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Une double lecture de la forêt gabonaise : cas des Pové et des exploitants forestiers au Gabon

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par Paulin KIALO
Université Omar Bongo - Diplôme d'études approfondies 1999
Dans la categorie: Géographie
  

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1999 - Mwéliè, ce demande le mwirir quand on lui fait appel, bd magn 15

mn.

D. ICONONOGRAPHIE

Collections particulières

LOUNGOU MOUELE

Photo couleur

KIALO Paulin :

Photographie d'un village

Photographie d'un grumier

Photographie d'un abatteur

Photographie d'un chargeur en plein travail

Photographie d'un de deux ouvriers en plein travail (treuil)

PHONOGRAPHIQUE

Ndzouba :

Conte Ndzabi a ngoko na ndzambi a tando, 10 mn

Conte Ndzambé na Yèlè na Mungombaka, 15 mn

Buluma, ensemble de proverbes chanté en pové, 20 mn

E. CARTOGRAPHIE

Institut National de la Cartographie IGN/France : Carte au 1/50.000è, au 1/200.000è Ministère de L'Education Nationale (République Gabonaise) Atlas

F. MUSEOGRAPHIE

Musée National des Arts et Traditions

Objets, n° d'inventaire

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Le très important rôle que joue les proverbes et autre maximes dans les sociétés traditionnelles africaines et même modernes a été mis en évidence par plusieurs chercheurs. Les sociétés africaines se distinguent nettement de la société occidentale moderne où l'on fait de moins en moins recours aux proverbes comme illustration en rapport avec la situation qui fait l'objet du débat.

Après la transcription, l'auteur fait une analyse du types de constructions de la langue Evia à travers sa structure grammaticale.

Il passe ensuite à l'analyse de l'impact du monde animal dans l'expression des valeurs morales. Il dénombre quatre-vingt-quatorze espèces ou variétés en se basant sur les termes génériques ; par la suite il passe en revu les caractéristiques qui retenues par les populations : corporelles et physiques, les expériences de la chasse, de la pêche, etc. et les pratiques culinaires

Au chapitre suivant, l'auteur analyse le système des valeurs. Ainsi on peut voir à travers les proverbes comme vivent les autres, en famille.

Sur les sept cents proverbes recensés par Bodinga Bwa Bodinga, deux cent trente-cinq se rapportent au monde la forêt. C'est dire que le monde de la brousse est une source très importante d'inspiration en ce qui concerne la parole des hommes.

BODINGA-BWA-BODINGA, Sébastien :

s.d. - Tradition orales de la race evia, Paris, TMT, 56 p.

Il commence son propos en nous présentant les ethnies apparentées aux Bavili, Apindji, Okandé , Shimba, Pové, Mitsogo, M'Pongwé. Il précise que les évia sont loitainement parentés aux Omyéné, Galoa, Orungu, N'komi, Adjumba et Enenga.

Il note que les evia et les Vili ne sont pas nombreux parce qu'ils connaissent un taux de mortalité très élevés. L'auteur passe en revue les origines et les migrations des Evia. Il propose à la fin

On peut tout de

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L'auteur commence son propos en présentant géographiquement les pové La forêt à l'Ouest de Koula-Moutou entre la Lolo et l'Ogooué est la contrée habitée par les Pové. « Au sud, ils confinent aux Massango, au Nord au «pays des abeilles » vide d'hommes. Parmi eux vivent des petits groupes Akélé parmi des Mitsogho, Evia, Shimba, Okélé, Apindji. Les Massango et les Eshira ont accompagné les Pové. Leur mère était Nyangui et leur père Mavongo.

Makové c'est la rivière d'où sont venus les ancêtres, vers le nord. La première pirogue s'appelait Malèpè-Lèmbè. Les hommes étaient en formes de trois boules, là où le ciel et la terre semblaient se toucher. Ils ont senti un vent qui leur a éclairci les idées et leur a donné le pouvoir de fabriquer une pirogue.

Tous les hommes, Blanc, Noir, Pygmée, étaient au village Mouhokamou (rassemblement). Ensuite, dans le village Tengou, se divisèrent en trois. Ils marchèrent ensemble jusqu'à Malabano (Reconnaissance), puis à Boudianga, au village Mouaa où on pratique la confusion des familles (l'inceste ) ; c'est au village suivant Kounza que l'inceste a été dénoncé. Ils prirent alors le nom de Pové. Mitimbo était leur Père et Tsinga (tranquillité), la Mère ; c'est elle qui annonça l'interdiction de l'inceste. Elle est la mère de tous les Pové, Blancs et Pygmée.

Partis de Kounza, ils fondent un nouveau village à Moupoundza (gaiété). Les Blancs les ont quittés : un Pové avait rit de son père Mitimbo, les Blancs voulurent le châtier, ils eut bataille. Les Blancs, emportèrent les richesses que leur père leur avait données, parce qu'ils étaient obéissants. Les Pové restèrent dans la brousse. Le premier frère le Pygmée), le deuxième le Pové, le troisième le Blanc. Le Pygmée aussi était de couleur Blanche. Ils sont partagés les coutumes.

On peut voit là un vague souvenir de Sum, Cham et Japhetet la malédiction de Cham. L'idée que les Pygmées étaient les frères des Blancs a été exprimée plusieurs fois.

Les Pové ont suivi la rivière Divélé na Ngosso et fondèrent le village Moubango sur la colline dominant la rivière. Ils trouvent un homme appelé Ngètè et son père Mouèlè qui leur montrèrent la direction. Ils partirent avec les poules du village, descendent avec Bouhono, arrivèrent à Yangui. Là, ils se divisèrent. Les Mitsogho, Apindji, Bavia (Evia), Shimba, Okandé prirent leur chemin chacun de son côté. Là, il y avait un oiseau, Badiango, frère de Mbéla, qui détruisait les enfants. Les Pové sont revenus sur leurs pas et sont passés par l'Ivindo, puis chez les Okandé et à Eboundzé ( l'empreinte), Maboussa (Maboussa était le premier oncle du clan Mogènè). Les Pové franchirent alors le fleuve Ogooué et envahirent la vallée de la Lolo. Les Nzabi étaient déjà installés sur la Bouenguidi... Le premier habitant était le vieillard Koula-Moutou, le deuxième s'appelait Dimounou, Bounda du village bilongo. Les Pové s'installèrent à lingouala.

Les Batsangui ont appris aux Pové à travailler les fer. Les principaux instruments Tsengo (houe en bois) mbedi, esholo (arbalète). Le premier pagne fut la main, le deuxième Moukoho et le troisième le raphia appelé bongo.

Galaplanche. Interdictions de consommation pour le clan : gorille, panthère, perroquet. La sonnette s'appelait Miklinganga. Le problème majeur de ce texte est le manque de fidélité dans la transcription. On relève pèle mêle malèmbè togho, bughomo, wabongo, kondza, mukwanio qui sont très mal transcrit par l'auteur qui d'ailleurs dit dans l'introduction qu'il ne maîtrise pas les langues. De plus une étude de ce genre demande minutie et du temps or semble-t-il l'auteur se précipite comme pris par le temps.

En dépit de ces manquements, on peut se rendre compte qu'en tout temps la référence à tel animal (aigle par exemple)marque la vie des pové dans leur migration. Et d'ailleurs ce qui est frappant c'est la similitude que font ce peuple avec les grands oiseaux lorsqu'il parle de voiliers. Une fois de plus la forêt, au sens le plus englobant du terme, inonde l'imaginaire de ce peuple.

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L'auteur de cet article tente de faire une analyse de toute la problématique qui commande le pouvoir politique à la fois chez les Pové, chez les Fang et chez les Badjabi. Nous ne nous sommes intéressé qu'aux analyses mentionnant explicitement les Pové.

Le village est certainement un type d'organisation des hommes et de l'espace, distinct de la brousse et de la ville. Il est également à distinguer de la tente et du campement, de l'instable; comme du groupement réduit à un seul lignage. Pour tenter d'apercevoir plus clairement sa sacralisation et de classer mieux sa socialisation, cherchons à définir l'organisation comme mode total de civilisation, en somme comme stade historique.

La migration est d'abord définit comme étant un déplacement provisoire avec un retour. Il fait référence au campement dont la fonction d'habitat peut ressembler à celle du village mais qui n'a même pas la formule d'organisation du hameau ou du quartier. Ce n'est point avancé de forteresse économique du village, un corps franc de production lancé au loin pour la chasse ou la pêche et ce dernier cas est le plus régulier : le retour de la saison poissonneuse ramène aux points même points où l'on retrouve sa case d'appoint et ses instruments rangés en attente ; un rôle presque de maison de campagne, mais pour le travail et la production alimentaire. Semblable est le campement de plantation lointaine, souvent lié à un ancien emplacement de village. Au campement, ni rite ni mariage ni décision judiciaire ne sauraient être accomplis, rien de sérieux ; tout ce qui poserait problème serait remonté au village. Il là peut de femmes et d'anciens, mais de jeunes équipes de travail : c'est un corps expéditionnaire de nourriture à ramener. Dépendance du village en production, organisation et mentalité, le campement souligne en fait le type village comme majeur en structure et en histoire.

Le glissement à faible distance sur une même terre pour des raisons économiques ou sacrales, terre épuisée ou cimetière plein de maléfice, qui laisse en arrière d'éventuels campements sur plantations en cours, n'est pas non plus une migration. Ruiné par une catastrophe naturelle comme inondation ou volcanisme ou surtout par une catastrophe sociale comme guerre ou épidémie, le village et même des groupes des villages peuvent être acculés à la fuite lointaine et l'errance avant de pouvoir négocier une nouvelle implantation.

Le village, quant à lui, est dans tous les cas occupe la place de l'inverse de la migration. Même si celle-ci est la constituante de l'identité bantu, le village est le paysage actuel le plus authentique de cette civilisation et le concept le plus apte à rendre acérée de la problématique. Le village s'oppose à la brousse, à la savane, à la forêt comme la culture à la civilisation. Le village est toujours le lieu des forces de civilisations africaines. On vient s'y asseoir pour cueillir encore sur les lèvres des anciens quelque sagesse ou au moins un savoir qui se perd. La forêt, la savane et «la brousse » sont le lieu des forces invisibles, mystérieuses, indomptables sinon périlleuses. Le village le lieu des hommes, de leur réunion, de leur culture, de leur civilisation, de leur solidarité et de leur vie. Mariage, procréation, naissance, tous les actes majeurs de la socialité s'y déroulent...Hors village se placent les choses difficiles du voyage et de la chasse et de la rencontre du mystère ; les retraites préparant l'initiation, les sociétés du secret. Ces événements cryptiques et dangereux où l'on risque d'être «mangé » mystiquement, de mourir, peuvent aboutir en sens inverse à un produit heureux de réussite et de victoire qu'on ramène au village. Après l'épreuve qualifiante, le retour triomphal donne à consommer viande, prestige ou sagesse, au village, lieu des hommes

Un mode de production offre en réalité la base des infrastructures matérielles d'une civilisation qui se médiatisent en organisation institution et ces médiostructures sociopolitiques aboutissent selon la même cohérence à fleurir en suprastructures de théorisation et sacralisation. C'est une cohérence même à fleurir en civilisation et bien sur à un stade historique tandis que le mode lignager part de la communauté, de sang comme on dit mystiquement, est une société en quelque sorte privée, du type communauté biologique,... , le mode villageois franchit la ligne de la vie publique, présente le premier arbitrage entre communauté et le premier visage d'une association contractuelle, ... » Chaque hameau a au moins deux lignages, celui du père et celui de la mère. Polygamie, lévirat, mariage des enfants et multiplication mènent obligatoirement à une variété certaines de liaisons des lignées que ni les études ni les intéressés ne peuvent constituer complètement. Quand il y a litige interlignager un tribunal se crée en vue de trouver des solutions. On peut alors dire que toute association qui naît pour résoudre un problème qui oppose des plusieurs lignages marque un dépassement du mode lignager, et pourtant le lignage transcende l'ethnie. Toutefois le mode villageois ne peut être considéré en sa parfaite définition que si les pouvoirs du chef de la terre organisent la production du sacré. Mais le poids de son âge peut l'écarter de la maîtrise de tout ce qui se passe.

Le pouvoir d'un chef, topique du mode de production villageois, se marque surtout en organisation et en sacralisation davantage qu'en action directe sur les travaux productifs. Les pouvoirs du chef ont des bornes. L'Assemblée est convoquée à la case des hommes par le chef sous sa présidence. Mais elle peut être soumise ou au contraire souveraine ; et tous les cas ils existent. Elle peut aussi être directe ou à deux degrés, émanant en ce cas des cases d'hommes de chaque quartier avec ou sans intervention du chef dans la désignation des participants. La coutume ne régit nullement de façon uniforme. On saisit des reversements de pouvoir et de puissance dans un sens ou dans l'autre : nos villages ont ignoré une histoire politique. Les forces productives en détiennent quelques unes. Le grenier dont la garde exige une contrainte structurée, surtout à l'époque de la soudure, favorise sûrement davantage que le tubercule le passage historique à une chefferie forte qui n'est pas le paysage le plus net des peuples bantu de la forêt.

Les transformations ne sont seulement dues aux contacts avec l'Occident, du fait du commerce côtier, mais l'on peut aussi relever des transformations qui sont la résultante des données endogènes. Ainsi la maîtrise de la pêche et par voie de conséquence du commerce a fait émerger des individus qui sont devenus par la suite des chefs fort respectés.

Parfois il y deux chefs. Mais l'un n'a nullement de l'ascendance sur l'autre. Ils sont tous dominés par des forces mystiques.

L'auteur illustre son propos en prenant l'exemple d'un village pové nommé Oyan 1 ( situé sur la route de Kango à 125 km de Libreville).

Non kola moto mais Kolo moto.

IL part du constat que le chef du village pové peut être renversé par l'Assemblée quand ce dernier présentera des limites flagrantes par exemple la non maîtrise des proverbes. Ce ci démontre qu'il a existé une dynamique interne de la chefferie chez les Pové. L'Assemblée est composée de l'ensemble de chez de familles appelées en pové kokwa nzobo. Il n'y a pas ici de lignage majeur.

Le chef du lignage a un rôle prépondérant dans toutes les activités qui concernent toute la communauté, ce qui amène l'auteur à conclure que le mode de production lignager l'emporte sur le mode villageois. Ce cas concerne un village pové appelé Mibaka à Koula-Moutou

En analyse le comportement du pové du village Oyan, on se rend compte très vite que la situation malgré l'intrusion de l'argent et le déplacement dans l'espace rien n'est entamé en tant tel dans la structuration du village pové. Cependant l'auteur relève des changements, ici c'est un retraité, un ancien fonctionnaire, là-bas c'est un maître dans le domaine de la parole qui commande.

Cet article nous permet de saisir toute la problématique qui traverse les rapports à l'espace avec ses implications notamment l'organisation sous-jacente. Ainsi chaque fois que l'homme s'est trouvé face à une situation inédite, il essaie tant bien mal à s'en sortir. L'espace apparaît ainsi beaucoup plus culturel qu'autre chose. De plus, on se rend compte que l'Afrique peut aussi générer des dynamiques internes. On voyage d'un espace banlieue de Libreville à Koula-Moutou par une lecture comparative de ce rapport à l'espace.

Le seul regret que l'on éprouverait après la lecture c'est son caractère abscons. Les lignages majeurs existent bien chez les Pové, il suffit d'observer le fonctionnement interne des associations. La repartions des tâches se fait en fonction du rôle joué par le lignage dans la genèse du culte

GOUSSAVOU SOVI :

1984 - Etude d'une capitale provinciale : l'exemple de Koula- Moutou,

Libreville, Mémoire de Maîtrise, Université Omar Bongo, cartes,

annexes, 102 p.

L'auteur commence son propos en justifiant le choix de son sujet par le fait d'avoir habité la Commune, puis il constate que l'on ne retrouve nulle part les traces des Pové et encore moins leurs mouvements migratoires.

Il constate que la ville n'est pas très urbanisée du fait de son éloignement de l'axe routier qui rend coûteux le prix des matériaux de construction.(La non urbanisation n'est pas seulement due aux coûts des matériaux de construction) Un autre élément qui bloque l'urbanisation est le relief accidenté de la ville et la forte prégnance des activités traditionnelle. La ville reste marquée par l'organisation traditionnelle de l'espace : c'est un village qui est devenu une ville, il en veut pour preuve la présence en plein centre ville de cases en terre battue et l'organisation des «quartiers »qui ressemble beaucoup plus à l'organisation d'un ensemble de villages. D'ailleurs dit-il par la suite, malgré la construction des immeuble pour le logement des enseignants, ces derniers n'ont pu ajuster leur comportement par rapport à cet espace. Malgré l'imposition du droit romain, les occupants ont été comme propriétaires des terrains. Il arrive à la conclusion que la non-adaptation des populations à ce cet espace est du à des résistances culturelles. Il s'agit conclut-il «d'un conflit permanent entre le monde urbain en cours d'occidentalisation et le monde rural garant d'un passé culturel puissant et d'une idéologie traditionnelle, aux racines solides.

L'auteur passe en revu toutes les démarches à entreprendre pour faire l'acquisition d'un terrain.

Ce mémoire présente des limites énormes qui sont pour l'essentiel des jugement de valeur.

Nous relevons par exemple l'idée selon laquelle les Africains n'ont pas encore acquis la culture de la ville. Nous pensons pour notre part qu'il n'existe pas de ville standard, il existe des modèles culturelles de villes. De plus dire que la ville ne se construit pas à cause du coût élevé des matériaux de construction nous semble fort limité. Nous devons lire ce phénomène à travers plusieurs primes : les rapports entre la population et ceux prennent les décisions, la spécificité de la ville africaine, ...D'autres limites que l'on relève se situent au niveau de la méthode. Il ne présente pas l'intérêt du sujet, il n'y a pas de problématique, encore moins de méthode de collecte et d'analyse,.

On ne choisit pas un sujet de géographie parce que l'on a vécu dans une ville, mais parce que sur le plan de la science il peut avoir un intérêt ; sinon l'on ne ferait que des jugements de valeur. L'auteur ne nous montre pas l'intimité qui exite entre les populations habitant la zone étudiée et l'espace. L'étude aurait été plus intéressante si l'auteur nous proposait les intectations entre les populations et l'espace avec des récits pour appuyer.

LOUNGOU MOUELE, Théophile :

« Le village Sokè », manuscrit pour Histoire des villages, Libreville, Université Omar Bongo / LUTO, Cahier n° 1.

L'auteur brosse un contour historique et spatial du village Soké, qui est situé sur un embranchement de la route Koula-Moutou / Mimongo. Il nous présente aussi l'organisation politique du village, notamment le gouvernement féodal et central, le gouvernement local pour terminer par une présentation sommaire des associations.

L'on peut retenir que les habitants de ce village, évalués à une centaine d'habitants, ont opposé une résistance farouche à la colonisation française de 1908 à1914.

L'organisation du village peut se saisir à deux niveaux : au niveau du gouvernement central féodal. Celui-ci repose à la fois sur le sacré et le politique. Autrement dit, le pouvoir politique et le sacré sont détenus par les mêmes individus qui sont le mutamba et le bika Le premier pourrait être assimilé au président et le second au vice-président. Tous deux sont investis par un conseil des sages appelés en pové bilongo na bikilimbamba L'élu sera le plus méritant qui possède aussi les fétiches les plus représentatifs de la société. Il est important de signaler que leur mandat ne dure que sept ans ; au terme de celui-ci, ils peuvent, s'ils le désirent, se représenter.

Les attributions de ces derniers leur confèrent le pouvoir de rendre la justice.

Cependant les questions délicates telles que les assassinats, entre autres sont du ressort de l'Assemblée. Une police travaille avec ses responsables pour enquêter et rendre compte.

Le Gouvernement local quant à lui est représenté par le vice président Les attributions de ce dernier lui confèrent l'autorisation de lire le droit par rapport à l'administration, à la préparation des cérémonies cultuelles et initiatiques. Il intervient également sur l'organisation de grands travaux d'intérêt communs notamment économique.

Vient ensuite le peuple notamment les femmes, les enfants et les non initiés.

L'auteur nous présente enfin le Kima, ce négociateur. Ce dernier est agent administratif qui négocie quand il y a les problèmes d'adultère, de mariage, et de d'échange. Il assure aussi les communications entre les villages.

L'auteur termine son article en présentant les différentes associations que l'on rencontre chez les Pové.

Le Bwété ; le Misoko, le Mwéli, le Bodi ; Le nzègho ; le Ngoli ; le bupoti ; le mutsi ; le Ndugwa ngadi, qui sont des associations masculines, alors que le Nyèmbè et le Mabundi sont des associations féminines.

L'article contient en annexe une carte géographique présentant la région de l'Ogooué-Lolo et les zones occupées par le village Sokè.

Nous regrettons le caractère un peu lapidaire de cet article qui ne présente pas comment est aussi organisé la société féminine, même si la phallocratie est, ici, de mise. La carte qui est en annexe n'a pas d'origine.

MADOUNGOU BOUDIANGA Jean Pierre :

1986 - Histoire de la région des Duma de 1882 à 1953 : la domination

coloniale et ses incidences, Libreville, Mémoire de maîtrise en

Histoire, Université Omar Bongo, 297 p.

L'auteur commence son propos en récusant les idées reçues notamment celles qui font dire que l'Afrique n'avait pas de structures, pas d'organisation. Pour pallier ces carences l'auteur préconise que les Africains doivent se mettre à l'étude de leurs peuples, avec leur langage, leurs préjugés.

Il note qu'aucun écrit d'avant 1886 ne fait mention des populations pové, Et d'après lui, la difficulté d'accès à ces populations en serait la cause.

Il avance l'idée selon laquelle, ces peuples étaient libres jusqu'à la fin du XIII e siècle, ils vont subir la traite négrière à partir du XV e siècle. De 1815 à 1960 / 1960, ils vont connaître un autre type d'asservissement : le travail forcé.

Il termine son propos en faisant une présentation historique de la population sango, voisins géographiques de Pové.

Des critiques méritent tout de même d'être émises. La bibliographie de l'auteur n'est composée que des écrits qui légitiment la colonisation. Ce que regrette l'auteur d'ailleurs. De plus l'on ne doit plus chercher à savoir si les traditions orales constituent des sources d'information, mais la démarche doit plutôt consister à voir quelle démarche méthodologique appliquée à la tradition orale pour comprendre les traditions et en tirer la substance nécessaire à l'analyse.

ORENDO OSSA, Anselme Moïse :

1988 - Contribution à l'histoire des Pové des origines à 1912, Libreville,

Université Omar Bongo, Mémoire de Maîtrise Histoire, cartes, graph. , 96 p.

L'auteur part du constat que l'histoire des Pové est mal connue. Celle-ci se confondrait ou ne commencerait qu'au XVIème avec l'arrivée des Européens. Il recommande de faire de l'ethnohistoire, c'est-à-dire d'étudier l'histoire des Africains par la vision des ces derniers.

Il part du principe que tous les peuples du monde ont chacun leur histoire à ne pas confondre avec l'histoire des autres peuples voisins. A cet effet il déduit que les Pové ont aussi leur histoire.

Celle-ci commencerait au paléolithique, c'est à dire 300.000 ans avant Jésus-Christ. Les Pové seraient partis d'un village appelé Mupunza Buaké pour aboutir au village Kégha, premier village terrestre Pové. Ce village était situé entre Kolo Moto et Ibundji.

Après cette présentation de l'histoire des Pové, l'auteur tente de faire une lecture de la société pové dans ce qu'elle de plus intime ses association à l'instar du Bwété, du Mwéli, du Nièmbiè, et des petites associations telles que le Bupoti, le kono, ...

Cette analyse permet à l'auteur d'aborder l'histoire des Pové sous l'angle des contacts avec les colons français notamment de la guerre faite à ces derniers par les Pové qui sortirent battus.

Ce mémoire laisse un goût d'inachevé tant sur le fond que sur la forme

Sur le fond, on peut relever que plusieurs informations ont été obtenues auprès des Massango, peuples voisins des Pové. C'est ainsi que l'on a des expressions telles que Mame mwiri qui en fait en pové se dit iya mwéli

Sur la forme, on peut relever l'absence d'une méthodologie pouvant nous permettre de saisir l'intérêt du sujet, la problématique, les méthodes utilisées, ... Toutes choses qui sont d'une importance capitale pour réellement comprendre la `'pensée'' d'un mémoire de maîtrise.

