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Evaluation de l'impact environnemental : le rôle des outils de gestion

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par Iouri Sorokine
ESSCA - Master gestion/finance 2008
  

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Conclusion

Ce travail de recherche avait pour but d'explorer la sphère des outils de gestion environnementaux et de se pencher sur ceux dont l'utilisation était la plus répandue. Le but final était de pouvoir valider d'une part l'hypothèse supposant qu'il s'agit d'outils de pilotage, et d'autre part de déterminer quelles sont les données utilisées pour mesurer et traduire l'impact environnemental.

Derrière ce travail se cachait en fait un challenge: celui de faire un pas de plus dans l'étude théorique et empirique des nouveaux outils, qui permettent aux entreprises de répondre à des problématiques émergentes, encore peu étudiées. Ce sujet m'a tout de suite incité à découvrir les processus mis en place au sein des entreprises pour répondre à ces problématiques. Des outils comme l'éco-bilan et le bilan carbone, commencent à se généraliser et sont relativement standardisés. Ils répondent bien aux demandes actuelles des entreprises en matière d'environnement, à savoir de dresser un bilan global de leurs impacts et poser des repères pour les progrès à réaliser.

Mon sujet de recherche, qui concernait d'avantage le pilotage au quotidien et la prise de décision, m'a orienté vers des outils plus "expérimentaux", souvent mis en place en interne par les entreprises pour répondre à des besoins de suivi environnemental, avec, pour certains groupes, des objectifs de réduction des impacts d'une année sur l'autre.

Ces tableaux de bord environnementaux sont les outils les plus adaptés pour valider la première hypothèse, car ils sont, en théorie, parfaitement adaptés pour le pilotage. L'observation sur le terrain a confirmé le fait que ces outils sont adéquats, mais l'hypothèse est cependant invalidée car le pilotage environnemental n'est pas encore mis en place au sein des entreprises. L'impact environnemental est souvent l'objet d'un suivi ou d'un diagnostic, qui permet de situer l'entreprise et de définir les champs d'action, de communiquer sur les progrès réalisés et potentiel. Elle est également beaucoup utilisée comme outil de communication interne ou externe. En interne, il est important que les collaborateurs soient imprégnés des messages que

veut véhiculer l'entreprise. En externe, se sont principalement les investisseurs, les clients et les autorités légales qui sont visées. Il est très clairement ressorti que sensibiliser les parties prenantes fait partie des priorités des entreprises.

En ce qui concerne les données utilisées, il s'est avéré qu'il s'agissait dans une très grande proportion de données physiques, ce qui valide l'hypothèse de départ à ce sujet. Les données financières sont un complément d'information précieux, mais on ne peut pas encore, à ce jour, traduire de façon précise un impact environnemental en unités financières. De part cette différence, il est difficile à ce jour de faire un lien entre la logique financière et la logique environnementale, et répondre à des questions de type "un projet plus couteux mais moins impactant est il plus avantageux qu'un projet peu couteux mais lourd en termes d'environnement?". Pouvoir établir un lien direct entre les deux logiques permettrait de prendre des décisions rationnelles en incluant à la fois les paramètres économiques et environnementaux.

Les émissions de carbone contribuent néanmoins à faire le lien entre la logique environnementale et la logique financière: la mise en place de quotas d'émissions de carbone négociables sur le marché incite de façon très claire les entreprises à se concentrer en priorité sur cet impact environnemental, tout en l'associant à un enjeu économique: celui de minimiser ses dépenses en "droits à polluer". Si les entreprises parviennent à traduire un bon nombre de leurs impacts en équivalent carbone, elles auront une vision nettement plus claire des conséquences financières que représentent ces impacts. Encore faut il que l'innovation en la matière atteigne un stade plus avancé.

Ces conclusions représentent la réalité à ce jour. Ce n'est pas une réalité figée mais inscrite dans une dynamique qui veut que la problématique environnementale prend de plus en plus d'ampleur au sein des entreprises et les oblige à y répondre de façon de plus en plus pertinente. Il serait donc très utile de reconduire une étude de ce genre d'ici quelques années afin d'observer l'évolution qui sera opérée au niveau des outils de gestion environnementaux et reconsidérer les hypothèses ici posées.

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"En amour, en art, en politique, il faut nous arranger pour que notre légèreté pèse lourd dans la balance."   Sacha Guitry