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Etude de l'impact des politiques de réduction des risques (rdr) des drogues injectables sur le VIH/SIDA

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par Cyicarano Solange, Lamy sophie
Université d'Auvergne - Master Economie de la Santé 2006
  

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III.C. LIMITES DE L'ÉTUDE

Biais de simultanéité

La double causalité peut être supposée pour la variable IDHVALEUR.

Comme nous l'avons expliqué précédemment, l'IDH agit sur l'incidence du VIH par le biais de l'espérance de vie.

Réciproquement, le VIH entraîne un recul du développement humain. En effet la chute de l'espérance de vie est l'un des indicateurs de l'impact du VIH.

En outre cette épidémie touche non seulement la santé, mais également la sécurité alimentaire et l'éducation, entre autres.

En parallèle, le VIH touche aussi le travail. Outre les ménages, le VIH affaiblit l'infrastructure sociale et économique.

Problème de multicolinéarité

Le problème de multi colinéarité quand il existe une relation linéaire entre les différentes variables explicatives. Il devient difficile de déterminer les paramètres de chacune de ces variables sur la variable dépendante. Statistiquement la multicolinéarité conduit donc à de très grands intervalles de confiance d'où la non robustesse des coefficients estimés.

En ajoutant ou en retirant une variable, on modifie considérablement les coefficients des autres variables explicatives.

Toutefois la multicolinéarité n'entraîne en elle même aucun biais dans l'estimation des coefficients. Elle a les mêmes conséquences qu'un petit nombre d'observations. Elle n'est donc pas très gênante pour effectuer des prédictions globales.

Pour éviter la multicolinéarité, il est nécessaire de ne travailler qu'avec un nombre réduit de variables explicatives que nous savons indépendantes les unes par rapport aux autres ce qui malheureusement, appauvri le modèle.

Problème de recueil de données

Ce sujet a donné lieu à des recherches longues et fastidieuses. Les études concernant la toxicomanie sont limitées et les données ne sont pas systématiquement accessibles.

La toxicomanie est un sujet sensible à la fois pour recueillir des données sur les personnes concernées et pour les pays de communiquer leurs statistiques non seulement sur le VIH mais aussi et surtout sur la toxicomanie.

Il peut donc exister des biais (biais d'information, de mesure).

III.D. TENDANCES RÉCENTES DES NOUVEAUX CAS DÉCLARÉS DE VIH

À l'heure actuelle, la plupart des pays font état de faibles pourcentages de nouveaux cas diagnostiqués d'infection par le VIH due à l'usage de drogue par voie intraveineuse. En France, les cas de VIH ne sont enregistrés que depuis 2003 et l'on observe une hausse de l'incidence du VIH chez les UDVI (quoique le niveau soit bas), qui est passée, selon les estimations, de 2,3 cas par million d'habitants en 2003 à 2,9 cas en 2004. Bien que, de manière générale, ces chiffres soient conformes aux données d'étude disponibles, il convient de rappeler que les nouveaux systèmes de signalement de cas sont souvent instables au départ. Au Portugal, la baisse apparente du nombre de nouveaux cas diagnostiqués de VIH parmi les UDI enregistrés antérieurement est remise en question par les données de 2004, qui mettent en évidence une incidence de l'infection par le VIH de 98,5 cas par million d'habitants, soit le taux le plus élevé de l'Union européenne. Au Royaume-Uni, l'incidence du VIH chez les UDI a lentement augmenté, mais s'est désormais stabilisée à un peu moins de 2,5 cas par million d'habitants et par an. En Irlande, l'incidence a augmenté durant les années 1990 et a culminé à 18,3 cas par million d'habitants et par an en 2000, avant de retomber à 9,8 cas par million d'habitants en 2001 et de remonter à 17,8 cas par million d'habitants en 2004.

Des foyers de VIH associés à l'usage de drogue par voie intraveineuse sont apparus récemment en Estonie et en Lettonie (2001) et en 2002 en Lituanie. Depuis, les taux ont fortement baissé. Par ailleurs, il convient de s'attendre à une diminution du nombre de nouveaux cas déclarés après une phase épidémique initiale, dès lors qu'un niveau d'infection endémique est atteint

Par ailleurs, bien que nous ayons visé la plus large couverture possible, notre propre stratégie de recherche présente aussi ses limites. Elle se trouve, en effet, biaisée en faveur des pays développés et qui possèdent plus de moyens. Dans ces pays, les données sont plus largement publiées, donc plus faciles à obtenir. Elle est aussi biaisée en faveur des pays où l'épidémie de VIH est plus ancienne. En effet, ces pays ont eu plus de temps pour implanter et évaluer des interventions. Même si les 10 PECO ont désormais mis en oeuvre des mesures de prévention et de réduction des risques, les services qu'ils ont créés et leurs couvertures semblent trop limitées pour la plupart d'entre eux compte tenu de la prévalence de la consommation problématique de drogue, des comportements à risques et de l'ampleur de conséquences potentielles.

Finalement, nous n'avons pas été en mesure de faire cette étude pour certaines régions du monde, notamment pour la majorité des pays d'Asie qui sont concernés par ce phénomène.

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"Enrichissons-nous de nos différences mutuelles "   Paul Valery