Ce mémoire reste tout de même un outil permettant de comprendre l'histoire des Pové de l'époque mythique au début de la moitié du XXè .

VAN DER VEEN, Lolke J. :

1990 - `'Ghévévo'', Revue Gabonaise des Sciences de l'Homme

n° 2 Alphabet Scientifique des Langues du Gabon,

Actes du Séminaire des Experts du 20/24 février 1989,

Publications de l'Université Omar Bongo, ACCT, Libreville,

pp. 193-195

Dans cet article l'auteur nous présente l'application de l'Alphabet Scientifique des Langues du Gabon. Il passe en revue les 27 lettres de cet alphabet avec chaque fois un exemple.

L'auteur indique chaque fois la tonalité qui s'impose. Le texte se termine par un exemple pratique qui met en exergue une conversation. On peut alors se rendre compte par exemple que le tonnerre et les éclaires, dans une conversation sont nommés par le bruit et l'image que produit ce phénomène dans l'esprit des populations.

Nous regrettons cependant deux choses. La première est l'absence d'une carte géographique qui aurait pu situer les Pové - même si à l'introduction l'auteur le fait. D'autre part, même s'il est acquis que le pluriel chez les Bantu s'obtient en ajoutant le phonème b au début d'un mot, il n'en demeure pas moins que certaines langues présentent une particularité. Nous en voulons pour preuve que l'on ne pas Bavové mais plutôt Wavoviè pluriel de Muvoviè, qui est le locuteur Pové.

Nous tenons à faire remarquer qu'il y a deux types de crocodiles. Le plus gros, les Pové l'appellent Ngando alors que le nain ils l'appellent Mungondo.

Malgré ces quelques observations, cet article doit être lu par quiconque souhaiterait faire une étude sur le Pové.

On relève dans beaucoup de travaux, sinon tous les travaux, une uniformisation de l'espace du parler pové. Ce qui, en notre sens, est linguistiquement dangereux. L'observation de la carte montre que les Pové sont situés sur quatre axes :

· 1. Sur l'axe Lastourville/La Lopé

· 2. Sur l'axe Koula-Moutou / Mimongo

· 3. Entre ces deux axes

· 4. Sur l'axe Koula-Moutou / Lébamba

Le parler des Pové des axes 1 et 3 est le même, car ceux qui habitent sur la route économique sont les anciens habitants de l'axe qui avaient migré pour être sur un axe routier moderne ; ce qui n'est pas le cas de ceux de l'axe n°2. Ces derniers sont en contact avec les Massango. Il y a donc des empreints linguistiques de part et d'autre. Les Pové des axes 1 et 3 appellent par queue mughéè, alors que ceux de l'axe n°1 l'appellent mughèwè, le verbe appeler se dit chez les premiers ivuaka tandis que chez les autres il est dit kokaka qui signifie chez ceux des axes 1 et 3 chanter quand il s'agit du coq. Nous disons que le réductionnisme, même si les Pové ne sont nombreux peut être source d'appauvrissement.

AY, Milton :

Ecologie, culture et environnement

Cet article expose le point de vue distinctif de l'anthropologie sur les relations entre les sociétés humaines et leur environnement, ainsi que son rapport avec le discours actuel sur l'environnement. Les premières démarches de l'anthropologie écologique se caractérisaient par un déterminisme écologique plus ou moins poussé. Mais à partir des années cinquante, deux approches nouvelles se sont développées. L'analyse écosystémique, empruntée à la biologie, considérait le rôle des populations humaines dans les systèmes écologiques, et l'»ethnoécologie », dans le champ le plus vaste de l'anthropologie cognitive, les points de vue culturels des gens sur l'environnement. Cette focalisation sur les perspectives culturelles a nourri une forme extrême de relativisme culturel, récemment contestée tant au sein qu'en dehors de la discipline.

Les anthropologues critiquent depuis quelques années les dichotomies «modernes » (entre pensée et action, culture et nature), qui ont été fondamentales pour la science occidentale. Ces courants forgent le rôle de l'anthropologie dans le discours contemporain sur l'environnement.

Techniquement, le savoir anthropologique peut servir au traitement de certains problèmes d'environnement et à la recherche de modes de vie durables. De plus, de par la nature même de la théorie anthropologique, la discipline prend implicitement aux anthropologues une position dans le débat de l'environnement. : en faveur de la maîtrise locale, et non pas mondiale, des ressources environnementales et de la préservation de la diversité culturelle comme stratégie de survie.

BENACHENHOU, Abdellatif :

1992 - Environnement et développement, Revue Tiers-Monde, 1991,

XXXI, PUF

La diversité des perceptions culturelles des problèmes de l'environnement

Les connaissances scientifiques sur la perception des populations sur l'environnement reste limitée, faute d'enquêtes approfondies ou d'une diffusion convenable de travaux précis d'anthropologie culturelle sur cette question.(p.254)

Trois hypothèses sont pour cela formulées

1/ On admet que la perception des problèmes de l'environnement au

niveau local est généralement plus forte qu'elle lest face aux problèmes de nature globale.

Le mouvement écologiste occidental est d'abord issu de la prise de conscience des nuisances dues aux déchets, au bruit, a la pollution de l'eau et de l'air par la chimisation progressive des activités

Dans les pays en développement ce sont les sociétés agraires, fondées sur une utilisation immédiate des ressources naturelles, qui seraient les plus enclines à préserver leur environnement, pour des raisons de reproduction du groupe ; on y observe des imaginaires et des comportements favorables au respect du milieu, à l'économie en ressources naturelles, au recyclage des déchets et à l'utilisation optimales des conditions de l'habitat.

Cette vision change dès que change le contexte. Ainsi ces mêmes populations placées dans le contexte d'économie de marchandise peuvent "vendre" leur environnement. » On peut alors reconnaître que les perceptions culturelles liées au rapport direct avec le milieu naturel se transforment avec par exemple le processus d'urbanisation et s'étiolent dès lors que la reproduction du groupe n'est plus vécue immédiatement par rapport à la nature mais passe par la médiation du marché qui est, comme on le sait, l'abstraction la plus forte qui soit du rapport de l'homme à la nature. Le marché est ici le champ politique (nos fils ne défendent par nos intérêts, donc ils sont les complices des hommes politiques et par conséquent des forestiers).

2/ On relèverait que la perception des problèmes écologique serait plus forte dans les pays protestants que dans les pays catholiques.

3/ La préservation de l'environnement serait le privilège des pays développés, le développement le problème urgent des pays pauvres.

Le rôle de l'Etat

S'il est parfaitement reconnu aujourd'hui que les paysans doivent être les principaux aménageurs de l'espace rural, il n'en reste pas moins que vrai qu'il incombe un rôle important à l'Etat pour que les ressources naturelles soient gérées et protégées en conformité avec les intérêts généraux. Cette vision ne prend pas en compte ce pensent les populations de L'Etat qui, pour elles n'existerait ou ne serait qu'un épiphénomène ou encore ce serait qu'un Etat prédateur.

L'Etat par l'entremise des exploitants forestiers ne met en avant que les données économiques. Pour preuve on se rend compte qu'il adopte la vision économique traditionnelle qui s'appuie sur un modèle linéaire, faisant abstraction des données naturelles dont dépend largement son propre fonctionnement et sur lesquelles et elle réagit. Jean-Baptiste Say écrivait en son temps déjà «les richesses naturelles sont inépuisables...Ne pouvant être multipliées ni épuisées, elles ne sont l'objet des sciences économiques »

BEART, Charlet :

1960 - Recherche des éléments d'une sociologie des peuples africains

à partir de leurs jeux, Paris, Présence africaine, 147 p. ill.

L'auteur aborde dans cet ouvrage un thème pédagogique. A partir des jeux, les aînés transmettent aux cadets la connaissance qui a trait à la forêt (les noms des arbres, leurs différents usages), les noms des poissons, leurs fonctions sociales, etc. Cet ouvrage nous montre en fait comment des phénomènes apparemment secondaires permettent de remonter à l'étude de la société.

Dans le premier chapitre, il traite des jeux et des institutions. Il dit à ce propos que «les jeux d'enfants n'ont pas manqué d'être associés aux grandes cérémonies des adultes. On les retrouve dans les fêtes antiques, dans les processions chrétiennes, etc. » (p. 12). Ainsi d'une société à une autre, on retrouve les mêmes jeux avec les mêmes fonctions sociales. C'est le cas du jeu appelé méreau qui est en rapport avec l'âme. Comparativement à la société pové, on retrouve la chanson de la berceuse d'un enfant dont la mère est allée à la pêche (chez les Dahomey, p. 71) ou encore celle dans laquelle l'enfant apprend les noms des animaux, des plantes, des poissons, etc.

La constatation que nous faisons, c'est que d'une société à une autre, les êtres humains réagissent de la même façon face à des problèmes identiques. Ici la nature, la forêt, l'eau, etc. baignent l'imagination des populations.

L'on peut regretter l'absence d'un grand nombre de texte qui aurait pu autoriser une analyse comparative plus en profondeur.

BERGERET, Anne :

1993 - `'Discours et politiques forestières coloniales'', Colonisation et

environnement, Paris, l'Harmattan, pp. 23-47

La perception des forêts tropicales fut, durant la période coloniale, et singulièrement à partir de l'Algérie, imprégnée tout à la fois de l'imaginaire lié à la culture d'origine, et des doctrines économiques de l'époque qui fournirent le soubassement de la construction de l'idéologie coloniale. La vision du monde dominante en France modela et prédétermina en quelque sorte la perception de la forêt coloniale.

Dans un premier temps cependant, les conquérants eurent affaire à une nature méditerranéenne non étrange, parce que liée aux origines de leur propre culture. Aussi est-ce en toute connaissance de cause que les officiers donnaient l'ordre de couper tous les arbres utiles afin d'en priver la population kabyle ou arabe. Mais bien vite, la prise de conscience aiguë du danger d'un manque d'arbres se manifesta. La ligue pour le reboisement, née en Algérie, préfigure le discours écologiste.

Face à la forêt tropicale, étrange parce que réellement étrangère, la perception des colonisateurs oscille entre l'impression «d'enfer vert », de désordre, d'hostilité permanente, et l'impression inverse : éblouissante profusion, richesse sans limite, opulence de l'âge d'or d'une forêt qui sera longtemps perçue comme vierge. Les indigènes qui vivent dans ce milieu inhumain ne peuvent que participer à la sauvagerie.

Quant aux forestiers, avec une étonnante constante, dans la forêt tropicale ils ne voient que du bois, et surtout des essences précieuses à exploiter. Pour exploiter, il importe de mettre de l'ordre, c'est-à-dire réglementer et séparer le capital forestier des ennemis invétérés : l'agriculteur et plus encore le pasteur. Ainsi, de nombreuses «réserves » seront mises en place dans toutes les colonies tropicales afin de dissocier la forêt des indigènes et de leurs droits d'usage immémoriaux.

De nos jours encore, la plupart des forestiers tropicaux français ne voient que du bois dans les forêts tropicales, et leur sylviculture continue à ignorer largement les essences locales et leurs multiples usages. Les populations autochtones restent méconnues, car le pouvoir exclusif sur le territoire reste leur principale préoccupation.

Ce texte est fort intéressant car il fait l'histoire des rapports qui ont toujours existé entre le forestier et la forêt et le forestier et les populations autochtones. Mais nous regrettons tout de même l'absence de textes originaux qui pouvaient être par exemple des interviews de ceux qui vécu ces moments somme douloureux pour les pays d'outre-mer. Il y a eu des guerres par exemples Madagascar entre ces populations et les forestiers. L'ouvrage de Dominique Desjeux consacré à ce problème est à ce propos fort éloquent.

Le texte souffre aussi de l'insuffisance de ne pas avoir parlé des relations entre les forestiers et les ouvriers dans les chantiers, notamment à travers les travaux forcés qui ont particulièrement marqué les pays d'outre-mer dans leur chaire. Ils se verront alors nos seulement spoliés leurs terres et leurs arbres, mais aussi transformés en bêtes de sommes pour payer l'impôt de capitation. Enfin l'auteur aurait pu nous présenter le forestier noir, comment il se comporte devant la forêt à travers l'intermédiaire qu'est l'argent.

Mais audelà de ces critiques, cet texte nous permet de comprendre et nous saisir des enjeux de l'exploitation forestière pendant la colonisation. En effet de l'Algérie à Madagascar, de la Cote d'Ivoire au Gabon, la forêt a été un enjeu majeur et une motivation primordiale qui a marqué de son sceau le fait colonial.

BIROT, Yves et LACAZE, Jean-François :

1994 - La forêt. Un exposé pour comprendre. Un essai pour réfléchir,

Paris, Flammarion, Coll. «dominos », 126 p.

Cet ouvrage part d'une interrogation : « Le rapport passionnel de l'homme à la forêt ne vient-il pas du fait que les arbres et les peuplements forestiers, plus que tout autre spectacle naturel, ont exercé depuis très longtemps une sorte de fascination sur nos sens et notre imagination ? »

De nos jours, ce qui est convenu d'appeler l'opinion publique s'inquiète de la dégradation irréversible du patrimoine biologique sous l'effet des activités mal ou peu contrôlées d'une humanité en expansion exponentielle. Il est fréquemment exprimé les risques et les dangers réels que pose une société de plus en plus urbanisée. Les attentes du public à l'égard de cette forêt sont multiples, voire même contradictoires, qu'il est s'agisse des loisirs (chasse, randonnée) ou du plaisir de contempler la nature. D'après part l'auteur l'opinion nationale et internationale méconnaît la fonction très indispensable jouée par la forêt en matière de production ligneuse, ainsi que son poids industriel malgré un contexte mondial de croissance dans la consommation. Mais les images que renvoient les écologistes et les média nous conditionnent sur les dangers que coure l'environnement.

Malgré ces outrances, ces controverses ont eu le mérite d'amener les hommes politiques à réagir. On peut citer entre autres la conférence de Rio de 1992 au cours de laquelle des engagements ont été pris dans le sens de la gestion plus parcimonieuse des ressources naturelles.

Mais l'auteur termine son propos sur une note pessimiste car pour, lui les forêts subiront encore pendant longtemps des attaques des hommes.

Les analyses de l'auteur ne cadrent pas avec la réalité d'un pays tel que le Gabon où la forêt est «spolié » par les forestiers. Les peuples africains ne réagissent pas parce que les écologistes occidentaux font des conférences, mais parce qu'ils auraient conscience que leur patrimoine leur échappe de plus en plus. Même si l'on peut remarquer une marchandisation de leurs rapports à la forêt, il n'en demeure pas moins que l'image du caractère sacré de la forêt et de ces éléments constitutifs demeurent encore très vivaces dans l'imaginaire des populations. L'analyse de l'auteur est valable pour l'Occident car la chasse n'est pas pour les Pové une activité de distraction ou la nature un lieu de contemplation, mais plutôt des activités de subsistance ou de méditation pour acquérir la sagesse.

BOUROBOU - BOUROBOU, Henri Paul et al. :

1988 - Quelques arbres du Gabon. Guide botanique, Centre Culturel

Français, coll. Connaissance de la nature'', Libreville, 79 p.

Cet ouvrage permet de se familiariser avec 38 essences de la forêt gabonaise qui intéressent les forestiers avec leur prix respectif en cours à cette époque. Il commence par un petit poème qui tente de démontrer aux lecteurs éventuels l'importance que revêt la forêt dans la vie quotidienne et des dangers que l'on court si l'on nintègre pas dans la prtique de tous le jours le concept de gestion durable. Les auteurs tente ensuite de présenter une séquence de la reconstitution d'une forêt après que l'on fait une plantation. Ils terminent cette parie introductive par une interrogation fondamentale : « Comment fera l'homme quand il aura abattu le dernier arbre, détruit la dernière plante ? »

Après cela ils passent en revu, par ordre alphabétique, les 38 arbres notamment en mentionnant les dénominations commerciales, botanique et locales ; l'habitat, le caractère de l'arbre (en fait les caractéristiques) ; le caractère du bois ; l'utilisation ; la pharmacopée ; avec les différents usages et enfin ses caractéristiques commerciales en mentionnant ; le volumes des exportations annuelles et les pays clients. Notons par ailleurs que chaque arbre rapporté est suivi d'une planche.

Ce que nous pouvons regretter dans ce précieux travail, c'est le caractère lapidaire des données. Il vrai que l'on `'sent du Raponda Walker'', mais nous aurions souhaiter que qu'il nous soit décrit où habite telle ou telle espèce et le type de sol approprié. Les auteurs auraient aussi pu approfondir les noms en langue vernaculaire afin de compléter le travail de Raponda Walker et Roger Sillans. En plus de ces manquements les planches auraient gagné en étant dessinées en couleur. Le lecteur pouavit, au choix, se retrouver au cas où il chercherait à savoir un peu plus mais en forêt. En dépit de ces manquements ce travail est remarquable. En fait ce document pouvait constituer un guide botanique à la fois pour le forestier, l'homme de science que pour le curieux.

Pour les auteurs l'expression écologie culturelle, sous les apparences d'un domaine de recherche, désigne en fait une conception doctrinale par laquelle l'anthropologue nord-américain J. H. Steward, entend rendre compte de la dynamique des systèmes sociaux à partir des modalités de leur adaptation à l'environnement. A cet effet, trois étapes sont nécessaires pour mettre à jour les `' noyaux culturels'' qui sont des assemblages liés aux activités de subsistance et à l'organisation économique :

1/ Analyser le rapport entre technique productive et environnement ;

2/ Etudier les modes de comportement (division du travail et organisation territoriale) engendrés par l'exploitation d'un milieu donné grâce à une technologie spécifique ;

3/ Vérifier la manière dont ces comportements affectent les autres aspects de la culture (Steward, 1955).

Le noyau culturel comprend les institutions sociales, politiques, et religieuses qui sont apparemment connectées aux formes dominantes d'activité économique. Il est important cependant de souligner que cette vision que peu culturaliste mérite d'être atténuée. Ainsi d'autres «culturess ont une variabilité potentielle beaucoup plus grande, parce qu'ils sont moins fortement dépendants du noyau culturel. Ces derniers, encore appelés secondaires, dépendent de plusieurs facteurs notamment historiques (Innovation accidentelle et diffusion) Cette approche présente une faiblesse, celle est de combiner une vision évolutionniste et une interprétation diffusionniste des traits cultures secondaires tient à une très forte influence de cette approche par l'évolutionnisme.

Les continuateurs cette approche ont cherché à intégrer les éléments culturels secondaires tel que le cannibalisme, les rituels, les tabous, etc. Cela n'a pu être possible que par l'abandon en partie de l'analyse diachronique et du recours au finalisme.

BRUCE, John :

1991.- Foresterie communautaire. Evaluation rapide des droits fonciers

et propriété de l'arbre et la terre, Rome, FAO, , 54 p.

Le régime foncier est question de `'droits'', droits que l'on détient vis-à-vis de la terre et des arbres. Etudier un régime foncier consiste à examiner la nature de ces droits, leur origine, leur exercice et la façon dont ils interagissent avec une d'autres facteurs notamment la plantation et la conservation des arbres.

L'auteur entend par régime foncier l'ensemble des droits qu'une personne physique ou morale, privée ou publique, peut détenir sur la terre et les arbres. C'est un ensemble de dispositions régissant les relations qu'entretiennent entre eux les individus et les groupes en ce qui concerne le statut et l'usage de la terre. Les droits sur la terre participent du bon fonctionnement d'ensemble du système social. Partage et mise en valeur dépendent d'abord des éléments constitutifs fondamentaux, matériels et idéels, de toute société territorialisée : écologie, démographie, technologie, attitudes envers la nourriture et le travail ; idéologie religieuse et système d'autorité souvent imbriqués, relation de parenté et de solidarité

Le système foncier représente l'ensemble de modes de jouissances foncières dans une société donnée.

La diversité des systèmes fonciers interdits, il faut le signaler, toute généralisation facile sur la jouissance foncière et son incidence sur l'arbre, mais elle n'exclut pas de tracer quelques grands axes par rapport auxquels orienter, la réflexion de l'auteur de façon pertinente. La majorité des unités agricoles se caractérise par la conduite individuelle ou familiale des opérations agricoles. Les forêts communautaires sont des terres d'utilisation collective. La jouissance foncière et la gestion reviennent à la collectivité qui s'entendre comme un lignage, un village, un groupe d'âge, etc.

Les collectivités territoriales peuvent être propriétaires des forêts et chercher à en protéger les ressources. La réserve peut ériger pour plusieurs raisons : forêt naturelle qui pourrait abriter des ressources biologiques et une diversité génétique de grande valeur ; elle peut être aménagée à des fins commerciale, avec coupe et reboisement par alternance. Les pouvoirs publics se sont convaincus de la nécessité de créer des réserves forestières pour protéger la forêt d'une utilisation qui la condamnerait là où elle est accessible à tous ou lorsque la gestion du bien collectif n'est pas une assise. » Et les forêts interdites à quoi elles servent dans nos villages en général et les villages pové en particulier ? On constate que dans la plupart des cas les populations sont exclues de la prise des décisions

Il est nécessaire de préciser que les arbres et les terres ne bénéficient pas des même droits. Ceux qui ne connaissent que les formes occidentales les plus courantes du droit qui régit la propriété croient souvent que les arbres font partie de la terre sur laquelle ils poussent. Mais en fait les arbres peuvent, comme les ressources minérales et les eaux, faire l'objet de droits de propriété distincts de ceux qui régissent la terre sur laquelle ils se trouvent.

Les droits de propriété ou de jouissance sur les arbres ne sont nullement une curiosité issue de l'imaginaire des peuples du bout du monde et ne devraient jamais être traités comme étant l'exception, comme on pourrait facilement le croire. Il convient alors de s'interroger sur les droits forestiers en même temps que l'on cherche à connaître quels sont les droits de la terre, et s'assurer de comprendre la relation entre les deux types de droits.

Arbres et régimes fonciers

Le régime foncier est question de «droit », que l'on détient vis - à- vis de la terre et des arbres. Etudier un régime foncier consiste à examiner la nature de ces droits, leur origine, leur exercice et la façon dont ils interagissent avec une foule d'autres facteurs, notamment la plantation et la conservation des arbres.

Mais avant, il convient d'expliquer quelques termes. Nous entendons par `'régime foncier'' l'ensemble des droits qu'une personne physique ou morale, peut détenir sur la terre et les arbres. Tout `'droit foncier'' est en fait un `'faisceau de droits''. Le droit public ou coutumier de chaque société particulière reconnaît des combinaisons de droits ou `'faisceau de droits'', sur les ressources. Les modes de jouissance foncière communément admis sont désignés par un nom : `'propriété'' ou `'usufruit'' en sont deux exemples occidentaux parmi tant d'autre. »

« Un `'système foncier'' représente l'ensemble des modes de jouissance foncière dans une société donnée. Chaque système foncier propose habituellement différents modes de jouissance, selon l'utilisation des terres et les types d'usagers, ces différents modes composant en principe un système cohérent de par leur complémentarité ».

Au Gabon, il y a deux types de droits fonciers : le droit occidental d'une part et le droit autochtone d'autre part. Le droit traditionnel est le produit d'une évolution tendant à satisfaire les besoins spécifiques des populations particulière, dans l'environnement qui leur est propre et compte tenu des techniques qu'elle possède. Le code national, inspiré du modèle occidental, est ignoré des populations rurales, villageois. Il a toujours tenté, sans succès de se substituer aux système locaux et particularistes.

CAMARA, Thiedel :

1994 - Biodiversité et forêt sacrée en Casamance, Dakar, UNESCO,

65 p. ill.

Après avoir présenté la région notamment sur le plan zoologique et botanique et biologique, l'auteur nous parle de la forêt sacrée de cette région du Sénégal.

Il écrit que les forêts sacrées ont pour objectifs principaux la résolution des problèmes pratiques de la vie et de permettre une intégration harmonieuse de l'homme dans l'univers physique qui l'entoure. Ainsi l'homme des bois sacrés y ira chercher les moyens énergétiques dans ce milieu transcende ou sacré.

