essentiel dans la coordination des
soins (c'est-à-dire l'ensemble des procédures qui mobilisent
les ressources adaptées et compétentes).
Il se doit de connaître les compétences des
différents professionnels gravitant autour de ses patients. Il peut
consulter des spécialistes médicaux ou paramédicaux
lorsqu'il le juge nécessaire. Cette complémentarité entre
les acteurs de santé existe dans l'intérêt de tous et est
un enjeu important dans le domaine de la grossesse.
- il est un acteur en matière de santé
publique.
De plus, depuis juillet 2005, chaque patient passe un
véritable contrat avec son médecin traitant : c'est son
médecin référent.
Cette réforme, en premier lieu économique, a
entre autre pour objectif de redonner tout son sens à la relation
médecin / patient, en l'inscrivant dans la durée. Elle devrait
favoriser la continuité et la qualité des soins et permettre de
faire de la prévention. Le médecin traitant, deviendrait ainsi le
pivot des soins et l'interlocuteur médical de référence
des autres professionnels de santé, et permettrait d'éviter les
actes inutiles et redondants, en orientant mieux les patients par une
information médicale mieux organisée et plus accessible. Elle
revaloriserait ainsi le rôle de la médecine générale
comme une médecine globale de première intention.
Le médecin généraliste, en plus
d'effectuer des actes de gynécologie courante (frottis cervico-vaginal,
prescription de la contraception, pose de stérilet...), est de plus en
plus amené à suivre des grossesses ainsi que les
accouchées et leurs nouveaux nés.
L'enquête périnatale a démontré
qu'en 2003, 24,3 % des déclarations de grossesse sont effectuées
par le médecin généraliste. (11)
Une thèse sur les besoins de formation des
médecins généralistes en gynécologie
obstétrique a montré que la pratique de l'obstétrique tend
à augmenter, surtout chez les jeunes médecins et les
médecins femmes. Il a été aussi recueilli que 55,4 % des
médecins généralistes de Midi-Pyrénées ont
déjà participé à une formation continue de
gynécologie obstétrique, que 81,3 % des médecins de la
région souhaitent être informés de l'existence d'une
formation future, et 37,4 % souhaitent aborder en priorité le suivi de
la grossesse au
cours d'une formation (8). Le médecin
généraliste s'intéresse clairement à
l'obstétrique et souhaite acquérir davantage de connaissances
médicales.
Afin d'assurer pleinement son rôle de médecin
coordinateur en obstétrique, le praticien doit s'entourer d'un
réseau de professionnels. Les femmes pourront alors toutes
bénéficier d'un suivi de qualité, d'une prévention
des risques liés à la maternité et d'une prise en charge
globale.
3. Parcours actuel des femmes et notion de
réseau
3.1. Parcours des femmes
3.1.1. Données nationales
L'enquête périnatale de 2003 nous précise que
l'organisation du suivi de grossesse a subi des changements importants. (11)
Tout d'abord, le pourcentage de femmes, qui n'ont eu aucune
consultation dans la maternité où a lieu l'accouchement, a
légèrement augmenté passant de 6,5 % en 1998 à 8,3
% en 2003. Par ailleurs, on constate aussi que le nombre de femmes ayant fait
suivre leur grossesse entièrement par l'équipe responsable de
l'accouchement a diminué en cinq ans, passant de 44 % à 33,2 %.
En 2003, 9,1 % des femmes enceintes ont eu moins de sept consultations,
c'est-àdire moins que le nombre fixé par la loi pour une
grossesse à terme.
La préparation à la naissance a été
suivie par 24,9 % des multipares et 66,6 % des primipares, elle est devenue
moins fréquente entre 1998 et 2003 pour ces dernières.
3.1.2. En Midi-Pyrénées (12)
Une enquête menée par l'Observatoire
Régional de la Santé en Midi-Pyrénées (ORSMIP) a
étudié les modalités de suivi de grossesse afin de
vérifier si l'organisation actuelle de l'offre de soins et de services
permet aux femmes enceintes de bénéficier d'un projet de suivi de
grossesse et d'accouchement adapté à leur situation.
En effet, dans toutes les régions, ont
été mises en avant des préoccupations liées
à la situation démographique des professionnels de santé
créant des conditions d'exercice de plus en plus ardues et des
difficultés de plus en plus grandes pour les usagers (baisse du nombre
de maternités, pénuries de spécialistes).
Un des enjeux de la politique périnatale pour toutes
les régions de France est de mettre en place une organisation qui
garantisse un accès à des soins de qualité pour toutes les
femmes et les nouveaux nés.
En Midi-Pyrénées, 27 % des grossesses ont
été déclarées par un médecin
généraliste, 70 % par un gynécologue et 3 % par une
sage-femme. 5 % des femmes ont précisé qu'elles n'avaient pas pu
voir le professionnel qu'elles désiraient.
13 % n'ont pas pu bénéficier du nombre
recommandé de visites prénatales durant les deux premiers
trimestres ; elles sont de plus en plus nombreuses à être suivies
exclusivement par un médecin généraliste ou une sage-femme
et participent également moins à la préparation à
la naissance. Ce sont souvent des femmes en situation de
précarité et sans profession.
Ainsi, les patientes présentant une grossesse sans
risque associé, ne justifiant pas une prise en charge
hospitalière, se retrouvent en difficultés pour se faire suivre
et doivent consulter les professionnels exerçant en libéral. Or,
les recommandations du collège national des gynécologues et
obstétriciens français préconisent « un
redéploiement des grossesses à bas risque vers les sages-femmes
et les médecins généralistes et la réhabilitation
de la grossesse physiologique » « Il parait nécessaire de
définir des accords de bonne pratique précisant le rôle de
chacun dans le suivi de grossesse et développer des protocoles de suivi
commun. » (13) (14) (15)
Le médecin traitant, de premier recours, a donc
dorénavant un rôle essentiel dans l'orientation des femmes
enceintes. Pas toujours formé au suivi de la grossesse, il devrait
collaborer avec les autres professionnels pour permettre une prise en charge
optimale.
La sage-femme, spécialiste de la grossesse normale prend
ici toute son importance.
3.2. Notion de réseau
Le plan périnatalité 2005-2007 annoncé
par le ministre de la santé et des solidarités le 10 novembre
2004 a proposé de créer et de développer des
réseaux de santé de proximité ville / PMI / hôpital
en amont et en aval de l'organisation inter établissements. (1)
Son but était de garantir le meilleur accès aux
soins pour l'ensemble de la population. Il permettrait d'améliorer la
qualité du suivi médical de la mère et de son enfant,
ainsi que l'identification des facteurs de risque et des
vulnérabilités psychosociales éventuelles, afin d'orienter
la mère avant l'accouchement vers les professionnels et les structures
adaptés.
La création d'un réseau de
périnatalité complet, c'est-à-dire s'appuyant sur la
médecine de ville et la médecine hospitalière, est
essentielle.
Pour travailler ensemble, les professionnels devraient se
connaître et connaître les compétences de chacun. Ils
doivent aussi partager les informations.
3.3. Le dossier partagé (16)
3.3.1. Le carnet de maternité
La future maman a en sa possession le dossier médical
de sa grossesse et doit le faire remplir à toutes les consultations.
C'est le carnet de maternité, défini dans le code de la
santé publique :
Article L2122-2
Toute femme enceinte est pourvue gratuitement, lors du
premier examen prénatal, d'un carnet de grossesse. Un
arrêté interministériel détermine le modèle
et le mode d'utilisation de ce carnet où sont mentionnés
obligatoirement les résultats des examens prescrits en application de
l'article L. 2122-1 et où sont également notées, au fur et
à mesure, toutes les constatations importantes concernant le
déroulement de la grossesse et la santé de la future mère.
Le carnet appartient à la future mère.
Dans les faits, le carnet de maternité est envoyé
à la patiente après réception de la déclaration de
grossesse, soit après 15 SA. Finalement peu utilisé dans la
pratique
quotidienne, ce carnet de maternité est actuellement en
cours de refonte. Il sera à visée d'éducation et