L'initié, après avoir visité les forêts sacrées, ne doit rien révéler sur ce qu'il aura vu. C'est dire que c'est lieu où se déroule l'initiation. Il se crée au final un lien tutélaire entre la forêt et l'initié. Une baigné de ces valeurs là ce dernier non seulement imprègne le monde et interprète les hiérarchies des organismes créés, mais il justifie et soutient les institutions sociales des forêts sacrées où boisée.

Ce lien qui unit les hommes et cette forêt se traduit par u système de rites sacrificiels destinés d'une part à apaiser les forces menaçantes et ainsi des profiter des forces positives. L'auteur écrit par ailleurs que «il ressort de certaines études que la forêt sacrée jouerait un rôle important dans la conservation de l'écosystème forestier en raison d'une réglementation sacrée, par exemple : nul n'a le droit d'abattre ni de cueillir les fruits ni même les animaux sous peine de sanction de l'esprit gardien de la forêt ». (p.18)

La forêt sacrée a un impact sur la vie individuel, au niveau de la famille, au niveau du village, de la communauté car on s'y protège contre les esprits maléfiques, on y règle les litiges.

Ce texte nous montre bien que l'Africain avait mis en place des institutions pour gérer au mieux son environnement. Mais ce que nous pouvons à l'auteur c'est l'utilisation des concepts exogènes aux sociétés étudiées, on relève entre autres : la déité suprême, la morphologie mentale.

COQUERY-VIDROVITCH, Catherine :

1992 - L'Afrique noire de 1800 à nos jours, Paris, PUF, 3ème éd., revue,

502 p.

Cet ouvrage est fort intéressant car il nous présente dans une première partie les moyens de la Recherche. Ainsi il est indiqué à travers une bibliographie de tous genres, les bibliothèques, les périodiques, les annuaires, la cartographie, les atlas et les documents audiovisuels, armes nécessaires et utiles pour mener à terme une «bonne » recherche sur l'Afrique. Après la présentation de ces instruments de travail, les auteurs passent en revues les documents et sources originaux notamment les sources orales, les sources écrites, les sources étrangères, la presse, et l'apport de l'anthropologie. Au chapitre suivant, ils présentent la bibliographie à travers les études globales des sociétés africaines, l'impact de la présence et des actions des européens, les évolutions récentes et dans la partie suivante de ce chapitre ils nous présentent la bibliographie Etat par Etat.

Dans la deuxième partie de l'ouvrage, les auteurs analysent l'état de la connaissance à travers l'évolution des peuples africains du XXème siècle et passent successivement en revue de l'exploitation à la conquête, les systèmes politiques coloniaux jusqu'en 1945, l'économie coloniale, les Africains et la colonisation, la décolonisation et l'indépendance. Et dans la troisième partie, les auteurs nous parlent des problèmes et directions de recherche. Il analysent successivement le mode de production et les facteurs internes, l'économie de traite et les facteurs externes, les temps précoloniaux et le mouvement social à travers l'islam au siècle passé, les nations africaines et enfin la dépendance et le sous-développement.

Ce qui préoccupait les chercheurs des années 1960-1970, c'est le processus de transition au capitalisme. Aux travaux des historiens se sont jointes les études des sociologues et autres économistes à travers une réflexion qui avait pour but de déterminer les facteurs d'inertie des structures dites «communautaires », des aristocraties et des Etats qui leur étaient surimposés et qui hypothéquer le processus d'accumulation et d'innovation : une fois posées les dynamiques spécifiques des formations non européennes, comment expliquer la non-émergence d'un capitalisme et d'une classe de bourgeoisie conquérants analogues à l'Occident ?

Nous retenons que l'Afrique a connu successivement quatre types d'exploitation : d'abord l'économie de pillage, ensuite l'exploitation des richesses, l'économie de plantation et enfin l'économie de traite. Au final les Africains vont se retrouver happer et englués dans l'économie de marché qui contribua ainsi, à travers les échecs et les réussites, à l'essor du développement économique et social de l'Occident.

Le chapitre consacré aux Africains et à la colonisation nous permet de comprendre la manière dont les Africains seront expropriés, l'imposition du travail forcé et des cultures obligatoires, l'impôt, l'essor du salariat les révoltes.

Au chapitre suivant consacré au mode de production et facteur internes nous avons retenu que l'on réserve au mode de production une large acception qui inclut les processus sociaux et qui fondant le système économique. Ce que pensent beaucoup de personnes on ne peut chercher dans l'évolution d'une société dans les échanges car ces derniers ne sont que le reflets de l'organisation sur tous les plans de la société. Ce qui amène l'auteur à expliquer l'absence des échanges par les pesanteurs des liens des parenté. Les aînés dominent les cadets et la valeur sociale des biens supplanteraient la valeur d'échange. Nous apprenons aussi que la terre pour l'Africain est l'élément dominant que l'égalité des droits relatif à la terre est un élément de stabilité. La nature imposait à l'homme une manière de faire et de comporter. De plus il est de nos jours décommandé de faire une analyse des sociétés africaine sans les intégrer dans l'histoire sociale du monde.

Le reproche que l'on pourrait adresser aux auteurs est qu'ils n'ont pas parlé de l'économie forestière qui a été pour beaucoup dans l'implantation des Occidentaux en Afrique, notamment de l'Afrique centrale. En ce qui concerne le Gabon, la construction de la Compagnie Forestière du Gabon après la deuxième guerre mondiale est un exemple qui montre que les relations entre la France et le Gabon reposaient tout au début sur l'exploitation des essences forestières, on était passé de l'exploitation du caoutchouc à celle bois. Le travail forcé qui occasionnait beaucoup d'accidents mortels consistait en l'abattage et au transport des agrumes du lieu de l'exploitation au lieu du mouillage, point d'eau où le bois était acheminé en vue de son exportation vers la France. Tout ce travail se faisait manuellement. Toute analyse de la dynamique africaine doit intégrer l'économie forestière du moins l'économie des pays de l'Afrique centrale

COUDRAY, J ; M.L. BOUGOUERRA, J.M. :

1994. - Environnement en Milieu tropical, Préf. J. Lacombe,

Paris, Estem, 195 p.

A l'époque où tout le monde parle d'environnement, de protection et de meilleure gestion du milieu terre et de ses ressources ; à l'époque où la recherche scientifique se mobilise, dans le monde entier, au service de l'indispensable réussite de l'équilibre, il est plus qu'urgent de restituer ce que l'on pourrait appeler l'imaginaire des populations face aux enjeux de la forêt.

CRESSWELL, Robert et al. :

..... Eléments d'ethnologie, t 2. Six approches, Paris, Armand Colin,

Le système économique capitaliste a cru jusqu'à il n'y a longtemps que la nature était une ressource illimitée. Les penseurs des siècles passés dont Engels (Dialectique de la nature ) attiraient déjà l'attention en leur temps des uns et des autres sur les dangers que courait l'homme à surexploiter la nature.

De nos jours, on parle d'environnement et partant de la forêt et tout ce qui s'y rattache comme on discourt volontiers de l'urgente nécessité de préserver la nature au profit de l'espèce humaine ou du moins pour s'assurer sa survie

Dans le vertige du progrès on avait quelque peu oublié que les hommes vivent dans la nature et de la nature. Il n'est pas toujours aisé de saisir en toute clarté les interrelations entre les communautés humaines et les divers éléments, vivants ou inertes, qui constituent le milieu. Nous nous rendons compte de nos jours que l'homme fait partie de la nature. Mais le dire ce n'est que faire un constat, la perception de chaque acteur doit être décryptée afin de mettre en avant ce qui pourrait constituer une source de conflit latent ou manifeste.

L'auteur nous fait constater que le terme de propriété est absent dans les sociétés dites primitives, ou les biens ne sont pas détachables des personnes qui, elles, ne vivent pas comme des individus uniques et irremplaçables, mais comme les membres interchangeables d'une même unité sociale formée d'humains, d'esprit (ceux des morts notamment) et des biens. Or l'anthropologie utilise le terme de propriété pour décrire les processus d'instauration, de délimitation et de transmission de droits sur des territoires et des ressources qui y sont exploitées, transformées, etc. Il y a une distinction à faire entre la propriété des biens matériels.

D'ailleurs, ce ne sera pas bien difficile de prouver d'après les auteurs.. A continuer

DIETERLEM, Germaine :

1951 - Essai sur la religion bambara, Préf. Marcel Griaule, Paris, PUF,

Coll. « Bibliothèque de sociologie contemporaine », 235 p. + ill.

Les recherches de l'auteur ont abouti à la certitude qu'aucune image, aucune démarche spirituelle, aucune gesticulation technique ou religieuse ne sont absentes d'un ensemble de classification qui tente même d'enrober un monde futur, donc non encore perçu. De plus, ces classifications ne font pas qu'établir des rangs dont chacun constituerait une suite autonome d'habitacles liées aux voisines par une charnière du raisonnement : chaque terme composant est au contraire en rapport avec tel autre de la suite adjacente, ce qui le relie finalement à d'autres avenues de symboles.

Pour employer une image indigène, on peut considérer que les interstices d'une étoffe sont les lieux mythiques où s'insèrent les «paroles » ancestrales, c'est-à-dire les symboles de la classification ; et ces paroles sont escomptées sur une ligne de la chaîne comme sur une ligne de la trame.

Bien plus, des files de correspondances s'insinuent dans d'autres directions si bien que chaque symbole est le centre d'une étoile dont les rayons couvriraient l'ensemble du système. Il y a là plus qu'une juxtaposition des symboles, mais bien plutôt une continuité qui marque sans doute une étape de la connaissance scientifique.

Le travail de Mme Germaine Dieterlen, qui présente un tableau très résumé de la documentation recueillie, a été mené de telle sorte que ces correspondances se sont offertes d'elles-mêmes. Il démontre par exemple l'identité de la pulpe de la harpe utilisée par le devin, de l'homme et du monde. Il fait connaître le sens des bandes de coton diverses que tissent les Bambara ; chacune d'elles connote un étape de la création, un geste de personnage mythique, un état physique ou psychique. La gamme des bandes étale l'histoire du monde comme la collection des situations possibles. De même, le bonnet du circoncis apparaît comme le raccourci d'un cosmos orienté et actif expose des données et produits des effets : la ligne verticale des sept points rappelle la dualité de l'homme qui est trois plus quatre, c'est-à-dire mâle et femelle ; les points en étoile marquent l'orientation du monde actuel e préfigurent le monde futur ; le pompon du vertex met le porteur en relation avec les ciels ; la couleur blanche de l'étoffe opère une catharsis par remise continuelle du circoncis dans la lumière du Moniteur.

Et sans doute le pot du bonnet est-il aussi, comme pour d'autres peuples, une manière d'exhiber le résultat de l'opération subi : la tête de l'enfant est enserrée dans son propre prépuce, ce qui revient à identifier cette partie du corps à toute la création. Ainsi coiffé d'univers, le circoncis chemine dans sa nouvelle personne.

L'auteur a su déceler ces innombrables correspondances et donner de la pensée mythique comme de la métaphysique bambara un tableau cohérent qui ne rappelle en rien les études antérieures sur cette population. Les matériaux amassés avec sagacité et rigueur sont d'une qualité exceptionnelle et, pour tout dire, renouvellent nos idées non seulement sur les Bambara mais encore sur les Noirs en général. Les pages sur le néant originel, sur la primauté du signe, sur le cycle allant du Moniteur à l'ordure, sur les techniques, sur le rite qui se termine par le silence des baguettes frappant le vide, sont autant de révélation. Avec elles, les bambara entrent dans l'histoire. Les sociologues comme les psychologues, les philosophes comme les historiens des religions y trouveront ample matière à réflexion.

DIOLE, Philippe :

1974 - Les animaux malades de l'homme, Préf. Jacques-Yves Cousteau,

Paris, Flammarion, 329 p.

Cet ouvrage nous entraîne dans les pistes des bêtes dans le temps et dans l'espace.

La civilisation du XXème qui a massacré ou évincé ses compagnons, qui détruit leur habitat, ne résigne pas à leur disparition. Il pleure sur les bêtes phoques, il sauve les baleines, dépense des milliards pour protéger les derniers tigres. Il a mauvaise conscience envers la nature d'où il est issu.

En suivant pas à pas les visiteurs des jardins zoologiques, des réserves et des parcs nationaux, Philippe Diolé apporte la preuve que les hommes d'aujourd'hui font toujours supporter à l'animal le poids de leur tendresse frustrée, de leur sadisme ou de leurs rêves d'héroïsme et de gloire. Jamais l'ambiguïté de cet amour n'a influé aussi profondément sur les esprits et sur les moeurs. Donc après avoir procédé à un recensements des remèdes et des lois qui sont très illusoires, l'auteur trace les grandes lignes d'un nouveau contrat qui allait consister à respecter l'individualité des animaux en définissant leurs droits et leurs libertés, en imposant des limites à nos caprices et nos tyrannies, c'est franchir une étapes nouvelle de la morale. D'après l'auteur en faisant avancer l'homme c'est sans doute le moyen le plus sûr de sauvegarder l'animal du massacre que l'on constate de nos jours.

Nous regrettons tout de même que l'auteur n'ait pas fait allusion à l'attitude des peuples autres qu'européens qui ont semble-t-il encore un autre type de rapports avec les animaux ; rapports empreints de mythes, de symbolisme avec ces partenaires. Si pour l'occidental le chat permet de chasser le stress, pour l'Africain en général et le Pové en particulier cet animal sert à chasser les souris, participant de ce fait à la gestion de l'environnement de l'homme, cependant que pour le chien son rôle consiste à faire la chasse. Ce rôle est aussi celui des chiens de chasseurs en Occident.

EITSMA, J.M. :

1988 - Végétation forestière du Gabon. Forest vegetation of Gabon,

Netherland, Tropenbos foundation, 142 p. photogr.

Cet ouvrage est le compte rendu d'un séminaire écologique quantitatif détaillé fait au Gabon sur la période allant de 1985 à 1987 dans quatre parcelles d'une superficie d'un hectare chacun. Cet inventaire fait partie d'un programme d'inventaire des forêts denses tropicales. Les quatre sites sont repartis à travers les pays et se situent à Movengui, Doussala, Lopé et Ekobakoba.

Ces sites sont couverts de forêts vierges et de plaines n'auraient pas été exploitées dans le passé. Sur chaque site, les lianes possédant un diamètre minimum de dix centimètres ont été pourvues des plaquettes en aluminium, mesurés et intensifiés. Les mesures ont porté sur la hauteur, le diamètre de la couronne et la position de la parcelle. L'auteur a enregistré les données relatives à la morphologie et à la phénologie. A chaque fois que cela était possible des feuilles, fruits et fleurs étaient prélevés.

Les sites d'étude présente d'importantes différences dans la répartition en espèces. La plus grande similarité au point de vue composition floristique pour les arbres et les lianes a été notée.

L'auteur constate que seule une partie des vastes zones forestières sont encore vierges. Les majorités des forêts sont exploitées à des degrés divers soit pour les bois d'oeuvre, soit pour l'exploitation agricole de manière itinérante. La forêt vierge est essentiellement confinée dans la partie est du Gabon où poursuit-il les travaux d'exploitation n'ont pas encore débutés. L'auteur passe en revu les hypothèses qui ont trait à cette problématique.

Ainsi, Mackinnon et Mackinnon affirmaient et 1986 que des vastes étendues de forêt sont encore intacts mais ils ne les situent pas géographiquement. Pour Nicoll et Langrand 37% de la forêt sont encore à l'état primitif et prévoient que ce pourcentage serait réduit à 20% avant 1997. Ils situent ces forêts vierges à l'est de l'aire de distribution de l'okoumé. Cependant que pour Myers les vastes zones forestières du Gabon ne subiront que peu de changement d'ici l'an 2000. Le rythme de déboisement au Gabon pendant la période qui s'étend de 1976 à 1980 a été de 27000 ha par an, soit 0,13% de la zone forestière. Mais l'opinion générale semble être que la dégradation forestière sera moins rigoureuse au Gabon que dans bien d'autres pays tropicaux

ELORT, Robert :

1984 - Les animaux ont une histoire, Paris seuil, coll. L'Univers

historique'' 397 p., ill.

L'ambition de l'auteur est double : d'une part, reprendre l'étude des rapports de l'humain et l'animal par l'examen des mentalités et des différents traitements symboliques, imaginaire, religieux, rituels, etc. d'autre part, faire l'historique même des animaux, découvrir de quelle manière ils appartiennent aux sociétés humaines et à leur évolution. C'est à ce prix qu'une histoire des animaux est possible. La zoohistoire qui les replace dans leur social et leur biotope, couvre des champs aussi vaste et divers que la génétique, la mythologie, la paléontologie et l'économie

Parmi les contacts directs entre l'humain et l'animal, l'auteur met en avant les rapports d'exploitation et de domestication dont le but premier est la nourriture et l'exploitation des matières première. La cueillette, la chasse et la pêche, le sport et le plaisir, les sacrifices animaux enfin, impliquent ponctuellement l'animal, alors que la domestication vise son utilisation prolongée et planifiée. Il note d'ailleurs que «la domestication véritable fait naître un lien spécial et anormal entre la bête et l'homme... » (p.115). Ce point de vue suscite aujourd'hui beaucoup d'interrogations.

GIBBAL, Jean-Marie

1988 - Les génies du fleuves. Voyage sur le Niger, Paris, Presse de la

Renaissance, 260 p., annexes, carte

Dans cet ouvrage consacré aux cultes de possession maliens, l'auteur s'attache à l'étude des Ghimbala, génies des eaux de la Haute boucle du Niger, des prêtres et des fidèles. Il nous convie à les approcher en suivant les contours et les caprices du territoire qu'ils habitent.

Les génies, structurés en société comme les Djiné Don de l'ouest du pays, font un peu penser au panthéon songhay classique. D'origine noble ou captive, chacun occupe un territoire déterminé du fleuve et de ses alentours. La connaissance des gaw s'obtient dans trois sources : la part héréditaire, l'enseignement du maître et celle acquise auprès des génies. Les rapports hiérarchisés entre eux sont parfois conflictuels en allant de celui qui n'agit qu'en privé au professionnel. L'auteur décrit également tous ceux qui, même n'étant pas indispensables au culte, peuvent y jouer un rôle important ce sont les griots des génies, joueurs de harpe, chanteurs, tel ce vieux fascinant vieux lépreux dont la voix, même enregistrée sur cassette peut déclencher les transes les plus violentes.

Si ces maîtres des les possessions savent maîtriser leurs possessions, celles des fidèles doivent canaliser, toute descente intempestive des génies de l'eau étant arrêtée net. De cette manifestation du sacré l'auteur rapporte trois représentations : incorporation des génies par les possédés, brusque décharge de celui-ci fondant sur les fidèles : « c'est comme l'électricité du poisson dit d'ailleurs un griot » (p. 126), vision aiguë conduisant à des conduites paroxystiques et particularisées, trois représentations d'un corps à corps très ritualisé, bien moins codé que dans d'autres cultes. Ces prêtres soignent parfois sans faire intervenir la transe.

L'auteur se méfie beaucoup des théorisations réductrices et séductrices. Il décrit non pas un système mais, mais avant tout des hommes dans leur environnement mental, spirituel, écologique, etc.

36. GUERIN, J. C. :

1993 - `'Les fonctions sociales, culturelles et paysagère de l'arbre et de la

forêt'' in pp. 311-320

Les rapports que nous qualifions de culturels de l'homme avec la nature peuvent être perçus aussi à travers l'aménagement des forêts, des espaces verts dans les villes. Ce qui fait écrire à l'auteur que l'homme a toujours été fasciné par l'arbre, les cultes y sont célébrés dans un bosquet, alors que la forêt a toujours été considérée comme un milieu hostile. Mais l'extension des villes a fait reculer cette image de la forêt et a fait reculer les espaces verts au profit de des forêts urbaines. Cette analyse est contextualisée

L'arbre occupe ainsi la première place dans les politiques de loisirs et de détente nécessaires pour permettre aux citadins de fuir son univers de béton où tout est artificiel.

L'auteur poursuit son propos en analysant les rapports entre l'arbre et les paysage en milieu urbain en tentant de s'interroger sur leur rôle et leurs fonctions dans la cité.

HARMES, Robert :

1987 - Games against Nature. An eco-cultural history of the nunu of

Equatorial Africa, Cambridge University Press, `'Studies in Environment and History »). XI + 276, index, ill., cartes

Si le titre est joli, le sous-titre lui, est alléchant : en ethnologie, l'écologie et l'histoire font rarement bon ménage, les déterminations issues de l'une étant assez généralement utilisées de manière à atténuer le rôle de l'autre. L'écologie culturelle anglo-saxonne, tout spécialement, a été souvent suspectée à bon droit de prendre prétexte des influences de l'environnement pour rebâtir un fonctionnalisme réducteur qui dilue l'organisation sociale dans la nature afin de mieux évacuer la puissance intrinsèque du fait social.

Robert Harms, malheureusement, ne fait pas tout à fait exception à la règle. Bien que dans son exposé, il admette que la culture agit autant sur la nature que l'inverse, bien qu'il analyse dans une perspective diachronique plusieurs groupes étroitement liés, bien qu'il prenne en compte les différents modes d'insertion de ces groupes dans leur milieu, bien qu'enfin il n'arrête pas sa réflexion sitôt que l'ombre d'un casque colonial entre dans son champ d'investigation, le livre ne tient pas vraiment la promesse du sous-titre et il tient un peu trop celles du titre. L'écologie «avait rendez-vous avec » l'histoire et, si les deux de la rencontre.

La raison en est simple : sur un mode analogique, Harms puis son inspiration dans la théorie des jeux dont on sait qu'elle est un puissant outil de décomposition du social (selon les uns) ou des sciences sociales (selon les autres). Remercions-le en tout cas de ne pas l'invoquer pour noircir ses pages de formules gratuites et de schémas préfabriqués dans le but de se parer d'une illusoire crédibilité scientifique. Rien de tout cela : le modèle n'est évoqué que pour orienter la problématique. Ce qui suffit pourtant à « psychologiser » l'analyse des tactiques, des stratégies et des compositions et à maintenir les questions sur le plan des relations interindividuelles. Méthode qui favorise un peu trop la conclusion de l'ouvrage : « Parce que la relation entre nature et culture subit la médiation du choix humain, elle est dynamique en même temps qu'elle échappe à la prédiction. Tout comme les économistes admettent qu'ils ne peuvent expliquer le goût du consommateur, les historiens et les ethnographes doivent admettre qu'ils ne peuvent expliquer que partiellement les choix culturels » (p. 256). Mais cette résignation est sans doute plus naturelle à l'auteur, professeur d'histoire à Yale, qu'à un ethnologue, lequel aurait tendance à penser que les économistes comprendraient mieux les préférences du consommateur s'ils daignaient parfois faire appel à lui. En outre, Harms, en usant de la psychologie de l'intérêt sous l'égide de la théorie des jeux, voit dans les Nunu des acteurs très semblables à ceux des sociétés occidentales (p. 245) : on est donc tenté d'imaginer _ ou, au moins, d'espérer _ que les «choix humains » qui lui échappent implacablement dans le système culturel sont précisément des choix sociaux, explicables sociologiquement des choix sociaux, explicables sociologiquement.

De tels inconvénients ne sont pas mineurs : ils conduisent l'auteur à sous-estimer, ici ou là, l'exposé de certaines données sur lesquelles une autre perspective eût sans doute insisté, et, par conséquent, limitent quelque peu la portée globale du livre. Il reste celui-ci offre un lot d'informations d'une grande richesse qui mérite d'être soulignée. Non que je veuille atténuer la critique ni terminer sur une note positive. Cet apport est véritablement considérable s'agissant d'une région de la forêt africaine où les études d'ethnologie générale sont rares. Le travail révèle alors des qualités symétriques à ses défauts : en se centrant sur les stratégies de subsistance et les rivalités, il s'écarte d'une vision de la forêt et du fleuve en termes d'écosystème uniforme, perçoit leur variété interne, reconnaît la diversité de leur

HASSANALI, A. :

1982 - `'Editorial'' in Whydah, Bulletin de Liaison de l'Académie des

Sciences, t. 2, n° 10, pp. 1-2

L'auteur présente très succinctement ce qu'est devenue la forêt pour les Africains de la Forêt. Il dit par exemple que la forêt pour ce dernier est une «une source de combustibles, de matériaux de construction, de remèdes ou de protection » qu'autre chose. Il y a donc une régression dans les la manière de gérer la forêt.

Pour surmonter les difficultés que posent la dégradation significative de la nature, l'auteur propose que ce continent reçoive de l'Occident les moyens nécessaire. Cette aide repose sur la résolument multidisciplinaire dur l'écologie de la forêt, la foresterie, de la foresterie, la génétique, la biotechnologie, la chimie, la génie chimique, la science, ...Les apport de ces disciplines doivent partir d'une recension des espèces qui existent en Afrique. Le but de ces recherches est de permettre de la maximisation de du reboisement, la transformation de la biomasse de la forêt les derniers résultats sont à cet effet encourant.

En tentant de faire une analyse très brève de cet article, on relève une limite majeurs. Tout programme, on ne dit jamais assez, qui ne fait dans l'ethnoscience est voué l'échec d'avance. Tout transfert de technologie est en même temps transfert d'idéologie, si le reboisement ne part pas des connaissances, de la maîtrise qu'ont les populations de leur milieu, il se soldera comme tout ce qui a été fait jusque là. L'accent à notre avis doit être mis plutôt dans la domestication tous azimuts des espèces qu'elle soit faunistique ou floristique.

JEAN, Suzanne :

1975 - La jachère en Afrique tropicale. Interprétation technique et

foncière, Paris, Musée de l'Homme, 168 p.

D'après l'auteur, la grande majorité des cultivateurs d'Afrique au sud du Sahara abandonnent à la jachère des terres qui ont été cultivées pendant une ou plusieurs années. Ce procédé semble être le plus économique. En apparence simple, ce procédé soulève plutôt des problèmes tant sur le plan agronomique que sur le plan foncier et donc humain. D'après lui la jachère est liée à la pratique de la culture itinérante dont elle n'est qu'une étape. Cette technique permet le maintien d'une fertilité certaine de la terre en favorisant sa reconstitution.

En plus de ces données, l'auteur nous dit de tenir compte des plantes cultivées, des rotations des cultures, de l'outillage, de techniques de débroussage, etc. Ceci pour dire que la reconstitution de la terre n'est jamais totale ce qui amène les populations à procéder à des ajustements.

Sur le plan foncier par exemple, dans tous les droits sur les jachères ont fondement leur caractère religieux, variable selon la position sociale du détenteur, l'impérieuse nécessité de confirmer perpétuellement ce droit par les travaux qui y sont accomplis : entretien, nouvelle plantation, etc. L'auteur ajoute aussi le fait que ce droit soit limité dans le temps.

Ce droit est ébranlé par l'incursion et l'intrusion opérées par la colonisation. Ainsi des faits tels que l'extension des surfaces mises en valeur, l'introduction des cultures pérennes : café, cacao, hévéa pour ne citer que ceux modifient en profondeur l'organisation sociale. Peu à peu l'idée de propriété foncière au sens occidental du terme fait jour.

Mais en ce qui concerne les pays à faible densité de population, l'intérêt de la terre est fonction de ce qu'elle nourrit les hommes. Ce qui fait dire à l'auteur que quiconque contrôle la terre contrôle également les homes. Ce qui implique que le contrôle de la terre ou foncier constituent en même temps un p ressort important politiquement. La conséquence est que la course à l'occupation de la terre se manifeste à travers des tactiques d'occupation des terres.

L'auteur n'a analyser la problématique de la terre que par rapport à l'agriculture, il n'a pas fait allusion à l'exploitation des essences de bois tels que l'okoumé, l'ozigo, etc qui fait également changer l'image que renvoie le droit foncier africain. Ainsi il est fait interdiction aux populations de disposer de leurs terres tel que le faisaient leurs ancêtres.

KABALA, Matuka avec la coll. de SOUINDOULA, Simao :

1985 - `'Rapport entre l'homme et les écosystèmes dans le monde

bantu'', Racines bantu - Bantu roots, pp. 49-66

La vision et les rapports entre le bantu et l'écosystème est l'aboutissement d'un long processus du fait qu'ils tiraient tout ce qu'ils consommaient de la nature. Il s'est établi alors entre eux et l'écosystème «dess interrelations étroites et dynamiques » ( p. 49) Les auteurs relève la difficulté de faire une évaluation de l'impact de telles mutations sur les cultures et les langues Ils notent par ailleurs qu'il y a deux choses à faire ressortir : une influence interne et une influence externe des valeurs due aux relations entretenues avec l'histoire, l'écosystème, l'économie, le social et le psychologique.

Les auteur passe en revue la présentation des traits physiques généraux de l'espace géographique occupé par le Bantu, notamment la structure et le relief, le climat et enfin la végétation. Ils ensuite à l'analyse des écosystèmes, en rapport avec sa problématique générale.

L'auteur par du constat que les modification récentes du milieu écologique menées en Afrique depuis un siècle, ont modifié les rapports entre les populations et leur milieu qui ont une incidence sur les sociétés et leurs cultures A cet effet des groupes de chasseurs / cueillette ont pu devenir cultivateurs ou pasteurs ; d'autre éleveurs de gros bétail ont pu devenir des agriculteurs ou se livrent à la cueillette. L'histoire semble ces dernier s'emballer. On récence pour l'essentiel deux impact : des «influences extérieur sur les cultures traditionnelles, elles-mêmes en évolution constante et une dégradation des écosystèmes et en particulier des forêts tropicales humides, entraînant des graves conséquences sur le sol, le climat, le régimes hydrologiques et la faune sauvage » (p. 53)

La problématique des interrelations entre l'homme et ses écosystèmes s'analyse sous deux angles : la richesse et l'intérêt des cultures et les langues et ensuite des facteurs qui sont internes à la populations elles-mêmes tels que la démographie et ses impact sur l'écosystème. L'auteur continue son analyse en faisant remarquer qu'une uniformisation est entrain de s'opérer. On constate partout une entropie tant sur le plan des écosystèmes que sur celui des cultures humaines

La problématique se complique quand on mesure la forte interaction qui existe entre nature et culture compte tenu du fait que toutes les cultures traditionnelles sont ébranlées. L'auteur rappelle que «les systèmes de production, [], déterminent les modes de vie qui retentissent à leur tour sur les cadres de vie, sur l'environnement » La problématique ne réside pas dans le choix entre le maintien ou le rejet des changements mais plutôt dans l'harmonisation des impératifs entre ce développement tant voulu par les uns et les autres, la gestion pensée de l'environnement et la sauvegarde de certains traits fondamentaux de la spécificité culturelle. La problématique est complexe ce qui explique le peu de cohérence dans tout ce qui a été proposé jusque-là. Finalement il n'y a aucune réponse satisfaisante pendant ce temps constate l'auteur les équilibres millénaires ont entrain de voler en éclats surtout depuis les dix dernières décennies.

L'auteur passe ensuite sur les représentations du monde chez les bantu. Ce point est fondamental car «la manière d'utiliser les ressources naturelle et les milieu est largement influencer, dans les modes de production traditionnels, par la culture » (p.55) L'auteur regroupe ces représentations dans six (6) chapitres. Ainsi l'on a :

1. celle des naturaliste, de panthéistes, des animistes et les préanimistes ;

2. Celle des mânistes, des animistes, de la mythologie et religieuse ;

3. Celle de magiciens ;

4. Celle de la science ;

5. Celle des philosophes.

L'auteur regroupe ensuite ce découpage en trois catégorie dont «les trois première supposent des croyances, tandis que la quatrième est basée sur l'observation et l'expérimentation et enfin la dernière suppose des convictions sur la base de tout ce qui précède ». Il lève une équivoque en précisant que toutes ces réalités coexistent mais à des degrés divers. Mais en ce qui concerne l'Africain, la multiplicité des liens entre ces instances et leur diversité «met en évidence les interdépendances entre les cultures et les écosystèmes, dont dérivent les divers systèmes de production et qui influencent tous les aspects de la vie quotidienne ». (pp.56-57)

L'auteur analyse aussi le rôle de la technique et de la nature. D'après lui, l'analyse des techniques est fondamentale car elles intègrent des facteurs relevant des écosystèmes exploités, des aspects liés aux besoins à satisfaire et données culturelles. Elles inondent tout l'univers social dans lequel baigne l'homme, mais ne sont que le résultat de plusieurs tâtonnements et adaptations successives. Il note par ailleurs que les politiques mises en place ne peuvent réellement porter que si l'on tentait de comprendre les rapports déjà établis entre l'homme et son écosystème, notamment par rapport à son système de production agricole ; l'habitation ; les villages l'habillement ; les médicaments et les soins corporels et l'artisanat

L'auteur conclut son article en notant que :

1. La manière dont les hommes exploite les ressources dépend dans une très large mesure de la vision qu'ils ont de l'environnement ;

2. Pour résoudre les problèmes liés a la gestion durable des écosystèmes il faut tenir compte notamment en matière de développement agricole ;

3. Ces différentes mesures ne pourront enfin porter leur fruit que si l'on se penchait réellement sur la problématique de l'amélioration des conditions de vie de populations rurales.

Les pays tels que le Gabon ne pas concernés par cette partie de la problématique, ils subissent plutôt les affres de la pression économique : exploitation effrénée des essences forestière en vue satisfaire les besoins de développement de des centres urbains. Tous les peuples modifient leurs comportements : la forêt devient par la même occasion un enjeux financier, la réserve de médicaments, de nourriture et de sagesse et d'argent.

KALABA, Matuaka David :

1994 - Protection des écosystèmes et développement des sociétés. Etat

d'urgence en Afrique, Paris, l'Harmattan, coll.'' Environnement'',

267 p. ill.

Pour l'auteur l'Afrique est un continent en état d'urgence au vu des problèmes qui minent son existence. Il cite entre autres la désertification qui ne cesse de gagner du terrain malgré les moyen mis en oeuvre pour l'éradiquer ; la dégradation du couvert végétal et des eaux due à l'exploitation effrénée des matières premières ; la réduction de la fertilité des sol due à la réduction du temps consacré à la jachère ; etc. L'auteur fait le constat que les politiques de développement mis en pratique après les indépendances ont plutôt eu pour conséquence non pas le développement escompté mais la désertion par les jeunes et la mort de ces zones.

L'état d'urgence s'expliquerait car l'emprise de l'homme sur les milieux tropicaux fragilise énormément l'environnement qui est déjà fragile et exige par conséquent une gestion écologique plus affirmée. Il recommande des actions rapides et efficaces des organismes internationaux, régionaux, nationaux, locaux enfin, qui doivent mettre en oeuvre une stratégie de développement qui soit viable en respectant la perpétuation de toutes les espèces vivantes.

Cet ouvrage a l'avantage de mettre en relation l'environnement et les acteurs sociaux. Il prend pour illustrer ses propos appui sur des exemples concrets dans différents pays, il tente par ailleurs de dresser un bilan de l'état actuel des milieux naturels et leur dynamique. Il termine son propos en proposant des alternatives et plans d'action durables.

Ce que nous pouvons cependant regretter, c'est l'absence d'une véritable lecture des techniques mises en places et pratiquées par les populations locales en vue de gérer au mieux l'environnement. Car toute politique et le discours et déjà vieux, qui ne prend pas appui sur les valeurs culturelles du milieu est d'avance vouée à l'échec. Il est connu depuis longtemps que tout corps social qui se sent agresser se défend et les efforts mis en branle pour tenter ou mieux expérimenter une politique de développement sont nuls.

KARSENTY, Alain ; PIKETY, Marie-Gabrielle :

1996 - `'Stratégie d'industrialisation sur la ressources forestières et

Irréversibilités. Les limites de l'expérience indonésienne'',

in Revue Tiers-Monde, tome XXXVIII-n°146, avril/juin,

Paris, PUF, pp. 431-451

Lorsque nous voyons un navire dans un port d'un pays du tiers-monde qui transporte des grumes, une image nous à l'esprit : c'est le pillage des pays développés ou du moins leur position de subalterne par rapport aux pays développés. Le succès apparent de certains pays du sud-est asiatique comme l'Indonésie, qui est passée en un temps record de pays exportateurs de grumes à celui de rang de premier exportateur mondial de contre-plaqués tropicaux en se dotant d'une industrie de transformation, vient accentuer viendrait accentuer la situation des pays qui continuent à tirer une grande partie des revenus du secteur forestier à l'exportation de bois brut.

Cet article se propose d'éclairer les relations qui peuvent s'instaurer entre d'une part le développement d'une industrie forestière qui est obtenue par des mesures de protection effective et la surexploitation effrénée d'une ressource renouvelable telle que la forêt naturelle s'appuyant sur le cas de l'Indonésie, il veut contribuer au débat sur la définition des stratégies permettant la variabilité conjointe de la ressource forestière et d'industrie valorisante cette ressource dans les pays en développement.

Dans un premier temps, les auteurs analysent les particularités de l'exploitation et de la transformation du bois issues des forêts naturelles en insistant sur les dynamismes d'évolution de la ressource au cours de la transition de ce qu'on nomme la «transition ».

Dans un second temps, les auteurs examinent le processus de développement de l'industrie du contre-plaqué en Indonésie en essayant de montrer en quoi la situation actuelle peut relever d'une analyse en terme d'irréversibilités, tant dans les choix des stratégies industrielles que dans le processus de déforestation engendré par la surexploitation.

Dans une troisième partie, les auteurs indiquent quels types d'option de politique forestière seraient susceptibles de permettre une certain degré de réversibilité des modes actuels d'utilisation des forestières afin de ne pas rendre demain impossible d'option de solution encore difficilement praticable de nos jours.

L'article montre que les stratégies ouvertes peuvent se révéler plus intéressantes en terme d'adaptabilité que les politiques volontaristes d'industrialisation fondée sur une ressource renouvelable caractérisée notamment par sa variabilité quant à ses usages futurs.

L'article montre d'autre part que ressource renouvelable, la forêt est une ressource vivante utilisée par des hommes, c'est-à-dire soumise à des dynamiques d'évolution dont l'un des traits majeurs est la variabilité. L'interaction permente des actions humaines et des processus naturels est au coeur de cette variabilité et implique une représentation dynamique de cette co-évolution.

LAFITTE, Jean Jacques :

· `'Les outils réglementaires pour assurer la pérennité forestière

en Droit français, Actes du colloque pp. 72-78

L'intervention de l'auteur se situe dans la réflexion qui a trait au contrôle des récoltes et la pérennité des ressources forestières. Pour l'auteur, les outils juridiques qui existent en droit français sont à examiner au regard des différentes ressources forestières, «dont il convient d'assurer la pérennité », (p.72).Ces ressources sont le bois, l'eau, les sols, la flore, la faune, le paysage, la récréation.

La déclaration de la loi du 4 décembre 1985 relative à la gestion, à la valorisation et à la protection de forêts française a pour but d'assurer non seulement un équilibre entre les fonctions écologiques, sociales, et de production dévolues à la forêt française, mais aussi de permettre un équilibre entre les contraintes imposées par l'intérêt général et le respect des objectifs de chaque propriétaire forestier français. L'auteur fait remarquer que la recherche de cet équilibre est le fondement du droit français en matière d'exploitation forestière

Il existe alors plusieurs lois en France dont chacun a connu une dynamique propre. Il cite entre autres la loi sur le contrôle des défrichements, la réglementation du boisement, la soumission au régime forestier, les forêts de protection, l'inaliénation des forêts domaniales et les autres réglementations notamment l'urbanisme, les sites protégés, la protection de la nature. Toutes ces dispositions ont un aspect conservateur marqué tendant notamment à figer une situation voire de mettre la nature sous cloche. Ils prennent aussi en compte la dynamique des écosystèmes et leur exploitation.

La fiscalité intervient également pour mettre en place des outils financiers «propres au monde de la nature ».

En plus de ces lois, il y aussi, écrit l'auteur les réglementations relatives à l'usage des sols. Celle-ci se divise en loi forestière générale et intègre en son sein la planification de la gestion des forêts, le contrôle des coupes, l'exercice du pâturage, la circulation en forêt. Outre ces réglementations, l'auteur ajoute qu'il y a une réglementation particulière qui, organise les forêts de protection, la défense des forêts contre les incendies, etc. IL termine son propos en notant que «les outils sont nombreux pour assurer la pérennité de l'affection forestière du sol et éviter la dégradation du potentiel forestier, en tant que potentiel de production de bois, mais aussi en tant que potentiel de services non marchands rendus à la société (protection, paysage, fréquentation). La complexité de cet arsenal juridique rend toutefois son application parfois délicate. Sa connaissance et sa compréhension peuvent s'avérer difficiles pour le sylviculteur » (p.78)

Nous nous rendons compte en parcourant cet article que la loi est un processus dynamique qui doit prendre en compte l'histoire, la culture etc. Il n'est pas toujours évident, même dans un pays développé que la loi soit comprise par les populations si elle ne s'intègre dans les schèmes de pensée de la population visée.

LAFONTAINE :

1962 - Les fables, Paris, Edition Garnier Frères, ill., 536 p.

Le monde de la forêt fascine et inspire l'imaginaire des écrivains français ou mieux occidentaux. La Fontaine est, à notre avis, un exemple patent.

Nous avons effectué une «analyse statistique » de la fréquence d'apparition des animaux, des plantes, des arbres, etc. qui sont mis en scène. Ainsi nous avons construit le tableau suivant :

Renard 22

Lion 17

Loup 15

Singe 09

Grenouille 06

L'aigle 05

Il y plusieurs autres animaux tels que le lièvre, le chat-huant, le perroquet, la perdrix pour ne citer que ceux-là.

Tous ces animaux, au même titre que la tortue la panthère ou encore l'éléphant en Afrique en général et en particulier chez les Pové, jouent des rôles soit positif soit négatif en fonction de l'image que lui colle l'homme. Ainsi le renard perdra toujours la bataille parce que cet animal ne rode qu'autour de l'homme et mange la volaille, etc.

Ou encore le lion qui est le roi des animaux dans certaines cultures sera toujours perdant parce que comptant beaucoup plus sur la force physique au détriment de son intelligence.

En plus des animaux de toutes espèces, l'auteur met en scène des plantes tel que le chêne (mythe arbre européen) et le roseau. On peut encore citer le cas de l'eau, des rivières, de certaines activités (chasseur, pêcheur, etc.) qui font référence à la forêt.

A la fin de chaque fable il y a chaque fois, comme en Afrique, une leçon adressée aux humains. Le monde de la forêt est utilisé ici pour tourner en dérision celui des humains. Belle revanche de la nature, maîtresse éternelle.

MALOLAS, J. Marcel :

1997, 1998 - `'Les études d'impacts environnementaux : aspects

juridiques'' in Revue de l'IRSH, Vol. 2-3, Libreville, pp. 11-14

L'industrialisation est légitime et même vital. Cependant celui-ci doit s'inscrire dans le cadre du respect des éléments constitutif de l'univers dans lequel vit celui qui veut s'industrialiser. L'auteur écrit que l'ensemble des dispositifs visent à favoriser une gestion rationnelle donc durable de l'environnement.

Ministère des Eaux et Forêts

1982 - La loi 1/82

A l'analyse, on peut noter que la législation forêt au Gabon poursuit un objectif majeur : pérenniser les ressources forestières. Cette loi a été mise en place pour promouvoir et développer, dans le cadre global et cohérent d'aménagement rationnel du territoire, une gestion que l'on pourrait qualifier d'orthodoxe des ressources forestières, faunistiques et halieutiques. Cette loi vise plus précisément les objectifs suivants :

· faire l'inventaire des ressources dans le but d'en améliorer la connaissance tant sur le plan quantitatif que qualitatif ;

· aménager les ressources afin d'assurer l'équilibre entre l'exploitation et le renouvellement ;

· reconstituer les ressources afin d'en assurer la pérennité ;

· exploiter rationnellement afin d'une utilisation optimale et contrôler ;

· promouvoir l'industrie de la filière bois

· protéger et inciter les Gabonais à s'y investir ;

· faire de la recherche et la formation afin d'en accroître la productivité ;

· informer et vulgariser en vue de sensibiliser et éduquer les usagers et les population s.

Tous ces objectifs pour louables qu'ils sont ne mettent pas en avant ce que pensent les populations qui sont au contact de ces forêts. On ne peut véritablement protéger qu'en s'inspirant déjà des pratiques des populations, or ici semble-t-il, on reste dans cet Etat non seulement englobant, mais pire encore exogène.

POUCHEPADASS, Jacques (dir.) :

1993 - Colonialisme et forêt, Paris, l'Harmattan, 344 p.

L'auteur nous fait remarquer que la destruction des écosystème dans les pays du tiers-monde n'a pas commencé avec l'arrivée des colonisateurs européens, celle-ci s'est poursuivie après les indépendances à un rythme très accélérée. Mais il nous fait constater que la destruction de la forêt telle que nous la déplorons de nos coïncide avec l'expansion du capitalisme industriel au XVIIème siècle, mais il est aussi juste de dire que la préoccupation relative à la conservation de la nature coïncide avec la colonisation même si ces politiques se faisaient au détriment des populations. D'après l'auteur, le tableau est sombre mais il ajoute mais "pas uniformément noir."

C'est dans les pays en développement que la consommation de ressources de la nature pose problème au vu du `'massacre'' qui y est opéré. Les différentes atteintes sont de plus en plus dénoncées par les ONG, les gouvernements, les écologistes. La raison évoquée est que ces atteintes anéantissent une richesse biologique vitale et dans beaucoup de cas non renouvelable. Les études rassemblée dans cet ouvrage qui traitent de l'histoires des attitudes, des politiques, et des pratiques coloniales relativement à l'environnement naturel, illustrent un champ historigraphique en plein mutation et qui doit contribuer à l'élaboration et à la critique des politiques de nos jours.

RAPONDA WALKER, André :

. 1988 - La mémoire du Gabon. Compilation, Libreville, Multipress

Fondation André Raponda Walker, 248 p.

L'auteur dans cette oeuvre rapporte les contes gabonais entre autres Omyènè, Tsogo. Nous nous rendons compte que les animaux de la forêt sont les acteurs de ces contes. Ainsi nous avons le léopard, le tigre, le rat palmiste, la tortue, les oiseaux, les poissons, les fourmis, etc. sont les principaux acteurs de ces contes. Il y a chaque fois une leçon à tirer : la sagesse, la politesse, la modestie, la convivialité, etc. sont les aspects mis en avant. La forêt apparaît ainsi comme le lieu où vivent des entités visibles ou invisibles qui dictent à l'homme la sagesse, la morale. Dans cet espace de socialisation, l'enfant apprendra que le respect à l'endroit des adultes est fondamental pour s'intégrer pleinement dans la société. L'enfant apprendra aussi les noms et les noms et les caractéristiques de certaines animaux de certaines plantes, de certaines plantes, etc.

En plus des contes, l'auteur restitue aussi le fond de la mémoire des peuples du Gabon à travers les devinettes et chacun de ses éléments joue un rôle fondamental voire primordial.

Nous regrettons cependant l'absence des textes en langues vernaculaires qui auraient pu nous servi à recueillir la substance des contes, car comme le dit le philosophe tout traducteur est un traître.

TAM-TAM :

1960 - Les contradictions inter-impérialistes au Gabon, pp. 20-30

Cet article nous situe les enjeux de l'articulation entre l'impérialisme et le monde rural gabonais. Ainsi l'impérialisme étend les contradictions du capitalisme dans le monde entier : l'exemple du Gabon est patent en matière d'exploitation forestière. A côté d'un secteur traditionnel qui aurait une vision à la fois matérialiste et mystique de la forêt, il y a des monopoles occidentaux au service d'une bourgeoisie politico-bureaucratique parasitaire qui contrôle la production, le système bancaire, les échanges commerciaux et l'attribution des permis de coupes.

S'il vrai que la production du bois est conditionnée par le marché international avec tout ce que cela implique, il n'en demeure pas moins qu'il y a une frange de la population qui possède des tronçonneuses et qui transforme le bois en produits utilitaires : planches, lattes, chevrons. L'impact sur l'environnement est tel que le représentant de des services des Eaux et Forêts dans le Woleu-Ntem avait pris la décision d'interdire la pratique. Ce qui avait fait rire les populations de cette contrée qui avaient accusé ce responsable de se mêler de ce qui ne concernait pas. L'analyse de la problématique de l'exploitation forestière ne doit exclure les petits exploitants même si leur volume d'exploitation est très faible comparativement à celui des forestiers qui disposent des moyens plus sophistiqués.