d'information et sera complété d'un dossier périnatal du
réseau. (16)
3.3.2 Le dossier médical
informatisé (16)
Le Dossier Médical Personnel (DMP) est un dossier
médical électronique sécurisé que certaines
équipes commencent déjà à utiliser. Il contient en
permanence les informations médicales pertinentes nécessaires
à la prise en charge du patient. Il a pour vocation première
d'améliorer la qualité des soins en facilitant la coordination et
les échanges d'informations entre les professionnels de santé.
Ils pourront avoir accès aux informations utiles provenant d'autres
professionnels de santé.
Le Dossier Médical Personnalisé est organisé
en cinq espaces :
- données générales : vue
synthétique, état civil, nom du médecin traitant,
antécédents médicaux et chirurgicaux, historique des
consultations spécialisées...
- données de soins : actes diagnostiques, traitements,
résultats d'examens biologiques...
- données prévention : allergies et
intolérances, vaccinations...
- données images : comptes-rendus, mais aussi
éventuellement images (radio, scanner, IRM, échographie...)
- espace d'expression personnelle.
C'est le patient qui gère les droits d'accès des
professionnels de santé à son DMP.
Plusieurs professionnels de santé sont donc
impliqués dans le suivi de la grossesse et seront de plus en plus
amenés à travailler ensemble. L'objet de notre étude est
de réaliser un état des lieux sur la collaboration actuelle des
médecins généralistes et des sages-femmes
libérales.
CHAPITRE II : MATERIEL ET METHODE
Objectifs de l'enquête
Nous voulions répondre aux questions suivantes : quel
est l'état de la collaboration entre les médecins
généralistes et les sages-femmes libérales. Quels en sont
les freins ? Quelles seraient les solutions à apporter ?
Pour répondre à cette interrogation, une
enquête, sous forme de questionnaires anonymes, de sages-femmes
libérales et de médecins généralistes nous semblait
appropriée.
Types d'enquêtes et détermination de
l'échantillon étudié Il s'agissait de 2 enquêtes
distinctes.
2.1. Sage-femme libérale
Une liste des sages-femmes libérales de la Haute Garonne,
du Lot, de l'Ariège a été établie à partir
des coordonnées répertoriées par France
Télécom. (17)
Les sages-femmes exerçant dans un cabinet médical
commun ont été individualisées.
Ces trois départements, essentiellement urbain en
Haute-Garonne et plutôt ruraux pour le Lot et l'Ariège, permettent
d'avoir une vue plus globale et une meilleure représentativité
des sages-femmes libérales.
En pratique 66 d'entre-elles ont reçu un questionnaire.
2.2. Médecin généraliste
Tous les médecins généralistes ne suivent
pas les grossesses ; hors, notre choix est d'interroger les médecins
assurant le suivi des grossesses, plus susceptibles de travailler avec une
sage-femme.
Aucune liste de ce type n'ayant pu être effectuée,
nous avons choisi d'interroger les médecins ayant eu une formation en
obstétrique ou gynécologie depuis 2000. Nous nous
sommes procurés des listes auprès d'organismes assurant des
formations telles que l'Union Régionale
de Médecins Libéraux Midi-Pyrénées et
auprès de responsables de groupes de formation médicale
continue.
Ainsi, des questionnaires ont été envoyés
sur l'Ariège, le Lot et la Haute-Garonne à tous les
médecins dont on nous avait communiqué le nom, soit 68.
3. Modalités de l'enquête
3.1. Sage-femme libérale
Les questionnaires (annexe IV) ont été
envoyés par publipostage à 66 sages-femmes, au mois d'octobre
2007. Ils étaient accompagnés d'une lettre explicative (Annexe
III), informant de l'échéance et des moyens de retour du
questionnaire (lettre, fax, Internet). Elles ont étés
contactées dans le mois afin d'augmenter les chances de retour.
Le recueil a été stoppé le 30
décembre 2007.
3.2. Médecin généraliste
Les questionnaires (Annexe V) ont été
expédiés par publipostage à 68 médecins
généralistes, au mois de décembre 2007. Ils étaient
accompagnés de la même lettre explicative que pour les
sages-femmes. (Annexe III)
Ils ont été contactés par
téléphone 15 jours plus tard pour une relance.
Le recueil a été stoppé le 10 janvier
2008.
4. Elaboration du questionnaire
4.1 Sage-femme libérale
Le questionnaire a été testé auprès
de 4 sages-femmes libérales, permettant sa validation après
quelques modifications.
Le questionnaire comprend 3 parties :
- la première partie (questions 1, 2, 3)
recueille les données générales permettant de
définir l'échantillon : lieu d'exercice, date d'installation,
activité.
- la deuxième partie (questions 4 à 9)
s'intéresse à l'état de la collaboration sage- femme /
médecin généraliste, leurs rencontres éventuelles,
les types d'exercices entraînant un échange et les modes de
communication...
- la troisième partie (questions 10 à 13)
est une évaluation de la qualité de la collaboration entre ces
deux professions : ses freins, les solutions à apporter.
4.2. Médecin Généraliste
Le questionnaire a été testé auprès
de 3 médecins, permettant ainsi sa validation. Il s'organise en trois
parties :
- la première partie (questions 1à 7)
recueille les données générales permettant de
définir l'échantillon : lieu d'exercice, date d'installation,
participation à une formation. Elle permet aussi d'évaluer les
connaissances des médecins généralistes sur la profession
de sage- femme. La question 7, question de transition, s'intéresse
à l'activité du médecin en termes de suivi de
grossesse.
- la deuxième partie (question 7 à 9)
s'intéresse à l'état de la collaboration avec les
sages-femmes libérales : activités donnant lieu à un
échange, moyens de communication utilisés.
- la troisième partie (questions 10 à 14)
évalue la qualité de la collaboration, ses freins et les
solutions à apporter.
Les deux questionnaires ont été
réalisés avec une trame commune. Se voulant court, facile
à remplir et attrayant, chaque questionnaire se présente sous la
forme d'une page unique.
Ils comprennent essentiellement des questions fermées,
et parfois une question du type « autre » permettant une
réponse personnelle. Une seule question sur les freins à la
collaboration médecin / sage-femme, est restée
rédactionnelle dans les deux questionnaires.
5. Traitement des résultats
L'exploitation des différentes informations a
été réalisée avec le logiciel Microsoft office
Excel 2003.
Dans un premier temps, nous avons numéroté les
Questionnaires des Sages-Femmes de QSF 1 à QSF 41, et QMG 1 à QMG
44 pour les Questionnaires Médecins Généralistes.
Un tableau a été réalisé pour chacun
des deux questionnaires.
Nous souhaitons apporter quelques précisions sur le
recueil de certaines données :
- certaines questions comprennent des adjectifs
imprécis du type « souvent », « médiocre »,
« de façon aléatoire ». Le but de ces questions
n'était pas d'obtenir des données précises mais un
ressenti individuel sur le thème.
- certaines données ont été croisées,
des tests du Chi 2 et des estimations des intervalles de confiance ont
été réalisés. (18)
CHAPITRE III : RESULTATS
1. Résultats de l'enquête auprès
des sages-femmes.
1.1. Présentation de l'échantillon.
En 2004, 102 sages-femmes libérales étaient
répertoriées dans la région Midipyrénées. 3
sages-femmes en Ariège, 59 en Haute-Garonne et 4 dans le Lot ont
reçu un questionnaire. 41 ont répondu soit 62 % des sages-femmes
sélectionnées, représentant 40,1 % de celles de la
région. (19)
Questions 1 : Quel est votre milieu d'exercice ?
Les 41 sages-femmes ont répondu. 58 % des sages-femmes
exercent en milieu urbain contre 37 % en milieu rural. 2 sages-femmes ont
répondu travailler dans les deux secteurs, soit 5 % de
l'échantillon.
Question 2 : Quelle est l'année d'installation
dans votre cabinet actuel ?
|
Année d'installation
|
Nombre de sages-femmes
|
|
Avant 2000
|
18
|
|
2001-2005
|
17
|
|
2006-2007
|
6
|
Tableau 1
Sur les 41 sages-femmes, celle qui s'est installée le
plus tôt l'a fait en 1980 et la dernière en 2007. Il y a 27 ans
d'écart entre ces deux extrêmes. La moitié s'est
installée avant 2001.
Question 3 : Quelles sont vos activités ?

Soins proposés par les sages-femmes
n=41
100%
80%
60%
40%
20%
0%
98%
83% 85% 88%
73%
49%
Consultation de grossesse Préparation à
l'accouchement
Suivi des grossesses pathologiques Entretiendu 4eme mois
Rééducation Autres activitées
Graphique 1
On remarque qu'une seule sage-femme ne pratique pas de
préparation à la naissance et que 5 ne font pas de
rééducation. La consultation prénatale est la
réponse la moins souvent donnée.
Elles sont 24 à avoir coché les 5 items
proposés (préparation, consultation, rééducation,
entretien et suivi de grossesse pathologique), soit une représentation
de 59 %.
Parmi les réponses « autres » sont
précisés :
- « suites de couches à domicile », 6
réponses soit 15 %.
- « consultations postnatales », 3
réponses soit 7 %.
- « massages bébés », 3
réponses soit 7 %.
- « consultation d'allaitement », 3
réponses soit 7 %.
- « aquagym », 2 réponses soit 5 %.
On retrouve aussi la « psychothérapie
», « la médecine globale », «
l'ostéopathie » ou « « les conseils en
contraception. »
Les sages-femmes libérales de notre enquête sont
donc majoritairement urbaines. Environ la moitié d'entre elles se sont
installées depuis 2001. La quasi-totalité pratique la
préparation à l'accouchement. Elles sont 88 % à faire de
la rééducation.
1.2. Etat des la collaboration avec les médecins
généralistes.
Question 4 : D'après vous les médecins
généralistes ont-ils dans leurs compétences le suivi de la
grossesse ?
La majorité des sages-femmes considère que oui,
même si près d'un tiers pense le contraire.
Les médecins ont ils dans
leurs compétences le suivi de la grossesse?
Oui Non Ne sait pas