HAURICOURT, André et HEDIN, Louis :

1987 - L'homme et les plantes cultivées, Préf. Michel Chauve, Paris Ed.

A. -M. Métairie, 181 p. fig., cartes

Cet ouvrage est un des grands classiques de l'ethnobotanique qui consacre l'entrée de l'histoire des plantes dans l'histoire des hommes et dans les sciences de l'homme

Quarante ans après, cet ouvrage garde tout son intérêt scientifique, même par endroit les marques de son âge apparaissent encore, nous pensons à l'emploi excessif et même abusif des notions telles qu'agriculture de race blanche. Cet ouvrage a fait l'objet des remises à jour dans le cadre du séminaire ethnobotanique et ethnozoologique organisé par le Muséum national d'Histoire naturelle de Paris complété dans sa partie la bibliographique par de Miche Chauvet.

RAPONDA WALKER, André et SILLANS, Roger :

1961 - Les plantes utiles du Gabon, Préf. Jean L. Tronchon, Ed. Paul Lechevalier, Paris. ( 172 fig., 53 pl., 1 carte.), 612 p.

Cet ouvrage est le fruit des recherches menées pendant plusieurs années par les deux auteurs. Ils recensent au total 8.000 noms de plantes utiles du Gabon en donnant systématiquement les noms scientifiques, les différents usages et les noms en langues vernaculaires. Quelques plantes sont suivies des planches, etc.

Les premier chapitre est consacré à la recension des travaux antérieurs en rapport avec le sujet. On peut retenir de ces travaux que les premières récoltes de la flore du Gabon se situent vers 1846 et ont été effectuées d'abord par Edelestan Jardin, ensuite Aubry Lecomte ; le R P. Charles Dupaquet. Le deuxième chapitre est consacré à l'aperçu physionomico-floristique sur la forêt gabonaise. Ils font un recensement des genres de plantes que l'on trouve au Gabon comparativement aux autres pays de l'Afrique centrale notamment de celles de l'Obangui-Chari, actuelle Centrafrique. Le chapitre trois présente les plantes de la forêt gabonaise sous l'angle de leurs propriété et les différents usages notamment l'okoumé, le bois d'ébène, le mouvingui, etc. Les deux premiers étaient très prisés déjà à cette époque. La deuxième partie de cet ouvrage est consacrée à son objet même, c'est à dire les plantes utiles du Gabon. Il est d'abord mentionné le nom de la famille de la plante, ensuite à l'intérieur les différentes plantes qui s'y rapportent, les différents usages et les vernaculaires. Dans plusieurs cas, on peut retrouver des planches qui présentent les plantes ou des objets qui sont fabriqués à partir de plantes utiles du Gabon. L'annexe de l'ouvrage permet de se familiariser avec les noms des différentes bananes, la calebasses et ses différentes formes, cannes à sucres, les champignons comestibles de la Ngounié, les champignons vénéneux, les variétés de manioc, le raphia et ses usages.

Cet ouvrage est très important pour quiconque voudrait saisir la quintessence constitutive de la forêt gabonaise. IL permet d'aller d'une ethnie à une autre sans problème. Si le lecteur ne retrouve pas le nom dans la langue qu'il souhaite, il peut au moins le trouver dans une langue du groupe. Le pové se retrouve facilement chez le Mitsogo, l'éviya, l'Okandé, le simba, voire même l'eshira. Le seul regret que l'on peut émettre, si regret il y a, c'est que toutes les planches, dans leur majorité, sont en noir et blanc, ceci ne rend pas facile le repérage sur le terrain de la plante sans y être aidé par un connaisseur. De plus la réédition n'a pas tenu compte de la dynamique observée dans les noms des plantes. En effet, nous avons observé que les noms des plantes changent au fur à mesure que le découvertes sont faites. La réédition aurait gagné en actualisant les noms des plantes. Nous pouvons aussi relever la mauvaise transcription faite des noms des plantes en langues gabonaises. C'est le cas par exemple de tombi tombi qui s'appelle otombi en pové. De plus la réédition n'a adapté le contenu à la dynamique des découvertes opérées dans le domaines botaniques.

VIERS, Georges :

1970 - Géographie des forets, Paris, PUF, 222 p.

Cet ouvrage offre l'occasion aux lecteurs de prendre conscience de la situation dans laquelle se trouvait les forêts du monde au cour des années

1960 / 1970. Il part du constat que 38%des terres sont chaudes et 17% trop froides. Les 45% restant ne représentent en fait que 16% des terres cultivables. Cette situation n'est pas nouvelle, car forêt et civilisation n'ont jamais fait bon ménage. L'auteur dit à ce propos que «les progrès de l'une se sont accompagnés d'une destruction progressive de l'autre p. 5 » Les reboisements ont toujours été précédés par une déforestation, cela tient au fait que l'alimentation est la première de toutes les nécessités. Mais l'auteur précise que ce fait n'est valable que pour les pays où la pression démographique est forte. (

Selon l'auteur les pays d'Europe ont toujours juxtaposé deux types d'espaces antinomiques : un espace humanisé, rural et urbain, et un espace inhumanisé : la forêt. Cette image de la forêt est tellement forte, nous dit l'auteur, que la forêt est le refuge des asociaux. Dans la forêt des Occidentaux se cachent ceux luttent contre un certains ordre : la légende de Robin des Bois en est l'illustre exemple. L'auteur ajoute que «dans les pays où la population ne se caractérise pas par un sens social très développé les bois deviennent des dépotoirs ; ce ne sont plus le rebuts ou les «refus » humains qui s'y réfugient, ce sont les déchets matériels : plâtres, vieux emballages, cuisinières rouillés et lits-cages qu'on y abandonne à côté des restes de pique - niques. »

Mais cette image est à relativiser. Les effort de préservation ne date pas d'aujourd'hui. Les forêts ont été soustraites à la hache et au feu des défricheurs parce que domaine nobiliaire de chasse ; d'autres parce qu'elles fournissaient des pièces de bois à la marine royale. Ailleurs poursuit-il, sur des surfaces plus réduites ont été maintenus des bois sacrés. Mais au XIXème siècle découvre le rôle important de la forêt des montagnes et des reboisements étaient entrepris cependant qu'en Afrique et surtout en Amérique le phénomène du déboisement s'amplifiait. Le XX e siècle voit la consécration de la valeur marchande de la forêt et la «la sylviculture commence à prendre place aux côté de l'agriculture. Il s'installe peu à peu une notion nouvelle : l'équilibre biologique du milieu rural ». Dans le même moment la forêt n'apparaît plus comme l'antithèse de la civilisation mais aussi, pour des millions de citadins, comme son antidote : c'est le milieu qui leur offre un air plus pur, l'apaisement nerveux, un meilleur équilibre psycho - physiologique. On note avec l'auteur que ces bienfaits de la forêt ne sont pas mesurables économiquement, il se pose alors le problème du choix entre par exemple la construction d'une route et la préservation de la forêt. On constate avec l'auteur que l'institution des réserves de tous genres n'a pas résolu quant au maintien en l'état des forêts. La nouvelle donne est l'entrée de toutes les forêts du monde dans les enjeux économiques du monde. Il note par ailleurs que et c'est l'un points qui nous intéressent « Dans la mesure où la forêt intéresse l'économie, elle attire la sollicitude des Pouvoirs politiques ». Il doute en outre que tous les Etats forestiers ont une politique forestière.

L'auteur est conduit à discerner les différents de forêts après avoir cerné les problèmes généraux, biologiques et écologiques d'abord ; technologiques et économiques ensuite.

Ce travail permet au lecteur de saisir les différentes genres de forêts qui existent dans le monde et de voir, du moins en ce qui concerne l'Occident, certaines fonctions de la forêt en Afrique. Ce qui n'est pas perceptible tous les jours : la forêt donneuse de leçon. Le texte permet aussi de saisir l'évolution des enjeux et l'image que véhicule la forêt dans l'imaginaire des populations et de la tournure économique que va prendre la forêt.

La limite qui nous tout de suite est l'absence d'une lecture de la forêt par rapport à la population autochtone, une véritable étude ethnoscience est nécessaire pour comprendre le substance des enjeux de la forêt. Le reboisement des forêts ne pourrait réussir que si les principaux acteurs population autochtones et forestiers instauraient un dialogue culturel permanent. L'antinomie milieu humanisé milieu non humanisé ne se pose pas catégoriquement pour les Pové car les rapports à cet espace inhumanisé sont régentés par de liens qui amène l'homme à s'inspirer de la nature pour se saisir de la sagesse à travers les compte, les proverbes, la médecine Et la pression économique alors ? le problème de l'environnement ne se pose plus dans ces termes seulement, nous pensons modestement qu'il y a lieu d'intégrer d'autre agrégat tels les rapports culturels à l'environnement.

Critiques d'ensemble sur les publications relatives aux Pové

L'on constate à la lecture de ces textes que l'histoire des Pové reste à étudier. Les écrits historiques nous situent d'abord le départ le mythique lointaine ensuite l'histoire. Mais aucun travail ne met en scène la faune, la flore, les les minéraux dans les rapports que les individus.

Sur le plan botanique et autres zoologique, le terrain a été travail, mais la faiblesse demeure plutôt l'approche ethnobotanique et ethnozoologique.De plus la rencntre entre les cultures et les `'conflits'' qui naissent ne sont exploré sur les significations que chaque acteur donne à tel ou tel élément de l'écosystème. Or c'est précisément là que se trouverait la clé de tous les conflits qui naissent de l'altérité, de la différence du regard. Toutes les études ne rendent que du regard de surface, dans une approche quelque peu `'sociologique, alors que notre regard se veut intimiste quant à l'objectif que nous voudrions atteindre : démontrer que la lecture que les différents acteurs ont de la forêt sont des rapports culturels contrairement à ce que l'on pourrait penser. Notre démarche consistera à combler cette faiblesse constatée dans les études antérieure à celle que nous menons.

Le principal ouvrage qui nous inspire les noms des arbres (Les plantes utililes du Gabon) nous a deservi à un moment donné car les noms des essences ont, dans beaucoup de cas changé soit de nom de famille, soit le noms de l'espèce même. En un mot le terrain mérite encore d'être déblayé pour des découvertes fécondes.

FICHE TECHNIQUE SUR LA PROVINCE DE L'OGOOU-LOLO

I. Situation de la Province

*Superficie totale de la Province : 2.898.300 ha

II. Superficie concédée en permis forestiers

*Permis Temporaires d'Exploitation (PTE) : 644.045 ha, soit 22%

*Permis individuels : 535.450 ha, soit 18%

Permis ZACF : 1.436.859 ha, soit 49%

--------------------------

Total : 2.616.354 ha, soit 89%

Coupes familiales (permis par pieds d'arbre 2.500 pieds accordés en 1997, soit 25 CF

III. Sociétés forestières installées dans la Province

3.1 Société des Bois de Lastourville (SBL)*

3.2 Compagnie Equatoriale des Bois (CEB)

3.3 Exploitation Gabonaise des Grumes (EGG)

3.4 LUTEXFO/SOFORGA*

3.5 Société Equatoriale d'Exploitation Forestière (SEEF)

3.6 Société Forestière de Makokou

IV. Industries installées dans la Province (4 unités des transformation)

4.1 Scierie SBL 500m3 de sciage/mois

4.2 Scierie CEB 800 m3 de sciage/mois

4.3 Usine de déroulage LUTEXFO/SOFORGA 1.000 m3 de sciage/mois

V. Volume annuelle

- Grumes 527.986 m3

- Débités 027.600 m3

VI. Administration forestière

1. Inspection : Koula-Moutou : Trois agents

cantonnement

*Lastourville : Quatre agents

*Pana : Un agent

*Iboundji : affectation en cours

2. Matériel

*Un land Cruiser : Koula-Moutou (bon état)

*Un Isuzu : Lastourville (assez bon état)

*Un Isuzu : Pana (En panne)

VII. Difficulté rencontrée dans la gestion du patrimoine forestier et faunique

7.1Au niveau administratif

· Insuffisance des effectifs des agents de terrain ;

· Matériel roulant insuffisant, amorti et peu opérationnel pour couvrir toute la Province ;

· Insuffisance des structures d'accueil pour un redéploiement des effectifs.

*7.2. Au niveau de l'exploitation forestière

Revendication des populations liées à l'exploitation de leur patrimoine forestier : bande de 5 km ;

Pose de barrages entraînant l'arrêt momentané de l'activité forestière ;

*Demande d'augmentation de quotas de coupe familiale ;

*Demande de rétrocession des surfaces dans les zones déjà attribuées à la bande de 5km

Autres problèmes rencontrés

*Présence d'une trop forte main-d'oeuvre expatriée d'origine asiatique et de faible qualification dans la Société Forestière de Makokou, titulaire d'un PI n°15/95 de 200.000 ha

Cette Société basée à Milolé n'effectue que les travaux de construction de la route principale reliant Milolé au PI n°15/95

Profond respect et extrême dévouement

Organisation de l'exploitation

Les droits de coupe sont réglementés par la délivrance d'un permis. Trois types de permis superficitaires et un permis de coupe sont attibués.

1. Les Permis Industriels (P.I.) avaient été créés pour générer une industrialisation. La surface minimum en est, en principe, de 200.000 ha mais en général autour de 80.000 ha Ils représentent environs 45% des surfaces.

2. Les Permis Temporaires d'Exploitation (P.T.E.)dont la production n'est soumise à aucun quota de transformation représente 35% des superficies attribuées. Directement destinés à produire et à exportateur des grumes, ces permis couvrent en moyenne une superficie de 14.000 ha

3. Les Permis de la Zone d'Attraction du Chemin de Fer (ZACF) ont eux aussi vocation de grumes. Ils couvrent 20% des superficies et 66.000 ha en moyenne.

4. Les Coupes Familiales sont destinées aux populations locales et constituées par un nombre de pieds d'arbres dont le plafond est de 100 par coupe.

5. Les Permis Spéciaux sont destinés aux populations autochtones mais le nombre de pieds ici est de trois au maximum.

Les zones d'exploitation forestière sont reparties comme suit :

La Zone I.

Elle couvre 3,5 millions d'ha et forme une bande côtière de 150 km de largeur. Elle est désormais réservée aux exploitants nationaux et aux industries locales. Le terrain plat, une bonne infrastructure de pistes et la proximité des ports en fait une région à moindres coûts d'exploitation.

La Zone II.

Elle couvre 10 millions d'ha : la région de la Nyanga, sue le bassin de la Ngounié, le Moyen et le Haut Ogooué et une partie de l'Oggoué-Ivindo.

La Zone III

Elle s'étend sur 6,5 millions d'ha situés dans le Centre et l'est et le nord-est, notamment autour de l'axe Boué-Lastourville-Franceville. Notre aire d'étude se situe dans cette zone. Leroy-Gabon y a construit un campement qui abrite 1.200 ouvriers, la SBL y a aussi construit un campement.

Les sociétés forestières suivantes sont implantées dans le Canton Lolo-Wagna :

- Leroy-Gabon

- Lutexfo Soforga

- S.B.L. (Société des Bois de Lastouville)

Détenteurs de permis de coupe familiale

1998

1. SOTA MABMENDA

2. NZOUBA NDAMA

3. TSANGO YONI

4. MBOUMBA MBOUMBA Noël

5. KOYE MAMBENDA

6. LOMY Benjamin

7. ILAMA

8. ONYANYA Ludovic

9. MBEMBO

Source : Inspection des Eaux et Forêts, Province de l'Ogooué-Lolo, 1998

*Le technicien nous a précisé qu'ils n'ont pas accordé de permis de coupe familiale cette année. Pour les raisons, voir corpus n°23.

Quantités d'okoumé produites entre 1990 et 1997

Sociétés Années

*SBL

CEB

*LUTEXFO

*EGG

TOTAL

1990

107.123

118.504

49.997

58.330

333.954

1991

66.480

72.943

42.838

36.929

219.190

1992

768.879

98.502

66.343

48.929

2.906.478

1993

91.020

151.147

121.640

92.935

456.742

*1994

77.915

126.123

94.935

69.834

36.881

*1995

68.280

98.437

70341

-

237.058

*1996

81.873

179.076

106.293

110.730

47.972

*1997

62.2885

185.663

46.587

163.990

398.525

Total

693.229

1.128.411

610.526

572.193

30.04.389

Source : Société Nationale des Bois du Gabon

Quantités d'ozigo produites entre 1990 et 1997

Sociétés Années

*SBL

CEB

*LUTEXFO

*EGG

TOTAL

1990

32.93

570

-

3344

7.209

1991

-

100

2.337

2640

5.077

1992

6

118

4.534

710

536

1993

164

50

9.995

154

10.368

*1994

5.089

97

13.493

807

19.486

*1995

41

175

5.647

67

5.939

*1996

647

512

1119

15

2.423

*1997

2.347

801

1094

 

4242

TOLAL

13.988

2.423

38.929

8.271

63.611

Source : Société Nationale des Bois du Gabon, 1998

Valeur marchande du bois en millions

Essences Années

Okoumé

Ozigo

Bois divers

TOTAL

1990

9.638

54

732

10484

1991

6323

100

1072

7395

1992

7.987

156

986

9.129

1993

15.519

75

854

16.448

*1994

26.399

847

3.419

30.665

*1995

1.4887

105

8.609

23.601

*1996

27.111

71

2.438

29.620

*1997

24.279

88

6.393

30.760

TOTAL

138.371

1.532

24.836

164.739

Source : Société Nationale des Bois du Gabon, 1998

Valeur marchande des bois transportés par L'octra de janvier à sepetembre 1999

TABLE DE MATIERES

Dédicace

Remerciement

Préface

Introduction

Bibliographies critiques

A. Sur les Pové

B. Forêts et forestiers

Corpus

A. Corpus des Pové

B. Corpus des forestiers

Le monde de la forêt

Les noms des arbres

A. Le nom des animaux

B. Les noms des oiseaux

C. Les noms des insectes

D. Les noms des poissons

Représentation

Sihnification des noms des arbres

Les devinettes des Pové

Les sobriquets ou Kombo

Les proverbes ou tsésa

Les devinettes des forestiers

Les noms des personnes

Les chansons

Les associations

Pratiques de la forêt

La repartion des espaces exploités et leurs produits

Le matériel des Pové

Le matériel des forestiers

Cartes

De la Province

Du canton

Des des permis de coupe (PI)

Leroy Gabon

Lutexfo/Soforga

SBL

Tableaux

Vulume de bois de la Province

Okoumé

Ozingo

Plan de la thèse

Ile sera ternaire

PREMIERE PARTIE : LES POVE

Chapitre I : L'identité des Pové

Chapitre II : Représentations des Pové de la forêt

A travers la connaissance : contes, devinette, proverbes

Chapitre III : Pratiques de Pové : villages et campements

Savoir-faire, usages : culinaires, thérapeutique, techniques (pièges,

outils, construction, etc.), fonciers, etc.

Quel est donc le rapport du Pové à son milieu ?

DEUXIEME PARTIE : LES FORESTIERS

Chapitre I : Identité des forestiers

Chapitre II : Représentations des forestiers de la forêt

A travers la connaissance, ordre hiérarchique dans la forêt : conte, proverbes, devinette, littérature écrite.

Chapitre III : Pratiques des forêts : sièges sociaux et campements

Savoir-faire, usages : culinaires, thérapeutique, techniques (pièges,

outils, construction, etc.), fonciers, etc.

Quel est donc le rapport du forestier avec son milieu ?

TROISIEME PARTIE : SEMIOTIQUE COMPAREE

On relève les différences. Au-delà de ces différences, quel est le rapport de chaque peuple avec la forêt ?

Chapitre I : Contrastes de lectures

Chapitre II : Les points communs : convergence sémiotique

Chapitre III : La logique sémiotique du rapport de l'homme avec milieu

Conclusion : Quel est le rapport structurel indépendamment du rapport culturel que chaque peuple a avec son milieu ?

Ce sont des différences de langage qui créent la différence des intérêts. Le malentendu principal provient d'une différence de culture. La preuve en est que les forestiers se comprennent entre eux et les Pové eux aussi se comprennent entre eux.

Nous bâtissons une sémiotique forestière des différents `'lecteurs''.

Voir comment le forestier se situe par rapport à sa propre forêt.

La société de parcimonie différente de la société de marché. Relever les termes clé de chaque `'lecteur''. Nous cherchons le vocabulaire idéologique de chaque lecteur.

Moderne marché

Parcimonie Traditionnelle

Le conflit est anthropologique pas économique, voilà la raison pour laquelle il n'y a pas de solution, on se trompe de conflit

Faire une liste des termes des différents lecteurs et faire des correspondances des différents lexiques.

Les forestiers ont une vision monodimensionnelle de la forêt symbolisée par le métrage du cube des essences forestières. Les Pové ont la connaissance (réflexion) alors que les forestiers ont l'action comme arme, l'action dans ce contexte l'emporte sur la réflexion, alors c'est le contraire qui devait se produire. Il n'y a pas d'échange, de dialogue entre les deux `'acteurs'', d'où les conflits qui naissent.

Est-ce que les Pové veulent devenir des forestiers ? les forestiers manipulent l'idée de progrès, iconoclaste : il n'y a pas de forestiers, il n'y a que l'Etat. Les forestiers sont une tribu éclatée et les Pové une tribu homogène.

Philippe Diolé : les animaux malades de l'homme

« Il y trente ans, Lucien Fèbvre écrivait : «L'homme a en face de lui de grands ensembles harmoniques, végétaux ou animaux. C'est pour cela qu'il faible ? Non, c'est au contraire pour cela qu'il est fort. Car ces ensembles sont construits d'éléments antagonistes parvenus à un état d'équilibre réel, mais instable. Entre ces éléments, l'homme est arbitre. Il est le « momentum », le petit poids qui fait pencher la balance. Un geste insignifiant, un geste débile de lui fait répercute à l'infini et s'amplifie de proche en proche jusqu'à entraîner des conséquences tout à fait hors de proportion avec la dépense de force primitivement accomplie. »

« S'il n'avait de solidarité entre les végétaux, entre les animaux et entre les uns et autres, l'action humaine n'aurait pas un tel retentissement. Mais le monde vivant est fait de telle sorte qu'il est possible de briser chacune de ses charnières. C'est ce qui se passe. L'animal dans la société occidental sert, dans plusieurs cas a guérir de l'angoisse, « car le pouvoir qu'il exerce sur le monde ne l'a pas rassuré » (p. 310)

« L'évolution des sociétés a aggravé la situation des individus. L'homme n'est plus le membre d'une tribu dont il partage la foi et les rites propriatoires, dont il sent la présence autour de lui et dont il peut toujours espérer le soutien, attendre le réconfort, il est devenu un solitaire dans la foule. Il fait tout pour ne pas être concerné émotionnellement. » D'où la prolifération des agences de voyage.

« Bien mieux, chaque individu est fondé à ne voir autour de lui que des ennemis, qu'il s'agisse de ses collègues de bureau, des policiers, des passants, des automobilistes ou des piétons. »

« Dans un espace dont nous prétendons constituer le centre, les autres ne sont plus que des compléments indésirables du moi. Nous les nions, nous les évitons, nous les effaçons, nous les tuons : c'est la terreur dans l'espace »

« Ainsi se forge le rêve enfantin d'être ailleurs, dans un espace sans concurrent, sans nuansance, sans défi, avec les animaux dociles et une végétation luxuriante sans être impénétrable. Monde qui n'a jamais existé tel qu'on rêve. Pardis terrestre pour agences de voyages. »

« Si l'homme moderne croit échapper à l'anxiété dont il souffre en exploitant la tendresse animale, s'il se persuade qu'en enfermant les fauves dans des cages ou des parcs il contiendra ses propres violences, il se trompe : il confond l'amour de la nature et des bêtes avec la tyrannie. Toute solution au problèmes animal passe par le respect enfin reconnu à ces « Autres » que nous aavons asservis. »

« Autrefois l'homme avait à disputer l'espace contre l'animal, aujourd'hui il ne sait plus quelle place lui laisser. Jadis il s'est efforcé de développer chez la bête la vitesse, la force, la docilité, aujourd'hui il veut préserver sa sauvagerie, sa noblesse, sa fierté, tout ce qui fait de lui un être unique, irremplaçable et à quoi aucune technique ne peut suppléer. Rêve impossible »

« L'homme ne peut pas se satisfaire d'un milieu entièrement artificiel. Ancien habitant des forêts et même des arbres, chasseur, pasteur, éléveur, cultivateur, il ne peut pas oublier le comportement que lui imposaient toutes ces situations. C'est en vain qu'il prétend se leurrer avec des produit sythétiques : quatre peupliers au pied d'un building, des squares, des « espaces verts, qui ne sont même pas des jardins, des cheins de compagnie, des chevaux de manège et dezs lions d'élevage qui s'ennuient. »

POUCHEPADASS, Jacques : colonisation et environnement

L'exploitation forestière s'inscrit dans un contexte global bien défini et historiquement situé, de l'Algérie au Cameroun, en Côte d'Ivoire, au Gabon, la forêt est soumettre à l'exploitation rationnelle telle que définit par les Blanc.