56%
15%
29%
n=40
Graphique 2
Question 5 : Avez-vous informé de votre
activité, les médecins généralistes de votre
secteur ?
|
Oui
|
Non
|
Total
|
|
Réponses
|
21
|
20
|
41
|
|
Pourcentages
|
51 %
|
49 %
|
100 %
|
Tableau 2
Il y a quasiment autant de réponses positives que
négatives.
Question 5.1. : Si oui, de quelles
façons ?
Toutes les sages-femmes ayant répondu oui à la
question précédente ont répondu à cette question.
Plusieurs items pouvaient être cochés. Ainsi, 71 % des
sages-femmes ont privilégié la rencontre, 24 % une discussion
téléphonique.

16
14
12
10
4
8
6
2
0
Comment a été donnée l'information?
n=21
6
10
15
5
1
Plaquette d'information sur les
Activités Plaquette de
contacts
Discussion téléphonique
Autres
Rencontre
Graphique 3
Question 5.2. : Si non, pourquoi ?
Sur 20 réponses, 4 sages-femmes n'ont pas répondu
(soit 20 % de l'échantillon). Plusieurs idées ont
été mentionnées :
- plus de contact avec les obstétriciens : «
Habitude hospitalière de travailler avec des obstétriciens.
» (QSF5), « Nous travaillons avec les obstétriciens
d'une clinique. » (QSF 13, 14, 15), « Information
donnée plutôt auprès des gynécologues
obstétriciens. » (QSF 29), « Je privilégie les
rencontres avec les gynécologues obstétriciens. »
(QSF 37)
- cabinet déjà connu : «
Association dans un cabinet déjà bien implanté.
» (QSF 11),
« Le cabinet était créé et connu
depuis plusieurs années. » (QSF 12), « Ils me
connaissent par oui dire. » (QSF 27)
- pas de contact : « Aucun contact avec les praticiens
du secteur. » (QSF 10), « Pas de collaboration directe.
» (QSF 24)
- inutile (2 réponses) « Aucun retour
les années passées. » (QSF 16), « Je n 'en ai
pas senti la nécessité. » (QSF 41)
- et aussi: « Je suis
remplaçante. » (QSF 3), « Problème de temps.
» (QSF 38) « Je n 'ai pas pris le temps. Manque d'habitude
et de communication ! Et je pense aussi que le suivi de grossesse fait partie
de notre activité. Je n 'ai donc pas de publicité à faire.
» (QSF 40)
Question 6 : Recevez-vous des patientes orientées
par un médecin généraliste ?
A quelle fréquence recoive nt-e lles des
patientes orientées par un médecin
généraliste?