C'est pourquoi il serait intéressant de lire le contexte historique des rapports entre Blancs et Noir, et entre Blanc et forêt.

p. 6 « Les incidences écologiques se revèlent de la révolution industrielle sont encore trop peu explorées hors du monde occidental. Si l'on considère la zone tropicale, où l'avenir écologique de la planète se joue désormais pour une large part, le déficit de recherche historique se revèle exorbitant. »

p. 6 « L'histoire de relations entre les colonisateurs européens et l'environnement naturel, dans cette perspective, est un sujet important. C'est dans le monde tropical que la dévastation écologique est aujourd'hui la plus dramatique, notamment parce que la richesse biologique qu'elle anéantit est la plus foisonnante et la plus vitale pour l'avenir de l'espèce humaine, et c'est là qu'elle apparaît le plus difficilement contrôlable. Or, de toutes les époques du passées du monde tropical, les périodes coloniales sont très généralement celles pour lesquelles on dispose des ressources documentaires les plus abondantes. L'historien, dans ce domaine, a donc un rôle à jouer. Il peut d'abord réunir les données bubsistantes sur les situations passées d'équilibre de longue durée entre société et environnements dans une région donnée, et sur les facteurs de rupture de ces conditions de stabilité. Mais, l'histoire des attitude, des politiques et des pratiques relaitves à l'environnement peut servit à l'élaboration et à la critique des politiques d'aujour'hui. Elle doit révéler ce qu'était la part de l'idéologie, des choix de valeurs (souvent implicites), à base de poltique environnementales qui s'affirmaient scientifiques. Elle peut metre en évidence les écarts qui a séparé les intentions affichées des résultats obtenus, et tenter d'expliquer cet écart en examinant la multitude de paramètres imbriqués (écologiques, démographiques, culturels, économiques, politiques) qui interviennent dans ce domaine capital de l'existence de toute société qu'est le rapport à la nature. Enfin elle peut fournir des indications, par référence aux exprériences du passé, sur les conditions de réussite des politique en matière d'environnement, notamment lorsque celle-ci entraîne des contraintes importantes pour pour l'existence quotidienne des populations locales, comme ce fut le cas en milieu colonial. »

« Même si les Bantu ont, dans le temps exploité jusqu'à épuisement certaines ressouces et des espaces forestiers forts importants, « la colonisation européenne, en bref, n'a pas nécessairement perturbé ou détruit des équilibres écologique primaires, ou des harmonies originelles entre sociéts et milieux naturels. Elle a plus souvent destabilisé des situations d'homéostasie relative, dernier état d'une histoire longue de perturbations et d'adaptations successives. Il ne s'ensuit pas pour autant que l'on doive relativiser l'excès de l'impact du choc colonial sur les environnements. Il s'agissait d'une agression conduite, dans la phase d'expansion du capitalisme industriel occidental, à l'échelle du monde. L'agent exogène de la perturbation disposait de moyens d'action sans commune mésure avec ceux des populations locales. Il était animé d'une idéologie conquérante qui valorisait la soumission de la nature, la désacralisait et en faisait un objet d'appropriation, un moyen de spéculation, une marchadise. Il apportait avec lui des techniques et des outils, importait d'ailleurs des cultures ou des formes d'élevage, ouvrait des circuits de diffusion et d'échange qui boulversaient de façon irréversible les configurations socio-économiques locales. Enfin il mettait en place, au service de ses intérêts, un cadre étatique de plus en plus efficace et contraignant, qui restreignait l'accès des populations aux ressources naturelles dont elles vivaient, alors même que leurs effectifs, souvent, commençaienent à se multiplier. Les crises écologiques déterminées par la colonisation n'ont pas été, il s'en faut de beaucoup, les premières, même dans le monde tropical, mais les scénarios, pour la première fois, étaient de types moderne, et les ressouces qui les concernent abondent. C'est pourquoi leur étude est si importantes aux fins de la comparaison de les crise d'aujoud'hui. »

p. 10 « L'imaginaire de la forêt est toujours ambigu. Forêt nourricière, forêt refuge, forêt régénératrice ou salvatrice en tant qu'espace de la retraite et l'ascèse. Forêt maléfique, forêt hantée, demeure des démons ou esprit des mort. Cette ambivalence, sous une forme ou une autre, se retrouve dans toutes les cultures. La perception coloniale de la sylve exotique n'échappe pas à la règle. C'est, d'un côté, « la forêt d'émeraude », phantansme bucolique de l'incréé, incarnation de la nature originelle dans sa luxuriance et sa beauté. C'est, de l'autre, « l'enfer vert », univers végétal proliférant et enchevêtré, essentiellement inhospitalier, où rôdent des dangers invisibles. La perception de la faune est plus complexe encore, parce que la caractérisation anthropomorphique des conduites animales projette sur elle les ambivalences de la nature humaine. Il n'y a pas loin de ce point de vue de l'histoire naturelle, de Buffon aux récits de chasse coloniaux des deux siècles suivants. Fascination de la beauté, recherche valorisante du risque, extermination symbolique des tares de l'âme humaine prêtées aux espèces animales (cruauté, ruse, duplicité, instinct voleur ou meurtrier), réincarnation non moins symbolique de la victoire de la cilisation sur la nature sauvage, toutes ces dimensions sont présentes, comme le suggère P. Boomgaard à propos de Javas ; dans l'idéologie de la chasse coloniale. Certains se retrouvent dans le discours colonial qui accompagne les campagnes d'éradication du chacal (prédateur de moutons) en Afrique du Sud (Beinart). Les sociétés humaines de la forêt comme de la savane, par l'effet d'un réductionnisme ravageur, sont semblablement figés dans les antinomies ou des caractéristiques élémentaires et simplificatrices. Par nature enfantin, ingénieux, imprévisible, potentiellement dangereux, l'aborigènes de la brousse est vu comme un survivant de la sauvagerie humaine primitive, entièrement déterminé par l'écologie de son habitat. »

pp. 10-11 «La forêt, dans l'optique coloniale, est perçue comme un obstacle à la soumission de l'environnement aux fins de la mise en valeur rationnelle et rentable. Ainsi en Nouvelle-Zélande, où le bush est considéré au XIXè siècle comme une barrière, un handicap à supprimer (Jackson). Les colons sont issus d'une culture qui valorise la maîtrise de la nature (suivant en cela les preceptes bibliques), qui a horreur de la friche, synonyme d'abandon, et pour laquelle, un paysage harmonieux est un paysage humanisé (Y. LUGINBUHL, « Sauvage-cultivé : l'ordre social de l'harmonie des paysage », in N. MATHIEU et M. JOLLIVET (édi.) Du rural à l'environnement : la question de la nature aujourd'hui, Paris, A. R. F. l'Harmattan, 1989). Le pionnier, figure emblématique, a pour symboles la hache et le fusil, outils de destruction dont la finalité utlime est la substitution de l'ordre civilisé au désordre sauvage. L'aborigène lui-même, dans la perspective d'une d'une gestion normalisée et productiviste des ressources naturelles, apparaît comme un gêneur qu'il peut déplacer ou neutraliser. »

p. 11 « Les agents de la mise en valeur, pour reprendre le titre souvent cité par l'ethnobotaniste canadien Jacques Rousseau, sont « des colons qui apportent avec eux leur écologie. » (« Des colons apportent avec eux leur idéologie », in J. BARREAU et al. (édi.) Langues et techniques, nature et société, t. 2, Approche ethnolologique et naturaliste, Paris, Klincksieck, 1972). Sans doute, leur objectif premier n'est pas toujours, comme pour les colons picards ou saintongeais du Quebec dont parlait cet auteur, de reproduire outremer l'agriculture ou l'environnement végétal de leur pays d'origine, et d'y transporter les cultures et les animaux domestiques qu'ils connaissent chez eux : ce comportement concerne avant tout les « néo-Europes » (pour reprendre l'expression d'Alfred Crosby) » /// « l'idéal pour les colons c'est la plantation, c'est-à-dire la forêt domesquée, rationalisée, optimisée. S'assurer que les forêts sont coupées, brûleés et rasées et que les nouveaux arbres sont plaantés » c'est le cas de la politique forestière de Java (Indonésie). « Les forestiers coloniaux s'intéressent en priorité à un petit nombre d'essences de haute valeur commerciale, et tendent à négliger tous les autres, que les populations locales, en revanche, utilisent en grand nombre. »

p. 12 «Les forestiers français de l'Ecole ne Nancy, comme l'indique A. Bergeret, ont pour idéal les peuplements homogènes, les formations fermées, la belle futaie. La tradition forestière allemande, qui essaime dans les colonies hollandaises et britanniques, n'est pas moins simplificatrices. »

p. 12 «La mise en oeuvre outre-mer de ces conceptions entraîne destruction ou remodelages de paysage, et déplacements des populations autochtones. La tendance directrice, c'est la substitution de la culture monoespécifique à la diversité naturelle ou l'agrosystème. Cela souvent à la base souvent déficiente des milieux concernés, qui mène à des graves déboires. L'une des erreurs rédhibitoires, surtout dans les phases coloniales, étaient la croyance à la fertilité exceptionnelle des terroirs tropicaux, motivés par la luxuriance de la végétation spontanée. »

p. 15 «En situation coloniale, les administrations militaires des lendemains des conquêtes laissent progressivement à des structures d'Etat inspirées de celles du pays conquérant. La gestion des hommes et des ressources de chaque colonie s'organise de façon pragmatique, aux fil des nécessités et sans plan prédeterminé, mais avec à l'arrière-plan la conception générale de la chose publique inhérente à l'déologie moderne occidental : rationalité, rentabilté, uniformité. Les Etats coloniaux, en ce sens, sont pour une part le produit d'un effort d'adaption aux circonstances et aux conditions locales de processus de genèse institutionnelle intervenus antérieurement, ou parfois en cours même moment, dans les métropoles. Les institutions ainsi créées, cependant, n'étant pas l'aboutissement d'une histoire endogènes, sont initialement sans racines dans la société colonisée, et souvent lui font vilonce. L'établissement des contrôles étatiques sur l'environnement naturel dans les colonies concernés s'inscrit dans le mouvement de ce processus général de croissance institutionnelle. Il va de pair avec l'expansion des structures et les réglementation dans tous les domaines de la vie publique (ou plus exactement avec l'expansion du domaine public, et l'instauration d'une séparation inédite entre publique et privé. »

Cet encadrement progessif de la nature ne constitue pas, de la part du colonisateur, une véritable innovation. En France, par exemple, sans remonter aux édits forestiers du temps de Colbert, ceraines stipulations du code Napolén, puis code de 1827 revèverent de la même démarche. Le processus est facilté outer-mer par le caractère absolu des régimes coloniaux. L'efficacité des politiques officielles, toutefois, n'est que relative, en raison des variations fréquentes des options administratives, des processus contradictoires issus du monde des colons, de la faiblesse des moyens budgétaires et humains affectés à un domaine longtemps jugé secondaire, du défaut d'expertise scientifique et technique, des difficultés d'appliacation sur le terrain, de la crainte des troubles sociaux. »

p. 18 « L'expansion du contrôle de l'Etat colonial sur les ressources naturelles à des fins d'exploitation organisées se heurte partout à la présence des sociétés dont le mode de vie est étroitement dépendant des milieux naturels concernés, et obéit à une rationalité plus vivrière que spéculative. Dans l'optique d'une mise en valeur, l'agriculture indigène avec ses droits d'usage coutumiersn ses modes d'utilisation multiformes de la biodiversité, ses défrichements parcellaires incordonnées, de même que le pasteur itinérant aux troupeaux ravageurs, constituent des facteurs de perturbation à réduire. L'ordre civilisé selon lui n'est pas la forêt climatique avec laquelle l'homme vit en symbiose, si savante et sophistiquée que soit cette interaction, mais domestique du terroir cultivé ou de la plantation aux espèces choisies, aux rendements entretenus, exhaustivement maîtrisé et protégé contre le retour de la végétation spontanée. La représentation qui accompagne l'expansion de l'Etat colonial opère dans le même sens. Il s'agit d'une conception moderne de l'espace administré, où l'autorité centrale pèse partout du même poids, où les droits d'occupation et d'usage sont clairement définis, où les limites sont exactement tracées. Cette vision des choses s'accomode mal des droits collectifs et non écrits, des mobilités, des transhumances. Enfin l'Etat, pour se reproduire, a besoin des ressources bdgétaires. Les activités productives, à cette fin, doivent être taxées, et l'exercice de droit individuels sur des ressources publiques comme la forêt doit faire l'objet d'une redevance, qui previennent le gaspillage tout en procurant des recettes. Ce qui invite, pour commencer, à constituer un domaine forestier public, en déclarant bien de l'Etat toutes surfaces boisées sans propriétaire prouvé, puis à cantonner ou exclure les groupes qui tiraient tout ou partie de leur subsitance sur une base coutumière. L'utilisation des notions juridiques d'intérêt général ou de salut public constitue en pareil cas, comme le remarque A. Berget, un recours commode. » les populations ainsi parquées n'avaient d'autre choix que de se soumettre aux conditions définies par les colon : la sédentarisation.

p. 19 «Le fait que les sociétés coloniales du monde colonisé aient su gérer les ressources naturelles de façon avisée, comme le montrent un peu partout la survivance des bois sacré, l'entretien collectif des espaces communaux, le respect des intervalles de régénération forestière par les agricultures intinérants, ne suffit pas à contrebalancer le préjugé moderne en faveur du contrôle étatique de l'environnement, et les intérêts qu'il servait. »

p. 20 «Les réglementations forestières sont un terrain par excellence des formes quotidiennes de résistance paysanne qui prennent ici la forme de résistance passive, des menues infractions chroniques et omniprésentes, sans exclure la délinquence plus ouverte. »

p. 21 «Les Etats indépendants ont pris la suite des Etats coloniaux. Les pressions économiques et politiques exogènes ont persisté. Les administrations et les politiques d'exploitation et de gestion de la nature ont été reproduite dans leurs principes et leurs modalités essentielles. La déstructuration du rapport des sociétés locales à la nature s'est poursuivie dans le mouvement de la modernisation s'est poursuivie dans le mouvement de la modernisation planétaire, conjugué un peu partout avec l'essor sans précédent de la demande industriel de la biomasse et de la pression démographique sur l'environnement. »

BERGERET, Anne

Discours et politiques forestières coloniales en Afrique et à Madagascar

p. 23 Quel fut l'impact sur les sociétés soumises au choc colonial à travers la perturbation de leurs relations à la nature ?

p. 24 « C'est la valeur ou l'utilité du bois qui retient l'attention des forestiers français : bois bien propre au configuration navales, notamment chênes, frênes, ormes ; bois de charpente : chênes chataigniersn cèdres, pins d'Alep, ... »

p. 24 « Cela tient à ce que ces forêts sont encore difficilement exploitables en raison de de leur éloignment des côtes et, bien souvent aussi, du mauvais état des routes. Dans la plupart des cas, les frais de transport sont considérables et le prix de la main-d'oeuvre est trop élevé. »

p. 26 Aux des écologistes « la forêt est églement le gage d'une bonne santé « Ainsi, et surtout dans les pays chauds, les forêts donnent la placidité et le calme à l'esprit ; par conséquent, leur influence pousse aux choses de la raison ; la dénudation au contraire rend l'esprit excitable, l'énerve par moments et nous fait gens d'imagination ; où trouve-t-on l'exaltation plus développée que dans les pays d'érudité ? [...] La destruction d'une forêt peut changer à jamais le caractère d'une contrée et celui de ses habitants, ... » C'est pourquoi la Ligue pour le reboisement fondée en 1880 par le docteur rolard milite pour la préservation de la forêt vue ses fonctions multiples. En fait les liens tissés entre la forêt, les nations et la civilisation sont évidents. Ils apparaissent clairement avec l'évocation de la notion de race qui renforce l'opposition entre l'Europe et le reste du monde. »

Ce qui concerne les administrateurs, p. 26 « Deux conférences publiques données à l'Ecole coloniale en décembre 1911 sont particulièrement révélatrices de l'attitude des administrateurs à l'égard de la forêt.

p. 28 « Lévy, administrateurs adjoint des Colonies, se déclare impressionné par cette majestueuse forêt, comme le furent avec lui plusieurs voyageurs. Il cite longuement le lyrique docteur Vinson qui relate son Voyage à Madagascar au commencement de Radama II, en 1860. Les dernières lignes en résument bien la teneur : « Quelle ébluissante profusion ! c'était partout la richesse végétale, l'opulence de la nature étalée ou accumulée sous mille formes » (LEVY, « La forêt Malgache », in Conférence publiques sur Magascar faites à l'Ecole coloniale pendant l'année scolaire 1911-1912, Paris, Impr.et Librairie centrale des chemins de fer, Chaix, 1911, p. 6)

p. 29 Dans certaines forêts inextricables vivent « des peuplades qui errent en forêt, ignorant et fuyant l'organisation en village, n'ayant que de rares points de contacts avec le reste de la population et dont cependant le langage est, à quelques détail près, le même [...] Tirant de la forêt où ils vivent à la façon de bêtes sauvages les seules ressources que celles-ci produit, ces hommes, à peine vêtus, grimpant aux arbres... » se nourrisent de gibier et de cueillette.

p. 29 «Cette forêt constitue un « capital d'une valeur inestimable ; ce capital est en quelque sorte dormant, il se reveillere au fur et à mesure du développement des voies de communication ... A tous les points de vue, il est donc nécessaire de veiller jalousement à la préservation de la forêt » en attendant d'être en mesure, plus tard, « de procéder à son aménagement rationnel et scientifique » sans perdre de vue la conservation et l'exploitation des espèces. «

p. 29 « Une autre conférence nous offerte par Julien, administrateur en chef des Colonies et chargé des langues malgaches à l'Ecole coloniale. Il nous livre une description de la région côtière sud-ouest de la Grande Ile.

Le discours des forestiers et leurs politiques

Les précurseurs

p. 30 « L'exposition universelles de 1900 est l'occasion de sensibiliser l'opinion publique de la mémoire grâce à la publication d'un ensemble de d'écrits rassemblées ou éventuellement commanditées par le ministères des colonies. La parole est données à un inspecteur général de l'Agriculture coloniale et directeur du jardin Coloniale, J. Dybowski. Il prédit l'épuisement, à cout à plus ou moin longue échéance, des ressources spontanées. En effet, « il n'existe pas une partie du globe, quelle que puisse en être la fertilité, qui soit en état de fournir sans cesse des produits spontannément et indifiniment renouvelés. La démonstration de ce fait es facile. Les preuves en abondent. La politique relative à la production et à l'exploition du caoutchouc de l'Inde le démontre surabondamment. ... Il ne faudrait pas croire que cet exemple du Caoutchouc soit isolé. Il est aisé d'en prendre d'autres qui soient aussi démonstratif. C'est ainsi que dans ces mêmes forêts du Gabon, l'exploitation méthodique du bois d'ébène a obligé les commerçants à s'avancer cesse d'avantage dans l'intérieur pour touver les arbres à abattre. Il en est de même des acajous. »

p. 31 « Aussi, pour pallier ces insuffisances, prêche-t-il un renforcement de l'agriculture, seule capable d'assurer une richesse définitive, parce que renouvelée, « mais aussi une prise de possession plus efficace de leur sol » et enfin la nourriture au commerce de ressources régulières et continues. »

p. 32 « Parallèment, la colonisation française s'organise et des dispositions réglementaires sont prises dans le but de favoriser « la mise en valeur rationnelle de nos colonies ». Extrait de l'arrêté du 15 janvier 1887, dans article 8, qui autorise la vente et la concession des terrains domaniaux.

1. Concessions provisoires : « les concessionnaires devront, quelque soit la destination donnée à leur terrains, y faire des plantations d'arbres fruitiers ou autres dans la proportion de 25 à 30 par hectares »

2. concessions définitives,

3. « terrains concédées gratuitement », moyennant un aménagement, remblai par exemple

p. 34 « Le constat alarmant de 1924 amène un inspecteur des Eaux et Forêts, Maurice Mangrin à s'exprimer au sujet « la question forestière en Afrique occidentale française. Il rappelle la double fonction des forêts coloniales : fourniture de bois de valeur, certes, amis aussi le rôle bénéfique trop souvent méconnu exercé par les peuplements forestiers sur l'ensemble des conditions physiques des colonies. »

Les réserves forestière

p. 34-35 La question forestière au Cameroun en 1935, tel est le titre d'un long article de P. Foury. Ce texte est un plaidoyer en faveur de « l'aménagement », c'est-à-dire la condition de « réserve forestières » et leur corollaire inéluctable, le « cantonnement des indigènes ». Un statut plus souple de « forêt protégée » est préconisée pour les zones moins riches en essences de valeur, mais dont le couvert forestier est nécessaire à la protection du climat, du régime des eaux et de la fertilité.

p. 35 Les réglementations forestières en vigueur n'assurent pas la concervation de du capital forestier, qui se résume « aux essences côtées dans le commerce. ». D'où la mise en place des réserves forestières. Mais les réserves forestières et les cantonnement indigènes sont les deuc faces d'une même politique d'aménagement : « Il est évidemment essentiel que ces droits d'usage soient cantonnés, de façons que les indigènes d'une part, le service forestier d'autre part, soient chacun chez eux et que les travaux entrepris n'aient pas à tout instant à supporter les dommages qui ne manqueraient pas de résulter du voisinage des indigènes. Ce cantonnement est une opération assez délicate »... pouvant déboucher, dans les situations les plus difficiles, sur « l'obligation de déguerpissement... » (FOURY, La question forestière au Cameroun, Paris, Association Colonies-Sciences et Comité national des bois coloniaux, 1935, pp. 47-48).

p. 36 D'ailleurs dans le même texte « L'auteur rappelle que l'objectif des réserves est de produire des bois destinés à l'exportation, c'est-à-dire de gros bois,, essences autochtones ou essences introduites, étant entendu qu'il est hors de question de reconstietuer la forêt dans son hétrogéité actuelle, et que le but recherché est la création de peuplement denses d'une dizaine d'essences environ par réserve »

Le regard d'un forestier-botaniste, Aubreville

p. 36 « Inspecteur principal des Eaux et Forêts et professeur au Labroatoire d'agronomie tropicale au Museum, André Aubreville était prodesseur de grande comptétence dublé d'un botaniste expériementé. »