n=41
5
19
14
3
SOUVENT PARFOIS RAREMENT JAMAIS
Graphique 4
Les items Souvent et Parfois recueillent 59 % des choix, Rarement
et Jamais 41 %.
Question 7 : Pour quel type d'exercice vous en
orientent-ils essentiellement ?
Les 3 sages-femmes ayant répondu « Jamais
» à la question précédente n'ont pas répondu
à celle-ci. 38 d'entre elles ont donc coché une ou plusieurs
réponses. Nous considérons que 38 correspond à 100 % de
l'effectif.
|
Consultation
|
Préparation à la naissance
|
Entretien du 4ème mois
|
Rééducation
|
Autre
|
|
Réponses
|
8
|
20
|
1
|
34
|
3
|
|
Pourcentages
|
21%
|
53%
|
3%
|
89%
|
8%
|
Tableau 3
Le suivi des grossesses pathologiques n'a jamais
été cité.
Question 8 : Orientez-vous des patientes vers les
médecins généralistes ?
Orientez-vous des patientes vers les
médecins généralistes?
n=41

12%
17%
15%
56%

Souvent Parfois Rarement Jamais
Graphique 5 Souvent et Parfois correspondent
à 73 % des choix, Rarement et Jamais à 27 %.
Question 9 : Utilisez-vous un moyen d'échange
d'informations avec les médecins généralistes ?
|
oui
|
non
|
|
réponses
|
25
|
16
|
|
pourcentages
|
61 %
|
39 %
|
Tableau 4
Près d'une sage-femme sur quatre n'utilise pas de moyen
d'échange.
Question 9.1 : Si oui, sous quelle forme ?
Les 25 sages-femmes ont coché une ou plusieurs
réponses.
|
carnet de maternité
|
communication téléphonique
|
lettre
|
|
réponses
|
7
|
9
|
18
|
|
pourcentages
|
28 %
|
36 %
|
72 %
|
Tableau 5
On remarque que presque les trois quarts d'entre elles
utilisent au moins la lettre comme moyen de communication contre 28 % le carnet
de maternité. Personne n'a proposé la réponse « Autre
».
Si la majorité des sages-femmes sait que le
médecin a des compétences dans suivi de la grossesse, plus d'un
quart ne le pense pas. Elles sont 51 % à avoir présenté
leurs activités, le plus souvent par le biais d'une rencontre. 59 %
d'entre elles reçoivent régulièrement des patientes
orientées par le médecin généraliste,
essentiellement pour la rééducation. Elles sont 61 % à
utiliser un moyen de communication, majoritairement sous forme de lettre.
1.3. Evaluation de la qualité de la collaboration
existante et attentes.
Question 10 : Pouvez-vous évaluer la
qualité de la collaboration ?
Qualité de la collaboration

n=41
5%
8%
31%
39%
17%
Excellente Moyenne Médiocre Nulle Autre
Graphique 6
L'unique réponse Autre est complétée de
« variable selon le médecin. » (QSF 33)
Les sages-femmes considèrent à 56 % la
collaboration médiocre ou nulle et à 39 % excellente ou
moyenne.
Question 11 : Pensez-vous nécessaire de collaborer
davantage ?
|
Oui
|
33
|
80%
|
|
Non
|
3
|
7%
|
|
Ne sait pas
|
5
|
12%
|
|
Total
|
41
|
100%
|
Tableau 6
Une large majorité des sages-femmes de notre enquête
pense donc nécessaire de collaborer davantage.
Question 12 : Qu'est ce qui, à votre avis, freine
la collaboration ?
Cette question ouverte permettait aux sages-femmes
d'évoquer plusieurs notions, que nous avons regroupées :
- notion de manque de connaissance sur les compétences
de la sage-femme : « Ils ne savent pas ce que fait la sage-femme.
» (QSF 1), « Le manque d'information des
généralistes par rapport à notre profession et nos
compétences. Nous sommes souvent assimilées à des
infirmières. » (QSF 4), « Les sages-femmes sont
méconnues et mal connues. » (QSF 6)
- le manque de temps : « Manque de temps pour se
rencontrer régulièrement. ». (QSF
36)
- la notion de concurrence : « Les médecins
craignent de perdre leur clientes. » (QSF 8), « Ils ont peur
que les sages-femmes prennent leur clientèle. » (QSF 22)
- 6 n'ont pas répondu
- 2 ont signifié un « Manque de contact.
» (QSF 23)
-1 pense que la collaboration sage-femme /obstétricien
suffit : « Le fait que la collaboration avec les obstétriciens
suffise au fonctionnement de notre cabinet. » (QSF 15)
-1 considère qu'il n'y a pas de frein : « Je
n'ai pas l'impression que la collaboration soit freinée, elle est pour
moi présente quand elle est nécessaire et que je me trouve face
à une pathologie de la patiente qui est plus de son ressort que de celui
de l'obstétricien, et qui n'est de toute façon plus du mien
». (QSF 41)
|
Compétences méconnues
|
18
|
43%
|
|
Manque de temps
|
8
|
17%
|
|
Concurrence
|
6
|
16%
|
|
Non répondu
|
6
|
16%
|
|
Manque de contact
|
3
|
4%
|
|
Gynécologue privilégié
|
1
|
2%
|
|
Pas de frein
|
1
|
2%
|
Tableau 7
Question 13: Quels outils pourraient permettre une
meilleure collaboration entre les médecins généralistes
libéraux et les sages-femmes ?
Deux personnes n'ont pas répondu. Plusieurs
réponses étaient ici possibles.
77 % des professionnelles, soit 30, retiennent l'idée
d'une plaquette d'information sur l'activité de la sage-femme.
Outils utilisables n=39
rencontre autre
physique

70%
60%
50%
41%
40%
23%
30%
20%
10%
10%
0%
plaquette sur l'activité
plaquette de contact
Graphique 7
Dans la partie « autre », nous retrouvons 3
idées :
- formation commune: « Des temps de rencontre communs
autour d'une formation par exemple. » (QSF 33)
- Comportement : « Changement de mentalité des
médecins. » (QSF 31)
- information des usagers: « Information large et
nationale. » (QSF26) « Journaux de santé parlant de
nos capacités et reconnaissance au niveau ministériel.
» (QSF 14)
Question 14: Pour le suivi des patientes, quels outils
vous permettraient d'échanger au mieux les informations avec les autres
professionnels de santé ?
Quatre sages-femmes n'ont pas répondu. 23
considèrent que le carnet de maternité est le meilleur outil pour
partager les informations médicales.