« portant une grande attention aux facteurs physiques tels que le climat et nature des sols, il observe les formaations végétales de l'ensemble constitué par deux colonies voisines du Togo et du Dahomey. Tout au long de son prériple, il s'efforce de réconstituer lr passé pour comprendre la dynamique des peuplements ligneux sur longue durée, et mieux cerner l'impact de l'homme .Obstinément, il s'interroge sur la flore originelle (paradis perdu ?) et formule des hypothèses souvent fascinantes à cet égard »

p. 36 « Fidèle à l'Ecole forestère française, partout il recherche les peuplements homogènes, ou presque purs, et les formations fermées, modèle idéal du forestier français. Ainsi, dans les savanes du Nord, découvre-t-il « de véritables petits peuplements de karité [...] en général soigné par les indigènes » ainsi que des acacia albida, vraisemblablement introduits il y lontemps dans les terrains de culture, et soigneusement concervés par les cultivateurs noirs. Il remarque encore enfin une formation autochtones, « véritable formation fermée composée principalement d'Anogeissus et Caîlcédrat » [...] rare et intéressant vestige de la végétation forestière pritimive que le feu et le bûcheron n'ont pas encore dértuite »

p. 37 « Tout au long de son exploration, c'est le bois de qualité qu'il recherche. Bien que botaniste, jamais il ne s'intéresse aux autres usages des arbres, fourragers, médicaux ou alimentaires. Quand il rencontre des vèn (Ptérocarpus érinaceus), des nérés (Parkia biglobosa), des Ficus ... il ne mentionne pas leur intérêt nutrionnel qui, après tout, ne concerne que les indigènes et leur bétail. »

p. 37 « Selon lui, « Tous les immenses boisements sont issus d'une dégradation lente et qui se poursuit opiniâtrement, d'anciennes forêts tropicales ». Tous les arbres de savannes ont souffert des feux de brousse. Aussi n'est-il pas surprenant que la plupart des ces arbres soient très âgés. Il s'agit « de formations primaires parfaitement adaptées au climat, mais dégénérées ... la dégénerescence est lente, comme sans doute l'est celle d'une race humaine, mais le stade ultime si éloigné si proche inexorablement. C'est la transformation de l'Afrique occidentale en une immense savanenue, vraissemblement impropre à la culture et à l'habitat humain. »

p. 37 « Plus au sud encore, dans les régions mieux arrosées qui furent autrefois forêt dense, il remarque les îlots forestiers qui cachent les villages, autrefois refuges et protection contre les pillards ou les voisins belliqueux, et aussi refuge des âmes leurs anêtres. « La paix, due aux armes françaises, a signifié la mort des bois [...] Aujourd'hui la forêt protectrice disparaît. Elle constitue une excellente réserve de terrains à cultiver. Aussi les défricheurs l'ouvrent-ils largement et sans pitié » pour établir des plantations de cacao ou de café, ou même des cultures de maïs encouragées par l'administration. Ces magnifiques « temoins d'époques anciennes sont vouées à la disparition. On peut bien prendre des mesures administratives pour empêcher celles-ci, mais qui les appliquer ? ». Aussi préconise-t-il la mise de mesure de classement, voire même l'établisssement des réserves botaniques, sans se faire trop d'illusion toutefois sur leur efficacité : l'action de concervation et de reconstitution forestière sera-t-elle suffisante, « surtout avec l'acharnement actuel des indigènes à raser ces derniers massifs ». Comme pour la plupart des forestiers français, les indigènes, leurs défrichement et leurs feux sont l'ennemi des forêts. Pourtant, il recnnaît avec loyauté avoir observé un cas où lis indigènes savent limiter leurs feux. »

p. 38 « Le contexte de ces années trente semble être celui d'une course entre indigènes et colonisateurs pour « la prise de possession du sol », par les défrichements et les plantations pour uns, la délimitation des réserves pour les autres. Dans ce but, les bois sacrés appelés « bois fétiches » par Aubreville, devraient eux aussi être « réservés » d'urgence et de manière systématique, car ils protègent souvent une source ou une nappe d'eau alimentant un puits. Aussi fulmine-t-il contre un chef de poste stupide qui a donné l'ordre de faire disparaître l'un des bois acrés. Il constate que avec honnetêté que les indigènes respectent certains arbres comme le baobab, qu'ils plantent peut-être aussi parfois pour sonécorce et pour ses fruits. » Aubr. p. 37

p. 38 « Mais on remarquera au passage que le mythe de « la forêt vierge » est toujours aussi vivace, parce qu'utile à la colonisation. « Forêts primaires dans lesquelles jamais un indigènes n'a exercé d'autre droit que le droit de jouissance que celui de quelques usages secondaires, tels que récolte de fruits et de menus produits. Elles ont donc indubitablement le caractère de vacantes et sans maître. La formation de la flore permet de dire, avec précision, si une forêt est vierge ou d'origine secondaire. Dans le second cas seulement, lindigène peut prétendre, à la rigueur, avoir quelques droits d'occupation assez mal définis. » Aubr. p. 38

p. 38 « La forêt primaire appartient à l'Etat ». « Il existe encore de vastes étendues à peu près inhabitées où il sera facile de délimiter de grands périmètres réservées [...] où feux et défrichements seront interdits ».

Rappelons que les années trente furent pour les Africains l'une des périodes les plus dures de la colonisation, avec l'Exposition coloniale de Vincennes en 1931, importante manifestation d'autosatisfaction.

p. 40 « Pierre Bellouard constate les réactions négatives des indigènes à l'égard des réserves : « Les classement des forêts sont une des activités du Service forestier, qui mécontente le plus l'Africainsqui ne peut plus cultiver, laisser paraître ses troupeaux, allumer des feux de brousse, abattre librement des arbres à l'intérieur des surfaces réservées, sans commettre un déli. Cependant le classement n'est pas arbitraire et les populations riveraunes sont consultées sur le choix des limites ... En forêt dense, le classement n'intéresse que des forêts primaires inhabitées, de vieilles forêts secondaires, ou des forêts plus jeunes que les populations ont abandonnées pour aller s'installer ailleurs. En savane, les surfaces objet de classement sont choisies dans les régions désertes en dehors des terres cultivées par les villageois. » Toutefois, « les servitudes du classement peuvent être atténuées. Des usages peuvent être conservées dans la forêt ; coupes de bois de feu et de bois d'oeuvre pour la satisfaction des besoins exclusifs des riverrains, récolte de fruits, de plantes médicinales, autorisation de pâturage. Dans certaines conditions, quand

PRESENTATION SOMMAIRE DES POVE

INTRODUCTION

Les Pové, groupe ethnolinguistique du groupe B30, selon le classement du linguiste Guthrie, et du groupe mèna selon Kwenzi Mikala est un peuple qui est originaire de l'Ogooué-Lolo. Ils occupent l'espace compris entre le fleuve Lolo et son affluent Wagna, à l'ouest de Koula-Moutou. Ils partagent le même espace que le Pygmée qu'ils sont des mubongo au singulier et wabongo au pluriel, ils partagent aussi le même espace dans certains villages avec les Bungome et avec les nzébi. Ils confinent avec les Masango à l'ouest et la forêt des Abeilles au nord.

Parler sommairement d'une ethnie, nous amène à dire un mot sur son histoire, sur son organisation socio-politique et enfin sur ses associations

1. Histoire des Pové.

Les Pové viennent d'une rivière appelée mukovè. Tous les hommes, Blanc, Noir, Pygmée, étaient au village Mukamu (rassemblement) où régnait le désordre , puis au village Mupundza où régnait le désordre. Ensuite dans le village Tengu, ils se divisèrent en trois. Ils marchèrent ensemble jusqu'à Malabano (reconnaissance), puis à Budianga, au village Mouaa, où ils pratiquaient la confusion des familles (l'inceste) ; c'est au village suivant kondza que l'inceste a été dénoncé. Ils prirent alors le nom de Pové. Mitimbo était leur Père et Tsinga (tranquillité), leur Mère ; c'est elle qui annonça l'interdiction de l'inceste. Elle est la mère de tous les Pové, Blancs et Pygmée.

Partis de kondza, ils fondèrent un nouveau village à mumèniano (la reconnaissance, gaiété). Les Blancs les avaient quittés : un Pové avait rit de son père Mitimbo, les Blancs voulurent le châtier, il eut bataille. Les Blancs, emportèrent les richesses que leur père leur avait donnée, parce qu'ils étaient obéissant. Les Pové restèrent dans la brousse. Le premier frère le Pygmée), le deuxième le Pové, le troisième le Blanc. Les Pygmée aussi était de couleur Blanche. Ils sont partagé les coutumes.

Les Pové ont suivi la rivière Divélé na Ngosso et fondèrent le village Moubango sur la colline dominant une rivière. Ils trouvèrent là un homme appelé Ngètè et son père Mwèta qui leur montrèrent la direction. Ils partirent avec les poules du village, descendirent avec Bouhono, arrivèrent à Yangui. Là, ils se divisèrent. Les Mitsogho, Apindji, Evia, Shimba, Okandé prirent leur chemin chacun de son côté. Là, il y avait un oiseau, Badiango, frère de Mbéla, qui détruisait les enfants. Les Pové sont revenus sur leurs pas et sont passés par une grande rivière, puis chez les Okandé et à Eboundzé (l'empreinte)

Le premier homme et la première femme pové s'appelaient Bolongo et Kèmbi. Ce sont eux qui sont à l'origine des pové dans le village originel koto et à ce propos les Pové disent « koto ghu ma koto moto » autrement dit Koto où l'homme est devenu un être culturel. Dans ce village, les hommes parlaient la même langue, mais le créateur avait détruit ce peuple à cause de l'inceste.

ORGANISATION SOCIO-POLITIQUE

L'organisation du village peut se saisir à deux niveaux : au niveau du gouvernement central féodal. Celui-ci repose à la fois sur le sacré et le politique, autrement dit, le pouvoir politique et le sacré sont détenus par les mêmes individus qui sont le mutamba et le bika.

Le premier pourrait être assimilé à un Président et le second à un vice-président. Tous deux sont investis par un conseil des sages appelé en pové bilongo na bikilimbamba L'élu sera le plus méritant qui possède aussi les fétiches les plus représentatifs de la société. Il est important de signaler que leur mandat ne dure que sept ans ; au terme de celui-ci, ils peuvent, s'ils le désirent, se représenter. Les attributions de ces derniers leur confèrent le pouvoir de rendre la justice. Cependant les questions délicates telles que les assassinats, entre autres sont du ressort de l'Assemblée. Une police travaille avec ses responsables pour enquêter et rendre compte.

Le Gouvernement au « centre du village » quant à lui est représenté par le Vice Président. Les attributions de ce dernier lui confèrent l'autorisation de lire le droit par rapport à l'administration, à la préparation des cérémonies entre autres initiation. Il intervient également sur l'organisation de grands travaux d'intérêt commun notamment économique.

Kima est le négociateur. Ce dernier est un agent administratif qui négocie quand il y a les problèmes d'adultère, de mariage, et de d'échange. Il assure aussi les communications entre les villages.

Vient ensuite le peuple notamment les femmes, les enfants et les non initiés. Nous signalons que l'esclavage a existé chez les Pové. C'est ainsi que l'on des kumu le noble, le noble et le muvégha l'esclave.

Les associations

Masculines

Mwéli :

permet aux jeunes d'acquérir le courage, le savoir vivre et le avoir

faire dans le cadre de sa communauté

Bwété :

Enseigne la médecine à travers la maîtrise de la société et des

secrets des plantes. L'initiation est conditionnée à celle au Mwéli

Bodi :

Masque pové qui enseigne comment garder les secrets

Nzègho :

Association qui enseigne la généalogie à partir de l'origine et

vont les hommes lorsqu'ils meurent.

Kono :

Association des morts qui viennent dénoncer tout ce que font les

villageois de méchants.

Bupoti :

Association des morts qui viennent protéger les femmes enceintes dans le

villages

Ngoli ;

Mutsi ;

Ndugwa ngadi :

Association qui permet aux hommes d'accepter le humiliations de la vie.

Féminines

Nyèmbè

Equivalent du Mwéli, enseigne à la future femme la vie d'épouse de mère

de famille et la forêt.

Mabundi :

Equivalent du Bwété, enseigne les secrets des plantes.

Organisation sociale

Au niveau du village, on observe l'organisation suivante :

· Kokwa nzobwè : le chef de la maisonnée

· Kokwa mugèmbu : le chef de la concession (qui comprend plusieurs maisons)

· Kokwa ombuè : le chef du village

· Kokwa totodiè : le chef des terres qui comprennent plusieurs villages

· Misambo mia tsèngè : le juge

a. Lignages et clans pové

1. Ndéngé ( Ils ont apporté la propriété)

a. Mughèné

b. Ghambé

c. Mukagha

d. Mikoso

e. Mbombo

f. Butadi

g. Bavèmba

2. Dibamba ( Ils ont amené la construction)

Siongo

Mitsimba ghu Masango

Ndzikuè

Muivo

Mughoghi

Bavonda

Bukila

Mbèmbo

Budzanga

Muèlè

Yungu

Butonda

Dikambi

Mukombi

Loko

Ghédoko ghia mayombo ghé ma masala ghu tombiè

Mitsévo

3. Bèndzi ( Ils ont amené la sorcellerie)

Ghésanga

Sima

Ndzobè

Maghambu

Suwa maduma

Suwa érungi

Sima mukongu

Miogho

Pour qu'une marmite tienne sur un foyer, il faut forcément trois troncs d'arbres. Les trois clans sont le symbole de l'équilibre dans un espace social.

b. Le mariage

Il unit deux lignages ou clans. L'on ne se marie qu'en fonction des liens qui existent entre les clans ou le lignages. C'est ainsi qu'un membre du clan Mikoso épouse un membre du clan Mitsévo parce que ce dernier clan est le grand-père du premier.

b. La succession

Quand décède une femme mariée, cas du sororat l'homme exige à sa belle-famille de lui trouver une autre épouse. Ainsi la soeur cadette de la défunte est désignée. Celle-ci sera de même père et de même mère que la femme décédée, si cela n'est pas possible pour la raison qu'elle n'avait pas de soeur, la soeur cadette de même père est désignée sinon une soeur de même lignage.

Dans le cas où tous ces cas de figure ne se présentent pas, quand il y a refus de la part de la belle famille parce que leur fille serait morte dans des conditions à élucider ou était maltraitée par son époux, la compensation matrimoniale est remboursée en partie quand il y a eu des enfants nés de ce mariage.

L'acceptation de la soeur cadette dépend des relations que cette dernière qu'elle entretenait avec son beau-frère du vivant de sa soeur.

Quand par contre décède un homme marié, cas du lévirat, la femme revient aux neveux en priorité sinon au petit frère du défunt . Il se pose les mêmes conditions que dans le cas de du décès d'une femme.

Il est tout de même important de souligner que le mariage n'est facilité qu'à partir du moment où l'échange matrimonial entre deux familles s'est instauré depuis plusieurs années voire plusieurs siècles. De plus un esclave ne pouvait pas épouser un maître. Cela semble se perpétuer de nos jours car le mariage est aussi l'occasion de rechercher les origines des conjoints.

Rapport entre les Pové et les autres groupes ethnolinguistiques.

Ces rapports sont empreints de bonne entente, mais ce fait n'exclut pas des étiquettes.

Les Pové disent que ce sont eux qui ont montré le chemin aux autres peuples, qu'ils n'ont jamais été des esclaves des autres peuples. C'est le seul peuple qui a un « nom et prénom », à ce propos ils disent povia mitimbo, pové étant le nom et mitimbo le prénom. En réalité, Mitimbo est le père de tous les Pové.

· Pové/Masango

Les Pové considèrent les Masango comme des paresseux et des personnes qui n'aiment pas partager, ils les considèrent aussi comme des personnes auxquelles on peut faire confiance et d'ailleurs ils disent que les Masango ont le coeur à coté ceci pour signifier que l'on peut leur confiance.

Le Masango considèrent à leur tour les Pové comme des personnes maudites par Dieu, ils sont étourdis

Pové/Bungome

Les pové ont toujours considéré le bungome comme des guerriers, des personnes méchantes, ce sont des Pygmées, des mangeurs de tubercules de manioc, de `'cassadent'', comme des personnes qui n'aiment pas se laver (effectivement ils se lavent rarement). Ils ne disent jamais au revoir quand ils prennent congé de vous. Il y a d'ailleurs une injure en pové : mubongo, mundambomo, muhili bongo = espèce de pygmée, de ndambomo, de petit éléphant. Le bungome est assimilé à cet petit éléphant.

Les Bungome prennent le Pové pour des moins que rien, des esclave.

Pové/Nzébi

Pour le Pové, le Nzébi est la personne qui mange tout ce qui est acide : citron, oseille, fruits acide la forêt. Il le considèrent comme un envahisseur à civiliser. Des mangeur de petits serpents. Ils adorent le fusil nocturne.

Le nzébi de son coté considère le Pové comme un sous homme, un mangeur de ovita (c'est un arôme dont on consomme soit les feuilles soit les fruit)

Ces préjugés n'empêchent pas le Pové et tous ces groupes de vivre ensemble parfois dans les mêmes villages. C'est ainsi que des villages comme Makadiumu, Ndéngé, Moutouyèni, etc, étaient au départ des villages bungome, mais les Pové sont arrivés et habitent avec ces derniers. On peut aussi citer les des nzébi qui partagent pacifiquement les mêmes villages que les Pové, cas du village Mayéla sur l'axe Koula-Moutou/Mbigou

La cohabitation a donné lieu à des mariages, on rencontre chez le pové des noms tels que Madéclani, Sangoimbéla, Bouyèndou, etc qui sont des noms d'origine bungome.

Liste des noms des village du Canton Lolo-Wagna et nombre d'habitants

Villages Nbre d'habitants

Hommes femmes

1. Wouboué 013 12

2. Wagna 060 67

Madjikia 004 02

SBL 075 51

Liboungou 037 40

Pointe claire 004 07

Pangalongo 0013 10

Bikouala 018 15

Moukoumou 013 36

Mbigou (Mbégho) 013 14

Biwala 021 17

Boukondja 005 02

Baniati 008 19

Bouvenga 027 27

Rounbgassa** Loungassa 021 19

Moughabo 019 29

Moukouani** mukwanio 009 009

SOCAGAB. Ndjolé 278 267

Bissegna 007 007

Rouagna Kuania 053 176

Dibouka 158 178

Moutouyene** Mutuyèni 029 025

Mouila Pouvi** Muélé Pové 172 184

Kona 056 056

Boudianguila** Boudiangéla 144 142

Ndanda 054 045

Divindi** Divindé 056 062

Soke** Sokè 030 028

Moukouagno 039 043

Missesse** Missèssè 010 010

Moussighé** Moussighé 019 013

Découpage selon les Pové

A Lata

Divindé/Pongo/Mughubu/mukwanio/Sokè/Matèndi/Ndanda

B. Mukanga pabeghè

Muéla/Mughubu/Kwania/Biségha/Ndjolé/Ndomba Kombé/Mulobi/Mandji/Miboba/Dindémba

C. Ngongo mimèngé

Mibaka/Bungota/Ngongi/Mandji/Mukumu

* Limite une montagne appelé mukumu

D. Mubéka

Malanga ma méla/Mbolani/Malanga ma Misamba/Lungasa/Bavèmba/Baniati

Limite le fleuve Wania

E Mapindi ma Nduma

Mutuyèni/Ghévila/Ghéndzambulèngè/Divindé/Milongi/Mulondo/Disaso/

Lungasa

* Limite : Mangénda masèli

F Kélè, shidaka Kono bongo

Mbolani/Mwéla/Mamidi/Domasi/Bénga pové/Ghémèno/Mandji/Bondzé/Makadiumu/Mukongo/Sogha/Ghamba

Ndéngé

* Limite avec la province de la Ngounié : le fleuve Offoué

* Limite E la montagne appelé Mukodia Kondjo

G. Ngingia misomba

Numbu/Mayènga/La mission/Mayali/Mimongo/Obaï/et l'on revient à Divindé

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EXPOSE SUR LE BWETE

COURS D'ENTHNOBOTANIQUE

MONSIEUR BOUROBOU BOUROBOU Henri

Introduction

Le Bwété est l'association gabonaise la plus connue à l'extérieur. Il est toutefois, malgré ce constat utile d'en parler. Toute société quelle qu'elle soit cherche de réponses à des interrogations fondamentales à partir de l'image qu'à l'image qu'elle se fait des divinités, qu'elle se fait de sa propre organisation, des problèmes auxquelles elle peut être confrontés. Le Bwété répond justement à ces différentes préoccupations. Mais doit tenter de restituer les choses en faisant une analyse statique, une analyse dynamique pour intégrer ou tenter de faire la démonstration de ce que pourrait apporter une telle association dans la société contemporaine.

Au moment où les mutations actuelles, suscitées par la réintroduction dans les sociétés humaines du sens de la totalité, de la tentative de la systématisation de l'imaginaire et du sacré, annoncent à terme, la naissance d'une nouvelle vision de l'homme et du monde, amenant de ce fait, plusieurs civilisations dont celles de l'Occident à reconnaître la tradition, non plus comme un ensemble de valeurs passées, donc dépassées, mais au contraire comme un facteur susceptible d'apporter un «nouveau » sens à la vie, il est vital pour l'homme africain, partagé entre le rationnel (qui est une notion à relativiser) et la tradition qui reste à découvrir à travers toute cette sagesse universelle, millénaire qui fait partie de son propre patrimoine culturel et religieux, sagesse conservée, de génération en génération par ceux que nous considérons comme les garants de la tradition, c'est-à-dire ceux qui, déstabilisés par la rationalité qui est imposée par l'Occident à la suite de la colonisation tente de conserver contre vent et marées les valeurs humaines à travers les associations pour vivre en communauté.

Le but de cet exposé est de contribuer à la connaissance du Bwiti à travers :

- L'identification des différentes fonctions sociales du Bwiti ;

- L'analyse des éléments du culte qui peuvent influencer le comportement de

l'homme dans le sens de la «maîtrise sociale » ;

- La compréhension de la complexité du réel selon la sagesse millénaire conservée à travers le Bwiti ;

- La situation et la place des croyances et des mythes dans les habitudes et les règles de vie actuelle de l'homme gabonais ;

- La sensibilisation des sociétés gabonaises à la réappropriation des éléments sociaux, culturels et religieux susceptibles de redynamiser ses propres valeurs et partant de contribuer à enrichir la nouvelle vision de l'homme et du monde.

Dans cette optique, une bonne connaissance de ces communautés dites «ésotériques » s'impose de nos jours pour être proposé comme modèle du Gabon de demain. Ainsi au Gabon le Bwiti peut constituer une ouverture vers des lendemains moins incertains, la connaissance par les jeunes générations de la richesse de sa symbolique est nécessaire, pour garantir une survie pleine et harmonieuse.

Définitions

La définition est essentielle pour toute science afin de savoir de quoi il est question. Mais la difficulté de notre sujet c'est qu'il faut aller la chercher dans les conceptions endogènes des pratiquants de la science bwitiste. Qu'à cela ne tienne, nous avons parcouru quelques travaux.

1. Raponda Walker et Sillans

Pour ces auteurs, le Bwiti est une société sécrète masculine, qui a ses propres rites, son règlement, ses séances, ses réjouissances.

2. Prince Birinda

Le Bwiti est une science, une pratique sécrète dans les temples antiques. Le Bwiti est à la fois un sacerdoce, une religion et une science. Il ne s'intéresse à aucune contingence matérielle.

3. Eric Gilles Mandendi

Le Bwiti est une institution qui cherche la connaissance et la communique. C'est une institution de sagesse de la vie sur tous les plans. C'est une philosophie de la vie. Le Bwiti est avant tout une société ésotérique (1991,pp. 62-63)

4. Swiderski

Le Bwiti ce n'est pas seulement ce qu'on voit, ce qu'on entend, mais le Bwiti c'est surtout ce qu'on ressent et pour ressentir, il faut savoir lire les signes tant graphiques que cycliques qui disent quelque chose.

5. Togo Hortense

Le bwété est à la fois une religion naturelle mettant en liaison les peuples (elle écrit apindji) avec Nzambé-Kana, par l'intermédiaire des ancêtres et une société éducative qui concerne les coutumes des ancêtres : la tradition orale. (1990, p. 48)

Mais d'après nos informateurs le bwété est une association qui a plusieurs buts : soigner par la maîtrise des plantes et de l'Homme en associant la partie physique, psychologique et psychique. Il sert aussi à soigner la société, à organiser la vie en société.

Examinons les différentes définitions :

Les trois premières retiennent : société sécrète, société ésotérique, science pratiquée secrètement. Ces définitions se complètent car chacune apporte à l'autre ce qui lui manque. Par exemple celle de Walker insiste sur le caractère masculin du bwété, alors que celle de Birinda met l'accent sur l'aspect sacerdotal, religieux, scientifique, métaphysique et transcendantal (aucune contingence matérielle)

Mais ce Mandendi insiste retient surtout l'aspect moral et philosophique (institution de sagesse, philosophie de la vie). Les définitions de Swiderski et Togo mettent en avant la connaissance. La première précise que c'est une religion naturelle qui rejoint le caractère matérialiste du bwété puis l'assimile à la sensation, qui est son tour identifié à la faculté de lire les signes graphiques et religieux.

En tentant de construire un corpus, on arrive à ce qui suit :

Occulte, culturel, pédagogique, religieux, ludique, communicatif, institutionnel, moral, philosophique, matérialiste. Voilà à quoi sert le Bwété.

On peut alors retenir que le Bwété est une institution qui regroupe à

travers les multiples fonctions.