Carnet de maternité Lettre ou Courrier Dossier
informatisé partagé
40%
80%
60%
20%
0%
Comment partager les informations de suivi?
n= 37
61%
1
17%
22%
Graphique 8
La majorité des sages-femmes évaluent la
collaboration médiocre ou nulle, surtout par manque de connaissance des
compétences des sages-femmes par le médecin
généraliste. Elles sont 80 % à souhaiter
l'améliorer. 77 % estiment qu'une plaquette sur l'activité
permettrait d'améliorer la qualité de la collaboration, ainsi que
le carnet de maternité pour échanger des informations
médicales.
2. Résultats des médecins
généralistes.
2.1. Présentation de l'échantillon.
Il y a 2938 médecins généralistes dans la
région Midi-Pyrénées, dont 156 en Ariège, 1307 en
Haute-Garonne et 163 dans le Lot. (19)
Nous avons contacté 68 médecins et avons obtenu 44
réponses, soit 65 %.
Question 1: Quel est votre lieu d'exercice?
Les 44 médecins ont répondu. 57 % exercent en
milieu urbain contre 43 % en milieu
rural.
Question 2 : Quelle est l'année d'installation
dans votre cabinet actuel ?
|
Année d'installation
|
Nombre de médecins
|
|
Avant 2000
|
26
|
|
2001-2005
|
14
|
|
2006-2007
|
4
|
Tableau 8
Sur les 44, celui qui s'est installé le plus tôt l'a
fait en 1972, et le dernier en 2007, soit 35 ans d'écart.
La moitié des médecins s'est installée avant
1991.
Question 3: Avez-vous déjà suivi une
formation en rapport avec l'obstétrique ?
|
Réponses
|
Pourcentages
|
|
OUI
|
32
|
73 %
|
|
NON
|
12
|
27 %
|
|
TOTAL
|
44
|
100 %
|
Tableau 9
Question 3.1.: Si oui, en quelle année ?
Si certains ont reçu une formation en 2007, celui qui a eu
la plus ancienne, l'a eu en1987. 2003 est la moyenne.
29 sur 32 ont reçu une formation depuis 2000.
Question 4 : Connaissez-vous des sages-femmes
libérales exerçant dans votre secteur ?
|
OUI
|
25
|
57 %
|
|
NON
|
19
|
43 %
|
|
TOTAL
|
44
|
100 %
|
Tableau 10
Une faible majorité des médecins connaissent des
sages-femmes.
Question 5 : Pensez-vous bien connaître les
compétences et le rôle de la sage-femme ?

Pensez-vous bien connaitre les compétences et
le role de la sage-femme?
11% 2% n=44
32%
55%
Trés Bien Bien Un peu Pas du tout


Graphique 9
34 % des médecins pensent bien ou très bien
connaître le rôle et les compétences de la sage-femme,
tandis que 66 % disent peu ou pas du tout.
Question 6 : D'après vous la sage-femme a-t-elle
le droit de :
|
n=4 1
|
Réponses attendues
|
Oui
|
Non
|
Ne sait pas
|
|
1 / Suivre la grossesse jusqu'au 9ème mois.
|
OUI
|
58 %
|
20 %
|
22 %
|
|
2 / Prescrire les bilans biologiques.
|
OUI
|
70 %
|
14 %
|
16 %
|
|
3 / Pratiquer une version par manoeuvre externe.
|
NON
|
48 %
|
32 %
|
20 %
|
|
4 / Déclarer la grossesse.
|
OUI
|
32 %
|
48%
|
20 %
|
|
5 / Prescrire des antibiotiques pour traiter une infection
urinaire.
|
OUI
|
43 %
|
41%
|
16 %
|
|
6 / Poser un stérilet.
|
NON
|
7 %
|
70 %
|
23 %
|
|
7 /Assurer la visite postnatale 6 à 8 semaines
après l'accouchement.
|
OUI
|
60 %
|
20 %
|
20 %
|
|
8/ Prescrire la corticothérapie pour
maturation pulmonaire dans le cadre d'une menace d'accouchement
prématuré.
|
NON
|
14 %
|
45 %
|
41 %
|
Tableau 11
Nous pouvons nous demander combien de réponses justes ont
été données par les médecins :

7
5
3
1
0 5 10 15
Nombre de médecins
Nombre de bonnes réponses
n=44
Graphique 10
Les praticiens ont donné en moyenne 4 bonnes
réponses sur les 8 propositions. Ils sont 13 à avoir donné
3 bonnes réponses.
Les médecins de notre enquête travaillent
majoritairement en milieu urbain. Ils sont tout juste la moitié à
connaître les sages-femmes de leur secteur. Plus des deux tiers ont
reçu une formation en obstétrique depuis 2000, mais la
majorité ne connaît pas bien les compétences de la
sage-femme.
2.2. Etat des lieux de la collaboration avec les
sages-femmes libérales.
Question 7: Dans le cadre de votre exercice, suivez-vous
des grossesses ?
|
Oui
|
35
|
80 %
|
|
Non
|
9
|
20 %
|
|
Total
|
44
|
100 %
|
Tableau 12
Environ 1 médecin interrogé sur 3 ne suit pas de
grossesse.
Question 7.1 : Si non, vers qui orientez-vous
les patientes dont vous constatez l'état de grossesse ?
Sur les 9 médecins, 5 orientent les patientes vers
l'hôpital et 4 vers un gynécologue obstétricien. Aucun
d'entre eux n'oriente la patiente vers une sage-femme ou un autre
médecin généraliste.
Question 7.2.a: Si oui, vous arrive-t-il
d'orienter des patientes vers une sage-femme libérale?
Orientez vous les patientes vers une sage- femme
libérale?

38%
17%
14%
n=35
31%
Souvent Parfois Rarement Jamais
Graphique 11
52 % des médecins orientent « souvent ou
parfois » des patientes vers une sage- femme, contre 48 % «
rarement ou jamais ».
Question 7.2.b: Pour quel type d'activité ?
(Numérotez les réponses de 1 à 6, 1 étant
l'activité essentielle pour laquelle vous adressez des patientes
à la sage-femme)
La consigne a été mal comprise pour 31 % d'entre
eux qui ont coché seulement quelques réponses. Nous avons donc
choisi d'attribuer un coefficient 1 aux réponses cochées et aux
réponses numérotées de 1 à 4 et un coefficient 0
aux réponses non cochées, ou numérotées 5 ou 6.
Ainsi nous ne pouvons pas faire d'interprétation
statistique, mais nous pouvons observer l'ordre des activités pour
lesquelles les médecins orientent des patientes vers une sage-femme. Les
médecins qui ne suivent pas de grossesse et ceux qui disent ne jamais
orienter de patientes vers la sage-femme ont pour nombre d'entre eux
répondu à cette question. Nous avons regroupé les
résultats donnés par les praticiens confondus, car ils sont
sensiblement les mêmes.
On constate que les patientes sont adressées
essentiellement pour la préparation à la naissance et la
rééducation du périnée, vient ensuite la
consultation ; c'est l'entretien du quatrième mois qui arrive en
dernière position.
Question 7.2.c : Informez-vous vos patientes sur la
préparation à l'accouchement et ses modalités
d'accès (nombre de séances remboursées...) ?
Si 5 des médecins n'informent jamais les patientes sur la
préparation à la naissance, 11 le font
systématiquement.
Information sur la préparation à la
naissance.
n=35

3%
20%
37%
40%
Systématiquement Alléatoirement
Seulement les nullipares
Non

Graphique 12
Question 8: Recevez-vous en consultation des patientes
adressées par des sages-femmes ?

Recevez vous des patientes adressées par
la sage-femme?
2% n=41
20%
58%
20%
Souvent Parfois Rarement Jamais




Graphique 13
Trois médecins ne savent pas s'ils reçoivent des
patientes orientées par la sage-femme. En revanche 24 médecins
ont répondu jamais.
Question 9 :Utilisez-vous un moyen d'échange
d'informations avec les sages-femmes ?
|
Réponses
|
Pourcentages
|
|
Oui
|
26
|
59 %
|
|
Non
|
18
|
41%
|
|
Total
|
44
|
100 %
|
Tableau 13
La majorité des médecins utilisent un moyen
d'échange d'informations avec les sages- femmes.
Question 9.1 : Si oui, sous quelle forme ?
Sur 26 médecins, certains ont donné plusieurs
réponses. La réponse « Autre » n'a jamais
été choisie. Le téléphone est choisi en
majorité, le carnet de maternité vient en dernière
position.

Carnet de maternité Lettre Communication
téléphonique
27%
Moyen de communication choisi
n=26
38%
46%
Graphique14
|
Dans notre enquête, parmi les 80 % de médecins
suivant la grossesse, la moitié oriente régulièrement des
patientes vers une sage-femme, essentiellement pour la
rééducation ou la préparation à la naissance. Ils
sont 22 % à recevoir souvent ou parfois des patientes envoyées
par une sage-femme.
52 % utilisent un moyen de communication qui est le plus souvent
le téléphone.
|
: Evaluation de la qualité de la collaboration
existante et attentes
. Question 10: Pouvez-vous
évaluer la qualité de la collaboration ?

Qualité de la collaboration
n=41
17%
36%
20%
27%
Excellente Moyenne Médiocre Nulle




Graphique 15
3 médecins n'ont pas répondu. 7 la
considèrent la qualité excellente, 15 nulle. Plus de la
majorité des médecins la qualifient de plutôt mauvaise
(médiocre ou nulle)
Question 11: Pensez-vous nécessaire de collaborer
davantage ?
Aucun médecin n'a répondu négativement
à cette question, mais ils sont 14 % à ne pas avoir d'opinion.
Question 12 : Qu'est-ce qui, à votre avis, freine
la collaboration ?
Cette question ouverte permettait aux médecins
d'évoquer plusieurs notions, que nous avons regroupées comme suit
:
- le méconnaissance du métier: «
Rôle particulier de la sage-femme. » (QMG 3), « La
méconnaissance des compétences de la sage-femme libérale
par les généralistes. » (QMG 22), « Mauvaise
connaissance des uns par rapport aux autres. » (QMG 35), «
C'est une activité marginale pour nous. » (QMG 38)
- 9 médecins n'ont pas répondu.
- le manque de communication, d'échange ou de travail
en réseau : « Absence de travail en réseau. »
(QMG 31), « Elle ne nous informe pas de ses visites, pas de compte
rendu. » (QMG 8)
- l'absence de connaissances des sages-femmes du secteur
: « Je ne connais pas de sages- femmes. » (QMG 20), «
Nous ne nous connaissons pas. » (QMG 11)
- le manque de sages-femmes: « Peu de sages-femmes en
libéral. » (QSF12) - le manque de temps, d'habitude, la
distance
- le travail avec les spécialistes de
préférence : « La sage-femme va s'adresser au
gynécologue car elle le juge plus compétent que le
généraliste. » (QMG 21)
- mais aussi : « La promotion insuffisante de
métier. » (QMG 19), « la concurrence » (QMG
1), « L'absence d'information dans notre formation. » (QMG
10)
|
Compétences méconnues
|
20
|
45%
|
|
Non répondu
|
9
|
20%
|
|
Le manque de communication
|
9
|
20%
|
|
Le manque de sages-femmes
|
3
|
7%
|
|
Le temps, la distance
|
4
|
9%
|
|
Les gynécologues
|
2
|
4%
|
|
Autres
|
4
|
9%
|
Question 13 : Quels outils permettraient une meilleure
collaboration initiale entre les médecins généralistes et
les sages-femmes ?
Outils nécessaires
|
n=43
74%
|
|
67%
|
|
65%
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
5%
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Plaquette Plaquette de Rencontre Autre
|
|
d'information contact
|
|
sur l'activité
|

80%
70%
60%
50%
40%
30%
20%
10%
0%
Graphique 16
Trente deux des médecins souhaiteraient une rencontre
physique, 29 une plaquette sur l'activité et 28 une plaquette de
contact.
Parmi les 2 réponses « autres » nous
retrouvons : « formation commune » (QMG 18) «
échange de dossiers et de pratique » (QMG 21)
Question 14: Pour le suivi des patientes, quels outils
vous permettraient d'échanger au mieux les informations avec les autres
professionnels de santé ?
Un praticien n'a pas répondu.