Rôles du Bwiti

Le bwété est une institution économique, avant les travaux champêtres une cérémonie est organisée pour éviter les accidents, il y a échange de biens et des idées ; c'est une institution politique les grandes décisions sont prises pour gérer la société dans l'harmonie originelle, Le bwété harmonise les divisions administratives dans les territoires ; le bwété est une institution éducative : il permet l'acquisition des connaissances de la vie grâce à l'initiation ; le bwété est une institution médicale car à travers la maîtrise des plantes on redonne la vie.

On peut alors dire que les fonctions du Bwété sont d'organiser la société, de répondre aux besoins réels des membres et de procurer une vision du monde. A ce propos Swiderski écrit qu'il faut souligner la fonction éducative conditionnée par les besoins des populations, qui à leur tour dépendent de la structure socio-économique traditionnelle du monde. Il a donc une fonction éducative qu'elle exerce avec autorité. C'est un instrument pédagogique, il se propose en effet d'entrer en contact avec l'au-delà pour acquérir une connaissance plus profonde de la vie et la communique aux autres membres de la communauté. D'autre part, il tente de conserver, vulgariser et appliquer la vie traditionnelle ancestrale.

Le bwété est un facteur de cohésion sociale, il organise la discipline, il est un facteur de contrôle social.

LES ORIGINES DU BWITI

Avant d'aborder les origines proprement dites du Bwiti, il nous est important de mettre en évidence la valeur l'importance que revêt la tradition africaine. Si les premiers explorateurs pouvaient se moquer ou nier l'importance des coutumes des populations africaines, il n'en est pas de même aujourd'hui. En effet, à travers les discours véhiculés par les différents acteurs quant aux origines du Bwété, nous retrouvons la volonté de connaître les mystères de la vie, des soins médicaux.

Raponda Walker

Le bwété est l'apanage des tribus gabonaises de la Ngounié. Il est très ancien puisque connu par les explorateurs au XVè

Swiderski

Les Apindji sont le berceau de bwété, ces derniers l'ont hérité des Pygmées qui s'appelaient Mbouti en 1840-1845

André Mary

Ce sont les Apindji qui ont fondé le bwété même si ce culte a été mis en forme par les Mitsogho

Mandendi

D'après la tradition orale, deux vieillards Sanza et Moduma égarés en forêt s'étaient endormis. Sanza fit un songe dans lequel une sirène lui donna des racines et lui exigea de les manger pour connaître la vérité de l'au-delà.

Koumba Manfoumbi

Sanza et Moduma sont à l'origine du bwété car leurs noms sont cités chaque fois.

Togo et Swiderski

Le Bwiti serait né dans la région des collines appelées gégnonga, Il est né du rêve qu'avait fait un vieillard au village migabé. Il lui fut révélé le secret d'une connaissance de l'au-delà par la manducation de l'Iboga. Pour que ce savoir fut transmis aux autres, ce vieillard devait fonder une société secrète.

Prince Birinda

Le Bwété est aussi vieux que le monde. En lui se trouve résumé et conservé toute la science sacrée, capable de révéler tous les mystères de la vie. Il nous vient de Dieu, c'est-à-dire des premiers êtres ayant pris conscience de l'existence. Le Bwiti a fait la grandeur des Atlantes dont les peuples noirs sont les descendants directs. C'est une science pratiquée secrètement par les peuples antiques.

Thèse de Mba Bitome Jérôme

« Un matin, un Pygmée du nom de Bussengu'a Moango, après avoir vainement erré dans la forêt en quête de quelque gibier, décida de retourner au village. Sur le chemin de retour, il trouva un atangatier sauvage chargé de fruits mûrs. Il grimpa et commença à les cueillir les fruits. Il perdit l'équilibre et tomba. Mais une branche l'arrêta et resta suspendu jusqu'à ce que mort s'en était suivi.

La nouvelle de sa mort se répandit Puis vinrent les obsèques. Son épouse se remaria après le temps du deuil à Basé Basé, très jaloux.

De retour de champs un jour, elle s'assit au pied d'un arbre. Sans faire attention, elle arracha un arbuste et se mit à en mâcher l'écorce des racines. Mais plus elle le faisait, plus elle se sentait mieux malgré l'amertume.

Au bout d'un de quelques instants, elle eut le sentiment et l'impression d'entendre de musique. Du pressentiment, elle eut la certitude de vivre la réalité : elle entendait de la musique et des voix. Elle chercha à savoir d'où provenait cette musique, aussitôt elle se retrouva dans une caverne.

Prise de panique, elle voulut s'en fuir, mais une voix l'en interdit, et l'intima de continuer à manger l'écorce de l'arbuste. Elle s'exécuta et eut une vision : son premier mari était assis devant elle, jouant le ngombi au milieu d'autres Pygmées morts depuis longtemps. Elle ne parlait de la bouche mais dans le coeur. Son mari lui donna le nom Kombo Didzona et lui exigea un sacrifice. Elle lui donna de la canne à sucre.

Elle repris conscience et retourna dans le monde terrestre. Elle recommença à mainte reprise ce manège, ce qui réveilla les soupçons de son mari qui la suivit u jour. Dans sa transe, Moango dit à sa femme qu'elle n'était pas seule qu'elle l'avait trahi. Didzona vérifia, effectivement son mari était caché derrière un arbre. Les esprits exigea qu'il fasse comme sa femme. Dans sa transe, il vit son rival à qui il dit de lui faire appel pour se joindre à sa femme.

Après cela, il lui fut demandé de payer une amande. Il donna sa femme en sacrifice. Il lui fut aussi exigé de planter l'Iboga au village.

Initiation

Elle a lieu entre 12 et 20 ans. Plusieurs occasions amène les individus à s'initier au Bwété : problèmes de famille, maladie, recherche des solutions à des interrogations recherche de son équilibre intérieur.

La diversité de types de Bwété ne doit nous faire oublier que tous les genres de bwété sont issus de la même souche DISUMBA. Nul ne peut aller jusqu'au bout sans passer par cette souche mère. Soulignons par ailleurs que la connaissance approfondie de Bwété passe par l'initiation au Mwiri chez les Mitsogho, les Apindji, les Pové, les Okandé, les Eviya, selon le classement de Guthrie. Autrement dit le groupe ethnolinguistique B30.

Le Bwété Apindji

Le Bwété est réparti en quatre branches que nous refusons d'appeler comme l'on fait certains auteurs sectes.

1. Ghévanga : prélude

2. Ghémogho : veillée

3. Misoko : divination

4. Mayaya : réjouissance

5. Muèngè : retrait de deuil

Le Bwété Mitsogho

1. Mamèno : connaisseur

2. Musosi : siffleur

3. Ndzobè : père de famille

4. Ghédjamè : maître de l'univers.

Le Bwété des Pové

Exclusivement masculin

1. Ngondè

2. Mioba

3. Busuka

4. Bèndju

5. Sèngèdia

6. Budiambu

Masculin et féminin

1. Bilombo

2. Mabandzi

Exclusivement féminin

1. Mabundi.

La différence, nous disent nos informateurs entre la souche mère (Disumba) et les différentes branches du Bwété, c'est que le Misoko permet d'avoir la vision en permanence, ce qui n'est le cas pour le Disumba.

Les occasions

La cérémonie a lieu à la mort d'un individu membre de l'association, d'une femme influente ou à l'occasion d'un retrait de deuil.

Il est aussi organisé à la veille des travaux champêtres afin de protéger les individus contre les accidents, à la fin des travaux des travaux champêtres.

L'organisation se fait aussi quand le village est souillé afin de le laver, il est aussi organiser pour laver sa maison, etc.

En fait le Bwété est présent dans toutes les activités humaines : décès, naissance, port et retrait de deuil, circoncision, maladies, réjouissances.

Le Bwiti pratiqué par les Fang

D'après certains informateurs, les Fang adoptent le Bwiti au début de ce siècle à partir des contacts qu'ils avaient avec les Mitsogo dans les chantiers forestiers. Cette adoption répond chez les Fang au vide culturel crée par la disparition des cultes traditionnels notamment le Melan.

Ce choix s'explique par le jeu des correspondances entre le Melan et le Bwiti. En effet, les structures de base du Bwiti sont quasiment identiques du moins par rapport au rite, notamment l'expérience de la vision par l'intermédiaire de la manducation des écorces des racines d'un arbre comme mode de communication avec les esprits.

Ainsi le Fang vivant une crise culturelle car privé de son mode d'expression rituelle du fait de la dégradation causée à son capital symbolique par la répression des missionnaires trouvaient dans le Bwiti un moyen efficace de lutte contre la colonisation mais aussi écrit Assa Boulou pour lutter contre la mauvaise sorcellerie. Il faut signaler par rapport aux répressions faites aux Fang adeptes de Bwiti quelques martyres, il n'y en a pas que dans le christianisme ou dans la religion musulmane : Nguema Bibang, Nkoghe Mba, Essi Ndong, Ntoutoume, Obame Ntoutoume. Nous illustrerons notre propos par l'exemple de Nzambi Nguema Bibang mort le 14 mai 1932 au village Abouguetom à Médouneu. Il avait été fusillé par un groupe de chrétiens catholiques, conduit par le feu l'Abbé Jérôme Mba Bekale, il fut réhabilité à l'issue d'un jugement prononcé au tribunal de Libreville par le Maire de l'époque, Pompignan.

Il écrit par ailleurs « qu'à l'origine, le moyen du Bwiti fang est constitué par l'action conjuguée de la pensée religieuse, de l'interprétation du mal et de la conduite rituelle de la culture fang se revigore au contact de la richesse du corpus symbolique du Bwiti, intégrant au passage les lambeaux des traditions légendaire et mythiques du corpus fang. » (1998, p. 67)

Ce Bwiti est dit syncrétique parce qu'il est issu de trois cultures dont la troisième est moins forte nous avons cité : le Bwiti Mitsogho, le christianisme et l'islamisme. Toujours avec cette volonté de touché l'homme dans ce qu'il a d'universel. A la bible le Bwiti fang a empreinté les noms des Saints : Pierre, Paul, Michel, certaines prières, des représentations imagées sur les murs des temples, etc. A l'islam, il a empreinté le port de la chéchia, mais le Bwiti fang a donné à cet objet une nouvelle signification symbolique.

Le Bwiti fang est donc un syncrétisme, mais quelle est la religion qui ne revêt pas cette caractéristique ? Le syncrétisme permet à la religion de traverser les cours de l'histoire et ainsi de s'adapter à des nouvelles situations. La religion a aussi un caractère dynamique n'en déplaise aux fondamentalistes même bwitistes car qui s'enferme finit par disparaître. Ce caractère syncrétique n'empêche d'ailleurs pas à la religion constituée d'être cohérente.

Quand les missionnaires disaient aux Fang «renoncez à vos fétiches » les Fang répondaient «d'accord, mais dans ce conditions, il n'y a qu'apprendre les fétiches du voisin mitsogo puisque ce ne sont pas nos fétiches, donc ils ne sont interdits ».

Les différentes branches du Bwiti fang

Dissumba

Dissumba mikongo (Ntutume Nze)

1. Assumgba Ening (Ndong Obame Eya)

2. Yembawe (Evung Etughe Antoine)

3. Eboga (Ekang Ngwa)

4. Misseme Paka (Emane Obame)

5. Mekombo (Ndzong Henri)

6. Nganga Dissumba (Efire Midza)

Assumgha Ening

1. Nkôl bele Ening (Ekang Engone ; décédé en 1993 ; il habitait au carrefour Kougouleu sur la route de Kango)

2. Ayebe Abougne (Nzangue Oyane Ndong)

3. Erendzi (Nze Ndong)

4. Erendzi Saint (Biyogho Hilaire)

5. Essome David (Ekang Ngwa)

Ces deux derniers vont donner naissance à Erendzi Douma (Mba Ndong)

Les instruments

Ngombi : la harpe

Elle est avec l'arc musical l'instrument à cordes le plus utilisé en Afrique noire. Elle offre une diversité de types qui permet au spécialistes de dire qu'il est issu de l'arc musical, cela nous a été confirmé par un bwitiste d'ailleurs. La harpe arquée a un manche en bois ou en ivoire (au Gabon en bois) à diverses duquel les cordes sont attachées. On retrouve les traces de l'existence de cet instrument dans diverses civilisations notamment dans le nouvel empire égyptien et même chez les Palestiniens. Mais l'instrument nègre est plus ouvragé. En Afrique, on retrouve la harpe en Afrique de l'ouest - la Kora en est une variante - mais le genre rencontré au Gabon on retrouve en Côte d'Ivoire, au Congo, au Cameroun, au Centrafrique. La caisse de résonance est couverte par une peau d'un animal : chèvre, gazelle, serpent, etc.

Mungongo

Cet instrument à une corde, le plus primitif que l'on connaisse et dont l'existence est attestée en Europe à l'époque paléolithique est signalé depuis le Sénégal jusqu'au Cap en Afrique du Sud. Entre les deux extrémités d'un arc est tendue une corde, généralement une liane, qu'on pince avec le doigt ou on frappe à l'aide d'une baguette ; le son est amplifié par un résonneur qui est soit la bouche d'un musicien soit une calebasse.

L'arc musical, appelé mungongo, est malgré son apparente simplicité l'instrument fondamental du Bwété. Plusieurs critères nous permettent d'avancer cela :

a. sa présence au coeur du rituel le plus diffusé au Gabon (le Bwété) ;

b. sa valeur organologique, à l'origine de la harpe et de la cithare ;

c. son lien spirituel entre le monde spirituel et le monde physique.

Il est appelé mbè chez les Fang, ngad ou masele chez le Kota et mungongo chez les Punu, les nzébi, les Pové, les Mitsogo, les Apindji, etc.

La tige courbe de l'instrument symbolise la colonne vertébrale de l'être humain.

L'initiation

Au cours de l'initiation, on fait manger de l'Iboga au néophyte. La manducation de l'écorce de cet arbuste au cours de l'initiation lui permet d'atteindre les plans les plus sublimes de l'univers, c'est un moyen de communication qui lie l'homme à l'Au-delà, les morts, les ancêtres et les esprits de la divinité suprême.

Ainsi l'initié voit ce que les yeux de la chaire ne permettent pas de voir, de s'informer sur les événements passés et futurs afin de résoudre une préoccupation quelconque. Quand les yeux de la chaire se ferment, les yeux de l'esprits s'ouvrent et interroge le fonds commun de l'humanité dans sa pleine diversité.

Les initié au Bwiti affirme la croyance en un Dieu (Lire UNION)

Apport du Bwété dans la société actuelle

Il a toujours été cité comme richesse du Gabon : le pétrole, minerai et bois. Mais l'on ignore généralement la richesse culturelle.

Dans le Bwété on vous apprendra que vous êtes composé de deux entités, une mortelle et l'autre immortelle. Le Bwété vous apprend à entrer dans vous-même pour explorer vos préoccupations et celles de votre monde afin de trouver des solutions. On peut alors dire qu'il toute sa place aujourd'hui, l'homme n'a pas changé même si ce qu'il crée ou fabrique évolue dans son essence.

Il vous apprendra à vivre dans l'harmonie avec vous-même, votre entourage et avec votre créateur

Les instruments de musique vendus peuvent rapporter de l'argent à l'Etat, mais il faut éviter la folklorisation de nos valeurs.

Les groupes modernes tels que ceux Max Makolani ou encore de Vyckoss Ekondo entre autres, en s'inspirant des rythmes traditionnels, peuvent vendre des milliers de cassettes. N'oublions pas que des Groupes tels que Coupé Cloué faisaient rentrer dans les caisses de l'Etat près de 80% du budget.

Le bwété peut permettre de fonder l'unité nationale base de tout développement. En effet il est actuellement implanté sur l'ensemble du territoire national et constitue un socle solide pour que l'unité se fasse, car les différences sont ethniques gommées, nivelées. La langue nationale serait toute trouvée : le ghétsogho base des chansons du bwété. Mais la pratique qui consiste à introduire des chansons en d'autres langues n'est pas négliger car dans un temple l'acceptation de l'autre est une condition minimale pour que l'harmonie se réalise réellement.

L'exportation de la plante Iboga et les vertus médicinales exploitées consciemment sont une véritable matière première. Combien y a-t-il de drogués dans le monde et quelle pourrait être la contribution du Gabon pour résoudre ce épineux problème voilà des pistes de réflexions fort intéressantes pour les hommes de science et les politiques ? N'est-ce pas là la contribution du Gabon à l'humanité ?

Le Bwiti peut amener la société gabonaise à se moraliser car en principe tout initié doit respecter des interdits notamment ne pas mentir, ne pas consommer des boissons alcoolisées, ne pas voler, ne pas être accrocher au matériel, etc. Ces valeurs, la société gabonaise en a besoin et peut les proposer comme modèle au rendez-vous du donné et du recevoir de plus en plus visible de nos jours.

Le Africains doivent apprendre à lire l'histoire des autres peuples, la Renaissance ne correspond-elle pas à la réinterrogation des valeurs antiques pour un autre regard plus prospective car quand on ne sait où on va, il est préférable de repartir d'où l'on partit pour un autre développement. Les valeurs humaines peuvent constituer un socle solide pour atteindre ce but.

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Apindji » in Cahiers du Musée National d'Ethnographie de

Varsovie, (4-5)

1970 - «Le symbolisme du poteau central au Gabon » in Metteilungen

des anthropologischere Gesellchaft in Wiere, 101, pp. 299-315

1970 - «La Harpe sacrée dans les cultes syncrétiques au Gabon » in

Anthropos, Vol. 65 (5.6), pp. 893.857

1971 - `'L'ombwiri, société d'initiation et de guérison au Gabon'' in

Religion et civilita Roma, Vol pp. 125-205.

1975 - `'Notion théologiques dans les religions syncrétique bwiti du

Gabon'' in Eglise et Théologie, Ottawa, Vol 7, n° 3 pp. 319-364.

1981 - `'Les visions d'Iboga'' in Anthropos, LXXVI, pp. 393-429

tomes 63, n°1

1971 - `'Notes sur le Ndeya kanga, sectes syncrétique du bwiti au Gabon''

in Antropos, vol 66, pp. 81-118

1973 - `'La poésie religieuse des sectes syncrétiques au Gabon'' in

Religionie Civilite Rome vol II, pp. 402-464

1975 - `'Notes bibliographiques sur les fondateurs et les guides spirituels

des sectes syncrétiques au Gabon'' in Anthropologica N.S. vo

XV,n°1

1975 - `'Notions théologiques dans la religion syncrétique bouiti au

Gabon''

1975 - `'Aperçu sur la trinité et la pensée triadique chez les Fang du

Gabon'' in Revu Canadienne des Etudes Africaines, Vol IX n°2,

pp. 235-257,

1976 - `'La conception psychoreligieuse de l'homme dans la religion

syncrétique du bouiti au Gabon'' in Africana Marbugension, Vol

IX, n°2, pp. 32-66

1977 - `'La fondation psychologique et socioreligieuse des drogues sacrés

au Gabon'' in, Journal of Religion in Africa, Vol VIII, 2, Leiden

1978 - `'Le rite de la renaissance spirituelle dans la religion bouiti'' in

Gabon Anthropo, Vol 73, pp. 845-886,

1978 (e) - `'Histoire de la religion bouiti'' in Forschugen, dur

Anthropologie und Religions Gscgeschichte, 5, Saarbrücken, 138 p.

1981 - `'Les visions d'Iboga in Anthropo 76 pp. 393-429

1982 - `'Le rite mortuaire pour un initié au bouiti, in Anthopos 77,

pp. 741-754

Kialo Paulin

LUTO

Tél. 73 30 42

Bonjour Ludo,

Comment vas-tu ? Et ton mal de tête ? J'espère que tu as des examens approfondis ?

J'étais passé aux Bourses et Stages pour ton dossier, la Dame qui s'occupe de la zone Europe m'avait fait comprendre qu'elle n'avait reçu aucun étudiant répondant au prénom d'Adrien. Elle m'avait rassuré que c'était une erreur de leur part et que cela ne devait avoir aucune incidence.

J'avais demandé à Brigitte de te dire de passer à l'Ambassade pour voir cela. Mais je repasserai aux Bourses et Stages au cours de la deuxième session pour voir cela de plus près.

Pour ma part, je soutiens, si ça marche, vers le 10 octobre 1999. J'ai réussi mes contrôles continus en DEUG 1 et 2 et en Licence. J'ai réussi mes examens de DEUG 1 et 2 et licence en écologie humaine et ethnobotanique et en introduction en anthropologie 1 et 2 et méthodologie de ma recherche ont été plus moins bien faits. Mais j'attends les résultats pour préparer les épreuves du DEA.

Mon mal de tête revient de temps en temps, et comme mes lunettes se sont cassées, vraiment je souffre énormément.

Je t'expédie ce numéro de l'Hebdo informations qui traite de ton thème de recherche. Ce sont les nouvelles du pays.

Je ne vais pas bénéficier de la bourse mais je tente d'obtenir une bourse à travers l'APFT (Avenir des Peuples de Forêt Tropicale) qui est un organisme environnemental. J'ai bénéficié d'une bourse de terrain de 200.000 f cfa. Cette somme était insuffisante car mon terrain se situe à Koula-Moutou, il y a les billets, les pourboires, les petits cadeaux aux parents, etc. Je suis revenu de là-bas complètement lessivé. Tu me rendras un service en m'expédiant une liste des références.

Mon thème de recherche, nouveau celui-là, porte sur la lecture des conflits qui opposent les populations pové aux forestiers. Ce que je cherche à démontrer c'est que les conflits sont d'ordre culturel contrairement à ce que l'on voudrait nous faire croire.

Dans l'espoir de lire ou de t'écouter, transmets mes salutations et mes amitiés à tes collègues.

Amicalement, Kialo Paulin.

NB Tes résultats nous font très chaud au coeur

Rapport de la réunion du mardi 4 octobre

Présidée par son Secrétaire général, LUTO a sa réunion hebdomadaire le mercredi 04 octobre 1999 dans la salle habituelle.

Etaient présents les membres suivants

Binga Hubert, Mokambault Hanck, Dibadi Mandendi Eric, Mbot Jean, Emile, Mba Bitome Jérôme, Moussavou Guy Max, Kialo Paulin, Mouélé Médard, Nzame Avezo'o Léa.

L'ordre du jour comportait les points suivants :

1. Séminaire Bwiti

2. Soutenance thèse de M. Mbot

3. Programme masques

4. Programme FNUAP

5. Projet Campus

6. Aménagement

7. Stagiaire

8. PRGIE

9. Divers

Point 1. Séminaire Bwiti

L'examen du questionnaire a été achevé.

Point 2. Soutenance thèse de M. Mbot

M. Mbot a soutenu sa thèse d'Etat le vendredi 24 septembre 1999 à Paris V (France). La soutenance qui a duré 3 heures a été sanctionnée par la Mention très honorable.

Point 3. Programme masques

Un canevas simplifié sera photocopié et distribué aux personnes intéressées par ce programme.

Point 4. Programme FNUAP

Le Ministère du Plan celui de l'Enseignement supérieur qui a transmis au LUTO une lettre dans laquelle il est demandé au LUTO de mener une étude dur le SIDA au Gabon. L'objectif est faire une étude sur le regard endogène des populations gabonaise sur cette problématique.

Une équipe dirigée par M. Franck Idiata sera formé pour conduire cette étude à terme.

Point 5. Projet Campus

Financé par la Coopération Française, ce projet multimédia lie les universités du Sud à celles du Nord. En ce qui concerne l'UOB, ce projet lie le Laboratoire Dynamique Des Langues (DDL, Lyon 2) et le LUTO (UOB). Il a pour bjectifs la collecte, l'analyse et le traitement informatique des données relatives aux langues et cultures des populations gabonaises. Il permettra à terme de rapprocher les bases de données du DDL. Franck Idiata et Médard Mouélé en seront les maîtres d'oeuvre.

Point 6. Aménagement

Les armoires sont disponibles et seront disposées pour recevoir les

ouvrages dans la Salle de des Fichiers de Thèses (SFT)

Point 7. Stagiaires multimédia

Un programme qui consistera à échanger des stagiaires dans les deux sens

Lyon/UOB et UOB/Lyon a été négocié. Le secrétaire général du LUTO

fera la synthèse.

Pour le Secrétaire Général

Le Rapporteur de séance

Kialo Paulin

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