Carnet de maternité Courrier ou téléphone
Dossier Informatisé Partagé
30
20
10
0
Comment partager les informations de suivi
n=43
30
19
13
Graphique 17
Pour 70 % des médecins, le carnet de maternité
reste le moyen idéal, suivi du courrier ou du téléphone.
Le dossier informatisé partagé a été cité
par 30 % d'entre eux.
Plus de la majorité des médecins qualifie la
relation avec les sages-femmes de médiocre ou nulle et souhaitent
collaborer davantage. D'après eux, les freins sont essentiellement le
manque de connaissance des compétences de la sage-femme et à
moindre mesure le manque de contact, le manque de sage-femme travaillant en
libéral. Des rencontres entre professionnels permettraient de pallier
à ce manque de collaboration et le carnet de maternité reste le
moyen de choix pour communiquer.
ANALYSE ET DISCUSSION
Rappelons notre problématique de départ : quel
est l'état de la collaboration entre les médecins
généralistes et les sages-femmes libérales. Quels en sont
les freins ? Quelles seraient les solutions à apporter ? Nous allons
tenter de répondre au mieux à ces questions, en
interprétant les résultats que nous avons obtenus.
Nos hypothèses, étaient :
- la collaboration entre les sages-femmes libérales et les
médecins généralistes n'est pas une pratique courante.
- les professionnels exerçant en milieu urbain travaillent
davantage en collaboration.
- la méconnaissance des compétences de la
sage-femme par les médecins généralistes est un frein
à la collaboration réciproque.
- les moyens d'échanges d'information, en particulier le
carnet de maternité, sont peu utilisés.
Nous allons développer notre argumentaire en quatre
temps, le mode de recrutement de l'échantillon, sa description,
l'état des lieux de la collaboration, les freins et les attentes des
professionnels.
1. Intérêts et limites de
l'enquête
1.1. Le choix de l'échantillonnage
Les sages-femmes libérales ont été
recrutées sur le site des pages jaunes, sur Internet (17). En effet,
nous souhaitions interroger les sages-femmes dont les coordonnées sont
accessibles à un maximum de personnes. Néanmoins, il est tout
à fait possible que certaines sages-femmes n'y soient pas citées
ou se soient installées depuis peu.
Aux questionnaires envoyés par courrier ont suivi des
appels téléphoniques afin de relancer les sages-femmes. Or,
toutes n'ont pas pu être sollicitées : certaines étaient
difficilement joignables durant l'étude (vacances, horaires
incompatibles...), pour d'autres le numéro de téléphone
s'est avéré être erroné. Celles contactées
ont pu nous exposer les raisons de l'absence de renvoi du questionnaire. Les
réponses les plus fréquentes étaient :
- la non réception, la perte ou la mise de coté (le
questionnaire pouvant être renvoyé, trois d'entre elles nous l'ont
redemandé).
- le manque de temps.
- l'absence d'intérêt pour le questionnaire
Nous avons eu un taux de réponse de 61 %, ce qui
implique des limites dans l'analyse des résultats. Nous sommes
conscients qu'un échantillon différent ou plus important ne nous
aurait peut-être pas donné les mêmes résultats.
Comme précisé auparavant, nous avons
contacté les médecins issus de listes de formation, soit 61
praticiens, auxquels s'ajoutent des diffusions inter cabinet ou inter
collègues, proposées par les médecins
généralistes eux-mêmes lors de la relance
téléphonique : 7 supplémentaires. Lors de la relance
téléphonique tous n'ont pu être sollicités : pour
bon nombre d'entre eux, nous avons seulement eu les secrétaires et
laissé un message.
Notre taux de réponse est de 65 %. Notons que notre
échantillon n'est en aucun cas représentatif de l'ensemble des
médecins généralistes des départements
sélectionnés, ni de la région puisque nous avons
cherché à interroger des médecins ayant eu une formation
en gynécologie ou obstétrique.
Nous souhaitions apprécier la collaboration entre les
sages-femmes et les médecins généralistes pendant et
après la grossesse. Dans les faits, on constate qu'il y a eu des erreurs
de recrutement par rapport à notre idée de départ. Nous
nous sommes rendu compte au téléphone ou lors de la
réception des réponses que certains d'entre eux ne suivaient pas
de grossesse ou n'avaient pas reçu de formation depuis 2000. Au vue de
la petite taille de l'échantillon, nous avons néanmoins choisi
d'analyser tous les questionnaires reçus. Nous avons supposé que
les praticiens ayant répondus étaient intéressés de
toute façon par le suivi de grossesse.
1.2. Limites géographiques
En ce qui concerne la répartition géographique,
nous observons en 2004 une disparité du nombre de sages-femmes dans les
départements choisis (19) :
|
(SFL : Sage-Femme Libérale)
|
Ariège
|
Lot
|
Haute-Garonne
|
Midi-Pyrénées
|
|
Nombre de naissances
|
1315
|
1498
|
13 743
|
28 905
|
|
Nombre de SFL
|
5
|
4
|
59
|
102
|
|
superficie en km2
|
4890
|
6309
|
5317
|
45348
|
|
Nombre de naissances par SFL
|
263
|
373
|
232
|
283
|
Tableau 15
On constate qu'il y a davantage de sages-femmes en Haute-Garonne,
il y a donc une surreprésentation de ce département dans notre
enquête.
Même si nous avons tenté d'interroger des
professionnels exerçant en milieu rural ou urbain, nous n'avons pas
précisé exactement les critères sous entendus par ces deux
adjectifs. Ainsi, la réponse de chacun des professionnels est
restée subjective.
1.3. Les limites du questionnaire
Ayant bien conscience qu'il n'est pas toujours aisé
pour les professionnels de prendre du temps pour les enquêtes, nous
souhaitions un questionnaire court, rapide à remplir et avons
laissé le choix pour son renvoi, entre Internet, le courrier postal ou
le fax. Les médecins comme les sages-femmes nous les ont transmis
essentiellement par courrier ou fax.
Dans le questionnaire des sages-femmes, la question 4 :
« D'après vous les médecins généralistes
ont-ils dans leur compétences le suivi de la grossesse ? »
peut être interprétées de deux façons. Nous voulons
savoir si les médecins ont le droit de suivre la grossesse, mais on peut
aussi comprendre : les médecins sont ils capable de suivre la grossesse
? Cette question est alors difficile à exploiter.
De plus l'usage des adjectifs tels que « souvent »
« rarement » « parfois », nous donne des informations
subjectives, parfois difficilement classables, nous avons donc pu observer
seulement des ressentis personnels.
Dans le questionnaire aux médecins, la question 7
proposait aux médecins une forme de « quiz » sur les
compétences des sages-femmes, nous avions une question ayant
plutôt attrait à la gynécologie, deux sur le suivi de
grossesse et de l'accouchée, trois questions en rapport avec le droit de
prescription des sages-femmes, et enfin une portant sur un geste technique
spécifique à la grossesse. Par ces questions, nous avons voulu
évaluer un large panel de l'activité de la sage-femme, proposer
des compétences anciennes, comme certaines obtenues récemment. Il
n'est pas exclusif, et bien d'autres questions auraient pu être
posées.
La question 7.2.b « Pour quels types
d'activité ? (Numérotez les réponses de 1 à 6, 1
étant l'activité essentielle pour laquelle vous orientez des
patientes à la sage-femme) » nous a posé des
difficultés d'interprétation.
En effet, nous n'avons pas pris en compte que certaines
activités pouvaient ne jamais être sujet à collaboration,
ainsi les médecins ne pouvaient pas tout numéroter. Beaucoup
d'entre eux se sont contentés de cocher certaines propositions. Nous
aurions pu proposer cette question autrement, en séparant par exemple
les items :
- consultation de grossesse : souvent / parfois / rarement /
jamais
- préparation à l'accouchement : souvent / parfois
/ rarement / jamais etc...
2. Etat des lieux de la collaboration
Dans notre étude, il ressort que les sages-femmes
trouvent en général la collaboration plutôt mauvaise,
qu'elles aient ou non informé le médecin de leur secteur, sur
leurs activités, tout critère confondu (milieu d'exercice,
année d'installation). (Graphique 6)
Les médecins ont répondu globalement de la
même façon. (Graphique 15)
Si 73 % des sages-femmes disent orienter
régulièrement des patientes vers le médecin
généraliste, une large majorité des médecins ne
reçoit jamais ou rarement des patientes orientées par une
sage-femme. Les différences peuvent s'expliquer par
l'interprétation des adjectifs « souvent »,
« parfois », « rarement », mais aussi par
la démographie médicale : il y a beaucoup plus de médecins
généralistes que de sages-femmes libérales, ainsi la
population orientée par les sages-femmes se trouve très
éparpillée parmi les médecins traitants.
Nous pouvons nous demander à quelles occasions la
sage-femme jugerait nécessaire de faire appel au médecin.
Certaines pathologies, non spécifiques de la grossesse et
nécessitant une prise en charge médicamenteuse ne pouvant
être assurée par la sage-femme, peuvent justifier l'intervention
du médecin généraliste. Nous pouvons citer quelques
exemples : affection pulmonaire, grippe, gastro-entérite, blessures du
type entorse...Il est vrai que nombre de patientes consulteront directement le
médecin dans ces cas-là, car si les compétences de la
sage-femme semblent difficiles à cerner, celles des médecins
généralistes sont en général bien connues du grand
public. Dans les faits, on peut supposer que les sages- femmes ont rarement
besoin d'orienter elles-mêmes les patientes.
Dans l'autre sens de la collaboration, les médecins
généralistes qui suivent des grossesses sont environ la
moitié à orienter des patientes vers les sages-femmes,
plutôt régulièrement, et la majorité des
sages-femmes disent les recevoir.
2.1. L'influence des activités proposées
Les médecins qui ne suivent pas de grossesse
n'orientent jamais de patiente à une sage-femme. Est-ce un choix ?
Savent-ils que la sage-femme libérale est en capacité de suivre
la grossesse? Voila des questions que nous pouvons nous poser à
posteriori.
Les sages-femmes proposent plusieurs activités quel que
soit le milieu ou elles exercent (Graphique 1) : 60 % des rurales et 59 % des
urbaines proposent au moins la préparation à la naissance, la
rééducation, l'entretien du quatrième mois, le suivi des
grossesses pathologiques et les consultations de grossesse. La
préparation à la parentalité est assurée par 98 %
de l'échantillon [100 % ; 93%]. Les sages-femmes exerçant en
milieu rural semblent pratiquer davantage de consultations de suivi de
grossesse (82 % versus 62 % et p = 0,30) même si la différence
n'est pas statistiquement significative.
Les médecins orientent les patientes essentiellement
pour la préparation et la rééducation. Il est vrai que ces
deux activités sont les plus connues, tant par les professionnels que
par les patientes. Après plusieurs campagnes informant les parturientes
de l'intérêt de ces pratiques, elles sont devenues de plus en plus
courantes. L'activité la moins proposée par les sages- femmes
c'est-à-dire la consultation, vient en troisième position des
demandes de médecin : ils sont 17 sur 44 à adresser des patientes
pour cela.
Ainsi, une information des médecins sur cette
possibilité permettrait peut être davantage l'orientation vers la
sage-femme, et pourrait réduire « l'errance des femmes enceintes
» et peut être le nombre de grossesses mal suivies, pour les raisons
évoquées dans la première partie de notre travail.
2.2. L'influence du lieu
La majorité des professionnels interrogés
travaillent en milieu urbain. (57%)
La disparité géographique joue un rôle
dans la collaboration des médecins et des sages- femmes. Ainsi, 64 % des
médecins exerçant en milieu urbain connaissent une sage-femme
contre 47 % chez les médecins ruraux. Le test d'indépendance du
Chi2 nous confirme le lien entre « exercer en ville » et
« connaître une sage-femme libérale », p =
0,05. Il est vrai que la densité des professionnels est plus importante
en milieu urbain. Cette proximité rend probablement plus aisée
les rencontres, permettant aux médecins et aux sages-femmes de se
connaître.
2.3. Se connaître, quelle influence ?
Nous notons l'existence d'un lien entre «
connaître les sages-femmes du secteur » et «
orienter les patientes vers une sage-femme » : ceux qui
connaissent les sages-femmes orientent plus facilement des patientes (65 %
versus 28 %). Le test du Chi2 nous confirme l'existence de ce lien, p = 0,05.
Ainsi, il parait important que les professionnels se connaissent afin de mieux
orienter les patientes, de permettre une prise en charge dans sa
globalité et une meilleure qualité de suivi. Des moments
d'échanges et de rencontres permettraient aux médecins et
sages-femmes de faire connaissance et d'échanger sur leurs pratiques.
Etonnamment, il n'y a pas de lien statistique entre ceux qui
suivent les grossesses et ceux qui connaissent une sage-femme (p = 0,50). Il
est possible que les sages-femmes ayant cherché à se faire
connaître auprès des praticiens exerçant dans leur secteur
n'aient pas fait de différence entre ceux suivant ou pas les femmes
enceintes.
En revanche les médecins installés depuis
longtemps ne connaissent pas plus les sages- femmes libérales de leur
secteur que ceux installés récemment, peut-être car
l'installation des sages-femmes est souvent un phénomène
récent et postérieur à celle des médecins
généralistes.
2.4. L'influence de l'information préalable
La moitié des sages-femmes (rurales ou urbaines) ont
informé de leurs activités les médecins exerçant
dans leur secteur. (Tableau 2)
Paradoxalement, on remarque que parmi les sages-femmes n'ayant
pas donné l'information, 75 % reçoivent
régulièrement des patientes alors que ce n'est le cas que pour 43
% de celles ayant contacté les médecins. D'après le test
d'indépendance du chi2 cette différence est significative (p =
0,02). Il n'y a pas de différence selon le moyen choisi (rencontre,
téléphone, plaquette), le lieu d'exercice et l'année
d'installation. Nous pouvons envisager plusieurs hypothèses. La
première est que l'information donnée n'a pas été
efficace, la seconde plus subjective est l'interprétation des mots
« souvent », « parfois » ou « rarement », pouvant
prêter à confusion.
Celles qui n'ont pas informé les médecins ont
donné comme raison essentielle l'habitude de travailler avec des
spécialistes gynécologues obstétriciens. Pourtant, nombre
de femmes consultant pour un diagnostic de grossesse rencontrent leur
médecin traitant, médecin référent et de premier
recours, avec qui il est souvent plus aisé de prendre rapidement
rendez-vous.
2.5. Les moyens d'échanges
Les sages-femmes sont 61 % à uti |